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Micro-Economie

Cʼest une branche de lʼanalyse économique qui a


pour objet dʼétudier les comportements indivi-
duels et les interactions possibles entre les indi-
vidus.

Bibliographie :
• M. Varian : Introduction à la micro-économie. Deboeck Université.
• Robert Pindyck : MicroEconomie. Pearson Education.
• Jacques Généreux : Economie politique, introduction et micro tome 1. Fondamentaux d'Ha-
chette.
• Gilles Rotillon. Introduction à la microéconomie. La découverte collection Repères.

Introduction générale
La micro-économie est la branche de l’analyse économique qui a pour objet d’étudier
les comportements individuels, et les interactions possibles entre les individus, ces der-
niers sont des acteurs économiques qui composent une économie de marché on va parler
d’un consommateur, le producteur, l’état, et ces individus sont réunis entre eux par
le marché.
La micro-Economie a une portée explicative, elle va expliquer les prix et la formation des prix
sur le marché. Elle a aussi une portée normative c’est-à-dire qu’elle veut pouvoir expli-
quer la meilleure situation possible, il y aura donc des critères d’efficacité.
On va modéliser ou formaliser les comportements. La première chose que l’on va faire c’est
de modéliser le marché, le marché de concurrence pure et parfaite. C’est un modèle
théorique qui va nous permettre de mieux comprendre la réalité. Car lorsque toutes
les conditions sont réunis c’est le système le plus efficace. Mais pour comprendre la réalité, il
nous faut un cadre d’analyse.
Deuxième hypothèse les individus sont rationnels c’est à dire qu’il procède à un calcul
économique et qui maximise ses objectifs sous contrainte.
Les 5 hypothèses de la concurrence pure et parfaite :
1. Atomicité de l’offre et la demande : Multitude d’offreurs et de demandeurs sur le
marché. Cela veut dire que chaque individu prit isolément est de petite taille. Les indivi-
dus n’ont donc aucun pouvoir sur le prix. Par exemple, supposons un marché avec
1000 entreprises en concurrence, et que 3 décident de s’entendre sur le prix, sur les mille ça
ne change rien. S’il n’y a que 6 entreprises, alors si 3 décident de s’entendre, alors les entre-
prises ont le pouvoir de marché.
En concurrence on dit que les individus sont preneurs de prix. Chacune des entrepri-
ses ne possède pas une taille suffisante du marché pour qu’elle ait un pouvoir sur le prix. Par
contre toute les entreprises réunis font le prix du marché.

1
2. L’homogénéité du produit : Le produit est considéré comme homogène au yeux des
consommateurs, cela veut dire que le consommateur est tout à fait indifférent à
l’origine du produit. La concurrence devrait se faire seulement par le prix.
3. La mobilité des facteurs de production : Capital et travaille se dirige toujours vers
les emplois ou ils seront le mieux rémunérés. Les entreprises vont s’installer sur un
marché il y aura des possibilités de produits. Capital et travail sont capables de passés
d’un marché à un autre.
4. Libre entrée et libre sortie du marché : A tout moment une entreprise peut venir
s’installer sur le marché. Il n’y a pas d’obstacles à l’entrée (un brevet est une barrière,
ou une licence). Libre sortie cela veut dire que tous les coûts sont récupérables, il y a ab-
sence de coûts irrécupérable.
5. La transparence : sur le marché l’information est parfaite. Cela veut dire qu’elle
disponible à tous et sans coût. L’information est véhiculé par les prix sur le mar-
ché.
La micro-economie découle de l’analyse néoclassique. (Marshall, Walras). Le marché par la
flexibilité des prix permet la situation optimale.
La micro-économie étudie le comportement entre les individus. Cela veut dire que les indivi-
dus recherchent leur propre intérêt. Il y a des mécanisme d’ajustement qui sont à l’œuvre et qui
permette de coordonner les comportements. Sur le marché (rencontre de l’offre et la demande)
il y a un échange car j’ai besoin de choses car il y a des choses que je ne peux pas procurer au-
trement que sur le marché. Ainsi on introduit la rareté des ressources. Mes besoins sont
illimités, mais les biens qui sont à ma disposition n’existe qu’en quantité limitée, il
faut donc pour lutter contre la rareté produire les biens. Donc à la base de l’économie il y a
échange entre les individus.
• A partir du moment ou je considère que les ressources sont rares, il faut respecter un principe
de non gaspillage. Donc le terme d’efficacité il faut le comprendre en principe de
non gaspillage.
• Puisque les ressources sont rares, il va falloir choisir comment les utiliser, le travail, les biens,
le temps et rare. Donc la rareté des ressources suppose de choisir comment utiliser
au mieux les ressources rare. C’est pour ça que la micro va devenir les théorie des choix.
Le choix peut être contraint, mais on est obligé de choisir. Ce qui est important dans le choix,
c’est ce dont à quoi on renonce. Choisir c’est renoncer à quelque chose. Il apparaît ce qu’on
appelle un coût de renonciation, ou un coût d’opportunité : qu’est-ce que je perd en
choisissant. Ces coûts d’opportunité réels sont croissant, plus je renonce plus ça va me
manquer.

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Chapitre 1 : Eléments fondamentaux de l’offre et
de la demande, et structures de marché concur-
rentiels

La structure d’un marché est caractérisée par le nombre d’individus présent sur ce
marché. Sur un marché se rencontrent offre et demande d’un même bien, c’est l’équilibre
partiel. On va expliquer comment fonctionne le marché d’un bien. Puis après on verra l’équi-
libre général, c’est-à-dire l’équilibre sur tous les marchés.

Section 1 : Demande, offre et équilibre de marché.


I/ La demande et la courbe de demande
A/ Définition et facteurs explicatifs
La demande d’un bien traduit les intentions d’achats pour tous les niveaux de prix pos-
sibles de ce bien. On parle de la demande totale d’un bien adressée à un marché. La de-
mande totale c’est la somme des demandes individuelles :

Le premier facteur explicatif de la demande d’un bien est le prix de ce bien. Toute chose égale
par ailleurs (et ceteris paribus) la demande est une fonction décroissante du prix.

D’autres facteurs influence la demande d’un bien, c’est-à-dire que ces facteurs peuvent
modifiés la relation qui existe entre prix et quantité demandée à ce prix.
1. La demande est aussi expliquée par le goût ou les préférences des consommateurs.
2. Autre variable explicative le revenue, la demande d’un bien dépend évidemment du
revenu.
3. Enfin la demande dépend du prix des autres biens. Ainsi certains biens sont dits substi-
tuables cela veut dire que le consommateur peut consommer l’un ou l’autre. Si le prix d’un
bien substituables diminue, cela veut dire que les variations du prix du bien substituable
vont entré dans nos variables.

B/ Construction de la courbe de demande et prix de réserve


La courbe de demande est la représentation graphique entre le prix et la quantité de-
mandée de ce bien. Pour construire la demande il faut connaître ce que chaque indi-
vidu est disposer à payer pour obtenir le bien, il nous faut sa disposition à payer cela
revient à connaître le prix maximum que l’acheteur est prêt à payer pour obtenir le bien. Ce
prix maximum est appelé prix de réserve (ṕ) si sur le marché le prix de vient supérieur à ṕ
alors le consommateur n'achète pas le bien.

3
On se place sur le marché du logement locatif. Et sur ce marché on connaît les disposition à
payer de 6 individus.

Prix de réserve Individu


1000 1

900 1

800 1

700 1

600 1

500 1

Courbe de demande :
1000

750
Prix de réserve

500

250

0
1 2 3 4 5 6
Nombre dʼindividu

Si les variations de prix sont infiniment petites, elles deviennent marginales et si les va-
riations de biens sont infiniment petites aussi. Les biens sont divisibles, donc les varia-
tions peuvent être infiniment petites, dans ce cas la courbe de demande est continue. et
la demande s’écrire :

Exemple : On se place du sur le marché d’un bien et sur le marché de ce bien D(p) = 250 - 10p
et ṕ/que P>ṕ donc D= 0

4
Donc :

Ne pas oublier le prix de réserve !

Dès lors que le prix diminue de plus en plus de consommateur sont interessés pour
acheter le bien.

C/ Les variations de la demande


Il faut distinguer :
• Les modifications de la demande suite à une variation du prix du bien. Dans ce cas on étudie
les déplacement le long de la courbe.
• Et d’autre part les modification de la courbe suite à une variation des autres facteurs explica-
tifs.
Toute modification des facteurs explicatifs qui entraîne une augmentation de la demande, par
exemple l'augmentation du prix des autres biens, l'augmentation du revenu, se traduit par un
déplacement vers la droite de la courbe de demande. Supposons que le revenu des con-
sommateurs augmente.
Toute modification d’un facteur explicatif qui entraîne une diminution de la demande se tra-
duit par une translation vers la gauche.

II/ Lʼoffre et la courbe dʼoffre


A/ définition et facteur explicatif
L’offre d’un bien décrit les intentions de vente pour tous les niveaux de prix possible de ce
bien. Toute chose égale par ailleurs, sur le marché l’offre est une fonction croissante du
prix. Le prix du marché est donc le prix de vente du bien. Donc lorsque sur le marché le prix
augmente, il y a plus de possibilités de profits.

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D’autres facteurs influencent l’offre c’est-à-dire, influence la relation entre prix et quantité of-
ferte :
1. Le coût du production. L’offre est dépendant du coût de production, c’est à-dire le coût des
facteurs de production prix du travail, du capital.
2. La technologie, les entreprises peuvent faire des gains de productivité, la technologie va in-
fluencer l’offre, toute amélioration technlogique permet d’augmenter la quantité offerte
pour les mêmes quantité de prix.

B/ Construction de la courbe dʼoffre


La courbe d’offre est le représentation graphique de la relation prix/quantité offerte. Il existe
un prix tel que le producteur décide d’offrir le bien. Cela signifie que si le prix de marché dimi-
nue et passe en dessous de ce niveau de prix alors certains producteurs n’offrent plus le bien.
Il existe un seuil de rentabilité, un prix de rentabilité (Pr), c’est à dire un prix minimum qui in-
cite les producteurs à offrir le bien. Donc si le prix de marché devient inférieur à ce prix de
rentabilité alors l’offre totale est nulle.
Et si le prix de marché devient supérieur à ce prix de rentabilité alors l’offr est une
fonction croissance du prix.
Ce seuil est différent selon les offreurs. Si le nombre d’offreurs est important (et c’est le cas on
est en concurrence) et que les variations de prix sont infiniment petites, alors la courbe d’offre
est continue.

Exemple : sur le marché du bien l’offre est de la forme S(p)=-350+40p

Pour résumer :
Pour calculer Pb ou Pmax on fait : D(p)=0
Pour calculer Pr ou Pmin on fait S(p)=0

6
Courbe dʼoffre

12

0
0 150

C/ Les variations de lʼoffre


Il faut distinguer les variations de l’offre quand le prix du bien varie, se sont les mouvements le
long de la courbe d’offre. Ainsi que les modifications de la courbe d’offre lorsqu’un autre fac-
teur explicatif varie.
Toute modification d’un facteur explicatif qui entraîne une augmentation de l’offre
se traduit par un déplacement vers la droite de la courbe d’offre.
Toute modification d’un facteur explicatif qui entraîne une diminution de l’offre se traduit par
un déplacement vers la gauche. Pour le même niveau de prix les intentions d’achats sont moins
élevés.

III/ Lʼéquilibre du marché


Sur le marché offre et demande évoluent de façon contraire par rapport aux variations de prix.
Et le marché est en équilibre lorsque l’offre est égale à la demande. Donc la rencontre
de l’offre et de la demande permet de déterminer ce qu’on appelle un prix d’équilibre, car à
ce prix quantité offerte égale quantité demandée. Et comme l’un est croissante et l’autre
est décroissante il n’existe qu’un seul prix.
Sur le marché du logement. A court terme l’offre sur le marché du logement est égale à 3.

7
Demande Offre

100

75

50

25

0
0 Q* Q

Ce prix d’équilibre est unique sur le marché, il n’existe qu’un seul prix pour lequel offre et de-
mande sont égales.
Je suppose un prix P1 supérieur au prix d’équilibre, la demande a baissé, car il y a une partie des
consommateurs qui n’achètent pas le bien car le prix est trop important pour eux. Pour un prix
P1 supérieur au prix d’équilibre, l’offre augmente. A un prix P1 j’ai bien une offre supérieure à la
demande, l’offre est excédentaire.
La concurrence va entraîner à une baisse des prix, ce qui va augmenter la demande
et diminuer l’offre et donc on va retourner à l’équilibre. En situation d’excédent le prix
à tendance a baisser pour retourner à l’équilibre. Il existe des forces qui tendent à réguler les
prix pour retourner à l’équilibre.
Pour un prix P2 inférieur au prix d’équilibre on a l’offre qui est inférieur à la demande,
c’est situation de pénurie sur le marché. Cette situation entraine une augmentation des prix
sur le marché, et donc certains consommateurs vont se retirer du marché (baisse de la de-
mande) et de nouveaux producteurs vont entrés sur le marché (hausse de l’offre) donc retour à
l’équilibre. On appelle cela le rationnement par le prix. Dans la réalité les prix ne sont pas
totalement flexibles sur les marchés, ce que nous étudions est le critère de référence.
Toute modification de l’environnement économique va entraîner une modification des courbes
d’offre et demande et va donc entraîner un déplacement de ces courbes ce qui conduit à une
modification de l’équilibre du marché. Toute modification de l’environnement économiuqe
qui a pour effet de modifier l’offre (c’est un choc d’offre) entraîne un déplacement de la
courbe d’offre dans le plan, s’il y a augmentation de l’offre la droite se déplace vers la droite
dans le plan. A demande constante le prix d’équilibre baisse et les quantités échangées augmen-
tent. A l’inverse toute diminution de l’offre se traduit par un déplacement vers la
gauche de la courbe d’offre, cela entraîne une augmentation du prix d’équilibre, et une di-
minution des quantités échangées.
Toute modification d’un facteur qui entraîne une modification de la demande se
traduit par un déplacement parallèle de la demande dans le plan.

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Tout facteur qui entraîne une augmentation de la demande, se traduit par un déplace-
ment vers la droite de la courbe de demande, pour les mêmes niveaux de prix on con-
somme plus. A offre constante le prix d’équilibre a augmenté et les quantités échangées à
l’équilibre ont augmentés.
Par contre toute modification d’un facteur qui entraîne le déplacement vers la gauche de la
courbe de demande, ce qui entraîne donc que pour les mêmes niveaux de prix possibles du
bien, il y a moins de demande, le prix de réserve baisse et offre constante, le prix d’équilibre
baisse et les quantités échangées à ce prix sont plus faibles.

IV/ Les surplus


Au prix d’équilibre (P*) certains consommateurs sont exclus se sont ceux qui ne
sont pas disposer a payer ce prix d’équilibre pour obtenir le bien. Par contre certains
consommateurs étaient disposer à payer un prix plus élevé que le prix d’équilibre pour obtenir
le bien. Il se passe la même chose du côté des producteurs, au prix d’équilibre, certaines
entreprises n’offrent pas le bien, car ce prix d’équilibre est considéré comme trop
bas. Par contre à ce prix, certaines entreprises étaient disposées à le vendre moins cher que le
prix d’équilibre.
Le surplus du consommateur est la différence entre le prix effectivement payé par le
consommateur pour obtenir le bien (p*) et le prix de réserve, c’est-à-dire le prix qu’il
était disposé à payer.
Le surplus total des consommateurs c’est la somme des surplus individuels. Graphi-
quement ce surplus total des consommateurs est la surface situé entre la courbe de
demande et le prix effectivement payé. On peut calculer le surplus du consommateur en
calculant l’air de cette surface. (hauteur*base /2)
De la même façon le surplus du producteur est la différence entre le prix effective-
ment reçu par le producteur et le prix de rentabilité, c’est-à-dire le prix minimum
qu’il était prêt à accepter pour fabriquer le bien.
Le surplus total des producteur (Sp) est la somme des surplus individuels. Et graphi-
quement il s’agit de la surface situé entre le prix reçu et la courbe d’offre.
Le surplus global c’est la somme du surplus total des producteur et du surplus total des
consommateurs.
On reprend l’exemple P*800 et q*=3
Le surplus total des individus c’est la somme des surplus individuels :
SC1 = 1000 - 800 = 200 SC2 = 900 - 800 = 100 SC3 = 800 - 800 = 0
SCt = SC1 + SC2 + SC3 = 300
D(p) = 250 - 10p S(p) = -35° +40p

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En situation non optimale on va pouvoir calculer grâce au surplus l’efficacité de la situation. Si
la situation d’équilibre ne joue on dispose d’un outil pour calculer.

Section 2 : Les conséquences de lʼintervention de lʼétat


L’état intervient par un système de taxation et de subvention et cela modifie les conditions
d’équilibre et donc pour analyser les effets de cette intervention de l’état on va analyser les
courbes d’offre et demande.
I/ Le contrôle des prix
Le contrôle des prix consiste à instaurer des prix seuils sur les marchés. Plus précisément des
prix planché ou des prix plafonds. Un prix planché c’est un prix minimum. Le prix
plafond consiste à instaurer un prix maximum, c’est-à-dire que le prix du marché ne peut
excéder ce prix.
Concrètement cela veut dire que les prix ne peuvent plus s’ajuster librement sur le mar-
ché. Donc l’ajustement par la flexibilité ne va plus jouer. Selon la catégorie d’individus
que l’état veut favoriser il instaurera un prix minimum ou un prix maximum sur le marché. S’il
veut favoriser les offreurs, il instaurera un prix minimum, par contre s’il veut favo-
riser un demandeur il instaurera un prix maximum.
L’intervention de l’état se justifie lorsque l’allocation opérée par les prix semble injuste.

Etude d’un prix plafond :


On considère un marché et sur marché l’état décide de faire un prix plafond.

Demande Offre

100

75
P*

Pmax 50

25

Qsmax QpMax

0
0 Q* Q

Pour Pmax < P* => Qsmax < Qmax


Donc cela créer une situation de pénurie, le prix étant inférieur au prix d’équilibre cer-

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tains producteurs sont exclus. Ce prix n’est pas suffisamment rentable pour tous pour fa-
briquer le bien.
La surface A est la variation du surplus des producteurs.
La quantité réellement échangée est la quantité la plus petite.
Certains consommateurs sont gagnant car ils obtiennent le bien moins cher, par contre cer-
tains sont rationnés, et ne peuvent obtenir le bien alors même qu’il est désiré. La quantité
échangée est forcement la plus petite. Dans la mesure ou les prix discriminent plus puis-
qu’ils ne peuvent plus bouger, il faut une autre méthode de rationnement et donc une autre
méthode de rationnement.
Cette situation de pénurie favorise le phénomène de file d’attente, cela veut dire que la
discrimination se fait par le temps, qui fait la queue ? Celui qui a la disposition à attendre le
plus longtemps, c’est celui qui est gagnant en perdant son temps. Dans ce système en situation
de pénurie le vendeur à un certain pouvoir.

Le prix planché.
Le prix planché favorise les offreurs, donc ce prix planché

Demande Offre

Pb 100

C
Pmin 75

P* 50
Surplus des
produc-
teurs.
Pr 25

0
0 Q* Q
Qsmax QpMax
Exemple le SIMC. On es en situation d’offre excédentaire. Le prix étant plus élevé que sur le
marché d’équilibre, certains consommateurs sont exclus. Certains producteurs sont intéressés
pour fabriqués le bien. Certains offreurs sont gagnants car le prix a augmenté
C = Surplus des consommateurs.

II/ Impact des taxes


La production d’une taxe va avoir un impact sur le prix du bien concerné. Comme pour le con-
trôle des prix, nous allons utiliser la courbe d’offre et de demande pour analyser comment les
producteurs et les consommateurs sont touchés et analyser les conséquences.

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On distingue deux types deux taxes :
• Les taxes à l’unité : Dans ce cas un certain montant est prélevé par une unité vendue.
• Les taxes ad valorem : Une taxe proportionnelle à la valeur du produit. La TVA par
exemple.
Quel que soit la taxe, elle est payée par le consommateur et le producteur la reverse à l’état. Il
va apparaître deux prix : un prix d’offre et un prix de demande. Le prix payé par les acheteurs
est supérieur au prix reçu par les offreurs.
Dans le cadre d’une taxe à l’unité le prix de demande, c’est le prix d’offre + la taxe :

Dans le cadre d’une taxe ad valorem le prix d’offre multiplié par un certain pourcentage :

Demande Offre

Pb 100

Sur-
plus des
consom-
75 mateurs
Pd

P* 50
D
Ps

25

0
0 Q* Q

donc :

12
Ce prix de demande est plus élevé que le prix d’équilibre. «B» sont exclus car sans la taxe ils
pourraient acheter le bien.
L’état peut également intervenir par l’intermédiaire des subventions, cela veut dire que l’état
veut soutenir les producteurs. Par cette subvention l’état veut soutenir les producteurs. Cela
veut dire que le prix d’offre (le prix que va recevoir le producteur va être le prix de demande
plus la subvention) :

III/ Libre échange et protectionnisme

Demande Offre

Pb 100

75

Pd

P* 50

Pm

25

0
0 Q* Q

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Au prix d’équilibre l’offre nationale est égale à la demande nationale. L’économie est ouverte
donc le marché de ce bien est mondiale, et donc en libre-échange c’est le prix sur le marché
mondial qui prévaut.
L’état décide d’intervenir pour soutenir l’offre nationale et instaure un droit de douane.

Demande Offre

Pb 100

75
Pd

P* 50
Pn+T
Pm

25

0
0 Q* Q

Normalement on s’approvisionne à Pm (prix mondial). Un taux de droit de douane qui corres-


pond à l’équilibre national est complètement prohibitif.

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Chapitre 2 : Les élasticités de l’offre et de la
demande
L'élasticité prix est un indicateur qui permet de mesurer la réaction des offreurs et des
demandeurs suite à une variation du prix. De façon simple on sait comment réagissent of-
fre et demande, la fonction et une finition décroissante du prix alors que l’offre est une fonc-
tion croissante du prix, ce qui nous intéressé maintenant est de savoir dans quelle mesure il va-
rie, et c’est l’élasticité qui va nous donner cette mesure. C’est l’indicateur de base pour com-
prendre le comportement des demandeurs.

Section 1 : Elasticité prix de la demande


L’élasticité prix directe de la demande mesure la sensibilité d’un bien aux variations
de son prix tout chose égale par ailleurs.
I/ 1ère approche du concept d'élasticité
L’élasticité prix directe va nous indiquer les variations du prix.

Demande

100

75

Pa
50

Pb
25

0
0 Q* Q

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II/ définition et calcul de lʼélasticité
L’élasticité prix directe de la demande indique le pourcentage de variation de la demande.
Consécutif à une variation de 1% du prix toute chose égale par ailleurs.

C’est un nombre sans dimension. L'élasticité n’a pas d’unité. E(D/P). Conformément à la loi de
la demande (fonction décroissante du prix) l’élasticité est normalement négative.
Si l’élasticité de E(D/P) = -2 et que les prix augmente de 10 % la demande diminue de 20 % si le
prix augmente de 5% la demande diminue de 10 %.
Pour interpréter l’élasticité il faut étudier sa valeur absolue. Si l’élasticité de la demande par
rapport au prix est égale à -1 c’est 1 en valeur absolue, cela signifie que la variation de la de-
mande est proportionnelle à la variation du prix. On appelle cela l’élasticité unitaire. Lors-
que l’élasticité est comprise entre 0 et 1 en valeur absolue c’est à dire entre -1 et 0 cela signifie
que les variations de la demande sont moins que proportionnelle à la variation du prix. Dans ce
cas là on dira que l'élasticité est faible ou que la demande est faiblement élastique.
• Lorsque l’élasticité est supérieure à 1 en valeur absolue ou inférieure à moins 1 cela signifie
évidemment que les variations de la demande sont plus que proportionnelle à la variation du
prix. Et on dira que la demande est fortement élastique ou encore que les consommateurs
sont très sensibles à une variation du prix.
• Si l’élasticité est nulle on dira que la demande est parfaitement inélastique, cela veut dire
que la variation du prix n’a aucune incidence sur le comportement des consomma-
teurs.
Lorsque les courbe de demande sont linéaires (lorsque je passe à une fonction continue et déri-
vable) l’elasticité s’écrit :

L’élascité se mesure en un point de la courbe de demande. L’élasticité dépend de la pente de la


courbe de demande mais elle dépend aussi du prix et de la quantité demandée.

On avait trouvé p* = 12 et q* = 130

16
Demande

100
Pb

75

50

25

0
0 Q* Q

Au point A le prix est élevé et la quantité est faible la demande est fortement élastique.. Au
point B l’élasticité est faible, le prix est faible, la demande est faiblement élastique. Entre les
deux il existe un point intermédiaire pour lequel l’élasticité est égal à 1.

III/ Les facteurs qui influence le niveau de lʼélasticité.


Le premier facteur, c’est le type de bien concerné, et les possibilités de substitut proche
à ce bien. Plus il existera un bien substituable plus les consommateurs sont sensibles au prix.
Puisque l’on va pouvoir substituer le bien dès que le prix augmente. A l’inverse s’il n’existe pas
de substitut proche au bien alors on est contraint, même si le prix augmente.

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Le deuxième facteur c’est le délai d’ajustement qui existe entre la variation du prix et la
réaction des consommateurs. Dans cette optique on distingue élasticité à court terme et
élasticité à long terme. En économie la distinction entre court terme et long terme est liée à la
plus ou moins grande capacité des acteurs économiques à s’adapter aux variations de prix. De
façon plus précise en économie on va appeler court terme un laps de temps, tel que l’ajus-
tement ne se fait pas. Au niveau de la demande c’est lié aux habitudes de consommations.
En revanche le long terme se définit comme un laps de temps au cours duquel l’ajustement est
possible. Donc en général l’élasticité sera plus élevée à long terme qu’à court terme. Il y a des
biens pour lesquels c’est caractéristiques. Sur du très court terme la demande par rapport aux
prix de l’essence est pratiquement nulle.

IV/ Prix quantité demandée, dépenses totales et recettes totales


A chaque prix possible du bien, on peut calculer la dépense totale du consommateur. C’est à
dire le prix multiplié par les quantités demandées.

On étudie ce qui se passe quand le prix passe de Pa à Pc.

Demande

Pb 100

Pa

75
Pc

50

25

0
0 Q* Q

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On sait que en haut de la courbe de demande au point A, les quantitées demandées sont faibles
et le prix est élevé. Donc l’élasticité est élevée.
Par contre en bas de la courbe de demande les quantités demandées sont élevées et le prix est
faible. Donc l’élasticité est faible.
On passe du prix Pa à Pc. La dépense totale est la surface en rouge.
Le rectangle bleu représente la baisse de la demande totale.
La surface relative à la dépense supplémentaire est supérieure à la surface relative à
la baisse de la dépense totale. En haut de la courbe de demande il y a une compensation qui
s’effectue. Cela veut dire que l’on consomme dans des proportions plus importantes à la baisse
du prix.

Demande

100

75

50

Dépense en moins lorsque le prix est de B

25

Dépense en
plus

0
0 Q* Q

Malgré la baisse du prix et les quantités consommées en plus la dépense totale diminue. Lors-
que la demande est fortement élastique. Une baisse du prix entraîne une augmentation de la
quantité demandée dans une proportion plus importante, de sorte que la dépense totale aug-
mente. Par contre lorsque la demande est relativement inélastique, l’augmentation de la quan-

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tité demandée est moins que proportionnelle à la baisse du prix, donc la depénse totale dimi-
nue.
On retient donc qu’ne baisse du prix augmente la dépense totale pour des prix élevé,
auxquelles la demande est très sensible. Et une baisse du prix diminue la dépense to-
tale pour des prix faibles à lesquels la demande est relativement inélastiques.
Donc il existe un prix tel qu’une baisse de prix laisse la dépense totale inchangée. L'élasticité
unité est le prix pour lequel l’élasticité est égale à 1 en valeur absolue.
On peut faire le lien avec la recette totale des entreprises donc des producteurs, du côté pro-
ducteur la recette totale, c’est le prix multiplié par les quantités vendues et elle conditionne le
profit des entreprises.

Recettes totales et dépenses totales atteignent un maximum au point ou la demande à une élas-
ticité unitaire.
La connaissance de l’élasticité permet au producteur de savoir s’il doit augmenter ou
diminuer les prix pour maximiser son profit.

Section 2 : Les autres élasticités de la demande


I/ Lʼélasticité prix croisée de la demande
Elle mesure la sensibilité de la demande d’un bien, aux variations du prix d’un autre
bien toute chose égale par ailleurs.
On suppose le bien B1 et B2. Le prix du B1 est de P1 et le prix de B2 est de P2. La demande de
B1 est de la forme D1 (P1;P2) et B2 de D2 (P1;P2).

Si E(D1/P1) et E(D2/P1) > 0 Alors on dira que les biens sont substituables. Ils varient dans le
même sens.
Lorsque le prix de B2 augmente cela à fait diminuer la demande de B2, mais cela fait aussi aug-
menter la demande en B1 donc on dit que les biens sont substituables, puisque le con-
sommateur s’est tourné vers le B1.
Si E(D1/P1) et E(D2/P1) < 0 cela veut dire que ça varie en sens contraire. Donc lorsque le prix
de B2 diminue la demande en B1 diminue aussi. Et de la même façon lorsque la demande en B1
diminue celle de B2 diminue aussi. On parle alors de produits qui sont complémentaires.
Les deux biens vont ensembles.
Si E(D1/P1) et E(D2/P1) = 0 Cela veut dire que le B1 ne dépend pas du prix de B2 et vice
versa, on dira que les deux biens sont indépendants.

20
II/ Elasticité revenu de la demande
Elle mesure la sensibilité de la demande au variations du revenus toute chose égale par
ailleurs.

Si E(D/R) > 1 on dira qu’il s’agit d’un bien de luxe.


Si E(D/R) >0 <1 lorsque le revenue augmente la augmente mais dans des proportions moins
importantes. C’est ce qu’on appelle les biens normaux de première nécessité.
Si E(D/R) = 1 c’est l'élasticité unitaire, les variations sont proportionnelles.
SI E(D/R) < 0 Cela veut dire que lorsque le revenu augmente la demande pour ces biens dimi-
nuent. C’est les biens inférieurs avec un effet de qualité.

Section 2 : L'élasticité de lʼoffre


L'élasticité de l’offre par rapport aux prix mesure la sensibilité de l’offre d’un bien au prix de ce
bien, toute chose égale par ailleurs. Elle indique le pourcentage de variation de l’offre consécu-
tif à une variation de 1% du prix du bien considéré.

Lorsque l’offre est une fonction continue et dérivable elle s’écrit :

dS/dP : La dérivée est constante lorsqu’il s’agit d’une droite. L’élasticité varie en tout point de la
courbe d’offre, et elle est positive. L’élasticité a donc une valeur différente en tout point
de la courbe d’offre.
Si (S/P) = ∞ on dira que l’offre est parfaitement élastique
Si E(S/P)=0 On dira que l’élasticité est parfaitement rigide.
Comme pour la demande on peut introduire les même distinctions pour le court terme et le
long terme pour les même raisons. Généralement l’offre de long terme est plus élastique
aux prix que l'offre à court terme. En effet dans le court terme, les entreprises sont confrontées
à des contraintes de capacité de production.
Dans le court terme les entreprises sont capable d’augmenter leur production si le prix aug-
mente, elles vont utiliser plus le personnel en place. Elles sont capables de produire plus, no-
tamment en faisant travailler plus. Les quantités offertes augmenteront beaucoup plus si elles
ont le temps de s’adapter c’est-à-dire de développer leur capacité productive.

21
Pour certains biens l’offre est parfaitement inélastique à court terme. C’est le cas nottemment
du logement locatif urbain.

22
Chapitre 3 : Les préférences du consommateur et
son environnement économique

Sur un marché la demande totale représente le comportement des acheteurs sur ce marché.
C’est-à-dire que la demande D(p) est la somme des demandes individuels. Il s’agit ana-
lyser le comportement de consommation d’un individu représentatif sur le marché d’un bien.
Et concrètement face à l’ensemble des biens qui lui sont proposé, l’individu effectue des choix
de consommation. Puisqu’il effectue des choix de consommation, théoriquement on
va tenter d’expliquer comment le consommateur arrive à concilier ce qu’il aimerait
faire avec ce qu’il peut faire.
Il y a deux choses fondamentales dans le comportement du consommateur :
• Une dimension objective (c’est la contrainte du consommateur)
• Une dimension subjective (ses goûts et ses préférences).
La théorie micro-économique pose une hypothèse de comportement les individus sont
rationnels et agissent au mieux de leurs intérêts.

Section 1 : Les préférences du consommateur et la fonction dʼutilité


On va essayer d’appréhender les goûts des consommateurs, et les préférences d’un individu re-
présentatif. Il est très difficile d’un point de vue scientifique d’appréhender les goûts des con-
sommateurs, et ce pour deux raisons :
1. Les préférences sont propres à tout individu. Les goûts ne sont pas universels. Nos goûts
sont totalement indépendant du prix des biens.
2. Il est très difficile de mesure les préférences, les goûts de les quantifier. Notre problème va
être de dire comment va-t-on révéler que j’aime quelque chose.

I/ Panier de biens et utilité du consommateur


Généralement un individu consomme plusieurs biens à la fois. Donc les goûts des consomma-
teurs, les préférences, vont porter sur un ensemble de biens, et on va appeler panier de biens
un ensemble de plusieurs biens. Pour simplifier l’analyse on va considérer que les paniers
de biens ne comportent que deux biens.
Cela veut dire qu’un panier de bien va comporter x1 quantité de B1 et x2 de B2.
Le consommateur retire de la satisfaction à la consommation de ces paniers de biens. Cette
satisfaction on va l’appeler le plus souvent utilisé. Un bien économique est un bien utile.
Graphiquement on peut représenter toutes

23
Panier A

100

75

50

25

0
2007 2008

Les biens composants un panier peuvent être substituables. Il est donc possible de remplacer
une quantité donnée d’un bien par une quantité donnée de l’autre bien.
On parlera de substitut parfait lorsqu’on peut substituer totalement un bien par l’autre.
Cela veut dire qu’on ne pourra avoir qu’un seul bien dans le panier. Et on parle de substitut
imparfait lorsqu’une certaine quantité des deux biens est désirée dans le panier. Enfin
les biens peuvent être complémentaires, exemple une voiture et son assurance ; cela signi-
fie qu’ils sont consommés ensemble dans des proportions fixées.
Le problème est celui de la mesure de l’utilité ou satisfaction. Comment mesurer le niveau
d’utilité qui découle de l’utilisation d’un bien. La théorie micro ne retient pas une mesure
quantitative de la satisfaction, mais elle va retenir le concept d’utilité ordinale : on con-
sidère que le consommateur est capable d’ordonner les paniers de biens et de dire ceux
qui lui procurent le plus de satisfaction.

II/ La modélisation des préférences et la fonction dʼutilité

On va considérer deux paniers de biens et ces deux paniers ap-


partiennent à l’espace des marchandises. Les préférences du consommateur sont ex-
primés en terme de comparaison des paniers de biens qui appartiennent à son es-
pace de marchandise.
Cela signifie qu’il est capable d’exprimer s’il préfère un panier à l’autre, et il est ca-
pable d’exprimer si ces paniers sont équivalents. Il est capable de dire si A>B ou B>A ou
si A--B. Il y a aura aussi la préférence faible . Cela ne suffit pas. Comme le consommateur
est supposé rationnel. Le classement reflète une certaine cohérence. Les choix sont forcément
cohérents. > = préféré.
La cohérence des choix est exprimé à travers ce qu’on appelle l’axiomatique des préféren-
ces, on va poser des hypothèses qui doivent être respecter pour que les choix soient cohé-
rents :

24
1. La relation de préférence est réflexive : un panier de biens est toujours au moins aussi
désirable que lui-même.
2. La relation de préférence est transitive : On considère trois paniers de biens : A, B, C si
A>B et B>C alors A>C.
3. Le consommateur est capable de classer tous les paniers de biens. Si on a deux paniers A et
B. Le consommateur est capable de dire si A>B ou B>A ou B--A.
Quand ces trois hypothèses sont réunis on dit que la relation de préférence forme un pré-
ordre complet.
Il existe une quatrième hypothèse :
4. C’est une hypothèse de non saturation : cela signifie que le consommateur préfère
toujours des quantités additionnelles de biens dans son panier. Cette hypothèse porte
aussi le nom de monotonicité des préférences.
Supposons deux paniers : :
si et alors A>B.
Si la relation de préférence forme un préordre complet. Il est possible de modéliser les préfé-
rences du consommateur par une fonction d’utilité. Une fonction d’utilité est une fonc-
tion qui associe à tout panier de biens A un nombre réel u(A). Et cette fonction d’utilité
nous la nottons donc si A>B alors u(A)>u(B) ; et si A--B alors u(A) = u(B). Dans la
mesure ou seul le classement est important plusieurs fonctions d’utilité peuvent représenter le
même classement. Donc la fonction d’utilité n’est pas unique.

III/ Les courbes dʼindifférence et le taux de substitution des biens


A(5,10)
B(8,15)C(3,5)
D(3,4)E(7,7)

Panier A Panier B Panier C Panier D


Panier E

15
2 1

11,25

3 4
7,5

3,75

0
3 5 7 8

25
La relation de préférence ne dit rien pour les zones 2, 4 et pour les axes. En revanche, tous les
paniers de biens considérés comme équivalent à A seront forcement dans cette zone.

Dans la théorie microéconomiqe du consommateur on s'intéresse au paniers de biens que le


consommateurs considère comme équivalent. Si les paniers de biens sont équivalents cela
signifie que l’augmentation de la quantité d’un bien dans le panier, à compensé la di-
minution des quantités de l’autre bien dans le panier.

D--A donc
En substituant les deux biens, la satisfaction du consommateur est restée inchangée. Il faut
connaître la proportion dans laquelle, les deux biens ont été substitués afin de maintenir cons-
tant ce niveau d’utilité. Le taux de substitution des biens TSB(x1,x2) mesure la quantité
d’un bien à laquelle le consommateur accepte de renoncer pour augmenter la quantité
de l’autre bien dans le panier afin de maintenir constant le niveau d’utilité.

Exemple avec D->A Vx1 = +2


Vx2 = -4
donc TSB^d=2
Cela signifie que pour effectuer cette substitution le consommateur compare les deux biens,
c’est-à-dire qu’il compare la valeur qu’il attribue à chaque bien. Donc le taux de substitution
des biens est bien un taux d’échange subjectif, qui dépend de la valeur que le consommateur
attribue au bien.
TSB=Ce que vaut une unité de B11 en terme de B2, c’est à dire qu’il mesure la valeur relative du
B1 pour le consommateur. Ici on note que le TSB est décroissant quand les x1 augmentent.
Si le panier A le panier D et le panier E sont équivalents(A--D--E) alors on dit qu’ils appartien-
nent à la même courbe d’indifférence, cela veut dire qu’ils procurent le même niveau d’utili-
té.
Une courbe d'indifférence est le lieu géométrique de tous les paniers de biens qui pro-
curent le même niveau de satisfaction au consommateur.
La courbe d’indifférence ne peut pas avoir de pente positive. Tout panier de bien préféré à A, se
situe au dessus de la courbe d’indifférence passant par A. La forme de la courbe d’indifférence
montre comment le consommateur est prêt à substituer les biens.
Les préférences convexes sont qualifiées de préférences normales. Et elles montrent que
les biens sont substituables. D’un point de vu mathématiques il s’agit d’une fonction qui dé-
croît de plus en plus faiblement, donc la pente en chaque point est de plus en plus faible.
Cette hypothèse de convexité est très importante car elle aura une signification
économique. La courbe d’indifférence passant par le panier A délimite un ensemble convexe,
et la partie hachurée représente l’ensemble des paniers, meilleurs ou équivalents à ceux situés
sur la courbe d’indifférence.
Cet ensemble est l’ensemble des paniers faiblement préféré au panier A. La convexité montre
que le consommateur préfère la diversité c’est à dire que la combinaison de deux paniers sera
toujours préféré à la consommation d’un panier extrême.
Graph 2
Les paniers D et E sont des paniers extrêmes. La combinaison de deux paniers sera préférée.
Il y a donc 3 hypothèses :

26
1. Les courbes d'indifférences sont décroissantes
2. Les courbes d’indifférence sont convexes lorsque TSB est décroissant et quand
x1 augmente.
3. Deux courbe d’indifférences ne peuvent pas se couper.
Lorsque la relation de préférence est complète, les préférences sont modélisés par une fonction
d’utilité, on peut déterminer l’équation de la courbe d’indifférence, correspondant à un niveau
de satisfaction donné. Donc : pour x1 et x2 >0.

CI convexe <=> TSB décroissant


Le TMS c’est l’indicateur de préférence des consommateurs.

IV/ Fonction dʼutilité, utilité marginale et Taux Marginal de Substitution


des Biens.
L’utilité marginale mesure le supplément d’utilité consécutif à une variation de l’un
des deux biens la quantité de l’autre bien demeurant inchangé.

On admet en économie la loi de l’utilité marginale, loi de Gaussen, qui nous dit que l’utili-
té marginale est décroissante. Cela signifie que le niveau de satisfaction ressentie pour
la dernière unité de bien consommé est inférieure au niveau ressentie pour l’unité pré-
cédence, et cette loi est toujours vérifiée. Cela signifie que la valeur marginale d’un bien dé-
pend des quantités déjà possédée de ce bien.

27
Intuitivement le TMS est égal au rapport des utilités marginales :

Le consommateur pour effectuer la substitution entre les deux biens, compare la valeur qu’il
attribut à chacun des deux biens.
La variation de l’utilité, il varie lorsque je fais varié les quantités de B1 et les quantités de B2.

Lorsque j’ai une fonction d’utilité continue et dérivable, l’utilité marginale du B1 c’est la dérivée
partielle de la fonction d’utilité par rapport à x1. Et l’utilité marginale du B2 c’est la dérivée
partielle de la fonction d’utilité.

V/ Les autres formes de courbe dʼindifférence

Lorsque les biens sont parfaitement substituables, le consommateur peut complètement


remplacer un bien par un autre dans son panier. Les courbes dʼindifférences sont des droi-
tes dans le plan des biens, elles sont décroissantes dans le plan. Dans ce cas-là, la subs-
titution se fait toujours dans les mêmes proportions, donc cela signifie que le TMSB est
constant.

28
Région 1

80

60

40

20

0
2007 2008 2009 2010 Sans titre 1

Les fonctions dʼutilités sont de la forme U(X1 ; X2) : aX1 + bX2


Ū = aX1 + bX2
Ū − aX1 = bX2 < = > X2 = (Ū/b) − (a/b)X1

Lorsque les biens 1 et 2 sont complémentaires, ils sont consommés ensemble dans des
proportions fixées. Donc, cela veut dire que si on augmente la quantité de lʼun sans aug-
menter la quantité de lʼautre, cela nʼaugmente pas la satisfaction du consommateur.

Graphique 1

Section 2 : Lʼenvironnement économique du consommateur

Lʼenvironnement économique du consommateur est représenté par le revenu du con-


sommateur et les prix des biens sur le marché. Pour consommer, le consommateur est
limité par son revenu, il ne peut pas dépenser plus que son revenu. Mais, avec un même
revenu, il peut obtenir des quantités différentes de biens. Ce que peut acheter lʼindividu
dépend de son revenu mais aussi de la comparaison des prix des différents biens.

§1 La contrainte budgétaire du consommateur

On suppose que le revenu du consommateur est connu. Donc, on ne va pas sʼintéresser à


la façon dont se forme son revenu, mais comment le consommateur va allouer son revenu
entre différentes consommations. Lʼétude revient à analyser lʼallocation de ce revenu entre
différentes consommations possibles.
On va noter R le revenu du consommateur.
On va noter X1 les quantités de biens 1 et X2 les quantités de biens 2.
On va noter P1 le prix du bien 1 sur le marché et P2 le prix du bien 2 sur le marché.

La contrainte budgétaire décrit l’ensemble des paniers de biens accessibles au con-


sommateur pour un revenu et des prix donnés. Ou encore elle décrit ce qui est possible
dʼacheter compte tenu de son revenu et du prix des biens.
Donc R ≥ P1X1 + P2X2

29
On ne peut pas dépenser plus que son revenu.
Lʼensemble des paniers accessibles délimités par cette contrainte budgétaire est appelé
lʼensemble budgétaire.
La droite de budget représente lʼensemble des paniers de biens qui coûtent exactement le
revenu, cʼest-à-dire tous les paniers de biens que peut se procurer le consommateur sʼil
dépense la totalité de ses revenus.
La droite de budget : R = P1X1 + P2X2 : on dit que la contrainte est saturée.
On peut représente cette droite de budget dans le plan des biens.

Si le consommateur ne décide que de consommer le bien 2, alors X1 = 0, donc on connaît


la quantité de biens 2, R = P2X2, donc X2 = R/P2. Cela correspond à la quantité maxi-
male de bien 2 que le consommateur peut sʼacheter, cʼest aussi le pouvoir dʼachat en
terme de biens 2.
A lʼinverse, si le consommateur ne veut consommer que du bien 1, cʼest-à-dire que X2 = 0,
donc les quantités de biens 1 = R = P1X1, donc X1 = R/P1. Cela correspond à la quantité
maximale de biens 1 quʼil peut consommer, cʼest donc aussi le pouvoir dʼachat en terme
de biens 1.
Entre ces deux situations, il existe une infinité de combinaisons de biens 1 et de biens 2
qui coûtent le même revenu.
Dans le plan, la droite a pour équation : DB : X2 = (R/P2) − (P1/P2)X1
Pour une quantité donnée de bien 1, quʼelle est la quantité de bien 2 que je pourrais con-
sommer sans dépasser ma contrainte budgétaire.

Donc : DB : y = b − ax
Avec sa pente : −P1/P2

GRAPHIQUE 2

Le panier A épuise le revenu du consommateur et le panier B aussi. La différence est que


le panier B contient plus de biens 1 que le panier A mais moins de biens 2 que le panier A.
Le passage du panier A au B montre que le consommateur doit renoncer à une certaines
quantité de biens 2 pour réajuster sa consommation avec plus de quantité de biens 1 pour
respecter sa contrainte budgétaire.
La question est de savoir combien de biens 2 le consommateur doit sacrifier pour aug-
menter la quantité de bien 1 dans son panier tout en respectant sa contrainte budgétaire.
Le consommateur doit connaître la valeur des biens et doit comparer la valeur des biens.
Or la valeur des biens est donnée par le marché. La valeur du bien 1 sur le marché est P1,
et la valeur du bien 2 sur le marché est P2. Il doit donc déterminer le prix relatif du bien 1,
cʼest-à-dire P1/P2. Le prix relatif de bien 1 est ce que coûte une unité de bien 1 en terme
de bien 2 sur le marché.
Donc la pente de la droite de budget, en valeur absolue, cʼest-à-dire ⎮P1/P2⎮, est le taux
auquel on peut substituer les biens en respectant la contrainte budgétaire. Cʼest un taux
objectif dʼéchange. Cʼest le taux de substitution permis par le marché.

II/ Modification de lʼenvironnement économique du consommateur

A/ Variation du revenu et structure de prix inchangée

On analyse les effets dʼune augmentation ou diminution du revenu toute chose égale par
ailleurs, cʼest-à-dire les prix des biens demeurant inchangés. Donc, puisque les prix des
biens ne varient pas, la pente de la droite de budget ne se modifie pas, donc la pente sera
la même. Donc, cela veut dire que graphiquement, suite à une variation du revenu, la

30
droite de budget se déplacera de façon parallèle dans le plan, en gardant la même pente,
elles seront donc parallèle.
On part dʼune situation initiale, cʼest-à-dire dʼune contrainte saturée de la forme R = P1X1
+ P2X2
DB ➢ X2 = (R/P2 )− (P1/P2)X1
Avec pour X1 = 0 ➢ X2 = R/P2 et pour X2 = 0 ➢ X1 = R/P1

GRAPHIQUE 3

B/ Variation du rapport des prix

On étudie le cas dʼune variation différenciée des prix, cʼest-à-dire que le prix du bien 1 et
le prix du bien 2 ne se modifient pas de la même façon. Donc, si les prix varient de façon
différenciée, la pente de la droite de budget est modifiée, toute chose égale par ailleurs,
cʼest-à-dire le revenu demeurant inchangé.
Hypothèse : On suppose une variation du prix du bien 1 alors que le prix du bien 2 ne
bouge pas.
R ≥ P1X1 + P2X2
CB saturée ➢ R = P1X1 + P2X2
DB ➢ X2 = (R/P2) − (P1/P2)X1
X1 = 0 ➢ X2 = R/P2 et si X2 = 0 ➢ X1 = R/P1
GRAPHIQUE 4

Suite a cette augmentation du prix du bien 1, on remarque que lʼensemble des paniers ac-
cessibles du consommateur ont diminués.

On remarque quʼavec la baisse du prix du bien 1, lʼensemble des paniers accessibles du


consommateur ont augmentés.

Lorsque le prix du bien 1 varie mais pas le prix du bien 2, on dit que la droite de budget
pivote autour de lʼordonnée à lʼorigine. Si cʼest le prix du bien 2 qui varie sans variation du
prix du bien 2, alors la droite de budget pivote autour de l'abscisse à lʼorigine.

Chapitre 4 : Le choix optimal du consommateur et les


demandes individuelles de biens
Le choix optimal du consommateur est celui qui découle de son comportement rationnel,
donc le consommateur va choisir un panier de biens qui maximise sa satisfaction compte
tenu de sa contrainte budgétaire. Ce choix optimal correspond à un équilibre, le consom-
mateur ne peut plus améliorer sa situation. Par contre, sʼil nʼa pas atteint cet équilibre, cela
signifie quʼil peut encore modifier la composition de son panier et que cette modification
augmente son utilité. Parmi lʼensemble des paniers accessibles, le consommateur choisira
le panier qui lui procure le plus de satisfaction. Et, en hypothèse de non saturation, la con-
trainte budgétaire du consommateur est saturée.

Section 1 : Le choix optimal

I/ Approche graphique

Graphiquement, on sait représenter la contrainte des budgets.

GRAPHIQUE 5

31
Lorsque lʼon est au panier C, on peut encore augmenter la quantité des deux biens dans
notre panier pour améliorer notre satisfaction.
Le panier D est inaccessible, on ne peut pas lʼacheter.
Don on sait quʼon va se situer sur la droite de budget.
Il existe une courbe dʼindifférence qui passe par le panier C. Elle nous permet un niveau
dʼutilité Ū1, de même pour D, Ū3.
Mais ce quʼon remarque, cʼest quʼon a deux paniers, A et B, qui sont sur la courbe dʼindif-
férence Ū1 et qui respecte les contraintes.
Supposons quʼon passe du panier A au panier Aʼ, et on veut savoir si en changeant la
composition du panier, on améliore notre situation sans dépasser les contraintes.
On voit que Aʼ améliore notre situation car on peut tracer une courbe dʼindifférence au-
dessus de Ū1 sans dépasser nos contraintes. Donc A nʼest pas solution optimale.
Ici on se demande si le panier Aʼʼʼ est le panier optimal, et on voit que si on continuer a
progresser sur la courbe des contraintes après le point Aʼʼʼ, la courbe dʼindifférence passe
en dessous. Donc le choix optimal est le panier Aʼʼʼ. Donc, le point Aʼʼʼ est un point de con-
tact entre la courbe dʼindifférence et la courbe des budget, les deux courbes sont tangen-
tes. Tant quʼil existe deux points dʼintersection entre la courbe dʼindifférence et la droite de
budget, il existe une courbe dʼindifférence plus élevée dont un panier respecte la con-
trainte budgétaire. Et cela, cʼest la définition de la convexité.
Le point Aʼʼʼ est solution optimale, et la courbe dʼindifférence et la droite de budget ont la
même pente. Donc, TMSB = P1/P2.

Lundi 16 mars 2009

TMSB <> P1/P2 = substitution entre les deux biens


= Augmentation de lʼutilité

TMSB = Um1/Um2 = Ce que vaut une unité de biens 1 pour le consommateur/Ce que vaut
une unité de biens 2 pour le consommateur.

Donc cʼest la valeur relative de biens 1 par rapport aux biens 2.


Donc cʼest ce que vaut la valeur dʼune unité de bien 1 en terme de bien 2.

P1/P2 = Le rapport des prix, cʼest le prix relatif de bien 1, cʼest ce que vaut le prix du bien
1 par rapport au bien 2.

Si Um1/Um2 > P1/P2 = Le consommateur augmente les quantités de biens 2 et cela


augmente son utilité. Cela veut dire que son utilité est plus grande que la valeur du bien
sur le marché.
Mais comme les utilités marginales sont décroissantes, cela veut dire quʼà un moment la
valeur relative quʼil attribut au bien 1 deviendra égale à la valeur du marché, et là il nʼaura
plus à augmenter ses biens 1.
À lʼinverse, si Um1/Um2 < P1/P2, cela veut dire que la valeur relative du bien 1 pour le
consommateur est inférieur à la valeur du marché, et donc il va baisser les biens 1 pour
les biens 2, mais comme lʼutilité est décroissante, alors les biens 2 vont augmenter et at-
teindre la valeur sur le marché car les biens 1 baissent. Donc lʼutilité augmente également.

Donc, à lʼéquilibre, le prix des biens reflète leur valeur relative et vis versa.

II/ Approche analytique

Formellement : Il sʼagit de maximiser lʼutilité, sachant quʼon ne considère que deux biens
dans le panier, sous contrainte budgétaire (R≥P1X1+P2X2)

32
max U(X, X2)
Sous Contrainte R≥P1X1+P2X2

A lʼéquilibre, le TMSB doit être égale au rapport des prix : TMSB = P1/P2, et la contrainte
doit être saturée : R = P1X1 + P2X2

Exemple :
U(X1, X2) = X1X2
P1 = 10
P2 = 20
R = 200
U = Ū < = > Ū = X1X2 < = > X2 = Ū/X1 pour X1 > 0
X2 = Ū/X1, dX2/dX1 = Xʼ2 = −Ū/X12 < 0 pour X1 > 0
Courbe dʼindifférence décroissante
d2X2/dX12 = Xʼʼ2 = −Ū × −2 × 1/X13 > 0 pour X1 > 0
Donc la courbe dʼindifférence est convexe.

Choix optimal pour P1 = 10 ; P2 = 20 et R = 200


Donc, le consommateur va maximiser sa fonction dʼutilité, sa satisfaction, sous contrainte
dʼun revenu.
Max U(X1 ; X2) = X1X2
Sous contrainte : R ≥ P1X1 + P2X2

Max U(X1 ; X2) = X1X2


Sous contrainte : 200 ≥ 10X1 + 20X2

Choix optimal (X∗1 ; X∗2) tel que :


Um1/Um2 = P1/P2
R = P1X1 + P2X2

TMSB (X1 ; X2) = Um1/Um2 = X2/X1


X2/X1 = 10/20 = 1/2 X2 = 1/2 X1 (1)
200 = 10X1 + 20X2 200 = 10X1 + 20X2 (2)

(1) dans (2) : 200 = 10X1 + 20((1/2)X1) = 10X1 + 10X1


< = > 200 = 20X1 < = > X∗1 = 10
X∗2 = 5

La résolution du programme de maximisation permet de déterminer les fonctions de de-


mandes de biens
Max U(X1, X2)
SC R≥P1X1 + P2X2

TMSB (X1 ; X2) = P1/P2


R = P1X1 + P2X2

X1 = D1(R ; P1 ; P2)
X2 = D2(R ; P1 ; P2)

SC :
Max U(X1 ; X2)
SC R≥P1X1 + P2X2

33
TMSB (1 ; 2) = P1/P2 X2/X1 = P1/P2 X2 = (P1/P2)X1
R = P1X1 + P2X2 R = P1X1 + P2X2 «»

R = P1X1 + P2((P1/P2)X1)
R = 2P1X1
X1 = D1(R ; P1 ; P2) = R/2P1
X2 = P1/P2 × R/2P1)
X2 = D2(P1 ; P2 ; R) = R/2P2

Une fonction de demande individuelle de biens exprime les quantités optimales consom-
mées de ces biens, en fonction des prix et du revenu auquel le consommateur est con-
fronté.

Section 2 : Lʼanalyse de la demande du consommateur

Sur le court terme, on considère que les préférences du consommateur sont stables, cʼest-
à-dire quʼà court terme, les goûts changent peut. À court terme, si le prix des biens varient
et si le revenu varie, le consommateur modifie son panier optimal.

I/ Ajustement de la demande aux variations du revenu

On étudie les effets dʼune variation du revenu sur la demande du consommateur toute
chose égale par ailleurs (cʼest-à-dire que les prix ne bougent pas).
Graphiquement, puisque les prix ne changent pas, la pente de la droite des budgets ne
changent pas. Donc, une variation du revenu entraîne un déplacement parallèle de la
droite de budget.
Donc, à prix (P1 et P2) donnés et fixés, les fonctions de demandes sʼécrivent :
X1 = D1(R)
X2 = D2(R)

A/ Courbe consommation-revenu ou chemin dʼexpansion du revenu

On part dʼune situation initiale dʼéquilibre, le revenu du consommateur est R, la contrainte


budgétaire est de R ≥ P1X1 + P2X2 et la contrainte budgétaire saturée est R = P1X1 +
P2X2 avec X2 = R/P2 − (P1/P2)X1
Si X2 = 0 < = > X1 = R/P1
Si X1 = 0 < = > X2 = R/P2
[Préférences convexes]
TMSB = P1/P2
R = P1X1 + P2X2
➢ E (X∗1 ; X∗2)

GRAPHIQUE 1

Si on relie les différents paniers de biens demandés par le consommateur lorsque son re-
venu varie, on obtient la courbe consommation-revenu ou encore le chemin dʼexpansion
du revenu.
Cette courbe est le lieu géométrique de lʼensemble des paniers optimaux du consomma-
teur lorsque le revenu varie.
On peut déterminer lʼéquation de cette courbe avec P1 et P2 donnés
X1 = D1(R) < = > f(X1)
X2 = D2(R) < = > f(X2)
➢ On obtient son équation dans le plan des biens.

34
Exemple :
X1 = D1(R) = R/2P1 = R/2 avec P1 = P2 = 1
X2 = D2(R° = 3R/2P2 = 3R/2

R = 2X1
R = 2X2/3
➢ 2X2/3 = 2X1
X2 = 3X1 pour P1 = 1 et P2 = 1

B/ Typologie des biens

Lʼétude de lʼinfluence dʼune variation du revenu sur la composition dʼun panier permet de
mettre en évidence une typologie du bien. On appelle un bien normal les biens normaux
qui sont des biens dont la demande varie dans le même sens que le revenu. Cela veut
dire que si le revenu augmente, la demande augmente, et si le revenu baisse, la demande
baisse.
Parmi les biens normaux on distingue les biens normaux de première nécessité, ce sont
des biens pour lesquels la demande augmente de façon moins importante que le revenu.
Ce sont des biens pour lesquels lʼélasticité-revenu est compris entre 0 et 1. La part de ces
biens dans le budget diminue.
0 < ε(X1/R) < 1
Il y a les biens neutres, ce sont les biens pour lesquels la variation de la demande est pro-
portionnelle à la variation du revenu, donc la part de ces biens dans le budget est stable.
ε(X1/R) = 1
Enfin, il y a les biens de luxes, la variation de la demande est plus importante que la varia-
tion du revenu, donc la demande varie plus que proportionnellement par rapport au reve-
nu, donc la part du budget augmente.
ε(X1/R) > 1

Les biens inférieurs, ce sont les biens pour lesquels lorsque le revenu augmente, la de-
mande diminue, donc la dérivée est négative.

On peut représenter directement la relation quantité demandée de biens et revenus, pour


des prix connus. Cette relation est exprimée au travers de la courbe dʼEngel. Cʼest la re-
présentation dans le plan de X1 = D1(R) et dans le plan de X2 = D2(R)
SC :
X1 = D1(R) = R/2
X2 = D2(R) = (3/2)R

II/ Ajustement de la demande aux variations de prix

Ici on considère que les prix varient toute chose égale par ailleurs, cʼest-à-dire que les re-
venus ne bougent pas.
Pour mener notre étude, on prend lʼexemple du bien 1 et on considère lʼévolution du pa-
nier optimal lorsque le prix du bien 1 varie.
B1 ➢ ∆P1 donc R et P2 fixé.
En règle générale, la demande est une fonction décroissante du prix, et cet effet est ac-
centué sʼil existe des possibilités de substitution.
Lorsque le prix du bien 1 varie, cʼest la pente de la droite des budget qui se modifie.
On part dʼune situation dʼéquilibre, dʼun panier optimal. R≥P1X1 + P2X2
Au moment du choix : R = P1X1 + P2X2
X2 = R/P2 − (P1/P2)X1
X1 = 0 < = > X2 = R/P2

35
X2 = 0 < = > X1 = R/P1

Choix optimal tel que MAX U et R≥P1X1 + P2X2


Donc :
TMSB = P1/P2 <= DB et CT tangentes
R = P1X1 + P2X2

GRAPHIQUE 2

Pʼʼ1 < P1 < = > X2 = R/P2 − (Pʼʼ1/P2)X1


La pente est moins forte en valeur absolue
Les points de contact avec les axes :
X1 = 0 < = > X2 = R/P2
X2 = 0 < = > X1 = R/Pʼʼ1 > R/P1
Avec un prix plus bas, on consomme plus de biens
Le nouveau panier optimal :
Eʼʼ (X∗∗∗1 ; X∗∗∗2) tel que TMSB : Pʼʼ1/P2 et R = Pʼʻ1X1 + P2X2

Si on relie lʼensemble des paniers optimaux lorsque le prix du bien 1 varie, on obtient la
courbe-prix, cʼest-à-dire le chemin dʼexpansion du prix.

On peut déterminer lʼéquation de ce chemin dʼexpansion du prix dans le plan des biens.
P2 ; R donnés, fixés
X1 = D1(P1) et X2 = D2(P1)
P1 = f(X1) P1 = f(X2)
Si la demande en bien 2 ne dépend pas du prix du bien 1, lʼéquation de cette droite dans
le plan des biens est : X2 = constante.

Lorsquʼon étudie lʼinfluence de la variation du prix sur les quantités demandées on peut
distinguer deux types de biens :
1. Les biens ordinaires : Ce sont des biens pour lesquels la demande varie en sens in-
verse de la variation du prix. Ils sont ordinaires car ils correspondent à la loi de la de-
mande, cʼest-à-dire demande fonction inverse du prix. Les dérivées sont négatives et
lʼélasticité prix est négative
2. Il existe des biens pour lesquels, lorsque le prix augmente, la demande ne diminue
pas. Ce sont des biens pour lesquels la loi de la demande ne sʼapplique pas. Dʼune
part, cela correspond aux biens de Giffen. Lorsque le prix dʼun bien augmente, et que
ce bien affecte de façon importante le budget de lʼindividu, cʼest le cas pour les faibles
revenus, le consommateur est contraint de supprimer certains autres biens dans son
panier et dʼaugmenter la consommation du bien dont le prix a augmenté. Les biens de
Giffen sont des biens inférieurs, mais pas tous les biens inférieurs ne sont pas des
biens de Giffen.

Une élasticité-prix positive sʼexplique aussi par un effet de snobisme, ou encore ce que
lʼon appelle lʼeffet VEBLEN

III/ Mise en évidence de lʼeffet de substitution et de lʼeffet revenu

On analyse le comportement des consommateurs, suite à une modification dans la struc-


ture du prix des biens, le revenu du consommateur demeurant inchangé.
X1 = D1(R ; P1 ; P2)
X2 = D2(R ; P1 ; P2)
On considère lʼaugmentation du prix du bien 1

36
A/ Première approche du comportement des consommateurs

Lʼaugmentation du prix du bien 1 va entraîner une modification du panier optimal, donc si


le prix du bien 1 augmente, le consommateur modifie ses choix et définit un nouveau pa-
nier optimal. On peut décomposer lʼeffet global, total, dʼune variation du prix du bien 1 sur
les quantités demandées de biens 1 et de biens 2 (X1 et X2) en un effet substitution et un
effet revenu. Donc, cela veut dire que lʼeffet total sur le bien 1, cʼest-à-dire les variations
de X1 = ES1 + ER1
ET2 = ∆X2 = ES2 + ER2

Lʼaugmentation du prix du bien 1 modifie le prix relatif du bien 1 (P1/P2). Si Pʼ1 > P1 alors
cʼest Pʼ1/P2 le nouveau prix relatif.
Lʼaugmentation du prix du bien 1 rend le bien 1 relativement plus cher, sous entendu le
bien 1 est devenu relativement plus cher que le bien 2.
Dans un premier temps, comme le bien 1 est devenu relativement plus cher, le consom-
mateur préfère consommer du bien 2 au lieu du bien 1, donc ils substitue les deux biens.
Par contre, le consommateur s'aperçoit que cette augmentation du prix du bien 1 corres-
pond à une perte du pouvoir dʼachat.
Lʼeffet revenu correspond à la variation de la demande, à la quantité demandée suite à la
diminution du revenu réel du consommateur.

Lundi 23 mars 2009

B/ Lʼapproche graphique

On retient la décomposition de John Hicks.


On part dʼune situation initiale
On considère des préférences normales
R = P1X1 + P2X2 ➢ DB1 : X2 = R/P2 − (P1/P2)X1
X1 = 0 ➢ X2 = R/P2
X2 = 0 ➢ X1 = R/P1

GRAPHIQUE 1

Afin dʼisoler lʼeffet substitution et lʼeffet revenu, on met en évidence une situation intermé-
diaire.

1°) Lʼeffet substitution

Lʼindividu enregistre lʼaugmentation du prix du bien 1, mais il veut conserver son utilité
constante, cʼest-à-dire que malgré lʼaugmentation du prix du bien 1, il veut maintenir son
niveau de satisfaction. Donc graphiquement, il enregistre que la pente de la droite des
budgets a augmenté. Donc notre consommateur sait que le bien 1 est devenu relative-
ment plus cher, mais on a dit quʼil veut maintenir son niveau de satisfaction, cʼest-à-dire
que graphiquement il veut se situer sur la courbe dʼindifférence Ū1.
Le prix de bien 1 étant devenu plus cher, il a diminué ses quantités et biens 1 mais il a
augmenté ses biens 2 pour rester sur la même courbe dʼindifférence.

2°) Effet revenu

Cʼest le passage de la situation intermédiaire à la situation finale.

37
Le signe de lʼeffet de substitution nʼa aucun effet, en effet, il joue en sens inverse du prix.
Le signe de lʼeffet revenu est indéterminé, et va dépendre de la nature du bien concerné.
Si on mesure lʼeffet dʼune augmentation de P1, si le bien 1 est un bien normal, lʼeffet subs-
titution sur le bien 1 est négatif, lʼeffet revenu est négatif sur le bien 1, et donc lʼeffet total
est négatif, car cʼest la somme des deux.
Si le bien 1 est un bien inférieur, lʼeffet de substitution est négatif, mais lʼeffet revenu est
positif, donc lʼeffet total est indéterminé, cʼest en fonction de la force dʼun des deux effets.
Si le bien 2 est un bien normal, alors lʼeffet de substitution est positif, lʼeffet revenu est né-
gatif sur le bien 2, donc lʼeffet total sur le bien 2 est indéterminé.
Si le bien 2 est un bien inférieur, lʼeffet de substitution est positif, lʼeffet revenu est positif,
donc lʼeffet total est positif.

Chapitre 5 : La production et le choix optimal du pro-


ducteur
On va étudier le comportement du producteur, ou de lʼentreprise, a prix donné, cʼest-à-dire
quʼon va analyser le comportement du producteur à prix donné, quʼil ne peut donc pas
modifier. En micro-économie, lʼentreprise se définit comme une unité technique où se pro-
duisent des biens et des services, quʼelle met en vente sur le marché. Lʼactivité de produc-
tion nécessite la combinaison de facteurs de production. Donc on appelle facteur de pro-
duction ou encore Inputs, les biens ou services utilisés pour obtenir des outputs, cʼest-à-
dire des quantités de biens produites. Alors il existe évidemment plusieurs facteurs de
productions, des matières premières, énergie, machine, terrain, bâtiment, travail humain,
donc ce sont tous les entrant qui, combinés, entraîne la production dʼun bien. Une combi-
naison productive est un processus mis en œuvre par un producteur qui consiste a asso-
cier, dans une certaine proportion, différents facteurs de production afin dʼobtenir une cer-
taine quantité de biens. Donc la toute première contrainte à laquelle est confrontée lʼen-
treprise est la contrainte technologique.

Section 1 : Lʼapproche technique de la production : fonction de production et


productivité

Les quantités produites dʼun bien dépendent des quantités de facteurs utilisées et de la
technique de production utilisée, cʼest-à-dire de la technologie.

I/ Facteurs de production et fonction de production

Les facteurs de production sont tous les biens et services utilisés pour fabriquer un autre
bien ou service.
Une première approche des facteurs de production suppose que lʼon considère la produc-
tion sur un certain laps de temps. Selon la période considérée, cʼest-à-dire la courte pé-
riode ou longue période, les facteurs pourront être ajustés plus ou moins rapidement par
les producteurs. A court terme, les capacités de production des entreprises sont considé-
rées comme constantes, mais une adaptation est tout de même possible. Certains fac-
teurs de production, notamment le travail, sont variables, à court terme. La courte période
est caractérisée par la présence de facteurs fixes et variables. A long terme, lʼentreprise
peut sʼadapter et donc faire varier librement tous les facteurs de production. Donc la lon-
gue période est caractérisée par la présence de facteurs de production variables, donc ce-
la veut dire que lʼentreprise peut les substituer.
La relation entre quantité de facteurs utilisés et niveau de production dépend de la techno-
logie disponible. Dans notre analyse, on considère que la technologie est donnée, cela
veut dire quʼon est a progrès technologique constant, on est dans un état donné de la

38
technologie, donc dans notre analyse, il nʼy a pas de progrès technique. Cela signifie que
les techniques de productions sont connues, et cette technologie est une contrainte puis-
quʼelle délimite les processus de production possibles. Dʼautre part, la technique de pro-
duction doit respecter le principe de non gaspillage. Donc cela signifie que lʼentreprise se
limite au processus de production techniquement efficient.
Dans notre analyse, pour simplifier, on ne va considérer que la fabrication dʼun bien est le
résultat de deux facteurs de production. Ces facteurs de production X1 (Quantité de fac-
teurs 1) et X2 (Quantité de facteurs 2) ou bien K (Quantité de fonction Capital) et L (Quan-
tité de fonction travail). Si on combine des facteurs de production pour fabriquer un bien,
cela signifie quʼil faut utiliser les deux facteurs. Par contre, ces deux facteurs de production
peuvent être plus ou moins substituables. On parlera de facteurs de production substitua-
bles lorsque la diminution des quantités dʼun facteur peut être compensé par lʼaugmenta-
tion des quantités de lʼautre facteur, pour produire le même niveau de production. Des fac-
teurs de production seront parfaitement substituables lorsquʼun facteur peut être complè-
tement remplacé par lʼautre.
La technologie peut imposer dʼassocier à une quantité donnée dʼun facteur une quantité
fixe de lʼautre facteur. Dans ce cas-là, on parlera de facteurs complémentaires. Les fac-
teurs de production sont utilisés dans des proportions fixées. Lorsque les biens et les fac-
teurs de productions sont parfaitement divisibles, ils peuvent varier de façon infiniment pe-
tite, donc on peut formaliser la relation entre quantités produites et quantités utilisées de
facteurs de production par une fonction de production.
Cette fonction de production est donc continue et dérivable sur son domaine de définition.
On va noter Y la quantité produite de biens.
On note X1 la quantité de facteur 1
On note X2 la quantité de facteur 2
Y = f(X1 ; X2)

La fonction de production représente la quantité maximale qui peut être obtenue à partir
de tout volume donné dʼinputs, la technologie étant donnée. Cette fonction de production
résume les contraintes techniques auxquelles fait face le producteur et elle est composée
des processus de production efficients. La forme générale de cette fonction de production
est croissante concave. Cela veut dire que les dérivées premières partielles sont positives
croissantes et les dérivées secondes sont négatives, cʼest-à-dire concave. La fonction
augmente de moins en moins vite.
On peut représenter graphiquement une fonction de production de court terme. A court
terme, il y a présence de facteurs fixes, et on considère que la quantité de facteurs 2 est
fixé a Xbarre2 donc la producton et le résultat de la combinaison Y : F(X1 ; X2) à volume
donné de X2, pour une augmentation de la production, il faut augmenter X1 (facteur 1).

GRAPHIQUE 2

La fonction de production délimite un ensemble de production, mais la courbe représente


le lieu géométrique de toutes les combinaisons productives efficaces. On dit que cʼest la
frontière des techniques de production efficace. Donc on se situera toujours sur la courbe.

II/ Productivités et rendement factoriel

On se place en courte période, donc on va étudier le rendement associé à un seul facteur


de production. La productivité totale dʼun facteur mesure la quantité de biens pouvant être
obtenus avec ce facteur, évidement à volume donné de lʼautre, cʼest-à-dire lʼautre facteur
étant considéré comme une constante.
Donc, si X2 = Xbarre2, la productivité totale du facteur 1 : PT1 = f(X1 ; Xbarre2)
Et pour X1 = Xbarre1, la productivité totale du facteur 2 : PT2 = f(Xbarre1 ; X2)

39
La productivité moyenne dʼun facteur mesure la quantité produite par unité de ce facteur, à
volume donné de lʼautre. Donc, à volume donné de facteur 2, la productivité moyenne de
facteur 1 est : PM1 = Y/X1 = f(X1 ; Xbarre2)/X1
A volume donné de facteur 1, la productivité de moyenne de facteur 2 est : PM2 = Y/X2 =
f(Xbarre1 ; X2)/X2

La productivité marginale dʼun facteur mesure la variation de la quantité produite de biens


consécutive à la variation dʼune unité de la quantité utilisée de ce facteur, a volume donné
de lʼautre facteur.

X2 = Xbarre2 ➢ Pm1 = ∆Y/∆X1


= (f(X1 + ∆X1 ; Xbarre2) − f(X1 ; Xbarre2))/∆X1

X1 = Xbarre1 ➢ Pm2 = ∆Y/∆X2


= (f(Xbarre1 ; X2 + ∆X2) − f(Xbarre1 ; X2))/∆X1

Dans le cas dʼune fonction de production continue et dérivable, la productivité marginale


du facteur 1 est la dérivée de la fonction de production sur la dérivée du facteur 1 (X1)
Pm1 = dY/dX1 = fʼX1
La productivité marginale du facteur 2 est la dérivée de la fonction de production sur la dé-
rivée du facteur 2 (X2)
Pm2 = dY/dX2 = fʼX2

Donc la productivité marginale mesure la productivité de la dernière unité de facteur utili-


sée.
∆X1 ➢ ∆Y? Xbarre2
∆X2 ➢ ∆Y? Xbarre1
Elle mesure ce que vaut une unité supplémentaire de facteur en terme dʼoutput.
Elle mesure ce que rapporte une unité de facteur supplémentaire en terme de bien.ctz

40
I/ Les droites dʼisocoût
Pour effectuer son choix sur les facteurs de production le producteur doit connaître ce que lui
coûte l’utilisation des deux input. On se place dans le cas de deux facteurs substituables
1/ Définition et représentation graphique
A p1 et p2 donné le coût de production représente la somme de l’utilisation des deux facteurs
de production.
CT = p1x1 + p2x2 c’est qu’on appelle l’équation du coût le coût des facteurs.
Une droite d’isocoût représente l’ensemble des combinaisons d’input 1 et 2 qui conduisent au
même coût de production c’est à dire à la même dépense.
Pour un niveau de coût donné CT on a CTb = p1 x1 + p2x2. On peut représenter cette droite
dans le plan des facteurs

P1/P2 = Prix relatif du facteur 1 prix d’une unité de facteur 1 en fonction de facteur 2 sur
la courbe.
SCAN1

COPIER SUR LE COUR DE MICKAEL LES FORMULES.

B/ Modification et déplacement de la droite dʼisocoût


Si les prix relatifs se modifient il y a modification de la pente de la droite d’isocoût. Par
contre si les prix varient de façon simultanée et proportionnelle la pente ne se modifie pas.
Si la structure des prix varie la droite d’isocoût pivote autours de l’ordonnée de l’origine ou de
l'abscisse à l’origine selon une modification de P1 et de P2.
SCAN2
Il existe une infinité de droite d’isocoût dans le plan des facteurs correspondant à différents
niveau de dépense possible.
Pour des prix P1 et P2 constants il existent une infinité de droite d’isocoût parallèles. PLus on
s’éloigne de l’origine plus…
Un déplacement parallèle de la droite d’isocoût signifie d’une part que les prix relatifs ne va-
rient pas donc la pente est la même et d’autre part un niveau de coût différend.

II/ La minimisation du coût et fonction de demande conditionelle de facteur.


L’objectif principal du producteur est de maximiser le profit, or le profit c’est la recette totale
moins le coût totale, donc ce que cherche à faire le producteur c’est de maximiser cet écart. On
considère que le producteur désire produire une certaine quantitée d’output et compte tenu de
cette contrainte sur le niveau de production la combinaison optimale de facteur sera celle qui
assure le niveau de dépense le plus bas possible pour produire cette quantitée d’output.

41
Donc le calcul du producteur consiste à minimiser le cout total sous contrainte du niveau de
production donné :
CT = p1x1 =P2x2 sc yb = f(x1,x2).
Graphiquement l’ensemble des combinaisons de facteurs 1 et 2 qui permettent de produire yb
est représenté par une isoquante.
Parmis toute ces combinaons de facteurs : il faut déterminer la plus effecicace c’est à dire la
moins cher. C’est à dire celle qui coûte le moins possible.
Graph 3
Sur ce graphique on peut aussi représenter différentes droite d’isocoût (c’est à dire différents
niveau de dépenses possibles).
Donc la combinason * doit se situer sur l’isoquante de niveau yb et sur la droite d’isocoût la
plus basse possible.
Les combinaisons A et B sont-elles des solutions optimales ? Lorsque je suis sur A le producteur
peut fabrique Yb avec un coût plus bas. Donc il n’a pas intérêt d’utiliser la combinaison pro-
ductive C.
Lorsque je suis sur B qui est caractérisé par une utilisation plus intensive de facteur 1, mais en
utilisant la combinaison D je peux produire Yb à un coup plus faible.
La combinaison optimale est celle pour laquelle isoquante et droite d’isocoût sont tan-
geantes. Si elles sont tangeantes le producteur ne peut pas produire Y a un prix plus bas.
Si droite d’isocoût et isocoampe sont teangeantes cela veut dire qu’elles se coupent. Donc à
l’équilibre TMST = P1/P2
Le TMST c’est la valeur relative du facteur 1 en fonction du prix du facteur 2. A l’équilibre le
producteur compare la valeur relative du facteur 1 au prix relative du facteur 1.
Si le TMST est inférieure au prix relatif le producteur aura intérêt à diminué .

Au point A on a

Le comportement du producteur est tel qu’il veut minimiser la dépense sous contrainte du ni-
veau de production CT = p1x1 +p2x2 sous ocndition y = f(x1,x2)
Condition d’optimabilité = TMST P1/P2
y = f(x2 , x1)

Donc on a P

Les quantités optimales de facteur 1 et 2 déterminés par ce programme de minimisation du


coût représentent les fonctions de demande conditionnelles de facteurs.
Donc en fait x1* est une fonction de demande qui dépend de P1 P2 et de Y. Les quantités de
facteurs sont exprimés en fonction de la quantité produite.

42
III/ Modification de lʼéquilibre du producteur et sentier dʼexpansion de lʼéquili-
bre.
L’équilibre du producteur peut se modifier si la structure du prix des facteurs se modifie. L’équi-
libre du producteur peut se modifier aussi si le producteur décide aussi d’une nouvelle quantité
d’output à produire. Enfin l’équilibre du producteur peut se modifier si ses ressources financiè-
res varient.
Chaque point tangeance d’une isocampe et d’une droite d’isocoût est le résultat d’un pro-
gramme d’une minimisation du coût, le sentier d’expansion de l’entreprise est le lieu
géométrique des combinaisons optimales d’input. Le long de ce sentier les prix des facteurs
sont constants et le niveau de production évolue.
Graph4
Toute entreprise rationelle ne choisira que des combinaisons se situant sur ce sentier. A noter
que dans le cas ou les fonctions de productions sont homogènes le sentier d’expansion est une
droite.
On peut déterminer son équation dans le plan des facteurs, et pour la déterminer on fait :
TMST = P1/P2

Par exemple on considère une entre prise :


Recopier l’exemple sur mickael.
L’utilisation des facteurs de production est à l’origine d’un coût le coût des facteurs. Et l’en-
treprise recherche la dépense minimum pour produire un niveau d’output. Donc il est possible
d’associer à chaque niveau de production un coût minimum. On passe du coût des facteurs au
coût de production c’est à dire au coût en fonction de la quantié produite.

43
Chapitre 6 : L’analyse des coût et la décision d’of-
fre de l’entreprise
L’offre de l’entreprise associe la quantité produite d’output au prix de vente de l’output sur le
marché. Donc si je note Y la quantité d’output elles est fonction de p le prix de vente du bien
sur le marché.

Section 1 : Lʼanalyse des coûts de production.


Le programme de minimisation du coût permet de déterminer les fonction de demandes con-
ditionelles de facteurs. Donc pour toute valeur de y, donc pour tout niveau de production on
peut déterminer la combinaison optimale d’input.
Chaque point du sentier d’expansion donne le coût minimum associé à un niveau de produc-
tion donné.
Graph 5 :
La fonction de coût total associe compte tenu du prix des facteurs le coût minimum de pro-
duction à la quantité produite.
Cette fonction est nottée CT(y) :
• La fonction de coût total est construite à partir de la fonction de production donc cela veut
dire que sa forme va dépendre des rendements de production. Elle se construit à partir du
programme de minimisation du coût.
Recopier formule sur la fueille de Mickael.

I/ Typologie des coûts de productions.


A chaque fois on va distinguer le court-terme du long terme.
A/ Le coût total de production
A court terme le coût total de production se décompose en coût fixe et en coût variable. A
court terme la présence d’un facteur fixe entraine des coûts fixes de production.
Ce qu’on appelle un coût fixe c’est un coût indépendant de la quantité produite. Les coûts va-
riables dépandent de la quantité produite. Si y=0 il n’y a pas de coûts variables mais on supporte
quand même les coûts fixes.A long terme tous les coûts sont variables.

B/ Le coût moyen de production


C’est le coût par unité produite ou encore le coût unitaire de production. C’est ce que coût en
moyenne la production d’une unité de bien. C’est donc :

A long terme c’est donc :

CM(y) = cout fixe moyen + coût variable moyen.

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Lorsque la quantité de produits augment le coût fixe moyen diminue et pour le coût variable
tout va dépendre de la productivité moyenne du facteur.

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