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Avec l’avènement de l’internet et l’avancée technologique sont apparus de nouveaux systèmes

monétaires, différents des systèmes monétaires fiduciaires. Ces nouveaux systèmes monétaires sont
devenus numériques et virtuels. La Banque Centrale européenne définit comme suit ce qu’est la
monnaie virtuelle : « type de monnaie numérique non réglementée, qui est émise et généralement
contrôlée par ses créateurs, et usée et acceptée parmi les membres d’une communauté virtuelle
spécifique »8 . La monnaie virtuelle est par conséquent une monnaie électronique, c’est-à-dire qui
s’échange par voie électronique à travers internet.

L’idéologie principale qui mena à la création de ces monnaies numériques et chiffrées, appelées
cryptomonnaies, découle du mouvement libertarien dont l’un des buts est de diminuer le plus possible
les pouvoirs de l’État, En effet, à la suite de 2007, la défiance à l’égard du système financier mondial et
des États, qui protègent et tentent de sauver les banques, devient de plus en plus grande10 11. Au point
que certains se disent qu’ils vivent dans un monde très opaque où la collusion entre gouvernements et
entreprises financières se fait au détriment du peuple. Ces personnes ont pour ambition d’obtenir de
plus en plus de transparence et de moins en moins de contrôle de la monnaie au profit de la population
mondiale. Selon eux la monnaie fiduciaire est aux mains d’une élite financière et politique se souciant
bien peu de l’intérêt général et du bien-être des populations, qu’elles soient dans des pays développés
ou dans des pays sous-développés n’ayant pas accès au système bancaire.

le Bitcoin se base sur un système de transaction qui évite tout contact avec les institutions financières
qui sont elles-mêmes contrôlées par une autorité publique centrale à travers des règles prudentielles,
des conventions internationales comme Bâle I, II, III27. Ces transactions se font de manières cryptées, à
travers un système de signatures numériques contrôlées par des utilisateurs appelés mineurs Bitcoin, qui
prêtent de la puissance de processeur (CPU) pour vérifier et acheminer les transactions. De plus, à
travers le Bitcoin, les utilisateurs ont la possibilité de générer une nouvelle adresse Bitcoin par
transaction, ce qui les rend potentiellement très difficiles à retrouver. Cette forme d’anonymat est
d’ailleurs l’un des facteurs attractifs du Bitcoin, loin des yeux du « Big Brother » étatique et d’une
possible surveillance d’organes gouvernementaux.

Outre l’anonymat qui ne peut être que partiel28, il peut être très difficile pour un État de franchir
juridiquement ses frontières, qui sont les limites de sa souveraineté nationale, pour attaquer en justice
un utilisateur, une transaction ou un service de transfert d’argent situé hors de son territoire. Par sa non-
territorialité et sa décentralisation, le système du Bitcoin pose de sérieux problèmes en matière de
compétences territoriales
Le fonctionnement du bitcoin

1- Soit en acheter sur des plateformes spécialisées, en créant une portefeuille électronique qui
peut être soit sous formes d’un logiciel sur pc, une application sur tel….

Il suffit d’aller au site bitcoin.org