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FORMATION

 PROFESSIONNALISANTE  PRO/EXP3    GROUPE  1  

Sécurité  Industrielle  
Process  spécifique  raffinage  
Hassi  Messaoud  /  Centre  IAP  –  25 - 30  Avril  2015  
M.  Bertrand  MOUCHEL
Pétroles Bruts ‐ Coupes Pétrolières ‐
Produits Commerciaux

RC ‐ RA FIB ‐ 00017_A_F ‐ Rév. 14 ‐ 05/03/2015 ‐ Pétroles Bruts ‐ Coupes Pétrolières ‐ Produits Commerciaux

Sommaire
 Objectifs du raffinage
 Composition des pétroles bruts
 Propriétés des hydrocarbures
 Intervalles de température des produits pétroliers
 Rendement en coupes pétrolières donnés pour un pétrole brut
 Teneur en soufre des pétroles bruts et des coupes
 Problème posé par les coupes pétrolières
 Grandes opérations du raffinage
 Principaux critères de qualité des produits pétroliers
 Structure de la demande pétrolière en Europe
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 Marché intérieur
 Principaux sites de raffinage

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Objectifs du raffinage

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Caractéristiques générales d’une raffinerie

 Une raffinerie de 8 Mt/an, c’est :


• 500 à 650 MW d’autoconsommation dont 5 à 8 % du brut traité
• 1000 tonnes/heure de pétrole brut (8 Mt/an ou 0,16 Mbbls/j)
• 35 000 m3 de supercarburant et de gazole par semaine
• Une vingtaine d’unités de fabrication
• 2 Mt de stockage/production stratégique
• Un grand arrêt entretien tous les 4/5 ans
• Une autorisation de fonctionner pour 10 ans
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• Des tuyauteries par milliers de kilomètres

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Conversions barils/tonnes

Commentaires sur la diapositive précédente
 Les transactions pétrolières se mesurent en barils/jour ou tonnes/an

• 1 baril = 42 gallons américains = 159 litres (exactement 159,9873 litres) ‐ Le sigle bbl signifie “blue barrel”
ou “baril” en abrégé.

• En raffinerie, la capacité des unités de traitement s’exprime en “BPSD” pour “Barrels Per Stream Day” =
nombre de barils par jour que l’unité peut traiter après déduction des jours d’arrêt pour entretien

• Règle du pouce : 1 baril/jour  50 tonnes/an (densité ~ 0,94)

• 1000 tonnes/heure = 1000/0,85 = 1180 m3/h = 1180 x 1000 x 24/159  180,000 BPSD (pour 160,000 BPSD
avec la règle précédente)

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Vue du ciel

TOTAL - Donges

50 km de Nantes
Capacité 11 Mt/an
2ème en France (20 %)
Construite en 1917
3,5 km2
600 employés
1100 tankers/an
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Composition des pétroles bruts

 Aspect des pétroles bruts : liquides plus ou moins visqueux de


couleur brun à vert foncé
 Constitués d’hydrocarbures

Carbone : C Hydrogène : H

84 à 87 % masse 11 à 14 % 
masse

 Carbone et hydrogène sont des éléments combustibles. Ils se


combinent avec l’oxygène de l’air en libérant de grandes quantités
d’énergie.
C CO2 Énergie  Énergie 
+

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mécanique OU thermique
H H2O
(carburant) (combustible)
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Composition des pétroles bruts

Commentaires sur la diapositive précédente
 LES PÉTROLES BRUTS se présentent sous la forme de liquides plus ou moins visqueux dont la couleur varie du brun
au vert foncé.

 Ils sont principalement constitués d'HYDROCARBURES, c'est‐à‐dire de corps composés de CARBONE et


d’HYDROGÈNE.

 Carbone et hydrogène font toute la valeur des pétroles bruts car ce sont des éléments combustibles. Ils se
combinent à l'oxygène de l'air en libérant de grandes quantités d'énergie que l'on peut récupérer sous forme
d'énergie mécanique (CARBURANT) ou d'énergie thermique (COMBUSTIBLE).
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Composition des pétroles bruts

 Les pétroles bruts renferment aussi d’autres éléments chimiques


 Ces éléments sont considérés comme des impuretés : il s’agit surtout du soufre
mais aussi de l’azote, de l’oxygène et de certains métaux comme le nickel et le
vanadium

CARBONE 84 à 87 % masse  
HYDROGÈNE 11 à 14 % masse

SOUFRE 0,04 à 6 % masse

AZOTE 0,1 à 1,5 % masse

OXYGÈNE 0,1 à 0,5 % masse

MÉTAUX 0,005 à 0,015 % masse soit 50 à 150 g/t
(dont 75 % de Vanadium)

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 Les pétroles bruts contiennent aussi des sédiments, de l’eau et des sels
minéraux :
• eau et sédiments : 0,1 à 0,6 % volume
• sels minéraux : 20 à 200 g/t
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Composition des pétroles bruts

Commentaires sur la diapositive précédente
Un certain nombre d'hydrocarbures présents dans les pétroles bruts renferment en plus du carbone et de
l'hydrogène d'autres éléments chimiques.
 Ces éléments supplémentaires sont considérés comme des impuretés : il s'agit surtout du SOUFRE mais aussi de
l'AZOTE, de l’OXYGÈNE et de certains métaux comme le NICKEL et le VANADIUM.
 Les PÉTROLES BRUTS sont aussi accompagnés d'impuretés provenant du gisement ou du transport. Il s'agit de
sédiments : sable, débris divers, rouille, d'eau et de sels minéraux.
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Propriétés des hydrocarbures

 Température d’ébullition sous pression atmosphérique

 Densité à l’état liquide à 15⁰C (d415) en relation directe avec la


structure de la molécule

 Exemple d’un hydrocarbure appartenant à la famille des


paraffines
Nom : HEXANE
Formule :  C6H14 (6 carbones et 14 hydrogènes)
Température d’ébullition : 69⁰C
Densité à 15⁰C : 0,664
Hydrocarbure présent dans : essence

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Commentaires
 Les propriétés des produits pétroliers dépendent de leur composition chimique, c'est‐à‐dire de la nature des molécules
d'hydrocarbures qui les composent.
 Deux propriétés très importantes des hydrocarbures : TEMPÉRATURE D'ÉBULLITION sous pression atmosphérique (teb) et DENSITÉ À
L'ÉTAT LIQUIDE à 15⁰C (d15) sont en relation directe avec la structure de la molécule d'hydrocarbure.

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Les hydrocarbures : la famille des n‐paraffines
Nombre de
État physique
carbones à 15°C - 1 ATM

Méthane C1 C H4 teb = - 161,5°C

Éthane C2 C 2H 6 teb = - 89°C

GAZ
Propane C3 C 3H 8 teb = - 42°C d15 = 0,505

Butane C4 C4H10 teb = - 0,5°C d15 = 0,585

Pentane C5 C5H12 teb = + 36°C d15 = 0,631

Hexane C6 C 6H14 teb = + 69°C d15 = 0,664

Heptane C7 C7H16 teb = + 98°C d15 = 0,688


LIQUIDE
Octane C8 C8H18 teb = + 126°C d15 = 0,707

Nonane C9 C9H20 teb = + 151°C d15 = 0,722

teb = 287°C
Hexadécane C 16 C16 H34
t fusion = + 18 °C
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C 20 teb = + 344°C
Eicosane C 20H42
t fusion = +36°C SOLIDE
D CHI 132 A

Triacontane C 30 teb = + 450°C


C30H 62
t fusion = +66°C

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Les hydrocarbures : la famille des n‐paraffines

Commentaires sur la diapositive précédente
Pour la famille des PARAFFINES, qui représente une part notable des hydrocarbures des pétroles bruts, la planche ci‐
dessus illustre la liaison entre structure de la molécule et propriétés des paraffines.
 Ces hydrocarbures paraffiniques se distinguent entre eux par la longueur de la chaîne hydrocarbonée. On les
repère habituellement par le nombre d'atomes de carbone présents dans la chaîne : le C1 est en conséquence le
méthane, le C4 le butane et le C8 l'octane.
 On constate qu'avec l'accroissement du nombre d'atomes de carbone dans la molécule
• la d15 augmente
• la température d'ébullition s'élève

 À 15⁰C sous la pression atmosphérique


• les quatre premiers hydrocarbures paraffiniques C1, C2, C3, C4 sont gazeux
• les suivants de C5 à C15 sont liquides
• à partir de C16 ils sont ensuite solides

 L'appartenance des hydrocarbures aux différents produits pétroliers est conditionnée par leur température
d'ébullition qui apparaît donc comme une propriété extrêmement importante.

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Hydrocarbures des pétroles bruts ‐ Variété des composés
Température
d'ébullition

0°C
C4 n-butane
Isobutane
(isoparaffine) 2 C4 à
(n-paraffine) – 12°C

d15 = 0,664 d15 = 0,658 d15 = 0,783 d 15 = 0,884


45°C
C6 environ
10 C 6
à
80°C
n-hexane isohexane Cyclohexane Benzène
(n-paraffine) (isoparaffine) (naphtène) (aromatique)

n-paraffine naphtène ramifié


d15 liquide = 0,792 d15 liquide > 0,792

300°C
C2 0 Isoparaffines
Plus de
à
300 000 360°C
Aromatique C2 0
ramifié
Aromatique
condensé
(type conduisant
D CH 2064 A

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au coke)

Commentaires
On rencontre au sein des pétroles bruts DIFFÉRENTES FAMILLES D'HYDROCARBURES. La planche ci‐dessus montre ainsi 2 hydrocarbures
en C4, 10 en C6, plus de 300 000 en C20 parmi ceux existant dans les pétroles bruts. Ces chiffres augmentent si on tient compte d'autres
familles d'hydrocarbures générés par les procédés de raffinage.
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Intervalles de températures d’ébullition
et produits pétroliers

 Chaque produit pétrolier est constitué d’hydrocarbures


appartenant à un intervalle assez bien défini de températures
d’ébullition.

 Sommairement et en fonction des températures d’ébullition, on a


l’habitude de classer les produits pétroliers en quatre catégories
principales :
• les gaz : les C3 et C4 sont désignés par l’appellation GPL (Gaz de
Pétrole Liquéfiés)
• les carburants‐auto
• les produits intermédiaires : kérosène, gazole, …
• les produits lourds : fuels lourds, bitumes, …

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Commentaires
L’intervalle de température d’ébullition de chaque produit pétrolier est lié aux contraintes d'utilisation.

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Intervalles de températures d’ébullition
et produits pétroliers

 Pour les carburants‐auto (supercarburants) il faut :


• limiter les constituants trop volatils (teb < 0⁰C) : pertes, pollution
• limiter les constituants lourds non volatils (teb > 200⁰C) :
vaporisation difficile, encrassement moteur

C4 0⁰C

HYDROCARBURES
DES  C4 à C10 0 à 200⁰C
CARBURANTS
AUTO

C11 200⁰C
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Intervalles de températures d’ébullition
et produits pétroliers
Commentaires sur la diapositive précédente

 Par exemple, les CARBURANTS‐AUTO (essence auto et super carburant) répondent à l'intervalle 0‐200⁰C. Ils ne doivent pas, en effet,
se vaporiser trop facilement ce qui exclut une présence notable d'hydrocarbures normalement gazeux (teb < 0⁰C). Par ailleurs, la
bonne vaporisation dans le moteur, condition indispensable de la combustion, interdit la présence de composés difficilement
vaporisables à forte température d'ébullition. Cela justifie une température d’ébullition teb < 200⁰C.

 Parallèlement, l'intervalle de température d'ébullition correspond à une gamme de nombre d'atomes de carbone dans les
hydrocarbures qui constituent le produit. Pour les carburants auto l’intervalle (0‐200⁰C) correspond sensiblement aux hydrocarbures
C4‐C11.
Carburants‐auto
intervalle de température d'ébullition 0⁰C‐200⁰C
soit C4 ‐ C11

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Intervalles de températures d’ébullition et produits pétroliers
‐ 200⁰C
GNL C1
GAZ

‐ 100⁰C
GPL PROPANE COMMERCIAL C3
CARBURANT BUTANE COMMERCIAL
C4 0⁰C
NAPHTA C5
ESSENCES

POUR CARBURANTS
PETROCHIMIE + 100⁰C
C8
AUTO
C11 + 200⁰C
JET A1
GAZOLE
PRODUITS 
INTERME‐

C13
DIAIRES

GAZOLE NON ROUTIER
FIOUL + 300⁰C
C20
DOMESTIQUE
C25
+ 400⁰C
PARAFFINES

C35 + 500⁰C
PRODUITS LOURDS

FIOULS
HUILES DE BASE

C55 + 600⁰C
LOURDS
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BITUMES
CIRES

Températures d’ébullition 
et nombre d’atomes
PRODUITS de carbone
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Intervalles de températures d’ébullition et produits pétroliers

Commentaires sur la diapositive précédente

 Pour le GAZOLE MOTEUR ou le FUEL OIL DOMESTIQUE la frontière supérieure de l'intervalle est voisine de 360⁰C
ce qui correspond à C20‐C24 selon le type d'hydrocarbure. Cette limite est imposée par les exigences de tenue au
froid car les hydrocarbures à plus haute température d'ébullition risquent de cristalliser aux températures
habituelles d'utilisation. Gazole moteur et fuel‐oil domestique sont en effet utilisés sans dispositifs de
réchauffage.

 Les FUELS LOURDS, les BITUMES constitués d'hydrocarbures à nombre d'atomes de carbone élevé doivent être
maintenus réchauffés pour rester liquide.

 L’ensemble des intervalles de température d’ébullition des coupes pétrolières est schématisé ci‐dessus.

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Rendement en coupes pétrolières donné
par un pétrole brut

 Les pétroles bruts contiennent des centaines de milliers


d’hydrocarbures appartenant à différentes familles. Une analyse
constituant par constituant est donc impossible.

 On peut cependant, par distillation, connaître les quantités


d’hydrocarbures correspondant aux différentes températures
d’ébullition.

 Cette distillation est appelée la distillation TBP des pétroles bruts.


La distillation TBP permet de prévoir :
• les rendements en coupes pétrolières donnés par un pétrole brut,
chaque coupe correspondant à un intervalle de températures
d’ébullition
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• les qualités de ces coupes

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Rendement en coupes pétrolières donné
par un pétrole brut
Commentaires sur la diapositive précédente

 Le repérage des constituants du brut par leur température d'ébullition a conduit à qualifier cette distillation
d'analyse TBP (True Boiling Point). Elle permet de prévoir les rendements en coupes pétrolières et même, si
besoin est, les qualités de ces coupes.
Distillation TBP des pétroles bruts =
Séparation des hydrocarbures en fonction de leur température d'ébullition
et prévision des rendements en coupes pétrolières

 Les coupes pétrolières obtenues dans la première distillation du brut pratiquée en raffinerie — la distillation
atmosphérique — se caractérisent par des intervalles de température d'ébullition qui se rapprochent de ceux des
produits finis.

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Rendement en coupes pétrolières du brut ARABE LÉGER

Intervalles de teb (⁰C) Nom des coupes Rendements (% masse)

< 0⁰C Gaz (C4–) 1

Essence légère
0⁰C ‐ 80⁰C 5
(C5 ‐ C6)
Essence lourde
80⁰C ‐ 185⁰C 17
(C7 ‐ C11)
185⁰C ‐ 230⁰C Kérosène (C11 ‐ C13) 9

Gazole
230⁰C ‐ 360⁰C 27
C13 ‐ C20/25)

> 360⁰C Résidu atmosphérique 41
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Commentaires
Le tableau ci‐dessus montre le résultat du découpage en raffinerie du brut ARABE LÉGER (ARABIAN LIGHT).

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Qualité des bruts

Intervalle  Saharien Arabe léger Safaniyah


Nom de la coupe
teb (⁰C) % masse % masse % masse
< 0⁰C Gaz 3 1 2
0 ‐ 80 Essence légère 9 5 4
80 ‐ 185 essence lourde 24 17 11
185 ‐ 230 Kérosène 12 9 8
230 ‐ 360 gazole 27 27 20

> 360⁰C Résidu atmosphérique 25 41 55

Densité à 15⁰C 0,806 0,855 0,893


oAPI 44 34 27

oAPI Bruts légers : 0,800 à 0,830
= 141,5 ‐131,5

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Bruts moyens : 0,830 à 0,890
d15
Bruts lourds : 0,890 à 1,000
Commentaires
En fonction de leur origine les pétroles bruts offrent des RENDEMENTS différents en COUPES PÉTROLIÈRES.

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Échantillons de pétrole brut

Brut extra léger Brut léger : Mer du Nord
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Brut lourd : Venezuela Brut extra lourd : solide à 20⁰C
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Rendements en coupes pétrolières des pétroles bruts
Marché Pétrole brut Brent Arabe léger Safaniyah Boscan
en (Mer du
français saharien (Arabie (Arabie  Brut lourd
poids : Nord) Saoudite) (Venezuela)
Saoudite)
0 %
GAZ

20 % ESSENCES

40 %
PRODUITS 
60 % INTERMÉ‐
DIAIRES

80 %
PRODUITS 
LOURDS
100 %
Densité 0,806 0,837 0,855 0,893 0,995

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 API  141,5  131,5 44 37,5 34 27 10,7
d 15
4

Teneur en soufre (% masse) 0,2 0,3 1,7 2,8 5,27


R121*4
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Rendements en coupes pétrolières des pétroles bruts

Commentaires sur la diapositive précédente
 Les rendements sont regroupables par classes de produit : gaz, essences, produits intermédiaires et produits
lourds, et la planche ci‐dessus fait apparaître la relation entre les rendements offerts et la structure du marché
Français.
 Sur cette planche figure également les rendements d'un "Brut lourd Vénézuélien": le BOSCAN.
 On peut remarquer que la structure des rendements obtenus à partir d'un pétrole brut est liée à une propriétés
simple : la densité. Une faible densité conduit à des rendements élevés en produits légers et inversement une
densité plus élevée conduit à de forts rendements en produits lourds.

 La densité des pétroles bruts est souvent exprimée sous la forme d'une valeur en oAPI (degrés API).

 Cette caractéristique intervient de façon primordiale dans la fixation du prix du pétrole brut. Un brut à densité
faible (oAPI fort) a une structure de rendement plus adaptée au marché. Son prix est exprimé généralement en
dollar par baril (1 baril = 159 litres).
 La liaison entre densité et structure de rendement a conduit à classer les bruts en fonction de ce critère. On
distingue :
• les BRUTS LÉGERS à forts rendements en essences et produits intermédiaires : densité 0,800 à 0,830
• les BRUTS MOYENS : densité 0,830 à 0,890
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• les BRUTS LOURDS : densité 0,890 à 1,000

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Teneur en soufre des bruts et des coupes pétrolières

Teneur en soufre des coupes pétrolières
Saharien Arabe léger Safaniyah
Nom de la coupe
% masse % masse % masse
Gaz ‐ ‐ ‐
Essence légère 5 g/t 0,02 % 0,01 %

Essence lourde 10 g/t 0,04 % 0,03 %


Kérosène 50 g/t 0,10 % 0,22 %

Gazole 0,02 % 1,43 % 1,60 %

Résidu atmosphérique 0,34 % 3,1 % 4,4 %

BRUT 0,2 % 1,7 % 2,8 %

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BTS < 0,6 % MTS entre 0,6 et 2 % et HTS > 2 %
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Teneur en soufre des bruts et des coupes pétrolières

Commentaires sur la diapositive précédente
 La teneur en soufre de nombreux produits pétroliers est limitée à cause des problèmes de corrosion que peut
poser le soufre lors de l'utilisation du produit pétrolier ou bien à cause des problèmes de pollution
atmosphérique. Cela oblige bien souvent le raffineur à désulfurer les produits pétroliers issus du pétrole brut
pour les amener à respecter les spécifications et accroît donc les coûts de raffinage.

 Les bruts ont des teneurs en soufre qui varient en fonction de leur origine de 0,04 % à 6 % en masse.

 Le soufre se répartit dans les coupes pétrolières de la manière présentée dans le tableau ci‐dessus.

 Pour effectuer judicieusement les opérations de désulfuration, les raffineurs sont amenés à ségréguer les bruts
et les coupes au stockage. Ils distinguent généralement :
• les bruts BTS à Basse Teneur en Soufre < 0,6 %
• les bruts MTS à Moyenne Teneur en Soufre : 0,6 à 2 %
• les bruts HTS à Haute Teneur en Soufre > 2 %
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Propriétés de quelques composés sulfurés

Hydrogène  Mercaptans Sulfures et  Composés 


sulfuré disulfures thiophéniques
• Méthyl  • Diméthyl sulfure • Thiophène
mercaptan

teb = 6⁰C teb = 37⁰C teb = 84⁰C


C2H6S C4H4S
CH3SH
teb = – 60⁰C •Benzothiophène
• Ethyl mercaptan • Diméthyl disulfure
(DMDS)

H2S
teb = 35⁰C C2H6S2 teb = 109.6⁰C
C8H6S teb = 220⁰C

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•composé gazeux 
•corrosif 
C2H5SH •instables à la chaleur.
se décomposent en  •produits non acides 
•très toxique mercaptans •principaux 
•produits acides •produits non acides composés soufrés 
•malodorants •pas d’odeur désagréable dans les bruts
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Propriétés de quelques composés sulfurés

Commentaires sur la diapositive précédente
 Les COMPOSÉS SULFURÉS appartiennent à 4 familles :
• l'H2S, le plus volatile. Présent dans les bruts, il apparaît également en grande quantité dans les opérations
d'hydrodésulfuration. C'est un gaz extrêmement toxique
• les MERCAPTANS sont des produits acides et malodorants
• les SULFURES ET DISULFURES sont neutres, non corrosifs, mais relativement peu représentés dans les
bruts
• les COMPOSÉS THIOPHÉNIQUES à caractère aromatique constituent la plus grande part des composés
sulfurés des bruts et des coupes pétrolières
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Problèmes posés par les coupes pétrolières

 Aspect qualité
• Il faut améliorer la qualité des coupes pétrolières

 Aspect quantitatif
• Le marché des produits pétroliers est orienté de plus en plus vers
les carburants (carburant auto, gazole moteur, carburéacteur)
• Les pétroles bruts contiennent généralement trop de coupes
lourdes.
• Il faut transformer les coupes lourdes excédentaires en coupes
légères et intermédiaires

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Problèmes posés par les coupes pétrolières

Commentaires sur la diapositive précédente
 ASPECT QUALITATIF
• Constat : Les qualités des coupes pétrolières de distillation sont souvent éloignées de celles requises pour
les produits finis ou dans certains cas par les exigences des traitements sur catalyseurs.
• Des traitements d'amélioration de la qualité des coupes doivent donc être mis en œuvre.
• Il en est ainsi par exemple :
− des teneurs en soufre des essences, des gazoles qui sont souvent trop importantes
− des indices d'octane des essences
• En tout premier lieu le raffinage consiste donc à améliorer les caractéristiques de qualité des coupes issues
des pétroles bruts.
Première tâche du raffineur :
Améliorer la qualité des coupes pétrolières
 ASPECT QUANTITATIF
• Il n'y a généralement pas adéquation entre les rendements offerts par les pétroles bruts dans les
différentes coupes et les besoins du marché.
• D'une manière générale, le marché évolue en laissant une part croissante aux produits légers et
intermédiaires au détriment des produits lourds.
• Les pétroles bruts contiennent des quantités trop importantes de coupes lourdes et à long terme le
raffinage fera appel à des pétroles bruts de plus en plus lourds.
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• Les raffineurs doivent donc mettre en œuvre des installations de transformation des coupes lourdes
excédentaires en coupes légères et intermédiaires qui sont appelées unités de conversion.
Deuxième grande action du raffineur :
Convertir les coupes lourdes en coupes légères et intermédiaires

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Les grandes opérations du raffinage

Traitements de raffinage :
• Amélioration de la qualité des coupes
• Conversion des coupes lourdes excédentaires

Séparation 
par  Mélanges 
distillation des bases

PÉTROLES  Coupes BASES Produits 


pétrolières

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BRUTS finis

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Les grandes opérations du raffinage

Commentaires sur la diapositive précédente
 Tous les pétroles bruts traités dans une raffinerie subissent un PREMIER TRAITEMENT DE SÉPARATION qui
permet d'obtenir des coupes pétrolières dont les volatilités se rapprochent de celles des produits commerciaux.
 Ces coupes peuvent dans certains cas être utilisées directement pour rentrer dans la constitution des produits
finis mais le plus souvent elles sont destinées à alimenter les nombreuses UNITÉS DE TRANSFORMATION ET DE
CONVERSION que comportent les raffineries modernes : hydrotraitements, reformage catalytique, craquage
catalytique, hydrocraquage, viscoréducteur, etc.
 Les différentes unités de raffinage permettent, à partir des coupes pétrolières, d'obtenir des BASES qui ont des
caractéristiques bien particulières et qui sont donc stockées dans des réservoirs séparés.
 Un produit pétrolier commercial est constitué par le mélange en proportions judicieuses de différentes bases et
par l'incorporation d'additifs. L'expérience dans la pondération des caractéristiques des bases permet de
connaître les différentes proportions à utiliser pour le mélange.
 Le mélange est réalisé le plus souvent dans un réservoir de produit fini ce qui permet d'obtenir une bonne
homogénéisation et éventuellement de corriger un écart à la qualité recherchée.
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Constitution d’un supercarburant
Réservoirs de stockage des bases

ADDITIFS
BUTANE

Réservoir de produit fini
‐ contrôle qualité

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‐ expédition

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Constitution d’un supercarburant

Commentaires sur la diapositive précédente
 Exemple : constitution d’une essence :
• la constitution d'un supercarburant sans plomb peut être effectuée par exemple à partir de 6 bases
différentes comme le montre le schéma ci‐dessus
• le produit fini ainsi constitué est échantillonné et sa qualité est contrôlée par le laboratoire de la raffinerie
qui en autorise l'expédition.
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Principaux critères de qualité des produits pétroliers
Produits Critères de qualité
Signification
pétroliers principaux

Démarrage, reprises, encrassement


Volatilité
moteur
CARBURANTS‐AUTO
INDICES D'OCTANE Aptitude à une combustion
RON et MON sans cliquetis

Composition Sécurité
CARBUREACTEUR Pas de risque de détériration
Qualité combustion
JET A1 des turbines des réacteurs
Aptitude à rester liquide à
TENUE AU FROID
basse température

TENEUR EN SOUFRE Dépollution des moteurs Diesel

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Aptitude à rester liquide à
TENUE AU FROID
GAZOLE MOTEUR basse température
Qualité combustion dans
Indice de Cétane
un moteur Diesel
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Principaux critères de qualité des produits pétroliers

Produits Critères de qualité


Signification
pétroliers principaux

GAZ DE PETROLE
composition sécurité de fonctionnement des installations
LIQUEFIES

TENEUR EN SOUFRE Protection de l'environnement


FUELS LOURDS
Viscosité Qualité combustion

PENETRABILITE Dureté du bitume


BITUMES
RAMOLLISSEMENT Tenue en température

Viscosité Aptitude à lubrifier


Maintien de la viscosité
HUILES Indice de viscosité
en toutes conditions
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DE BASE
Tenue au froid Rester liquide à froid

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Structure de la demande pétrolière mondiale

% weight
100

Produits 
29,5 30,5 36 39 40 légers
GPL, naphta,
Carburants auto,..

30
50 31 Produits 
38 45 47 intermé‐
diaires
JET‐A1
Gazole moteur
40,5 FOD

38,5
0
26 16 Produits 

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13 lourds
Fuels lourds
1973 1980 1995 2009 2015/2020 Bitumes,…..

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Consommation mondiale de produits pétroliers
par habitant (en tonnes)

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Consommation intérieure de produits pétroliers en 2013
(en % masse)

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Demande Marché

% de la demande totale Demande totale, MM BPD


35% 120
30% 100
25%
80
20%
60
15%
40
10%
5% 20

0% 0
1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2015 2020
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Année
Carburant-auto Gazole Fuel lourd Demande totale

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Les 10 plus grandes raffineries au monde (en 2014)

© 2015 ‐ IFP Training
Source : Oil & Gas Journal ‐ RR003 – Décembre 2012
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Capacités de raffinage par compagnies (01/01/2014)

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Décembre 2013 Source : Oil & Gas Journal


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Situation pétrolière européenne 2013 (1/2)

Consommation
Production de  Importation de 
Mt/an Intérieure de 
pétrole brut pétrole brut
produits pétroliers
Allemagne 104,1 2,6 90,4
Belgique 22,3 ‐ 30,7
Danemark 6,9 8,7 4,7
Espagne 54,6 0,4 57,9
France 75,5 0,8 55,7
Grèce 10,4 0,01 19,4
Italie 50,6 5,4 58,4
Pays‐Bas 21,7 2,0 56,7
Portugal 9,8 ‐ 12,2
Royaume Uni 61,8 40,6 58,9
Suède 12,1 ‐ 16,8

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Union Européenne (27) 522 68,0 548
TOTAL Europe occidentale 573 154 573

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Situation pétrolière européenne 2013 (2/2)

Production de  Importation de  Exportation de 


Mt/an
raffineries produits raffinés produits raffinés
Allemagne 95,7 35,3 19,7
Belgique 30,7 25,7 23,9
Danemark 8,2 7,4 6,6
Espagne 60,5 14,3 18,5
France 52,7 42,5 21,7
Grèce 24,4 4,0 13,7
Italie 63,6 12,6 23,0
Pays‐Bas 49,6 89,2 100,9
Portugal 12,7 2,8 5,3
Royaume Uni 61,0 28,2 26,2
Suède 17,0 6,3 9,3
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Union Européenne (27) 573 317 316


TOTAL Europe occidentale 616 350 339

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Oléoducs et raffineries en Europe

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Marché intérieur carburants : France 2013 
Millions % de la Variation
consommation
de tonnes 2012/2013
Carburants totale de produits
par an pétroliers
%
Gaz liquéfiés GPL carburant - - -
Super 95-E10 2,1
Super sans plomb 95 3,7
Super sans plomb 98 1,3
Essences Total carburants auto 7,1 9,4 - 3,1

Essences aviation 0,02


Carburéacteur JET - A1 6,3 8,3 - 0,6
Gazole Gazole 34,2 45,3 + 0,1
Gazole non routier 4,4 5,8 + 7,9
Gazole Fioul domestique 1,2 1,5 + 0,1
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(environ 15% carburant


détaxé)

TOTAL 53,1 70,3


n.s. : non significatif dû au récent changement de nom de ces produits  Source C.P.D.P.
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Marché intérieur combustibles ‐ France 2013 

Millions % de la Variation
consommation
COMBUSTIBLES de tonnes totale de produits
2012/2013
par an pétroliers %
GAZ DE PETROLE LIQUEFIES 2,1 2,8 - 1,5

FUEL DOMESTIQUE (85%) 6,6 8,7 + 0,1


FUELS LOURDS 1,1 1,5 - 23,5
Dont
Industrie et divers 0,9
Centrales électriques 0,2

BRAIS et
0,9 1,2 - 25,3
COKE DE PÉTROLE

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TOTAL 10,7 14,1
Source C.P.D.P.

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Marché intérieur produits non énergétiques ‐ France 2013

Milliers Variation
Produit % de la consommation
de tonnes totale de produits 2012/2013
pétrolier par an
pétroliers
%
Essences
0,5 <1 - 18,1
spéciales
White spirit 82 <1 - 23,6
Bases
8 260 10,8 - 0,6
pétrochimiques
Pétrole lampant 197 <1 - 2,5

Paraffines et cires 19 <1 - 27,4

Huiles de base 598 0,8 - 5,4


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Bitumes 2 728 4,0 - 11,3

TOTAL 11 700 15,5 - 1,7


Source C.P.D.P.
RC ‐ RA FIB ‐ 00017_A_F ‐ Rév. 14 ‐ 05/03/2015 ‐ Pétroles Bruts ‐ Coupes Pétrolières ‐ Produits Commerciaux 49
Production des raffineries et consommation pétrolière française
40 Production brute totale : 58,2 Mt
Consommation totale : 75,5 Mt 
35 2013
30

25

20

15

10

0
FOD + 
gazole 
CARBAUTO JET Gazole BITU non  FOL LUB
routier
Production 9,4 4,2 21,0 1,9 4,6 6,9 1,1

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Consommation 7,1 6,3 34,2 2,7 7,8 1,1 0,6
Écarts + 2,3 ‐ 2,1 ‐ 13,2 ‐ 0,8 ‐ 3,2 + 5,8 + 0,5
Source C.P.D.P. 
‐ 17,3 Mt
RC ‐ RA FIB ‐ 00017_A_F ‐ Rév. 14 ‐ 05/03/2015 ‐ Pétroles Bruts ‐ Coupes Pétrolières ‐ Produits Commerciaux 50

Raffineries Françaises ‐ Capacités de distillation 2013
Dunkerque Dunkerque
Total – Fermée depuis 2010 SRD ‐ Raf huiles
Martinique
Le Lamentin  Port Jérôme
Gonfreville ExxonMobil
(Total
Total 
majoritaire) 11,7 Mt
12,3 Mt
0,8 Mt
Reichstett
Petit Couronne Petroplus
Grandpuits Fermée depuis 2011
Petroplus
Total
Arrêt de la production 
en janvier 2012 4,9 Mt
Donges
Total 
11,0 Mt Feyzin
Total
5,4 Mt

Raffineries huiles de base Fos /mer Berre


LyondellBasell
ExxonMobil
‐ Gonfreville 6,6 Mt 5,5 Mt
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‐ Port Jérôme La Mède
‐ Petit Couronne Lavera Total Source C.P.D.P.
Ineos 7,5 Mt
‐ Dunkerque
9,9 Mt 312
5
0 4
RC ‐ RA FIB ‐ 00017_A_F ‐ Rév. 14 ‐ 05/03/2015 ‐ Pétroles Bruts ‐ Coupes Pétrolières ‐ Produits Commerciaux 51
Caractéristiques principales
de quelques pétroles bruts

RC ‐ RA FIB ‐ 00018_A_F ‐ Rév. 3 ‐ 10/03/2015 ‐ Caractéristiques principales de quelques pétroles bruts

Sommaire

 Production de pétrole brut

 Propriétés de quelques pétroles bruts :


• du Moyen Orient
• de Mer du Nord
• d’Afrique du Nord / Ouest
• d’Amérique
• d’Asie
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RC ‐ RA FIB ‐ 00018_A_F ‐ Rév. 3 ‐ 10/03/2015 ‐ Caractéristiques principales de quelques pétroles bruts 1


Distribution des réserves prouvées en 1993, 2003 et 2013
(en % volume)

© 2015 ‐ IFP Training
RC ‐ RA FIB ‐ 00018_A_F ‐ Rév. 3 ‐ 10/03/2015 ‐ Caractéristiques principales de quelques pétroles bruts 2

Importations françaises de produits à distiller
(dont pétrole brut et condensats)

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Source C.P.D.P.
RC ‐ RA FIB ‐ 00018_A_F ‐ Rév. 3 ‐ 10/03/2015 ‐ Caractéristiques principales de quelques pétroles bruts 3
Propriétés de quelques pétroles bruts ‐ Moyen Orient
MOYEN ORIENT

Murban Zakhum lower Dubaï Iran léger Iran lourd Basrah light Kirkuk

Origine Abu Dhabi Abu Dhabi Dubaï Iran Iran Irak Irak

°API 39,60 40,16 31,25 33,8 31,0 33,7 36,2


15
D 0,826 0,824 0,869 0,856 0,871 0,856 0,844

%S 0,73 1,01 2,07 1,35 1,65 2,00 1,95


Point
d'écoulement -12°C -12°C -30°C -29°C -21°C -26°C -30°C
Viscosité 5,9 cSt à 10°C 6 cSt à 10°C 16,2 cSt à 10°C 10,6 cSt à 10°C 17 cSt à 10°C 15 cSt à 10°C 12,8 cSt à 10°C

0 G
G G G G G G

10 E/N E/N E/N


E/N E/N E/N E/N
150°C
20 150°C 150°C
150°C 165°C
150°C
165°C
30

K
K K GO
40 K
GO GO
GO K
K
GO K GO
50 GO 352°C
345°C
352°C
60 375°C
345°C

375°C VGO
70 375°C VGO
VGO
VGO
VGO

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550°C
80 VGO VGO 550°C 550°C 550°C
550°C

90

PC055C
550°C RSV RSV
550°C RSV RSV RSV
RSV

DP
RSV
100
1,6 % 3,09 % 4,36 % 3,2 % 3,4 % 4,7 % 5,8 %
Soufre Soufre Soufre Soufre Soufre Soufre Soufre

% volume
RC ‐ RA FIB ‐ 00018_A_F ‐ Rév. 3 ‐ 10/03/2015 ‐ Caractéristiques principales de quelques pétroles bruts 4

Propriétés de quelques pétroles bruts ‐ Moyen Orient
MOYEN ORIENT

Kuwait Oman Qatar North field Arab Arab light Arab heavy Souedie
marine condensate extra light Safaniya
Origine Kuwait Oman Qatar Qatar Saudi Arabia Saudi Arabia Saudi Arabia Syria

°API 31,4 33,34 32,50 55,72 37,7 33,9 28,0 24,1


15
D 0,869 0,858 0,862 0,755 0,836 0,855 0,888 0,909

%S 2,56 1,04 1,80 0,21 1,26 1,79 2,82 3,9


Point
d'écoulement -15°C -24°C -15°C — -34°C -43°C -34°C -30°C
Viscosité 10 cSt à 38°C 34,3 cSt à 10°C 17 cSt à 10°C 1,29 cSt à 10°C 5,8 cSt à 21°C 10 cSt à 21°C 37 cSt à 21°C 150 cSt à 10°C

0 G G G G G G
G G

E/N E/N
10 E/N E/N E/N
E/N E/N
150°C 150°C
20 150°C 165°C
165°C 165°C 165°C
E/N
30 K K
K
K GO GO GO
K K
GO K GO GO
40 GO
345°C
345°C 145°C 375°C
50
375°C
345°C

60 375°C 345°C

VGO VGO
VGO
70 VGO
VGO K VGO 550°C
VGO 550°C
© 2015 ‐ IFP Training

550°C
550°C
GO
80
550°C 550°C

RSV RSV
90 RSV RSV 550°C
DPPC055D

RSV
RSV
375°C
RSV
100 VGO
5,5 % 2,32 % 4,3 % 3,14 % 4,03% 5,9 % 6,97 %
Soufre Soufre Soufre Soufre Soufre Soufre Soufre

% volume
RC ‐ RA FIB ‐ 00018_A_F ‐ Rév. 3 ‐ 10/03/2015 ‐ Caractéristiques principales de quelques pétroles bruts 5
Propriétés de quelques pétroles bruts ‐ Mer du Nord
MER DU NORD FRANCE

Brent Forties Flotta Statfjord Ekofisk Sleipner Chaunoy


condensate
Origine UK UK UK UK-Norway Norway Norway Seine et
marne
°API 38,08 44,54 35,7 39,1 37,47 59,8 37,2
15
D 0,834 0,803 0,846 0,829 0,837 0,739 0,839

%S 0,38 0,20 1,14 0,22 0,202 0,02 0,13


Point
d'écoulement -3°C -15°C -6°C +6°C -6°C < -45°C —
Viscosité 7,1 cSt à 10°C 3,9 cSt à 10°C 31 cSt à 5°C 7,0 cSt à 10°C 9,8 cSt à 10°C 0,7 cSt à 20°C —

0 G G G G
G G

E/N
10 E/N
E/N E/N E/N
E/N
20 E/N 150°C

150°C 150°C 150°C


30
165°C
150°C K
GO
40
K K
GO GO K
50 K
K GO GO
GO
60
345°C 350°C
375°C
375°C 375°C
70

VGO

© 2015 ‐ IFP Training
375°C
80 VGO VGO
VGO VGO 180°C

VGO
550°C 550°C
K 550°C
90 550°C 550°C GO

PC056C
550°C RSV
RSV RSV
RSV RSV RSV

DP
375°C
100 VGO
1,25 % 1,06 % 2,23 % 0,77 % 0,63 %
Soufre Soufre Soufre Soufre Soufre

% volume
RC ‐ RA FIB ‐ 00018_A_F ‐ Rév. 3 ‐ 10/03/2015 ‐ Caractéristiques principales de quelques pétroles bruts 6

Propriétés de quelques bruts ‐ Afrique du Nord/Ouest
AFRIQUE DU NORD AFRIQUE DE L'OUEST

Sahara blend Zarzartine Es Sider Girassol Palanca Kole

Origine Algeria Algeria Libya Angola Angola Cameroon

°API 44,8 42,0 36,25 31,33 37,23 31,51


15
D 0,803 0,816 0,843 0,867 0,838 0,868

%S 0,15 0,08 0,44 0,33 0,18 0,35


Point
d'écoulement -29°C -12°C +6°C -6°C 9°C -9°C
Viscosité 3 cSt à 21°C 6,9 cSt à 10°C 10 cSt à 10°C 36,9 cSt à 10°C 7,6 cSt à 10°C 14,5 cSt à 10°C

0 G G G G G
G

E/N E/N
10 E/N E/N
150°C
E/N
150°C
20 E/N 165°C 150°C

30 165°C

165°C K K K
40 GO GO GO
K
50 GO K
GO
375°C
K
60 GO
375°C 375°C
345°C 375°C

70
VGO
345°C VGO VGO
© 2015 ‐ IFP Training

VGO
80 VGO
550°C
550°C 550°C
VGO 550°C
90 550°C
C059C

RSV RSV
550°C RSV
RSV RSV
DPP

100 RSV
0,51 % 0,19 % 1,15 % 0,75 % 0,47 % 0,90 %
Soufre Soufre Soufre Soufre Soufre Soufre

% volume
RC ‐ RA FIB ‐ 00018_A_F ‐ Rév. 3 ‐ 10/03/2015 ‐ Caractéristiques principales de quelques pétroles bruts 7
Propriétés de quelques bruts ‐ Afrique de l’ouest
AFRIQUE DE L'OUEST

Djeno Mandji Bonny light Forcados Qua lboe Oso condensate

Origine Congo Gabon Nigeria Nigeria Nigeria Nigeria

°API 27,36 29,54 35,36 30,43 36,4 47,40


15
D 0,890 0,870 0,848 0,873 0,843 0,791

%S 0,27 1,1 0,14 0,18 0,12 0,05


Point
d'écoulement 0°C +9°C -18°C -27°C +7°C +2°C
Viscosité 179 cSt à 20°C 72 cSt à 10°C 6,9 cSt à 10°C 17,4 cSt à 10°C 8,3cSt à 20°C 1,9 cSt à 20°C

0 G G G G G
G
E/N
E/N E/N
10 150°C E/N
150°C 150°C E/N

20 E/N
150°C
K
GO 165°C
30 K
GO
K
40 GO
375°C
K K 165°C

50 375°C GO GO

VGO
60 K
345°C GO
VGO
70 550°C 375°C
375°C

© 2015 ‐ IFP Training
550°C
80 VGO 345°C
VGO
RSV VGO
RSV
90 VGO

DPPC059D
550°C
550°C 550°C
RSV 550°C
100 RSV RSV RSV
0,39 % 2,33 % 0,55 % 0,56 % 0,40 %
Soufre Soufre Soufre Soufre Soufre

% volume
RC ‐ RA FIB ‐ 00018_A_F ‐ Rév. 3 ‐ 10/03/2015 ‐ Caractéristiques principales de quelques pétroles bruts 8

Propriétés de quelques pétroles bruts ‐ Amérique

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Propriétés de quelques pétroles bruts ‐ Asie et divers
ASIE OCÉANIE RUSSIE AZERBAIJAN

Daquing Shengli Bekapai Minas Tapis Gippsland Urals Azeri light

Origine China China Indonesia Indonesia Malaysia Australia Russia Azerbaijan

°API 33,3 24,2 43,2 35,3 45,5 48,7 31,8 34,8


15
D 0,859 0,909 0,809 0,848 0,799 0,785 0,866 0,851

%S 0,11 1,0 0,06 0,07 0,02 0,09 1,35 0,16


Point
d'écoulement +35°C +21°C -29°C +35°C +16°C -12°C -18°C -7°C
Viscosité 132 cSt à 50°C 8 cSt à 50°C 2,9 cSt à 10°C 12,4 cSt à 50°C 3,18 cSt à 20°C 1,7 cSt à 20°C 17,9 cSt à 10°C 11,9 cSt à 20°C

0 G G G G G G G G

E/N E/N
E/N N
E/N
165°C
10 165°C E/N
165°C

K E/N E/N 165°C


K GO 150°C
20 K
GO
GO E/N

30 345°C
150°C 165°C K K
345°C GO GO
40 375°C

165°C
50 VGO VGO
K 375°C
GO 375°C
60 VGO K
K GO
550°C 550°C GO
70 VGO
VGO
345°C

© 2015 ‐ IFP Training
550°C
80 345°C
550°C
RSV RSV
375°C RSV VGO 550°C
90 VGO RSV

DPPC070C
VGO
RSV
550°C 550°C 550°C
100 RSV RSV RSV
0,17 % 1,37 % 0,45 % 0,17 % 0,17 % 0,84% 2,78 % 0,43 %
Soufre Soufre Soufre Soufre Soufre Soufre Soufre Soufre

% volume
RC ‐ RA FIB ‐ 00018_A_F ‐ Rév. 3 ‐ 10/03/2015 ‐ Caractéristiques principales de quelques pétroles bruts 10
Principaux critères de qualité
et spécifications des produits 
pétroliers

RC ‐ PP CAC ‐ 00005_B_F ‐ Rév. 20 ‐ 10/03/2015 ‐ Principaux critères de qualité et spécifications des produits pétroliers

Sommaire

 Carburants auto

 Carburéacteurs

 Gazole moteur, fuel‐oil domestique

 Fuels lourds
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Spécifications des principaux produits pétroliers

 Chaque produit pétrolier commercial livré sur le marché doit


respecter des spécifications. Celles‐ci portent sur différentes
caractéristiques techniques du produit et sont de diverses
origines :
• administration nationale (spécifications administratives)
• professionnelles pour améliorer les spécifications administratives
(spécifications intersyndicales)
• européennes d’origine UE (normes européennes pour le
supercarburant et le gazole moteur)
• internationales (cas du Jet A1)

SUPERCARBURANT SANS PLOMB 95 : Norme Européenne EN 228
GAZOLE : Norme Européenne EN 590

© 2015 ‐ IFP Training
JET A1 : Aviation fuel quality requirements for jointly operated systems (AFQRJOS)
FIOUL domestique : Spécifications administratives et intersyndicales françaises

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Spécifications des principaux produits pétroliers

Commentaires sur la diapositive précédente
 Les exigences de qualité pour les produits mesurées par les essais normalisés se traduisent par des spécifications
:
• Spécifications douanières pour différencier les produits supportant des taxes différentes
• Spécifications administratives arrêtées par les pouvoirs publics et publiées au Journal Officiel : compromis
entre besoins utilisateurs et possibilités des raffineurs
• Spécifications intersyndicales : fixées par la chambre syndicale du raffinage du pétrole. Elles sont plus
sévères que les spécifications administratives
• Spécifications internes à un groupe pétrolier plus restrictives que les spécifications intersyndicales
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Spécifications des carburants auto
SUPERCARBURANTS SANS PLOMB 95  et SP 98 (Norme Européenne EN 228)
Supercarburant SP 95 ‐ E10

VOLATILITÉ COMBUSTION
INDICES D’OCTANE
Teneur en constituants légers IOR ou RON (essai à 600 tr/min) > 95 (SP95)
Distillation ASTM > 95 (SP95‐E10)
à 70⁰C plus de 20 % distillé (22 l’hiver) > 98 (SP98)
moins de 50 % distillé (48 l’été) IOM ou MON (essai à 900 tr/min) > 85 (SP95)
à 100⁰C entre 46 % et 71% distillé > 85 (SP95‐E10)
à 150⁰C plus de 75 % distillé > 87 (SP98)
Pression de vapeur (PVSE)
hiver entre 60 et 90 kPa
POLLUTION ‐ CORROSIVITÉ
été entre 45 et 60 kPa
Inter entre 45 et 90 kPa Corrosion lame de cuivre : 1 maxi

Teneur en constituants lourds Teneur en soufre : 10 g/t maxi depuis janvier 2009


Point final ASTM < 210⁰C Teneur en mercaptans: < 15 mg/kg
Résidu de distillation < 2 %
Teneur en benzène : 1 % vol maxi

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Teneur en aromatiques : 35 % vol maxi
STABILITÉ
Teneur en oléfines : 18 % vol maxi
Teneur en oxygène : 2,7 % masse max (SP95/SP98)
Teneur en gommes actuelles < 5 mg/100 cm3
3,7 % masse (SP95 ‐ E10)
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Problèmes d’utilisation des carburants liés à leur volatilité

Pertes
Risque de
vaporisation

Air
Essence
Pompe
sans plomb
Démarrage
à froid Réservoir
MOTEUR
Combustion
Encrassement Gaz
d'échappement
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D PPC 089 A

Pot catalytique

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Problèmes d’utilisation des carburants liés à leur volatilité

Commentaires sur la diapositive précédente
 Le carburant doit être suffisamment volatil pour :
• favoriser le démarrage à froid
• permettre une mise en action du moteur satisfaisante

 Il ne doit pas être trop volatil à cause :


• des risques de vaporisation dans les circuits d'alimentation à chaud
− calages
− redémarrage difficile après arrêt
• des pertes par évaporation

 Son point final doit être limité en raison :


• des difficultés de combustion des composés lourds
• des risques d'encrassement de la chambre de combustion
• des problèmes de dilution d'huile et d'usure moteur

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Spécifications des carburants‐auto : combustion
1er temps : 2e temps : 3e temps : 4e temps :
Admission Compression Combustion Echappement
entrée air + essence et allumage et détente sortie des gaz brûlés
Pression en bar

50
40 Pression maximale
Ouverture PMH : point mort haut
30 Allumage SOUPAPE PMB : point mort bas
20 Fermeture 3 ÉCHAPPEMENT
10 SOUPAPE
Combustion 4
ADMISSION
5
1 bar 1 2
Pression atmosphérique
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1
PMB PMB
PMH PMH PMH
Avance à
D ANA 063 A

Degrés du
l'allumage vilebrequin
0° 180° 360° 540° 720°
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Spécifications des carburants‐auto : combustion ‐ cliquetis

Combustion :
Développement de la combustion dans un
moteur à allumage commandé

Principe du moteur 4 temps
Cliquetis :

• les vibrations se traduisent par un 
bruit caractéristique : le cliquetis

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• le moteur chauffe

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Indices d’octane : mesure sur moteur CFR

HYDROCARBURES DE RÉFÉRENCE

ISO OCTANE  C8H18 RON = 100, MON = 100
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N‐HEPTANE C7H16 RON = 0, MON = 0
MOTEUR CFR

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Dépollution des moteurs à allumage commandé
par pot catalytique
Oxydation (brûlage) des imbrûlés :

CO + Oxygène                      CO2
HC + Oxygène                   CO2 + H2O

Réduction des NOx
NOx ‐ Oxygène                      N2 (azote)

Environnement du pot catalytique :

‐ contrôle du rapport air/essence

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‐ contrôle de la teneur en oxygène dans 
les gaz d’échappement (sonde lambda)

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Biocarburants ‐ Composés oxygénés

MÉTHANOL MÉTHYL TERTIO BUTYL ÉTHER
(alcool industriel)  MTBE
CH3 ‐ OH CH3 – O – C4H9

ÉTHANOL
(alcool de fermentation)  ÉTHYL TERTIO BUTYL ÉTHER
C2H5 ‐ OH ETBE
C2H5 – O – C4H9
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Biocarburants ‐ Composés oxygénés

Commentaires sur la diapositive précédente
 La disparition des additifs à base de plomb a conduit les raffineurs à rechercher des composés nouveaux, non
polluants pour les pots catalytiques, se mélangeant parfaitement avec les carburants‐auto et augmentant leurs
indices d'octane.
 Parmi ceux‐ci des composés oxygénés, les éthers notamment :
• le MTBE Méthyl Tertio Butyl Ether
• le ETBE Ethyl Tertio Butyl Ether
• le TAME Tertio Amyl Méthyl Ether
se sont rapidement imposés (de préférence aux alcools), pour les raisons suivantes :
• très bons indices d'octane RON et MON
• bonne miscibilité avec les bases carburants (taux limite d'incorporation en France 15 % en volume)
• peu de modification de la volatilité des carburants
• effet favorable de réduction des émissions polluantes des automobiles notamment d'oxyde de carbone
CO. Cette action positive est liée à la présence d'oxygène : 15 % volume de MTBE dans un carburant
correspondant à 2,7 % poids d'oxygène
 L’inconvénient de ces produits est leur prix ; celui du MTBE est de 20 à 50 % plus élevé que celui du super auquel
on l'incorpore.

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Carburants auto : incorporation de composés oxygénés
Super 
MTBE ETBE TAME MÉTHANOL ÉTHANOL 
carburant

Formule C4‐C10/11 C4‐O‐C C4‐O‐C2 C5‐O‐C C‐OH C2‐OH

Masse volumique
725‐780 746 745 750 796 794
à 15⁰C (kg/m3)
Température  30‐190 55,2 72,8 84,5 64,7 78,3
d’ébullition (⁰C)
Pression de vapeur 0,32 (seul) 0,16 (seul)
0,45 à 0,9 0,55 0,40 0,1 3,7 2
(bar) (en mélange) (en mélange)
Pouvoir calorifique
PCI en kJ/kg 32020 26620 26010 27375 15870
21285
PCI en kJ/l 23695 19859 20048 20531 12632
16900
71
PCI/l relatif 100 84 85 86 53

RON 95 118* 117* 114* 126* 120*


MON 85 101* 101* 100* 96* 99*
sensibilité 10 17 16 14 30 21
Taux limite (%vol)
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22 % 22 % 22 % 3 %(1) 5 %(1)


SP95 et SP 98

SP95 – E10 22 % 22 % 22 % 3 %(1) 10(1)

* Indices d’octane en mélange  (1) ajouts d’agents stabilisants
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Biocarburant superéthanol E85

 Véhicules FLEXFUEL

 Origine de l’éthanol : blé, maïs, betterave, canne à sucre

 Production mondiale d’éthanol : environ 70 millions de tonnes en


2011 dont 75 % pour la carburation (90 % en Amérique : USA, 1er
producteur mondial à partir de maïs et Brésil, 2ème producteur
mondial à partir de canne à sucre)

 Consommation (en litres/100 km) = + 30 % environ

 Intérêt : réduction des émissions de GES mais problème de


compétition dans l’utilisation des terres cultivables

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 Avenir : Biocarburants dits de deuxième génération produits à
partir de matières végétales non alimentaires

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Biocarburant superéthanol E85

Commentaires sur la diapositive précédente
 On appelle SUPERÉTHANOL E85 un carburant contenant jusqu'à 85 % d'éthanol d'origine agricole et le
complément en supercarburant sans plomb.

 Les véhicules conçus pour utiliser le E85 peuvent fonctionner également avec n'importe quel mélange de E85 et
de super sans plomb. Ils sont dits FLEXFUEL (à carburant modulable).

 L'éthanol d'origine agricole est obtenu à partir de blé, de maïs, de betterave et, notamment au Brésil, à partir de
canne à sucre.
• La production mondiale d'éthanol en 2005 était de près de 40 millions de tonnes dont 75 % pour la
carburation (1/3 au Brésil et près d'un tiers aux Etats‐Unis).
• Consommation: + 30 % environ compte tenu du pouvoir calorifique inférieur de l'éthanol.
• L'intérêt de l'éthanol est de limiter les émissions de gaz à effet de serre mais la concurrence ainsi créée
avec la production de matières alimentaires ne va pas sans poser de problèmes.

 L'avenir semble être plutôt aux biocarburants dits de deuxième génération produits à partir de matières
végétales non alimentaires.
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Carburants alternatifs : les principales filières
de production

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Production mondiale de biocarburants (en Mtep)

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Source : BPSR ‐ Juin 2014

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Principales spécifications des carburéacteurs (1/2)

> 38⁰C
POINT D’ÉCLAIR Abel
VOLATILITÉ Sécurité et pertes
Distillation ASTM Point final < 300⁰C

Pouvoir calorifique < 42 800kJ/kg
Contenu énergétique du 
Carburant ‐ Rayon d’action
COMBUSTION
Point de fumée > 25 mm
Limiter le rayonnement  de la flamme en 
garantissant un rapport H/C minimum

< – 47⁰C
POINT DE DISPARITION
Aptitude à rester liquide à 
DES CRISTAUX basse température
TENUE AU

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FROID
Viscosité < 8 cSt à – 20⁰C
Pulvérisation aux brûleurs

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Principales spécifications des carburéacteurs (2/2)

ESSAIS DE CORROSION Limiter la teneur en 
composés corrosifs
POLLUTION
CORROSIVITÉ Lame de cuivre 1 maxi
Teneur en soufre < 0,3 % masse
Teneur en mercaptans < 0,003 % masse

Teneur en gommes actuelles < 7 mg/100 ml
Éviter la formation de 
produits encrassants

STABILITÉ
∆P < 25 mmHg
Stabilité thermique (JFTOT Cotation tube < 3 max
à 260⁰C) Ne pas subir de dégradation 
sous l’effet de la température
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Commentaires
 Autres critères qualité des carburéacteurs :
• Conductivité électrique
• Lubricité
• Additifs

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Spécifications du carburéacteur : combustion

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Pouvoir calorifique Point de fumée
Contenu énergétique du carburant Limiter le rayonnement de la flamme en
Rayon d’action imposant un rapport H/C minimum
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Carburéacteur : transfert et chargement

Microfiltre Bac de réception


2 m Préfiltre 25 000 m3
Séparateur 20 m Pompe
d'eau 500 m3/h Pipeline

Pompe Additifs Bac d'expédition Microfiltre 2 m


doseuse 40 000 m3 Séparateur
Pompe
d'eau
300 m3/h

M.F.S.
2 Vanne régulatrice
Oléoprise de pression
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D PPC 091 A

Compteur

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Principales spécifications du gazole et du fioul domestique
Gazole ‐ couleur naturelle jaune pâle
Fioul domestique ‐ couleur rouge
Le gazole répond aux exigences de la norme Européenne EN 590

> 55⁰C
POINT D’ÉCLAIR sécurité

VOLATILITÉ Température 95 % distillé      360⁰C maxi 
Distillation ASTM
(pour GOM) 
% volume distillé à 250⁰C      < 65 %
%volume distillé à 350⁰C       > 85 %

INDICE DE CÉTANE GOM 
Indice de cétane mesuré  > 51
Indice de cétane calculé   > 46
COMBUSTION FOD

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Indice de cétane mesuré   > 40          

Aptitude à la combustion dans un moteur DIESEL

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Principales spécifications du gazole et du fioul domestique
Gazole ‐ couleur naturelle jaune pâle
Fioul domestique ‐ couleur rouge
Le gazole répond aux exigences de la norme Européenne EN 590

La norme Européenne prévoit 6 classes de TLF pour les climats tempérés (A à F) et 
5 pour les climats arctiques (0 à 4)
La France utilise 2 classes « climat tempéré (classes B, E).
TENUE AU 
Température limite de filtrabilité Point de trouble
FROID Gazole < ‐ 15⁰C l’hiver, < 0⁰C l’été Gazole < ‐ 5⁰C l’hiver / + 5⁰C l’été
Fioul Domestique < – 4⁰C Fioul Domestique < +2⁰C

Empêcher les bouchages par des cristaux de paraffines

Gazole
TENEUR EN SOUFRE
Maxi 0,001% masse soit 10 g/t (depuis le 
POLLUTION 01/01/2009)
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CORROSIVITÉ Fioul Domestique
Maxi 0,1 % masse (depuis 01/01/2008)

Teneur en aromatiques polycycliques Maxi 8 % masse
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Principales spécifications du gazole et du fioul domestique

Commentaires sur la diapositive précédente
 Autres critères qualité :
• Corrosion
• Teneur en eau
• Stabilité à l’oxydation
• Teneur en esters méthyliques d’huile végétale (7 % vol. max)

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Utilisation du gazole moteur et du fioul domestique

 Principales propriétés :
• Tenue au froid ou aptitude à
rester liquide à basse
température
− point de trouble
− température limite de
filtrabilité
• Aptitudes à la combustion
dans un moteur Diesel
− indice de cétane
• Autres propriétés
− volatilité, teneur en soufre,
en aromatiques, en eau,
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viscosité, etc.
Indice de cétane Gazole > 51
Indice de cétane Fioul Domestique > 40
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Combustion du gazole moteur dans un moteur Diesel

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Tenue au froid : points de trouble et d’écoulement

Gazole

Point de trouble Point d’écoulement
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Point de trouble Gazole < – 5⁰C l’hiver et + 5⁰C l’été
Point de trouble Fioul Domestique < + 2⁰C
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Esters méthylique d’huile végétale (EMHV)
Carburant DIESEL : biocarburant

MODE D’OBTENTION Huile de 


Ester 
Gazole méthylique 
colza
d’huile de colza
• Extraction de l’huile à partir de productions
végétales telles que le colza, le tournesol, …
d15 0,840 0,916 0,880
• Traitement de l’huile par un alcool (méthanol ou
éthanol) = réaction dite de transestérification
PCI vol
36000 34300 33175
(kJ/l)

Viscosité

20⁰C (cSt) 3,8 à 8,52 78 7,5

50⁰C (cSt) 1,5 à 3 26 3,7

– 2⁰C à 
TLF (⁰C) + 20⁰C – 12⁰C
– 15⁰C

Indice de 
48 32 à 36 48,7

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cétane

Taux limite
7 %
(% vol.)

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Esters méthylique d’huile végétale (EMHV)

Commentaires sur la diapositive précédente
 DIESTER : Contraction de DIESel et esTER
Signifie ester d'huiles végétales (EHV)
 VOCATION : Biocarburant pour moteur Diesel (5 à 10 % en poids)

 PRIX DE REVIENT :
• Diester : ~ 50‐60 €/hl
• Gazole : 42 €/hl (brut à 70 $ bbl)
• Note : en 2000 le rapport GOM/Ester était environ de 1 à 3

 VALORISATION DE LA GLYCÉRINE (sous‐produit) :


• Détergents, peintures glycérophtaliques, résines, encres d'imprimerie
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Principales spécifications des fuels lourds

VOLATILITÉ POINT D’ÉCLAIR Sécurité au stockage


> 70⁰C (Luchaire)

Diminue si densité augmente ou si 
COMBUSTION Pouvoir calorifique % S augmente
non spécifié

ÉCOULEMENT Contrainte de réchauffage pour le 
VISCOSITÉ transfert depuis le stockage et pour la 
bonne pulvérisation au niveau du 
POMPABILITÉ brûleur
< 40 cSt à 100⁰C

TENEUR EN SOUFRE
POLLUTION Pollution
< 1 % masse maxi (sauf dérogation)
CORROSIVITÉ Corrosion vanadique
Teneur en vanadium
Teneur en nickel

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Contrôle de la bonne dispersion
STABILITÉ TENEUR EN INSOLUBLES
des asphaltènes
< 0,25 % masse

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Principales spécifications des fuels lourds

Commentaires sur la diapositive précédente
 Classification des fuels lourds
• FO n⁰2 HTS 4 % max
• FO n⁰2 BTS 2 % max
• FO n⁰2 TBTS 1 % max

 Spécification
• 1 % masse maxi depuis 2003 en Europe (sauf autorisations particulières pour les FO n⁰2 BTS ET HTS)
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Spécifications des fuels lourds
VOLATILITÉ
Point d’éclair > 70⁰C
Sécurité au stockage VISCOSITÉ
< 40 cSt à 100⁰C
Pulvérisation au brûleur
pompabilité

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TENEUR EN SOUFRE
Fioul lourd TBTS < 1 % masse
BTS < 2 %   HTS < 4 %
Pollution atmosphérique
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Viscosité des fuels lourds

 Diagramme viscosité‐
température des fuels lourds
• Exemple (ligne rouge)
• Viscosité à 50⁰C : 350 cSt
• Viscosité à 100⁰C : 35 cSt
• Viscosité à 124⁰C : 17 cSt
• Cette viscosité de 17 cSt est
recommandée pour une
bonne pulvérisation du fuel
au brûleur : nécessité de
réchauffage jusqu’à 124⁰C
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Compléments
Essais normalisés

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Spécifications des carburants‐auto : volatilité

 Les carburants‐auto sont constitués d’hydrocarbures contenant


entre 4 et 11 carbones (C4 à C11) soit des températures
d’ébullition comprises entre 0⁰C et 210⁰C

 La volatilité des carburants est contrôlée par deux essais de


contrôle de qualité :
• la distillation ASTM
• la mesure de la pression de vapeur (PVSE)

La distillation ASTM vise à contrôler la bonne progressivité de volatilité des


hydrocarbures constituant le carburant (hydrocarbures de point d’ébullition
compris entre 0⁰C et 210⁰C).
Le point final limite les composés trop lourds.
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La pression de vapeur est limitée de manière à limiter l’incorporation de


produits volatils générateurs de pertes et d’émissions.

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Distillation ASTM

Vaporisation par 
chauffage
Condensation 
Lecture de la
des vapeurs
température
des vapeurs

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Lecture du
% distillé
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Volatilité des carburants : courbe de distillation ASTM

4
 Spécifications ASTM
t (⁰C)
Carburants‐auto 
3
1. % distillé à 70⁰C
150⁰C − plus de 20 % (22 % en hiver)
2 − moins de 50 % (48 % en été)

100⁰C 2. % distillé à 100⁰C


2 − plus de 46 %
1 − moins de 71 %
70⁰C
3. % distillé à 150⁰C
1 − plus de 75 %

Courbe de  4. Point final


distillation ASTM − < 210⁰C
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% distillé

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Volatilité des carburants : pression de vapeur (PVSE)

 Spécifications de pression de vapeur (à 37,8⁰C soit 100oF)


• Hiver : 60 kPa < PVSE < 90 kPa (1/11 ‐ 15/03)

• Eté : 45 kPa < PVSE < 60 kPa (1/05 ‐ 30/09)

• Saisons Intermédiaires : 45 kPa < PVSE < 90 kPa (16/03 ‐ 30/04)


(01/10 ‐ 31/10)

• Valeur mini : exigences pour les départs à froid (plus importante


l’hiver que l’été)

• Valeur maxi : limitations des pertes par évaporation et des


émissions

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Spécifications carburants‐auto : pollution ‐ corrosivité ‐
stabilité

 Pollution ‐ Corrosivité
• Corrosion lame de cuivre : 1 maxi
• Teneur en soufre : 50 g/t maxi, 10 g/t en 2009
• Teneur en mercaptans: < 15 mg/kg
• Teneur en benzène : 1 % vol maxi
• Teneur en aromatiques : 35 % volume maxi
• Teneur en oléfines : 18 % vol maxi
• Teneur en composés oxygénés : voir tableau spécifique

 Stabilité
• Teneur en gommes actuelles : < 5 mg/100 cm3
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Spécifications des carburéacteurs

 Principales propriétés recherchées


• Volatilité : pas trop volatil (sécurité et pertes par évaporation)
• Combustion : bon contenu énergétique et flamme compatible avec
le bon fonctionnement des moteurs
• Tenue au froid : rester liquide à très basse température (‐ 50⁰C)
• Pollution ‐ Corrosivité : ne pas corroder les équipements de
transport du carburéacteur
• Stabilité : ne pas se dégrader thermiquement ou générer des
produits encrassants

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Spécifications du carburéacteur : volatilité

Composition : hydrocarbures entre C9 et C13

Limitation en légers  Limitation en lourds 
(sécurité, pertes) :  Distillation ASTM 
point d’éclair > 38⁰C POINT FINAL < 300⁰C
Thermomètre
Joint
d'étanchéité Veilleuse permanente

Couvercle
Cheminée Principe de la 
Creuset mesure du 
point d’éclair
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+ 2 à 3°C
par minute
D ANA 068 C

Essai en vase clos

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Carburéacteur : tenue au froid, pollution, corrosivité, 
stabilité
 Tenue au froid
• Point de disparition des cristaux : < – 47⁰C : aptitude à rester liquide à
basse température
• Viscosité < 8 cSt à – 20⁰C : viscosité limitée pour une bonne pulvérisation
aux brûleurs
• Indice de séparation de l’eau : 1 b maxi : capacité à séparer l’eau

 Pollution ‐ corrosivité
• Corrosion lame de cuivre : 1 maxi : limiter la teneur en composés corrosifs
• Teneur en mercaptans : < 30 mg/kg
• Teneur en soufre < 0,3 % masse

 Stabilité
• Teneur en gommes actuelles < 7 mg/100 ml : éviter la formation de

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produits encrassants
• Stabilité thermique (JFTOT) : ne pas subir de dégradation sous l’effet de la
température
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Principales spécifications du gazole et du fioul domestique

Gazole ‐ couleur naturelle jaune pâle


Fioul domestique ‐ couleur rouge
Le gazole répond aux exigences de la norme Européenne EN 590

 Volatilité
• Limitation légers : point d’éclair > 55⁰C
• Limitation lourds : point 95 % distillation ASTM < 360⁰C

 Pollution ‐ corrosivité
• Teneur en soufre gazole : < 0,001 % en 2009 soit 10 g/t maxi
• Teneur en soufre fioul domestique : < 0,1 % en 2008
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• Teneur en aromatiques polycycliques : maxi 8 % masse

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Tenue au froid : température limite de filtrabilité

Dispositif d’aspiration

produit Produit Filtre


Ensemble de filtration
Aspiration de 20 ml de produit liquide à travers un filtre
à température de plus en plus basse
TLF atteinte si le temps d’aspiration devient supérieur à une minute

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Température limite de filtrabilité Gazole < – 15⁰C l’hiver, 0⁰C l’été
TLF Fioul Domestique < – 4⁰C
RC ‐ PP CAC ‐ 00005_B_F ‐ Rév. 20 ‐ 10/03/2015 ‐ Principaux critères de qualité et spécifications des produits pétroliers 44
Procédé de distillation

RC ‐ DT BIN ‐ 00006_B_F ‐ Rév. 10 ‐ 10/03/2015 ‐ Procédé de distillation

Sommaire

 Courbe de tension de vapeur des corps purs

 Flash d’un mélange d’hydrocarbures

 Séparation par distillation

 Mise en œuvre du contre‐courant liquide/vapeur et matériel


associé
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RC ‐ DT BIN ‐ 00006_B_F ‐ Rév. 10 ‐ 10/03/2015 ‐ Procédé de distillation 1


Séparation des hydrocarbures

 La séparation des hydrocarbures et des coupes pétrolières est


une opération essentielle du Raffinage

 Le principal procédé utilisé est la distillation

 Ce procédé est basé sur les différences de volatilité des


hydrocarbures

 Deux caractéristiques physiques simples permettent de


caractériser la volatilité des hydrocarbures :
• la tension de vapeur
• la température d’ébullition

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 Ces deux propriétés apparaissent sur la courbe de tension de
vapeur que possède chaque corps pur

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Courbe de tension de vapeur d’un corps pur

Températures d’ébullition
Courbe de tension
de vapeur

Pression (bar)

ÉTAT
LIQUIDE

P ÉTAT GAZEUX
ou
VAPEUR
1,013 bar
(pression
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D TH 021 A

atmosphérique Température (C)


normale)
Température Température
d' ébullition d'ébullition
normale
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Courbe de tension de vapeur d’un corps pur

Commentaires sur la diapositive précédente
 La DISTILLATION ainsi que l'ABSORPTION et le STRIPPING sont des procédés de séparation très utilisés qui sont
capables de différencier les constituants d'un mélange par leur VOLATILITÉ.
• Les différences de volatilité entre les différents composants d'un mélange sont souvent repérées par les
écarts existant entre leurs températures d'ébullition ou leurs tensions de vapeur. Ces caractéristiques
apparaissent sur les COURBES DE TENSION DE VAPEUR des corps purs.
• Les courbes de tension de vapeur tracées dans un graphique pression‐température situent l'état physique
du corps pur en fonction des conditions dans lesquelles il se trouve.

 Elles permettent donc de déterminer, à pression fixe, la température de passage de l'état liquide à l'état gazeux.
Celle‐ci est appelée température d'ébullition.
 Sous la pression normale de 1,013 bar on parle de température d'ébullition normale.

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Tension de vapeur

Situation d’équilibre liquide‐vapeur

tension
BALLON P = de vapeur
Pression
du liquide
V

Phase Liquide
P
vapeur
ou gazeuse t
Vapeur
D TH 022 A

L t
Phase liquide

température (C)
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P?
Exemple : tension de vapeur du propane
Propane 30⁰C
liquide à 30⁰C
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Tension de vapeur

Commentaires sur la diapositive précédente
 Les courbes de tension de vapeur fournissent également dans une situation de stockage avec coexistence des
phases liquide et vapeur la pression correspondant à la température.

 Cette pression est appelée tension de vapeur — elle dépend de la nature du produit liquide et de la
température.

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Courbes de tension de vapeur des hydrocarbures

10,5
atm
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Flash ou séparation liquide‐vapeur

 Pompage du liquide
 Réchauffage et vaporisation partielle
 Séparation des deux phases

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Commentaires
La mise en évidence des différences de volatilité apparaît au cours d'un FLASH ou séparation liquide‐vapeur réalisé en continu

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Mise en œuvre d’une séparation liquide‐vapeur

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Mise en œuvre d’une séparation liquide‐vapeur

Commentaires sur la diapositive précédente
 La séparation par flash d'un mélange d'hydrocarbures conduit au résultat ci‐dessus.
 Elle fait apparaître la hiérarchie des volatilités.
 Les constituants les plus volatils ou légers sont ceux qui se dirigent de préférence dans la phase gazeuse. Ils ont
des basses températures d'ébullition et des tensions de vapeur élevées.
 Les constituants les moins volatils ou lourds préfèrent, au contraire, la phase liquide. Ils ont de hautes
températures d'ébullition et des faibles tensions de vapeur.

 La mise en œuvre industrielle d'un tel procédé de flash en continu exige la mise en place d'instruments de
mesure et de régulation pour suivre et contrôler automatiquement l'installation.

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Faisceaux d’échangeurs de chaleur

Produit passant 
côté calandre
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Produit passant 
côté tubes

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Échangeurs de chaleur ‐ Calandre

Entrée ou sortie Entrée ou sortie 
produit côté tubes produit côté calandre Calandre

Boîte de
distribution

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Flash : séparation des hydrocarbures

 Un flash réalise une séparation grossière

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Du flash à la distillation 

 Une séparation liquide vapeur est peu sélective

 La vapeur est plus riche en constituants volatils ou légers

 Le liquide est plus riche en constituants non volatils ou lourds

 La répétition de cette séparation dans une colonne de distillation


permet d’obtenir de bonnes séparations

 La multiplication des séparations liquide‐vapeur est obtenue en


réalisant :
• une circulation à contre‐courant de liquide et de vapeur dans une
colonne ou tour de distillation

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• des contacts entre les phases grâce à des plateaux ou à des
garnissages

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Séparation par distillation

Séparation de bonne qualité

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Séparation par distillation

Commentaires sur la diapositive précédente
 La DISTILLATION permet d'amplifier la séparation précédente en réalisant :
• une circulation à contre courant de deux phases liquide et vapeur à l'intérieur d'une colonne ou tour de
distillation
• des contacts entre les phases liquide et vapeur grâce à des plateaux ou des garnissages. A chaque contact
la vapeur s'enrichit en constituants légers et le liquide se concentre en produits lourds.
 Le résultat obtenu est une séparation beaucoup plus fine du mélange. Le produit de tête ou distillat contient les
constituants légers, le produit de fond ou résidu, les constituants lourds.
 Appliquée au mélange précédent on obtient par exemple le résultat ci‐dessus.

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Mise en œuvre du contre courant liquide‐vapeur

 Flux liquide
• Reflux externe de tête
• Alimentation

 Flux vapeur
• Rebouilleur
• Alimentation
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Mise en œuvre du contre courant liquide‐vapeur

Commentaires sur la diapositive précédente
 La mise en place du contre courant liquide‐vapeur fait apparaître la nécessité :
• d'un CONDENSEUR pour amorcer dans la colonne le flux liquide par l'intermédiaire du reflux externe
injecté en tête
• d'un REBOUILLEUR pour initier le FLUX VAPEUR par vaporisation partielle du liquide de fond de tour.

 L'alimentation partiellement vaporisée participe également à la constitution de ces deux flux en s'intégrant à un
niveau intermédiaire dans la colonne.

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Contacts liquide‐vapeur : les plateaux

 Mélange des deux phases d’alimentation


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 Séparation des deux nouvelles phases


obtenues

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Contacts liquide‐vapeur : les plateaux

Commentaires sur la diapositive précédente
 Le contact liquide‐vapeur est obtenu par 2 moyens principaux :
• sur des PLATEAUX où le flux vapeur est distribué par des clapets dans une couche de liquide coulant
horizontalement
• par des GARNISSAGES sur les légers le liquide coule sur les anneaux ou les selles en formant un film qui est
léché par la vapeur ascendante

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Plateaux à clapets

Clapet

Liquide
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Vapeur

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Plateaux à clapets

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Plateaux perforés

 Contact liquide‐vapeur
sur plateaux perforés
• perforations : diamètre
5 à 15 mm
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• espacement entre
plateaux : 45 à 70 cm

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Contacts liquide‐vapeur : les garnissages

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Contact liquide‐vapeur continu sur un lit
de garnissage vrac ou structuré
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Contacts liquide‐vapeur : les garnissages

Garnissages

Vrac Structures

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Garnissage structuré : essai de montage en atelier

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Colonne de distillation : conditions opératoires

 Bilan matière
• charge = produits
• 36 t/h = 9 t/h + 27 t/h

 Qualité des produits (efficacité


de la séparation)

 Pression : pression au ballon


de reflux, en tête de colonne,
en fond de colonne

 Températures : tête, fond,


gradient de température
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 Énergie, apport de chaleur au


rebouilleur
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Colonne de distillation : conditions opératoires

Commentaires sur la diapositive précédente
 Les conditions opératoires d'une colonne industrielle — un dépropaniseur — apparaissent sur le schéma ci‐
dessus :
• la pression de fonctionnement est fixée par les conditions opératoires qui règnent au ballon de reflux :
c'est la tension de vapeur du produit de tête liquide. Elle est ensuite sensiblement constante dans la
colonne
• les températures dans la tour sont les températures d'ébullition des produits qui circulent :
− la température de tête est la plus basse correspondant aux constituants légers obtenus au sommet
− la température de fond est la plus élevée correspondant aux constituants lourds obtenus en fond
 L'évolution des températures dans la colonne est, en fait, le reflet des changements de composition qui se
produisent de plateau à plateau.
 Le débit de reflux externe réinjecté en tête de colonne et la quantité d'énergie thermique dépensée au
rebouilleur sont en relation avec la qualité de la séparation recherchée.

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Aérocondenseurs

Ventilateur Air chaud

Faisceau tubulaire
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(Passage produit)

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Aéroréfrigérants

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Colonne de distillation

Ligne 
de tête Colonne de
distillation

Condenseur
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RC ‐ DT BIN ‐ 00006_B_F ‐ Rév. 10 ‐ 10/03/2015 ‐ Procédé de distillation 31


Salle de contrôle

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Fractionnement initial
des pétroles bruts

RC ‐ RA FIB ‐ 00007_B_F ‐ Rév. 4 ‐ 10/03/2015 ‐ Fractionnement initial des pétroles bruts

Sommaire
 Coupes pétrolières

 Principe de la distillation atmosphérique du pétrole brut

 Le réchauffage du pétrole brut dans la distillation atmosphérique

 La colonne de distillation atmosphérique

 Le dessalage du pétrole brut

 Distillation sous vide du résidu atmosphérique


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 Séparation des gaz et des essences

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Les grandes opérations du raffinage (rappel)

 Traitements de raffinage :
• Amélioration de la qualité des coupes
• Conversion des coupes lourdes excédentaires

Séparation 
Mélanges 
par 
des bases
distillation

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PÉTROLES  Coupes BASES Produits 
BRUTS pétrolières finis

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Coupes pétrolières

C1, C2, C3, C4
Gaz 0⁰C
ESSENCES
GAZ ET

légère C5, C6
Essences C7 à C10, C11
lourde
145⁰C/185⁰C
Kérosène C10 à C13, C14
220⁰C/240⁰C

léger
C13
GAZOLES à 
PÉTROLES lourd C20/25
BRUTS
350⁰C/380⁰C
RÉSIDU ATMOSPHÉRIQUE

léger
léger C20
Distillats à 
lourd C50
lourd
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550⁰C environ
RÉSIDU SOUS VIDE C50+
température
⁰C
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Coupes pétrolières

Commentaires sur la diapositive précédente

 Le fractionnement initial du pétrole brut par distillation permet d'obtenir une douzaine de COUPES PÉTROLIÈRES
DE BASE dont les caractéristiques seront ensuite améliorées par les installations de conversion ou d'épuration
situées en aval dans le schéma de raffinage.
 Les coupes pétrolières obtenues sont caractérisées simplement par l'intervalle des températures d'ébullition ou
par le nombre d'atomes de carbone des hydrocarbures qu'elles contiennent.

 Les coupes pétrolières portent des appellations qui peuvent varier d'une raffinerie à l'autre.

 On distingue :
• les coupes de gaz
• les coupes essences
• les coupes de produits intermédiaires : kérosène et gazoles
• les coupes lourdes : distillats et résidu sous vide

 Celles‐ci se rapprochent en volatilité des produits commerciaux et sont caractérisées par :


• l’intervalle des températures d’ébullition
• le nombre d’atomes de carbone des hydrocarbures constituant la coupe

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 Exemple de la coupe KÉROSÈNE 180‐230⁰C et C10 à C13

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Séparation des coupes pétrolières

 La séparation des coupes pétrolières est réalisée dans


3 installations distinctes :
• la distillation atmosphérique des pétroles bruts
• la distillation sous vide du résidu atmosphérique
• la séparation des gaz et des essences
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Schéma type de fractionnement initial des bruts

Séparation Fuel gas
des  Propane
Gaz + essences gaz  Butane
et des Essence légère
essences Essence lourde

Kérosène
Pétroles bruts
Distillation  Gazole léger
atmosphérique
Gazole moyen
Gazole lourd
Distillation Distillat 1
sous

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vide Distillat 2
Résidu atmosphérique
Résidu
sous vide
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Distillation atmosphérique
GAZ + ESSENCE
COLONNE
DE DISTILLATION
ATMOSPHÉRIQUE
GAZ + ESSENCE
150 - 180°C
KÉROSÈNE
220 - 240°C
KÉROSÈNE
GAZOLE LEGER
6 à 8 m
320°C
GAZOLE LÉGER
Environ 50 m

GAZOLE MOYEN
330 - 350°C
GAZOLE MOYEN
BRUT
RÉSIDU
D PCD 475 C

ATMOSPHÉRIQUE
D PCD 475 D

RÉSIDU
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ATMOSPHÉRIQUE
Température d'ébullition (°C)

Fractionnement du pétrole brut en plusieurs coupes principales
dans une colonne de distillation à soutirages multiples
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Distillation atmosphérique

Commentaires sur la diapositive précédente
 L'installation de DISTILLATION ATMOSPHÉRIQUE réalise la première séparation du pétrole brut et permet
d'obtenir les coupes principales :
• GAZ et ESSENCES
• KÉROSÈNE
• GAZOLE
• RÉSIDU ATMOSPHÉRIQUE

 Cette première séparation est obtenue dans une seule colonne de distillation à soutirages multiples appelée :
colonne de distillation atmosphérique.

 La coupe gaz + essences est obtenue en tête de la colonne, kérosène + gazoles léger et moyen sont soutirés
latéralement et la coupe résidu atmosphérique sort en fond de colonne.

 Cette distillation initiale du pétrole brut est conduite à une pression un peu supérieure à la pression
atmosphérique et c'est cela qui a justifié son appellation de distillation atmosphérique.

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Distillation atmosphérique : schéma de principe

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Réchauffage du pétrole brut
Bacs de brut Colonne
de distillation Gaz + essence
Pétroles bruts atmosphérique
C1 à C10/11
2 bar
Échangeurs  Four
de chaleur atmosphérique
Kérosène C10 à C13

Gazole léger C13/14
à 
Dessaleur C20/25
Gazole lourd

Eau + sels Eau

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Résidu 
Échangeurs  360⁰C/380⁰C atmosphérique
de chaleur
C20/25+
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Réchauffage du pétrole brut

Commentaires sur la diapositive précédente
 À son entrée dans l'unité le pétrole brut se trouve à la température du réservoir de stockage c'est à dire, le plus
souvent, à la température ambiante.
 Il doit être introduit dans la colonne atmosphérique PARTIELLEMENT VAPORISÉ et à HAUTE TEMPÉRATURE (340 ‐
385⁰C). Le débit de vapeur issu du brut doit être à peu près égal à la somme des débits des produits soutirés plus
haut dans la colonne soit gaz + essences + kérosène + gazoles léger et moyen. Cela suppose un apport de chaleur
important.
 Cet apport de chaleur peut être, pour une part, prélevé sur les produits chauds qui quittent la colonne.
 Cela est réalisé par une batterie d'échangeurs de chaleur (20 à 40 appareils et plus) regroupés sous l'appellation
TRAIN D'ÉCHANGE. La température du brut, à la sortie du train d'échange n'est pas suffisante (250⁰C environ).
 Le complément de chaleur est apporté par le FOUR ATMOSPHÉRIQUE qui amène le pétrole brut à la température
désirée.
• Four et train d'échange se partagent environ pour moitié l'apport de chaleur total nécessaire pour faire
passer le pétrole brut de la température ambiante à un état partiellement vaporisé à haute température.
 La dépense d'énergie au four représente pourtant environ 1 % masse du débit de brut traité.
• La récupération de la chaleur apportée par le brut à la colonne est améliorée par des dispositifs d'extraction
de chaleur de la colonne appelés REFLUX CIRCULANTS.
 La puissance thermique requise pour amener les pétroles bruts à la température désirée à l'entrée de la colonne
est très importante : de l'ordre de 200 MW pour une unité de 1000 t/h.
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Bacs de stockage

Sphères 
de stockage 
de GPL

Toit flottant

Cuvette de
rétention

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Bacs à toit flottant
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Fours de raffinerie

Cheminée
commune

Fours cylindriques
verticaux
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Fours de distillation du pétrole brut

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Four tubulaire ‐ Vue intérieure des tubes

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Fours tubulaires : chauffage des tubes par les flammes

Tubes verticaux chauffés 
par le rayonnement des 
flammes

Brûleurs

Sole du four

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Zone de radiation d’un four pétrolier
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Brûleur mixte fuel lourd ‐ Gaz

Brûleur mixte : 
brûle du gaz et 
du fuel Air de combustion

Arrivée fuel
Brûleur pilote
Arrivée vapeur (veilleuse)
de pulvérisation
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Arrivée gaz

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Distillation atmosphérique : schéma de procédé simplifié
85
10 2,5
1,6
150
PÉTROLE 50
BRUT 1000 40

190 Eau
Pression un peu  GAZ +
35
ESSENCE
supérieure à la 230
Stripper
pression atmosphérique à chaleur 95
KÉROSÈNE
Température ( °C) 270 210

Pression (bar abs) 25


Colonne
Débits (t/h) atmosphérique Stripper Vapeur 255 90
à vapeur GAZOLE
LÉGER
Four
310 Dessaleur
atmosphérique
15
Stripper
à vapeur 140
Vapeur
Vapeur du brut
275 Eau
Liquide du brut Eau
365

360
GAZOLE
Stripper Vapeur MOYEN

D PCD 459 A
fond de tour 200
250 RÉSIDU

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ATM.
360 385

Brut vaporisé à 
hauteur des soutirages
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Distillation atmosphérique : schéma de procédé simplifié

Commentaires sur la diapositive précédente
 ENTRÉE DU BRUT
• Le pétrole brut est introduit partiellement vaporisé vers la base de la colonne. Il en assure ainsi le
rebouillage.
• La zone d'entrée du brut (ou zone de flash) a pour but de séparer les débits importants de phase vapeur et
phase liquide.
• Il est important en particulier d'éviter que les gouttelettes liquides de résidu viennent colorer et polluer les
coupes gazoles.

 SOUTIRAGES DES PRODUITS


• La coupe gaz + essences est condensée en tête de colonne puis soutirée du ballon de reflux ; l'autre partie
du liquide du ballon retourne à la colonne pour assurer le reflux.
• Le liquide qui en résulte descend de plateau à plateau dans la colonne en s'alourdissant peu à peu et il est
soutiré en partie quand sa composition se rapproche de celle d'un produit recherché.
• Le débit de liquide issu du brut (liquide du brut) a, de même, une composition qui se rapproche de celle du
résidu atmosphérique.
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Distillation atmosphérique ‐ Stripping
Le produit soutiré
de la colonne ne
peut avoir un
"légers" + vapeur d'eau point d’éclair 
correct

Plateau La vapeur d’eau
de soutirage provoque la 
STRIPPER vaporisation des 
Produit LATÉRAL fractions 
Solubilisation + À VAPEUR "légères" qui sont
"légers" renvoyées
de "légers" dans la colonne

Vapeur d'eau
Le liquide soutiré 

D PCD 476 A
est "traversé" 4 à 10 
par les fractions
plateaux PRODUIT STRIPPÉ

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plus légères et en
solubilise une partie

Le produit strippé a un point d’éclair correct


mais est saturé en eau
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Distillation atmosphérique ‐ Stripping

Commentaires sur la diapositive précédente
 STRIPAGE DES PRODUITS
• Les produits soutirés de la colonne et le liquide du brut contiennent trop de produits volatils : leur point
d'éclair n'est pas correct.
• Il est nécessaire de réaliser leur revaporisation partielle ce qui permet d'éliminer les produits trop
volatils. Cette opération s'appelle STRIPAGE.
• Le stripage est réalisé dans de petites colonnes annexes (ou strippers) pour les soutirages latéraux et dans
le fond de la colonne atmosphérique pour le liquide du brut.
• La revaporisation partielle est obtenue par injection de vapeur d'eau (stripage à la vapeur) ou par
rebouillage (coupe kérosène) (stripage à la chaleur)
• Les fractions revaporisées et la vapeur d'eau retournent dans la colonne atmosphérique. La vapeur d'eau
est condensée en tête avec la coupe gaz + essences et elle est séparée par décantation dans le ballon de
reflux qui comporte donc un soutirage d'eau liquide.
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Distillation atmosphérique ‐ Dessalage
Facteurs influençant la décantation
• Électrocoalescence
 Vanne de mélange : • Densité du brut
• Viscosité du brut
• réalisation de l’émulsion eau‐ • Temps de décantation
• Injection de désémulsifiant
Brut
dessalé
brut LC
Collecteur de brut

 Champ électrique : Chicanes


ou déflecteurs
• électrocoalescence des 
gouttelettes d’eau Clapet diffuseur A.C.

Électrodes
 Décantation
• eau à la base du dessaleur
• brut dessalé à la partie
supérieure ballon

Interface
eau-brut

 Température Distributeur

D PCD 480 A
• 100 à 150⁰C
 Pression Vapeur

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• 9 ‐ 12 bar

D PCD 480 C
Brut
 Temps de séjour du brut
Eau

• 20 à 30 minutes Eau
Émulsion
PDC eau brut
Vanne de
mélange

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Distillation atmosphérique ‐ Dessalage

Commentaires sur la diapositive précédente
 Les pétroles bruts qui sont livrés aux raffineries contiennent toujours un peu d'eau (0,1 à 0,6 % volume en
général), des sels minéraux (20 à 300 grammes par tonne de brut) et des sédiments.
 Les sels minéraux proviennent des puits producteurs ou d'une contamination par l'eau de mer pendant le
transport ; ils sont constitués essentiellement de chlorure de sodium, de magnésium et de calcium et présentent
deux inconvénients principaux :
• comme les sédiments, ils encrassent les échangeurs de chaleur de préchauffe du pétrole brut
• certains d'entre eux (chlorure de calcium et de magnésium) subissent une hydrolyse à haute
température qui génère du gaz chlorhydrique (HCl). Celui‐ci, dès lors qu'il se trouve en présence d'eau
liquide se transforme après solubilisation, en acide chlorhydrique très corrosif pour les matériaux
métalliques en présence d'eau (tête de colonne et condenseur).
L'opération de DESSALAGE réalisé dans pratiquement toutes les installations de distillation
atmosphérique qui vise à éliminer l'eau, les sédiments et les sels minéraux contenus dans les bruts. Le
dessalage est intégré dans le train d'échange et comporte les 3 phases suivantes :
• lavage du brut avec de l'eau de dessalage pour extraire les sels minéraux. Il en résulte une émulsion de
petites gouttelettes d'eau salée dans le brut
• grossissement des gouttelettes d'eau par éléctrocoalescence dans un champ électrique aménagé à
l'intérieur d'un ballon horizontal appelé ballon dessaleur
• séparation eau‐brut par décantation dans le même ballon dessaleur. Le pétrole brut dessalé, moins
dense, est évacué au sommet du ballon. L'eau est soutirée à la partie inférieure.
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Ballon dessaleur

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Ballon dessaleur

Commentaires sur la diapositive précédente
 Une bonne efficacité de l'opération de dessalage nécessite :
• une température assez élevée (110⁰C à 150⁰C), et cela d'autant plus que le brut est plus lourd et plus
visqueux, afin de faciliter la décantation eau‐brut
• une injection d'eau représentant de 3 à 8 % en volume par rapport au brut, selon la difficulté de dessalage
du brut
• un temps de séjour du brut assez long (20 à 30 minutes) dans le ballon dessaleur ce qui explique ses
dimensions relativement imposantes
• l'aide éventuelle d'un désémulsifiant

 Toutefois, l'efficacité du dessalage n'étant pas totale, il est nécessaire de lutter, en aval dans l'unité, contre la
formation inévitable d'acide chlorhydrique. On procède pour cela à 2 injections principales :
• INJECTIONS DE SOUDE dans le train d'échange pour transformer HCl en chlorure de sodium stable
• INJECTION D'AMMONIAC ou autre produit neutralisant dans les zones ou l'eau est susceptible de se
condenser (tête de colonne et système de condensation)
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Schéma de principe d’une distillation sous vide
Système de vide
Colonne 
Pression 
de distillation  60 mbar
sous vide
Distillation
atmosphérique Four 
sous  Gazole sous vide
vide

Distillats sous vide
vers conversion

Résidu  Pression 

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atmosphérique 90 mbar
390⁰C

Résidu sous vide
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Schéma de principe d’une distillation sous vide

Commentaires sur la diapositive précédente
 L'installation de DISTILLATION SOUS VIDE (DSV) a pour but de séparer le résidu atmosphérique en plusieurs
coupes pétrolières. Le découpage réalisé dépend de la composition du résidu atmosphérique et des utilisations
ultérieures des différentes coupes obtenues.
 Ces utilisations répondent actuellement à 3 objectifs principaux :
• fabrication des BITUMES
• élaboration de DISTILLATS destinés à être valorisés par le craquage catalytique ou l'hydrocraquage
• fabrication des HUILES DE BASE
 Dans tous les cas, le fractionnement est obtenu dans une colonne de distillation à soutirages multiples appelée
colonne de distillation sous vide parce qu'elle fonctionne à une pression très inférieure à la pression
atmosphérique.
L'opération sous vide permet d'abaisser les températures de distillation et d'éviter ainsi la dégradation
thermique des hydrocarbures à haute température d'ébullition.
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Distillation sous vide ‐ Schéma simplifié

Extraction 
des gaz 
incondensables

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Vaporisation 
maximale de la charge
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Distillation sous vide ‐ Schéma simplifié

Commentaires sur la diapositive précédente
 Le raffineur est intéressé par la récupération maximum de distillats et il cherche en conséquence à vaporiser au
maximum le résidu à son entrée dans la colonne. Cela suppose :
• une température la plus élevée possible (mais limitée aux environs de 400⁰C seuil de stabilité des
hydrocarbures)
• une pression en fond de colonne la plus faible possible
 Le vide est assuré par un DISPOSITIF D'ASPIRATION des gaz résiduels en tête de colonne ; (éjecteurs à vapeur,
pompes à vide) gazole sous vide et distillats sous vide sont soutirés latéralement et le résidu sous vide est
obtenu en fond de colonne.
 Le résidu sous‐vide (550⁰C à 600⁰C+) apparaît comme le FOND DE BARIL, valorisable comme base fuel charge de
viscoréducteur et sur certains bruts comme base bitume.
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Distillation sous vide

Fours sous vide

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Entrée tangentielle 
de la charge vaporisée
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Distillation sous vide

Colonne de distillation 
sous vide

Système de vide

Arrivée du résidu
atmosphérique

Vapeur 
motrice

Refoulement
Éjecteur
Gaz aspirés à vapeur
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La vapeur motrice (15 bar) est détendue


jusqu’à une pression très basse ce qui aspire
les gaz extraits de la colonne sous vide

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Séparation des gaz et des essences

GAZ COMBUSTIBLE C 1 - C2 C 1 C2 C1 C 2
DÉÉTHANISEUR
PROPANE C3 C C C3
3 3 DÉPROPANISEUR
BUTANE C4 C C4 C4
4
0C DÉBUTANISEUR
COUPE GAZ + ESSENCE

iC 5 ou STABILISATION

ESSENCE
DÉISOPENTANISEUR

LÉGÈRE
ESSENCE LÉGÈRE C 5 - C6
nC 5 C 6
FRACTIONNEMENT

ESSENCE TOTALE
85C DES ESSENCES

STABILISÉE
ou SPLITTER
d'ESSENCE

ESSENCE
LOURDE
ESSENCE LOURDE
C7 - C10/11

D PCD 479 A

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180C

Températures
d'ébullition

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Séparation des gaz et des essences

Commentaires sur la diapositive précédente
L'installation de fractionnement des gaz et essences a pour but de fractionner la coupe gaz + essences obtenues en
tête de la colonne de distillation atmosphérique.
 Elle est composée en général de plusieurs colonne de distillation classiques à deux produits et le schéma ci‐
dessous illustre un exemple des séparations réalisées.
 La première séparation est réalisée par une colonne de stabilisation des essences ou DÉBUTANISEUR, et
fractionne la coupe gaz + essences en gaz d'une part (C4 et plus volatils) obtenus en tête, et en essence totale
stabilisée d'autre part, soutirée en fond.
 La pression de fonctionnement de cette colonne est d'environ une dizaine de bars ce qui conduit à une
température de l'ordre de 70⁰C en tête, et le plus souvent supérieure à 200⁰C en fond.
 Le DÉÉTHANISEUR permet de séparer sous forme gazeuse, au ballon de tête, la coupe gaz combustible (C1 + C2).
La condensation du reflux nécessite une pression de fonctionnement relativement élevée (20 à 30 bar).
 Le mélange propane‐butane récupéré en fond est séparé dans le DÉPROPANISEUR permettant d'obtenir en tête
une coupe propane et en fond une coupe butane. Cette colonne fonctionne à une pression de l'ordre de 17 bar.
 L'essence totale stabilisée obtenue en fond du débutaniseur est dirigée vers la colonne de fractionnement des
essences (SPLITTER D'ESSENCE) qui permet d'obtenir une essence légère en tête, et une essence lourde en fond.
 Cette colonne fonctionne à une pression légèrement supérieure à la pression atmosphérique (1,5 bar environ).
 L'essence légère est souvent redistillée dans un DÉISOPENTANISEUR qui sépare en tête l'isopentane recherché
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pour de son indice d'octane.

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Colonnes de séparation des gaz et des essences
C1‐C2
Dééthaniseur Fuel Gas

Gaz C1‐C4 C3

Propane
Débutaniseur

Dépropaniseur

GAZ 
C3‐C4
+ ESSENCES
C1 – C10/11 Butane

C4
C5‐C6 Essence 
légère
Splitter d’essence

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C7‐C10/11 Essence 
Essences C5‐C10/11 lourde

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Séparation des gaz et des essences

Distillation 
atmosphérique  Séparation 
du brut propane‐butane

Séparation 
gaz‐essences

Rebouilleurs
Séparation 
des essences
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Séparation des gaz et des essences ‐ Schéma simplifié
4
50 C1 - C 2 GAZ
Gaz acide 26 COMBUSTIBLE

GAZ ET ESSENCES
DE DISTILLATION 75
ATMOSPHÉRIQUE 230
12 52
DÉÉTHANISEUR
HYDROTRAITEMENT
17

RC
Gaz C1- C4
Gaz riche 40
en hydrogène
COLONNE 36
Gaz + Essence 115
DE STABILISATION
GPL C 3 - C 4 PROPANE
C 1 - C 10/11 OU DÉBUTANISEUR
9
65
DÉPROPANISEUR
1,5
BUTANE
27
210
105
Essence totale stabilisée ESSENCE LÉGÈRE
Pression (bar abs) C5 - C 10/11 190 Essence légère

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vers
COLONNE DE C5 - C 6 DÉISOPENTANISEUR
Température (°C) 60
FRACTIONNEMENT
Débits (t/h) Essence lourde ESSENCE LOURDE
DES ESSENCES

D PCD 359 A
OU SPLITTER D'ESSENCE RC vers REFORMAGE
120 C 7 - C 10/11 130 CATALYTIQUE

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Reformage catalytique ‐
Isomérisation

RC ‐ RA REF ‐ 00020_A_F ‐ Rév. 6 ‐ 10/03/2015 ‐ Reformage catalytique ‐ Isomérisation

Sommaire
 Le problème de l’indice d’octane des essences
 REFORMAGE CATALYTIQUE DES ESSENCES LOURDES
• Reformage catalytique ‐ Principe du procédé
• Reformage catalytique ‐ Le catalyseur
• Reformage catalytique ‐ Unité semi‐régénérative : schéma simplifié
• Reformage catalytique ‐ Schéma de principe
• Réacteur radial de reformage catalytique
• Compresseur de recyclage
• Reformage catalytique ‐ Intégration dans le schéma de raffinage
• Elimination du benzène dans les reformats
• Evolution du procédé de reformage catalytique
• Reformage catalytique ‐ Procédé régénératif
 ISOMÉRISATION DES ESSENCES LÉGÈRES
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• Impact des additifs à base de plomb


• Isomérisation ‐ Principe du procédé
• Isomérisation ‐ Différents procédés
• Isomérisation ‐ Intégration dans la raffinerie de fabrication des bases carburant auto
RC ‐ RA REF ‐ 00020_A_F ‐ Rév. 6 ‐ 10/03/2015 ‐ Reformage catalytique ‐ Isomérisation 1
Le problème de l’indice d’octane des essences

Essence légère Essence légère
C5‐C6
Essence lourde
RON 60 à 80 ?
SUPER SANS 
PLOMB
Pétroles  ? RON 95 à 98
MON 85 à 87
BRUTS Essence lourde
C7 – C10
RON 20 à 50

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Le raffineur doit donc améliorer l’indice d’octane des
essences “straight run” issues des pétroles bruts

RC ‐ RA REF ‐ 00020_A_F ‐ Rév. 6 ‐ 10/03/2015 ‐ Reformage catalytique ‐ Isomérisation 2

Le problème de l’indice d’octane des essences

Commentaires sur la diapositive précédente
 Le fractionnement initial des pétroles bruts fournit des essences à indice d'octane faible
• Essence légère (C5‐C6) RON 60 à 80
• Essence lourde (C7‐C10) RON 20 à 50
 L'utilisateur a besoin de carburants à indice d'octane élevé
• Super sans plomb RON 95 ou 98
MON 85 ou 87
 Les indices d'octane des essences pourraient être améliorés par l'incorporation d'ADDITIFS à base de plomb
(plomb tétraéthyl et plomb tétraméthyl) mais cela n'est plus possible avec l'utilisation des pots catalytiques.
 Le raffineur doit donc améliorer l'indice d'octane des essences issues des pétroles bruts.

 Cela est possible en transformant les hydrocarbures à bas indice d'octane en hydrocarbures à haut indice
d'octane.
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RC ‐ RA REF ‐ 00020_A_F ‐ Rév. 6 ‐ 10/03/2015 ‐ Reformage catalytique ‐ Isomérisation 3


Comment augmenter les indices d’octane des essences ?
En transformant des hydrocarbures à bas indices d’octane en hydrocarbures à haut
indice d’octane

nC5 iso C5 ‐
RON = 61,7 RON = 92,3

nC7
RON = 0 C7 aromatique 
RON = 120

C8 C8 aromatique
naphténique RON = 106
RON = 46

Les procédés utilisés en raffinerie sont :

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• le REFORMAGE CATALYTIQUE qui améliore l’indice d’octane de l’essence lourde
(C7‐C10)
• l’ISOMÉRISATION qui accroît l’indice d’octane des essences légères (C5 – C6)

RC ‐ RA REF ‐ 00020_A_F ‐ Rév. 6 ‐ 10/03/2015 ‐ Reformage catalytique ‐ Isomérisation 4

Reformage catalytique
des essences lourdes
Reformage catalytique
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RC ‐ RA REF ‐ 00020_A_F ‐ Rév. 6 ‐ 10/03/2015 ‐ Reformage catalytique ‐ Isomérisation 5


Principe du procédé

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RC ‐ RA REF ‐ 00020_A_F ‐ Rév. 6 ‐ 10/03/2015 ‐ Reformage catalytique ‐ Isomérisation 6

Le catalyseur

Surface externe du
grain de catalyseur

R R

Phase gazeuse ou liquide Micropores


contenant les réactifs R

Macropores
D CH 065 A

 Le rôle d’un catalyseur est


d’accélérer les réactions chimiques.
Celles‐ci se passent sur la surface du
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catalyseur. Pour offrir une grande


surface, le catalyseur est un solide
POREUX
RC ‐ RA REF ‐ 00020_A_F ‐ Rév. 6 ‐ 10/03/2015 ‐ Reformage catalytique ‐ Isomérisation 7
Le catalyseur

Commentaires sur la diapositive précédente
 DÉFINITION ET RÔLE D'UN CATALYSEUR
• Un catalyseur est généralement un solide poreux qui se présente sous forme de bâtonnets ou de billes dont
le rôle est d'ACCÉLÉRER les transformations chimiques recherchées dans le procédé.
• Un catalyseur agit par sa surface : les molécules de la charge se déposent sur la surface du catalyseur dans
les pores et se transforment sur cette surface.
• La composition chimique du catalyseur doit être adaptée aux transformations souhaitées ce qui explique la
diversité des formules catalytiques.
 MISE EN ŒUVRE
• Le catalyseur est disposé dans un ou plusieurs réacteurs dont on peut ajuster les conditions de
fonctionnement (température, pression, …) pour obtenir les transformations souhaitées.
• La charge traverse les réacteurs et les réactions chimiques se font au sein des grains ou billes de catalyseur
• CATALYSEUR DE REFORMAGE CATALYTIQUE
• Il est constitué par de l'alumine chlorée sur laquelle sont dispersés des métaux (Platine, Rhénium, …).
• Son prix est très élevé (environ 60 €/kg) et il faut en utiliser environ 70 tonnes dans une unité qui traite 100
t/h de charge.
• Il est très sensible à des poisons tels que :
− le SOUFRE et l'AZOTE qui doivent être éliminés préalablement
− le COKE qui se dépose sur le catalyseur et réduit son efficacité. Le coke doit être éliminé

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périodiquement
− l'eau

RC ‐ RA REF ‐ 00020_A_F ‐ Rév. 6 ‐ 10/03/2015 ‐ Reformage catalytique ‐ Isomérisation 8

Le catalyseur

 Il est constitué par de l’alumine poreuse sur laquelle sont


disposées des espèces actives favorisant les réactions
recherchées :
• chlore
• platine, autres métaux

 Son prix est élevé, environ 60 € de Pt/kg de cata, et il faut en


utiliser 70 tonnes pour traiter 100 t/h de charge

 Le catalyseur de reformage catalytique est très sensible à certains


poisons :
− le soufre et l’azote qui doivent être éliminés préalablement
− le coke solide qui se dépose progressivement sur la surface du
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catalyseur. Le coke doit être éliminé périodiquement

RC ‐ RA REF ‐ 00020_A_F ‐ Rév. 6 ‐ 10/03/2015 ‐ Reformage catalytique ‐ Isomérisation 9


Unité semi régénérative ‐ Schéma simplifié

10

80

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100

RC ‐ RA REF ‐ 00020_A_F ‐ Rév. 6 ‐ 10/03/2015 ‐ Reformage catalytique ‐ Isomérisation 10

Unité semi régénérative ‐ Schéma simplifié

Commentaires sur la diapositive précédente
 La CHARGE doit être préalablement HYDROTRAITÉE pour éliminer le soufre. Elle doit contenir moins de 1 g de
soufre par tonne à l'entrée de l'unité.
 La TEMPÉRATURE du procédé de reformage est de l'ordre de 500⁰C pour obtenir les réactions chimiques désirées
 PRESSION : entre 5 et 25 bar selon le procédé. Les nouveaux procédés fonctionnent à basse pression.
 La production de COKE doit être limitée : on effectue pour cela une dilution de la charge par de l'hydrogène ce qui
est réalisé par la mise en place d'un recyclage de l'hydrogène produit par les réactions chimiques.
 Les transformations chimiques consomment beaucoup de chaleur : le procédé comporte donc plusieurs étages
four‐réacteur, les fours apportant la quantité de chaleur nécessaire aux réactions chimiques.
 Les effluents doivent être séparés. Cette séparation est réalisée par :
• le ballon séparateur
• la colonne de stabilisation
 Le catalyseur doit être régénéré périodiquement (unités semi‐régénératives).
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RC ‐ RA REF ‐ 00020_A_F ‐ Rév. 6 ‐ 10/03/2015 ‐ Reformage catalytique ‐ Isomérisation 11


Schéma de principe

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Schéma de principe

Commentaires sur la diapositive précédente
 MATÉRIEL MIS EN ŒUVRE
• Pompes
• Compresseur centrifuge
• Fours
• Réacteurs
• Échangeurs ‐ Aéroréfrigérants
• Colonne
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Fours de reformage catalytique à faible perte de charge

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Réacteurs

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Échangeur de chaleur
RÉACTEURS
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Réacteur radial de reformage catalytique

 Arrivée de la charge (à l’état gazeux)


par le haut du réacteur.

 Dispersion de la charge dans les


scallops à la périphérie

 Passage de la charge de la périphérie


du réacteur vers le collecteur central
• trajet radial
• contact avec la masse catalytique
• développement des réactions
chimiques

 Récupération des produits dans le


collecteur central et sortie à la base du
réacteur

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 Isolation thermique interne : paroi
externe du réacteur froide !!
Commentaires
 Schéma d’un réacteur de reformage catalytique de type radial
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Compresseur de recyclage

Roues de compression
Turbine 
d’entraînement Compresseur

Rotor de compresseur centrifuge
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Intégration dans le schéma de raffinage

CHARGE PRODUITS
0 H2 Gaz riche en Hydrogène  Le reformage catalytique produit
C7 C1/C2 dont 1,5 à 2 % masse H2

l’hydrogène nécessaire aux
C3/C4 GAZ  et GPL hydrotraitements classiques
20 C’est un producteur essentiel de
C5 
C8 GPL (propane et butane)
C6
ESSENCE LOURDE 40  Le reformat est la meilleure base
carburant auto. Son RON très
DE DISTILLATION élevé compense celui plus faible
d’autres bases carburant
C9 60 REFORMAT
 Le reformage catalytique
consomme beaucoup d’énergie : 5
RON C8/C9 à 8 tonnes de combustible pour
20 à 50 RON 100 tonnes de charge
80

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98 à 102
C10/11 C10/11

100
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Élimination du benzène dans les reformats

ESSENCE LÉGÈRE

COLONNE DE REFORMAT LÉGER


FRACTIONNEMENT - vers pool carburant
DU REFORMAT - vers isomérisation
(splitter de reformat) (< 1% benzène)
Élimination des précurseurs
de Benzène dans l'essence lourde
SPLITTER - Élévation du point de coupe
D'ESSENCE COUPE BENZÈNE
- Amélioration de la séparation
(20 à 50% benzène)
- vers pétrochimie
- vers hydrogénation

Moins de 1 % de 
ESSENCE REFORMAGE Reformat Benzène
TOTALE
C5 - C10/11 CATALYTIQUE (3 à 6 % vol. de benzène) Vers pool carburant
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Essence Extraction d'une REFORMAT LOURD


coupe Benzène par
D PCD 2066 A

lourde vers pool carburant


fractionnement du reformat (< 1 % benzène)

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Évolution du procédé de reformage catalytique

 Deux objectifs essentiels :


• obtenir des indices d’octane plus élevés (pour compenser l’abandon du
plomb)
• produire davantage d’hydrogène pour répondre aux besoins des
nombreuses unités d’hydrotraitement

 Évolution du procédé :
• amélioration des catalyseurs : plus stables, plus sélectifs pour améliorer
l’octane et la production d’H2
• baisse de la pression de fonctionnement ce qui a les mêmes effets mais est
accompagnée d’une accélération de la formation de coke
• passage pour les unités très basse pression (quelques bar) à une
technologie régénérative pour éliminer en permanence le coke produit :
− les unités classiques sont dites semi‐régénératives (un arrêt pour régénération

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du catalyseur tous les 6 à 12 mois)
− les unités nouvelles sont dites régénératives : RR reformage régénératif ou CCR
(Continuous Catalytic Reforming)

RC ‐ RA REF ‐ 00020_A_F ‐ Rév. 6 ‐ 10/03/2015 ‐ Reformage catalytique ‐ Isomérisation 20

Évolution du procédé de reformage catalytique

Commentaires sur la diapositive précédente

ÉVOLUTION DU PROCÉDÉ DE REFORMAGE CATALYTIQUE


 L'abandon des additifs à base de plomb dans les carburants‐auto, et les exigences d'indices d'octane conduisent
les raffineurs à accroître la sévérité de fonctionnement des unités de reformage catalytique ce qui est comme
on l'a vu très préjudiciable au rendement en reformat.
 Parallèlement, les unités d'hydrotraitement des raffineries sont de plus en plus consommatrices d'hydrogène
pour lequel le reformage est le premier producteur.
 Ces deux exigences principales ont conduit à une évolution importante du procédé de reformage depuis 20 ans
dont les étapes successives sont les suivantes :
• amélioration des catalyseurs pour les rendre plus stables c'est‐à‐dire plus résistants à l'empoisonnement
par le coke et plus sélectifs pour augmenter l'aromatisation et la production d'hydrogène
• baisse de la pression de fonctionnement ce qui permet d'améliorer de façon importante les rendements
en reformat et en hydrogène (moins de craquage). Parallèlement, la formation de coke est fortement
accélérée
• de nombreuses unités industrielles ont été ainsi modifiées pour s'adapter à une réduction de leur pression
de fonctionnement
• si la pression adoptée est très basse (moins de 10 bar) une modification de technologie est nécessaire pour
éliminer le coke
• mise en place d'une technologie régénérative (reformage régénératif) à très basse pression avec mise en
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place d'un système permettant la circulation et par suite la régénération en continu du catalyseur (unités
dites régénératives).
 Les nouvelles unités construites ou projetées adoptent dans la majorité des cas la technologie régénérative.

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Reformage régénératif ‐ Procédé régénératif IFP/Axens

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Reformage Régénératif

Ligne de catalyseur
RÉACTEURS

Structure 
de 
régénération 
du catalyseur
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Isomérisation catalytique
des essences légères
Reformage catalytique ‐ Isomérisation

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Isomérisation des essences légères

 L’essence légère de distillation (C5‐C6) a deux débouchés


essentiels :
• la pétrochimie, c’est notamment en Europe, sous
l’appellation naphta, la charge principale des unités de
vapocraquage ou steamcracking
• le pool carburant mais la suppression des additifs à base de
plomb rend aujourd’hui nécessaire la mise en œuvre du
procédé d’isomérisation pour améliorer ses indices d’octane
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Impact des additifs à base de plomb
sur les indices d’octane

RON MON
Plomb (g/l) Plomb (g/l)

0,0 0,4 0,0 0,4


Essence
légère
de distillation 74,2 89,5 73,1 89,1

 La suppression de l’addition de l’addition de plomb dans

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l’essence légère a provoqué une baisse très importante de ses
indices d’octane et a justifié la mise en place d’unités
d’isomérisation catalytique des essences légères
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Impact des additifs à base de plomb
sur les indices d’octane
Commentaires sur la diapositive précédente
 Les essences légères de distillation (C5‐C6), malgré leurs indices d'octane relativement bas (60 à 80 RON),
constituaient des bases acceptables pour la fabrication des carburants commerciaux dans la mesure où ceux‐ci
pouvaient contenir des additifs à base de plomb.
Même si ces essences légères constituent parallèlement d'excellentes charges pour les vapocraqueurs
producteurs d'éthylène et de propylène, une partie importante de ces coupes doit être valorisée comme
carburant auto, ce qui nécessite, depuis la suppression des essences sans plomb une amélioration de leurs
indices d'octane.
La voie reformage catalytique théoriquement possible pour les hydrocarbures en C6, n'est pas acceptable compte
tenu des spécifications de teneur limite en benzène des carburants (1 % maximum).
 L'isomérisation apparaît donc comme le procédé le plus intéressant dans la mesure où elle consiste à
transformer des hydrocarbures paraffiniques à chaîne droite (nP) possédant de bas indices d'octane en
hydrocarbures de la même famille à chaîne ramifiée (iP) dont les indices d'octane, spécialement le MON sont
nettement plus élevés.
Le procédé permet d'obtenir une base à indice d'octane amélioré, l'isomérat qui de plus a la propriété d'être
volatile et d'apporter un surplus d'indice d'octane dans les fractions légères du carburant.
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Isomérisation : principe du procédé

PROCÉDÉ
CHARGE PRODUITS
ISOMÉRISATION
Produit principal :
ESSENCE LÉGÈRE DE Basse température ISOMÉRAT
DISTILLATION en présence d'hydrogène
Base carburant
C5 - C 6
150 à 180°C riche en iso-paraffines
Pression moyenne iC5 - iC6
riche en n-P 20 à 40 bar RON 83 - 90
indice d'octane moyen selon le procédé
Catalyseur au
RON 60 A 80
chlore et au platine Autres produits :
recyclage des n-paraffines Faibles quantités
non transformées des produits légers

Transformation des
hydrocarbures

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paraffiniques à chaine droite (n-
paraffines) en hydrocarbure
à chaine branchée (isoparaffines)
normal pentane nC5 isopentane iC5

D PCD 2358 A
à plus hauts indices d'octane
RON 61,7 RON 92,3
MON 61,9 MON 90,5

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Isomérisation : schéma de principe

-
Gaz C4 LAVAGE
15 38 À LA GAZ
HYDROGÈNE SOUDE
DU REFORMAGE SÉCHAGE
CATALYTIQUE 35

COMPRESSEUR
150 140
RÉACTEUR RÉACTEUR COLONNE DE
Injection 1 2 DISTILLATION
de
composé chloré

CHARGE : ISOMÉRAT
ESSENCE LÉGÈRE SÉCHAGE 160 150 RON ≈ 83 - 85
C5 - C 6 TENEUR EN iP
RON ≈ 70 75 - 88 %

Catalyseur d'isomérisation Réactions chimiques


D PCD 590 A

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Alumine chlorée + Platine Isomérisation des nP en iP


(8 à 15 % de chlore) (0,3 à 0,5 % masse) Hydrogénation du Benzène
Environ 70 t pour traiter 100 t/h de charge Hydrocraquage

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Isomérisation sans recyclage

 Sans recyclage

INDICES D’OCTANE MOYENS

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Pour faire mieux : éliminer les n‐paraffines

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Isomérisation avec séparation des n‐paraffines

 Avec séparation des n‐paraffines


Les tamis moléculaires séparent à chaîne 
droite des hydrocarbures à chaîne ramifiée 

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Commentaires
 Pour augmenter la teneur en isoparaffines de l'isomérat et donc son indice d'octane le procédé est souvent mis en œuvre avec une
séparation complémentaire des n‐paraffines qui sont recyclées jusqu'à transformation dans la section réactionnelle.
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Isomérisation avec DIH

Classement par volatilité

 Avec séparation des nC6 et iC6 à un branchement iC5


nC5
IC6 2 branchements
iC6 1 branchement
nC6

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Colonne 
de 
distillation

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Hydroraffinages ‐ Chaîne soufre

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Sommaire
 Le problème du soufre dans les produits pétroliers
 Hydrodésulfuration ‐ Principe du procédé
 Principaux traitements de désulfuration en raffinerie
 Hydroraffinage ‐ Caractéristiques des procédés
 Hydrodésulfuration des coupes gazoles ‐ Schéma simplifié
 Réacteur d’hydrodésulfuration de gazoles
 Épuration de gaz acide ‐ Production de soufre
 Bilan soufre d’une raffinerie moyenne
 Unité de lavage aux amines du gaz acide d’une HDS de gazole
 Procédé Claus ‐ Principe du procédé
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 Évolution du bilan soufre et émissions de SO2


 Évolution du bilan soufre des raffineries
 Traitement des gaz résiduaires des unités Claus

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Le problème du soufre dans les produits pétroliers

 Le soufre :
• peut rendre les produits corrosifs (mercaptans)
• rend les produits malodorants
• est un poison de certains catalyseurs
• produit par combustion du gaz SO2 polluant et corrosif

 La désulfuration des coupes pétrolières est nécessaire pour :


• purifier les charges avant certains traitements catalytiques
• respecter les spécifications de plus en plus sévères des produits
commerciaux

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Commentaires
 La corrosivité du soufre est apportée par des molécules comme les mercaptans, de formule générique RSH.
 Le soufre comme poison de catalyseur est défavorable aux procédés de raffinage aval.
 Les émissions de SO2 contribuent à la pollution atmosphérique. En présence d’eau ou d’humidité de l’air, le gaz SO2 est transformé en acide sulfurique H2SO4.
 La désulfuration est un procédé clé du raffinage, nécessitant de l’hydrogène pour purifier des coupes pétrolières en enlevant le soufre de ces coupes, en accord
avec les spécifications produits.
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Exigences de traitement de désulfuration

PRODUIT Caractéristiques spécifiées Exigences de traitement

CARBURANTS-AUTO Corrosivité OUI dans une installation


Teneur en soufre des carburants
d'hydrotraitement des
COUPES ESSENCES 10 g/t masse
Teneur en soufre des coupes essences de distillation (HDT)
traitées sur catalyseurs

Corrosivité OUI pour éliminer les mercaptans

CARBUREACTEUR Teneur en mercaptans 1/ par hydroraffinage


2/ par le procédé MEROX qui transforme les
JET A 1 mercaptans en disulfures (solution
économique qui n'enlève pas le soufre)

GAZOLES 10g/t maxi depuis 1/01/2009 OUI, nécessité de désulfurer


1/ les gazoles de distillation (0,15 à 2% de soufre)
FUEL FOD 0,1% en 2009 2/ les gazoles de craquage (0,5 à 3% de soufre)
DOMESTIQUE
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FUELS LOURDS 1% maxi NON à partir de bruts BTS


2% ou plus pour certaines
utilisations oui mais traitement très difficle pour les autres

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Exigences de traitement de désulfuration

Commentaires sur la diapositive précédente
 Pour les essences et le gazole moteur, la spécification à 10 ppm ou 10 g/tonne est imposée en France en
particulier depuis le 01 Janvier 2009.

 Les teneurs en soufre des coupes kérosène sont généralement en ligne avec la spécification finale du produit Jet
A1. Néanmoins, le soufre sous forme acide (les molécules de mercaptans) contribue à la corrosivité du produit.
Le procédé MEROX (OXydation des MERcaptans) permet de neutraliser cette acidité en transformant les
mercaptans en disulfures non acides.

 À noter que des restrictions d’utilisations des fiouls lourds HTS et MTS (Haute et Moyenne Teneurs en Soufre)
nécessitent une utilisation de fiouls BTS voire TBTS (Basse et très Basse Teneurs en Soufre).

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Hydrodésulfuration : principe

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Hydrodésulfuration : principe

Commentaires sur la diapositive précédente
 Plus la coupe est lourde, plus les conditions de désulfuration doivent être sévérisées.

 Les catalyseurs Co‐Mo permettent de désulfurer, en présence d’hydrogène, les coupes concernées, en générant
du gaz riche en H2S.

 Dans le cas de molécules cycliques, il est fréquemment nécessaire d’ouvrir les molécules ou de les hydrogéner,
afin de retirer le soufre présent dans les molécules.

 Cette extraction d’atomes de soufre, par hydrodésulfuration, est d’autant plus difficile que les coupes sont
lourdes, ce qui explique la sévérisation des conditions.

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Traitements de désulfuration
Gaz combustible C1/C2

PROPANE C3
BUTANE C4 HYDROTRAITEMENT : COUPES LÉGÈRES
ÉLIMINATION DU  DÉSULFURÉES
ESSENCE LÉGÈRE vers GPL, 
C5 ‐ C6
SOUFRE DES
ISOMÉRISATION
COUPES LEGERES REFORMAGE
ESSENCE LOURDE
C7 ‐ C10
ÉLIMINATION DES
KÉROSÈNE COMPOSÉS CORROSIFS PAR KÉROSÈNE ADOUCI
ADOUCISSEMENT ou vers JET A1
C10 ‐ C13 HYDROTRAITEMENT

GAZOLE LÉGER GAZOLES 
HYDRODÉSULFURATION DÉSULFURÉS
GAZOLE LOURD DES GAZOLES vers GAZOLE
et FIOUL DOMESTIQUE

DISTILLATS 
DISTILLATS HYDROTRAITEMENT POUR
DÉSULFURÉS vers 
C20 ‐ C50 ÉLIMINATION DU SOUFRE CRAQUAGE CATALYTIQUE
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RSV DÉSULFURÉ et
HYDROTRAITEMENT POUR
RÉSIDU SOUS VIDE DÉMÉTALLISÉ
ÉLIMINATION DU SOUFRE vers
C50 + ET DES MÉTAUX UNITÉS DE CONVERSION

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Traitements de désulfuration

Commentaires sur la diapositive précédente
 Les traitements d’hydroraffinage sont mis en œuvre sur les coupes pétrolières GPL aux résidus, afin d’éliminer les impuretés
 HYDROTRAITEMENT DES COUPES LÉGÈRES
• Il concerne généralement la coupe de tête de la distillation atmosphérique. Il a pour but de désulfurer les gaz de pétrole liquéfiés et
l'essence légère et d'éliminer les poisons des catalyseurs de reformage catalytique et d’isomérisation qui sont présents dans les
essences.
• À ces objectifs classiques s'ajoutent la nécessité de traiter des coupes légères provenant d'unités de conversion (essences craquées du
viscoréducteur ou du FCC).
 HYDROTRAITEMENT DES COUPES KÉROSÈNES
• Ce procédé a pour but d’éliminer les mercaptans quand la coupe kérosène est destinée à la fabrication de Jet A1. Il s’agit d’un
hydrotraitement peu sévère dans la mesure où les mercaptans sont les composés sulfurés les plus facilement détruits dans le procédé.
 HYDRODÉSULFURATION DES COUPES KÉROSÈNE ET GAZOLE
• Il s'agit là de l'utilisation la plus importante du procédé dans les raffineries. Elle concerne les coupes de distillation mais aussi les produits
craqués, et vise à satisfaire les spécifications de plus en plus sévères de teneur en soufre du gazole moteur et du fuel oil domestique.
Elle fait l'objet d'une étude détaillée dans ce qui suit.
 HYDRODÉSULFURATION DES DISTILLATS
• Pour abaisser leur teneur en soufre, azote, métaux avant traitement dans une installation de conversion comme le FCC. Ce procédé
permet de réduire l’impact polluant du FCC et améliore notablement ses performances. Par ailleurs, cette opération constitue la
première étape du procédé d'hydrocraquage.
 HYDROTRAITEMENT DES COUPES LOURDES (résidu, résidu atmosphérique) avant traitement dans une installation de conversion ou constitution
de fuels lourds BTS. Il s'agit avant tout dans ce cas d'une hydrodémétallation et d’une hydrodésulfuration.
 HYDROFINITION DES HUILES DE BASE
• Pour améliorer leurs caractéristiques de teneur en soufre, de couleur, de stabilité.

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 HYDROTRAITEMENTS SÉVÈRES DES PARAFFINES, DES CIRES, DES HUILES BLANCHES pour leur donner des caractéristiques compatibles avec les
exigences pharmaceutiques ou alimentaires.
 HYDROGÉNATION DES ESSENCES DE VAPOCRAQUEUR
• Pour les stabiliser par l’hydrogénation des dioléfines instables et les rendre incorporables au pool essence de la raffinerie.

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Principales utilisations des hydroraffinages en raffinerie

 Hydrotraitement des coupes légères pour éliminer le soufre des


GPL et des essences

 Hydrodésulfuration des coupes kérosène et gazole pour produire


du gazole sans soufre

 Hydrodésulfurations des distillats pour purifier les charges à


craquer et obtenir ainsi de meilleurs produits

 Hydrotraitement des coupes lourdes pour éliminer le soufre et les


métaux et faciliter leur conversion

 Hydrotraitement des huiles de base pour améliorer leurs


caractéristiques
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Commentaires
 Le détail est donné pour chacun des produits concernés.
 Dans le cas des huiles de base, un hydrotraitement adapté permet d’éliminer le soufre, d’améliorer la stabilité et la couleur (hydrogénation des doubles liaisons
en particulier).

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Les hydroraffinages : caractéristiques des procédés

Température Pression
D’autant plus élevée que la charge est plus
lourde
Entre 330⁰C et 400⁰C d’autant plus élevée
que la charge est plus lourde Essences : 20 à 30 bar
Gazole : 40 à 80 bar
Résidus : 150 bar +

HYDROGÈNE :
Catalyseurs
Les réactions consomment de l’hydrogène :
À base de sulfures de cobalt (ou nickel) et de
appoint permanent nécessaire molybdène sur alumine

Recyclage d’hydrogène pour empêcher la Co‐Mo


Ni‐Mo

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formation de coke
perdent leur activité en se chargeant de
coke

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Les hydroraffinages : caractéristiques des procédés

Commentaires sur la diapositive précédente
 Les conditions de mise en œuvre d’hydroraffinage sont d’autant plus sévères que les coupes sont lourdes.
 Ainsi, la température est dans la gamme 330‐400⁰C et la pression 20 à 200 bar, selon qu’il s’agisse d’essences ou de
résidus.
 Un appoint de gaz riche en hydrogène est nécessaire car les réactions en consomment. L’hydrogène est souvent apporté
par le reformage et un recycle permet de limiter les phénomènes de dépôt de coke sur le catalyseur.
 Le catalyseur quant à lui est composé de phases Co‐Mo ou Ni‐Mo, dont les propriétés sont la désulfuration et
l’hydrogénation et la déazotation respectivement. Ce catalyseur n’est pas empoisonné par le soufre mais perd son
activité en se chargeant de coke.
 Masse de catalyseur pour traiter 100 t/h de charge :
• coupes légères : 30 tonnes
• gazole 75 tonnes
• distillats 150 tonnes
• résidus > 300 tonnes
 MISE EN ŒUVRE DU PROCÉDÉ
• Réchauffage de la charge et de l'hydrogène pour atteindre la température de réaction
• Réactions chimiques de désulfuration sur le catalyseur dans un seul réacteur
• Recyclage de l'hydrogène séparé à haute pression
• Séparation du gaz acide et purification du produit désulfuré
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• Lavage du gaz acide pour récupérer l'H2S avec une solution d'amine et régénération de l'amine
• Régénération périodique du catalyseur
 MATÉRIEL MIS EN ŒUVRE
• Pompes ‐ Compresseurs ‐ Four ‐ Réacteur ‐ Échangeurs ‐ Aéroréfrigérants ‐ Ballons séparateurs

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Évolution des spécifications de teneur en soufre du gazole

Dates de  g/t ou ppm 
modification % masse masse
GAZOLES
avant  1 10000
1/05/1961
1/05/1971 0,7 7000
1/10/1976 0,5 5000 Spécifications 
0,3 administratives
1/0419/80 3000
Françaises
1/10/1994 0,2 2000
1/10/1996 0,05 500
1/01/2000 0,035 350

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1/01/2005 0,005 50
1/01/2009 0,001 10
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Évolution des spécifications de teneur en soufre du gazole

Commentaires sur la diapositive précédente
 Le tableau d’évolution des spécifications permet de visualiser la sévérisation des normes sur les teneurs
maximales admissibles dans le gazole utilisé en France.

 Non seulement les teneurs maximales admissibles en soufre diminuent, mais la nature du soufre également.

 Les molécules les plus difficiles à désulfurer nécessitent ainsi de mettre en œuvre des conditions plus sévères et
parfois des aménagements d’installations voire de nouvelles unités, pour satisfaire aux spécifications produits.
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HDS de gazole : bilan matière
Gaz riche en H2S

“Essence” 1 à 3 % 
masse 

Coupes
Coupes  gazoles
gazoles désulfurées
HDS 95 à
98 %
1 à 2 % masse  0,001 %  masse
de soufre
de soufre

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Commentaires
 Les teneurs en soufre doivent être ramenées à des pourcentages au maximum de 10 ppm soit 10 g/t par hydrodésulfuration.
 Par ailleurs, les conditions de mise en œuvre de l’hydroraffinage génèrent la production de 1 à 3 % de produits légers, le rendement en base GOM s’élevant à 95
à 98 % par rapport à la coupe gazole initiale.

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Unité d’hydrodésulfuration des gazoles

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Unité d’hydrodésulfuration des gazoles

Commentaires sur la diapositive précédente
 L’hydrodésulfuration passe par une section réactionnelle et une section séparation.

 L’hydrogène de quench permet de limiter l’exothermicité de la réaction, conduite sur deux étages catalytiques.

 L’hydrogène en excès est recyclé à partir du ballon séparateur HP vers le réacteur.

 Le gaz acide chargé en H2S est récupéré du ballon séparateur BP.

 Le stripper de gazole permet, en tête, de collecter l’essence sauvage, chargée en H2S et les gaz, et en fond, le
gazole désulfuré.

 Le gazole ainsi obtenu admet une teneur maximale en soufre de 10 ppm et il est séché avant coulée vers les bacs
de stockage.

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Réacteurs d’hydrodésulfuration

Charge diphasique : 
Liquide + gaz

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Réacteurs d’hydrodésulfuration

Commentaires sur la diapositive précédente
 Le détail du réacteur est donné ci‐dessus.

 La réaction triphasique, en présence d’hydrocarbures liquide et gaz, est mise en contact avec le catalyseur
solide. Des internes de réacteur favorisent la distribution de la charge, grâce au plateau du distributeur,
cheminées et paniers.

 Le réacteur est constitué d’alliages Cr Ni inoxydable compte tenu de la corrosivité de la charge et de H2S généré.

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Unité d’hydrodésulfuration des gazoles

FOUR
RÉACTEURS

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Échangeurs de chaleur

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Épuration du gaz acide ‐ Production de soufre
PROCÉDÉ

CHARGES LAVAGE AUX AMINES PRODUITS


+
UNITÉ CLAUS

Lavage des gaz avec une solution


Gaz acides ou gaz sulfurés : d'amine (DEA) pour récupérer
l'H2S Gaz épuré combustible pour les fours
Gaz contenant de l'H2S en
provenance de diverses unités Régénération de la solution Soufre liquide pour vente à l'industrie
d'amine pour obtenir l'H 2S chimique

Transformation de l'H 2S en soufre

Absorption Gaz épuré


de l'H2S

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Transformation
de l'H2S en soufre

D PCD 047 A
Gaz à traiter H2S pur
Soufre
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Épuration du gaz acide ‐ Production de soufre

Commentaires sur la diapositive précédente
 La concentration de H2S dans les gaz est réalisée par absorption par une solution d’alcanol‐amine.

 La solution d’amine doit être régénérée, libérant H2S pur, lequel est converti en soufre par l’unité Claus.

 Le gaz épuré est envoyé au réseau fuel‐gas pour utilisation combustible en raffinerie.
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Traitements de récupération du soufre
Fumées
contenant
CHAÎNE SOUFRE SO2

GAZ ÉPURÉ H 2S AIR


vers RÉSEAU
COMBUSTIBLE Rendement  100 %
Incinération
Fumées ou
UNITÉ DE UNITÉ CLAUS
DE RÉCUPÉRATION queues de
LAVAGE DES GAZ
AUX AMINES DU SOUFRE claus
Récupération
Rendement complémentaire
GAZ à du soufre
environ 95%
TRAITER

contenant de l’H2S
en provenance des unités
- d’hydrotraitement Rendement
complémentaire

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- d’hydrodésulfuration
- de craquage thermique 4 à 4,9 %
- de craquage catalytique
SOUFRE LIQUIDE

D PCD 050 B
- d’hydrocraquage
- d’hydrotraitement d’huiles vers INDUSTRIE CHIMIQUE
- etc.
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Traitements de récupération du soufre

Commentaires sur la diapositive précédente
 La chaîne soufre comprend ainsi les unités successives :
• lavage des gaz aux amines (absorption H2S) et régénération
• récupération du soufre par le procédé Claus (avec un rendement limité à 95 %)
• incinération du gaz de queue du Claus ou récupération complémentaire (4 à 4,9 % des 5 % résiduels)
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Bilan soufre d’une raffinerie en 2014

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Raffinerie 2014 : 10 Mt de brut/an à 1,3 % masse de soufre 
en moyenne

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3100 tonnes de soufre dans les fumées 6200 tonnes de SO2
‐ Rejets journaliers max en 2006 : 1700 mg de SO2/Nm3 Soit 34 tonnes par jour de SO2
‐ Rejets journaliers max en 2010 : 1000mg de SO2/Nm3
(avec une concentration moyenne sur l’année maxi de  Soit 850 mg SO2/Nm3 de fumées
850 mg de SO2 par Nm3 de fumées
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Unité de lavage des gaz acides aux amines
45
Absorbeur Régénérateur (basse pression)
GAZ
ÉPURÉ
6 1,2
Teneur en H2S 5,76
40 3,02
< 0,01 % Vol AMINE PAUVRE 100 HYDROGÈNE
SULFURÉ
Solution aqueuse vers UNITÉ
d'amine débarrassée
% masse de l'H2S DE SOUFRE
H2 1,2
C1 14,6
C2 18,2
98
H2 S 33,8 % masse
H2S
C3 14,0 Solution de H2S 97,5
C4 12,9 DEA à 20 % Masse H2 O 2,5
+
C5 5,3 H2S
100,0 50

GAZ à
TRAITER
Contenant de 8,70 60 Rebouilleur Pression (abs.bar)
l'hydrogène 40
sulfuré (H2S) AMINE RICHE
120 Température (°C)
Solution aqueuse Échangeur
d'amine chargée Débit (t/h)
en H2S

D PCD 390 A

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Pompe de circulation Amine régénérée
d'amine
Commentaires
 L’absorption de H2S est réalisée à la pression du gaz (ici 6 bar) et à basse température pour favoriser la réaction acide‐base exothermique entre H2S et l’amine et
épurer le gaz.
 La régénération, opérée à 100‐120⁰C et autour de 1 bar, est conduite par distillation, libérant ainsi un gaz pur en H2S.
 H2S ainsi concentré est envoyée vers l’unité de Claus de conversion en soufre liquide.
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Unité CLAUS de récupération du soufre

Vapeur RÉCHAUFFEUR RÉCHAUFFEUR Fumées


H2S H2 S
=2 CONVERTISSEURS
SO2 230 230
COMBUSTION
DE 1/3
1200
DE l'H 2S CATALYSEUR CATALYSEUR
Gaz
combustible

Air 175 310 175 250


Eau
FOUR CHAUDIÈRE
CONDENSEUR CONDENSEUR CONDENSEUR
Soufre INCINÉRATEUR
Soufre Soufre
60% liquide 30% liquide 6% liquide H2S SO 2
Température (°C) Air
550
D PC D 391 E

Récupération du soufre (%) 140

FOSSE À SOUFRE Soufre


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Réactions Claus sur catalyseur à 230⁰C (S gazeux)
Commentaires
 La conversion H2S en soufre liquide est effectuée selon deux grandes étapes :
• thermique (ici avec un rendement de 60 % en sortie chaudière)
• catalytique (ici avec deux réacteurs catalytiques, permettant une récupération complémentaire de 36 %).

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Unité CLAUS ‐ Vue d’ensemble

Convertisseurs

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Commentaires
 Les réacteurs catalytiques et la ligne des fumées sont bien visualisées.

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Évolution du bilan soufre et émissions

 Réduction progressive depuis 20 ans de la teneur en soufre


admise dans les produits pétroliers :
• augmentation des traitements de désulfuration
• accroissement de la production d’H2S et de soufre

 Réduction des rejets d’émissions par les raffineries


• rejets journaliers max en 2006 : 1700 mg de SO2/Nm3 de fumées
(3025 mg en 1989 pour une raffinerie moyenne)
• rejets journaliers max en 2010 : 1000 mg SO2/Nm3 de fumées
• réglementation complémentaire pour les oxydes d’azote et les
particules
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Évolution du bilan soufre et émissions

Commentaires sur la diapositive précédente
 La sévérisation des normes environnementales portant sur les émissions impose des contraintes supplémentaires sur la
réduction de teneur en soufre dans les produits pétroliers.
 Retirer une quantité supplémentaire de soufre des produits pétroliers admet pour conséquence de traiter des tonnages
additionnels de soufre dans les rejets.
 En conséquence, la chaîne soufre est et sera à l’avenir davantage soumise à des contraintes pour convertir H2S en soufre
et limiter ainsi les rejets d’oxydes de soufre dans les fumées des sites de raffinage.
 Pour s’adapter à la sévérisation des spécifications des teneurs en soufre des produits et réduire les émissions de SO2, les
actions possibles sont :
 MODIFICATION DE L’APPROVISIONNEMENT EN BRUTS
• accroissement de la part des bruts BTS
 CONSTRUCTION D’UNITÉ DE DÉSULFURATION
• désulfuration profonde des essences
• désulfuration profonde des gazoles
• désulfuration des distillats de charge des FCC
• désulfuration des distillats via les hydrocraqueurs
• désulfuration des résidus (encore peu répandue)
 RÉDUCTION DES ÉMISSIONS
• réduction des rejets de SO2 par le FCC

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• accroissement des capacités des chaînes soufre (importants débit d’H2S à convertir en soufre)
• amélioration des rendements en soufre des unités CLAUS
• développement des installations de traitement des fumées CLAUS
• utilisation de combustibles BTS ou non soufrés comme le gaz naturel

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Objectif du traitement des gaz de queue de CLAUS

SULFREEN (TOTAL)

CLAUSPOL (IFP)

gaz de queue
H2 S TRAITEMENT
UNITÉ CLAUS gaz épuré
COMPLÉMENTAIRE
H2S 0,3 à 1,5 % vol
SO2 0,15 à 0,75 %
soufre + soufre (récupération totale
D P C D 593 A

( 95) en faible proportion 99 à 99,9 %)


soufre vapeur, COS, CS 2
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SCOT (SHELL)
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Objectif du traitement des gaz de queue de CLAUS

Commentaires sur la diapositive précédente
 Ainsi, le gaz de queue doit être traité, pour respecter les contraintes sur les rejets, et convertir des quantités
supplémentaires de H2S.

 Trois procédés de traitement complémentaire peuvent être mis en œuvre, afin de récupérer jusqu’à 4 à 4,9 % de
soufre supplémentaire :
• Sulfreen
• Clauspol
• SCOT

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Traitement des queues de Claus

PROCÉDÉ SULFREEN gaz épuré


(ELF Aquitaine - Lurgi) vers
gaz de queue incinérateur
- Réaction Claus à basse température
sur catalyseur solide
- Adsorption du soufre liquide sur le soufre
catalyseur (jusqu'à 99,5 %)
- Procédé cyclique

PROCÉDÉ CLAUSPOL gaz épuré


(IFP) vers
gaz de queue incinérateur
- Réaction Claus à basse température
en phase liquide (125-135 °C) dans
une solution de poléthylène glycol soufre
contenant un catalyseur (jusqu'à 99,8 %)
- Séparation du soufre liquide par
décantation

PROCÉDÉ SCOT
(Shell) gaz traité
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gaz de queue - Réduction du SO 2 et des composés


soufrés en H 2 S à 300 °C sur
catalyseur Co Mo
- Absorption de l'H 2S par lavage aux soufre complémentaire
amines au Claus (99,9 %)
DPCD 593A

- Recyclage de l'H 2S vers le Claus

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Traitement des queues de Claus

Commentaires sur la diapositive précédente
 Le procédé SULFREEN (SULphur FREE) est cyclique, il est mis en œuvre à basse température sur catalyseur.
 Le soufre produit, par réaction de Claus, s’adsorbe sur le catalyseur. La désorption s’effectue par régénération
cyclique.

 La version de traitement de gaz de queue CLAUSPOL (CLAUS avec solvant POLaire) met en jeu un catalyseur
solide en solution de PEG à basse température (125‐135⁰C), ce qui est favorable à des conversions élevées.
 Le soufre liquide décante par gravité en fond de réacteur et il est extrait en continu.

 Dans le procédé SCOT (Shell Claus Off Gas Treatment), les composés soufrés sont réduits sur catalyseur CoMo en
H2S.

 Ce dernier est concentré par un lavage aux amines (100 % de capture).

 Enfin, H2S est recyclé vers l’unité de Claus. Ce procédé est coûteux, mais augmente la récupération à 99,9 %.

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Conversion des coupes lourdes
et procédés complémentaires

RC ‐ RA CON ‐ 00012_B_F ‐ Rév. 10 ‐ 10/03/2015 ‐ Conversion des coupes lourdes et procédés complémentaires

Sommaire

 Procédés et techniques de conversion des charges lourdes

 Craquage thermique : viscoréduction des résidus sous‐vide

 Craquage catalytique FCC

 Hydrocraquage des distillats


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RC ‐ RA CON ‐ 00012_B_F ‐ Rév. 10 ‐ 10/03/2015 ‐ Conversion des coupes lourdes et procédés complémentaires 1


Le problème de la conversion
Ce que demande le marché 
Ce que donnent les bruts 2010/2015
0
Coupes 10
légères Produits légers
20
C10 38 ‐ 41 %
C10 30
Coupes 
40 C10
inter‐
médiaires 50
Produits
C20/25 60 intermédiaires
C20/25
70
Coupes  40 ‐ 41 %
lourdes 80 C20/25
90 Produits lourds
17 ‐ 21 %
100

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Arabe  % masse
Brent
léger
RC ‐ RA CON ‐ 00012_B_F ‐ Rév. 10 ‐ 10/03/2015 ‐ Conversion des coupes lourdes et procédés complémentaires 2

Le problème de la conversion

Commentaires sur la diapositive précédente
 La structure du marché des produits pétroliers évolue régulièrement en faisant une place de plus en plus grande
aux produits légers et intermédiaires : GPL, carburants‐auto, JET A1, gazole. Parallèlement la baisse des marchés
de fuels lourds réduit considérablement la part des produits lourds.
 On observe en conséquence un déséquilibre quantitatif croissant entre les rendements en coupes obtenus dans
la distillation des pétroles bruts et les besoins du marché.

 Le raffineur doit donc transformer des coupes lourdes excédentaires valorisables essentiellement comme
combustibles en coupes légères et intermédiaires utilisables comme carburants dont le marché est demandeur.
 Cela est possible en transformant les hydrocarbures lourds à longue chaîne carbonée (> C20‐C25) en composés
légers par des réactions chimiques de craquage. Les installations de raffinage dont le but est de réaliser ce
craquage sont appelées UNITÉS DE CONVERSION.
 Il existe de nombreux types d'unités de conversion qui ont donné lieu à de nombreux investissements dans les
années 1970 et 1980. Elles diffèrent essentiellement par la nature de la charge traitée et les conditions de mise
en œuvre du craquage. Les installations qui s'attaquent au résidu sous‐vide pour le transformer de manière
importante en coupes légères ou intermédiaires sont qualifiées d'unités de conversion profonde.
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RC ‐ RA CON ‐ 00012_B_F ‐ Rév. 10 ‐ 10/03/2015 ‐ Conversion des coupes lourdes et procédés complémentaires 3


Procédés et techniques
de conversion des charges lourdes

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RC ‐ RA CON ‐ 00012_B_F ‐ Rév. 10 ‐ 10/03/2015 ‐ Conversion des coupes lourdes et procédés complémentaires 4

Procédés de conversion des charges lourdes

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Caractéristiques des techniques de craquage

Techniques de 
Moyens mis en œuvre Commentaires
craquage 

- À partir de 400⁰C
CRAQUAGE  Température + 
- Sélectivité médiocre
THERMIQUE Temps de séjour
- Quand ça craque, ça coke!!

- Meilleure sélectivité
CRAQUAGE 
Température + catalyseur - Structure de rendements 
CATALYTIQUE
améliorée

- TB sélectivité

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HYDROCRAQUAGE  Température + catalyseur + 
- Produits purifiés
CATALYTIQUE hydrogène
- Pas de coke

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Procédés de craquage thermique des charges lourdes

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Les procédés de craquage thermique doivent souvent être complétés par des unités 
d’hydrotraitement pour purifier les produits de mauvaise qualité obtenus
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Procédés de craquage catalytique des charges lourdes

Utilisation d’un catalyseur en poudre fluidisé dans l’installation. Le catalyseur 
change le mécanisme et oriente les réactions chimiques de craquage

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30/50 ppm masse maxi 
dans la charge
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Procédés d’hydrocraquage catalytique des charges lourdes

Hydrocraquage des distillats : procédé “difficile” mais pas de métaux
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Hydrotraitement et hydroconversion des résidus : problème des métaux 


contenus  dans les résidus, technologie à adapter en fonction de la teneur en métaux des 
charges à convertir (lit fixe ou avec renouvellement en marche du catalyseur)
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Nombre de raffineries et capacités

Ratios
Distillation Distillation
Capacité
Nombre de Atmosphérique Sous vide
DSV/DA
raffineries Mt/an Mt/an
(%)
Amérique du
142 989 428 43
Nord
Amérique latine 69 393 205 52
Europe
116 755 314 42
occidentale
Afrique 48 167 27 16

Moyen – Orient 51 394 108 27

Asie 164 1264 238 19

Europe de l’Est
67 427 148 35

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CEI

Total 657 4389 1468 33

Oil and Gas journal – December 2012
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Principales unités de conversion : capacités

Craquage Cokefaction Hydrotraitement


Mt/an catalytique Viscoréduction y compris Hydrocraquage Hydroconversion
(FCC) Flexicoker des résidus (2009)

Amérique du Nord 303 8 129 96 22

Amérique latine 83 16 34 7 -

Europe occidentale 119 79 21 68 13

Afrique 11 5 3 3 1

Moyen – Orient 19 28 4 32 14

Asie 157 21 29 61 79

Europe de l’Est –
CEI
28 27 12 8 4
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Total 720 184 232 275 133


(Oil and Gas journal – December 2012)

Premier procédé de conversion 
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Craquage thermique

Viscoréduction des résidus sous‐vide

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Fabrication des fuels lourds

Fluxage du Résidu sous vide par une coupe gazole

Résidu sous vide
1000 à 3000 cSt à 100⁰C

FUEL LOURD N⁰2

40 cSt à 100⁰C
Fluxant Gazole
1 cSt à 100⁰C
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MARCHÉ

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Fabrication des fuels lourds

Commentaires sur la diapositive précédente
 AJUSTEMENT DE LA VISCOSITE DES FUELS LOURDS
• Les fuels oils lourds n⁰2 doivent avoir une viscosité au plus égale à 40 centistokes (cSt) à 100⁰C.
• Les résidus de distillation sous‐vide sont trop visqueux pour constituer directement des fuels lourds.
• La viscosité des fuels oils lourds est obtenue par MÉLANGE aux RÉSIDUS SOUS‐VIDE TRÈS VISQUEUX de
DILUANTS ou FLUXANTS peu visqueux type GAZOLE.

 LA PRODUCTION DU F.O. n⁰2 CONSTITUÉ DE CETTE MANIÈRE EST SUPÉRIEURE à la demande du marché
 Une solution possible : LA VISCORÉDUCTION DU RÉSIDU SOUS‐VIDE
• Par diminution de la viscosité des résidus sous‐vide la viscoréduction permet :
− de RÉDUIRE LA PRODUCTION de F.O. n⁰2 (l'obtention de la viscosité du F.O. n⁰2 nécessite une
quantité plus faible de diluant ou fluxant peu visqueux)
− d'AUGMENTER d'autant la production de GAZOLE

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Schéma de principe d’une unité de viscoréduction
130
Temps de séjour 1,5 GAZ - GPL

Environ 20 min COLONNE
2
ATMOSPHÉRIQUE
Pression (bar abs.)
440
Eau
6,5
Température (°C) BALLON ESSENCE
DE MATURATION DE
Débit (t/h) (SOAKER) 9 VISCORÉDUCTION

FOUR DE vapeur
VISCORÉDUCTION Réactions 
20
de  GAZOLE
craquage  DE
thermique VISCORÉDUCTION
Vapeur vide

70 mm Hg

36
DISTILLAT
410 DE
460 VISCORÉDUCTION
trempe COLONNE
• d 1 SOUS VIDE
• % S élevé sur brut HTS
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(2 à 6 %)
395 Vapeur 115,5
• Visco 1000 à 3000 cSt à 100°C 330
180 RÉSIDU
D PCD 313 A

RÉSIDU Rendement en résidu 64 %  SOUS VIDE


SOUS VIDE CRAQUÉ

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Unité de viscoréduction

Colonne atmosphérique
FOUR Colonne sous‐vide
Maturateur

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Viscoréducteur : rendements

 Viscoréducteur
• Intensité de craquage
limitée pour éviter
l’apparition de coke
• Conversion modérée :
environ 40 %
• produits de qualité
médiocre
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Impact du viscoréducteur sur la production de fuels lourds

100 TONNES DE 53 tonnes de gazole


RÉSIDU SOUS VIDE 153 tonnes
de dilution de FO n°2
2000 cSt À 100°C 1cSt à 100°C 40 cSt à 100°C

4,5 tonnes 124,5 tonnes


VISCORÉDUCTION
gaz + essences
de FO n°2
40 cSt à 100°C

95,5 tonnes de
gazole
distillat
résidu Intérêt du VISCORÉDUCTEUR

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100 cSt à 100 °C ‐ Réduction de la production de 
29 tonnes de

D PCD 330 C
Sur la base de 100 tonnes de  gazole de dilution fioul lourd de 28,5 tonnes
résidu sous vide 1cSt à 100°C ‐ Accroissement de la production 
de gazole de 24 tonnes
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Cokéfaction retardée “delayed coking”
Principe du procédé

CHARGES PROCÉDÉ PRODUITS


Cokéfaction CARACTÉRISTIQUES
SOUHAITÉS :
retardée DU PROCÉDÉ
GPL
ESSENCE
GAZOLE – Élimination totale du résidu sous vide.
CRAQUAGE THERMIQUE SÉVÈRE
ACCESSOIRES :
– Taux de conversion élevé
RÉSIDUS À HAUTE TEMPÉRATURE GAZ COMBUSTIBLE mais des produits de mauvaise qualité
SOUS-VIDE  500°C DISTILLATS
AUTRES : – Accumulation de coke solide dans
AVEC UN TEMPS DE SÉJOUR LONG les ballons à coke
12 à 24 heures COKE
– Procédé cyclique = plusieurs paires
Réaction endothermique de ballons à coke

– Décokage hydraulique avec


D PCD 2357 C

de l’eau sous pression

Matériels : – Four
– Colonne
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– Ballons
– Pompes

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Cokéfaction retardée : rendements et qualité des produits

Appréciation + + très bonne


+ bonne
de la qualité
des produits
– médiocre COKÉFACTION • Les gaz C1‐C4 contiennent beaucoup
d’H2S et de mercaptans  lavage aux
– – mauvaise
%
0
GazGAZ
+ GPL amines, Merox.
10
Essence ––
• Les essences sont très soufrées et
20 doivent être sévèrement
30 ––
hydrotraitées (S, N, dioléfines)
Gazole
• Le gazole doit être sévèrement
RÉSIDU 40
hydrodésulfuré

PRODUITS
CHARGE

SOUS VIDE
560C+
50
• Le distillat est utilisé comme charge

60
Distillat du FCC ou éventuellement d’un
hydrocraqueur
70
• Le coke est de qualité variable selon
80 la charge : coke pour électrodes ou
Coke coke combustible. Le coke pour
D PCD 332 E

90
électrode doit respecter des

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100 spécifications de teneur en métaux et
en soufre et ne peut être obtenu
Le coke “vert” obtenu doit être calciné pour
diminuer sa teneur en matière combustible volatile
qu’avec des charges de qualité

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Cokéfaction retardée : schéma simplifié

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Delayed coker ou cokéfaction retardée 

Supports des dispositifs Ballons à coke
de décokage
hydraulique 

FOURS

Colonne de
distillation

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Delayed coker ou cokéfaction retardée

Ballons à coke
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Craquage catalytique
FCC

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Craquage catalytique ‐ Principe
PROCÉDÉ
CHARGES Craquage PRODUITS
catalytique fluide
des hydrocarbures
F.C.C.
Produits lourds SOUHAITÉS :
excédentaires
peu valorisables GAZ DE PÉTROLE LIQUÉFIÉS
Transformations obtenues ESSENCE DE CRAQUAGE
DISTILLATS
À HAUTE TEMPÉRATURE ACCESSOIRES :
350°C - 550°C  500°C
GAZ COMBUSTIBLE
Produits lourds entre C20 et C50 À PRESSION FAIBLE DILUANT LÉGER : GAZOLE de craquage ou LCO
ne contenant pas de métaux < 3 bar (Light Cycle oil)

AUTRES :
RÉSIDUS SOUS-VIDE
pauvres en métaux
En présence d'un DILUANT lourd : HCO (Heavy Cycle oil)
traités en mélange avec des distillats
RÉSIDU (Slurry)
D PCD 2357 A

catalyseur en poudre
COKE
• RÉSIDU ATMOSPHÉRIQUE
H 2S

 Procédé de conversion des charges lourdes essentiellement orienté vers


la production d’essences (produit principal)
 Procédé basse pression contrairement à l’hydrocraquage
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 Produits de qualité médiocre


Commentaires
 LES PRODUITS DE CRAQUAGE CATALYTIQUE CONTIENNENT DES OLÉFINES
 En effet, si on considère le craquage d'une paraffine en C2O on obtient par exemple une oléfine en C8 et une paraffine en C12.
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Craquage catalytique ‐ Caractéristiques du procédé

Les produits de craquage catalytique contiennent des oléfines

C20 H42 C8 H16 +     C12 H26


Paraffine Oléfine               paraffine

• Le catalyseur oriente le craquage Grain de catalyseur de FCC


vers la production d’essence.
• Il se présente sous forme d’une Silice alumine 
cristallisee
poudre blanche (grains de diamètre
inférieur à 100 microns) constituée
de silice‐alumine amorphe et de
silice‐alumine cristallisée (ou
zéolithes ou tamis moléculaires) Silice alumine
• Le craquage s’accompagne de la amorphe

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production de coke qui se dépose
sur le catalyseur Diamètre moyen 
60 microns

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Craquage catalytique ‐ Caractéristiques du procédé

Commentaires sur la diapositive précédente
 RÔLE DU CATALYSEUR
• Orienter le craquage vers la production maximum d'ESSENCE
• Produire des essences A INDICE D'OCTANE acceptable en favorisant la formation :
− d'isoparaffines
− d'oléfines

 COMPOSITION DU CATALYSEUR : SILICE‐ALUMINE ACIDE


• A l'origine : Argile acidifiée
• ensuite : SILICE‐ALUMINE synthétique non cristallisée
• Aujourd'hui ajout de silice‐alumine cristallisée ou ZÉOLITHES ou TAMIS MOLÉCULAIRES
• sous forme de poudre (grains de diamètre inférieur à 100 microns)

 PRÉCAUTIONS D'UTILISATION
• Le catalyseur est empoisonné par les métaux, d'où le choix des CHARGES :
− distillats essentiellement
− résidus à basse teneur en métaux (résidus BTM)
• Son activité est très rapidement bloquée par la FORMATION DE COKE. Il faut utiliser une technologie
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permettant l'ÉLIMINATION CONTINUE DU COKE déposé sur le catalyseur.

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Craquage catalytique FCC : principe et rendements
Catalyseur coké ou usé
Produits Appréciation ++ très bonne
vers fractionnement

Q u a lité
Fumées craqués de la qualité + bonne
des produits - médiocre
-- mauvaise F. C. C.
%
0
Réactions RÉGÉNÉRATEUR RÉACTEUR réactions
chimiques 10 à 30 t/min chimiques
de brûlage 700 °C - 750 °C 500 °C - 520 °C de craquage 10
du coke GAZ + GPL +
20

• Distillats 30
Air de régénération Charges à craquer ex Bruts
catalyseur régénéré

CHARGES DU FCC
40 Essences
• Résidus –

PR O D U ITS
sous vide
• CATALYSEUR : fine poudre blanche constituée BTM 50
de silice et alumine ‐ circule à grand débit • Distillats de
entre réacteur et régénérateur 60
viscoréduction
• RÉACTEUR : réactions chimiques de craquage • etc. 70 Gazole de
au contact du catalyseur et à haute –
FCC ou LCO
température

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80
• RÉGÉNÉRATEUR : combustion du coke produit –

D PC D 334 A
90 HCO + Slurry
lors des réactions chimiques et véhiculé par le
catalyseur 100
Coke*
* autoconsommé
RC ‐ RA CON ‐ 00012_B_F ‐ Rév. 10 ‐ 10/03/2015 ‐ Conversion des coupes lourdes et procédés complémentaires 28

Craquage catalytique FCC : principe et rendements

Commentaires sur la diapositive précédente
 PERMET LA PRODUCTION D'ESSENCE AU DÉTRIMENT DU FUEL, ET L'ALIGNEMENT SUR LA STRUCTURE DES
DÉBOUCHÉS.
 L'ESSENCE PRODUITE (50 % environ de rendement) EST DE QUALITÉ MOYENNE (RON 92 ‐ MON 79). Elle a une
teneur en soufre souvent comprise entre 100 ppm masse et 1500 ppm masse en fonction de la teneur en soufre
de la charge traitée au FCC.
L'essence de FCC qui entre pour 30 % dans le pool essence (moyenne européenne) constitue la principale origine
du soufre dans les carburants auto. Si la charge du FCC n'est pas préalablement hydrotraitée, l'élimination du
soufre exige une unité spécifique d'hydrodésulfuration des essences de FCC qui ne conduise pas à une perte
d’octane trop importante en raison de l’hydrogénation des oléfines dont l’indice d’octane est généralement
assez bon.
IFP/AXENS notamment ont développé des procédés d’hydrotraitement spécifiques dénommés PRIME G et
PRIME G+ qui selon le niveau de teneur en soufre requis au pool carburant peuvent s’appliquer à une partie de
l’essence craquée ou à sa totalité.

 PRODUCTEUR IMPORTANT DE GAZ DE PÉTROLE LIQUÉFIÉS


• LA COUPE C3 CONTIENT 70 % DE PROPYLÈNE ET 30 % DE PROPANE ‐ LE PROPYLÈNE PEUT ÊTRE VALORISÉ
POUR LA PÉTROCHIMIE
• LA COUPE C4 CONTIENT 50 % DE BUTÈNES QUI PEUVENT ÊTRE UTILISES POUR L'ALKYLATION OU (cas de
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l'isobutène) POUR LA FABRICATION DU MTBE ou de l'ETBE

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FCC ‐ Valorisation des produits

Soufre
3 à 5 % Lavage aux amines ‐ Claus Gaz combustible
GAZ C2‐ et H2S

COUPE C3 Propane
Propane commercial ‐ Récupération 
Propylène (70 %) 5 à 9 % Propylène
du propylène pour la pétrochimie
Propane (30 %) Butane commercial
Coupe C4
Butanes (50 %) 6 à 12 % ALKYLATION
Butènes (50 %) ALKYLAT
C4 +     iC4 =        iC8
butènes + isobutane            isooctanes 
RON 94 ‐ 97
Isobutane de 
• Distillation 
atmosphérique
• Reformage 
catalytique
MTBE ou ETBE
Isobutène + éthanol            ETBE ETBE/MTBE

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Méthanol RON 118
+ méthanol           MTBE
ou 
Ethanol

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FCC ‐ Produits

 Essences FCC
• Produit principal de l’unité Butane 4 %
• Rendement : 40 à 50 % MTBE 5 %
• Indices d’octane : médiocre Essence légère 1 %
Isomérat 6 %
• RON 92 (– 3), MON 80 (– 5)
• Souvent trop soufrées, doivent Alkylat 6 %
être traitées
Reformat
 Gazole de FCC ou LCO 49 %
Essence
• Gazole de qualité médiocre
D PPC 1105 A

FCC 29 % Pool carburant 
utilisé comme diluant des fuels européen
ou valorisé après
hydrotraitement comme base
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de qualité Médiocre pour la


fabrication du gazole moteur ou
du fuel domestique

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FCC ‐ Produits

Commentaires sur la diapositive précédente
 Hydrodésulfuration de l’essence lourde seule (exemple du procédé AXENS Prime G)

 PRODUCTEUR DE GAZOLE DE CRAQUAGE (LCO) UTILISABLE COMME DILUANT DE FUELS OU VALORISABLE APRÈS
HYDROTRAITEMENT COMME BASE de qualité médiocre pour la fabrication du gazole moteur ou du fuel‐oil
domestique
 NÉCESSITÉ UNE DISTILLATION SOUS‐VIDE POUR PRÉPARER LA CHARGE DE L’UNITÉ
 PRODUCTION IMPORTANTE D'H2S nécessitant un lavage des gaz aux amines et une unité de production de soufre

Cette première solution élimine le soufre de la fraction la plus concernée par cette impureté. Plus de 60 % du
soufre contenu dans l’essence FCC se trouve en effet dans l’essence lourde. Le procédé d’adoucissement
extractif appliqué à l’essence légère permet également d’éliminer une partie importante du soufre contenu dans
cette dernière.

Globalement ce dispositif permet d’atteindre un niveau de teneur en soufre inférieur à 150 ppm masse.

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FCC ‐ Schéma de procédé simplifié
FUMÉES DE
COMBUSTION
vapeur eau DU COKE vers COMPRESSEUR
4 GAZ
CHEMINÉE de gaz craqués COMBUSTIBLE
TURBINE DE
DÉTENTE + H2S
M K
Fitre à 12
530 120 2,1 20
Séparation des gaz

poussière COUPE C3
et des essences

CHAUDIÈRE DE
Stack RÉCUPÉRATION 2,5
3
valve
15
CYCLONE
RÉACTEUR COUPE C4
— 3 e ÉTAGE —
530
Fines de 3,1
catalyseur Eau 75
COUPES
PAIRE DE ESSENCES
CYCLONES 730
STRIPPER Vapeur
coke 27 COUPES
LCO
RÉGÉNÉRATEUR 7,5 GAZOLE
vapeur
Slide (LCO)
valve

Vapeur
RISER HCO

AIR LAVAGE 9,5


COUPES
120 930 LOURDES
AIR
Circulation
COLONNE DE (HCO +
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FRACTIONNEMENT 330 SLURRY)


S SOUFFLANTE catalyseur
Slurry
200
D PCD 041 A

CHARGE Température °C
DISTILLAT
SOUS VIDE Débits t/h Pressions bar abs
Autres charges
150
résidus, distillat de viscoréducteur

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FCC : réacteur, régénérateur et colonne

Colonne 
de
fractionnement
Réacteur

Régénérateur

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FCC : section catalytique

Réacteur

Régénérateur
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Exemple d’unité FCC

Sortie des 
produits craqués

Colonne de 
fractionnement

Riser

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Régénérateur

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FCC ‐ Cyclones

 Dôme d’un régénérateur


séparé lors d’un grand arrêt
d’une unité FCC pour
entretien

 Vue des cyclones utilisés pour


séparer la poudre de
catalyseur des fumées dans le
régénérateur
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Alkylation : unité complémentaire du FCC

RON 100
+ MON 100

Isobutane (C4H10) butène (C4H8) Iso octane (C8H18)


PROCÉDÉ
CHARGES PRODUITS
ALKYLATION
Butane vers
Coupe C 4 de FCC butane commercial
Addition de l'isobutane
environ 50% de butènes sur les butènes
environ 50% de butanes ALKYLAT
- à basse température Base carburant en C 8
essentiellement
- en phase liquide isoparaffiniques
Isobutane obtenu par RON 94 - 97
fractionnement des coupes C - en présence d'un

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4 MON 92 - 95
de DISTILLATION catalyseur = acide liquide
ATMOSPHÉRIQUE HF acide fluorhydrique

D PCD 337 A
ET DE REFORMAGE
CATALYTIQUE ou H 2SO4 acide sulfurique

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Alkylation : unité complémentaire du FCC

Commentaires sur la diapositive précédente
 LE BUT DE L'UNITÉ EST DE PRODUIRE DE L'ESSENCE À HAUT INDICE D'OCTANE À PARTIR DES EXCÉDENTS DE GAZ
DE PÉTROLE LIQUÉFIÉS PROVENANT DU CRAQUAGE CATALYTIQUE (F.C.C.).
 L'ALKYLATION consiste en la combinaison d'oléfines en C4 (BUTÈNES) avec de l'ISOBUTANE (Paraffine ramifiée
en C4) pour obtenir une ESSENCE très riche en C8 "isoparaffiniques".
 Les BUTÈNES proviennent de la "coupe C4 de F.C.C." riche en oléfines (environ 50 à 60 % volume de butènes).
 L'ISOBUTANE est obtenu essentiellement à partir des coupes C4 de la distillation atmosphérique et du reformage
catalytique.

 L'isobutane est séparé du n‐butane par distillation dans une colonne appelée déisobutaniseur.
• Les réactions chimiques d'alkylation sont obtenues par mise en contact d'un mélange maintenu liquide de
butènes et d'isobutane avec un catalyseur liquide : l'ACIDE FLUORHYDRIQUE (HF) ou ACIDE SULFURIQUE
(H2SO4).
 Conditions de fonctionnement :
• température faible 30⁰C pour HF, 10⁰C pour H2SO4
• pression suffisante pour maintenir les G.P.L. à l'état liquide
• L'ALKYLAT est une base carburant‐auto à haut indice d'octane.
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Vue d’une unité d’alkylation HF

Colonnes de 
distillation
Four

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P PCD 005 A

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Fabrication du MTBE ou ETBE

 Réaction chimique entre l’isobutène présent dans la coupe C4 du


FCC et un alcool
PROCÉDÉ

CHARGES UNITÉ PRODUITS MTBE 


MTBE ou ETBE
Coupe C4 contenant de d15 = 0,740
l'isobutène Réaction chimique sélective C4 vers butane
Teb = 55⁰C
• Coupe C4 du FCC RON 117
• Coupe C4 du vapocraqueur Méthanol + isobutène MTBE MON 101
Ethanol + isobutène ETBE
MTBE
ou
MÉTHANOL Réaction en phase liquide ETBE
ETBE
(alcool industriel) vers carburants
ou - Basse température  80C
- Pression moyenne  20 bar d15 = 0,750
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ÉTHANOL Teb = 72⁰C


- en présence d'un catalyseur
D P C D 339 A

(alcool de fermentation)
résines acides RON 118
MON 102

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Fabrication du MTBE ou ETBE

Commentaires sur la diapositive précédente
 Les éléments de base nécessaires pour la fabrication du MTBE ou de l'ETBE sont : un alcool, le méthanol (CH3 –
OH) ou l'éthanol (C2H5OH).
 Le méthanol est un alcool industriel fabriqué à partir de charbon, de gaz ou de produits pétroliers (fuel, naphta)
 L'éthanol peut être obtenu par fermentation de matières végétales :
• l'isobutène (C4H8) qui peut provenir
− des coupes C4 de FCC (environ 10 % d'isobutène)
− des coupes C4 de vapocraqueur après extraction du butadiène 1‐3 (50 % d'isobutène)
− de la déshydrogénation de l'isobutane
− de la déshydratation de l'alcool tertio butylique (TBA)
 Les capacités de production de MTBE, ETBE, TAME augmentent très vite compte tenu du développement des
essences sans plomb.
 La production de MTBE en Amérique du Nord dépasse les 10 Mt par an. Au niveau mondial elle atteint environ
25 Mt par an.
 Aujourd'hui cependant l'avenir du MTBE est incertain en raison de problèmes de pollution d'eaux souterraines
rencontrés en Californie. Cette pollution, marquée par la forte odeur du MTBE, est la conséquence de fuites et
de la solubilité du MTBE dans l'eau. Dans cet état, l'utilisation du MTBE est frappée d'interdiction à partir du
1er janvier 2004.

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 Dans plusieurs zones ou états américains, le MTBE est maintenant remplacé par l'Éthanol.

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Hydrocraquage des distillats
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Hydrocraquage de distillats

HYDROCRAQUAGE
Deux opérations successives (souvent
0 GAZ + H2S dans deux réacteurs):
+
10 Léger Catalyseur 1 : hydrotraitement de la
Essence *
charge, élimination du soufre, de l’azote,
20
Lourd ++ hydrogénation des aromatiques
30 Catalyseur 2 : hydrocraquage de la
DISTILLAT charge
40

P R O D U IT S
CHARGE

++
COUPE 50 Kérosène

60 Température 350 à 400⁰C
380C - 500C
70 Pression : 150 à 200 bar
80 360 - ++
Gazole
90 Importante consommation d’hydrogène
D PC D 343 A
100 102,5
(2 à 3 % masse/charge)
Nécessité d’une unité de production d’H2
* après reformage

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(steamreforming ou vaporeformage le
Appréciation ++ Très bonne plus souvent)
Q u a lité

de la qualité + bonne
- médicre
des produits -- mauvaise

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Unité d’hydrocraquage de distillat ‐ Schéma de principe

HYDROGÈNE Réacteur Catalyseur Réactions


3,5
FRAIS Ni‐Mo sur alumine Désulfuration
Compresseur RAFFINAGE Ni-Mo sur alumine Déazotation
d'appoint Ni‐Mo sur zéolithe
Hydrogénation
CONVERSION Ni-Mo
acide sur zéolithe Hydrocraquage
RÉACTEUR DE RÉACTEUR DE COMPRESSEUR DE RECYCLAGE
RAFFINAGE CONVERSION
M GAZ C1/C2/H2S
360 380 vers chaîne soufre

185 C3/C4

Quench 170
ESSENCE
SÉPARATION DES PRODUITS

LÉGÈRE

ESSENCE
Quench LOURDE VERS
REFORMAGE
CATALYTIQUE
(°C) Four Ballon
(bar abs.) séparateur HP KÉROSÈNE
Four
(t/h) 125

20 GAZOLE
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420 Eau de
420 procédé VERS RAFFINAGE
CHARGE DISTILLAT Ballon
SOUS VIDE HUILES DE BASE
séparateur BP ou FCC
D PCD 1588 A

Pompe de charge
RECYCLE

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Conversion profonde

 La conversion profonde désigne des procédés s’appliquant aux


résidus et notamment aux résidus sous vide et visant à les
transformer en produits pétroliers légers ou intermédiaires de
qualité acceptable.

 Ce type d’opération se fait souvent en deux étapes :


• première étape : hydrotraitement pour éliminer les impuretés de
type soufre et azote et surtout les métaux. Cette étape
s’accompagne souvent d’une conversion partielle
• seconde étape : craquage catalytique ou hydrocraquage pour
obtenir les produits souhaités

 Les conditions opératoires sont sévères (400⁰C, 200 bar) et les


coûts d’investissement sont très lourds (plus de 1 milliard

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d’euros).

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Balance hydrogène des raffineries
Consommation
Consommation
Production : 
Production :  Hydrotraitements
Hydrotraitements
essences
essences
reformage
reformage Hydrodésulfuration
Hydrodésulfuration
des gazoles
catalytique
catalytique des gazoles

Production 
additionnelle H2 : Consommation
Consommation
Production : 
Steam reforming Hydrotraitements
Hydrotraitements 
(vaporeformage) essences
distillats, résidus
reformage
Oxydation partielle Hydrodésulfuration
Hydrocraquage
catalytique
(gasification) des gazoles
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 L’hydrogène du reformage catalytique suffit généralement pour les


hydrotraitements classiques. Des unités de production additionnelles sont
nécessaires pour l’hydrotraitements ou l’hydrocraquage des coupes lourdes
RC ‐ RA CON ‐ 00012_B_F ‐ Rév. 10 ‐ 10/03/2015 ‐ Conversion des coupes lourdes et procédés complémentaires 47
Balance hydrogène des raffineries

Commentaires sur la diapositive précédente
LA CONVERSION PROFONDE
 Elle concerne les résidus sous vide et vise essentiellement :
• leur hydrotraitement pour réduire leur teneur en soufre et en métaux
• leur conversion partielle par craquage pour générer des produits pouvant être utilisés en charge de
différentes unités de la raffinerie
 Elle a pour but :
• de réduire la production de fuels lourds tout en donnant la possibilité de fabriquer des fuels BTS
• d'augmenter la production de produits légers et intermédiaires de la raffinerie
 Les unités de conversion profonde nécessitent un investissement très lourd (de l'ordre de 1 à 2 milliards d'euros)
en raison :
• des conditions opératoires sévères : température ~ 400⁰C ‐ pression ~ 200 bar
• de la consommation importante d'hydrogène qui exige la mise en place d'une unité spécifique de
production : vaporeformage ou oxydation partielle
• de la nécessité d'utiliser une grande quantité de catalyseur :
− dans plusieurs réacteurs "lit fixe" en série pour les teneurs en métaux limitées
− soit pour les charges riches en métaux dans plusieurs réacteurs permettant le changement de
catalyseur en marche : soutirage de catalyseur saturés en métaux et appoint de catalyseur neuf

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Vaporeformage ‐ Principe du procédé

Vaporeformage ou steam reforming – SMR = “steam reforming” de méthane

VAPOREFORMAGE OU STEAM REFORMING

CHARGES PROCÉDÉ PRODUITS

VAPOREFORMAGE
CO, CO 2, CH 4
Hydrocarbures • Réactions chimiques
légers vaporeformage
(800°C sur catalyseur)
• gaz C1- C2 CH4 + H 2O CO + 3H 2
• propane Hydrogène
• butane 99,9 %
• naphta • Conversion du CO
(800°C puis 350°C)
Vapeur d'eau CO + H 2O CO 2 + H 2
(3 t/t)
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• Purification de l'hydrogène
D PCD 323 H

(sur adsorbants)

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Steam Methane Reforming SMR

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Production d’H2 par oxydation partielle ou gazéification

S’applique aussi au méthane CH4

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Raffinage des huiles de base

RC ‐ RA HBG ‐ 00014_B_F ‐ Rév. 3 ‐ 10/03/2015 ‐ Raffinage des huiles de base

Huiles finies ou lubrifiants

Huile finie ou lubrifiant = mélange d’huiles de base + additifs

Principaux lubrifiants : Fonctions d’un lubrifiant :

‐ huiles moteurs ‐ Réduire les frottements
‐ huiles industrielles ‐ Evacuer la chaleur
‐ huiles de travail des métaux ‐ Prévention de la corrosion
‐ huiles blanches médicinales ‐ Détergence (nettoyage)
‐ graisses ‐ Etanchéité

Classification SAE des huiles moteurs
‐ grades de viscosité à froid : 0W, 5W, 10W, 15W, 20W
‐ grades de viscosité à chaud : 20, 30, 40, 50, 60 
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Huile 20W 50 ‐ huile multigrade :  viscosité limitée à froid et viscosité pas trop 


faible à chaud

RC ‐ RA HBG ‐ 00014_B_F ‐ Rév. 3 ‐ 10/03/2015 ‐ Raffinage des huiles de base 1


Huiles finies ou lubrifiants

Commentaires sur la diapositive précédente
 Les huiles de base sont mélangées puis additivées pour la fabrication des lubrifiants commerciaux.

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Propriétés des huiles de base

Bases fluides  20 cSt à 40⁰C


VISCOSITÉ : aptitude à établir un film d’huile
Bases visqueuses  100 cSt à 40⁰C
entre des pièces en mouvement
Bases lourdes  30 cSt à 100⁰C

VI élevé : faible variation de viscosité 
INDICE DE VISCOSITÉ (VI) : caractérise la avec la température.
variation de viscosité avec la température. La Huiles de base moteurs : VI = 95/100
viscosité ne doit pas être trop forte à froid ni Lubrifiants moteurs multigrade VI 150
trop faible à chaud (additifs améliorant de VI) 

POINT D’ÉCOULEMENT : aptitude à rester De l’ordre de ‐ 9⁰C, amélioré par des 


liquide à basse température additifs
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Point d’éclair Point d’éclair > 200⁰C en général


Résidu de Carbone Conradson Encrassement
Indice d’acide Corrosivité
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Hydrocarbures pour les huiles de base
VI très élevé
…....... n‐paraffines Point d’écoulement
très élevé
….......
VI élevé
Iso paraffines
Paraffines  Point 
avec  d’écoulement 
pouvant être 
peu de cycles bas

VI faible à 
très faible
Naphténiques
Aromatiques Point 

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d’écoulement 
bas

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Chaîne des huiles : distillation sous vide d’huiles
Pression  VIDE
60 mbar DSV huiles

Plusieurs distillats 
de viscosité différente
BRUT À 
HUILES

DISTILLAT 1
Distillation
Atmosphé‐
rique DISTILLAT 2

DISTILLAT 3

Résidu  Pression 
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90 mbar
atmosphérique

380⁰C RÉSIDU SOUS VIDE

RC ‐ RA HBG ‐ 00014_B_F ‐ Rév. 3 ‐ 10/03/2015 ‐ Raffinage des huiles de base 5


Chaîne des huiles : distillation sous vide d’huiles

Colonne de 
Système de vide distillation 
sous vide

Arrivée du résidu
atmosphérique

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Principe de la chaîne de fabrication des huiles de base
VIDE
HUILES DE BASE
POINT D’ECOULEMENT DECROISSANT
VI CROISSANT
n paraffines iP et paraffines avec peu de cycles Naphtènes/Aromatiques
Distillat 1 VI très élevé VI élevé VI moyen à bas
Pt d’écoulement élevé Point d’écoulement correct Point d’écoulement bas

DSV Huiles
n paraffines iP et paraffines avec peu de cycles Naphtènes/Aromatiques
Distillat 2 VI très élevé VI élevé VI moyen à bas
Pt d’écoulement élevé Point d’écoulement correct Point d’écoulement bas

n paraffines iP et paraffines avec peu de cycles Naphtènes/Aromatiques


Distillat 3 VI très élevé VI élevé VI moyen à bas
Pt d’écoulement élevé Point d’écoulement correct Point d’écoulement bas

Extraction des N/A Désasphaltage 
Déparaffinage
au solvant au propane
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Résidu  n paraffines iP et paraffines avec peu de  Naphtènes/Aromatiques


atmosphérique cycles RESINES
Résidu  VI très élevé VI élevé VI moyen à bas
sous vide Pt d’écoulement élevé
ASPHALTENES
Point d’écoulement correct Point d’écoulement bas

RC ‐ RA HBG ‐ 00014_B_F ‐ Rév. 3 ‐ 10/03/2015 ‐ Raffinage des huiles de base 7


Chaîne de fabrication des huiles de base

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Chaîne des huiles : désasphaltage

HUILE 
Résidu sous vide = huile de haute 
DÉSASPHALTÉE
Viscosité + asphaltènes + résines
HDA OU DAO

DÉSASPHALTAGE 
RÉSIDU 
SOUS VIDE
AU PROPANE
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Désasphaltage : précipitation des 
asphaltènes et résines (ASPHALTE)  ASPHALTE
par du propane liquide

RC ‐ RA HBG ‐ 00014_B_F ‐ Rév. 3 ‐ 10/03/2015 ‐ Raffinage des huiles de base 9


Unité de désasphaltage au propane : schéma simplifié

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Chaîne des huiles : extraction au solvant

Extraction au solvant : les composés de type aromatique sont solubles dans le 
solvant. Les composés de type paraffines ne sont pas  solubles dans le solvant

Raffinat 1 riche en
Distillat 1 paraffines

EXTRACTION 
Raffinat 2 riche en
Distillat 2 AU paraffines
SOLVANT
Raffinat 3 riche en
Distillat 3 Furfurol paraffines

NMP
Raffinat 4 riche en
HDA
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paraffines

Extraits riches en 
aromatiques 043125
RC ‐ RA HBG ‐ 00014_B_F ‐ Rév. 3 ‐ 10/03/2015 ‐ Raffinage des huiles de base 11
Unité d’extraction au furfurol : schéma simplifié
COLONNE D'EXTRACTION
Huile paraffinique + Furfurol Séparation RAFFINAT
130°C
Huile - Furfurol PARAFFINIQUE

Vide Taux de solvant


2 à 3/1
CHARGE
DISTILLAT Lits de
Furfurol
ou DAO garnissage

DÉSAÉRATEUR

Furfurol

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D PCD 365 A
90°C Extrait aromatique + Furfurol Séparation EXTRAIT
Extrait Furfurol AROMATIQUE
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Chaîne des huiles : déparaffinage au solvant

Déparaffinage au solvant : élimination, par cristallisation à froid puis


filtration, des n‐ paraffines.
Déshuilage : purification de la paraffine (élimination de l’huile)

Raffinat 1 Raffinat déparaffiné 1

Déparaffinage 
Raffinat 2 Raffinat déparaffiné 2
au 
Solvant
Raffinat 3 Raffinat déparaffiné 3
MEK‐TOLUÈNE
Raffinat 4 Raffinat déparaffiné 4
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Paraffine/ PARAFFINE/ 
DÉSHUILAGE CIRE FINIE
cire brute
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Unité de déparaffinage des huiles de base : schéma simplifié

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Filtres de déparaffinage des huiles de base

Hublots
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Chaîne des huiles : hydrotraitement de finition

Hydrotraitement : pour améliorer la couleur et la stabilité des huiles de base


Hydrotraitement sévère pour huiles blanches, paraffines et cires à usage cosmétique ou
alimentaire

Hydrogène

Huile déparaffinée 1 Huile de base 1
HYDRO
Huile déparaffinée 2 TRAITEMENT Huile de base 2

Huile déparaffinée  3 Huile de base  3
DE
Huile déparaffinée  4 Huile de base  4

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Paraffines/cires FINITION Paraffines/cires finies

RC ‐ RA HBG ‐ 00014_B_F ‐ Rév. 3 ‐ 10/03/2015 ‐ Raffinage des huiles de base 16


Pétrochimie et intégration
avec le raffinage 

RC ‐ RA GEN ‐ 08378_A_F ‐ Rév. 1 ‐ 05/03/2015 ‐ Pétrochimie et intégration avec le raffinage

Sommaire

 Raffinage

 Pétrochimie

 Intégration Raffinage et Pétrochimie

 Contexte économique de la Pétrochimie


© 2015 ‐ IFP Training

RC ‐ RA GEN ‐ 08378_A_F ‐ Rév. 1 ‐ 05/03/2015 ‐ Pétrochimie et intégration avec le raffinage 1


Raffinage

© 2015 ‐ IFP Training
RC ‐ RA GEN ‐ 08378_A_F ‐ Rév. 1 ‐ 05/03/2015 ‐ Pétrochimie et intégration avec le raffinage 2

Raffinage 

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Schéma de raffinerie complexe

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Pétrochimie 
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Schéma de raffinerie complexe 

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Schéma de raffinerie complexe 

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Intégration raffinage et pétrochimie 

CHARGES
IMPORTÉES

GPL
HYDROGÈNE
NAPHTA

GAZOLE
ÉTHYLÈNE
DISTILLATS MONOMÈRES
VAPO
PÉTROLE H2 PROPYLÈNE
‐CRAQUEUR
BRUT
RAFFINERIE GAZ
IMPORTÉ
ESSENCE DE PYROLYSE COUPE C4
FIOULS

GPL
ESSENCE
PRODUITS

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CARBURÉACTEUR
GAZOLE PÉTROLIERS
FIOULS LOURDS

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Débouchés du pétrole 

La demande en pétrole est dominée par les besoins 
d’énergie pour les transports et le chauffage

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Source CMAI

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Objectifs et moyens de la Pétrochimie 

 Objectifs
• À la manière des minerais, la pétrochimie est le premier maillon,
d‘une chaîne qui aboutit à la production de nombreux produits de
la vie de tous les jours
• En alimentant l’industrie chimique de transformation, l’industrie
des polymères, l’industrie pharmaceutique, etc.

 Moyens
• Valorisation des hydrocarbures provenant de :
− Gaz
− Pétrole brut
− Charbon
• Apportant de la valeur ajoutée à la matière première

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Valeur ajoutée au brut 

La Valeur Ajoutée de la Pétrochimie est significative

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Source UOP
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Alimentation des Steam crackers 

Capacité mondiale d’Éthylène en 2012 : 157 Mt

100%

90%

80%

70%

60%
Autres
50% Naphta/Gazole
Éthane
40%

30%

20%

10%

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0%
Amérique du Nord Amérique du Sud Europe de l'Ouest Moyen‐Orient Asie du Nord Asie du Sud
Source CMAI

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Rendements typiques selon l’alimentation du SC 

Distillat
Charges Éthane Propane Butane Naphta Gazole
sous‐vide
Produits % wt yields
Hydrogène 8,8 2,3 1,6 1,5 0,9 0,8
Méthane 6,3 27,5 22,0 17,2 11,2 8,8
Éthylène 77,8 42,0 40,0 33,6 26,0 20,5
Propylène 2,8 16,8 17,3 15,6 16,1 14,0
Butadiène 1,9 3,0 3,5 4,2 4,5 5,3
Autres C4 0,7 1,3 6,8 4,5 4,8 6,3
C5‐200 
1,7 6,6 7,3 18,7 18,4 19,3
Essence
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Fioul ‐ 0,5 1,5 4,7 18,1 25,0

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Étapes et produits clés de la pétrochimie 
Uses
NATURAL GAS COAL ENERGY
CO + H2
SYNTHETIC FUELS
HYDROGEN NITROGENOUS FERTILIZERS
PRODUCTION OF GLUES AND THERMOSETTINGS
SYNTHESIS GAS  AMMONIA
GLUE
METHANOL THERMOSETTINGS
METHANE MTBE

ETHANE
PLASTICS
PROPANE ANTIFREEZE, FIBRES
DETERGENTS
BUTANE ETHYLENE
THERMOPLASTICS
STEAM‐ PROPYLENE ELASTOMERS
CRACKING BUTADIENE ELASTOMERS
NAPHTHA
GAS‐OIL
VGO THERMOPLASTICS
BENZENE (ST) SYNTHETIC FIBRES
(CH) ELASTOMERS
CATALYTIC TOLUENE NYLONS (Nylons 6, Nylon 6.6)
REFORMING ANIONIC DETERGENTS

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PARAXYLENE POLYESTER FIBRES 
THERMOPLASTICS RESINS
CRUDE OIL COAL
ORTHOXYLENE PLASTICISERS
(ST) Styrene
(CH) Cyclohexane
Aromatics
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Zoom sur le vapocraquage 
Uses
NATURAL GAS COAL ENERGY
CO + H2
SYNTHETIC FUELS
HYDROGEN NITROGENOUS FERTILIZERS
PRODUCTION OF GLUES AND THERMOSETTINGS
SYNTHESIS GAS  AMMONIA
GLUE
METHANOL THERMOSETTINGS
METHANE MTBE

ETHANE
PLASTICS
PROPANE ANTIFREEZE, FIBRES
DETERGENTS
BUTANE ETHYLENE
THERMOPLASTICS
STEAM‐ PROPYLENE ELASTOMERS
CRACKING BUTADIENE ELASTOMERS
NAPHTHA
GAS‐OIL
VGO THERMOPLASTICS
BENZENE (ST) SYNTHETIC FIBRES
(CH) ELASTOMERS
CATALYTIC TOLUENE NYLONS (Nylons 6, Nylon 6.6)
REFORMING ANIONIC DETERGENTS
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PARAXYLENE POLYESTER FIBRES 
THERMOPLASTICS RESINS
CRUDE OIL COAL
ORTHOXYLENE PLASTICISERS
(ST) Styrene
(CH) Cyclohexane
Aromatics
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Résumé de l’histoire du vapocraquage 

 ~ 1920
• Éthylène à partir de craquage d’éthane du gaz naturel
 1942
• Premier vapocraqueur de Gas‐Oil steam (~ 6000 t/an d’éthylène)
 1950
• Construction d’unités de 50 000 t/an d’éthylène
 1950 ‐ 1960
• Émergence d’unités de 300 000 t/an d’éthylène par craquage de
naphta
 2000+

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• Unités de capacité de taille mondiale de 600 000 t/an à 2 Mt/an
d’éthylène

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Produits intermédiaires et dérivés 

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Principes du vapocraquage 

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Caractéristiques clés du vapocraquage  

 Capacité typiquement exprimée en termes de tonnage d’éthylène


• 1,5 à 2 Mt/an pour sites de classe mondiale
 Unités substantiellement plus imposantes que les unités de
raffinage
 Conditions opératoires sévères
• Écart de températures entre 850⁰C (craquage ) et – 165⁰C (zone
froide des gaz liquéfiés)
• Écart de pression entre 2 bar (craquage) et 36 bar (compression de
volumes gazeux importants)
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Exemple de schéma de craquage naphta (250 kt/an)

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Courbes de tension de vapeur 

VOLATILITÉ

CO
CH4

C2H4
CO2
C2H6 C2H2

H2S

C3H6
C3H8
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La température d’ébullition/condensation 
augmente avec la pression
C3H4

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Vapocraquage : zone réaction (hot zone)

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2 1 0
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Vapocraquage : conditions opératoires 

Température de craquage 

Pression 

Temps de séjour 

Dilution de l’alimentation 
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Vapocraquage : conditions opératoires 

 Température de craquage :
• ~ 850⁰C sur alimentation Éthane
• ~ 820⁰C sur alimentation Naphta
• ~ 800⁰C sur alimentation Gasole

 Pression :
• 2 à 3 bar (aussi basse que possible au dessus de pression atm.)

 Temps de séjour :
• 0,1 à 0,4 seconde (aussi court que possible)

 Dilution de l’alimentation :

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• Grande quantité de vapeur (~ 0,6 T vapeur/T Naphta alimentée)

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Zone chaude (Hot zone)

 Principaux équipements
• Batterie de fours dédiés au craquage à haute température
• Fractionateur primaire
séparation 
• Tour “quench” à eau

Pipes 
d’alimentation  Fractionateur 
Naphtha à  primaire 
l’entrée fours 
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Zone de compression 

 Principaux équipements
• Compresseur des gaz de craquage pour séparation en zone froide
• Élimination H2S, mercaptans et CO2 par lavage à la soude

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Vue d’avion de vapocraqueur 

1.4 MT/an
éthylène
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Cold zone: mainly distillation towers
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… on vit dans un monde
de polymères …

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Applications HDPE 

 Quelques exemples
Flexibles Emballages alimentaires Récipients
Tuyaut
eries
Flexibl
es
Pipe

Réservoirs  Conteneurs Jouets


Hot
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Applications LDPE/LLDPE 

 Quelques exemples
Emballages  Films pour l’agriculture

Emballages Industriels  Films divers 
Câbles 

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Quelques applications PP 

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Autres applications PP 

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PVC : un polymère très flexible 

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Famille des composés Styrène 

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Source CMAI

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Intégration Raffinage
et Pétrochimie
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Intégration Raffinage et Pétrochimie 

CHARGES
IMPORTÉES

GPL
HYDROGÈNE
NAPHTA

GAZOLE
ÉTHYLÈNE
DISTILLATS MONOMÈRES
VAPO
PÉTROLE H2 PROPYLÈNE
‐CRAQUEUR
BRUT
RAFFINERIE GAZ
IMPORTÉ
ESSENCE DE PYROLYSE COUPE C4
FUEL

GPL
ESSENCE
PRODUITS

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CARBURÉACTEUR
GAZOLE PÉTROLIERS
FIOULS LOURDS

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Synergies alimentations 

 Alimentations

Raffinage  Pétrochimie

GPL  C3⁰/C4⁰ hors spec. Flexibilité / prix

Naphta Base et/ou surplus Alim base ou alternative 

Gasoil Base et/ou surplus Flexibilité / prix


produits hors spec.

VGO Base et/ou surplus Flexibilité / prix


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arrêts FCC, sous‐produits lubes

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Synergies alimentations 

 Alimentations
• Synergies sur Naphta et Essences
− Meilleure alim Naphta pour Pétrochimie = Pire alim pour Raffinage
− Alimenter Vapocraqueurs en Naphta = économie investissements pour
désulfuration Essence en Raffinerie
− Baisse demande essence (Europe) accroit disponibilité Naphta comme
alim Pétrochimie
− Baisse specs Aromatiques des Essences accroît disponibilité BTX pour
Pétrochimie
• Concurrence sur Distillats intermédiaires
− Raffinage et Pétrochimie ciblent même alim
− Haute “vapocraquabilité” (haute teneur paraffine) = Haut Cétane
− Demande importante Diesel Oil et Jet

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• Synergies potentielles sur Résidu
− Alim “bon marché” pour Pétrochimie
− Mais implique innovations technologiques majeures
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Synergies échanges produits, énergie et plus…

 Échanges de produits
Raffinage  Pétrochimie

Gaz Hydrotraitements  Hydrogène


Fuel Gas Ethane

GPL Propylène/Butènes (FCC) Purification, extraction


GPL Surplus: Propylene/Butylènes

Essence  Pool essences  Essence de Pyrolyse 


Reformat ( aromatiques ) Extraction BTX 
MTBE, Alkylation Butylènes

Fuels Réseau fuel  fuels Incompatibles 

 Services
• Services Communs Techniques, Gestion Projets, Lab, SHE, Achats, RH, …
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• Utilités Unités partagées Elec, Vapeur, Air, Azote, …


• Stockages Optimisation utilisation des bacs
• Mouvements Produits Occupation/optimisation appontements

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Exemple de l’Intégration Raffinage / Pétrochimie

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75 % de capacité de raffinage intégrée avec Pétrochimie et/ou lubes
L’intégration poussée est un avantage compétitif 
Source : ExxonMobil 2010

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Contexte économique 
Pétrochimie
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Le business de la pétrochimie est cyclique

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Source CMAI

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Demande en “plastique” 

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Source CMAI

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Alimentation vapocraqueurs

Capacité mondiale Éthylène en 2012 = 157 Mt

100%

90%

80%

70%

60%
Autres
50% Naphta/Gazole
Éthane
40%

30%

20%

10%

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0%
Amérique du Nord Amérique du Sud Europe de l'Ouest Moyen‐Orient Asie du Nord Asie du Sud

Source CMAI

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Couts alimentation vapocraqueurs ‐ 2012

Cout alim (€/t C2= )
ME Ethane
4000
NA Ethane
3600 Asia Ethane
3200 EU Ethane
RoW Ethane
2800
Asia Naphta/Go
2400 NA Naphta/Go

2000
ME Naphta/Go
EU Naphta/Go
1600 RoW Naphta/Go 
1200

800

400

0 Production C2 = (Mt/y)
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0 20 40 60 80 100 120 140 160

ME = Middle East , NA = North America, RoW = Rest of the World 


Source: BPSR
S203 – Septembre 2011

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Comparatif prix du gaz naturel 

Brut OCDE
GNL du Japon
Gaz naturel d’Europe de l’Ouest
Gaz naturel des USA

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Source : BP Stat. Review
G352*36 ‐ June 2013
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Capacité de production éthylène (2012)

North America 20.6 MMT/year (20%)

South America 4.0 MMT/year (4%)

West Europe 17.2 MMT/year (17%)

Central Europe 2.0 MMT/year (2%)

CIS & Baltic States 2.8 MMT/year (3%)

Middle East 10.1 MMT/year (10%)

Africa 1.7 MMT/year (1%)

Indian Subcontinent 4.0 MMT/year (4%)

Northeast Asia 32.3 MMT/year (32%)

Southeast Asia 7.6 MMT/year (7%)
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Capacité de production éthylène au Moyen Orient 

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Source CMAI

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Les plus gros producteurs éthylène 

Source : OGJ
Septembre 2013
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Répartition de la demande globale en éthylène 

Other 10%

Styrene 7%

Ethylene Oxide
Polyethylene
13%
54%

EDC/VCM/PVC
16%

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Capacité de production éthylène (2012)

North America 20.6 MMT/year (20%)

South America 4.0 MMT/year (4%)

West Europe 17.2 MMT/year (17%)

Central Europe 2.0 MMT/year (2%)

CIS & Baltic States 2.8 MMT/year (3%)

Middle East 10.1 MMT/year (10%)

Africa 1.7 MMT/year (1%)

Indian Subcontinent 4.0 MMT/year (4%)

Northeast Asia 32.3 MMT/year (32%)

Southeast Asia 7.6 MMT/year (7%)
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RC ‐ RA GEN ‐ 08378_A_F ‐ Rév. 1 ‐ 05/03/2015 ‐ Pétrochimie et intégration avec le raffinage 51


Répartition de la demande globale en propylène 

Other 10%

Isopropyl Alcohol
5%

Oxo‐Alcohol
11% Polyethylene
Polypropylene
40%
40%

Cumene
9%

Propylene oxide
8%

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Acrylonitrile
17%

RC ‐ RA GEN ‐ 08378_A_F ‐ Rév. 1 ‐ 05/03/2015 ‐ Pétrochimie et intégration avec le raffinage 52


Annexes
Raffinage-Chimie
Refining & Chemicals

Stages d’information raffinage


Introductory courses on refining

• APPROXIMATE CONVERSION FACTORS

• LEXIQUE DES PRINCIPAUX TERMES


TECHNIQUES DU RAFFINAGE

• GLOSSARY OF THE MAIN TECHNICAL TERMS USED


IN THE REFINING INDUSTRY

Le terme anglais figure en italiques entre parenthèses à la suite du terme français en gras.
Les termes en italiques gras dans le texte correspondent à des termes explicités dans le lexique.

The terms in italic in the text refer to terms featuring in the glossary.

RA DIV - 00016_A_F - 00016_A_A - Rév. 14 20/08/2013


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1

APPROXIMATE CONVERSION FACTORS


CRUDE OIL*
From To
Tonnes US Tonnes
Kilolitres Barrels
(metric) gallons (per year)
Multiply by
Tonnes (metric) 1 1.165 7.33 307.86 –
Kilolitres 0.8581 1 6.2898 264.17 –
Barrels 0.1364 0.159 1 42 –
US gallons 0.00325 0.0038 0.0238 1 –
Barrels per day – – – – 49,8
* Based on worldwide average gravity

PRODUCTS
To convert
Barrel to Kilolitres to Tonne to
Tonnes to barrel
tonnes tonne kilolitres
Multiply by
Liquefied petroleum gas (LPG) 0.086 11.6 0.542 1.844
Gasoline 0.118 8.5 0.740 1.351
Kerosene 0.128 7.8 0.806 1.240
Gas oil / Diesel 0.133 7.5 0.839 1.192
Fuel oil 0.149 6.7 0.939 1.065

NATURAL GAS (NG) AND LIQUEFIED NATURAL GAS (LNG)


From To
Trillion
Billion Billion Milliion Million Million
British
cubic cubic feet tonnes oil tonnes barrel oil
thermal
metres NG NG equivalent LNG equivalent
units
Multiply by
1 billion cubic metres NG 1 35.3 0.90 0.74 35.7 6.60
1 billion cubic feet NG 0.028 1 0.025 0.021 1.01 0.19
1 million tonnes oil equivalent 1.11 39.2 1 0.82 39.7 7.33
1 million tonnes NG 1.36 48.0 1.22 1 48.6 8.97
1 trillion British thermal unit 0.028 0.99 0.025 0.021 1 0.18
1 million barrels oil equivalent 0.15 5.35 0.14 0.11 5.41 1

UNITS CALORIFIC EQUIVALENT


One tonne of oil equivalent equals approximately:
= 2204.62 lb 10 millions kilocalories
1 metric tonne Heat unit 42 gigajoules
= 1.1023 short tons
= 6.2898 barrels 40 millions British thermal units
1 kilolitre
= 1 cubic meter 1.5 tonnes of hard coal
Solid fuels
= 4.187 kJ 3 tonnes of lignite
1 kilocalorie
= 3.968 Btu See natural gas and liquefied
= 0.239 kcal Gaseous fuels
1 kilojoule natural gas table
= 0.948 Btu
= 0.252 kcal Electricity 12 megawatt-hours
1 British thermal unit (Btu)
= 1.055 kJ One million tonnes of oil or oil equivalent produces about
= 860 kcal 4 400 gigawatt-hours (= 4.4 terawatt-hours) of electricity in a
1 kilowatt hour (kWh) = 3600 kJ modern power station.
= 3412 Btu 1 barrel of ethanol = 0.57 barrel of oil
1 barrel of biodiesel = 0.88 barrel of oil

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2

A
A – Symbole de la famille des hydrocarbures Aromatiques. Adsorption – Procédé de séparation basé sur l’affinité de
certains solides poreux (alumine, tamis moléculaires) vis à
Absorbeur – Appareil ressemblant souvent à une colonne vis des différents constituants d’un mélange fluide liquide ou
de distillation dans lequel on réalise une séparation par gaz. Ainsi on peut purifier un produit pétrolier en le contactant
absorption. avec une masse d’adsorption (séchage, élimination de
composés soufrés agressifs, …). Le processus d'adsorption
Absorption – Procédé de séparation permettant de (dépôt de molécules sur une surface solide) intervient
récupérer un ou plusieurs constituants d’un mélange gazeux également dans le mécanisme de la catalyse hétérogène.
en les dissolvant dans un liquide approprié souvent appelé
huile d’absorption.
Aéro - Échangeurs désignant les aérocondenseurs ou
aéroréfrigérants utilisant l'air ambiant comme fluide de
Acides – Substances présentant un ensemble de
réfrigération pour condenser ou refroidir un produit pétrolier.
caractéristiques communes : leur solution dans l’eau possède
un pH inférieur à 7, corrosivité vis à vis des métaux. Les
AFNOR – Abr. de Association Française de Normalisation
principaux acides minéraux rencontrés en raffinerie sont :
l’acide sulfurique (H2SO4), l’acide chlorhydrique (HCl), l’acide
Alcane – Hydrocarbure saturé linéaire ou ramifié
fluorhydrique (HF), l’acide sulfhydrique (H2S). Certains
(synonyme Paraffine).
composés présents dans les pétroles bruts sont des acides
organiques : mercaptans, acides naphténiques. Les solides Alcène - Hydrocarbure insaturé comportant une double
peuvent également présenter des propriétés acides, ce liaison (synonyme oléfine)
caractère acide est recherché par exemple pour les
catalyseurs de craquage, d’isomérisation, …. Aldéhyde – Composé organique comportant un groupement
fonctionnel :
Acides naphténiques – Composés oxygénés corrosifs de
type acides organiques existant dans certains pétroles
bruts (Venezuela, Afrique de l'Ouest, Mer du Nord) ils sont
notamment responsables de phénomènes de corrosion dans
les installations de distillation du brut.
Alkylat – En raffinage il s’agit d’une base carburant à très
Acide organique – Composé organique comportant un hauts indices d’octane produite par le procédé d’alkylation.
groupement fonctionnel :
Alkylation – Procédé permettant en raffinage de faire réagir
ou des butènes produits au FCCsur de l’isobutane (iC4) et
d’obtenir des isoparaffines en C8 à indices d’octane très
élevés (alkylat). Les procédés se différencient en fonction du
catalyseur utilisé :
- l’alkylation HF utilise l'acide fluorhydrique
Exemple : CH3COOH acide acétique - l’alkylation H2SO4 utilise l'acide sulfurique

Additifs – Composés chimiques qui peuvent modifier les Alumine – Solide poreux très utilisé comme support de
caractéristiques physico-chimiques des produits pétroliers. catalyseur dans l’industrie du raffinage. L’alumine peut aussi
Exemple : additifs d'amélioration de la tenue au froid, de la être utilisée dans des sécheurs utilisant le phénomène
stabilité au stockage, de la conductivité électrique, etc. d’adsorption.

ADIP – Abr. de Diisopropanolamine. Voir Amines. Amines – (Alcoolamines). Composés chimiques présentant
des propriétés basiques, utilisées en solution dans l’eau
Adoucissement (Sweetening) – Procédé de raffinage (solution d’amines) elles permettent d’éliminer l’H2S des gaz
transformant les mercaptans agressifs en disulfures. Les acides : lavage aux amines. Les principales amines utilisées
principaux procédés sont le Merox et le Sulfrex . sont :
- la DEA : diéthanolamine,
- la MEA : monoéthanolamine,
- la MDEA : méthyldiéthanolamine,
- l'ADIP : diisopropanolamine.
Amine riche : solution chargée en H2S.
Amine pauvre (lean) : solution régénérée contenant très peu
d’H2S.

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3

Ammoniac – Composé basique, de formule NH3, volatil, Asphaltènes – Composés lourds de structure complexe
présent dans certains gaz de raffinerie. contenus dans les coupes pétrolières résiduelles. Ils
concentrent de nombreuses impuretés : S, N, O et métaux
Angström – Unité de longueur. Symbole Å. (nickel et vanadium). Ils sont par définition insolubles dans
1 Å = 10–10 mètre. le n-heptane (ou le n-pentane) (essais normalisés) et
solubles dans le toluène chaud. La teneur en asphaltènes
A.P.I. – Abr. de American Petroleum Institute, organisme US d'un résidu correspond à la masse précipitée par le n-
intervenant notamment dans les spécifications des matériels heptane (ou le n-pentane) et resolubilisée dans le toluène.
utilisés dans l'industrie pétrolière et publiant des données Elle s'exprime en % de l'échantillon. La partie de l'échantillon
techniques relatives aux hydrocarbures. non précipitée par le n-heptane est appelée maltènes.

A.P.I. (degré) – ou (°API) : Repère de la densité des A.S.T.M. – Abr. de American Society for Testing and
pétroles bruts utilisé pour le négoce. Materials, organisme de normalisation US. La plupart des
141,5 essais normalisés de contrôle de qualité des produits
°API = 15 – 131,5 pétroliers ont pour origine des normes ASTM.
d
avec d15 = densité mesurée à 15°C.
ASTM (distillation) – Voir Distillation ASTM
API (bassin API) - Bassin de décantation permettant de
ASVAHL™ – Abr. de Association pour la Valorisation des
séparer les hydrocarbures et les sédiments contenus dans
Huiles Lourdes. Groupement d'Intérêt Économique entre
les eaux de raffinerie.
TOTAL-ELF-IFP créé dans les années 1980 pour développer
des procédés de conversion des résidus. Procédé
commercialisé aujourd'hui par AXENS.
A.R.D.S.™ – Atmospheric Residue Desulfurization : unité
d’hydrotraitement de résidu atmosphérique, commercialisé
AXENS. – Fournisseur international de technologies, de
par Chevron Lummus Global (CLG).
produits et de services à destination des marchés Oil & Gas
(catalyseurs et adsorbants). Filiale de l'IFP Energies
Aromatique – Famille d’hydrocarbures insaturés
Nouvelles.
cycliques comportant un ou plusieurs cycles et dérivés du
benzène (C6H6). Représentation symbolique du cycle
aromatique : Azote – (N) (Nitrogen)

• Élément chimique présent dans les coupes pétrolières au


sein de composés azotés dont certains présentent un
caractère basique marqué. L’azote est souvent considéré
comme une impureté gênante. Les teneurs en azote des
Asphalte – Résidu thermoplastique plus ou moins dur coupes pétrolières sont généralement 10 à 100 fois plus
résultant du désasphaltage au solvant d’un résidu. Selon le faibles que les teneurs en soufre
solvant utilisé (éthane, propane, butane, pentane, hexane, • Gaz azote (N2) utilisé comme gaz inerte
heptane), l'asphalte (fraction insoluble dans le solvant de
désasphaltage) peut contenir, en plus des asphaltènes,
des résines.

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Ballon – Appareil chaudronné de forme cylindrique Brent – Pétrole brut de mer du Nord. Le Brent est un brut de
permettant la séparation de phases : ballon séparateur, référence pour la fixation des prix des pétroles bruts.
ballon de flash, ballon décanteur, ballon de tête (ou ballon de
reflux). Bright-stock – Huile de base paraffinique (voir Paraffine)
lourde et visqueuse obtenue à partir de résidu sous-vide.
Baril (Barrel) – Mesure de volume utilisée pour le négoce
des pétroles bruts. Brûleurs – Dispositif réalisant le mélange air-combustible
1 BARREL = 1 BBL = 159 litres. puis la combustion dans les fours et chaudières. On distingue
Le prix des pétroles bruts s'exprime en dollar par baril les brûleurs gaz, les brûleurs fuel et les brûleurs mixtes (gaz
($/BBL). + Fuel).

Bases – Substances présentant un ensemble de propriétés Brut (Crude Oil) – Synonyme de pétrole brut.
communes ; leur solution dans l'eau possède un pH
supérieur à 7, elles sont neutralisées par les acides. Les B.S.W. – Abr. de Bottom Sediment and Water. Teneur en
principales bases utilisées en raffinerie sont : la soude eau et en sédiment des pétroles bruts exprimée en %
(NaOH), l'ammoniac (NH3), les amines. Certains composés masse.
présents dans les pétroles bruts ont un caractère basique.
B.T.M. - Abr. de basse teneur en métaux utilisée pour
Benzène – Hydrocarbure aromatique à 6 atomes de caractériser la teneur en métaux (Ni, V) des résidus sous
carbone (C6H6). Très toxique, sa teneur est limitée dans les vide
carburants auto, bien que son indice d'octane soit excellent.
B.T.S. – Abr. de Basse Teneur en Soufre. Ce qualificatif
Bifonctionnel (catalyseur) – Catalyseur comportant deux s'applique surtout aux pétroles bruts et aux fuels lourds.
fonctions, par exemple : une fonction hydrogénante et une
fonction acide (catalyseurs d'hydrocraquage). B.T.X. – Abr. de Benzène-Toluène-Xylènes. Coupe
aromatique généralement produite par le reformage
Bille et anneau (Ring and Ball) – Méthode de mesure de la catalytique et extraite du reformat.
température de ramollissement d'un bitume repérée par la
température à laquelle une bille normalisée traverse un Butadiène – Hydrocarbure insaturé en C4 possédant deux
anneau garni de bitume (température bille et anneau TBA). doubles liaisons. Le butadiène (C4H6) est utilisé dans la
synthèse de nombreux élastomères.
Biofuel – Tout combustible issu d'une plante ou d'un
organisme bio qui peut remplacer le pétrole et ses dérivés. Bulle – Point de bulle : se dit du point d'ébullition d'un
mélange d'hydrocarbures liquide.
Bitume – Produit thermoplastique plus ou moins dur à
température ambiante (voir cut-back, soufflage). Les bitumes Butamer – Procédé d'isomérisation du n-butane en
sont constitués principalement du résidu sous-vide de i-butane développé par U.O.P.
certains bruts et sont utilisés essentiellement pour le
revêtement routier. Butane – Hydrocarbure saturé à 4 carbones (C4H10). Il
existe deux butanes :
Bleed – Fraction lourde produit de l'hydrocraqueur qui n'a
pas été craquée. - le butane normal ou n-butane (n-C4) : linéaire,
- l'isobutane (iC4) : ramifié.
B.P.S.D. – Abr. de Barrel per Stream Day (baril par jour).
Exprime les capacités de production des installations. On Butane commercial – Gaz de pétrole liquéfié (GPL)
utilise souvent l'équivalence approximative suivante : constitué en majorité d'hydrocarbures à 4 carbones.
1 B.P.S.D. = 50 tonnes/an
Butènes (ou butylènes) – Hydrocarbures insaturés à 4
Brai – Résidu de la distillation des goudrons de pétrole, de atomes carbones (C4H8) possédant une double liaison
houille, de bois ou d’autres matières organiques. On fait oléfinique (voir Oléfine). Parmi les butènes, l'isobutène est
suivre le mot brai du nom de la matière dont il est extrait, par particulièrement recherché pour la fabrication du MTBE par
exemple : brai de pétrole (petroleum pitch), brai de goudron combinaison avec le méthanol.
d’asphalte (asphalt-tar pitch), brai de houille (coal-tar pitch),
brai de goudron de bois (wood pitch), …

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C – Symbole chimique de l'élément carbone. C.F.R. – Abr. de Cooperative Fuel Research. Le moteur CFR
permet la mesure des Indices d'Octane.
Carbone – (C). Élément chimique principal avec l'hydrogène
entrant dans la composition des hydrocarbures. C.H.D. – Abr. de Catalytic Hydro Desulfurization. Procédé
autrefois utilisé par MOBIL (voir Hydrotraitement).
Carbone Conradson (Carbon Conradson Residue - Abr.
C.C.R.).– Résidu solide résultant de la vaporisation et de la C/H – Rapport des teneurs massiques en carbone et en
pyrolyse d'un produit pétrolier dans des conditions hydrogène d'un produit pétrolier.
normalisées. Il s'exprime en % masse de l'échantillon et
caractérise la tendance d'une coupe pétrolière à donner du Chaudière – Équipement thermique produisant de la vapeur
coke à haute température. par vaporisation d'eau liquide.

Carburants-auto - Désigne la famille des essences Chaudière à CO (CO Boiler) – Chaudière produisant de la
commerciales pour automobiles. vapeur par brûlage et incinération du monoxyde de carbone
(CO) contenu dans les fumées d'un régénérateur d'une
Carburateur – Système permettant de réaliser le mélange unité de F.C.C.
air-carburant dans un moteur à allumage commandé. Sur les
véhicules modernes, le carburateur est généralement Chlore – (Cl). Élément chimique utilisé pour ajuster l'activité
remplacé par un système d'injection. de certains catalyseurs de raffinage (reformage,
isomérisation). Il est souvent introduit sous la forme de
Carburéacteur – Carburant utilisé essentiellement en composés chlorés variés (CCl4, TCE, DCP, …)
aviation pour l'alimentation des turboréacteurs. Le
carburéacteur civil est le Jet A1, il existe de nombreux Chromatographie – Méthode d'analyse permettant
synonymes : JP , TR , Kérosène … l'identification et le dosage des différents constituants des
gaz et des coupes pétrolières légères.
Catalyse - Domaine scientifique couvrant la mise en œuvre
des catalyseurs - L'industrie pétrolière utilise essentiellement Cire (Wax) – Produit paraffineux (voir Paraffine) , malléable
la catalyse hétérogène : réactifs en phase fluide, liquide ou à température ambiante. Résulte du déparaffinage des
gaz, catalyseurs solides. résidus sous-vide désasphaltés (voir Désasphaltage).

Catalyseur – Composé permettant d'accélérer sélectivement Cl – Symbole chimique de l'élément chlore.


la vitesse de réactions chimiques que l'on cherche à
favoriser. Les procédés de raffinage font appel à de Clair (Clear) (indice d'octane) – Indice d'octane mesuré
nombreux types de catalyseur solides qui se présentent sans adjonction de composés à base de Plomb.
sous la forme de poudre, de billes ou de bâtonnets (voir
porosité, surface spécifique) Claus – Procédé permettant de transformer H2S en soufre.
On parle d'unité Claus ou de procédé de production de
Catalytique (pot) – Voir Pot. soufre.

C.C.R. – Abr. de Conradson Carbon Residue (voir Carbone CLAUSPOL™ – Nom commercial du procédé AXENS de
Conradson). traitement d'épuration des gaz à la sortie d'une unité Claus.
– Abr. de Continuous Catalytic Reforming (voir reformage
régnératif). Cliquetis – Phénomène de combustion anormale dans un
moteur à allumage commandé. Un indice d'octane adapté
C.D.U. – (Crude Distillation Unit) Unités de fractionnement au besoin du moteur permet d'éviter ce phénomène destructif
initial des pétroles bruts. pour les moteurs.

C.E.N. – Abr. de Comité Européen de Normalisation Cloud Point – Voir Point de Trouble.

Centrale – Unité de production d'énergie (électricité-vapeur) CO – Formule du monoxyde de carbone.


et d'utilités (air, eau, vapeur).
Cobalt – (Co). Métal de transition fréquemment rencontré
Cétane – Hydrocarbure paraffinique (voir Paraffine) à 16 dans les formules catalytiques utilisées dans les
carbones (C16H34) (voir Indice de Cétane). hydrotraitements.

C.F.P.P. – Abr. de Cold Filter Plugging Point (Température CO Boiler – Chaudière à CO.
Limite de Filtrabilité : T.L.F.).

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Cogénération – Production simultanée d’électricité et de Condenseur – Appareil d'échange thermique (échangeur)


vapeur par l’intermédiaire d’une turbine à gaz entraînant un permettant de faire passer des gaz ou des vapeurs à l'état
alternateur et d’une chaudière de récupération. liquide.

Co-Mo – Catalyseurs bimétalliques Co-Mo, contenant du Congélation – Voir Point de congélation.


cobalt et du molybdène, utilisés en hydroraffinage et
spécialement en hydrodésulfuration. Conversion (procédés de) – Procédés de raffinage
Les substances actives sont des sulfures de cobalt et de permettant par craquage de coupes lourdes de générer des
Molybdène dispersés sur un support d'alumine. coupes légères et intermédiaires.

Co-Ni-Mo – Voir Ni-Co-Mo. Conversion profonde – Procédés de conversion appliqués


aux résidus et plus spécialement aux résidus sous vide.
CO2 – Formule du gaz carbonique ou dioxyde de carbone.
Produit résulant de la combustion des hydrocarbures, le CO2 Corrosion Cuivre-Argent – Essai normalisé comparant la
corrosion provoquée par un produit pétrolier dans des
est un gaz à effet de serre conditions standards d'une lame de cuivre ou d'argent avec
une échelle de corrosivité normalisée.
Coke – Terme général pour désigner les dépôts solides
d'hydrocarbures lourds de type polyaromatiques condensés Coupe pétrolière – Mélange d'hydrocarbures défini par
se formant dans les unités de raffinage ou se déposant sur la l'intervalle des températures d'ébullition ou par le nombre
surface active des catalyseurs ou dans les points chauds des d'atomes de carbone de ses composants (exemple : essence
installations. lourde C7 – C10, 100-180°C).
Coke de pétrole – Résidu solide des unités de cokéfaction
généralement utilisé comme combustible solide, certaines COV – Composés organiques volatils.
qualités spéciales de coke permettent la fabrication
d'électrode. Cracking – Voir Craquage.

Cokéfaction (coking) – Procédé de conversion thermique Craquage (Cracking) – Réactions chimiques de rupture de
des résidus qui s'accompagne de production importante de liaisons carbone-carbone, carbone-hydrogène, carbone-
coke de pétrole solide et de fractions distillables. Le procédé soufre, …. Les réactions de craquage peuvent être mises en
le plus utilisé est la cokéfaction retardée (delayed coker). œuvre par :
Une évolution plus récente de la cokéfaction est le flexicoker. - la température (craquage thermique)
- la température et un catalyseur (craquage
Coking – Voir Cokéfaction. catalytique)
- la température, un catalyseur et de l'hydrogène
Colonne (ou Tour) – Virole cylindrique verticale permettant la (hydrocraquage)
mise en œuvre de procédés de séparation : Colonne de
distillation, Colonne d'extraction, colonne d'absorption. Craquage catalytique - Procédé très répandu pour le
craquage des coupes lourdes (voir F.C.C.).
Combustion (réaction de) – Réaction chimique
exothermique qui génère du dioxyde de carbone (CO2) et de Craquage thermique – Procédé utilisé surtout pour la
conversion des résidus sous vide voir viscoréduction,
l'eau (H2O) à partir d'un hydrocarbure et d'oxygène (O2 ou cokéfaction.
air). Exemple de la combustion du méthane :
Crude oil – Voir Brut.
CH4 + 2 O2  CO2 + 2 H2O + Chaleur.
Cut-back – Bitume dilué par des coupes pétrolières légères,
Compresseur – Machine tournante permettant de transférer permettant un épandage à froid, le solvant s'élimine par
ou de comprimer des gaz. On distingue 2 types principaux de évaporation naturelle.
compresseurs en raffinerie :
Cycle frigorifique – Procédé permettant d'extraire de la
- les compresseurs centrifuges adaptés aux grands débits chaleur à bas niveau de température par vaporisation et
- les compresseurs volumétriques à piston condensation à pressions différentes d'un fluide frigorifique.
L'unité de déparaffinage des huiles comporte un cycle
Condensat frigorifique.
• Vapeur d'eau condensée
Cyclone – Dispositif statique permettant de séparer des
• Hydrocarbures liquides accompagnant la production de particules solides entraînées dans un flux gazeux ou liquide.
gaz naturel dénommés aussi L.G.N. : liquides de gaz
naturel Cycloparaffines – autre appellation des hydrocarbures
naphténiques.

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D
D.A. – Abr. de Distillat Atmosphérique. Désaromatisé – Qualificatif appliqué à une coupe pétrolière
ayant subi un traitement particulier (extraction des
DAO – Deasphalted Oil. Voir Désasphaltage. aromatiques au solvant) pour abaisser sa teneur en
Huile désasphaltée obtenue à partir d'un résidu sous vide et hydrocarbures aromatiques. Exemple : White-spirit
utilisée soit pour fabriquer des huiles de base visqueuses désaromatisé.
(Bright Stock) soit comme charge lourde d'unités de
conversion. Désasphaltage – Procédé de séparation s'appliquant aux
résidus sous-vide permettant d'obtenir un produit très lourd
DEA – Abr. de diéthanolamine. Voir Amines. et chargé en impuretés : l'Asphalte et une huile désasphaltée
(DAO). Le solvant utilisé est le plus souvent du propane, du
d15 – Densité à 15°C Voir Densité. butane et même de l'essence légère.

Déazotation – Réaction chimique d’élimination de l’azote de Désémulsifiant – Additif injecté dans le pétrole brut avant
coupes pétrolières. dessalage pour favoriser la décantation eau-pétrole brut.

Débutaniseur – Colonne de distillation séparant en tête Dessalage – Opération permettant d'éliminer par lavage à
une coupe contenant le butane et les plus légers. l'eau les sels minéraux présents dans les pétroles bruts. Ces
sels sont en effet susceptibles de provoquer des corrosions
Décokage – Opération de brûlage du coke déposé sur un et des encrassements dans les unités de traitement de
catalyseur ou dans les tubes d'un four. bruts. La séparation brut dessalé - eau s'effectue dans un
gros ballon décanteur horizontal : le dessaleur.
Dééthaniseur – Colonne de distillation séparant en tête
une coupe contenant l'éthane et les plus légers. Dessaleur – Voir Dessalage.

Dégoulottage – Redimensionnement d'une installation Désulfuration – Réaction chimique d’élimination du soufre


existante pour lui permettre de dépasser sa capacité de des coupes pétrolières. Quand on cherche à atteindre de très
production en limitant les investissements. basses teneurs en soufre, on parle de désulfuration
profonde.
Degré A.P.I. – Voir A.P.I.
Dewaxing – Voir Déparaffinage.
Déisohexaniseur - Colonne de distillation utilisée dans le
procédé d'isomérisation pour séparer l'isomérat des DGO – Abr. de Désulfuration des gazoles. Procédé TOTAL.
composés en C6 à recycler vers la section réactionnelle. Voir Hydrotraitement et Hydrodésulfuration.

Déisopentaniseur – Colonne de distillation séparant en DHC – Abr. de Distillate Hydrocracking. Procédé


tête une coupe riche en isopentane, base carburant à haut d’hydrocraquage de distillats sous-vide (voir hydrocraquage).
indice d'octane.
Diène – Voir Dioléfine.
Delayed coker – Voir Cokéfaction.
Diesel (moteur) – Désigne un type de moteur à combustion
Déméthaniseur – Colonne de distillation séparant en tête interne à allumage par compression.
une coupe contenant le méthane et les plus légers.
Diesel oil ou Gas Oil Motor – Carburant pour moteur Diesel.
Densité (Specific Gravity (Spgr)) – Pour les produits voir Gazole moteur.
pétroliers liquides : rapport de la masse d'un volume de
produit pris à la température t, à la masse du même volume Diester – Non commercial des esters méthyliques obtenus à
d'eau mesuré à 4°C. On utilise souvent la densité à 15°C partir d'huile de Colza et pouvant se substituer au carburant
(d15 ou d15 Diesel (diester = abréviation de Diesel Ester).
4 ). Voir API (degré).

Dimérisation – Voir Polymérisation.


Déparaffinage (Dewaxing) – Élimination des paraffines
normales à haut point de fusion, pour améliorer la tenue au
DIMERSOL – Nom commercial du procédé AXENS de
froid d'une coupe pétrolière (Huile de base, gazole, …).
dimérisation du propylène permettant d'obtenir une base
carburant à haut indice d'octane (Dimersol G). Il existe des
Dépropaniseur – Colonne de distillation séparant en tête
variantes de ce procédé : Dimersol X, Dimersol E, α Butol.
une coupe contenant le propane et les plus légers.
Diméthyldisulfure (DMDS) – Agent de sulfuration (C2H6S2)
des catalyseurs très utilisé en raffinage.
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Dioléfine (ou Diène) – Hydrocarbure insaturé comportant Distillation sous vide (Vacuum distillation) - Distillation sous
deux doubles liaisons oléfiniques (voir Oléfine). Ces pression réduite du résidu atmosphérique conduisant à
composés très instables générés par craquage thermique l'obtention de coupes lourdes : distillats sous vide, résidu
ont tendance à s'associer facilement pour former des sous vide.
gommes par réactions de polymérisation. Dans les
produits, ils sont facteur d'instabilité. Distillation T.B.P. – Abr. de True Boiling Point, méthode
d'analyse permettant pour un mélange de donner la relation
Distillat atmosphérique – Fraction de point d'ébullition % distillé - température d'ébullition. Cette analyse concerne
supérieur à celui des coupes gazoles obtenue lors de la surtout les pétroles bruts et permet de prévoir les
distillation atmosphérique du pétrole brut. rendements et les qualités des coupes obtenus lors du
fractionnement industriel de ce brut.
Distillat sous vide (Vacuum Gasoil : V.G.O.) – Coupe lourde
vaporisable issue de la distillation sous vide du résidu Disulfure – Composés bisulfurés (R-S-S-R) présents à l'état
atmosphérique. Intervalle de températures d'ébullition 360- naturel dans les coupes pétrolières. Les mercaptans
380 à 540-600°C. Ce sont les charges essentielles des agressifs peuvent être transformés en disulfures dans les
unités de conversions catalytiques. unités d'adoucissement .

Distillation – Procédé de séparation très utilisé en raffinerie. DMDS – Abr. de diméthyldisulfure.


Il est basé sur la différence de volatilité des constituants d'un
mélange à séparer. DME – diméthyléther - Composé organique oxygéné
aisément accessible à partir du méthanol et utilisable comme
Distillation ASTM – Essai normalisé en liaison avec la carburant Diesel. Le DME gazeux à température ambiante
volatilité des produits pétroliers. Il cerne leur intervalle de doit être utilisé liquéfié sous pression.
distillation (point initial, point final, % de résidu et de
perte, % distillé à une température donnée,…) Doctor-test – Essai normalisé permettant la détection de
traces de mercaptans. Au-delà de quelques ppm, un
Distillation atmosphérique (Topping) - Première distillation changement de coloration indique que l'essai est alors positif.
du pétrole brut en raffinerie conduisant à l'obtention de 4 à 8 Le Doctor-test est aussi désigné par "essai au plombite".
coupes pétrolières. L'opération est conduite sous une
pression légèrement supérieure à la pression atmosphérique. DSV – Abr. de Distillation sous vide.

DUALFORMING – nom commercial du procédé AXENS de


reformage catalytique entre la technologie de reformage
semi-régénérative et régénérative.

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9

E
Eaux (de procédé) - Se dit des eaux qui ont été en contact Essence légère (Light Naphta) – Coupe pétrolière légère
avec les produits traités dans un procédé - Souvent chargées contenant des hydrocarbures en C5-C6.
en H2S, NH3
Essence lourde (Heavy Naphta) – Coupe pétrolière légère
E.B.P. (End Boiling Point) – Voir Point Final. contenant des hydrocarbures dans la gamme C7-C11.
Charge du reformage catalytique.
Échangeur de chaleur – Appareil d'échange thermique
permettant le réchauffage ou le refroidissement de fluides Essences reformulées (Reformulated gasoline - RFG) –
(voir Condenseur, Rebouilleur). Nouveaux carburants-auto développés d’abord dans
certaines zones des USA depuis 1995. L’utilisation
Éclair – Voir Point d'Éclair. d’essences reformulées vise à réduire les pertes par
évaporation et les émissions toxiques. Ces nouveaux
Écoulement – Voir Point d'Écoulement. carburants se caractérisent notamment par une teneur
réduite en aromatiques, en oléfines, par une diminution de
Éjecteur – Dispositif permettant à l'aide de vapeur d'eau de la volatilité, du point final et de la teneur en soufre et par
maintenir le vide à l'intérieur d'une installation en aspirant les une concentration minimale en oxygène.
gaz incondensables et en les refoulant à l'extérieur.
Essence spéciale – Produits pétroliers commerciaux
ÉLUXYL™ — Procédé AXENS de séparation du mélange utilisés comme solvant ou diluant dans l'industrie.
paraxylène-métaxylène sur tamis moléculaires. Exemples : White Spirit, essences A, B, C, … H.

E.M.C. – Ester méthylique de Colza. Carburant Diesel Étain – métal utilisé dans la formulation des catalyseurs de
d’origine végétale obtenu par combinaison chimique entre reformage catalytique régénératif.
l’huile de colza et le méthanol (voir aussi Diester).
ETBE – Abr. de Ethyl-tertiobutyléther (C2H5-O-C4H9).
EMHV – abr. de Ester méthylique d’huiles végétales. Composé oxygéné à très haut indice d'octane utilisé
Englobe tous les esters comme le EMC quelle que soit leur comme base carburant. Il est obtenu par réaction de
origine : Colza, tournesol ou autre (voir aussi EMC et l'isobutène sur l'éthanol (voir éthérification).
Diester).
Éthane – Hydrocarbure paraffinique (voir Paraffine) à deux
E.N. – Norme européenne issue du C.E.N. carbones (C2H6).
Endothermique (réaction) – Réaction chimique qui absorbe
de la chaleur. Éthanol (C2H5OH) – Alcool éthylique obtenu par
Exemple : La transformation Naphtènes ∅ Aromatiques fermentation de certaines matières végétales (betteraves,
est une réaction chimique du reformage très endothermique. canne à sucre, céréales, …) ou industriellement.

Énergétique (consommation) — La consommation française Éther – Composé organique de formule générale


d’énergie primaire s’est élevée en 1995 à 230 Mtep. La part R – O – R'. Le Méthyl Tertio Butyl Éther (MTBE) est un éther
du pétrole représente 41,2 % (elle était de 69,1 % en 1973). fabriqué en raffinerie ou dans les usines chimiques, utilisé
pour accroître les indices d'octane des carburants auto (voir
Engler – Unité empirique de viscosité. La viscosité des éthérification).
liquides s'exprime en degré Engler (Symbole : °E)
Éthérification – Réaction entre une oléfine (en général en
Épuration – Procédés de purification. Exemple : épuration C4 ou C5) et un alcool (en général méthanol ou éthanol)
des gaz acides par lavage aux amines. donnant un éther.

Essais normalisés – Méthodes de mesure des Ethylé – Se dit d'un carburant contenant du plomb tétraéthyl
caractéristiques des produits pétroliers normalisées par ou du plomb tetraméthyl.
différents organismes : ISO, ASTM, CEN, AFNOR, …
Éthylène – Hydrocarbure insaturé oléfinique (voir Oléfine)
Essence – Terme général désignant une coupe pétrolière noté parfois C2=à deux carbones (C2H4). Matière de base
légère contenant des hydrocarbures dans la gamme C5- très importante en pétrochimie, il est essentiellement produit
C11 environ. (Synonyme : Naphta). par vapocraquage de coupes pétrolières.

Essence aviation – Produit pétrolier commercial utilisé


comme carburant des avions équipés de moteur à piston.

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Europe – pays membres (28) : Exothermique (réaction) – Se dit d'une réaction chimique
Allemagne ~ Autriche ~ Belgique ~ Bulgarie ~ Chypre ~ qui produit de la chaleur. Exemples : les réactions de
Croatie ~ Danemark ~ Espagne ~ Estonie ~ Finlande ~ combustion des hydrocarbures sont exothermiques. Les
France ~ Grèce ~ Hongrie ~ Irlande ~ Italie ~ Lettonie ~ réactions chimiques des hydrotraitements ou
Lituanie ~ Luxembourg ~ Malte ~ Pays-Bas ~ Pologne ~ d'hydrocraquage sont exothermiques.
Portugal ~ République tchèque ~ Roumanie ~ Royaume Uni
~ Slovaquie ~ Slovénie ~ Suède Extraction – Procédé de séparation (extraction liquide-
liquide) basé sur la différence de solubilité des constituants
Excès d’air – Surplus d’air exprimé en % par rapport à l’air d'un mélange liquide dans un solvant. Exemples :
stoechiométrique nécessaire sur un brûleur. extraction des aromatiques au furfurol (fabrication des
huiles de base).

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Farenheit (degré) – Abréviation °F. Échelle de température Fond du baril – Généralement synonyme de Résidu sous-
anglosaxonne très utilisée dans la technique pétrolière. vide (RSV).
Principaux repères :
0°F = – 32°C Four (tubulaire) – Appareil d'échange thermique permettant
100°F = 37,8°C le réchauffage ou la vaporisation partielle d'un fluide par
210°F = 97,8°C libération de l'énergie de combustion d'un fuel ou de gaz. Le
fluide chauffé circule dans des tubes qui reçoivent la chaleur
F.C.C. – Abr. de Fluid Catalytic Cracking. Procédé de de la flamme dans la zone de radiation et des fumées
craquage catalytique de distillats orienté vers la production chaudes dans la zone de convection.
de carburants auto et utilisant un catalyseur en poudre fine.
Ce catalyseur à l'état fluidisé circule dans l'unité entre la Fraction (pétrolière) – Synonyme de coupe pétrolière.
section réaction et la section régénération. Les unités FCC
récentes traitent également des résidus sous-vide. Fractionnement – Séparation obtenue généralement par le
procédé de Distillation.
Filtre (rotatif) – Appareil utilisé pour la filtration en continu des
paraffines et cires extraites des huiles. Fractionnateur : se dit d'une colonne de distillation séparant
les effluents d'un procédé de craquage (FCC,
Fioul — Voir Fuel. viscoréducteur)

Flash – Séparation des phases liquide et vapeur souvent Freezing point – Voir Point de disparition des cristaux.
réalisée dans un ballon séparateur (ballon de flash).
Fuel domestique (Fuel Oil Domestique) – Combustible
Flash Point – Voir Point d'éclair. pétrolier commercial utilisé surtout pour le chauffage des
habitations individuelles.
Flexicoker™ – Voir Cokéfaction (procédé EXXON).
Fuel gas – Gaz combustible utilisé par la raffinerie.
Fluid coker – Voir Cokéfaction.
Fuel interne – Combustible lourd utilisé par la raffinerie pour
Fluidisation – Phénomène permettant de donner à un alimenter les fours et les chaudières.
ensemble de grains solides les propriétés d'écoulement d'un
fluide en le faisant traverser par un gaz. Exemple : fluidisation Fuel lourd – Combustible pétrolier résiduel utilisé par
des catalyseurs de F.C.C. l'industrie et pour la production d'énergie électrique. En
fonction de leur teneur en soufre, on distingue les fuels BTS
Fluorescence X – Technique d'analyse utilisée notamment et les fuels HTS .
pour le dosage du soufre dans les produits pétroliers et basée
sur le fait qu'un échantillon soumis à une irradiation réémet Fuel soute – Combustible résiduel utilisé par la marine pour
un rayonnement X en relation avec sa teneur en soufre. la propulsion des navires.

Fluxage – Opération consistant à réduire la viscosité d’une Fumée – Flux gazeux généré par les installations de
coupe lourde visqueuse par addition d’une coupe légère combustion et rejeté à l'atmosphère par des cheminées.
fluide. Un résidu est par exemple fluxé avec une coupe
gazole pour fabriquer du FO N°2. Fumée – Voir Point de fumée.

Fluxant – Coupe légère fluide généralement de type Furfurol ou Furfural – Aldéhyde furfurylique, solvant
kérosène-gazole utilisée pour réduire la viscosité des coupes d'extraction utilisé pour l'extraction des aromatiques dans
lourdes visqueuses. la production des huiles de base.

F.O.D. – Abr. de Fuel Oil Domestique. Voir Fuel


domestique.

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G
Garnissage (Packing) – Ensemble d'éléments permettant le Gazéification à l’oxygène pur (Gasification) - Procédé de
contact liquide-vapeur dans une colonne de distillation ou gazéification aussi dénommé oxydation partielle
d'absorption. permettant de transformer grâce à de l’oxygène pur et de la
vapeur d’eau des hydrocarbures lourds en gaz de synthèse
Gaz – Se dit des hydrocarbures légers gazeux à température CO + H2.
ambiante soit de C1 à C4.
Gazole – Carburant Diesel ou coupe pétrolière destinée à
Gaz acide (Sour gas) – Gaz contenant de l'hydrogène la fabrication du gazole moteur (G.O.M.) et du fuel
sulfuré (H2S). domestique (F.O.D.).

Gaz combustible - voir fuel gas Gazole (de FCC) – Voir L.C.O.

Gaz de schiste (ou strate gas en anglais)- gaz composé de Gazole moteur (Diesel oil) – Carburant des moteurs
méthane, emprisonné dans des roches sédimentaires Diesel.
argileuses ou marneuses (constituées de sédiments G.C.V. – Abr. de Gross Calorific Value (voir P.C.S.).
contenant du calcaire CaCO3 et de l'argile en quantités à peu
près équivalentes (35 à 65 %). Pour être plus précis, le terme GES – Gaz à effet de serre.
français employé devrait être "gaz de roche-mère" ou "gaz de
schiste argileux" (car il existe des schistes métamorphiques Glitsch - Société américaine spécialisée dans la fabrication
qui ne contiennent pas d'hydrocarbures). Les gaz de schiste des internes (plateaux - garnissages) des colonnes de
appartiennent à la famille des hydrocarbures non distillation.
conventionnels. Ce gaz naturel qui peut faire l'objet d'une
exploitation a pour particularité d'être resté piégé dans les G.N.L. (L.N.G.)– Abr. de Gaz Naturel Liquéfié. Il s'agit de
porosités de la roche où il s'est formé. Cette imperméabilité méthane liquide conservé sous pression atmosphérique à
est due aux argiles. Il est donc nécessaire de fracturer la très basse température (–160°C environ).
roche pour pouvoir le récupérer.
GOHF - Abr. de Gasoil Hydrofiner - Voir hydrodésulfuration
Gazéification (gasification) – Procédé de gazéification aussi
dénommé oxydation partielle permettant de transformer G.O.M. – Abr. de gazole moteur.
grâce à de l’oxygène pur et de la vapeur d’eau des
hydrocarbures lourds en gaz de synthèse CO + H2. Gommes – Résidu solide restant après vaporisation d'un
carburant dans des conditions normalisées. La teneur en
Gaz incondensables – Se dit des hydrocarbures gazeux gommes s'exprime en mg de gommes pour 100 ml de
incondensables à température ambiante soit C1 et C2. carburant (voir Stabilité, Période d'induction).

Gas plant – Ensemble de colonnes à distiller permettant de GOST – Organisme de normalisation de l'ex Union
séparer les gaz C1 à C4. Le gas plant génère le plus souvent Soviétique.
une coupe gaz combustible, une coupe C3 et une coupe C4.
G.P.L. (L.G.P.)– Abr. de Gaz de Pétrole Liquéfié. Désigne
Les traitements de distillation sont souvent complétés par des
le propane et le butane commerciaux.
lavages et purifications.
GPL - Carburant – Carburant pour moteur à allumage
Gaz de queue (de Claus) – Se dit de l'effluent gazeux des commandé constitué d’un mélange de propane et de
unités Claus qui contient de l'azote principalement mais aussi butane. Exempt de soufre et de benzène, le GPL carburant,
de l'H2S et du SO2 non transformés. Les gaz de queue sont
dans un véhicule équipé d’un pot catalytique émet moins de
soit incinérés soit retraités pour accroître la récupération de polluants (NOx, CO, HC, CO2) que les carburants
soufre. traditionnels. Depuis 1996, les pouvoirs publics
encouragent le carburant en réduisant le taux de la TIPP de
Gaz de synthèse – Appellation réservée habituellement au 245,67 à 74,34 F/quintal (consommation 1995 : 26100
mélange H2 + CO obtenu dans les procédés de reformage à
tonnes).
la vapeur ou de gazéification (oxydation partielle).
G.T.L. (Gas to Liquid) – Se dit des procédés de
Gazéification à l’air – Procédé mis en œuvre au sein du transformation du gaz naturel en hydrocarbures liquides.
Flexicoker d'EXXON pour transformer le coke en gaz
combustible à faible pouvoir calorifique.

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H – Symbole chimique de l'élément hydrogène. Hydrocarbures – Constituants principaux des pétroles bruts
et des produits pétroliers. On distingue les hydrocarbures
H2 – Formule de l'hydrogène moléculaire (gaz). saturés et insaturés ainsi que différentes familles
d'hydrocarbures :
H2S – Formule de l'hydrogène sulfuré ou sulfure les paraffines normales (nP) à chaîne linéaire (ou droite),
d'hydrogène. les paraffines ramifiées ou isoparaffines (iP),
les paraffines cycliques ou naphtènes (N),
H2SO4 – Formule de l'acide sulfurique.
les aromatiques (A),
HCl – Formule du gaz chlorhydrique. Très soluble dans l'eau, les naphténo-aromatiques (N-A)
il produit de l'acide chlorhydrique très corrosif vis-à-vis des les oléfines (O).
métaux. Hydroconversion – Voir hydrocraquage.
H.C.O. – Abr. de Heavy Cycle Oil. Coupe lourde produite par Hydrocraquage – Procédé de raffinage catalytique à
le craquage catalytique (F.C.C.) généralement utilisée pour l'hydrogène permettant la conversion des charges lourdes
la dilution des fuels lourds. en fractions plus légères : essence, kérosène, gazole.
HDM - Abr. de hydrodémétallation Hydrodésulfuration – Procédé d'hydro-traitement
HDN - Abr. de hydrodénitrogénation essentiellement orienté pour l'élimination du soufre.

HDS – Abr. de hydrodésulfuration. Hydrofinition – Procédé catalytique à l'hydrogène


s'appliquant à la purification des huiles de base.
HDT – Abr. de hydrotraitement, s'applique plutôt aux
coupes légères. Hydrogénation – Procédé catalytique permettant la
saturation par l'hydrogène de composés insaturés : oléfines,
Heptane – Hydrocarbure saturé paraffinique (voir dioléfines, aromatiques.
Paraffine) à 7 carbones (C7H16). Le n-heptane (synonyme :
Hydrogène – (H2). Le reformage catalytique fournit un gaz
heptane normal, désigne l'alcane linéaire) présente par
définition un indice d'octane égal à zéro. riche en hydrogène qui alimente les unités
d'hydrotraitement. - Pour satisfaire les besoins toujours plus
HESORB™ – Système de purification se trouvant en aval du importants en hydrogène des raffineries, des procédés
stabiliser d'isomérat combinant une adsorption sur un tamis spécifiques de production peuvent être mis en place :
moléculaire avec un dehisohexaniseur (technologie AXENS). vaporeformage, oxydation partielle -
Hexane – Hydrocarbure saturé paraffinique (voir Paraffine) Hydrogène sulfuré – H2S. Gaz très toxique, généré en
à 6 carbones (C6H14). raffinerie par les procédés de craquage et de désulfuration.
Voir Gaz acide. Il est un peu soluble dans l'eau, où il donne
HF – Formule de l'acide fluorhydrique (voir Alkylation). lieu à la formation d'acide sulfhydrique (acide faible)
H.F.T. – Abr. de Hot Filtration Test. Essai normalisé mis au Hydroraffinage – Ensemble de procédés visant à
point par Shell pour mesurer la Stabilité des fuels lourds. l'élimination des produits indésirables (S, N, métaux, …) au
(Synonymes : S.H.F.T. (Shell H.F.T.) et Teneur en moyen d'un traitement catalytique en présence d'hydrogène.
insolubles).
Hydroskimming (raffinerie hydroskimming) – Désigne une
H-Oil™ – Procédé d'hydroconversion des résidus. Licencié raffinerie de structure simple comportant uniquement les
par AXENS. unités de distillation, reformage, hydrotraitements et ne
H.T.M. - Haute teneur en métaux possédent pas d'outil de conversion.

H.T.S. – Abr. de Haute Teneur en Soufre. Ce qualificatif Hydrotraitement – Procédé catalytique à l'hydrogène
s'applique surtout aux pétroles bruts et aux fuels lourds. permettant l'élimination des impuretés contenues dans les
coupes pétrolières :
Huiles de base – Produits pétroliers servant de base à
l'élaboration des lubrifiants moteur et industriels. Soufre : Hydrodésulfuration (abr. : HDS),
Azote : Hydrodéazotation (abr. : HDN),
Huile désasphaltée (Desasphalted Oil) – Voir Oxygène : Hydrodéoxygénation (abr. : HDO),
Désasphaltage. ou DAO Métaux : Hydrodémétallation (abr. : HDM),
Insaturés : Hydrogénation.
H.V.N. – Abr. de Heavy Virgin Naphtha - Essence lourde de
distillation directe. HYVAHL™ – Procédé d'hydroconversion des résidus.
Licencié par AXENS.
HYCON™ – Procédé d'hydroconversion des résidus.
Licencié par Shell.

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I
I.B.P. – Abr. de Initial Boiling Point. Voir Point Initial. Insaturés – Hydrocarbures dont toutes les liaisons ne
sont pas saturées avec de l'hydrogène : oléfines,
I.F.P. Energies Nouvelles (IFPEN) – Organisme public de dioléfines, napthéno-aromatiques, aromatiques.
recherche, d'innovation et de formation dont la mission est de Composés généralement très réactifs.
développer des technologies performantes, économiques,
propres et durables dans les domaines de l'énergie, du Intake – Terme anglais utilisé pour désigner le débit de
transport et de l'environnement. charge d’une unité de fabrication.

I.G.C.C. (Integrated gasification combined cycle) — I.O.M. - Abr. pour Indice d'Octane Moteur
Installation comprenant une unité de gazéification de résidus
à l’oxygène pur et produisant un gaz de synthèse (CO + H2) I.O.R. - Abr. pour Indice d'Octane Recherche
pouvant servir à la fabrication d’hydrogène ou autres gaz ou
bien à la génération d’électricité. I.P. – Abr. de Institut of Petroleum. Organisme de
normalisation du Royaume Uni.
Indice de cétane – Mesure la qualité de combustion d'un
gazole dans un moteur Diesel. Plus cet indice est élevé, plus iP – Symbole des Isoparaffines. Exemple : iC4
court est le délai d'allumage du carburant. Les hydrocarbures (isobutane).
de référence sont le α-méthylnaphtalène (indice de
cétane 0) et le cétane normal (indice de cétane 100). IPSORB – Système d'adsorption positionné en aval du
stabiliser d'isomérat, séparant les n-paraffines non
Indice de viscosité (Viscosity Index) – Mesure de la converties de l'isomérat soutiré (Technologie AXENS).
variation de la viscosité d'une huile de base avec la
température. Plus l'indice de viscosité est élevé, plus cette I.S.O. – Abr. de “International Standardisation Organisation”
variation est faible. (Organisation Internationale de Normalisation)
Isobutane – Paraffine ramifiée à 4 carbones (C4H10).
Indice(s) d'octane – Mesure la qualité de la combustion Symbole : iC4. Voir Butane et Alkylation.
d'un carburant auto dans un moteur à allumage commandé
en particulier sa résistance au cliquetis. Isobutène – Oléfine à 4 carbones. Voir Butènes.
La mesure s'effectue sur un moteur normalisé, le moteur
CFR. Par comparaison du carburant avec des mélanges de : Isomérat – Effluent de l'unité d'Isomérisation. Base
carburant constituée d'hydrocarbures à 5 et 6 atomes de
heptane normal n-C7 indice : 0 carbone riche en isoparaffines dont l'indice d'octane est
isooctane iC8 indice : 100 élevé (RON : 83 à 90).

exemple : un carburant se comportant dans le moteur CFR Isomérisation – Procédé permettant de transformer des nP
comme un mélange à 95 % d'iC8 et 5 % de nC7 possède un en iP dont l'indice d'octane est plus élevé. En raffinage, ce
indice d'octane de 95. procédé s'applique essentiellement aux essences légères
(C5-C6) et au butane (procédé Butamer™ de UOP).
Il existe deux méthodes de mesure :
Isooctanes – Paraffines ramifiées à 8 carbones. Parmi les
- le RON : indice d'octane recherche (IOR ou F1)
17 isooctanes, le 2,2,4-triméthylpentane possède par
- et le MON : indice d'octane moteur (IOM ou F2)
définition un indice d'octane de 100.
Le RON est généralement plus élevé que le MON, la
Isoparaffine – Paraffine ramifiée. Voir Isobutane,
différence RON-MON est appelée sensibilité.
Isopentane, Isooctane.
Indice d'octane clair (clear) : indice d'octane mesuré sans
addition de composés à base de plomb.
Isopentane – Paraffine ramifiée à 5 carbones (C5H12).
Inhibiteur – Substance chimique limitant certains Symbole : iC5.
phénomènes : corrosion, formation de gommes, …
IVN – Intermediate Virgin Naphtha. Essence moyenne de
Injection - Système permettant de doser la quantité de distillation directe.
carburant à injecter dans le moteur
- injection électronique (monopoint ou multipoints) pour
les moteurs à essence
- injection mécanique (directe ou indirecte) pour les
moteurs Diesel

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J K
Jet A1 – Carburéacteur civil pour l'alimentation des turbo- Kérosène – Coupe pétrolière destinée à la fabrication du
réacteurs pétrole lampant, des carburéacteurs et entrant dans la
composition des gazoles et du fuel domestique.
J.F.T.O.T. – Abr. de Jet Fuel Thermal Oxydation Tester.
Essai normalisé pour contrôler la stabilité à l'oxydation à
chaud des carburéacteurs.

J.P. – Abr. de Jet Propulsion. Voir Carburéacteur.

Lame de cuivre-d'argent – Voir Corrosion Cuivre-Argent. Lean (Pauvre) – Voir Amines.

Lampant – Coupe pétrolière, synonyme de kérosène. Voir L.G.N. – Abr. de Liquides de gaz naturel. Désigne les
Pétrole lampant. hydrocarbures condensables accompagnant le méthane
dans le gaz naturel.
Lavage – Procédé de purification de gaz. Exemple : Lavage
aux amines. Ligne de transfert – Tuyauterie amenant la charge depuis le
four jusqu'à la colonne de distillation.
L.C. Fining™ – Procédé d'hydroconversion des résidus
présenté par Chevron Lummus Global (CLG). L.N.G. – Abr. de Liquefied Natural Gas. Voir G.N.L.

L.B.F. (Low Boiling Fraction) – Appellation utilisée pour Long residue – Voir Résidu atmosphérique.
certaines coupes pétrolières légères de type essence légère
L.P.G. – Abr. de Liquefied Petroleum Gas. Voir G.P.L.
L.C.O. – Abr. de Light Cycle Oil, coupe pétrolière type gasoil
issue des unités de craquage catalytique (F.C.C.). Produit Lubrifiant – Produit commercial destiné au graissage ou à la
très aromatique souvent utilisé pour la dilution des fuels lubrification de moteurs ou d'ensembles mécaniques. Elaboré
lourds. Cette coupe est parfois séparée en LLCO (Light le plus souvent à partir d'huile de base et d'additifs divers.
LCO) et HLCO (Heavy LCO).
LVN – Abr. de Light Virgin Naphtha. Essence légère de
Lead – Plomb en anglais. Voir TEL et TML distillation directe.

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Maltènes – Fraction d'un résidu soluble dans les alcanes M.F.I. – Voir Z.S.M.5.
légers (exemples : n-pentane, n-heptane). Voir Asphaltènes
et Désasphaltage. Mt/an – Abr. de million de tonnes par an.

Marge de raffinage - Différence entre le prix de vente des MIBC (MIBK) – Abr. de Isobutyl-méthylcétone. Solvant
produits et le coût d'achat des bruts correspondant à la utilisé en déparaffinage. Voir MEC.
valeur ajoutée du raffinage. Cette marge doit couvrir les
coûts variables (liés aux débits traités), les coûts fixes et les MIBK – Abr. de isobutyl-methylketone. Voir MIBC.
amortissements. Elle se situe entre 2 et 4 $ par barril.
Micron (ou micromètre) - symbole µm ; 1 µm = 10–6 m
Maturateur (Soaker) – Ballon placé à la sortie du four d'une
unité de viscoréduction afin de permettre aux réactions de MHC – Abr. de Mild Hydrocracking : procédé d’hydrocra-
craquage thermique de se développer. quage peu convertissant (craquage modéré).

M.D.E.A. – Abréviation de méthyldiéthanolamine. Mo – Symbole chimique du molybdène.


Voir Amines
Molybdène – (Mo) (Molybdenum). Elément métallique de
M.E.A. – Abr. de monoéthanolamine. Voir Amines. base de catalyseur d'hydroraffinage.

MEC (MEK) – Abr. de méthyl-éthylcétone. Solvant utilisé pour Exemple : catalyseurs Ni-Mo (Nickel-Molybdène), catalyseur
le déparaffinage dans la chaîne de fabrication des huiles de Co-Mo (Cobalt-Molybdène).
base. Ce solvant est souvent utilisé en mélange soit avec du
toluène (Mec-Toluène) ou avec de la MIBC (MIBC-MEC). Mo-gas - Abr. de Motor Gasoline voir carburants auto

MEK – Abr. de methyl-ethylketone. Voir MEC. MOLEX™ : nom commercial du procédé UOP de séparation
des isoparaffines et des n-paraffines par des tamis
Mercaptans – Composés soufrés dont la formule générale moléculaires en aval du procédé d'isomérisation.
est R–S–H. Les mercaptans sont agressifs et d'odeur très
désagréable. Le Doctor Test en détecte de faibles traces. M.O.N. – Abr. de Motor Octane Number. Indice d'octane
Les mercaptans peuvent être éliminés par un hydrotraitement moteur. Voir Indice(s) d'octane.
ou par un procédé d'adoucissement type MEROX ou
SULFREX qui les transforme en disulfures. Monoxyde de carbone : CO

Moteurs C.F.R. – Permet la mesure des indices octane.


Merox™ – Procédé d'adoucissement (sweetening)
Voir C.F.R.
développé par UOP.

Méthane – Hydrocarbure à un atome de carbone (CH4). Le Moteur à allumage commandé - Moteur dans lequel
l'inflammation du mélange carburé est provoquée par une
méthane est le constituant essentiel du gaz naturel.
étincelle aux bornes d'une bougie (appelé aussi moteur à
essence).
Méthanol (ou alcool méthylique) – Alcool industriel obtenu
par synthèse de formule CH3OH.
M.S.C.C. – Procédé de craquage catalytique fluide utilisant
un temps de contact très court entre charge et catalyseur.
α-méthylnapthalène ou 1-méthylnaphtalène – Composé
polyaromatique de formule développée : MTBE – Abr. de méthyl-tertiobutyléther. Composé oxygéné à
indice d'octane très élevé utilisé comme base carburant. Il
s'obtient par réaction du méthanol sur l'isobutène contenu
dans des coupes C4 insaturées (voir éthérification).

M.T.S. – Abr. de Moyenne Teneur en Soufre. Ce qualificatif


s'applique surtout aux pétroles bruts et aux fuels lourds.
Voir Indice de cétane.

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N
N – Symbole chimique de l'élément azote. Egalement Ni – Symbole chimique du nickel.
symbole des hydrocarbures de la famille des Naphtènes.
Ni-Co-Mo – Catalyseur contenant du Nickel, cobalt,
N2 – Formule chimique du gaz azote, utilisé en raffinerie molybdène utlisés en hydroraffinage.
comme gaz inerte.
Ni-Mo – Catalyseur Ni-Mo, contenant du nickel et du
N-A – Symbole utilisé pour représenter les hydrocarbures molybdène utilisés en hydroraffinage.
naphténiques.
Nickel (Ni) – Métal souvent présent avec le vanadium dans
Naphta – Coupe pétrolière légère dans la gamme des les résidus pétroliers. Constitue un facteur de désactivation
essences (C5-C11 environ). Naphta désigne souvent une des catalyseurs d'hydroraffinage par son dépôt.
coupe d'essence destinée au vapocraquage, unité de base
de la pétrochimie. NMP – Abr. de N-méthylpyrrolidone. Solvant mis au point
par Lurgi (BASF), utilisé en distillation extractive et en
Naphtène – Famille d'hydrocarbures saturés cycliques extraction liquide-liquide. La NMP permet d'extraire les
comportant dans leur molécule un ou plusieurs cycles à 5 ou aromatiques dans la chaîne de fabrication des huiles de
6 atomes de carbones. Certains pétroles bruts très riches en base. Un procédé équivalent utilise le furfurol comme
naphtènes sont dits "bruts naphténiques". Exemples : Afrique solvant d'extraction.
de l'Ouest, Vénézuéla, …
NOx – Désigne les différents oxydes d’azote. Certains
Naphténo-aromatique (composé) – Composé comportant à oxydes d’azote sont générateurs de pollution
la fois des carbones aromatiques et naphténiques (voir atmosphérique.
Hydrocarbures et Naphtènes).
nP – Symbole des hydrocarbures paraffiniques (voir
N.C.V. – Abr. de Net Calorific Value. Voir P.C.I. Paraffine) normaux (à chaîne linéaire). Exemple : n-C4
(butane normal).
NH3 – Formule chimique de l'ammoniac.

O – Symbole chimique de l'élément oxygène. Egalement Pays membres :


symbole d'une famille d'hydrocarbures : les oléfines. • Moyen-Orient : Iran, Irak, Koweit, Qatar, Arabie Saoudite,
Émirats Arabes Unis.
Octane – Hydrocarbure saturé comportant 8 atomes de • Afrique : Algérie, Lybie, Angola, Nigéria.
carbones. Voir Indices d'octane. • Amérique du sud : Équateur, Venezuela.

OCTANIZING – Nom commercial du procédé AXENS de Oxydes d’azote — Souvent dénommés NOx et composés
reformage catalytique. de NO et NO2, les oxydes d’azote se forment dans les
moteurs et les installations de combustion au voisinage des
Oléfine – Hydrocarbure insaturé comportant une double flammes à haute température par combinaison de l’azote de
liaison carbone-carbone : l’air avec l’oxygène. Les oxydes d’azote sont des polluants
impliqués dans les pluies acides et la formation de “smog”.

Oxydes de soufre voir SO2, SO3


Ces hydrocarbures n'existent pas à l'état naturel, ils sont
générés lors des opérations de craquage des coupes
pétrolières. Oxygénés (composés) – Alcools ou éthers à indice
d'octane élevé, utilisés en mélange dans les carburants auto.
Exemples : MTBE, méthanol, éthanol, TBA,…
OPARIS –Procédé d'AXENS d'isomérisation des xylènes.
Oxydation partielle (Partial oxydation ou Pox) - Encore
OPEP –Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole :
dénommé gazéification ce procédé de combustion partielle
organisation intergouvernementale de pays visant à négocier
de coupes pétrolières à l'oxygène pur permet de produire de
avec les sociétés pétrolières pour tout ce qui touche à la
l'hydrogène et parallèlement de l'énergie. L'oxydation
production de pétrole, son prix et les futurs droits de
partielle ou gazéification peut s'appliquer aux résidus sous
concessions.
vide ou craqués, à l'asphalte ou même au charbon.

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P – Symbole de la famille des Paraffines. Pétrole brut (ou brut) (Crude Oil) – Matière première de
l'industrie du raffinage.
Packing. Voir Garnissage.
Pétrole lampant – Produit pétrolier commercial utilisé surtout
Packinox™ - Nom commercial d'un échangeur à plaque de pour l'éclairage (lampe à pétrole).
très grande surface et à faible perte de charge (utilisé pour
l'échange charge-effluents du reformage catalytique) P.F. –Voir Point Final.

Paraffines (Wax, microcrystalline wax) – P.I. – Voir Point Initial.


• Hydrocarbures saturés non cycliques. On distingue les
normales paraffines (nP) à chaîne linéaire et les isoparaffines P.I.A.N.O. – Abr. de Paraffines normales Iso-paraffines
(iP) comportant des chaînes avec des ramifications. Aromatiques Naphtènes Oléfines. Analyse donnant les
Synonyme de alcane. pourcentages des différentes familles d'hydrocarbures.
• Solide blanc microcristallin, sous produit de la fabrication
des huiles de base. Pipe still – Appellation utilisée pour désigner une unité de
distillation atmosphérique.
Pauvre (lean) – Voir Amines. Mélange pauvre : mélange
d'air et d'hydrocarbures contenant un excès d'air par rapport Plateau (Tray) – Matériel placé à l'intérieur des colonnes de
au combustible. distillation permettant de mettre en contact une phase
liquide et une phase vapeur.
Pb – Symbole chimique de l'élément plomb.
Platformat – Voir Reformat.
P.C.I. – Abr. de Pouvoir Calorifique Inférieur. (Net Calorific
Value (NCV)). Quantité de chaleur libérée par la combustion Platforming™ – Nom commercial du procédé UOP de
de l'unité de masse d'un combustible. L'eau de combustion reformage catalytique.
est considérée à l'état de vapeur. Le P.C.I. se déduit du
P.C.S . Pleurage – Dysfonctionnement des plateaux des colonnes de
distillation se traduisant par le passage de liquide directement
P.C.S. – Abr. de Pouvoir Calorifique Supérieur. (Gross à travers les orifices de passage du flux vapeur.
Calorific Value (GCV). Quantité de chaleur libérée par la
combustion de l'unité de masse d'un combustible. L'eau de Platine – (Pt) Métal précieux. Ce métal entre dans la
combustion est condensée. Le PCS se mesure par composition des catalyseurs de reformage catalytique et
calorimétrie et le PCI s'en déduit en retranchant la chaleur de d'isomérisation ainsi que dans celle des pots catalytiques.
condensation de l'eau de combustion.
Plomb – Elément chimique de symbole Pb.
Pénétrabilité – Essai normalisé s'appliquant aux bitumes. La
pénétrabilité mesure en 1/10 de mm l'enfoncement en 5 Plomb (carburant sans) (Unleaded gasoline) – Carburants-
secondes d'une aiguille normalisée lestée dans un échantillon auto ne renfermant pas d'additifs à base de plomb (PTE ou
de bitume ou de résidu maintenu à 25°C. PTM). Ces composés améliorent l'indice d'octane des
carburants mais empoisonnent les pots catalytiques
PENEX™ – Nom commercial du procédé d'isomérisation permettant l'épuration des gaz d'échappement.
d'UOP.
Point de disparition des cristaux (Freezing Point) – Essai
Pentane – Hydrocarbure saturé en C5. On distingue la normalisé utilisé pour les carburéacteurs. C'est la
paraffine à chaîne linéaire (nC5) de l'isoparaffine (iC5). température à laquelle un échantillon de carburéacteur
violemment refroidi sous agitation puis que l'on laisse se
Peptisation – Les résines peptisent les asphaltènes dans réchauffer lentement (également sous agitation) redevient
les bruts et les résidus pétroliers : elles les maintiennent en limpide par suite de la disparition des microcristaux de
solution en les dispersant et évitent ainsi leur floculation paraffines qui le troublaient.
(formation de dépôts, précipitation).
Point d'éclair (Flash Point) – Température minimale à
Période d'induction – Essai normalisé mesurant la stabilité laquelle les vapeurs émises par un produit pétrolier
au stockage d'un carburant en présence d'air. La période s'enflamme en présence d'une flamme dans un appareil
d'induction s'exprime généralement en minute. Par exemple normalisé. Exemples : Pensky-Martens, Cleveland, …
pour le carburant sans plomb commercial la période
d'induction doit dépasser 360 minutes. Cet essai porte aussi Point d'écoulement (Pour Point) – Essai normalisé de tenue
le nom de stabilité à l'oxydation. au froid correspondant à la température de figeage d'un
échantillon de produit pétrolier refroidi progressivement sans
Pertes de charge – Les pertes de charge correspondent à agitation.
une perte de pression progressive des fluides en écoulement.
Les machines tournantes (pompes et compresseurs) ont pour
fonction de donner aux fluides une pression suffisante pour
vaincre les pertes de charge.

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Point de fumée (Smoke Point) – Essai normalisé qui mesure Pour point – Voir Point d'écoulement.
la hauteur maximale d'une flamme n'émettant pas de fumée
dans une lampe à pétrole (lampe à mèche). Le point de Pouvoir calorifique – Voir P.C.I., P.C.S.
fumée s'exprime en mm. Plus le point de fumée est élevé
indiquant un rapport C/H plus faible, meilleures sont les POX - Partial oxidation - voir oxydation partielle.
qualités de combustion du pétrole lampant ou du
carburéacteur. Powerforming™ – Nom commercial du procédé EXXON de
reformage catalytique.
Point de trouble (Cloud Point) – Essai normalisé de tenue
au froid du gazole et du fuel domestique. C'est la ppm – Abr. de partie par million. Permet de mesurer les
température correspondant à l'apparition d'un trouble au fond faibles concentrations. On distingue les ppm en masse
du tube d'échantillon refroidi progressivement. Ce trouble représentant des g/t et les ppm en volume ou cm3/m3.
correspond à la cristallisation des paraffines normales.
Premium – Voir Supercarburant.
Point final (End Boiling Point - E.B.P.) – Le point final (PF)
repère la température la plus élevée lors d'une distillation Pression de vapeur – Voir Tension de vapeur.
ASTM.
PRIME D - Procédé AXENS d'hydrotraitement de gazole.
Point initial (Initial Boiling Point : I.B.P.) – Le point initial (PI)
d'une distillation ASTM repère la température à laquelle PRIME G – Procédé AXENS de désulfuration/hydro-
apparait la première goutte de liquide condensé. génation des essences de FCC.

Poison (des catalyseurs) – Substance qui à très faible dose Propane – Hydrocarbure saturé à 3 carbones (C3H8).
détruit d'une façon définitive l'activité d'un catalyseur.
(désactivation du catalyseur). Exemple : le plomb est un Pression - Grandeur physique résultant de l'action d'une
poison du platine déposé sur les pots catalytiques. force sur une surface. S'exprime souvent en bar ou en atm.
La pression atmosphérique vaut 1 atm ou 1,013 bar.
Polyaromatique – Hydrocarbure comportant dans sa
molécule plusieurs noyaux aromatiques. Exemples : Propane commercial – Gaz de pétrole liquéfié (G.P.L.)
naphtalène, anthracène,…. constitué en majorité d'hydrocarbures à 3 carbones.

Polymérisation – Réaction chimique donnant lieu à partir Propylène – Hydrocarbure insaturé à 3 carbones noté
d'un motif donné à une molécule (polymère) constituée de parfois C3= possédant une double liaison oléfinique (voir
plusieurs motifs identiques. La dimérisation est une Oléfine) (C3H6). Importante matière première de la
polymérisation mettant en jeu deux motifs : on obtient un
pétrochimie lourde, dont une partie est produite par le FCC.
dimère.
P.S.A. – Abr. de Pressure Swing Adsorption. Procédé
Pompe - Machine tournante utilisée pour véhiculer les
cyclique de séparation des mélanges gazeux par adsorption
produits liquides - Les plus utilisées sont les pompes
sur des solides poreux et dont la régénération par désorption
centrifuges (gros débits) présentes en plusieurs centaines
est effectuée grâce à un abaissement de pression.
d'exemplaires en raffinerie.
Ce procédé nécessite au moins 4 ballons pour être mis en
œuvre.
Pompe à vide - Compresseur à anneau liquide utilisé pour
aspirer des gaz incondensables et maintenir le vide dans une
Pt – Symbole chimique de l'élément platine.
installation.
PTE – Abr. de Plomb tétraéthyle. Additif liquide (teb ≈ 200°C)
P.O.N.A. – Abr. de Paraffines, Oléfines, Naphtènes,
Aromatiques. Analyse donnant les pourcentages des améliorant l'indice d'octane des carburants.
différentes familles d'hydrocarbures. PTM – Abr. de Plomb tétraméthyle. Additif liquide
(teb ≈ 110°C) améliorant l'indice d'octane des carburants.
Pool - Appellation désignant l'ensemble des bases utilisées
pour fabriquer un produit pétrolier (exemple pool essence). Pyrolyse – Traitement thermique réalisé en absence
d'oxygène. En raffinage, pyrolyse est synonyme de craquage
Pot catalytique – Système de dépollution des gaz thermique (viscoréduction, vapocraquage).
d'échappement des moteurs. Le pot catalytique est constitué
d'un réacteur situé sur la tubulure d'échappement et Pyrolyse - (essence de) designe les essences de
contenant un catalyseur spécifique contenant un peu de vapocraqueur. Abréviation Py-gas (pyrolysis gasoline). Ces
platine. Ce type de catalyseur étant empoisonné par le essences riches en aromatiques possèdent des indices
plomb, les véhicules équipés de pot catalytique doivent d’octane élevés mais doivent être hydrotraitées avant d’être
obligatoirement utiliser du carburant sans plomb. incorporées dansun pool carburant en raison de leur teneur
élevée en dioléfines.

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Q
Quench – Voir Trempe.

R
R – Désigne un radical hydrocarboné quelconque. Exemple : Reformage catalytique (Catalytic reforming) – Procédé de
le radical méthyle : CH3–. raffinage permettant d'améliorer l'indice d'octane des
essences lourdes de distillation (C7-C11) essentiellement
R.A .– Abr. de Résidu Atmosphérique. par la transformation des naphtènes et des paraffines de la
charge en aromatiques. Noms commerciaux de procédés :
R.A.T. – Abr. de Résidu Atmosphérique reforming, platforming, powerforming, …

R2R™ – Nom commercial d'un procédé de craquage Reformage régénératif – Unité de reformage catalytique
catalytique de résidu, type F.C.C. (Procédé AXENS). intégrant la circulation et la régénération en continu du
catalyseur (noté parfois RR ou CCR).
Raffinage – Ensemble des opérations industrielles visant à
élaborer les produits pétroliers à partir des pétroles bruts. Reformat – Effluent principal de l'unité de reformage
catalytique, base carburant à indice d'octane élevé riche
Ramollissement – Pour les bitumes. Voir Bille et Anneau. en aromatiques.

R.D.C. – Abr. de Rotating Disk Column. Colonne Reforming – Voir Reformage catalytique.
d'extraction liquide-liquide, munie d'un système de
contactage constitué par un axe vertical entraînant en rotation Réfrigérant – Appareil d'échange thermique permettant
des plateaux circulaires. Ce type de matériel est utilisé par d'abaisser la température d'un fluide généralement avant
exemple pour l'extraction des aromatiques dans la chaîne stockage. Voir Echangeur de chaleur.
de fabrication des huiles de base.
Régénérateur – Permet d'assurer la régénération d'une
Réacteur – Appareil chaudronné au sein duquel se déroulent substance. Exemple : le régénérateur du catalyseur d'une
des transformations chimiques. Contient le plus souvent un unité de FCC.
ou plusieurs catalyseur.
Régénération – Opération permettant de retrouver les
RCC™ – Resid Catalytic Cracking. Procédé FCC adapté au propriétés initiales d'une substance. Exemples :
traitement des résidus. régénération des amines, régénération des catalyseurs.

Rebouilleur – Appareil d'échange thermique permettant de Regular – Voir Supercarburant.


générer en fond d'une colonne de distillation un flux
ascendant de vapeur. Reid – Voir Tension de vapeur Reid.

Recyclage – Réinjection dans un procédé d'une partie des Réserves prouvées – Les réserves prouvées sont les
effluents d'une unité. Exemples : recyclage du gaz riche en quantités d'hydrocarbures, de charbon qui, selon les
hydrogène du reformage catalytique, recyclage des informations géologiques et techniques disponibles, ont une
paraffines linéaires non transformées dans le procédé forte probabilité (90 %) d'être récupérées dans le futur, à
d'isomérisation. partir des gisements connus et dans les conditions technico-
économiques existantes. Cette estimation est donc
Redwood – Voir Viscosité. continuellement réévaluée en fonction des nouvelles
découvertes de l'évolution des cours et de l'amélioration de
Reflux – Débit de liquide réintroduit en haut d'une colonne à la récupération sur les champs existants.
distiller pour condenser une partie des vapeurs ascendantes
et amorcer le contre courant liquide-vapeur. Exemples : reflux Résidu - Appellation utilisée en génie chimique pour
de tête, reflux externe, reflux interne, reflux circulant, … désigner le produit de fond d'une colonne de distillation

Reformage à la vapeur (steam reforming) : voir Résidu atmosphérique (Long residue) - Coupe lourde non
vaporeformage. vaporisable obtenue comme résidu de la distillation
atmosphérique du pétrole brut. Selon les procédés le
résidu atmosphérique est plus ou moins épuisé. (Abr. : RA).

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Résidu sous vide (Vacuum residue ou short residue) – Riser – Désigne le réacteur des unités de FCC. Il est
Coupe lourde non vaporisable obtenue comme résidu de la souvent constitué d'un long tube vertical où la charge et le
colonne de distillation sous vide du résidu catalyseur circulent verticalement de bas en haut.
atmosphérique. Le résidu sous vide constitue le "fond du
baril". (Abr. : RSV). R.M.E. – Abréviation de Rapeseed oil méthyl ester. Voir
E.M.C.
Rhénium – Métal présent avec le platine dans de nombreux
catalyseurs de reformage catalytique. R.O.N. – Abr. de Research Octane Number. Indice
d'octane recherche.
Revamping (remodelage) – Désigne une action importante
de modifications d'une unité industrielle. Rosée (Point de rosée) se dit du point de condensation d'un
mélange à l'état vapeur
Riche – • Amine riche, • Mélange riche : mélange d'air et
d'hydrocarbures ne contenant pas suffisamment d'air pour RR™ – Abr. pour reformage régénératif.
assurer la combustion complète des hydrocarbures.
R.S.V. – Abr. de Résidu Sous Vide.
Ring and Ball – Voir Bille et Anneau.
R.V.P. – Abr. de Reid Vapor Pressure. Voir Tension de
vapeur Reid.

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S – Symbole chimique de l'élément Soufre. SMDS (Shell Middle Distillate Synthesis Plant) - Procédé
Shell de synthèse de distillats intermédiaires (naphta,
S.A.R.A. – Abr. de Saturés Aromatiques Résines kérosène, gazole) à partir de gaz naturel.
Asphtalènes. Méthode d'analyse des résidus pétroliers
donnant les pourcentages massiques des : Smoke point – Voir Point de fumée.
hydrocarbures saturés : paraffines et naphtènes, SMR – Abr de Steam Methane Reforming : procédé de
hydrocarbures aromatiques, reformage à la vapeur (vaporeformage) du méthane pour
résines, produire de l’hydrogène.
asphaltènes.
SO2 – Formule du dioxyde de soufre : polluant
Saturé – Hydrocarbure ne comportant pas de liaisons atmosphérique dont le rejet est réglementé.
doubles ou triples. Les paraffines et les naphtènes
constituent les deux familles d'hydrocarbures saturés. SO3 – Formule du trioxyde de soufre ou anhydride
sulfurique résulte de l'oxydation du SO2.
Saybolt – Voir S.S.U.
SOx – Formule générique pour les oxydes de sulfures SO2
SCOT (Shell Claus Off Gas Treating) - Nom du procédé et SO3.
Shell de traitement des gaz de queue de Claus.
Solvant :
Sécheur – Appareil permettant d'éliminer l'eau dissoute dans 1 – Appellation parfois utilisée pour désigner la fraction
une coupe ou un produit pétrolier. On distingue différents essence lourde de distillation directe.
types de sécheurs :
2 – Dénomination générale de composés chimiques utilisés
- les sécheurs sous vide : Elimination de l'eau par comme appoint dans certains procédés de séparation
vaporisation sous pression réduite. Exemple : sécheur comme l’extraction liquide ou la distillation extractive.
sous vide de gazole,
- les sécheurs par adsorption : adsorption de l'eau par Soufflage – Opération d'oxydation des bitumes par
des solides poreux. Exemple : séchage du propane soufflage d'air en vue de l'amélioration de propriétés
commercial sur alumine. mécaniques (ramollissement et pénétrabilité).
Soufre (S) – Principale impureté présente dans les coupes
Sensibilité (d'un carburant) – Voir Indice(s) d'octane. pétrolières, libérant à la combustion des oxydes de soufre
(SO2 et SO3). Selon la teneur en soufre des bruts ou des
Sévérité – Notion reliée aux conditions opératoires d'un
procédé. Une augmentation de la sévérité de la plupart des produits on utilise les sigles :
procédés catalytique signifie un accroissement de l'efficacité TBTS : Très Basse Teneur en Soufre,
du catalyseur au détriment de la longueur du cycle du BTS : Basse Teneur en Soufre,
catalyseur, …. MTS : Moyenne Teneur en Soufre,
HTS : Haute Teneur en Soufre.
S.H.F.T. – Voir H.F.T.
Sour gas – Gaz acide contenant de l'H2S.
Short residue – Voir Résidu sous vide (RSV).
Soutirage – Colonne à soutirages : colonne à distiller
Si - Symbole chimique du Silicium permettant de soutirer à différents niveaux une partie du
reflux interne. Exemple : la distillation atmosphérique est
SiO2 - Formule chimique de la silice une colonne à soutirages.

Silice-Alumine – Solide pouvant présenter des propriétés SOx – Désigne les différents oxydes de soufre.
acides de surface, souvent utilisé comme catalyseur. Voir Specific gravity – Abr. : sp gr. Voir Densité.
Zéolithes.
Splitter – Désigne le plus souvent une colonne de
Slide-Valve - Vanne à tiroir modulant la circulation de poudre distillation séparant deux coupes. Exemples : le splitter
de catalyseur dans le FCC d'essences ou colonne de séparation des essences, splitter
de GPL (séparation propane-butane), splitter PP
Slurry – Effluent liquide le plus lourd de l'unité de FCC. Le (séparation propylène-propane).
slurry est souvent utilisé comme base fuel lourd. Il contient
de fines particules de catalyseur. S.S.U. – Abr. de Second Saybolt Universal (la seconde
Saybolt). Unité empirique de viscosité qui est repérée par
Slops (ou slop oils) – Coupes ou produits pétroliers non le temps d'écoulement exprimé en seconde d'une quantité
conformes aux normes de fabrication, sont généralement donnée de liquide dans un appareil normalisé.
mélangés au brut pour être dirigés à nouveau vers la
distillation atmosphérique.

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Stabilisation (colonne de) – Colonne de distillation ou Sulfrex – Procédé d'adoucissement développé par TOTAL
débutaniseur. Permet de séparer généralement les gaz et commercialisé par AXENS.
(C4–) des essences (C5+).
Sulfure –
Stabilité – Propriété permettant d'évaluer les qualités d'un
produit pétrolier lors d'un stockage prolongé : • sulfure métallique : composé solide constitué de
- stabilité des carburants : Voir Gommes, Période soufre et de métaux. Certains sulfures métalliques
d'induction, sont utilisés comme catalyseur d'hydroraffinage,
- Stabilité des fuels lourds : Voir H.F.T. • sulfure organique : R – S – R.

Steam – Vapeur d'eau. Sulfure d'hydrogène – Voir Hydrogène sulfuré (H2S).

Steam cracking – Voir Vapocraquage. SULTIMATE – Procédé de traitement de gaz de queue de


Claus, développé et commercialisé par PROSERNAT.
Steam reforming – Voir Vaporeformage.
Supercarburant (Premium) – Produit pétrolier commercial
Straight-run – (Coupes pétrolières straight-run). Signifie : de
utilisé comme carburant dans les moteurs à allumage
première distillation, de premier jet. Caractérise les coupes
commandé. Son indice d'octane est plus élevé que celui du
issues des installations de distillation initiale du pétrole brut.
carburant ordinaire (Regular).
Strippage – Voir Stripping.
Susceptibilité (des carburants ) – traduit l'effet d'un additif à
base de plomb (PTM et PTE) sur la valeur de l'indice
Stripper – Voir Stripping.
d'octane. Une essence possède une forte susceptibilité au
plomb si l'adjonction de PTM ou de PTE produit un gain
Stripping – Opération permettant d'éliminer par vaporisation
important de l'indice d'octane.
les constituants les plus volatils présents dans une coupe
pétrolière liquide. Généralement cette opération se déroule
Sweetening – Voir Adoucissement.
dans une colonne à plateaux ou à garnissage et l’injection
du liquide à traiter se fait au sommet de la colonne. La
SWEETN'K – Nom commercial du procédé AXENS
vaporisation est obtenue soit par apport de chaleur (stripper à
d'adoucissement de kérosène.
rebouillage) soit par injection de vapeur d'eau (stripper à
vapeur) ou d’un gaz inerte.

SULFREEN™ : procédé de traitement des gaz de queue de


Claus développé par ELF AQUITAINE et commercialisé par
TOTAL.

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TAME – Abr. de TertioAmyl-MéthylÉther. Composé oxygéné Thermofor Catalytic Cracking. (TCC) – Procédé ancien
à indice d'octane élevé utilisé comme base carburant. Il est de craquage catalytique en lit mobile développé par MOBIL
obtenu par réaction du méthanol sur une coupe C5 OIL. Le procédé met en œuvre un catalyseur sous forme de
insaturée. billes et non en poudre comme le FCC.
T.L.F. – Abr. de Température Limite de Filtrabilité (Cold Filter
Tamis A – Voir Zéolithes. Plugging Point, C.F.P.P.). Essai normalisé de tenue au froid
des gazoles moteur. La T.L.F. correspond à la température
Tamis moléculaires – Voir Zéolithes. la plus basse permettant le passage du produit refoidi à
travers un filtre métallique très fin.
Tamis X – Voir Zéolithes.

Tamis Y – Voir Zéolithes. T.M.L. – Abr. de “Tetra Methyl Lead” voir PTM.
TBA – Toluène – Hydrocarbure aromatique (C7H8) composé
• Abr. de alcool butylique tertiaire. Alcool lourd industriel à
d'un noyau benzénique substitué par un groupement méthyle
indice d'octane élevé, souvent utilisé en mélange avec
les carburants auto. C'est de plus un agent stabilisateur
du méthanol quand ce dernier est mélangé aux
carburants.
• Abr. de Température de ramollissement mesurée par la
méthode Bille et Anneau. Cette mesure s’applique aux
bitumes.

T.B.P. – Voir Distillation T.B.P.


Important solvant industriel. Il est utilisé en mélange avec la
T.C.C. – Abr. de Thermofor Catalytic Cracking. MEC comme solvant de déparaffinage.

teb – Abr. de température d'ébullition. Topping – Unité de distillation atmosphérique des pétroles
bruts.
T.E.L. – Abr. de “Tetra Ethyl Lead” voir PTE.
Tour – Voir Colonne de distillation
Teneur en insolubles – Voir H.F.T.
T.R. – Abr. de Turbo Réacteur. Voir Carburéacteur.
Tension de vapeur ou pression de vapeur - C'est pour une
Train d'échange – Désigne un ensemble d'échangeurs de
température donnée et dans une situation de stockage, la
chaleur permettant de préchauffer la charge d'une unité de
pression correspondant à la coexistence des phases liquide et
fabrication.
vapeur. La tension de vapeur dépend de la nature du produit
liquide et de la température.
Tray – Voir Plateau.
Tension de vapeur Reid (Reid Vapor Pressure) – Pression
Trempe (Quench) – Injection d'un produit froid dans un
développée par les vapeurs émises par une coupe pétrolière
procédé de façon à abaisser la température des réactifs. Se
placée dans un récipient normalisé (bombe Reid) à 37,8°C.
dit aussi du refroidissement brutal à l'aide d'un échangeur de
Cet essai s'applique essentiellement aux supercarburants et
chaleur.
aux pétroles bruts.
T.R.O. - T.R.5. – Voir T.R. Représente une coupe kérosène
Tenue au froid – Aptitude recherchée pour certains produits
utilisée pour l'aviation commerciale. Voir Carburéacteur.
pétroliers à rester liquide à basse température.
Trouble – Voir Point de trouble.
tep – Abr. de tonne équivalent pétrole.
T.V.R. (R.V.P.) – Abr. de Tension de Vapeur Reid.
Thermique – Désigne l'ensemble des procédés qui utilisent
seulement la température pour provoquer la rupture des
molécules. Exemples : craquage thermique, conversion
thermique.

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Unicracking™ - Procédé d'hydrocraquage de distillats U.O.P. – Abr. de Universal Oil Product. Bailleur de procédés
licensié par U.O.P. de raffinage U.S (appartient au groupe américain Honeywell).

Unifining – Procédé d'hydrotraitement licencié par U.O.P. Utilités – Désigne l'ensemble des flux nécessaires au
fonctionnement des unités d'une raffinerie : vapeur,
Unité – Désigne en raffinage un ensemble d'équipements électricité, air comprimé, …. Voir Centrale.
regroupés ayant une fonction définie dans le schéma de la
raffinerie. Exemple : unité de distillation du pétrole brut, U.L.S.D. – Abr. de Ultra Low Sulfur Diesel.
unité de reformage catalytique de l'essence lourde.

Unleaded – Sans plomb.

V – Symbole chimique du vanadium. Viscoréduction (Visbreaking) – Procédé de conversion


thermique des résidus réalisant un craquage modéré. Les
Vacuum distillate – Synonyme de VGO. diluants formés par craquage abaissent la viscosité du
résidu.
Vacuum residue – Voir Résidu sous vide (RSV).
Viscosité – Propriété essentielle intervenant dans les
Vanadium – (V). Métal souvent présent avec le nickel dans problèmes d'écoulement et de pompabilité des liquides. Elle
les résidus pétroliers. C'est un poison des catalyseurs de est aussi fondamentale pour assurer la fonction lubrification
conversion. (voir Lubrifiant) des huiles de base. La viscosité est liée
aux difficultés que rencontrent les particules de fluide dans
Vapocraquage (Steam cracking) – Unité de base de la leur déplacement les unes par rapport aux autres.
pétrochimie lourde produisant les grands intermédiaires
On distingue :
pétrochimiques : éthylène, propylène, butènes, butadiène,
benzène, etc. et aussi des essences pouvant être reversées - la viscosité dynamique exprimée en millipascal-seconde
en raffinerie. (mPa•s), plus connue sous l'appellation centipoises (cP),
- la viscosité cinématique qui s'exprime en mm2/s
Vaporeformage (Steam reforming) – Unité produisant de correspondant à l'unité plus connue : le centistoke (cSt).
l'hydrogène par réaction de la vapeur d'eau sur des
hydrocarbures légers. Par ailleurs, il existe d'autres mesures de la viscosité reliées
à différents appareils empiriques :
V.G.O. – Abr. de Vacuum Gas Oil. Coupes lourdes distillables - le viscosimètre Engler (degré Engler °E),
récupérées par distillation sous vide. Voir Distillat. - le viscosimètre Saybolt (seconde Saybolt Universal
SSU),
V.I. – Abr. de Viscosity Index. Voir Indice de viscosité. - le viscosimètre Redwood (seconde Redwood).

Visbreaking – Voir Viscoréduction. V.R.D.S.™ – Abr. de Vacuum Residue Desulfurization.


Procédé d’hydrotraitement des résidus sous vide.

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26

W X
Wax – Voir Paraffine et Cire. Xylènes – Hydrocarbures aromatiques constitués d'un
noyau benzénique substitué par deux groupements
White-spirit – Produit pétrolier commercial correspondant à méthyles. Il existe 3 xylènes correspondant à des positions
la partie la plus lourde des coupes essences. Le white spirit de substitution différentes :
est essentiellement utilisé comme diluant des peintures.

W.S.I.M. – Abr. de Water Separating Index Modified. Essai


normalisé permettant d'évaluer le comportement d'un
carburéacteur en présence d'eau liquide. Le résultat de la
mesure est compris entre 0 et 100. Plus sa valeur est
élevée, plus la décantation eau-carburéacteur est facile.

Les xylènes sont des composants importants du reformat


dont ils contribuent à accroître l'indice d'octane. Dans
certaines raffineries ou sites pétrochimiques ils sont extraits
du reformat pour une utilisation en pétrochimie.

Zéolithe (Zeolite) – Synonyme : Tamis moléculaire. Silice- Zeolite – Voir Zéolithe.


Alumine synthétique cristallisée, présentant une structure
poreuse régulière. Les zéolithes sont utilisées pour le ZSM5 – Abr. de Zeolithe Socony Mobil 5. Synonyme : MFI -
séchage, la purification, la séparation, la catalyse. MOBIL FIVE. Zéolithe mis au point par MOBIL OIL dont la
taille des canaux internes est voisine de 5 angströms.
On distingue différents types de zéolithes dont les plus
courants sont :
- Tamis A : séchage, purification, séparation,
- Tamis X ou Y : purification, catalyse,
- ZSM5 : catalyse.

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A – Stands for aromatics, one of the four classes of Aldehyde – Organic compound whose structure contains the
hydrocarbons. following group

α-methyl naphtalene or 1-methyl naphthalene –


Polyaromatic compound whose developed formula is:

Alkalis – Substances with common characteristics: in solution


in water they have a pH of more than 7, and they are
neutralized by acids. The main alkaline substances used in
refining are: sodium hydroxide or caustic soda (NaOH),
ammonia (NH3), and amines. Some compounds present in
(See Cetane number). crude oils are of an alkaline nature.

Absorber – A piece of equipment often resembling a Alkane – Straight-chain or branched saturated hydrocarbon
distillation column in which separation is performed by (synonym: paraffin).
absorption.
Alkene – Unsaturated hydrocarbon, i.e. with a double bond
Absorption – A separation process for recovering one or (synonym: olefin).
more constituents of a gaseous mixture by dissolving them in
an appropriate liquid, often called an absorption oil. Alkylate – A gasoline blending stock with a very high octane
number produced by alkylation.
Acids – Substances with common characteristics: in solution
in water they have of pH a less than 7 and are corrosive with Alkylation – A refining process involving the reaction of
respect to metals. The main acids encountered in refining are: butenes produced by FCC with isobutane (iC4) to produce C8
sulfuric acid (H2SO4), hydrochloric acid (HCl), hydrofluoric isoparaffins with a high octane number (alkylate). The process
acid (HF) and hydrogen sulfide (H2S). Some components differs according to the catalyst used:
present in crude oils are acid: mercaptans and naphthenic – HF alkylation uses hydrofluoric acid
acids. Some solids may also have acid properties which are – H2SO4 alkylation uses sulfuric acid
required for cracking and isomerization catalysts.
Alumina – Porous solid widely used in the refining industry as
Additives – Chemical compounds capable of modifying the
a catalyst support. Alumina may also be used in dryers
physical and chemical characteristics of petroleum products.
operating on the adsorption principle.
E.g. additives for improving low temperature performance,
stability during storage, electric conductivity, etc.
Amines – Chemical compounds with basic properties. They
are used in solution in water (amine solution) to remove H2S
Adsorption – A separation process based on the affinity of
certain porous solids (alumina, molecular sieves) for the from acid gases (amine washing). The amines mainly used
different constituents of a gaseous or liquid mixture. A are:
petroleum product may thus be purified by contact with an – DEA: diethanolamine
adsorption mass (drying, removal of aggressive sulfur – MEA: monoethanolamine
compounds, etc.). The adsorption process (deposit of – MDEA: methyl diethanolamine
molecules on a solid surface) is also involved in – DIPA: diisopropanolamine
heterogeneous catalysis. – Rich amine: solution with a high H2S content
AFNOR – Abbr. for Association Française de Normalisation. Lean amine: regenerated solution containing very little H2S.
Air gasification – Process forming part of the Exxon
flexicoking process that converts coke into a combustible low Ammonia – Volatile, basic compound (NH3) present in some
calorific value gas. refinery effluent gases.

Angstrom – Unit of length. Symbol: Å

1 Å = 10–10 meter

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A.P.I – Abbr. for American Petroleum Institute, an American Asphaltenes – Heavy compounds with a complex structure
organization that publishes specifications for materials used in contained in residual petroleum fractions. They have a high
the oil industry and technical data relating to hydrocarbons. impurity content: S, N, O and metals (nickel and vanadium).
They are by definition insoluble in n-heptane (or n-pentane)
API basin – Decantation tank for separating hydrocarbons (standard tests) and soluble in hot toluene. The asphaltene
and sediments contained in refinery water. content of a residue is the amount precipitated by the n-
heptane (or the n-pentane) and resoluble in toluene. It is
A.P.I. gravity – (°API) – A scale for measuring the specific expressed as a % of the sample. The proportion of the sample
gravity of crude oils for commercial purposes non-precipitated by the n-heptane is called maltenes.

141.5 A.S.T.M. – Abbr. for the American Society for Testing and
°API = sp.gr. 15°C/15°C – 131.5
Materials, an American organization standardizing
specifications and methods of testing. Most quality control
A.R.D.S.™ – Abbr. for Atmospheric Residue Desulfurization. tests for petroleum products are based on ASTM standards.
The ARDS process provides desulfurization, denitrification
and demetallization of atmospheric residue. Contaminant ASTM (distillation) – See ASTM distillation.
removal is accompagneed by partial conversion to ligher
products of the atmospheric residue. The resid from the ASTM Distillation – Standard test method related to the
ARDS is fed to the vacuum unit to produce the feedstock for volatility of petroleum products. It determines their distillation
downstream conversion units. interval (initial point, end point, % of residue and losses, %
distilled at a given temperature).
Aromatics – Group of cyclic unsaturated hydrocarbons with
one or more benzene (C6H6) rings. The benzene ring is ASVAHL™ – Abbr. for Association pour la Valorisation des
symbolically shown as follows. Huiles Lourdes. a TOTAL-ELF-IFP partnership founded in the
1980s to develop residue conversion processes.

Atmospheric distillation (Topping) – Initial distillation of


crude oil in a refinery producing 4 to 8 petroleum cuts. The
operation is performed at a pressure slightly above
atmospheric pressure.
Asphalt (or bitumen) – Thermoplastic residue of varying
hardness produced by solvent deasphalting of a residue. Avgas or Aviation gasoline – Commercial petroleum product
Depending on the solvent used (ethane, propane, butane, used as fuel for aircrafts with reciprocating engines.
pentane, hexane, heptane), the asphalt (insoluble fraction in
AXENS – International provider of advanced technologies,
the deasphalting solvent) may contain resins in addition to
catalysts, adsorbents and services for the Oil & Gas market (a
asphaltenes.
wholly owned subsidiary of IFPEN).

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Barrel – Standard commercial unit of volume for crude oil Bright-stock – A heavy, viscous paraffinic base oil (See
volume. Paraffin) obtained from vacuum residue.
1 barrel = 1 bbl # 159 litres.
Crude oil prices are expressed in dollars per barrel ($/bbl). B.S.W. – Abbr. for bottom sediment and water. Water and
sediment content of crude oils expressed as weight %.
Base oils – Petroleum products used as base stocks for
manufacturing engine and industrial lubricants. B.T.X. – Abbr. for benzene-toluene-xylene. Aromatic cut
generally produced by catalytic reforming and extracted from
Benzene – Aromatic hydrocarbon with 6 carbon atoms reformate.
(C6H6). It is very toxic and its content in motor fuels is limited,
although it has an excellent octane number. Bubble point – The temperature at which a mixture of liquid
hydrocarbons boils.
Bitumen – A thermoplastic product more or less hard at
ambient temperature (see cut-back, bitumen blowing). Bunker – Residual fuel used for ships’ engines.
Bitumen is composed chiefly of the vacuum residue of certain
crudes and is used mainly for road surfacing. Burners – Device in which the fuel-air mixture combustion
takes place in furnaces and boilers. There are gas burners,
Bio Diesel – A renewable fuel synthesized from soybeans or fuel oil burners and combined gas-fuel oil burners.
other oil crops that can substitute for petroleum diesel fuel.
Butadiene – C4 unsaturated hydrocarbon with two double
Biofuel – Includes all fuels manufactured from agriculture bonds. Butadiene (C4H6) is used in the synthesis of a number
based products that a substitute for mineral fuel. of elastomers.

Bleed – Unconverted heavy oil coming from the outlet Butamer – Process for the isomerization of n-butane into iso-
hydrocracker. butane developed by U.O.P.

Blowing – Oxidation of bitumen by hot air blowing to improve Butane – Saturated hydrocarbon with 4 carbon atoms
its mechanical properties (softening and penetration). (C4H10). There are two forms of butane:

Boiler – Thermal equipment producing steam by vaporization - normal butane or n-butane (nC4): straight-chain
of liquid water. - isobutane (iC4): branched

Bottom of the barrel – Generally synonymous with vacuum Butenes (or butylenes) – Unsaturated hydrocarbons with 4
residue. carbon atoms (C4H8) with a double olefin bond (see Olefin).
Isobutene is particularly sought after for the production of
B.P.S.D. – Abbr. for barrel per stream day. Expresses the MTBE by combining it with methanol.
production capacity of a plant within a 24 hour period. The
following approximately equivalent method is also used:

B.P.S.D. x 50 = capacity in million tons per year

Brent – “Brent” is the reference quality of crude from the


North Sea. It is used to set the price on both the physical
market and the spot market.

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C – Chemical symbol for the element carbon. Cetane number – Indicates the quality of combustion of the
fuel in a diesel engine. The higher the cetane number, the
Calorific value – See NCV, GCV. shorter the ignition delay of the fuel. The reference
hydrocarbons are α-methyl naphthalene (cetane number O)
Carbon – (C). The principal chemical element, with hydrogen, and normal cetane (cetane number 100).
of which hydrocarbons are composed.
Cetane – Paraffinic hydrocarbon (see Paraffin) with 16 carbon
Carbon Conradson Residue (Carbon Conradson Residue - atoms (C16H34) (see Cetane number).
Abbr. C.C.R.) – Solid residue left after evaporation and
pyrolisis of a petroleum product under standard test C.F.P.P. – Abbr. for cold filter plugging point.
conditions. It is expressed as the weight % of the sample and
characterizes the tendency of a petroleum cut to produce C.F.R. engine – Used to measure octane numbers. See
coke at high temperature. C.F.R.
Carburetor – The system in which fuel is mixed with air in a C.F.R. – Abbr. for Cooperative Fuel Research. The CFR
spark ignition engine. In modern vehicles the carburettor has engine is used to measure octane numbers.
been replaced by a fuel injection system.
C.H.D. – Abbr. for Catalytic Hydro Desulfurization. Mobil
Catalysis – In the oil industry, the field covering the process (see hydrotreating).
implementation of catalysts. Heterogeneous catalysis,
commonly used in refining, involves solid catalysts and C/H – Ratio of the proportion of carbon to hydrogen, in weight,
reactants in liquid or gas phase. of a petroleum product.
Catalyst – Substance that speeds up by their presence the Chilling (or “refrigeration cycle”) – Process for extracting heat
rate of desired chemical reactions. Refining processes involve at low temperature by vaporization and condensation of a
the use of a number of solid catalysts in the form of powder, coolant at different pressures. Dewaxing involves a chilling
beads or extrudates. process.
Catalytic converter – System for purifying automotive Cl – Chemical symbol for the element chlorine.
exhaust gases. It is located on the exhaust manifold and
contains a platinum-based catalyst which is poisoned by lead. Claus – Process for producing sulfur by conversion of H2S,
Vehicles equipped with a catalytic converter must use performed in a Claus unit.
unleaded gasoline.
CLAUSPOL™ – Trade name of the AXENS process for
Catalytic cracking – Widely used process for cracking heavy purifying the gaseous effluents of a Claus unit.
cuts (see F.C.C.) by the use of a catalytic agent.
Chlorine – (Cl). Chemical element used to adjust the activity
Catalytic reforming – Refining process with catalyst for of some refining catalysts (in reforming and isomerization). It is
improving the octane number of straight run heavy gasoline often used in the form of various chlorine compounds (CCl4,
(C7-C11) mainly by converting the naphthenes and paraffins
TCE, DCP, etc.).
in the feedstock into aromatics. Trade names for the process
are reforming, platforming, powerforming, etc. Chromatography – Method of identifying and analyzing the
constituents of gases and light petroleum fractions.
C.C.R. – Abbr. for Conradson Carbon Residue (see
Conradson Carbon). – Abbr. for Continuous Catalytic Clear (octane number) – Octane number measured without
Reforming (see Regenerative reforming). the addition of lead-based compounds.
C.D.U. (Crude Distillation Unit) – Unit in which the initial Cloud point – Standard test for behavior of diesel fuel and
fractionation of crude oils takes place. heating oil under cold conditions. A sample of product is
cooled gradually until it becomes cloudy due to the formation
C.E.N. - Abbr. for Comité Européen de Normalisation. of minute crystals of wax (normal paraffins). The temperature
at which this occurs is the cloud point.
Cetane index – A value calculated from the physical
properties of a diesel fuel to predict its cetane number. Cloud – See Cloud point.

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CO boiler – Boiler producing steam by burning and Compressor – Rotating machine that increases the pressure
incinerating the carbon monoxide (CO) contained in the flue of a gas or vapor. Two main types of compressor are used in
gases of a regenerator in an FCC unit. refineries:

CO – Chemical formula for carbon monoxide. – centrifugal compressors for high flow rates
– positive displacement compressors
Co-Mo – Cobalt-molybdenum. Bimetallic catalysts containing
these two elements are used in hydrorefining and especially Condensate
in hydrodesulfurization. The active substances are cobalt and – Condensed water vapor
molybdenum sulfides on an alumina support. – Liquid hydrocarbons produced along with natural gas,
also known as natural gas liquids (NGL)
CO2 – Chemical formula for carbon dioxide, product of fossil-
fuel combustion. It is considered as a green house effect gas. Condenser – Heat exchanger that condenses gases or
vapors.
Cobalt (Co) – Transition metal frequently found in catalysts
used in hydrotreating processes. Conversion (processes) – Refining processes that crack
heavy cuts to produce intermediate and light cuts.
Cogeneration – Simultaneous production of electricity and
steam through the use of a gas turbine driving a generator Cooler – Air condensers or air-cooled exchangers that use
and a waste heat boiler. ambient air as the cooling fluid to condense or cool a
petroleum product.
Coke – General term for the solid deposits of condensed
polyaromatic heavy hydrocarbons that form in refinery units or Cooler – Heat exchanger that lowers the temperature of a
are deposited on the active surface of catalysts or at hot spots fluid, generally before storage. See Heat exchanger.
in the facilities.
Copper-silver strip corrosion test – Standard test for
Coking – Residue thermal conversion process that is measuring corrosion of a copper or silver strip by a petroleum
accompanied by the production of solid petroleum coke and product under standard conditions.
distillable fractions. The most commonly used form of the
process is delayed coking, and flexicoking is a recent Cracking – Chemical reaction in which the carbon-carbon,
development. carbon-hydrogen, carbon-sulfur, etc., bonds are broken.
Cracking reactions can be initiated by:
Column (or tower) – A vertical, cylindrical vessel used for the – temperature (thermal cracking)
separation of mixtures: distillation column, extraction column, – temperature and a catalyst (catalytic cracking)
absorption column. – temperature, a catalyst and hydrogen (hydrocracking)
Combustible gas – See fuel gas. Crude oil (or crude) – Raw material of the refining industry
that exists in liquid phase in natural underground reservoirs.
Combustion (reaction) – Exothermic chemical reaction that
generates carbon dioxide (CO2) and water (H2O) from a Cut-back – Bitumen diluted by light petroleum fractions
hydrocarbon and oxygen (O2 or air). E.g. the combustion of allowing distribution when cold, with natural evaporation of the
methane: solvent.

CH4 + 2 O2 Ý CO2 + 2 H2O + heat Cut points – The temperatures at which the various distilling
products are separated. See Petroleum cut, IBP and EBP.
Commercial butane – Liquefied petroleum gas (LPG)
composed chiefly of hydrocarbons with 4 carbon atoms. Cyclone – A static device that separates solid particles
entrained in a liquid or gaseous stream.
Commercial propane – Liquefied petroleum gas (LPG)
composed mainly of hydrocarbons with 3 carbon atoms. Cycloparaffins – Alternative name for naphthenic
hydrocarbons.

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DAO – Deasphalted Oil. See Deasphalting. Deasphalted oil Desalting – Water washing operation that removes the
obtained from a vacuum reside and used either to mineral salts present in crude oils. These salts may cause
manufacture viscous base oils (bright stock) or as heavy corrosion and fouling of crude treatment units. Water is
feedstock for conversion units. separated from the desalted crude in a large horizontal settling
drum - the desalter.
De-emulsifier – An additive injected into crude oil before
desalting to promote settling of water and crude oil. Dew point – The temperature at which a mixture in vapor
state condenses.
De-ethanizer – Distillation column that separates an
overhead cut containing ethane and lighter components. Dewaxing – Removal of high melting point normal paraffins to
improve the low temperature behavior of a petroleum cut
DEA – Abbr. for diethanolamine. See Amines. (base oil, gas oil, etc.).

Dearomatization – Treatment applied to a petroleum cut DGO – Abbr. for Désulfuration des gazoles. Total process for
(solvent extraction of aromatics) to lower the aromatic gas oil desulfurization. See Hydrotreating and
hydrocarbon content, e.g. dearomatized white spirit. Hydrodesulfurization.

Deasphalted oil – See Deasphalting or DAO. Diene – See Diolefin.

Deasphalting – Vacuum residue separation process which Diesel (engine) – Compression ignition engine.
produces a very heavy product with a high impurity content,
asphalt, and a deasphalted oil (DAO). The solvent used is Diesel fuel (or diesel oil) – Motor fuel for diesel engine
generally propane, butane or even light gasoline. vehicles.

Debottlenecking – Removing the limitations that are Diesel oil or fuel – Diesel engine fuel.
preventing a process from being more efficient or workable.
The objective is to increase the throughput with the minimum Diester – Commercial name of methyl esters produced from
possible capital investment. rapeseed oil; can be used as a substitute for diesel fuel
(diester = abbreviation of diesel ester).
Debutanizer – Distillation column that separates an overhead
cut containing butane and lighter components. Diluent – Heavy fuel oil diluent: distillate necessary to produce
a fuel oil meeting commercial viscosity specifications - See
Decoking – Removal of the coke deposited on the surface of fluxing agent.
a catalyst or in the tubes of a fired heater.
Dimerization – See Polymerization.
Deep conversion (processes) – Processes for converting
heavy residues, especially vacuum residues. DIMERSOL – Trade name of the AXENS process for the
dimerization of propylene that produces a high octane gasoline
Deisohexanizer – Distillation column used in the blending stock (Dimersol G). Variations of the process:
isomerization process to separate the isomerate from the low Dimersol X, Dimersol E, α Butol.
octane number C6 compounds for recycle to the reaction
section. Dimethyldisulfide (DMDS) - Widely used in the refining
industry for catalyst sulfurization (chemical formula: C2H6S2).
Deisopentanizer – Distillation column that separates an
overhead cut rich in isopentane, a gasoline blending stock Diolefin (or diene) – Unsaturated hydrocarbon with two
with a high octane number. double olefin bonds (see Olefin). These very unstable
compounds produced by thermal cracking tend to amalgamate
Delayed coking – See Coking. to form gums via polymerization reactions. In products, they
are a factor of instability.
Density – Mass per unit of volume.
DIPA – Abbr. for diisopropanolamine. See Amines.
Demethanizer – Distillation column that separates an
overhead cut containing methane and lighter components. Distillation – Separation process widely used in refining. It is
based on the difference in volatility of the constituents of the
Depropanizer – Distillation column that separates an mixture.
overhead cut containing propane and lighter components.

Desalter – See desalting.

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Disulfide – Disulfide compounds (R-S-S-R) found naturally in Drum – Cylindrical pressure vessel for phase separation:
petroleum cuts. The aggressive mercaptans can be converted separation drum, flash drum, water disengaging drum, reflux
into disulfides in sweetening units. drum.

DMDS – Abbr. for dimethyldisulfide. Dryer – Equipment for removing the water dissolved in a cut
or petroleum product. There are two types of dryer:
DME – Abbr. for dimethylether. Organic oxygenated
compound easily obtained from methanol that can be used as – vacuum dryers: remove water by vaporization at reduced
a substitute for diesel fuel. DME is gaseous at ambient pressure, e.g. vacuum drying of gas oil
temperature and has to be used liquefied under pressure. – adsorption dryers: adsorption of water by porous solids,
e.g. drying of commercial propane on alumina
Doctor test – Standard test method for detecting traces of
mercaptans. A few ppm of mercaptans causes a change in DUALFORMING – Trade name of AXENS process for
color, indicating that the test is positive. catalytic reforming in between the semi-regenerative and
regenerative technology.
Drawoff (column) – Distillation column allowing part of the
internal reflux to be drawn off at different levels. Atmospheric Dual function (catalyst) – A catalyst with two functions, e.g. a
distillation, for instance, involves a drawoff column. hydrogenating function and an acid function (hydrocracking
catalysts).

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Effluent – Output of a process. Ethane – Paraffinic hydrocarbon (see Paraffin) with two
carbon atoms (C2H6).
Ejector – Device that uses motive steam to maintain vacuum
inside a piece of equipment by withdrawing noncondensable Ethanol (C2H5OH) – Ethyl alcohol produced by the
gases and discharging them to the atmosphere. fermentation of vegetable matter (sugar beet, sugar cane,
grain, etc.) or industrially.
ELUXYL™ – IFP process for separating paraxylene and
metaxylene on molecular sieves. Ether – Organic compound whose general formula is R – O –
R’. Methyl tert butyl ether (MTBE) is an either manufactured in
Emissions – Mobile sources: the combustion of fuel leads to refineries or chemical plants and used to increase the octane
the emission of exhaust gases: CO, NOx and hydrocarbons number of motor gasoline (see etherification).
that are pollutants and are subject to legislative limits. All
three are emitted by gasoline engines; diesel engines also Etherification – Reaction between an olefin (generally C4 or
emit particulates that are controlled.
C5) and an alcohol (generally methanol or ethanol) producing
Stationary sources: authorities limit the sulfur content of
heavy fuel oils used in power stations and other uses. an ether.

Ethylated – Refers to a gasoline containing tetramethyl or


E.N. – European norm. tetraethyl lead.

End boiling point (EBP) – The highest temperature recorded Ethylene – Olefinic unsaturated hydrocarbon (see Olefin) with
in ASTM distillation standard test. two carbon atoms (C2H4). It is a very important base stock for
the petrochemical industry and is produced by stream cracking
Endothermic (reaction) – Chemical reaction that absorbs petroleum cuts.
heat. E.g. the conversion Naphthenes  Aromatics is a
chemical reaction occurring in reforming that is very Europe – Member states (28): Austria ~ Belgium ~ Bulgaria ~
endothermic. Croatia ~ Cyprus ~ Czech Republic ~ Denmark ~ Estonia ~
Finland ~ France ~ Germany ~ Greece ~ Hungary ~ Ireland ~
Energy (consumption) – Consumption of primary energy in Italy ~ Latvia ~ Lithuania ~ Luxembourg ~ Malta ~ Netherlands
France in 1995 amounted to 230 Mtoe. Oil represented ~ Poland ~ Portugal ~ Romania ~ Slovakia ~ Slovenia ~ Spain
41.2% of this amount (it was 69.1% in 1973). ~ Sweden ~ United Kingdom.
Engler degree – Empirical unit of viscosity. The viscosity of Excess air – Surplus air expressed as a % of the
liquids is expressed in Engler degrees (°E). stoichiometric amount of air required for a burner.
ETBE – Abbr. for ethyl tertio butyl ether (C2H5 - O - C4H9). Exothermic (reaction) – A chemical reaction that produces
Oxygenated compound with a very high octane number used heat. E.g. the combustion reactions of hydrocarbons are
as a gasoline blending stock. It is produced by the reaction of exothermic. The chemical reactions occurring in hydrotreating
isobutene with ethanol (see Etherification). or hydrocracking are exothermic.

Extraction – Separation process (liquid-liquid extraction)


based on the difference in solubility in a solvent of the
constituents of a liquid mixture. E.g. Furfural extraction of
aromatics (base oil manufacturing).

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Fahrenheit (degree) – Abbr. °F. Temperature scale widely Fluxing agent – Fluid light cut generally of the kerosene/gas
used in English-speaking countries. Examples of conversion oil type used to lower the viscosity of viscous heavy cuts.
to the Celsius scale:
°F = 1.8 . °C + 32 Fluxing – Reducing the viscosity of a viscous heavy cut by the
0°F = – 32°C addition of a fluid light cut. For example, a residue is fluxed
100°F = 37.8°C with a gas oil cut to produce fuel oil.
210°F = 97.8°C
Fraction (petroleum) – Synonymous with petroleum cut.
F.C.C. – Abbr. for fluid catalytic cracking. Distillate catalytic
cracking process using a catalyst in fine powder form and Fractionating column – A distillation column that separates
aimed chiefly at gasoline production. The fluidized catalyst cracking effluents (FCC, visbreaking).
circulates in the unit between the reaction and regeneration
sections. Recent FCC units also process vacuum residue. Fractionation – Separation generally obtained by distillation.

Filter (rotary) – Used for the continuous filtration of paraffins Freezing point – Standard test for jet fuel. A sample of jet fuel
and wax extracted from oils. is simultaneously cooled and shaken vigorously than allowed
to warm slowly while being stirred continuously. The
Flare – Device for evacuating and burning surplus of gases temperature at which the wax crystals disappear is the
produced at a plant. freezing point.
Flash – Separation of liquid and vapor phases generally Fuel gas – Gas used as fuel in refineries.
performed in a flash drum.
Fuel oil – Residual petroleum fuel used in industry and for
Flash point – Minimum temperature at which the vapor electric power generation. it is named HS (high sulfur) or LS
emitted by a petroleum product ignites in the presence of a (low sulfur ≤ 1%) depending on its sulfur content.
flame in a standard apparatus, e.g. Pensky-Martens,
Cleveland, etc. Furfural – Furfu-aldehyde used as a solvent in aromatics
extraction in base oil manufacturing.
Flexicoking™ (Exxon process) – See Coking.
Furnace (tubular) – Heat exchange vessel for heating or
Flue gas – Synonymous with stack gas. Flow of gas partial vaporization of a fluid by releasing the energy of
generated by combustion installations and released to the combustion of a fuel oil or a fuel gas. The fluid heated in the
atmosphere by the stack. tubes receives heat from the flame in the radiation section and
from the hot flue gases in the convection section.
Fluid coking™ – See Coking.

Fluidization – Conferring the properties of a fluid on a solid in


powder form by circulating a gas through it. E.g. fluidization of
FCC catalysts.

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Gas oil – Petroleum cut used to manufacture diesel fuel and Glitsch – American company specialized in the manufacture
heating oil. of internals (trays and packings) for distillation columns.

Gas plant – The series of distillation columns for separating GOHF – Abbr. for Gasoil Hydrorefiner - See
C1 to C4 gases. The gas plant generally produces a hydrodesulfurization.
combustible gas cut, a C3 cut and a C4 cut. The distillations
are often completed by scrubbing and purification treatments. GOST – Organization for standardizing specification in the
Former Soviet Union.
Gas – Light hydrocarbons that are gaseous at ambient
temperature, that is C1 to C4. Gradings – Specific pieces of matter installed as front end
layer in the top bed in a reactor, intended to protect the
catalyst bed against blockage or plugging.
Gasification – Gasification process, also known as partial
oxidation, that converts heavy hydrocarbons, with pure
Green house gases – Those gases which contributes to the
oxygen and steam, into a synthesis gas CO + H2.
tendency to warm the planet's surface.
Gasoline – Overall term for a light petroleum cut containing G.T.L. – (Gas to liquid) refers to processes for converting
hydrocarbons in the C5-C11 range. (Synonym: Naphtha). natural gas into liquid hydrocarbons.

GCV – Abbr. for Gross Calorific Value. Amount of heat Gum – Solid residue left after the vaporization of gasoline
released by the completion combustion of a unit weight of under standard conditions. Gum content is expressed in mg
fuel. The water is considered to be in the state of liquid water. per 100 ml of gasoline (see Stability, Induction period).
The GCV is measured by calorimetry and the NCV deduced
from it by subtracting the heat of condensation of the
combustion water.

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H – Chemical symbol for the element hydrogen. With HS – Abbr. for high sulfur (content). Generally refers to crude
carbons, it makes hydrocarbons. oils and fuel oil.

H-Oil™ – Residue hydroconversion process, developed by HYCON™ – Residue hydroconversion process developed by
HRI (IFP). Shell.

H.C.O. – Abbr. for Heavy Cycle Oil. Heavy cut produced by Hydrocarbons – Principal constituents of crude oils and
catalytic cracking (F.C.C.) generally used to dilute fuel oil. petroleum products. There are saturated and unsaturated
hydrocarbons and different classes of hydrocarbons:
H2 – Chemical formula for molecular hydrogen (gas).
– straight-chain normal paraffins (nP)
H2S – See hydrogen sulfide. – branched paraffins or isoparaffins (iP)
– cycloparaffins or naphthenes (N)
H2SO4 – Chemical formula for sulfuric acid. – aromatics (A)
– naphtheno-aromatics (N-A)
HCl – Formula for hydrogen chloride. It is very soluble in – olefins (O)
water, producing hydrochloric acid which is very corrosive
with respect to metals. Hydroconversion – See Hydrocracking.

HDC – Abb. for hydrocracking Hydrocracking – Catalytic refining process involving


hydrogen for the conversion of heavy cuts into lighter fractions:
HDM – Abbr. for hydrodemetallization. naphtha, kerosene, gasoils.

HDN – Abbr. for hydrodenitrogenation (see hydrotreating). Hydrodesulfurization – Hydrotreating process mainly
designed to remove sulfur.
HDS – Abbr. for hydrodesulfurization.
Hydrofinishing – Catalytic process involving hydrogen used
HDT – Abbr. for hydrotreatment. Applies more especially to to process base oils.
light cuts.
Hydrogen – (H2). Catalytic reforming produces a hydrogen-
Heat exchanger train – The series of heat exchangers that rich gas used to supply hydrotreating units. To meet the
preheat the feed of a manufacturing unit. refineries’ ever-increasing demand for hydrogen, specific
production processes are used: steam reforming, partial
Heat exchanger – Heat exchange equipment for heating or oxidation.
cooling fluids. (See Condenser, Reboiler).
Hydrogenation – Catalytic process for saturating unsaturated
Heating oil – Commercial petroleum fuel used mainly for compounds: olefins, diolefins, and aromatics with hydrogen.
home heating.
Hydrogen sulfide (H2S) – Very toxic gas, produced in
Heavy naphtha – Light petroleum cut containing refineries by cracking and desulfurization processes. See Sour
hydrocarbons in the C7-C11 range. Feedstock for catalytic gas. It may dissolves in water to form sulfidic acid (weak acid).
reforming unit.
Hydrorefining – Set of processes designed to remove
Heptane – Paraffinic saturated hydrocarbon (see Paraffin) undesirable compounds (S, N, metals, etc.) by means of
with 7 carbon atoms (C7H16). N-heptane (synonym: normal catalytic treatment in the presence of hydrogen.
heptane) is a straight chain alkane whose octane number is
by definition zero. Hydroskimming refinery – A refinery equipped with the basic
facilities (distillation, reforming and hydrotreating units) but
Hexane – Paraffinic saturated hydrocarbon (see Paraffin) without conversion facilities.
with 6 carbon atoms (C6H14).
Hydrotreating – Catalytic process involving hydrogen for
HEXORB™ – Purification system located downstream from removing impurities from petroleum cuts:
the isomerate stabilizer combining a cyclic molecular sieve
adsorption system with a downstream deisohexaniser Sulfur Hydrodesulfurization (abr. HDS)
(AXENS' technology). Nitrogen Hydrodenitrogenation (abr. HDN)
Oxygen Hydrodeoxygenation (abr. HDO)
HF – Chemical formula for hydrofluoric acid (see Alkylation). Metals Hydrodemetallization (abr. HDM)
Unsaturated Hydrogenation
H.F.T. – Abbr. for hot filtration test. Standard test method
developed by Shell to measure the stability of fuel oil, HYVAHL™ – Residue hydroconversion process developed by
synonym: S.H.F.T. (Shell hot filtration test) and Insoluble AXENS.
content.
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I.B.P. – Abbr. for initial boiling point. Intake – Rate at which feedstock enters a manufacturing unit.

I.F.P. – Abbr. for Institut Français du Pétrole. iP – Isoparaffins, e.g. iC4 (isobutane).

IFP Energies Nouvelles (IFPEN). – A public sector research, IPSORB – Adsoprtion system, located downstream from the
innovation and training center. Its mission is to develop isomerate stabilizer, removing unconverted n-paraffins from
efficient, economical, clean and sustainable technologies in the raw isomerate (AXENS' technology).
the fields of energy, transport and the environment.
Isobutane – iC4. Branched paraffin with 4 carbon atoms
I.G.C.C. (Integrated gasification combined cycle) – Installation (C4H10). See Butane and Alkylation.
comprising a residue pure oxygen gasification unit producing
a synthesis gas (CO + H2) that can be used to manufacture
Isobutene – Olefin with 4 carbon atoms. See Butenes.
hydrogen or other gases or to generate electricity.
Isomerate – Isomerization effluent. Gasoline blending stock
I.S.O. – Abbr. for International Standardization Organization. composed of hydrocarbons with 5 and 6 carbon atoms and
rich in isoparaffins with a high octane number (RON 83 to 90).
Induction period – Standard test for determining the
oxidation stability of gasoline during storage, generally Isomerization – Process that converts normal paraffins into
measured in minutes. For example, for a commercial isoparaffins with a higher octane number. In refineries, this
unleaded gasoline, the induction period should not exceed process mainly applies to light gasoline (C5-C6) and to butane
360 minutes. The test is also known as oxidation stability.
(UOP Butamer™ process).
Inhibitor – Chemical substance that retards or prevents
undesirable phenomena such as corrosion and gum Isooctanes – Branched paraffins with 8 carbon atoms. Of the
formation. 17 isooctanes, 2,2,4-trimethylpentane has an octane number,
by definition, of 100.
Initial boiling point (iBP) – In ASTM distillation standard test,
the temperature at which the first drop of liquid appears. Isoparaffin – Branched paraffin. See Isobutane, Isopentane,
Isooctane.
Injection – System that adjusts the amount of fuel to be
injected into an automotive engine: Isopentane – iC5. Branched paraffin with 5 carbon atoms
(C5H12).
– electronic injection (monopoint or multipoint) in gasoline
engines
– mechanical injection (direct or indirect) in diesel engines

Jet A1 – Civil aviation jet fuel for aircraft turbine engines. J.F.T.0.T. – Abbr. for jet fuel thermal oxidation tester.
Standard test method for measuring the high temperature
Jet fuel – The fuel used for aircraft turbine engines. Jet A-1 is oxidation stability of jet fuel.
used for civil aviation purposes. Synonyms include JP and
kerosene. J.P. – Abbr. for jet propulsion. See Jet fuel.

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Kerosene – Petroleum cut used to manufacture lamp oil and jet Knocking – Phenomenon produced by abnormal combustion
fuel and a constituent of diesel fuel and heating oil. in a spark ignition engine. It is harmful to the engine and can
be avoided by adjusting the octane number of the gasoline.

Lamp oil – Commercial petroleum product used mainly as LNG – Abbr. for liquefied natural gas, i.e. liquid methane
illuminating oil. maintained at very low temperature (– 160°C approx.) at
atmospheric pressure.
L.B.F. (low boiling fraction) – Term used to denote some light
petroleum cuts of the light gasoline type. Long residue – Non-vaporizable heavy residual cut produced
by atmospheric distillation of crude oil. The remaining amount
L.C. Fining™ – Trade name for residue hydroconversion of residue varies according to the process.
process developed by Chevron Lummus Global (CLG).
LPG for vehicles – Fuel for spark ignition engines composed
L.C.O. – Abbr. for light cycle oil. Gas oil type petroleum cut, of a mixture of propane and butane. LPG for vehicles contains
catalytic cracking (FCC) effluent. Very aromatic product often no sulfur or benzene and if the vehicle is equipped with a
used to dilute fuel oil. catalytic converter it emits fewer pollutants (NOx, CO, HC,
CO2) than traditional motor fuels. Since 1996 the French
Lead – Chemical element, symbol Pb. government has encouraged the use of LPG by reducing the
tax included in the price at the pump.
Lean – See Amines.
– lean amines: see Amines LPG – Abbr. for liquefied petroleum gas (commercial butane
– lean mixture: mixture of air and hydrocarbons with excess and propane).
air in relation to the fuel
L.S. – Abbr. for low sulfur content. Applies mainly to crude oils
Light distillate – Fraction with a boiling point above that of and fuel oils.
the gas oil cuts obtained by atmospheric distillation of crude
oil. Lubricant – Commercial product for lubricating or greasing
engines or mechanical systems. Generally produced by
Light naphtha – Light petroleum cut containing hydrocarbons blending a base oil and various additives.
in the C5-C6 range. Feedstock for isomerization unit.

L.N.G. – Abbr. for liquefied natural gas.

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Maltenes – Fraction of a residue soluble in light alkanes such Mo – Chemical symbol for molybdenum.
as n-pentane, n-heptane. See Asphaltenes and Deasphalting.
Mo-gas – Abbr. for motor gasoline.
M.D.E.A. – Abbr. for methyldiethanolamine. See Amines.
Molecular sieve – See Zeolite.
M.E.A. – Abbr. for monoethanolamine. See Amines.
MOLEX™ – Trade name of the UOP process for separating
MEK – Abbr. for methyl ethyl ketone. Solvent used for C5-C6 isoparaffins and n-paraffins by molecular sieves
dewaxing in base oil manufacture. This solvent is mixed with downstream of isomerization.
toluene (MEK-toluene) or with MIBK (MIBK-MEK).
Molybdenum (Mo) – Metallic element used in hydrorefining
Mercaptans – Sulfur compound whose general formula is R catalysts. E.g. Ni-Mo catalyst (nickel-molybdenum), Co-Mo
– S – H. Mercaptans are aggressive and have a very catalyst (cobalt-molybdenum).
unpleasant odor. Traces are detected by the Doctor test.
They can be removed by hydrotreating or by a sweetening M.O.N. – Abbr. for motor octane number. See Octane number.
process of the Merox or Sulfrex type which converts them into
disulfides. M.S.C.C. – Fluidized catalytic cracking process involving a
very short time of contact between the feed and the catalyst.
MEROX™ – Sweetening process developed by UOP.
Motor gasoline (mogas) – Includes the various grades of
Methane – Hydrocarbon with one carbon atom (CH4). commercial automotive gasoline.
Methane is the principal constituent of natural gas.
Mt/yr – Abbr. for million tons per year.
Methanol (or methyl alcohol) – Industrial alcohol produced by
synthesis. Its formula is CH3OH. MTBE – Abbr. for methyl tert butyl ether. Oxygenated
compound with a very high octane number used as a gasoline
M.F.I. – See Z.S.M.5. blending stock. It is produced by the reaction of methanol with
the isobutene contained in unsaturated C4 cuts. See
MHC – Abb. for Mild hydrocracking (giving a partial Etherification.
conversion).

MIBK – Abbr. for methyl isobutenyl ketone. Solvent often


used in dewaxing. See MEK.

Micron (or micrometer) – symbol µm; 1 µm = 10–6 m.

Mild hydrocracking – Hydrocracking of VGO under mild


operating conditions, specificaly lower pressure than the
hydrocracking process.

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N – Chemical symbol for the element nitrogen. Also stands Ni – Chemical symbol for the element nickel.
for naphthenes, one of the four main classes of
hydrocarbons. Ni-Co-Mo – Nickel-Cobalt-Molybdenum catalyst for
hydrorefining.
N2 – Chemical formula for Nitrogen gas, used in refineries for
inerting. Ni-Mo – Ni-Mo catalyst, containing nickel and molybdenum
and used in hydrorefining.
Naphtha – Light petroleum cut in the gasoline range (C5-C11
approx.). Naphtha often refers to a gasoline cut used as Nickel (Ni) – Metal often present, with vanadium, in petroleum
steam cracking feedstock. The steamcracker is the basic residues. It forms a deposit on hydrorefining catalysts which
petrochemical unit. deactivates them.

Naphthene – Cyclic saturated hydrocarbon whose molecule Nitrogen oxides – Often called NOx and composed of NO
contains one or several rings with 5 or 6 carbon atoms. Some and NO2. They form in engines and combustion installations in
crude oils have a very high naphthene content and are known the vicinity of high temperature flames by the combination of
as naphthenic crudes, e.g. crudes from West Africa and the nitrogen in the air with oxygen. Nitrogen oxides are the
Venezuela. pollutants involved in acid rains and smog.

Naphthenic acids – Corrosive oxygenated compounds of the Nitrogen – N


organic acid type found in some crude oils (from Venezuela,
West Africa and the North Sea). They are responsible for – Chemical element present in petroleum cuts in nitrogen
corrosion in crude distillation facilities. compounds, some of which are very basic in nature.
Nitrogen is often considered as an undesirable impurity.
Naphtheno-aromatic (compound) – Compound comprising The nitrogen content of petroleum cuts is general 10 to
both aromatic and naphthenic structures. See Hydrocarbons, 100 times smaller than sulfur content.
Aromatics and Naphthenes.
– Nitrogen gas (N2) is used for inerting.
Natural gas – Gaseous mixture of hydrocarbon, the primary
one being methane. NMP – Abbr. for n-methyl pyrrolidone. Solvent developed by
Lurgi (BASF), used in extractive distillation and in liquid-liquid
NCV – Abbr. for Net Calorific Value. Amount of heat released extraction. NMP is used to extract aromatics in base oils
by the complete combustion of a unit weight of fuel. The manufacture. A similar process uses furfural as an extractive
combustion water is considered to be in the state of steam. solvent.
The NCV is deduced from the GCV.
Noncondensable gases – Gaseous hydrocarbons that are
Needle penetration – Standard test for measuring the noncondensable at ambient temperature, that is C1 and C2.
hardness of bitumen. It is assessed by measuring the depth in
tenths of a millimiter to which the standard loaded needle NOx – Generic chemical formula for the nitrogen oxides
penetrates the sample of bitumen or residue, in 5 seconds, at including N2O, NO, NO2. They are considered as green
a temperature of 25°C. house effect gasses.
NH3 – Chemical formula for ammonia. nP – Stands for normal (straight-chain) paraffinic
hydrocarbons (see Paraffin). E.g. nC4 (normal butane).

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O – Chemical symbol for the element oxygen. Also stands for Olefin – Unsaturated hydrocarbon with a double carbon-
olefins, a class of hydrocarbons. carbon bond.

Octane number(s) – Indicates the quality of combustion of


the fuel in a spark ignition engine, particularly its resistance to
knocking. The measurements is performed on the standard
CFR engine by comparing the fuel with mixtures on:
These hydrocarbons are not found naturally in the petroleum
normal heptane n-C7 ON: 0 cuts. They are produced during cracking of petroleum
fractions.
isooctane iC8 ON: 100
On site – Equipments within a refining process unit.
E.g. a fuel that behaves in the CFR engine like a mixture of
95% iC8 and 5% nC7 has an octane number of 95. OPARIS – Trade name of the AXENS process for xylene
isomerization.
There are two measurements methods:
– RON research octane number OPEC – Organization of the Petroleum Exporting Countries:
– MON motor research octane number It's an oil cartel whose mission is to coordinate the policies of
the oil producing countries. The goal is to secure a steady
The RON is generally higher than the MON, and the income to the member states and to secure supply of oil to the
difference between the RON and the MON is called the consumers. OPEC members:
gasoline sensitivity. • Middle East: Iran, Irak, Kuwait, Qatar, Saudi Arabia, United
Clear octane number: octane number measured without the Arab Emirates.
addition of lead-based additives. • Africa: Algeria, Lybia, Angola, Nigeria.
• South America: Ecuador, Venezuela.
Octane – Saturated hydrocarbon with 8 carbon atoms. See
Octane number. Organic acids – An organic compound whose structure
contains the following group.
OCTANIZING – Trade name of the AXENS process for
catalytic reforming.

Offsite – Equipments outside a refining process unit.

Oxygenated (compounds) – Alcohols or ethers with a high


octa