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REMFO N°4 Décembre 2016 ISSN 2489-205X

Revue D’Etudes en Management et Finance D’Organisation


N°4 Décembre 2016

LA RESPONSABILITE SOCIALE : VERS LA MORALISATION ET LA


REORIENTATION DES ENTREPRISES AUX FINS DE DEVELOPPEMENT
DURABLE

SOCIAL RESPONSIBILITY TOWARDS THE STANDARDS AND


REORIENTATION BUSINESS FOR SUSTAINABLE DEVELOPMENT.
Chahrazad TAHRI
Doctorante à la Faculté des Sciences Juridiques Economiques et Sociales
l’Université Mohammed I d’Oujda
Chahrazad0912@gmail.com

Hachami BENTAHAR
Enseignant chercheur
Faculté des Sciences Juridiques Economiques et Sociales
l’Université Mohammed I d’Oujda
Résumé
Les crises économiques et sociales persistantes, les guerres, le terrorisme, les mouvements sociaux
intenses…qui caractérisent nos sociétés contemporaines, nous interpellent davantage à créer le débat et
faire participer toutes les parties prenantes à échanger et coordonner les efforts pour faire de
l’économie autrement et vivre dans un environnement plus propre, équitable et paisible tout en
respectant la dignité humaine. En effet, ceci nécessite l’élaboration des stratégies de développement
efficaces ainsi que la collaboration de tous les acteurs principalement les entreprises dans le dessein de
faire réussir la responsabilité sociale et gagner le pari du développement durable.
Mots-clés : Le système économique actuel, les stratégies de lutte contre les fléaux économiques,
l’équité, la responsabilité sociales, le développement durable.
Code de classification GEL: M1- Administration des affaires.

Abstract
Persistent economic and social crises, wars, terrorism, intense social movements ... that characterize
contemporary societies, challenge us to create more debate and involve all stakeholders to exchange
and coordinate efforts to make the economy otherwise and live in a clean, fair and peaceful
environment while respecting human dignity. Indeed, this requires the development of effective
development strategies and collaboration of all stakeholders mainly companies with the aim to achieve
social responsibility and win the bet of sustainable development.
Keywords: The current economic system, the strategies against economic ills, equity, social
responsibility, sustainable development.
Classification code GEL: M1- Business Administration.

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Introduction
Depuis le milieu du XXe siècle, la pauvreté, les inégalités, l’exclusion sont autant de
phénomènes et de faits qui ont fait couler beaucoup d’encre et qui illustrent les limites de la
société capitaliste mondiale avec ses modèles injustes de développement. En effet, l’adoption
des dictées des grandes instances internationales notamment le BM et le FMI et qui
constituent une prise de souveraineté pour les Etats quant à leurs choix économiques et
sociaux, et surtout à travers l’échec des programmes d’ajustement structurel exécutés à
l’aveuglette par la majorité des pays concernés sans prendre en compte des spécificités de
chaque nation, constituent quelques manifestations très visibles d’une situation insupportable
et imméritée dans laquelle vit la majorité de la population mondiale.
Ceci a constitué une préoccupation majeure pour toutes les parties prenantes y compris les
grandes instances internationales, malgré le débat sur la réalité de leur inquiétude, qui ont
galvanisé de profondes stratégies et d’énormes efforts dans le dessein de répondre aux besoins
des plus démunis au niveau mondial.
Dans ce contexte et au niveau micro, la prise en compte de l’importance de la responsabilité
sociale par les entreprises constitue un pari à ne pas rater afin de moraliser ces entités qui
représentent une grande part dans le tissu économique. Au niveau macro, l’adoption des
Objectifs du Millénaire pour le Développement échus fin 2015 et leur substitution, par
l’Organisation des Nations Unis, par un programme ambitieux pour l’après 2015 qui s’articule
autour des Objectifs de Développement Durable, constitue un pilier et un socle afin de faire
de l’économie autrement.
Afin d’étudier ces faits, nous poserons la problématique suivante : « quelles sont les causes et
les manifestations de cette dégradation de la vie humaine à tous les niveaux ? Et quelle est la
perception de la responsabilité sociale par les dirigeants des entreprises et leur niveau de son
adoption afin de pouvoir rationnaliser l’économie, préserver notre environnement et atteindre
l’économie de l’équité? ».
Pour répondre à ces interrogations, nous allons nous pencher en premier lieu sur les
manifestations des phénomènes sociaux durant ces dernières décennies et qui ont des
conséquences négatives sur l’Homme et l’écologie. Puis, l’accent sera mis sur la place et le
rôle de la responsabilité sociale des entreprises en tant qu’aspect du développement durable
avec la présentation de quelques cas au Maroc.

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I. LES MANIFESTATIONS ET CRISES ECONOMIQUES ET SOCIALES


Notre monde connaît une opulence sans antécédent en ce dernier siècle. Au-delà de la sphère
économique, les évolutions concernent plusieurs domaines et modes d’organisations à savoir
la gestion démocratique du monde politique, la participation publique, les droits de l’homme,
la gouvernance, la circulation libre des idées et des capitaux, l’amélioration des conditions de
vie notamment la santé représentée par l’augmentation de l’espérance moyenne de vie.
Néanmoins, parallèlement à cela et « depuis la fin des Trente Glorieuses jusqu’au premier
choc pétrolier en 1973, les crises économiques et sociaux ont commencé sous l’impulsion de
plusieurs facteurs et à travers de multiples dimensions » (Tahri, 2015: 131).
En outre, nous assistons à « l’émergence d’une économie globalisée où les économies
nationales seraient décomposées puis réarticulées au sein d’un système de transactions et de
processus opérant directement au niveau international » (El Oudri, 1999 : 7). Autrement dit,
nous sommes en présence d’un transfert de l’hégémonie du cadre stato-national vers des
entités privées et déterritorialisées (Bédécarrats, 2012). Ceci explique le fait que depuis les
années quatre-vingt, le rôle de l’Etat providence, qui est devenue une partie prenante fragile,
s’est dégradé devant la robustesse des entreprises gigantesques internationales et du marché
(Bellon et al, 1994; Delcourt et De Woot, 2001 ; Tahri, 2016) et par conséquent, l’éviction du
politique par le marché (Laroche, 2002 ; Tahri, 2016). Dans cette envergure, Schreiber
annonce que « les années 80 se présentent comme celles du chômage, de la baisse du niveau
de vie, des conflits sociaux et continentaux » (Schreiber, 1981:1). Par ailleurs, ces
phénomènes et manifestations négatives, que nous détaillerons par la suite, ont impacté nos
sociétés et ont contribué à la dégradation de la vie humaine et écologique.

I.1. La pauvreté, les inégalités et l’exclusion : relation et interdépendance


Depuis plusieurs décennies jusqu’aujourd'hui, la montée de la pauvreté, le creusement des
inégalités de toutes sortes notamment celles de revenus, la fragilisation des classes moyennes,
l’élargissement du nombre des travailleurs misérables, la dégradation de l’environnement et
des écosystèmes…posent la question de la répartition de la richesse créée et des mécanismes
de sa redistribution afin de soutenir une consommation défaillante et par conséquent la
production et vice versa. Dans ce contexte, notons que la concentration des richesses se situe
dans la majorité des pays, même développés tels que les USA et la France, entre les mains des

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plus nantis1. En parallèle, ce nouvel ordre mondial nous mène vers la mondialisation, qui est
un concept « fourre tout» (El Oudri, 1999 :1) et qui suscite une dialectique ininterrompue
quant à ses avantages et ses inconvénients sur l’humanité. A cet effet, James Gustave Speth
(ancien administrateur du PNUD), déclare qu’: « il faudrait remettre en cause deux mythes :
celui qui consiste à considérer que grâce à la mondialisation de l’économie, les pays en voie
de développement (PED) iraient de mieux en mieux et celui qui considère les capitaux privés
comme la panacée universelle » (El Oudri, 1999 :78).
Beaucoup d’études et recherches en matière de pauvreté et ses manifestations montrent que ce
fléau a de lourds effets en termes d’inégalités, d’exclusion sociale et financière, de
vulnérabilité … Gilles Lamarque (1995) ainsi que d’autres auteurs considèrent que
l’exclusion englobe à la fois la pauvreté, le chômage et l’affaiblissement des liens sociaux.
Dans le même contexte, le rapport de la Commission Européenne (2010) sur la pauvreté et
l’exclusion sociale considère que cette dernière est une conséquence potentielle de la pauvreté
qui impacte les perspectives d’avenir de la population en affectant leurs identités et les
rendant peu optimistes en ce qui concerne leur futur à travers la consolidation de leur
sensation de stigmatisation et d’exclusion sociale. Ajoutons que ces phénomènes
multidimensionnels, sont au cœur du débat social dans les sociétés contemporaines, depuis la
fin des années 80, du fait de leur complexité, ambiguïté ainsi que leur utilisation dans le
dialecte courant sans règles et sans frontières.

I.2. Quelques points de vue sur le développement


Si nous revenons et relions ce qui précède avec la question du développement, nous pouvons
signaler que Sen (2003) considère le développement comme liberté et la pauvreté comme
privation des capacités. A cet effet, il a déclaré que « le monde n’est pas seulement partagé
entre riches et pauvres. Il est aujourd’hui divisé entre ceux qu’inquiètent les ravages du
capitalisme global et ceux qu’effraie la terreur que font régner les Etats qui brident la liberté
individuelle et l’initiative privée ». (Sen, 2003)2. Ce prix Nobel d’économie en 1998 a tenté
de concilier le souci de la croissance avec les exigences humaines et éthiques.
Dans ce contexte, Sen (2003, p : 15) rejoint l’idée de François Perroux concernant son point
de vue sur le développement en signalant que : « le développement peut être appréhendé
comme un processus d’expansion des libertés réelles dont jouissent les individus. En se

1
Aux Etats-Unis, 93 % des avoirs financiers sont détenus par 20 % des plus riches et en France, 10 % des plus
riches, détiennent 62 % des avoirs.
In Vincent Jacob. Le Monde en date du 21.02.2011.
2
Page de couverture.
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focalisant sur les libertés humaines, on évite une définition trop étroite du développement,
qu’on réduise ce dernier à la croissance du PNB, à l’augmentation des revenus, à
l’industrialisation, aux progrès technologiques ou encore à la modernisation sociale ». Ainsi,
Perroux considère le développement comme une liberté humaine qui renvoie aux
changements mentaux et sociaux dans une société. En revanche, nous signalons que les PED
ont déployé des efforts considérables pour atteindre un développement multidimensionnel,
durable et équitable mais en vain car ils ne ciblaient pas les couches défavorisées.

II. LES STRATEGIES ELABOREES POUR CONTRECARRER CES PHENOMENES

La réalité du monde dans lequel nous vivons montre que la société capitaliste mondiale
s’approche aujourd’hui de ses limites. Au-delà de la crise actuelle, des guerres partout, du
terrorisme…les initiatives populaires dans plusieurs champs et disciplines notamment en
matière du développement humain, l’économie verte, l’économie sociale et solidaire, le
financement alternatif et participatif ou islamique, la responsabilité sociale… constituent de
nouvelles alternatives qui participent dans la lutte contre la pauvreté, l’injustice et leurs
manifestations. Ces issues de secours constituent une ruée vers la moralisation de l’économie
en générale et des entreprises en particulier, pour que le profit à moindre coût ne soit pas le
seul critère qui détermine l’efficacité du circuit économique.
Dans cette envergure, l’équité, le développement du capital humain et leur positionnement au
centre du développement durable, le renforcement du système éducatif, l’égalité de chance
entre les sexes, la responsabilité sociale, la préservation de la biodiversité…sont autant de
principes et rapports socio-économique qui valorisent l’être humain et conserve sa dignité au
même titre que la valorisation de l’environnement et sa durée de vie. Ainsi, nous allons
développer, dans ce qui suit, quelques notions qui ont une relation avec le concept de la
responsabilité sociale.

II.1. La notion d’équité

L'équité3 signifie « un sentiment de justice naturelle et spontanée, fondée sur la


reconnaissance des droits de chacun, sans qu'elle soit nécessairement inspirée par les lois en
vigueur. Ce sentiment se manifeste, par exemple, lorsqu'on doit apprécier un cas particulier ou
concret sans se laisser guider par les seules règles du droit. L'équité est donc un état d'esprit
qui veut aller au-delà de ce qui est juste sur le plan légal et peut donc s'opposer à la loi lorsque

3
http://www.toupie.org/Dictionnaire/Equite.htm (Date de consultation : 30 août 2016).
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celle-ci présente des lacunes ou s'avère inadaptée, voire injuste... En matière politique ou
économique, l'équité est le principe qui conduit à corriger des inégalités que subissent des
personnes ou des groupes défavorisés. En matière sociale, une répartition équitable ne
correspond pas à l'égalité au sens strict. C'est une "juste mesure", un équilibre, qui permet de
rendre acceptable une forme d'inégalité lorsque l'égalité ne serait pas acceptable ».
Après cette modeste définition, nous passons à l’historique de l’utilisation du mot « équité »
avec le philosophe américain John Rawls (1971) et la question de la justice sociale qui
constitue la source à laquelle viennent s’alimenter toutes les pensées sur la justice sociale
après avoir disparu de l’agenda de la philosophie politique. Cet auteur a défendu, fortement,
une conception déontologique de la justice sociale basée sur l’équité contre la prépondérance
« d’une conception téléologique4 depuis Adam Smith et la théorie utilitariste » (Bertin,
2007:69). En revanche pendant cette époque où règne des sociétés caractérisées par les droits
de l’Homme, l’égalité de chance et la démocratie, les réflexions dominantes se focalisent sur
la nécessité d’un trouble fondamental du mode de production basé sur la propriété privée afin
de pouvoir résoudre les problèmes d’exploitation, de pouvoir et d’inégalité.
Néanmoins, les sociétés modernes qui admettent la liberté des échanges, de la circulation des
gens et des capitaux, la pluralité des centres de décision et de propriété n’implique pas qu’il
ya une justice sociale ou une équité et que toute répartition des fruits de la richesse qui naît
dans le cadre d’un marché ou un système capitaliste sera nécessairement légitime ou égale.
Dans ce contexte, Rawls signale que : « la justice doit être la première vertu des institutions
sociales, c’est parce que les citoyens d’une société libre ne pourraient avoir l’obligation
d’obéir à un ordre injuste. On a souvent dit qu’il était aussi puéril de lutter contre l’injustice
que contre la mort mais, précisément, l’idée centrale de toute théorie de la justice est que
l’injustice n’est pas un fait de nature?: c’est une institution humaine »5.
Nous rejoignons l’idée de Rawls qui considère l’injustice comme une institution humaine et
nous pensons que l’équité constitue le socle d’une multitude de principes, de valeurs dont la
liberté économique, sociale, politique, culturelle…l’égalité de chance, les droits de l’Homme,
le partage et la répartition équitable des fruits de la croissance, la justice sociale, le
développement des capacités et l’intégration socio-économique.

II.2. Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)

4
Une doctrine est dite téléologique lorsqu’elle subordonne le juste au bien. Autrement dit, une action juste
maximise le bien.
5
Spitz, J-Fabien. « John Rawls et la question de la justice sociale », Études 1/2011 (Tome 414), p. 55-65
URL : www.cairn.info/revue-etudes-2011-1-page-55.htm. (Date de consultation: 20 août 2016).
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Annoncé en 1998, le Sommet du Millénaire qui s’est tenu du 6 au 8 septembre 2000 au Siège
de l’ONU à New York, avait pour objectifs de raffermir l’engagement de la communauté
internationale et de consolider les partenariats de toutes les parties prenantes notamment des
gouvernements, des entreprises et de la société civile pour bâtir un monde sans pauvreté et où
l’être humain est mis en valeur. En effet, le principe énoncé par le Secrétaire général dans
son rapport pour le Millénaire [A/54/2000] stipule que l’être humain doit être mis au centre de
tous les programmes afin que tout le monde puisse vivre mieux. Ce rassemblement
gigantesque s’est conclu avec l’adoption par les 189 États Membres de la Déclaration du
Millénaire énonçant les huit Objectifs du Millénaire pour le Développement à savoir :
éliminer l’extrême pauvreté et la faim, assurer l’éducation primaire pour tous, promouvoir
l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, réduire la mortalité infantile, améliorer la
santé maternelle, combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies, préserver
l’environnement et mettre en place un partenariat mondiale pour le développement.
Dans la même envergure, et après que les OMD sont arrivés à expiration fin 2015, l'ONU a
travaillé avec toutes les parties prenantes pour les substituer et exploiter la dynamique
dégagée par les OMD et élaborer un programme ambitieux pour l'après-2015 s’articulant sur
les Objectifs de Développement Durable.

II.3. Le développement durable et ses objectifs (ODD)

Le développement durable (en anglais : sustainable development) est une conception du bien
commun qui s'est imposée à la suite de la prise de conscience graduelle par les écologistes
depuis les années 1970, de la finitude écologique de notre planète. Ce concept, qui a fait
couler beaucoup d’encre, vise à prendre en compte, outre l'économie, les dimensions
environnementaux et sociaux qui sont liés à des enjeux de long terme afin de pouvoir assurer
une croissance durable pour les générations futurs. En 1987, le rapport Brundtland définissait
le développement durable comme : « un développement qui répond aux besoins du présent
sans compromettre la capacité des générations futures de répondre à leurs propres besoins ».
Plusieurs praticiens en la matière s’intéressaient au concept de durabilité et considèrent le
développement durable comme la solution à la tension existante entre le progrès et les
nouvelles menaces. En 1991 et 1993, Ignacy Sachs, définit l'écodéveloppement comme
un « développement endogène et dépendant de ses propres forces, soumis à la logique des
besoins de la population entière, conscient de sa dimension écologique et recherchant une
harmonie entre l'homme et la nature ».

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Le développement durable a d'abord été mis en exécution sur les territoires lors du sommet de
la Terre de Rio de Janeiro en 1992 (Reynaud, 2006 : 6)- et dans lequel les représentants de
150 pays ont opté pour l’adoption des repères (Flipo, 2014) principalement l’agenda 21 qui
visent à concilier outre le progrès économique, l’équité sociale et la préservation de
l’environnement- d’une part et d’autre part, au sein de l'entreprise et de leurs parties prenantes
à l’occasion du sommet de la Terre de Johannesburg.
Nous pouvons signaler que le développement durable reste un concept pouvant être décliné
selon de nombreux axes et le tableau ci-dessous récapitule les domaines dans lesquels le
développement durable est appliqué.
Tableau I.1. Les domaines d’application du développement durable

Domaine Principaux articles

Politique européenne de développement durable ·Stratégie


nationale de développement durable · Agenda 21 · Agendas 21
Pilotage
locaux ·Management environnemental · Sommet de la
Terre · Éthique appliquée

Responsabilité sociale des entreprises · Triple bottom


line · Parties prenantes ·Investissement socialement
Économie responsable · Global Compact ·Économie de
l'environnement · Économie bouddhiste · Lutte contre la
corruption

Gestion des ressources humaines · Développement


Social humain ·Indice de développement humain · CHSCT · Pays en
développement

Utilisation durable de l'eau · Utilisation durable des


Ressources naturelles
sols · Énergie renouvelable ·Économie d'énergie

Agriculture durable · Agriculture biologique · Traçabilité


Agriculture
agroalimentaire ·Sécurité alimentaire · Gestion durable des forêts

Écologie industrielle · Chimie verte · Véhicule propre · Gestion


Industrie et Construction des déchets ·Éco-construction · Haute qualité
environnementale · Écologie urbaine

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Technologie intermédiaire · Meilleure technologie


Technologie
disponible ·Technologie environnementale

Empreinte écologique · Facteur


Concepts 4 · Durabilité · Traçabilité · Analyse du cycle de vie ·Filière
intégrée · Coût du cycle de vie · Indicateur environnemental

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppement_durable (Date de consultation: le 25.09.2016)

II.4. La gouvernance en tant qu’aspect du développement durable


Le dessein du développement durable est de trouver, comme déjà cité, un équilibre cohérent
et viable à long terme entre les enjeux de l’économique, du social et de l’environnemental. À
ces trois piliers s'ajoute un enjeu de plus en plus indispensable et considéré, par les praticiens
en la matière, comme le quatrième pilier du développement durable à savoir la gouvernance
obligatoire à la définition et à la mise en œuvre des stratégies et politiques d’actions
inhérentes au développement durable.
Les indicateurs de ce nouveau concept sont intégrés dans la mesure du développement durable
selon les critères de la Global Reporting Initiative depuis 1997, au même titre que les critères
économiques, sociaux et écologiques. La gouvernance qui représente une forme de
démocratie participative consiste en la participation de toutes parties prenantes citoyens,
entreprises, associations, élus, gouvernements… dans le processus de prise de décision. Par
conséquent, nous allons développer le rôle des acteurs principaux et leur implication dans
l’application de la gouvernance principalement au sein des entreprises.

III. LA RESPONSABILITE SOCIALE DES ENTREPRISES

La responsabilité sociale de l’entreprise est une notion de plus en plus utilisée dans le monde
des affaires depuis plusieurs années. En effet, la RSE est devenue sans doute une thématique
présente avec force en sciences de gestion, un sujet de débat et d’échange entre les praticiens
en la matière, les professionnels et les dirigeants d’entreprises et une revendication stratégique
recommandée par les grandes instances internationales notamment le Bureau International du
Travail, l’Organisation des Nations Unis, la Commission Européenne, etc. En outre, le
concept de la RSE a connu des évolutions à travers des courants de pensées qui ont permis
d’aboutir à trois types de cette notion à savoir la responsabilité économique, la responsabilité
humaine et sociale et la responsabilité sociétale. Ainsi, ce vocable est intimement lié à la mise
en œuvre du développement durable par les entreprises.
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III.1. Le cadre théorique de la RSE


Etymologiquement, d’abord le terme de « responsabilité » nous mène vers le champ du droit
(D’introno, 2006 :144) et qui signifie une promesse solennelle qui génère un engagement.
Autrement dit, « être responsable » c’est répondre à ses actes, à ses décisions et de leurs
conséquences et accepter d’en rendre compte (Capron, 2003 : 9; Tahri, 2015 : 132).
Le thème de la RSE révèle un intérêt de plus en plus grandissant de la part des chercheurs
depuis la moitié du 19ème siècle (Bowen, 1953; Friedman, 1962; Carroll, 1979; Wood, 1991;
Husted, 2000; Gendron, 2000; Capron et Quairel, 2004). L’une des premières définitions de la
RSE est donnée par Brwon (1953 : 6)6, dans son ouvrage fondateur « Social responsabilities
of businessman ». Il signale que « Obligation pour les dirigeants de réaliser les politiques, de
prendre des décisions et suivre les lignes de conduite répondant aux objectifs et aux valeurs
qui sont considérés comme désirables dans notre société ». La commission des communautés
européennes (2001 : 4) a définit le vocable comme suit : « Le concept de RSE signifie
essentiellement que celles-ci décident de leur propre initiative de contribuer à améliorer la
société et rendre plus l’environnement » (Fikri, 2015 : 14). Néanmoins, toutes ces recherches
n’ont pas aboutit à un consensus sur la définition et les approches du concept sachant que ce
dernier est loin de cerner la vraie signification de la RSE et les différents aspects liés à cette
terminologie.
La notion de la RSE, qui a pour origine la locution anglo-américaine « corporte social
responsability » (Capron et Lanoizelee, 2007 : 13; Tahri, 2015 : 132), elle englobe deux
visions une restrictive et l’autre élargie. Dans ce contexte, Milton Friedman a limité la RSE
dans sa célèbre formule « the business of business ». Autrement dit, sa vision étroite du
concept se résume dans la seule responsabilité économique depuis les années 70: « Il y a une
et une seule responsabilité sociale de l’entreprise : celle d’augmenter ses profits, tant qu’elle
respecte les règles du jeu, c'est-à-dire qu’elle s’engage dans une concurrence ouverte et libre,
sans tricherie, ni fraude » (Sobczak et Minvielle, 2011: 14; Tahri, 2015: 132).
En revanche et suite à plusieurs facteurs dont les catastrophes naturelles, industrielles et
écologiques, le développement et les mouvements des ONG et l’accroissement des demandes
sociétales, le développement durable et la RSE se sont progressivement développés à l’aide de
leurs tenants et partisans afin de trouver un équilibre entre la performance économique,

6
Fikri, K. 2015. « Approche analytique et critique autour de la relation entre RSE et performance financière ».
Revue DOREG : Numéro 4, Vol 1. Pp : 12-33.
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l’équité sociale et les besoins écologiques. Ceci a constitué le socle de la vision élargie et a
intégré les attentes légitimes de tous les acteurs.
Les définitions de la RSE ont fait ressortir des points communs à savoir :
 Le caractère volontariste de la RSE qui commence là où s’arrête la loi.
 Le caractère interactif de la RSE représentant un processus qui s’édifié et qui est impacté
par les différents acteurs.
 Le caractère stratégique de la RSE qui contribue dans la croissance et la durabilité de
l’entreprise en intégrant les besoins sociaux et écologiques.
Dans la même optique, Carroll a tracé sa pyramide et distingue les responsabilités
économiques, juridiques, éthiques et philanthropiques.
Figure III.1. La pyramide de la RSE de Carroll

Responsabilité philanthropiques
Etre un bon citoyen
Contribuer à la communauté,
Améliorer la qualité de vie
Responsabilité éthiques
Etre éthique
Faire ce qui est juste, éviter de nuire
Responsabilité légales
Obéir à la loi
Respecter les règles du jeu codifiées par la société
Responsabilité économiques
Etre profitable
C’est la fondation sur laquelle tout repose

Source : Sobczak, A et Minvielle, N. 2011. Responsabilité globale: manager le développement durable et


la responsabilité sociale des entreprises. Edition : Vuibert. 240 pages. P: 17. In Abbassi, A.2014. La perception
de la responsabilité sociale et environnementale par les dirigeants des PME : l’influence des facteurs psycho-
sociaux. 295 pages.

Le vocable de la RSE, qui englobe la responsabilité économique, sociale et sociétale, a connu


une évolution à travers trois grands courants de pensées américains qui sont le Business
Ethics ou moraliste-éthique, le Business and Society ou contractuel-sociétal et le Social Issue
Management ou le courant utilitaire-stratégique (Abbassi, 2014 : 1). Par ailleurs, les
formulations de la RSE a connu trois grands mouvements à savoir le mouvement
philanthropique, le mouvement des entreprises d’économie sociale inscrites dans un « tiers
secteur » et le mouvement de l’entreprise nécessairement responsable sinon l’auto-
responsabilisation (Agbodjan, 2008; Abbassi, 2014 : 1).

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III.2 Les pratiques managériales des entreprises et leur implication dans la RSE
Comme déjà signalé, La RSE est relative à la mise en application des valeurs et principes du
développement durable. Entre autres, ce dernier est conçu en vue de répondre aux attentes et
exigences des différentes couches de la société à savoir les salariés, les actionnaires, les
entreprises, les ONG, la société civile, etc. Dans ce contexte, les entreprises grandes ou petites
et moyennes soient-elles, jouent un rôle primordial dans les pays développés ou dans les pays
en voie de développement où les PME représentent la majorité du tissu économique. Et par
conséquent, elles doivent participer activement dans ce processus de responsabilisation et
faire preuve de leur ouverture aux nouveaux comportements pérennes.
Les recherches et études en matière de l’engagement des entreprises à l’heure de la RSE,
révèlent des résultats hétérogènes (Observatoires des PME européennes, 2002; Auberger et
Quairel, 2005; Douce, 2005; Douce, 2006, 2008; Abbassi, 2014;…) ce qui pose des questions
sur les déterminants de l’implication des entreprises dans la démarche de la RSE.

III.2.1. Les caractéristiques entrepreneuriales des PME incitatives à la RSE

Les grandes entreprises ont, généralement de par le monde, causé des dégâts aux emplois à
travers des politiques de licenciement abusif ou à l’amiable tel que le cas de l’entreprise
DANOUE. En revanche, les PME qui sont largement employeur, se caractérisent par leur
flexibilité et interactivité avec leur environnement local. Obrecht (1994) a mis en relief leur
nécessité d’avoir un positionnement responsable qui se trouve dans les propriétés qui les
distinguent.
Au Maroc, en 2011 les PME constituent 95% du tissu économique selon les statistiques de la
confédération de la PME/PMI affiliée à la CGEM. Elles se caractérisent par une forte
insertion locale et régionale et sont présentes dans tous les secteurs d’activité économique :
l’agriculture, le tourisme, les services, l’artisanat, l’industrie… Abbassi (2014 : 16) signale
que « Les PME constituent le centre névralgique de notre économie avec 50% des salariés,
31% des exportations, 51% des investissements nationaux et 40% de la production et sa
participation au PIB se limite à environ 20% contre 60% dans certains pays ».
Outre les PME suppose une relation avec les acteurs du territoire basée sur la durabilité ce qui
est conforme avec les valeurs du développement durable, elles ont réussi le pari de
l’intégration vu leur degré de légitimité (Perrini, 2006) et de leur acceptation par les acteurs
locaux notamment les employés, les bailleurs de fonds, les fournisseurs, les banques, les
pouvoirs publics.

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La même situation est calquée dans l’Union Européenne du fait que les PME sont considérées
comme le principal moteur de la lutte contre le chômage. En fait, elles représentent la majorité
absolue de l’ensemble des entreprises par 99,8% et de ce fait, elles emploient presque les deux
tiers de la main d’œuvre et drainent plus de 50% de la valeur ajoutée (Observatoire des PME
européennes, 2003).

III.2.2. La stratégie Resource Humaine liée à la RSE

La RSE est considérée comme un fondement dans la littérature consacrée au développement


du management des entreprises. De ce fait, l’implication des salariés entant que facteur capital
de succès de cette politique est la finalité recherchée en particulier par les politiques des
ressources humaines.
Malheureusement, le diagnostic socio-économique révèle les insatisfactions des salariés en
milieu du travail du fait des conditions défavorables dans cet environnement, des pratiques
irresponsables de la part des responsables d’entreprises dans divers cas notamment les
décisions de licenciement inopportuns ou de fermeture des unités de production comme le cas
des entités de production à Evoy de calais. Quant à l’entreprise Total, elle a subi des critiques
et accusations en 1995 de la part des ONG à cause de l’emploi des enfants ou d’esclaves dans
leurs chantiers (Tahri, 2015 : 138).
La stratégie de gestion des RH dans sa conception intérieure de la firme renvoie aux
principaux volets du management des RH qui sont entreprises pour la valorisation du salarié à
savoir: le recrutement, la gestion prévisionnelle, l’intégration, la formation, la gestion des
carrières et évaluation, la politique de rémunération, satisfaction des salariés, la
communication, l’écoute, le dialogue, la santé et la sécurité au travail, le licenciement et la
dimension citoyenne (Mercier, 2004 :70).

III.2.3. La RSE dans les banques

Le métier des banques leur placent au cœur du développement économique et sociale car ces
grandes entreprises ont un grand impact sur le tissu économique. Leur rôle leur engage envers
leur environnement interne et externe et donc, elles doivent répondre aux exigences des trois
piliers du développement durable et à la RSE.
Le cas de la Banque Populaire au Maroc, en tant qu’entreprise citoyenne, est très significative
et son engagement se décline sous différentes dimensions et volets (Tahri, 2015 : 141) :
 Amélioration des conditions de travail en interne.
 Réduction de l’empreinte écologique de l’entreprise.
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 Mécénat, philanthropie et/ou financement d’œuvres sociales.


 Partenariats avec des ONG, clients institutions de microfinance.
 Offre de produits et services responsables : prêts verts, investissements socialement
responsables (ISR), épargne solidaire…
 Maîtrise des risques environnementaux et sociaux (E§S) des investissements.
Notons que la Banque Populaire est présente par le sponsoring de différentes manifestations
économiques, culturelles, sportives, sociales et écologique. Le tableau ci-après nous donne
une vision sur ce type de participation de la BP au niveau de la ville d’Oujda.

Tableau III.1. Demandes de sponsoring de l’année 2014 et leur sort


Rang et sort Manifestation Organisateur Date
Conférence sous le
1 thème : Motivation, EHEI 25-janv-14
succès, inspiration-
2 Tournoi de mini-foot Association Nibrass 04-07/02-14

Evénement Orientation Du 07-02-14


3: Acceptée ORIENTATION CARREFOUR
Carrefour Au 09-02-14
(ACOEO) Alliance des
La 1ère édition du Forum
4: Acceptée Cadres d’Orientation 15-févr-14
des Métiers
Educative de l’Orientale
Du 12-02-14
19 ‫المهرجان األول للسالمة الطرقية‬ ‫منظمة السنابل الوطنية‬
Au 22-02-14
Voyage dans le temps et
5 EHTP 05-mars-14
à travers le monde
Ass de défi contre la
‫تحديات التنمية رهينة بمناهضة‬
6 pauvreté et toxicomanies 05-mars-14
‫الفقر و اإلدمان‬
région orientale
7 Portes ouvertes EHEI EHEI 07-08/03/14
Association Al Majd pour
l'éducation le
8 La journée de la femme 08-mars-14
développement et la
culture
La 1ère édition de la Bureau des étudiants de la
journée d’étude : filière Journalisme et
9: Acceptée Développement du Publicité, Ecole Supérieure 12-mars-14
Journalisme et de la de Technologie, Université
Communication Med 1er.
La 5ème Edition du
Association NASSIM AL
11:Acceptée Festival RABIE EL
ANDALOUS 22-mars-14
ANDALOUS
L'académie rég de Du 26-03-14
12:Acceptée ‫المنتدى اإلقليمي لإلعالم و التوجيه‬
l'éducation et formation Au 27-03-14
10 Film court métrage Azzedine Missaoui 20-28/03/14
13:Acceptée Journée Portes Ouvertes Ecole Nationale des 30-mars-14
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sciences Appliqués
Grand prix Mohammed
14 ENSAO 01-avr-14
premier 2ème édition
La troisième édition de la
rencontre du cinéma et Association Solidarité pour Du 03-04-14
15:Acceptée de l’immigration à Oujda le Développement et
sous le thème l’Immigration Oujda
» ‫« مستقبلنا في بالدنا‬ Au 06-04-14
Renaissance sportive de
La 4ème course nationale
16:Acceptée Berkane - section 06-avr-14
sur la rue 10 KM
athlétisme -
La 4ème édition du Du 11-04-14
Fondation Omar ibn
17 festival des sciences de
Abdelaziz Au 13-04-14
l'oriental
Village de l'orientation Du 11-04-14
Réseau des jeunes de Figuig
18 "une bonne orientation
pour le développement Au 13-04-14
un gage de réussite"
20 ‫مهرجان الفرسان‬ -‫ بركان‬- ‫ منظمة الكشاف المغربي‬12-13/04/14

22 Caravane Sakane 2014 MYRIADE


Au 20-04-14
2ème édition du festival Association les amis d'AIN Du 17-04-14
23
AIN SFA SFA (LADAS) Au 20-04-14
21 Tournoi de foot ‫ مدرسة السالم لكرة القدم أحفير‬14-21/04/14

Sunamique des
26 infrastructures au Maroc: ENSAO - GENIE CIVIL 26-avr-14
nouvel élan pour une
économie en émergence
Ingénieurs & Managers
ENCGO & ENSAO Du 26-04-14
de l’Oriental :
25:Acceptée Club Ingénieurs Managers
La pierre angulaire du dév
de l’Oriental Au 27-04-14
de la région
Du 03-05-14
27 Compétition de talents ‫جمعية فكرة للتنمية‬
Au 04-05-14
ème
Célébration du 11
‫ الجمعية اإلسماعيلية للتنمية‬Du 20-04-14
24 anniversaire du prince
‫ االجتماعية بالجهة الشرقية‬Au 08-05-14
Moulay el Hassan
29èmes journées Syndicat des médecins du Du 09-05-14
28:Acceptée
Médicales de l'oriental secteur libéral d'Oujda Au 10-05-14
31 Séminaire ICG 16-mai-14
11èmes journées Syndicat régional des Du 16-05-14
30:Acceptée pharmaceutiques de pharmaciens d'officine
l'Oriental d'Oujda Au 17-05-14

4ème édition des Du 11-05-14


29 ENSAO - BDE
semaines culturelles Au 18-05-14
ème
La 2 édition du festival Du 21-05-14
32 nat du théâtre pour ‫فيدرالية جمعيات إقليم جرادة‬
l'enfant à Jerada Au 25-05-14
33 17èmes journées Syndicat professionnel des Du 23-05-14

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dentaires de l'oriental médecins dentistes de la


Au 25-05-14
région d'Oujda
1ère édition de l'oriental Association des golfeurs de
34:Acceptée Golf Trophée 01-juin-14
l'Oriental
Ass Rég Union Nationale
Activité scolaires,
35 des Femmes du Maroc 01-juin-14
éducatives et culturelles
Oujda (U.N.F.M)
Ass régionale union
Semaine activité sociales,
nationale des femmes du 01-juin-14
éducatives et culturelle
Maroc (UNFM)
ère
1 édition des journées Du 05-06-14
Amicale des médecins
36:Acceptée scientifiques de
internes d’Oujda Au 06-06-14
l'internant d'Oujda
2ème édition du Festival Du 05-06-14
37:Acceptée International de Bridge STCO
de L'amitié Au 08-06-14

Du 24-06-14
‫تظاهرة رياضية‬ ‫جمعية أشبال بني درار للكراطي‬
Au 25-06-14
‫جمعية التنمية لمساعدي الصيادلة‬
‫زيارة لرياض المسنين‬ 19-juil-14
‫بوالية وجدة‬
Association Chouala pour Du 20-07-14
39 ‫ مهرجان ليالي رمضان‬l'éducation et la culture
section Ahfir
Au 22-07-14

‫ مهرجان السماع الصوفي تحت شعار‬Du 23-07-14


40 ‫جمعية الشرفاء التنموية‬
‫ أثار السماع و آدابه‬Au 24-07-14
Du 11-08-14
41 1er salon de l'art de vivre Oriental FM
Au 13-08-14
1er festival culturel et Du 15-08-14
Association Benikoulal
touristique de Benikoulal Au 17-08-14
Festival du rire Association Al Wasl 04-08/09/14
Ass El kheir de fantasia, Du 12-09-14
d'élevage de chevaux et de
2ème édition du festival
42 préservation du patrimoine
de cavalerie traditionnel Au 14-09-14
commune rurale de béni
Khaled
UCEMO (union des
Soirée sous le thème
43 étudiants en médecine à -
"rouge et noir"
Oujda)
44 Journée culture japonaise ENSAO - club nippon sekai -
Demande de matériel
45 bureautique et Union Natation Oujda -
informatique

46 Demande de subvention ‫ جمعية حسنبة بني مطهر لكرة القدم‬-


47 Subvention Etoile sportive Oujda -
‫االكادمية الجهوية للتربية والتكوين‬
48 Fête de fin d'année -
‫للجهة الشرقية نيابة وجدة أنجاد‬
49:Acceptée Compétition d'athlétisme CLUB AMAL OUJDA SAISON 2014

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Financement du Association médical pour


50 programme annuel de l'assistance et la réinsertion SAISON
l'association sociale
Financement du
‫ مؤسسة‬- ‫الجمعية الخيرية اإلسالمية‬
51:Acceptée programme annuel de SAISON 2014
‫ دار الطالب‬- ‫الرعاية االجتماعية‬
l'association
52 Programme annuel ‫ جمعية مستقبل ولد الشريف‬SAISON

‫مهرجان لعالوي العاشر بمدينة‬ Du 10-08-14


53 ‫جمعية عين ءسبيلية للفنون الشعبية‬
‫دبدو‬ Au 13-08-14
Tournoi international de Association Oujda sport Du 31-10-14
taekwondo "le
54:Acceptée
taekwondo, un art de pour le développement Au 02-11-14
vivre"
Demande d'une assistance
55 KHALID KORRIE 15-nov-14
technique et ou financière
Demande de financement
56 SAMIR STAOUI SAISON
d4un projet de recherche
‫منسق الفدرالية الوطنية المغربية‬ Du 03-04-14
57 ‫لجمعية أمهات وآباء و أولياء‬ ‫طلب دعم‬
‫ الجهة الشرقية‬- ‫التالميذ‬ Au 05-04-14
saisons
Participation à la saison
RSB Basketball régulière
régulière de basketball
2014-2015

Source: Direction Marché des Particuliers et Professionnels (DMPP)7 de la BP d’Oujda. In Tahri 2015. pp. 146-150.

Conclusion
Nous avons essayé durant cet article avant d’évoquer la responsabilité sociale de l’entreprise,
de passer par un bref aperçu sur les crises et les manifestations de divers phénomènes
économiques qui touchent toujours nos sociétés et qui ont un impact négatif sur l’Homme et
les écosystèmes. Ceci a généré des mouvements qui ont déclenché la genèse de la notion du
développement durable qui tienne compte de trois piliers notamment la performance
économique, l’équité sociale et la préservation de l’environnement sans oublier le concept de
la gouvernance qui est devenu très répandu dans tous les champs et disciplines. Puis, nous
avons mis l’accent sur ce nouveau concept de la RSE recommandé par toutes les parties
prenantes en passant brièvement par son cadre théorique, les caractéristiques entrepreneuriales
des PME incitatives à la RSE et finalement, la prise de cas de la Banque Populaire en tant
qu’entreprise citoyenne et leader dans l’adoption de la RSE dans sa démarche managériale.

7
D’après la DMPP d’Oujda, le budget consommé en 2014 sur le marché des particuliers et professionnels est de
150000 dhs contre 105000 dhs en 2013, ce qui signifie une augmentation signifiante au cours d’une année et une
implication de plus en plus dans ces activités économiques et socioculturelles.

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Nous pouvons dire que le développement durable et la RSE ne sont pas un état statique mais
un processus de transformation qui nécessitent la collaboration de toutes les parties prenantes
dans le dessein de réussir le pari.

Bibliographie

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