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Cahiers de l'Association

internationale des études


francaises

La méthode étymologique de Ménage


Professeur Francis Bar

Citer ce document / Cite this document :

Bar Francis. La méthode étymologique de Ménage. In: Cahiers de l'Association internationale des études francaises, 1959,
n°11. pp. 265-272;

doi : https://doi.org/10.3406/caief.1959.2151

https://www.persee.fr/doc/caief_0571-5865_1959_num_11_1_2151

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LA MÉTHODE ÉTYMOLOGIQUE
DE MÉNAGE

Communication de M. Francis BAR


(Université de Caen)
au Xe Congrès de V Association, le 23 juillet 1958

Le goût de Fétymologie est fort répandu en France, de


l'enfant qui répond à une observation sur la présence
incongrue d'un doigt dans son assiette : « Un pouce,
c'est fait pour pousser », jusqu'à nos grands écrivains,
dont parleront d'autres communications, en passant par
nombre de ceux qu'il est convenu de grouper sous la
dénomination de « Français moyens ». L'un de ceux-ci
trouvera normal de rapprocher Roscoff, nom de lieu
breton, des noms d'hommes slaves du type Orlof ; en
revanche, il sera sceptique et presque choqué s'il entend
un linguiste déclarer que le grec pente, « cinq »,
correspond à la forme latine quinque du même nom de
nombre, ou bien que l'arménien hayr, qui signifie
« père », est un représentant du même mot que le latin
pater et l'anglais father : en effet, ces diverses formes
« ne se ressemblent pas ». Il va sans dire que le goût
des rapprochements étymologiques superficiels, forme
naïve de la curiosité linguistique (et qui serait
sympathique si l'on ne prétendait trancher de ce que l'on
ignore), irrite les spécialistes. L'un d'eux remarque :

L'étymologie est un peu la distraction de la linguistique,


et les moins avertis ne résistent guère au plaisir de s'y
livrer. Plaisir dangereux, parce qu'il expose à bien des
erreurs (1).

3e (1)
éd., J.
Paris,
Marouzeau,
Geuthner,La1950,
Linguistique
p. 59. ou Science du Langage,
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Pour que le danger de commettre d'énormes méprises


en rapprochant, à travers l'espace et le temps, des mots
d'aspect analogue, n'existât point, il faudrait s'exercer
sur un idiome dont les formes n'auraient jamais varié :
il n'y aurait alors qu'à considérer les changements de
signification, ainsi que les procédés de dérivation et de
composition ; tout cela serait assez limpide, si l'on
suppose aussi que cet idiome n'aurait eu de contact avec
aucun autre. Enfin, pour donner toutes leurs chances
aux étymologistes amateurs, il faudrait que le
vocabulaire ne contînt point d'homonymes : il va de soi que
tout cela est pure chimère ; en fait, les emprunts d'une
langue à l'autre dans le domaine du vocabulaire sont
très fréquents, et variables suivant des conditions
historiques que doit connaître l'étymologiste ; les
homonymes existent, et ne peuvent être discernés nettement
que par la connaissance des divers états d'une langue.
Précisément la nôtre a beaucoup évolué depuis l'époque
latine. Enfin et surtout, il ne s'agit pas seulement de
considérer d'un point de vue statique ces états de langue
(pour nous : latin vulgaire, roman prélittéraire de Gaule,
ancien français, moyen français, français moderne),
mais de connaître et d'appliquer à l'histoire des mots
considérés ce que l'on appelle les lois phonétiques. Il
faut, par exemple, tenir compte du fait que dans le
passage du latin au français toute consonne dentale, t ou d,
placée entre deux voyelles, a disparu : il n'en est plus
de trace à partir du xn* siècle, si bien qu'un mot comme
ballade ou grenade se dénonce, par la présence du d
intervocalique, comme un emprunt à une autre langue
romane ; inversement, le mot bourrée, que l'on définit
couramment par « danse d'Auvergne », ce qui pour la
danse elle-même n'est pas inexact, ne saurait être
originaire d'Auvergne ; ce pays appartient, comme on sait,
au domaine des parlers d'oc, et si le français avait
emprunté le mot à un dialecte auvergnat, il se présenterait
sous la forme * bourrade, parce que les parlers occitans
conservent, sous la forme -ada, -ado, le suffixe latin
-ata. Et cela serait vrai de tout autre mot qui
contiendrait les mêmes sons, car, pour citer un phonéticien
contemporain, « l'évolution phonétique a lieu d'après
des lois constantes, si on l'envisage dans un groupe de
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population réuni par des liens sociaux étroits et


constituant une unité linguistique » (2). Cependant, la
connaissance des lois en question (ainsi que de l'analogie qui
parfois en contrarie le libre jeu, et explique les
xixe
apparentes
siècle,
exceptions),
et nous devons
est récente
nous ; demander
elle ne date
dès que du
maintenant s'il est équitable de reprocher à un érudit du
xvii* de ne pas l'avoir possédée. En d'autres termes,
nous ne pouvons faire grief à Gilles Ménage de ne pas
avoir utilisé ce qu'on peut nommer en rigueur « la
méthode étymologique ».
On sait en effet que c'est en 1613 qu'il naquit à
Angers, d'une famille de robe. Il fut d'Eglise, et
appartint ainsi aux deux milieux -où se recrutaient
principalement les érudits de l'ancienne France. Si l'Académie
française, qu'il avait attaquée dans un poème burlesque,
la Requeste des Dictionnaires..., persista à se priver de
ses lumières, il fit partie d'une compagnie non moins
illustre, la Crusca florentine. Dans sa propre demeure, il
présidait de doctes réunions, d'abord hebdomadaires (et
bien connues sous le nom de mercuriales), puis
quotidiennes, et où les grands rencontraient les savants. S'il
soutint contre certains de ses confrères des querelles
retentissantes (3), il eut aussi dans toute l'Europe
erudite des correspondants, et sut se faire estimer, entre
autres, de Retz, de Mmes de Sévigné et de Lafayette.
Il ne meurt qu'en 1692, et exerce ainsi une influence sur
des périodes diverses (en gros, pré-classique et classique)
de l'histoire intellectuelle de son siècle. La postérité a
moins retenu les vers qu'il composa en différentes
langues que ses traités sur des sujets variés ; encore parmi
ceux-ci est-il surtout question — peut-être en faisant
tort à d'autres — de deux ouvrages consacrés au fran-

(2) Ed. Bourciez. Précis de Phonétique française, 8* éd., Paris,


Klincksieck, 1955, p. XL.
(3) On se souvient que celle qu'il eut avec l'abbé Cotin fournit
à Molière une scène des Femmes Savantes : v., aux p. 152-153,
la thèse d'E. Samfiresco (Mme E.-D. Bar), Ménage, polémiste,
philologue, poète, Paris, 1902, dont on nous permettra de dire qu'elle
est indispensable à la connaissance de Ménage. Nous citerons cet
ouvrage par l'abréviation Mén.
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çais, les Origines de la Langue françoise (4), et les


Observations sur la Langue françoise (5).
C'est le premier de ces ouvrages qui nous intéresse
ici. Il se présente sous la forme alphabétique, comme le
feront nos dictionnaires étymologiques contemporains
de Bloch et Von Wartburg ou de Dauzat, pour ne citer
que des travaux rédigés en français. Ce ne sont guère
ces savants modernes qui se sont complu à dénigrer
l'œuvre étymologique de Ménage. Ce dernier a contre
lui des préjugés qui remontent à ses adversaires de jadis.
Le P. Bouhours, après l'avoir cité, remarquait
ironiquement : « Tant il est vray que les mots, comme les
hommes, viennent d'où l'on veut » (6). Cela est
spirituel, mais cela est injuste ; c'est avec beaucoup de
sérieux que Ménage s'appliquait à l'histoire des mots.
Les résultats de son travail ne pouvaient être
qu'inégaux. Pour mémoire, nous sacrifierons à une tradition
discutable en citant une ou deux de ses bévues ; il sera
ensuite plus intéressant d'essayer d'en comprendre les
causes, et de terminer en rendant justice à quelques-uns
des mérites de l'auteur.
Il est à coup sûr bien arbitraire, pour expliquer la
formation de la préposition avec, de supposer « que de
au on a fait ensuite aue [lire ave] et puis auec pour
éviter la rencontre des voyelles » (7), mais c'est justice
de remarquer que Ménage ne fait ici que rapporter, sans
enthousiasme, l'opinion d'un autre érudit, et qu'on doit
tenir compte du fait qu'il vient de noter : « l'étymo-
logie en est fort difficile ». Il ne prend donc pas à son
compte l'origine qu'attribue à ce mot la fantaisie d'un
autre ; reconnaissons cependant qu'il n'est pas allé
jusqu'à la blâmer. Ailleurs, nous devons admettre qu'il
approuve la fantaisie ; l'article blanc suppose pour cet
adjectif, et aussi pour blond (8) des transformations

(4) Paris, Courbé, 1650, in-4° ; seconde éd. revue et augm., 1694,
sous le titre Dictionnaire Etymologique ou Origines...
(5) 1672, 1673, 1676.
(6) Cité par F. Brunot, Hist, de la Langue fr., IV, p. 6-7, n. 4
de la p. 6. Brunot a consacré à Ménage les p. 6-7 et 8, n. 3 du
tome I et les p. 1-5 et 6, n. 4 du tome IV de YHistoire de la
Langue...
(7) Signalé par F. Brunot, H. L., t. IV.
(8) Signalé par Samfiresco, Mên., p. 237.
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purement gratuites : « Albus, albicus, et par


transposition blaicus, blacus, blancus, BLANC... Albus, albidus,
blaidus, blaydus, blaundus, blondus, BLOND. » Rien
n'explique, et pour cause, la nasalisation qui serait
intervenue pour modifier les dérivés de albus. Tout cela,
Ménage l'a « appris de M. Guyet » (qui était également
responsable des erreurs concernant avec). La modestie
intellectuelle peut donc être admise comme circonstance
atténuante. En ce qui concerne au moins blanc, notre
étymologiste a frôlé la vérité, car il cite « Blanc en Alle-
man... » ; or il savait que nombre de mots français ont
une base germanique (9).
Sans doute y verrons-nous plus clair si nous disons
quelques mots d'un « traité... qui, à première vue,
semble des plus bizarres » (10) et précède les Origines.
Il est intitulé Exemples de la conversion des Lettres.
Titre bien fâcheux, car nous saisissons ici la confusion
majeure, celle des sons du langage parlé, qui sont la
réalité, avec les lettres tracées, qui en sont la notation
conventionnelle, plus ou moins fidèle, et souvent très
peu fidèle quand il s'agit de notre langue (11). L' «
autorité » de Quintilien, qui a fourni au traité une épigraphe
où il est déjà question des rapports des « lettres » entre
elles, n'enlève rien à la gravité de cette erreur, qui
fausse entièrement la perspective. Cela dit — et il fallait
le dire —, nous n'avons pas l'intention d'accabler
Ménage, puisqu 'aujourd'hui cette confusion, qui encore
une fois empêche de saisir ce qu'est l'évolution d'une
langue, n'est que trop répandue, aussi bien, hélas ! chez
les lettrés que chez l'homme de la rue, voire dans
l'enseignement, ou sous la plume de savants qui ne sont
pas des philologues (12).

(9) V. Samflr., Mén., p. 242 et 533-536.


(10) Ead., ibid., p. 201.
(11) Nous ne pouvons que renvoyer ici aux travaux de M. Ch.
Beaulieux sur l'histoire de l'orthographe française.
(12) C'est ainsi que Ménage, qui savait l'espagnol, et par suite
n'ignorait pas la prononciation de la jota, donne, en raison de
la graphie, un changement d'L en G, « mulier, muger » sans autre
observation (p. XVIII). De même, il associe, à propos des lettres
ch, le français proche et l'italien scherno, où ch note le son к
(p. XXVI). Ailleurs, à propos du « S changé en G », il croit devoir
noter que « le grand Sigma des Grecs est semblable au С des
Latins » (p. XXX), ce qui n'est même pas une question d'ortho-
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La franchise oblige à relever dans le traité d'autres


erreurs de méthode. Ménage, comme l'aurait fait sans
doute n'importe quel érudit de jadis, cite des faits
empruntés à plusieurs idiomes différents, comme si ceux
que l'on relève en grec, par exemple, devaient s'être
produits également en français ou en italien (13). Il
admet que le latin provient d'un des dialectes grecs (14).
En effet, il ne distingue pas les emprunts d'une langue
à l'autre des faits qui relèvent de l'évolution interne
d'un idiome : « ... l'Hébreu et le Chaldée, d'où plusieurs
mots grecs sont descendus » (15), ni de ceux qui
résultent du fait que deux langues considérées, le grec et le
latin par exemple, ont une origine commune. Ces faits
d'ordre divers voisinent dans un même article de la
Conversion. Il ne sépare pas non plus ce qui est d'ordre
phonétique et ce qui a trait à la composition des
mots (16). Il ne se demande pas (17), quand il fait venir
chez de l'espagnol, comment et pourquoi le français
aurait emprunté un mot de ce genre. Ailleurs, son
érudition contribue à l'égarer (18) en lui faisant juxtaposer
des faits empruntés à des idiomes très différents, en
l'amenant à prodiguer un peu les vocables rares. En
un mot, il ne classe pas. L'autorité attribuée aux
grammairiens anciens, normale en ce temps, y contribue, et
d'autre part la tendance, que l'on sait aujourd'hui être
dangereuse, à se laisser guider dans la recherche
étymologique par le sens des mots, en contraignant leur
forme à se plier aux rapports que l'on croit
pressentir (19).
Cependant, gardons-nous de l'anachronisme qui
consisterait à reprocher à Ménage de n'avoir pas été Gaston
Paris. Il est temps de passer à l'aspect positif du bi-

graphe, puisqu'il s'agit simplement d'une façon particulière de


dessiner une lettre (ce que les paléographes actuels nomment
sigma lunaire) [p. XXX].
(13) V. p. XXXII, « T osté » ; XXXIII, « T changé en P ».
(14) P. IV, XXXIV-XXXV.
(15) Epistre dédicatoire, p. ê. Nous soulignons le participe.
(16) P. VII, « D mis au commencement ».
(17) P. V.
(18) Par ex. p. XXVII, « P changé en F ou Ph », où il se réfère
à l'arabe.
(19) Sur cette prédominance donnée à la sémantique, v. Sarofir.»
Mén., p. 238.
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lan (20). L'auteur des Origines a eu conscience de ce


qui manquait à ses devanciers (21), et ce n'est pas par
présomption, car il a eu l'honnêteté de rendre hommage
à ceux de ses contemporains qui l'avaient «
assisté » (22) ; nous avons vu qu'il les écoutait même
parfois avec trop de scrupule, mais pareille modestie
n'est pas si commune. Elle était méritoire chez un des
plus savants hommes de son temps qui, outre les langues
classiques, l'italien et l'espagnol, savait l'hébreu, ne
méprisait ni l'ancien français, qu'il utilise largement»
ni les dialectes, qu'il met également à contribution (23).
Il a su discerner qu'il faudrait « suivre comme à la piste
et découvrir les altérations que nos mots ont souffertes
de temps en temps » (24), c'est-à-dire, sans doute, au
cours du temps ; c'est là formuler le principe de la
grammaire historique. Quant à la grammaire comparée,
il la pressent lorsqu'il donne — et c'est fréquent dans
le corps de son ouvrage - — nombre de formes réellement
apparentées entre elles, et que lui fournit notamment sa
connaissance des langues romanes (25).
Dans la pratique, Ménage soit écarter une etymologie
absurde (26), comparer ses sources entre elles (27), se
corriger au besoin lui-même (28) ; dans le domaine

(20) Le Ménage de Samfiresco, p. 201 et 236-237, nous met en


garde contre Terreur qui consisterait à condamner le corps de
l'ouvrage sur les fautes du traité.
(21) P. â III et suiv. Sur l'étymologie avant Ménage, voir Sam-
fir., Mên., p. 163-198.
(22) P. 2-3 (non paginées) de YAdvertissement, et Origines,
passim.
(23) Ménage sait aussi que c'est du latin vulgaire que provient
le français, et cela est capital. Sur le profit qu'il a tiré de la
fréquentation de Du Cange, v. Brunot, H.L., I, p. 8, n. 3, et Sam-
fir., Mén., p. 239.
(24) Epistre, p. ê. Ve.
(25) « II inaugure la philologie comparée, non seulement par
des exemples et des indications, mais par des résultats positifs. »
F. Brunot, H.L.. I. p. 7. Cf. Samfir., Mén., p. 243-244.
(26) F ere alter (« presque le même ») pour frater, p. XXIII.
C'est une etymologie de type médiéval, par dissection arbitraire
du mot, comme celle de la « tour de Babylone » que rapporte
Mme Pernelle {Tari., I, 1). Cf. aussi p. 1, à propos du nom de
l'Aa : « Mais il n'y a guère d'apparence de croire que les Fia-
mans & les Allemans ayent emprunté ce mot-là des Grecs. »
(27) L'article besant confronte Rabelais, Joinville, des
chroniques, des textes juridiques...
(28> L'article Bourguignon salé se référait à une légende dont
les Additions reconnaissent l'invraisemblance ; elles fournissent
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purement français, il étudie judicieusement les familles


de mots (29). Par-dessus tout, il a « le flair », si l'on
veut bien nous passer le mot, qui guide son empirisme
et lui fait souvent obtenir d'heureux résultats. On en a
fait la statistique, et elle est tout à son éloge (30). Il
arrive qu'un de ses articles (31) associe une érudition
si étendue qu'elle fait un peu rougir un homme de notre
temps à un sens critique déjà moderne. Ce n'est pas
pour rien qu'un grand romaniste a déclaré que « le
dédain qu'on a de Ménage est fait surtout
d'ignorance » (32). Encore une fois, n'exigeons pas de lui le
« coup au but » qu'un historien contemporain
définissait comme l'idéal des philologues, en l'opposant au « tir
à la mitraillette » pratiqué, selon lui, dans d'autres
disciplines. Pour ramener la comparaison au xvii* siècle,
les prédécesseurs de notre savant tiraient souvent des
coups de mousquet en l'air, notamment lorsqu'ils
cherchaient en dehors du latin l'origine même de notre
langue. Ménage, lui, lance, pourrait-on dire, des fusées,
de ces roquettes qu'utilisaient déjà les armées de son
temps ; les siennes sont brillantes, et elles encadrent
souvent l'objectif.

une explication plus plausible, tirée de l'existence des salines


dans la Comté de Bourgogne.
(29) V. Samflr., Mén., p. 245.
(30) F. Brunot, H. L., I, p. 7.
(31) On lira avec intérêt le long article brueil.
(32) Grôber, cité par Samfijr., Mén., p. 247, et Brunot,
H. L., I, p. 7.