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Directives et recommandations N° 19

Surveillance, prévention et contrôle du


Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS)
Avril 2007
Office fédéral de la santé publique (OFSP)

L’essentiel en bref
À l’heure actuelle, il n’existe aucun CoV. Même s’il est fort peu probable même lorsque des infiltrats sont
indice laissant craindre une résur- que le premier cas d’une nouvelle présents à la radiographie du thorax.
gence du SRAS dans le monde. épidémie de SRAS survienne préci- Dans la période interépidémique,
Nous nous trouvons donc dans une sément en Suisse, cette maladie in- cette définition de cas ne s’applique
période interépidémique. L’expéri- fectieuse n’en représente pas moins qu’en relation avec des critères épi-
ence acquise de l’épidémie de SRAS une menace à prendre au sérieux démiologiques.
en 2002–2003 et la possibilité de pour la santé publique. La fréquence Est considérée comme cas au sens
réémergence du virus démontrent actuelle des voyages internationaux clinique une personne présentant:
que la vigilance reste indiquée. Il est pourraient être à l’origine d’une dis-
donc judicieux d’adapter les recom- persion rapide des cas suspects de 1. de la fièvre ≥ 38°C,
mandations de surveillance, de pré- SRAS, aussi bien en Suisse que et
vention et de contrôle du SRAS, aux dans le reste du monde. Les pré- 2. un ou plusieurs symptômes d’in-
connaissances actuelles. sentes recommandations posent les fection des voies respiratoires in-

Avril 2007
Les recommandations de l’OFSP conditions préalables pour une ges- férieures (toux, gêne respira-
proposent une procédure structu- tion rapide d’une nouvelle crise du toire),
rée, coordonnée et standardisée SRAS. et
pour la surveillance du SRAS en 3. des constats radiologiques d’infil-
Suisse. Elles poursuivent un double trats pulmonaires compatibles
objectif: (1) la détection précoce Contexte avec une pneumonie ou un syn-
d’une réémergence du virus et l’ins- drome de détresse respiratoire,
tauration de mesures appropriées La crise du SRAS, qui a touché 26 ou des signes pathologiques qui
en période interépidémique (c’est-à- pays, a provoqué l’infection de 8096 sont à l’autopsie compatibles

recommandations N° 19
dire en l’absence de cas de SRAS personnes, dont 774 sont décédées avec une pneumonie ou un syn-
dans le monde); (2) la mise en œuvre [3]. En Suisse, entre mars et mai drome de détresse respiratoire
de mesures efficaces (isolement, 2003, 26 personnes présentant des sans cause identifiable,
mesures de précaution visant à evi- symptômes cliniques compatibles et
ter le risque de transmission) en cas avec le SRAS ont été signalées. Pour 4. aucun autre diagnostic pouvant Directives et
de réapparition du SRAS (période 19 de ces 26 cas suspects, des complètement expliquer la mala-
épidémique). investigations épidémiologiques ont die.
Les présentes recommandations permis d’exclure assez rapidement
s’inspirent des recommandations de le SRAS. Dans les 7 autres cas, la
l’Organisation Mondiale de la Santé suspicion clinique d’une infection n’a Alerte au SRAS en période inter-
(OMS) sur la surveillance mondiale pas été confirmée par la suite [4]. épidémique
du SRAS [1] et des recommandati- Selon toute probabilité, la Suisse n’a
ons de Swiss-NOSO sur les mesu- donc pas connu de cas confirmé Le concept d’alerte au SRAS est l’in-
res à prendre en milieu hospitalier pendant l’épidémie de SRAS. strument central pour repérer à
[2]. temps tout nouveau foyer épidémi-
Une nouvelle flambée de SRAS ne que et prendre les mesures qui s’im-
peut être exclue, et ce, pour deux Définition clinique de cas posent.
raisons: d’une part, des coronavirus Sur le plan national, l’alerte au SRAS
du SRAS (SRAS-CoV) sont toujours Les signes cliniques du SRAS ne est déclenchée par l’OFSP, en accord
entreposés dans différents labora- sont pas spécifiques et apparaissent avec le corps médical de l’hôpital con-
toires partout dans le monde et, après une période d’incubation de 2 cerné et le Service du médecin can-
d’autre part, certaines espèces ani- à 10 jours. La rhinite n’est pas typi- tonal. Il convient de décider si une
males en Chine continuent de véhi- que du SRAS. L’auscultation pulmo- alerte au SRAS doit être déclenchée
culer des virus semblables au SRAS- naire est souvent sans particularité, ou non dans les situations suivantes:
1
l’Office fédéral de la santé publique
Surveillance, prévention et contrôle du Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS)
Avril 2007

Editeur
© Office fédéral de la santé publique (OFSP)
recommandations N° 19

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Office fédéral de la santé publique
Unité de direction Santé publique
Directives et

Division Maladies transmissibles


3003 Berne
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epi@bag.admin.ch

Auteurs

Office fédéral de la santé publique


Unité de direction Santé publique, Division Maladies transmissibles

Suggestion de citation
Office fédéral de la santé publique. Surveillance, prévention et contrôle du Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS). Directives et
recommandations N° 19 (précédemment Supplément XIX). Berne, Office fédéral de la santé publique, 2007

Cette publication paraît aussi en allemand.

Numéro de publication
BAG OeG 11.06 1500 a 1000 f 20EXT0609/20EXT06010
2
Imprimé sur du papier blanchi sans chlore
l’Office fédéral de la santé publique
Surveillance, prévention et contrôle du Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS)

(a) Une personne présentant des La survenue d’au moins deux cas de Prélèvement et envoi d’échantil-
signes cliniques compatibles pneumonie d’étiologie inconnue lons, analyses
avec le SRAS qui a été exposée, dans une même unité de soins d’un
dans les 10 jours précédant leur hôpital doit faire envisager l’éventua- Les échantillons doivent être en-
apparition, à au moins l’un des lité du SRAS, même en l’absence voyés au Centre national de réfé-
facteurs de risques épidémiologi- d’anamnèse de voyage dans une rence pour les infections virales
ques suivants: zone de la plus haute catégorie de émergentes à Genève (NAVI) pour y
• Activité professionnelle pré- risque (cf. annexe 5). L’anamnèse de être analysés. Ils doivent obligatoire-
sentant un risque accru d’expo- voyage est importante, notamment ment être expédiés au moyen des
sition à SRAS-CoV, à savoir: pour rechercher la ou les source(s) dispositifs prévus pour le transport
– travail en laboratoire avec possible(s) de l’infection. L’absence des substances infectieuses. Le
des SRAS-CoV vivants / virus de séjour dans une zone de la plus matériel peut être commandé au-
similaires au SRAS-CoV ou haute catégorie de risque (cf. an- près du Centre national de réfé-
travail dans des lieux où des nexe 5) n’exclut pas la possibilité rence pour les infections virales
échantillons positifs pour d’être en présence d’un cas de émergentes de Genève (cf. annexe
SRAS-CoV sont stockés SRAS. 9).
– contact avec des animaux
étant des vecteurs possibles
du SRAS-CoV Obligation de déclarer Mesures de précaution en cas de
• Contact étroit avec un cas su- suspicion de SRAS
spect de SRAS Une suspicion clinique de SRAS doit
• Anamnèse de voyage ou domi- obligatoirement être déclarée (or- La principale voie de transmission
cile dans une région de catégo- donnance du DFI du 16 janvier 2006 est le contact de liquides biologi-
rie de risque la plus élevée (cf. sur les déclarations de médecin et ques infectieux avec les muqueuses
annexe 5). de laboratoire, RS 818.141.11, for- des voies respiratoires (nez, bouche)
ou mulaires de déclaration initiale et ou conjonctivales (transmission par
(b) Deux ou plusieurs membres du de déclaration complémentaire). La gouttelettes, par particules dans l’air

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personnel hospitalier de la même déclaration doit parvenir au Service – aérosols – ou éventuellement par
unité de soins présentant des du médecin cantonal dans les deux voie féco-orale). La transmission
signes cliniques compatibles heures. peut résulter d’un contact direct
avec le SRAS en l’espace de 10 Les tests diagnostiques de dépis- avec une personne malade (p.ex. en
jours; tage du SRAS sont réalisés avec se donnant la main) ou d’un contact
ou l’accord du Service du médecin can- indirect (p.ex. en touchant des
(c) Trois personnes ou plus ayant un tonal et d’entente avec l’OFSP. objets contaminés par des sécréti-
lien épidémiologique avec la L’OFSP déclare les cas à l’OMS se- ons respiratoires) [5] (cf. annexe 6).
même unité de soins, présentant lon les catégories de cas définies Des mesures de précaution adéqua-

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en l’espace de 10 jours des sig- par l’OMS. tes s’imposent pour éviter toute
nes cliniques compatibles avec le transmission [2] (cf. tableau 1 et
SRAS. annexes 7 et 8).

Directives et
Tableau 1
Mesures de précaution pour éviter la transmission de SRAS
• Cas suspect de SRAS – mesures d’isolement
– mesures de protection (masque chirurgical ou de type FFP2)
• Personnel soignant et médical – équipement de protection individuel
( PPE = personal protective equipment)
– mesures maximales de protection dans les situations à risques
• Contacts – surveillance/quarantaine à domicile
– traçabilité des contacts / anamnèse des contacts
• Mesures de précaution générales – hygiène des mains

Les présentes recommandations  sont continuellement remises à jour. La version actuelle peut être
consultée sur le site de l’Office fédéral de la santé publique:http://www.bag.admin.ch/infekt/f/sars.htm.

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Surveillance, prévention et contrôle du Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS)

Sommaire
L’essentiel en bref 1
Impressum 2
Tableau 1: Mesures de précaution pour éviter la transmission de SRAS 3
1. Introduction 5
1.1. Contexte 5
1.2. Réservoir naturel 5
1.3. Epidémiologie 5
2. Définition des périodes épidémiques 5
3. Définition de cas 6
3.1. Description et définition clinique de cas 6
3.2. Définition biologique de cas 6
4. Procédure en présence d’un cas suspect de SRAS en période interépidémique 6
4.1. Déclenchement d’une alerte au SRAS 6
4.2. Définition d’une alerte au SRAS 6
4.3. Critères de déclaration en période interépidémique 7
4.4. Mode de transmission et mesures de précaution visant à diminuer le risque de transmission 7
4.5. Mesures à prendre pour les cas suspects de SRAS sans critères d’hospitalisation 8
4.6. Mesures à prendre pour les cas suspects de SRAS avec critères d’hospitalisation 8
4.7. Mesures à prendre après contact avec un cas suspect de SRAS 8
4.8. Tests diagnostiques de laboratoire en cas de suspicion de SRAS 8
4.9. Critères d’exclusion d’un diagnostic de SRAS 9
Avril 2007

4.10. Durée des mesures d’isolement 9


4.11. Suivi des malades susceptibles d’être atteints du SRAS 9
5. Procédure en présence d’un cas suspect de SRAS en période épidémique 9
5.1. Définition d’un cas suspect de SRAS en période épidémique 9
5.2. Critères de déclaration en période épidémique 9
5.3. Vigilance accrue durant la période épidémique 10
recommandations N° 19

Annexe 1: Définition de la situation épidémiologique 10


Tableau 2: Définition de la situation épidémiologique 10
Annexe 2: Définition clinique de cas 11
Annexe 3: Définition biologique de cas 11
Directives et

Annexe 4: Critères de déclaration et catégories de cas définies par l’OMS 11


Catégories de cas définies par l’OMS pour la période interépidémique 11
Catégories de cas définies par l’OMS pour la période épidémique 12
Annexe 5: Catégories de risques définies par l’OMS 12
Tableau 3: Catégories de risques définies par l’OMS 13
Annexe 6: Mode de transmission 13
Annexe 7: Mesures de précaution visant à éviter le risque de Transmission 13
Annexe 8: Mesures d’isolement et de quarantaine 14
Annexe 9: Examens en cas d’anamèse compatible avec le SRAS 15
Annexe 10: Confirmation par l’OMS d’un cas positif présumé (indication au test) 16
Annexe 11: Algorithme du diagnostic et de la déclaration en Suisse 17
Annexe 12: Algorithmue du diagnostic et de la déclaration de l’OMS durant la période interépidémique 18
Annexe 13: Algorithme du diagnostic et de la déclaration de l’OMS durant la période épidémique 19
Références 20
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1. Introduction sent une fonction amplificatrice dans peut être isolé sur des surfaces (plasti-
la propagation du virus [6]. que et acier) encore après 72 heures.
Il n’est pas exclu que d’autres espèces Le virus perd son caractère infectieux
1.1. Contexte animales servent de vecteur et/ou de sous l’effet de désinfectants (déter-
réservoir naturel au SRAS-CoV. Des gents, alcool, etc.) ou de la chaleur
Entre novembre 2002 et juillet 2003, études ont démontré que le virus pou- (p.ex. 30 minutes à 75°C ou une mi-
un coronavirus d’un nouveau genre – vait facilement être transmis par des nute à 90° C) [8, 10].
SRAS-CoV – a provoqué des cas de animaux sauvages à des animaux La létalité (Case Fatality Rate ou CFR
pneumonie atypique dans différents domestiques [7]. Cependant, la trans- = nombre de décès rapporté au nom-
pays d’Asie, puis par la suite surtout en mission d’une espèce animale à une bre d’infection) varie selon les
Amérique du Nord et en Europe. En autre et de l’animal à l’homme soulève tranches d’âge (faible chez les enfants,
raison des symptômes non spécifi- encore de nombreuses questions [1]. élevée chez les adultes) et selon les
ques et du manque initial de connais- pays ou les régions. D’après une ana-
sances sur l’agent pathogène en ques- lyse des données en provenance du
tion, cette maladie a été appelée 1.3. Epidémiologie Canada, de Chine, de Hong Kong, de
Syndrome Respiratoire Aigu Sévère Singapour, du Viet Nam et des Etats-
(SRAS). Jusqu’à la fin de l’épidémie Chez l’homme, la période d’incuba- Unis, la létalité de l’épidémie de 2003
de SRAS en juillet 2003, on a recensé tion varie en général entre 2 et 10 varie entre 0 % et 50 %. Le CFR global
8 096 personnes infectées, dont 774 jours (en moyenne: 5 jours) [1]. Mais de l’épidémie de SRAS des années
sont décédées [1, 3]. L’action rapide et on a déjà enregistré des périodes plus 2002–2003 s’élève à 9,6 % [1, 8].
cohérente des autorités sanitaires na- longues. Aucune transmission interhu- Sont considérés comme groupes à
tionales et internationales a permis maine survenant avant l’apparition des risques notamment (a) le personnel
d’endiguer avec succès l’épidémie de premiers symptômes n’a été décrite médical et soignant (21% des cas de
2003. jusqu’à présent [8]. SRAS en 2003), (b) les personnes im-
Depuis juillet 2003, quatre nouveaux Le SRAS se transmet principalement pliquées dans l’élevage et l’abattage
petits foyers de SRAS ont été signalés. par gouttelettes de sécrétions respira- d’animaux sauvages qui sont des
Trois d’entre eux sont à mettre sur le toires infectieuses. L’agent pathogène vecteurs possibles du SRAS-CoV, (c)
compte d’une sécurité lacunaire dans ayant été détecté dans les selles, une les personnes étant en contact étroit
trois laboratoires différents (Singapour, transmission par voie féco-orale est avec des cas suspect de SRAS (p.ex.

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Taipei et Pékin), qui a provoqué un ou également envisageable. D’autres mo- soins à domicile).
plusieurs cas de SRAS. Le quatrième a des de transmission (par le biais de Le risque de contracter la maladie était
entraîné quatre cas de la maladie à Gu- particules dans l’air sur de plus gran- plus élevé pour les adultes par rapport
angzhou (province de Guangdong, des distances – aérosol – ou indirecte, aux enfants, pour les hommes et en
Chine). On suppose que dans tous ces par des vecteurs tels que les insectes), présence d’autres maladies. Dans cer-
cas, la transmission est due à des ani- s’ils ne sont pas à exclure, n’ont pas tains cas, le SRAS a été transmis lors
maux (zoonose) ou à une autre source encore été confirmés à ce jour. de voyages en avion [8].
inconnue [1]. Ces incidents montrent Le risque de transmission à d’autres
clairement qu’une vigilance renforcée personnes (infectiosité) est le plus

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s’impose dans le monde entier face au grand en cas d’évolution clinique ra-
risque d’une réémergence du SRAS. pide, durant la deuxième semaine de
la maladie et chez les personnes gra-
2. Définition des périodes
vement atteintes (Cela a été corroboré épidémiques
1.2. Réservoir naturel par des observations épidémiologi- Directives et
ques et par la quantification de la sé-
Bien que le syndrome soit connu de- crétion du virus). La sécrétion virale L’OMS distingue trois périodes pour
puis mars 2003, toute la lumière n’a maximale au niveau des muqueuses définir le risque que représente le
pas encore été faite sur l’épidémiolo- respiratoires culmine au 10ème jour de SRAS. Chacune de ces trois périodes
gie et l’écologie du SRAS-CoV. Jus- la maladie, puis diminue [8]. Certaines est subdivisée en cinq phases (cf. an-
qu’ici, le réservoir naturel du virus n’a personnes malades sont, pour des nexe 1).
pas pu être défini. Différentes espè- raisons inconnues, très contagieuses La période interépidémique se défi-
ces animales sauvages telles que la (on les appelle les «super-contamina- nit par l’absence, dans le monde,
civette palmiste à masque (paguma teurs» ou «super spreaders») [2]. de transmissions de SRAS-CoV à
larvata), le chien viverrin (nyctereutes Des recherches scientifiques sur la l’homme. S’il peut y avoir des cas spo-
procyonoides) et le blaireau chinois stabilité du SRAS-CoV ont montré radiques, ils n’entraînent pas de cas
(melogale moschata) ont été testés que ce dernier peut rester infectieux secondaires. Aucune mesure spécifi-
positives pour des coronavirus pro- dans l’environnement pendant plu- que n’est requise sur le plan internatio-
ches de SRAS-CoV. Au Sud de la sieurs jours [8, 9]. A température am- nal, à moins que les cas sporadiques
Chine, ces animaux sauvages sont biante, le virus présent dans les selles ne soient dus à un mode de transmis-
des mets particulièrement appréciés. et l’urine reste stable pendant un à sion inconnu jusqu’ici. Des mesures
Des investigations récentes indiquent deux jours. En cas de selles diarrhéi- ciblées permettent d’empêcher le vi-
que des chauves-souris pourraient ques, la stabilité peut se prolonger jus- rus de se propager (p.ex. l’alerte au
constituer un réservoir naturel du qu’à quatre jours en raison de la valeur SRAS). 5
SRAS-CoV et que différents animaux pH plus élevée du milieu. Si les condi- La période épidémique se définit par
sauvages tels que la civette remplis- tions sont favorables, le SRAS-CoV la mise en évidence d’une transmission
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interhumaine. Si le SRAS se propage à pond favorablement à un traitement Néanmoins, la vigilance reste de ri-
l’échelle internationale, il en résulte une antibiotique empirique. Néanmoins, la gueur durant la période interépidémi-
situation d’urgence pour la santé publi- vigilance reste de rigueur, car il peut que, surtout dans les établissements
que dans le monde entier. L’exportation s’agir d’une infection bactérienne se- de santé. La présence d’un cluster de
d’un seul cas de SRAS suffit déjà pour condaire à l’atteinte virale. personnes souffrant de troubles respi-
que le virus se répande à l’échelle inter- ratoires semblable au SRAS dans un
nationale. établissement de santé peut être
La période postépidémique se défi- 3.2. Définition biologique de cas l’indice d’une réémergence du SRAS
nit par l’interruption, à l’échelle mon- (cf. définition du terme «cluster» dans
diale, de la chaîne de transmission du Est considérée comme un cas au sens l’annexe 4).
SRAS-CoV. Celle-ci est considérée biologique une personne présentant
comme interrompue lorsque 28 jours des signes correspondant à l’évolution
se sont écoulés depuis l’annonce du clinique du SRAS et dont les tests de 4.1. Déclenchement d’une alerte au
dernier cas de SRAS dans le monde. laboratoire sont positifs (voir définition SRAS
Durant ce laps de temps, toutes les clinique de cas dans l’annexe 2 et défi-
personnes atteintes du SRAS doivent nition biologique de cas dans l’annexe Le concept d’alerte au SRAS est l’in-
être isolées, la ou les source(s) et les 3) [1]. strument central qui doit permettre de
voies de transmission, identifiées et Chaque cas suspect de SRAS requiert détecter à temps un nouveau foyer
sous contrôle. une confirmation du diagnostic par des d’infection au SRAS et de prendre les
analyses de laboratoire (obligation de mesures adéquates. L’alerte poursuit
déclarer et procédure à suivre dans ce un double objectif [1, 12]:
contexte, chapitres 4 et 5). La définition
biologique de cas et les tests recom- 1. Identifier le plus rapidement possi-
3. Définition de cas mandés à cet effet sont décrits dans ble une réémergence potentielle du
l’annexe 3 [1]. Ces analyses sont impé- SRAS afin
rativement réalisées dans le laboratoire • d’instaurer des mesures appro-
3.1. Description et définition clini- national de référence désigné. En priées permettant de contrôler
que de cas Suisse, il s’agit du Centre national de l’infection;
référence pour les infections virales • de lancer sans tarder un proces-
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Les premiers signes cliniques du émergentes de Genève (NAVI). sus de diagnostic;


SRAS ne sont pas spécifiques et appa- Durant la période interépidémique, le • de mettre en œuvre des mesures
raissent après une période d’incuba- résultat d’un seul test ne suffit pas à de santé publique (traçabilité des
tion de 2 à 10 jours. Le début de la établir le diagnostic définitif d’infection contacts, quarantaine, etc.).
maladie est caractérisé par les prodro- par le SRAS-CoV. Il doit être confirmé 2. Si nécessaire, déclencher à temps
mes suivants qui apparaissent généra- de manière indépendante par un des et à l’échelle mondiale une alerte
lement à la première semaine: fièvre, laboratoires de référence internatio- (alerte au SRAS).
mauvais état général, douleurs mus- naux de l’OMS. Jusque-là, il ne s’agit
culaires diffuses et maux de tête. La que d’un «cas positif présumé». Sur le plan national, l’alerte au SRAS
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toux (sèche au début), la gêne respira- Seule une vérification par un labora- est déclenchée par l’OFSP en accord
toire et les diarrhées apparaissent sur- toire de référence de l’OMS permettra avec le corps médical et le Service du
tout au cours de la deuxième semaine de conclure à un cas confirmé. Ces médecin cantonal concerné.
(bien qu’ils aient parfois été observés critères peuvent être modifiés selon la
lors de la première semaine déjà). situation épidémique (cf. catégories
Directives et

Font partie des critères cliniques de cas dans l’annexe 4) [1]. 4.2. Définition d’une alerte au SRAS
décrits dans la définition clinique de
cas: forte fièvre, infection des voies En période interépidémique, l’appari-
respiratoires inférieures, clichés thora- tion des signes cliniques compatibles
ciques compatibles avec une pneu- avec le SRAS (cf. définition clinique de
monie ou un syndrome de détresse
4. Procédure en présence cas dans l’annexe 2) nécessite une
respiratoire (SDR), et absence de tout d’un cas suspect de analyse des facteurs épidémiologiques
autre diagnostic permettant d’identi- SRAS en période inter- de risque mentionnés dans la défini-
fier la maladie. La définition clinique de tion de l’alerte au SRAS ci-dessous [1].
cas se trouve dans l’annexe 2. Dans la épidémique Le déclenchement d’une alerte au
période interépidémique, cette défini- SRAS est pris en considération dans
tion de cas ne s’applique qu’en rela- les cas suivants:
tion avec des critères épidémiologi- Bien que la chaîne de transmission du
ques. SRAS-CoV ait été interrompue à (a) Une personne présente des signes
La rhinite n’est pas typique du SRAS. l’échelle mondiale, les cas déclarés cliniques compatibles avec le SRAS
L’auscultation pulmonaire est souvent depuis juillet 2003 rappellent que l’on (cf. annexe 2) et a été exposée à un
sans particularité, même lorsque des peut s’attendre à une réémergence à ou plusieurs des facteurs épidémio-
infiltrats sont présents à la radiogra- tout moment. Selon les catégories dé- logiques de risques suivants au
6 phie du thorax [1, 11]. finies par l’OMS, le risque de voir un cours des 10 jours précédant l’ap-
Le diagnostic de SRAS peut en prin- cas de SRAS se déclarer en Suisse est parition des symptômes:
cipe être exclu lorsque le malade ré- faible (cf. annexe 5).
l’Office fédéral de la santé publique
Surveillance, prévention et contrôle du Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS)

• Activité professionnelle présen- importante, notamment pour recher- 4.3.2. Catégories de cas en période
tant un risque accru d’exposition cher la ou les source(s) possible(s) de interépidémique: déclaration
à des SRAS-CoV, à savoir: l’infection. L’absence de séjour dans à l’OMS
– travail en laboratoire avec des une zone de la plus haute catégorie de Aux fins d’assurer la surveillance du
SRAS-CoV vivants / virus simi- risque n’exclut pas la possibilité d’être SRAS, l’OMS a défini des catégories
laires au SRAS-CoV ou travail en présence d’un cas de SRAS. Une de cas pour les périodes interépidémi-
dans des lieux où des échantil- attention toute particulière doit être que et épidémique. Elles permettent
lons positifs pour SRAS-CoV accordée au risque accru que com- la saisie uniforme et transparente des
sont stockés; porte une activité professionnelle cas de SRAS et sont définies dans
– contact avec des animaux sau- dans un laboratoire entreposant des l’annexe 4. Durant la période interépi-
vages ou autres réservoirs ani- échantillons positifs pour le SRAS-CoV démique, l’OFSP est tenu de signaler
maux qui sont des vecteurs ou le travail en laboratoire avec des à l’OMS toute personne répondant
possibles du SRAS-CoV; SRAS-CoV vivants. aux critères de l’une des catégories
• Contact étroit avec un cas su- L’anamnèse de contact recensera suivantes:
spect de SRAS; sont considérés avec précision tous les contacts au
comme contacts étroits (< 1 mè- sein d’une unité de soins et/ou avec (a) cas positif présumé;
tre [5]): les soins apportés au des personnes présentant des symp- (b) cas confirmé;
malade, le fait d’habiter sous le tômes aigus d’affection des voies re- (c) cas non vérifiable.
même toit, le contact direct avec spiratoires au cours des 10 jours ayant
des sécrétions des voies respira- précédé l’apparition des premiers D’autres catégories ont été définies
toires ou avec des liquides biolo- symptômes. Le diagnostic étiologique pour la période épidémique en cas de
giques d’une personne contami- de ces sources d’infection possibles réapparition confirmée du SRAS (cf.
née; doit être recherché. annexe 4).
• Anamnèse de voyage ou domi-
cile dans une région de catégorie 4.2.3. Suspicion de SRAS 4.3.3. Confirmation de cas positifs
de risque la plus élevée (cf. an- Il y a suspicion de SRAS en période présumés en période interépi-
nexe 5). interépidémique lorsque les critères démique
ou cliniques et épidémiologiques, tels En période interépidémique, un seul
(b) Deux ou plusieurs membres du qu’ils sont définis dans le concept test réalisé par le centre national de

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personnel hospitalier (notamment d’alerte au SRAS, sont remplis (cf. dé- référence ne suffit pas à établir un di-
du personnel médical et soignant) finition de l’alerte au SRAS). agnostic définitif. Selon l’OMS, un test
d’une même unité de soins présen- positif confirmé par le centre national
tent des signes cliniques compati- de référence doit être classé comme
bles avec le SRAS durant le même 4.3. Critères de déclaration en péri- un «cas positif présumé». Un cas
espace de 10 jours; ode interépidémique n’est «confirmé» qu’après la confirma-
ou tion indépendante par un centre de ré-
(c) Trois personnes ou plus (personnel 4.3.1. Obligation de déclarer un cas férence de l’OMS (cf. annexe 4). Cette
hospitalier, patients, visiteurs) ay- suspect de SRAS: déclaration restriction vise à limiter la probabilité

recommandations N° 19
ant un lien épidémiologique avec la au Service du médecin canto- de cas faussement positifs [1]. L’an-
même unité de soins présentent nal et à l’OFSP nexe 12 présente l’algorithme du diag-
des signes cliniques compatibles Les médecins sont tenus de déclarer nostic et de la déclaration de l’OMS
avec le SRAS durant le même toute suspicion clinique de SRAS (or- durant la période interépidémique.
espace de 10 jours. donnance du DFI du 16 janvier 2006 sur Directives et
les déclarations de médecin et de labo-
4.2.1. Procédure en présence d’un ratoire, RS 818.141.11, formulaires de 4.4. Mode de transmission et me-
diagnostic alternatif déclaration initiale et de déclaration sures de précaution visant à di-
Si le diagnostic de SRAS ne peut être complémentaire et annexe 9). minuer le risque de transmis-
exclu avec certitude, l’établissement En vertu de cette ordonnance, toute sion
de diagnostics alternatifs ne doit pas personne malade répondant simultané-
différer le déclenchement d’une alerte ment aux critères cliniques et épidé- Le principal mode de transmission est
au SRAS et l’instauration de mesures miologiques de la définition d’une alerte le contact de liquides biologiques
d’isolement ainsi que de mesures ri- au SRAS doit être signalée au Service infectieux avec les muqueuses des
goureuses de prévention de l’in- du médecin cantonal dans un délai de voies respiratoires (nez, bouche) ou
fection. deux heures au moyen du formulaire de au niveau des conjonctives (transmis-
déclaration initiale. La réalisation de sion par gouttelettes, par particules
4.2.2. Procédure pour l’anamnèse tests diagnostiques doit être décidée en suspension dans l’air – aérosol –
La survenue d’au moins deux cas de en accord avec le Service du médecin ou éventuellement par voie féco-
pneumonie d’étiologie inconnue dans cantonal et d’entente avec l’OFSP (cf. orale). La transmission peut résulter
une même unité de soins d’un hôpital annexe 3). L’annexe 11 présente l’algo- d’un contact direct avec une per-
doit faire envisager l’éventualité du rithme du diagnostic et de la déclaration sonne malade (p.ex. en se donnant la
SRAS, même en l’absence d’anam- en cas d’alerte au SRAS en Suisse. Pour main) ou d’un contact indirect (p.ex.
nèse de voyage dans une zone de la toute information complémentaire, en touchant des objets contaminés 7
plus haute catégorie de risque (cf. an- s’adresser aux hôpitaux centraux ou au par des sécrétions des voies respira-
nexe 5). L’anamnèse de voyage est Service du médecin cantonal. toires) [5] (cf. annexe 6). Afin d’éviter
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Surveillance, prévention et contrôle du Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS)

toute transmission lors d’un contact tes ne peuvent être évitées, les – prendre les mesures d’isolement
avec des malades dont on suppose visiteurs observeront les mesures qui s’imposent (cf. annexe 8).
qu’ils ont été contaminés par le de précaution recommandées pour • Recommandations Swiss-NOSO
SRAS-CoV, les mesures d’isolement éviter tout risque de transmission sur les mesures à prendre en mi-
et de précaution doivent être rigoureu- (cf. annexe 6). lieu hospitalier [2].
sement respectées [1, 5, 13, 14]. • Toutes les visites doivent être con-
Tous les cas suspects de SRAS doi- signées par écrit (nom, date de 4.7.2. Contacts au sein d’une unité
vent immédiatement être isolés. Il est naissance, adresse, lieu, date, cir- de soins
nécessaire d’instaurer les mesures de constances et durée du contact). • Les personnes ayant été en contact
précaution appropriées (cf. annexe 7). • Le personnel est tenu de respecter avec un cas suspect de SRAS à
Ces mesures sont décrites dans les les mesures de précaution pour évi- l’hôpital (les personnes qui par-
recommandations Swiss-NOSO [2]. ter toute transmission (cf. annexe 7). tagent ou ont partagé une chambre
• Recommandations Swiss-NOSO avec un cas suspect de SRAS) doi-
sur les mesures à prendre en mi- vent être placées en quarantaine.
4.5. Mesures à prendre pour les cas lieu hospitalier [2]. • La température corporelle des per-
suspects de SRAS sans critères sonnes ayant été en contact avec
d’hospitalisation un cas suspect de SRAS doit être
4.7. Mesures à prendre après con- mesurée deux fois par jour.
• Les personnes présentant des sig- tact avec un cas suspect de • Les mesures de précaution visant à
nes cliniques compatibles avec le SRAS empêcher toute transmission doi-
SRAS doivent rester en isolement à vent être maintenues jusqu’à ce
domicile. Elles éviteront tout con- 4.7.1. Contacts lors de visites aux que le SRAS puisse être exclu.
tact avec les personnes de l’exté- patients, lors de soins à domi- • Recommandations Swiss-NOSO
rieur (pas de visites excepte le cile, etc. sur les mesures à prendre en mi-
personnel médical et soignant). • Les personnes en contact étroit lieu hospitalier [2]
• Toute autre personne qui entre en avec un malade atteint du SRAS
contact avec un cas isolé à domicile courent un risque accru d’être in- 4.7.3. Mesures à prendre pour le per-
est tenue de respecter strictement fectées par le SRAS. sonnel médical et soignant
les mesures d’isolement et les • Toutes les données et les détails ayant eu des contacts avec
Avril 2007

directives visant à empêcher une concernant la prise de risque doi- des cas suspects de SRAS
transmission (cf. annexes 6 et 7). vent être consignés par écrit (nom • Le personnel médical et soignant
• Lorsque les conditions d’isolement de la personne en contact, date de ayant eu des contacts, sans équipe-
et les mesures de précaution ne naissance, adresse, lieu, date, cir- ment de protection personnel suffi-
sont pas garanties, le malade doit constances et durée du contact). sant, avec des cas de suspect de
se rendre à l’hôpital ou dans un • Est considéré comme un «contact SRAS,
autre établissement approprié (cf. étroit» le fait de soigner une per- – sera de préférence dispensé de
annexes 6 et 7) sonne malade ou d’habiter sous le travailler et placé en quarantaine
• La température sera mesurée deux même toit. Il peut s’agir d’un con- à domicile
recommandations N° 19

fois par jour. tact direct (p.ex. en se donnant la ou


• Le médecin doit immédiatement main) ou d’un contact indirect – ne doit être désigné que pour la
être averti en cas de péjoration de (p.ex. en touchant des objets con- prise en charge des malades
l’état général et/ou de l’apparition de taminés par des sécrétions des ayant également été exposés
troubles respiratoires (cf. annexe 7). voies respiratoires) [5]. (dans les mêmes circonstances)
Directives et

• Les mesures d’isolement seront • Les personnes ayant été en contact à une éventuelle contamination.
maintenues jusqu’à 10 jours après étroit avec des malades atteints du • Dans ce contexte, il faut souligner
la disparition des symptômes clini- SRAS ou avec un cas suspect de que le personnel médical et soi-
ques (toux, fièvre). Les mesures SRAS doivent être informées et pla- gnant travaille parfois dans plu-
d’isolement sont levées aussitôt cées en quarantaine à domicile du- sieurs hôpitaux ou établissements.
qu’un SRAS a pu être exclu. rant les 10 jours qui suivent le der- • La température doit être mesurée
nier contact ou jusqu’à ce que le au moins deux fois par jour.
SRAS puisse être exclu (voir les • Le quarantaine pour le personnel
4.6. Mesures à prendre pour les cas définitions pour isolement et qua- médical et soignant est maintenu
suspects de SRAS avec critères rantaine dans l’annexe 8). pendant au moins 10 jours après le
d’hospitalisation • Les personnes ayant été en con- dernier contact avec un cas sus-
tact étroit avec des malades at- pect de SRAS ou jusqu’à ce que le
• Les malades présentant des signes teints du SRAS ou avec un cas su- diagnostic de SRAS puisse être
cliniques compatibles avec le SRAS spect de SRAS mesurent au moins définitivement exclu.
doivent être isolés dans des locaux deux fois par jour leur température
appropriés (cf. annexe 8). corporelle. Les démarches suivan-
• La température doit être mesurée à tes doivent être entreprises en cas
intervalles réguliers. de température axillaire ≥ 38°C:
8 • Les visites doivent être réduites au – contacter immédiatement le mé-
strict minimum (p. ex. parents d’en- decin;
fants en bas âge). Lorsque les visi-
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4.8. Tests diagnostiques de labora- • La décision de lever ou de mainte- • définition de la suspicion de SRAS;
toire en cas de suspicion de nir les mesures d’isolement dé- • critères pour les déclarations à
SRAS pend du résultat de l’évaluation mé- l’OMS;
dicale 10 jours après la disparition • confirmation de cas de SRAS posi-
• La réalisation de tests diagnosti- des symptômes. tifs présumés par un laboratoire de
ques pour le SRAS et de tests alter- • Il est recommandé de prolonger référence de l’OMS.
natifs sur l’agent pathogène doit l’isolement des personnes dont le
être décidée en accord avec le Ser- système immunitaire est affaibli [16]. Demeurent valables lors d’une réé-
vice du médecin cantonal et d’en- • Le médecin traitant doit immédiate- mergence du SRAS:
tente avec l’OFSP (cf. annexe 3). ment être averti lorsque l’état de
Pour ce faire, des échantillons doi- santé général du malade se dété- • la définition clinique et biologique de
vent être prélevés conformément à riore en période de convalescence cas (cf. annexes 2 et 3);
l’annexe 9, puis envoyés au labora- ou lorsque de nouveaux symptô- • l’obligation de déclarer tous les cas
toire national de référence désigné mes font leur apparition. suspects de SRAS;
pour le SRAS. • les mesures de précaution visant à
• Les mesures de précaution prises éviter la contamination (cf. annexe 7);
lors du prélèvement des échantil- 4.11. Suivi des malades suscepti- • les mesures d’isolement (cf. an-
lons suivront les recommandations bles d’être atteints du SRAS nexe 8);
Swiss-NOSO [2]. • les mesures appliquées aux person-
• Aucun prélèvement ne doit être en- • Après disparition de la fièvre, le mé- nes étant en contact étroit avec un
voyé au centre national de réfé- decin traitant ou l’hôpital compé- cas suspect de SRAS (cf. annexe 8).
rence pour analyses sans que le tent effectueront des examens de
Service du médecin cantonal n’en suivi au moins une fois par semaine Pour en savoir plus, voir les recomman-
ait été averti au préalable. jusqu’à ce que les paramètres hé- dations de Swiss-NOSO sur les mesu-
• Chaque cas suspect de SRAS qui matologiques, la radiographie du res à prendre en milieu hospitalier pen-
nécessite des analyses à but diag- thorax et l’état de santé général du dant un période épidémique [2].
nostique doit être notifié à l’OFSP malade se soient normalisés.
par la voie officielle (via le Service du • Trois semaines après l’apparition
médecin cantonal) – sans attendre le des premiers symptômes du SRAS, 5.1. Définition d’un cas suspect de

Avril 2007
résultat des examens de laboratoire. il y a lieu de faire une prise de sang SRAS en période épidémique
• Le travail avec des SRAS-CoV vivants et de l’envoyer au centre national
doit se faire dans un laboratoire ga- de référence désigné (cf. annexe 9). En période épidémique (en cas d’une
rantissant le niveau de sécurité 3. réémergence de SRAS), les person-
Certaines analyses diagnostiques, nes présentant des signes cliniques
notamment le dépistage direct sans compatibles avec le SRAS constitu-
enrichissement par PCR ou sérolo- ent des cas suspects (cf. définition
gie, peuvent être réalisées au niveau
5. Procédure en présence clinique de cas, chapitre 3.1 et an-
de sécurité biologique 2 [15]. d’un cas suspect de nexe 2).

recommandations N° 19
SRAS en période épidé-
4.9. Critères d’exclusion d’un diag- mique 5.2. Critères de déclaration en péri-
nostic de SRAS ode épidémique
Directives et
• Le diagnostic de SRAS peut être La première action consiste à mettre en 5.2.1.Obligation de déclarer un cas
exclu: place des mesures pour empêcher le clinique suspect de SRAS:
– lorsqu’un diagnostic alternatif SRAS-CoV de se propager davantage. déclaration au Service du mé-
peut entièrement expliquer l’ori- Les personnes étant en contact étroit decin cantonal et à l’OFSP
gine de la maladie avec les malades sont exposées à un ris- Les médecins sont tenus de déclarer
ou que de contamination accru. Il s’agit sur- toute suspicion clinique de SRAS
– en présence d’un test sérologi- tout des personnes cohabitant avec les (Ordonnance du DFI du 16 janvier
que négatif 28 jours ou plus après malades et des membres du personnel 2006 sur les déclarations de médecin
l’apparition des symptômes. hospitalier. L’instauration immédiate et de laboratoire, RS 818.141.11, for-
(dès le premier contact) de mesures de mulaires de déclaration initiale et dé-
précaution adéquates, est déterminante claration complémentaire et annexe
4.10. Durée des mesures d’isole- pour empêcher la propagation du SRAS 9). La déclaration doit parvenir au Ser-
ment (cf. annexes 7 et 8) [1, 5, 13, 14]. vice du médecin cantonal dans un dé-
lai de 2 heures. Les analyses diagnos-
• Lorsque le diagnostic de SRAS est Les recommandations en période épi- tiques sont confiées à un centre natio-
confirmé ou ne peut être exclu, démique divergent de celle en période nal de référence désigné en accord
l’isolement des malades – que ce interépidémique par rapport aux avec le Service du médecin cantonal
soit à domicile ou en milieu hospita- points ci-dessous: et d’entente avec l’OFSP (cf. annexe
lier – sera suspendu au plus tôt 10 9). L’annexe 11 présente l’algorithme 9
jours après la disparition des symp- du diagnostic et de la déclaration en
tômes (toux, fièvre) [16]. Suisse.
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5.2.2. Catégories de cas en période cas sont moins stricts. Il n'en reste et ayant un lien épidémiologique*
épidémique: déclaration à pas moins que même en période épi- validé, soit par un test de détection
l’OMS démique, un cas au moins d’une d’anticorps anti-SRAS-CoV positif,
Les catégories de cas changent dès chaîne de transmission située dans un soit par un test PCR positif fait par
que l’OMS a confirmé une réémer- pays qui n’a encore jamais connu de un laboratoire de référence national
gence de SRAS. Elles permettent la cas de SRAS doit être confirmé par un ou un autre laboratoire national.
saisie uniforme et transparente des centre international de référence de * Un lien épidémiologique existe en
cas de SRAS. Ces catégories de cas l’OMS. Par la suite, des tests positifs cas de lien avec une chaîne de trans-
sont définies dans l’annexe 4. confirmés par un centre national de mission du SRAS dans laquelle au
référence suffisent pour établir un moins un cas a été confirmé par un
Lors de la réémergence de SRAS, diagnostic définitif [1]. centre de référence de l’OMS.
l’OFSP est tenu de signaler à l’OMS
toute personne répondant aux critères Durant la période épidémique, un cas
de l’une des catégories suivantes: est confirmé lorsque: 5.2.4. Vigilance accrue durant la pé-
• un cas positif présumé (test positif riode épidémique
(a) cas confirmé; réalisé par un laboratoire national
(b) cas positif présumé; de référence) a été confirmé par un Durant la période épidémique, la du-
(c) cas probable; laboratoire international de réfé- rée de vigilance accrue est prolongée
(d) cas non vérifiable. rence de l’OMS; de 28 jours après la notification du der-
ou nier cas de SRAS dans le monde.
L’algorithme du diagnostic et de la dé- • cas positif présumé (test positif réa- Passé ce délai, on considère que la
claration en période épidémique figure lisé par un laboratoire national de chaîne de transmission du SRAS-CoV
dans l’annexe 13. référence) lié à une chaîne de trans- est interrompue à l’échelle mondiale
mission dont au moins un des cas a (cf. définition de la période post épidé-
5.2.3. Confirmation de cas positifs été confirmé par un laboratoire inter- mique, annexe 1). Durant ce laps de
présumés en période épidé- national de référence de l’OMS; temps, toutes les personnes atteintes
mique ou du SRAS doivent être isolées, la ou les
Dès qu’une réémergence de SRAS a • une personne présentant des sig- source(s) et les voies de transmission,
été confirmée par l’OMS, les exi- nes cliniques compatibles avec le identifiées et sous contrôle.
Avril 2007

gences pour la confirmation d’autres SRAS (cf. définition clinique de cas)

Annexe 1: Définition de la situation épidémiologique

L’OMS distingue trois périodes, el- [1, 12] (cf. tableau ci-dessous). Ce situation et d’instaurer les mesures
recommandations N° 19

les-mêmes divisées en cinq phases schéma permet de mieux évaluer la qui s’imposent.

Tableau 2
Définition de la situation épidémiologique
Directives et

Périodes Phases Situation épidémiologique

Période Phase 0 Aucune preuve de transmission du SRAS-CoV dans le monde.


interépidémique
(période précédant une
réémergence du Phase 1 Cas sporadique de SRAS ou source de transmission commune, mais qui
SRAS) n’entraînent pas de cas de transmission secondaire.
Période épidémique Phase 2 Transmission interhumaine confirmée et
(apparition de – Niveau 1 – chaînes de transmission situées dans une région délimitable;
l’épidémie) – Niveau 2 – chaînes de transmission situées dans deux ou plusieurs régions,
mais sans la preuve d’une propagation internationale.

Phase 3 Propagation internationale.


Période Phase 4 Déclin de l’épidémie.
postépidémique
(enraiement de Phase 5 Rupture de la transmission SRAS-CoV au niveau mondial.
l’épidémie)
10
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Annexe 2: Définition clinique de cas

Est considérée comme un cas au sens pneumonie ou avec un syndrome Dans la période interépidémique,
clinique une personne présentant [1]: de détresse respiratoire, ou à l’au- cette définition de cas ne s’applique
a. de la fièvre ≥ 38°C topsie des signes anatomopatho- qu’en relation avec des critères épidé-
et logiques compatibles avec une miologiques.
b. un ou plusieurs symptômes d’in- pneumonie ou avec un syndrome
fection des voies respiratoires infé- de détresse respiratoire sans
rieures (toux, gêne respiratoire) cause identifiable
et et
c. des signes radiologiques d’infiltrats d. aucun autre diagnostic pouvant
pulmonaires compatibles avec une complètement expliquer la maladie.

Annexe 3: Définition biologique de cas

Est considérée comme un cas au ou sur du sérum de la phase aiguë,


sens biologique une personne présen- – sur le même type d’échantillon et positive sur du sérum de la
tant [1]: clinique prélevé à deux moments phase convalescente, testés en
1. des symptômes et des signes cor- différents au cours de la maladie parallèle
respondant à l’évolution clinique du (p.ex. frottis nasopharyngés suc- ou
SRAS, cessifs) – multiplication par quatre ou plus
et ou du titre d’anticorps entre le sé-
2. des résultats de laboratoire positifs – 2 RT-PCR utilisant des séquen- rum de la phase aiguë et le sé-
pour le SRAS-CoV conformes à au ces différentes ou une RT-PCR rum de la phase convalescente,

Avril 2007
moins l’un des critères de diagnos- répétée utilisant à chaque fois testés en parallèle;
tic suivants: une nouvelle extraction d’ARN à
• tests ARN, c’est-à-dire RT-PCR partir de l’échantillon clinique ini- • isolement du virus
positive pour le coronavirus du tial; – isolement du SRAS-CoV en cul-
SRAS avec une méthode validée ture cellulaire à partir de n’im-
– sur au moins deux échantillons • séroconversion en ELISA ou en porte quel échantillon biologique
cliniques différents (frottis naso- immunofluorescence et confirmation par RT-PCR au
pharyngé et selles) – recherche d’anticorps négative moyen d’une méthode validée.

recommandations N° 19
Annexe 4: Critères de déclaration et catégories de cas définies par l’OMS
Directives et

Seules les personnes répondant aux Catégories de cas définies par (b) Cas confirmé
critères de l’une des catégories de l’OMS pour la période interépidé- Cas positif présumé (test positif
cas ci-dessous sont signalées à mique [1] effectué par un laboratoire national
l’OMS par l’OFSP [1]. de référence) qui a été confirmé
A noter que les catégories en période (a) Cas positif présumé par un laboratoire international de
interépidémique ne sont pas les Est considérée comme un cas référence de l’OMS.
mêmes qu’en période d’épidémie de positif présumé une personne
SRAS. Elles dépendent de la néces- • qui répond aux critères correspon- (c) Cas non vérifiable
sité d’obtenir une confirmation indé- dant à une alerte au SRAS (signes Est considérée comme un cas non
pendante de la part d’un centre inter- cliniques compatibles avec le SRAS vérifiable une personne
national de référence de l’OMS (cf. et critères épidémiologiques) • qui répond aux critères correspon-
annexe 10). et dant à une alerte au SRAS (signes
• dont les tests en laboratoire sont cliniques compatibles avec le SRAS
Pour une meilleure compréhension, positifs (cf. annexe 3) et critères épidémiologiques)
les annexes 12 et 13 présentent l’algo- et et
rithme du diagnostic et de la déclara- • pour qui les examens en labora- • dont les tests SRAS fournissent
tion de l’OMS en périodes interépidé- toire ont été effectués par un labo- des résultats incomplets ou qui n’a
miques et épidémiques. ratoire de référence national. pas fait l’objet de tests 11
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et/ou transmission dont au moins un des (d) Cas non vérifiable


• qui est décédée sans avoir fait l’ob- cas a été confirmé par un labora- • Personne décédée ayant présenté
jet de tests de laboratoire ni d’une toire international de référence de des signes cliniques compatibles
autopsie. l’OMS avec le SRAS (cf. définition clinique
ou de cas) et dont les tests en labora-
• une personne présentant des sig- toire étaient négatifs
Catégories de cas définies par l’OMS nes cliniques compatibles avec le ou
pour la période épidémique [1] SRAS (cf. définition clinique de cas) • personne décédée ayant présenté
et un lien épidémiologique*, ayant des signes cliniques compatibles
(a) Cas positif présumé subi soit un test de détection d’an- avec le SRAS (cf. définition clinique
Est considérée comme un cas positif ticorps anti-SRAS-CoV positif ou un de cas)
présumé une personne test PCR positif par un laboratoire – dont le résultat d’autopsie con-
• qui répond aux critères de la défini- de référence national ou un autre firme une pathologie de pneumo-
tion clinique de cas laboratoire national. nie ou un syndrome de détresse
et respiratoire, mais pour qui le test
• dont les tests en laboratoire sont * Un lien épidémiologique existe en de SRAS-CoV n’a pas ou que par-
positifs (cf. annexe 3) cas de lien avec une chaîne de trans- tiellement été réalisé
et mission du SRAS dans laquelle au ou
• dont les échantillons ont été confir- moins un cas a été confirmé par un – pour qui ni autopsie, ni tests en
més positifs par le laboratoire de ré- centre de référence de l’OMS. laboratoire n’ont été effectués.
férence national.
(c) Cas probable Définition du cluster de SRAS
(b) Cas confirmé • personne présentant des signes cli- Un cluster représente deux ou plu-
• Cas positif présumé (test positif ef- niques compatibles avec le SRAS sieurs cas de SRAS «positifs présu-
fectué par un laboratoire national de (cf. définition clinique de cas) et ay- més» et/ou «probables» et/ou «confir-
référence) qui a été confirmé par un ant un lien épidémiologique avec un més» ayant un lien épidémiologique.
laboratoire de référence internatio- cas positif présumé ou un cas con-
nal de l’OMS firmé
ou ou
Avril 2007

• cas positif présumé (test positif • un cas non vérifiable ayant un lien
réalisé par un laboratoire national épidémiologique avec un cas positif
de référence) lié à une chaîne de présumé ou un cas confirmé.

Annexe 5: Catégories de risques définies par l’OMS


recommandations N° 19

Les catégories de risques de l’OMS elle sur les plans national et régional
permettent d’évaluer la situation actu- [1,12] (cf. tableau ci-dessous)
Directives et

12
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Tabeleau 3
Catégories de risques définies par l’OMS
Catégories de risques Définition
Émergence du SRAS- Pays ou zones identifiés comme sources de l’épidémie de 2002-2003 en Chine du Sud
CoV (ou de virus
similaires) par le biais ou
d’animaux sauvages ou
autres réservoirs zones présentant une probabilité accrue de transmission d’un virus semblable au SRAS-CoV
animaux vecteurs du de l’animal à l’homme par des animaux sauvages ou d’autres réservoirs animaux.
SRAS-CoV
Émergence du SRAS- Pays ou zones présentant un risque accru de réémergence du SRAS-CoV en raison
CoV par le biais de • de laboratoires opérant des recherches sur le SRAS-CoV et/ou des virus similaires
travaux en laboratoire ou ou
importée par des • de laboratoires (de diagnostic) analysant ou entreposant des échantillons cliniques de cas de SRAS
voyageurs ou
internationaux • d’un grand nombre de voyageurs en provenance de zones recensant des animaux sauvages
ou autres réservoirs animaux vecteurs possibles du SRAS-CoV.

Faible risque Pays ou zones n’ayant jamais recensé de cas de SRAS ou uniquement des cas importés lors
d’émergence ou de l’épidémie de 2002-2003
d’importation du et
SRAS-CoV qui n’effectuent pas de travaux de recherche sur SRAS-CoV ou des virus semblables et qui n’entreposent
pas d’échantillons cliniques de cas de SRAS.

Annexe 6: Mode de transmission

Avril 2007
Voies de transmission du coronavi- fectieuses en cas de contact nes manipulations en laboratoire
rus du SRAS étroit (< 1 mètre) [5]; entraînant un effet d’aérosol;
• Les sécrétions des voies respiratoi- – par contamination des mains – par des surfaces ou objets conta-
res (et év. les selles) constituent suite aux soins apportés à un minés par du matériel infectieux
les sources principales de trans- patient et transmission consécu- (indirect).
mission [5]. tive du virus aux muqueuses des • La transmission par voie féco-orale

recommandations N° 19
• Le SRAS-CoV peut conserver son voies respiratoires ou aux mu- n’est pas exclue [8].
caractère infectieux plusieurs jours queuses conjonctivales;
durant [8]. – par le contact avec des gouttelet- Voir les recommandations de Swiss-
• La transmission peut se faire [2]: tes infectieuses résultant d’inter- NOSO sur les mesures à prendre en
– par l’inhalation de gouttelettes in- ventions médicales et de certai- milieu hospitalier [2]. Directives et

Annexe 7: Mesures de précaution visant à éviter le risque de transmission

Voir les recommandations de Swiss- expiré. Ils sont très désagréables à doivent être consignées en détail
NOSO sur les mesures à prendre en porter pour les personnes souffrant et par écrit. Les personnes concer-
milieu hospitalier [2]. de troubles respiratoires et ne sont nées doivent être contactées et in-
donc pas indiqués). formées.
• Toute personne potentiellement at- • Réduire au strict minimum le trans-
Malades, personnes ayant été en con- teinte du SRAS (cf. définition clini- port des patients.
tact avec un cas suspect, personnel que de cas et critères épidémiolo- • Les directives sur l’hygiène des
médical et soignant [1, 2, 5, 10] giques décrits précédemment) doit mains doivent être scrupuleuse-
immédiatement être isolée (locaux ment respectées.
• Les malades susceptibles d’être décrits à l’annexe 8). • Avant de pénétrer dans des cha-
atteints du SRAS doivent porter un • Les données concernant les per- mbres d’isolement, le personnel
masque chirurgical ou de type sonnes qui ont été en contact médical et soignant doit revêtir 13
FFP2 (éviter les masques de type étroit avec le malade depuis l’appa- l’équipement de protection sui-
FFP3 puisqu’ils ne filtrent pas l’air rition des premiers symptômes vant: masque filtrant de type FFP2
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Surveillance, prévention et contrôle du Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS)

ou FFP3, gants non stériles, blouse • Les visites doivent être limitées au infection doivent si possible être sté-
jetable, lunettes de protection, pro- strict minimum (p.ex. parents d’en- rilisés ou du moins désinfectés.
tège-chaussures et couvre-chef fants en bas âge). • N’utiliser que de la vaisselle jetable.
avec col. • Si une visite ne peut pas être évi- • Désinfecter les surfaces en utilisant
• Dans les situations à risque (fortes tée, le visiteur s’équipera d’un mas- des substances neutralisant les vi-
quintes de toux, manipulations tra- que de type FFP2 ou FFP3, de rus.
chéales sur patients intubés, etc.), gants, d’une blouse jetable, de • Pour l’élimination des déchets clini-
le masque de haute protection (de lunettes de protection, de protège- ques, suivre les mesures de pré-
type FFP2 ou FFP3) sera remplacé chaussures et d’un couvre-chef caution usuelles.
par un système de protection respi- avec col avant de pénétrer dans la • Le linge sale doit être transporté
ratoire recouvrant toute la tête, chambre du malade. Il sera assisté dans des sacs sur lesquels figure la
avec visière et ventilation positive par un membre du personnel soi- mention «infectieux», mais peut
d’air pressurisé. gnant au moment d’entrer et de être lavé normalement. Cela impli-
• Tout examen comportant un impor- sortir de la chambre. Les visites que toutefois que le personnel
tant risque de transmission (lavage doivent être consignées par écrit chargé du nettoyage porte un équi-
bronchique, bronchoscopie, etc.) (nom, date de naissance, adresse, pement de protection approprié
exige des mesures maximales de lieu, date, circonstances et durée avant de laver le linge, qu’il ait été
protection. du contact). formé à cette fin et qu’il soit in-
• Les manipulations d’échantillons formé de la provenance du linge.
prélevés sur des patients doivent Matériel, désinfection, déchets [2]
être limitées au minimum indispen- • N’utiliser si possible que du matériel Voir les recommandations de Swiss-
sable en raison du risque de con- jetable. Les instruments et autres NOSO sur les mesures à prendre en
tamination des personnes et de objets généralement soumis à dés- milieu hospitalier [2].
l’environnement.

Annexe 8: Mesures d’isolement1 et de quarantaine2


Avril 2007

Isolement en milieu hospitalier [1, sera affichée sur la porte de la Isolement à domicile [1, 5, 10]
2, 5, 10] chambre d’isolement. Si l’isolement en milieu hospitalier ou
• Les patients présentant des signes • Les visites sont limitées au strict mi- dans un autre établissement appro-
cliniques compatibles avec le SRAS nimum (p.ex. parents d’enfants en prié n’est pas possible ou pas indiqué,
doivent être isolés dans des locaux bas âge). Si une visite ne peut pas l’isolement à domicile devra respecter
appropriés. être évitée, le visiteur est tenu de les points suivants:
• Exigences concernant les locaux respecter les mesures de précau- • Les malades ne doivent pas quitter
recommandations N° 19

destinés à l’isolement en milieu tion recommandées (cf. annexe 7). la maison. Ils ne se rendent ni au
hospitalier (par ordre décroissant • Toutes les visites doivent être con- travail, ni à l’école, ni à la crèche,
d’efficacité): signées par écrit (nom, date de etc. [5].
– chambre munie d’une ventilation naissance, adresse, lieu, date, cir- • Les patients éviteront tout contact
en pression négative et d’un sas; constances et durée du contact). avec les personnes de l’extérieur
Directives et

– chambre individuelle avec sas; • Les mesures de prévention visant à (pas de visites) ou tiendront alors
– chambre individuelle. empêcher une transmission seront une liste des visiteurs à titre de do-
• Les portes d’une chambre d’isole- strictement observées (cf. annexe cumentation.
ment doivent rester fermées en 7). • Ils évitent les transports publics et
permanence. portent un masque chirurgical ou
• Si l’isolement concerne plusieurs Voir les recommandations de Swiss- de type FFP2 pour se rendre à leurs
patients, ils seront regroupés dans NOSO sur les mesures à prendre en rendez-vous médicaux (lorsqu’elles
une unité équipée d’une aération et milieu hospitalier [2]. sont possibles, les visites médica-
d’une ventilation autonomes. les à domicile constituent une alter-
• Une notice sur laquelle figurent les native pour diminuer le risque de
mesures de prévention requises transmission).

1
L’isolement consiste à séparer une personne atteinte d’une maladie contagieuse (p.ex. SRAS) des personnes en bonne santé. L’isolement empêche
que l’infection ne soit transmise à d’autres personnes.
2
La quarantaine signifie que les personnes qui ont été exposées à l’infection et qui se trouvent peut-être en phase d’incubation, mais ne présentent
aucun symptôme, acceptent volontairement de limiter leur liberté de mouvement et leurs contacts avec des tiers. Dans le cadre de l’épidémie de
SRAS, les personnes entrées en contact avec des personnes atteintes du virus à Singapour, en Chine, à Hong Kong et au Canada ont été placées en
quarantaine «douce», à savoir surveillance active et réduction des activités.
Ces mesures d’isolement se justificent par les réflexions suivantes:
• le moment exact de l’apparition des symptômes (pour autant qu’ils apparaissent) n’est pas prévisible;
14 • il se peut que les premiers symptômes ne soient pas spécifiques.
La durée de la quarantaine dépend de la période d’incubation attribuée à la maladie concernée. Dans le cas du SRAS, elle est généralement de 10 jours
(consécutifs à la fin de l’exposition au virus).
l’Office fédéral de la santé publique
Surveillance, prévention et contrôle du Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS)

• Les patients doivent rester dans scrupuleusement observées ménage après chaque utilisation (le
des pièces séparées des autres (p.ex. se laver les mains au savon port de gants est alors obligatoire) [2,
personnes habitant sous le même et à l’eau après tout contact avec 5].
toit, c’est-à-dire qu’ils doivent dor- du sang, des liquides biologiques • Avertir immédiatement le médecin
mir dans une chambre séparée et si etc. ou des objets contaminés). en cas de détérioration de l’état de
possible utiliser une autre salle de Les mains doivent être désin- santé général ou d’aggravation des
bains [5]. fectées avant tout contact avec troubles respiratoires.
• Le nombre de personnes vivant d’autres personnes, surfaces ou • Les mesures d’isolement seront
sous le même toit devrait se limiter objets utilisés en commun [2, 5]. maintenues jusqu’à 10 jours après
au nombre requis pour assurer les – Le port de gants jetables est ob- la disparition des symptômes (toux,
soins du ou des malade(s). Les ligatoire lors de tout contact di- fièvre). L’isolement peut être levé
autres colocataires doivent soit rect avec des liquides biologi- dès qu’il est exclu que le SRAS est
loger ailleurs soit limiter les con- ques d’une personne malade. Le à l’origine de la maladie [2].
tacts avec la personne malade au port de gants ne dispense pas
strict minimum (cette mesure de des règles d’hygiène des mains, Surveillance à domicile de l’état de
précaution est particulièrement auxquelles il sera procédé après santé des personnes ayant été en
importante pour les personnes avoir quitté les gants. Ces der- contact étroit avec des malades
présentant un risque accru de com- niers doivent être jetés [2, 5]. (quarantaine)
plications en cas d’infection au – Utiliser du linge distinct pour les • Les personnes ayant été en contact
SRAS-CoV: p.ex. les personnes personnes malades (linge de bain, étroit avec des malades (suscepti-
souffrant de troubles cardiaques ou de lit). Laver le linge à l’eau très bles d’être) atteints du SRAS doi-
pulmonaires, de diabète, ou les per- chaude (min. 60°C). Porter des vent être informées et mises en
sonnes d’un certain âge) [5]. gants et un masque (de type quarantaine à domicile durant les
• Respecter les mesures de préven- FFP2 ou FFP3) pour laver le linge 10 jours qui suivent le dernier con-
tion suivantes visant à empêcher sale [2, 5]. tact ou jusqu’à ce que le SRAS
une transmission: – La vaisselle et les couverts doi- puisse être exclu.
– Les malades doivent porter un vent être lavés à l’eau bouillante • La température doit être prise deux
masque chirurgical pour proté- et au détergent. fois par jour et consignée par écrit.
ger les personnes vivant sous le – Les objets lavables sont à désin- • La personne mise en quarantaine à

Avril 2007
même toit [5]. Les personnes fecter avec de l’alcool à 70 % ou domicile doit être contactée tous
étant en contact étroit avec un autre produit désinfectant de les jours par téléphone.
les malades doivent également surface [2].
porter un masque de type FFP2 – Les déchets résultant des soins
ou FFP3. apportés à un malade (gants,
– Se couvrir le nez et la bouche en mouchoirs, etc.) doivent être él
cas de toux et jeter les mouchoirs minés dans des sacs à ordures
et autres tissues utilisés (dans spécialement étiquetés à cet ef-
des sacs spécialement étiquetés fet.

recommandations N° 19
à cet effet) [5]. • Si les toilettes sont utilisées par
– Les recommandations sur l’hy- plusieurs personnes, elles doivent
giène des mains doivent être être nettoyées avec un produit de

Directives et

Annexe 9: Examens en cas d’anamèse compatible avec le SRAS

Prélèvement et envoi des échantil- – 5 à 10 ml d’urine du milieu du jet; 1. sur un frottis nasopharyngé (PCR):
lons, analyses – 10 ml de sang natif en phase aI- Influenza A et B; RSV A et B, me-
• Les personnes malades doivent guë; tapneumovirus, coronavirus
être signalées au Service du méde- – 10 ml de sang natif, 3 semaines (OC43, E229, NL63), coronavirus
cin cantonal. après que la maladie s’est décla- du SRAS, parainfluenza 1–3, rhino-
• Divers examens complémentaires rée (convalescence); virus, entérovirus, legionella spp,
seront réalisés avec l’accord et sur – év. selles (natives) (seulement en chlamydia pneumoniae, myco-
demande du Service du médecin accord avec le laboratoire). plasma pneumoniae
cantonal: • Les prélèvements doivent être en- 2. sur le sang: (IgG et IgM): Anti-
– un frottis nasal profond combiné voyés au Centre national de réfé- corps du coronavirus du SRAS
à un frottis nasopharyngé (le ma- rence pour les infection virales 3. sur les urines (PCR): Legionella
tériel de transport pour virus est émergentes à Genève (tél. 022 372 spp
mis à disposition par le centre de 40 81 ou 022 372 40 89, fax 022 4. selles: Coronavirus du SRAS
référence); 372 40 88). (seulement en accord avec le la- 15
• Les analyses portent sur les agents boratoire)
infectieux suivants:
l’Office fédéral de la santé publique
Surveillance, prévention et contrôle du Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS)

• Un matériel d’expédition spécial est soient effectuées dans le laboratoire cins sont tenus de déclarer au Service
indispensable. Les prélèvements de référence et que la décision de du médecin cantonal tout cas suspect
doivent impérativement être en- les réaliser ait été prise en concerta- de SRAS au moyen du formulaire de
voyés au moyen du matériel d’ex- tion avec le médecin cantonal. déclaration initiale dans un délai de 2
pédition spécial prévu pour les • S’il est nécessaire pour le diagnos- heures. En cas de besoin, des infor-
substances infectieuses (biocon- tic, il sera procédé à une autopsie mations complémentaires sont dispo-
tainer). L’emballage utilisé pour le ou au prélèvement d’ échantillons nibles auprès des autorités sanitaires
transport doit respecter les normes post mortem sur les personnes dé- cantonales.
de sécurité pour les échantillons in- cédées susceptibles d’être attein- Les laboratoires communiquent les ré-
fectieux transportés à des fins de di- tes du SRAS, mais qui n’ont fait sultats des analyses en laboratoire au
agnostic et d’analyse (code UN l’objet d’aucune analyse diagnosti- Service du médecin cantonal et à
3373, instructions P650) [15, 17-19]. que. Le cas échéant, l’autopsie ou l’OFSP. Les autorités sanitaires canto-
• Moyens de transport, écouvillons, les prélèvements post mortem nales demandent aux médecins trai-
tubes à sérum, formulaires de labo- peuvent être demandée par le Ser- tants de remplir la déclaration complé-
ratoire et matériel d’expédition spé- vice du médecin cantonal. Le type mentaire.
cial peuvent être commandés au- d'échantillon et la quantité de prélè- Aucun prélèvement ne sera envoyé au
près du Centre national de réfé- vements doivent faire l'objet d'une laboratoire national de référence pour
rence pour les infection virales discussion préalable avec les re- analyse sans que le Service du méde-
émergentes à Genève (tél. 022 372 sponsables du Centre national de cin cantonal n’en ait été averti au préa-
40 81 ou 022 372 40 89, fax 022 référence pour les infections virales lable. Tous les cas pour lesquels des
372 40 88). Sur demande, le centre émergentes (NAVI) à Genève. analyses de SRAS sont demandées
de référence met à disposition du doivent être notifiés à l’OFSP par voie
matériel d’expédition (biocontainer) Déclaration au Service du médecin officielle (via le Service du médecin
(prix : environ Fr. 45 / pièce). cantonal et à l’OFSP cantonal) sans attendre les résultats.
• Ces analyses sont prises en charge En vertu de l’ordonnance du DFI du 6
par l’OFSP dans le cadre d’une janvier 2006 sur les déclarations de
alerte au SRAS, pour autant qu’elles médecin et de laboratoire, les méde-
Avril 2007

Annexe 10: Confirmation par l’OMS d’un cas positif présumé (indication au test)

Les quatre situations ci-dessous exi- pays qui n’a jamais recensé de cas • lorsqu’il faut craindre une trans-
gent qu’un centre de référence de de SRAS, lors d’une réémergence mission facilitée du virus par les
l’OMS confirme, de manière indépen- ou d’une épidémie mondiale; voies connues jusqu’ici
dante, les résultats de tests positifs: 4. chaque cas de SRAS, ou
recommandations N° 19

• lorsqu’une évolution est obser- • lorsque l’on soupçonne que le vi-


1. tous les cas «positifs présumés» vée dans le tableau clinique de rus puisse être transmis par des
sporadiques en période interépidé- l’infection, voies jusqu’ici inconnues ou in-
mique, indépendamment des résul- ou habituelles.
tats disponibles; • lorsque des preuves cliniques
Directives et

2. au moins 1 cas de chaque nouvelle et/ou épidémiologiques laissent


chaîne de transmission; supposer une virulence accrue,
3. au moins 1 cas de la première ou
chaîne de transmission dans un

16
l’Office fédéral de la santé publique
Surveillance, prévention et contrôle du Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS)

Annexe 11: Algorithme du diagnostic et de la déclaration en Suisse

Signes cliniques compatibles avec le SRAS

Période épidémique Période interépidémique

Facteurs de
risques épidémiologiques

Oui Non cas écarté

Mesures d’isolement et de précaution


QUI: médecin/hôpital

Déclaration initiale du médecin au Service du médecin

Avril 2007
cantonal dans un délai de 2 heures
QUI: médecin

L’OFSP
Déclaration à l’OFSP par le
déclenche
Service du médecin cantonal
l’alerte au SRAS

Tests diagnostiques

recommandations N° 19
QUI: médecin, en accord avec le Service du
médecin cantonal et l’OFSP

Prélèvement et envoi d’échantillons au Centre Directives et


national de réf. pour les infections virales émerg.
QUI: corps médical compétent/hôpital

Diagnostic laboratoire
QUI: Centre national de référence pour les infections
virales émergentes Genève

Résultats des tests (positifs et négatifs) envoyés au


médecin, au Service du médecin cantonal, à l’OFSP
QUI: Centre national de référence à Genève

Déclaration de l’OFSP à l’OMS


(cf. catégories de cas)

17
l’Office fédéral de la santé publique
Surveillance, prévention et contrôle du Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS)

Annexe 12: Algorithme du diagnostic et de la déclaration de l’OMS durant la période


interépidémique (modifié selon [1])

Symptômes cliniques compatibles avec le SRAS et un ou


plusieurs facteurs de risques épidémiologiques

Alerte au SRAS par l’OFSP

Échantillons pour l’analyse en


laboratoire (également de patients décédés Résultats de tests pour le SRAS
susceptibles d’être atteints par le SRAS) incomplets ou manquants et/ou
personne décédée.
Ni autopsie, ni analyse diagnos-
Confirmation par le tique en laboratoire.
Avril 2007

centre national de référence

Non Oui
recommandations N° 19

Faux test négatif? Cas positif présumé

Confirmé par le centre de


Directives et

référence de l’OMS pour le SRAS

Non Oui

Cas écarté Cas confirmé Cas non vérifiable

Rapport de l’OFSP à l’OMS*

18
* La déclaration à l’OMS incombe à l’OFSP.
l’Office fédéral de la santé publique
Surveillance, prévention et contrôle du Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS)

Annexe 13: Algorithme du diagnostic et de la déclaration de l’OMS durant la période


épidémique (modifié selon [1])

Symptômes cliniques compatibles avec le SRAS

Période interépidémique Procédure conforme à


Période épidémique
l’alerte au SRAS

Même procédure
Cas positif présumé suite à la
que pour un cas
confirmation par le laboratoire Non de SRAS jusqu’à
national de référence désigné
la preuve
épidémiologique
Lien épidémiologique avec une chaîne ou diagnostique qui
de transmission recensant au moins 1 confirme le
Oui cas confirmé par un centre de diagnostic ou
référence de l’OMS élimine le cas
présumé de SRAS
Confirmation par un centre
de référence de l’OMS

Oui Non

Oui Non Lien

Avril 2007
épidémiologique
avec un cas positif
présumé
Lien épidémiologique avec une
chaîne de transmission recesant au
mions 1 cas confirmé par un centre
de référence e l’OMS Oui Non

recommandations N° 19
Perte lors du suivi ou
décès sans résultat
Oui Non Résultat positif unique d’autopsie ou sans
d’anticorps au SRAS- résultat de laboratoire Directives et
CoV ou
PCR positif
pour le SRAS-CoV

Oui Non

Oui Non
Cas écarté

Cas confirmé Cas positif présumé Cas probable Cas non vérifiable

Rapport de l’OFSP à l’OMS*


19
* La déclaration à l’OMS incombe à l’OFSP.
l’Office fédéral de la santé publique
Surveillance, prévention et contrôle du Syndrome Respiratoire Aigu Sévère (SRAS)

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