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Jean-Marc Poitevin

Outils
mathématiques
pour physiciens
et ingénieurs
Rappels de cours et exercices corrigés
2e édition

9782100758883-FM.indd 1 11/28/16 8:36 PM


Illustration de couverture : © Ninog/Fotolia

© Dunod, 2012, 2017


11 rue Paul Bert, 92240 Malakoff
www.dunod.com
ISBN 978-2-10-075888-3

9782100758883-FM.indd 2 11/28/16 8:36 PM


Table des matières

1 Nombres réels et complexes, Identités


remarquables, Suites 1

1. Nombres réels  1
1.1 Catégories  1
1.2 Décomposition en facteurs premiers  2
1.3 Puissances de 10  3

2. Nombres complexes  3
2.1 Représentation d’un point dans un plan  3
2.2 Les deux notations  4
2.3 Calculs avec les complexes  4

3. Identités remarquables  5

4. Suites arithmétique et géométrique  6

L'essentiel 7
Entraînez-vous 8
Solutions 10

2 Trigonométrie, Fonctions hyperboliques,


Développements en série  16

1. Sinus, cosinus, tangente  16


1.1 Définitions, variations  16
1.2 Valeurs particulières  17
1.3 Angles opposés, supplémentaires ou complémentaires  17

2. Relations trigonométriques  18
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.

3. Fonctions trigonométriques inverses  19

4. Fonctions trigonométriques complexes  19

5. Fonctions hyperboliques  20

6. Développements en série  20
6.1 Développements au voisinage de zéro  20
6.2 Développements auprès d’une valeur quelconque  21

L'essentiel 22
Entraînez-vous 23
Solutions 26

III

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Table des matières

3 Fonctions de variables réelles ou complexes  39

1. Fonctions réelles de variables réelles  39


1.1 Fonctions cartésiennes  39
1.2 Fonctions paramétriques  40
1.3 Fonctions polaires  40

2. Dérivées, étude des variations  40


2.1 Dérivée d’une fonction cartésienne  40
2.2 Dérivée d’une fonction paramétrique  41
2.3 Dérivée d’une fonction polaire  41
2.4 Quelques dérivées usuelles  41
2.5 Tableau de variation  42

3. Limites  42

4. Fonctions complexes de variables complexes  43


4.1 Définition  43
4.2 Représentation  44
4.3 Dérivation  44

L'essentiel 46
Entraînez-vous 47
Solutions 51

4 Séries et transformations de Fourier  63

1. Série de Fourier  63
1.1 Notation réelle  63
1.2 Notation complexe  64
1.3 Spectre de fréquences  64
1.4 Égalité de Parseval  64

2. Intégrale, ou transformée de Fourier  65


2.1 Définitions  65
2.2 Égalité de Parseval  65
2.3 Spectre  65

L'essentiel 66
Entraînez-vous 67
Solutions 72

5 Équations différentielles  90

1. Équations différentielles du 1er ordre  90


1.1 Principe général  90

IV

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Table des matières

1.2 Équation linéaire à coefficients constants  91


1.3 Équation à variables séparées  91
1.4 Équation à variables séparables  92
1.5 Équation homogène  92
1.6 Différentielle exacte  92
1.7 Équation de Bernoulli  93
1.8 Équation de Riccati  93

2. Équations différentielles du 2e ordre  93


2.1 Principe général  93
2.2 Équation ou y ne figure pas  94
2.3 Équation sans second membre ou x ne figure pas  94
2.4 Équation linéaire à coefficients constants  94
2.5 Équation de Legendre  95
2.6 Équation de Laguerre  96
2.7 Équation de Tchebychev  96
2.8 Équation de Bessel  96

L'essentiel 98
Entraînez-vous 99
Solutions 104

6 Intégrales de fonctions réelles et complexes,


Convolution  124

1. Primitives  124

2. Surface, primitive, intégrale  125


2.1 Surface délimitée par une courbe  125
2.2 De la primitive à l’intégrale  126

3. Intégrales définies et non définies  126

4. Méthodes d’intégration  127


© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.

5. Intégrales de fonctions complexes  128


5.1 Formulation générale  128
5.2 Lemmes de Jordan  128
5.3 Théorème de Green  128
5.4 Fonctions holomorphes, théorème de Cauchy  128
5.5 Intégrale de Cauchy  129

6. Méthode des résidus  129


6.1 Série de Taylor  129
6.2 Série de Laurent  130
6.3 Résidu  130

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Table des matières

6.4 Théorème des résidus  130


6.5 Intégrales sur des arcs de cercles  131

7. Convolution  131
7.1 Définition et propriétés  131
7.2 Convolution et transformée de Fourier  132

L'essentiel 133
Entraînez-vous 134
Solutions 141

7 Systèmes d’équations linéaires, Calcul matriciel  170

1. Systèmes d’équations  170


1.1 n variables et n équations  170
1.2 n variables et p équations  171

2. Méthodes de résolution  171


2.1 Par substitution  171
2.2 Par combinaison  171

3. Notation matricielle  171

4. Calcul matriciel  173


4.1 Addition  173
4.2 Multiplication par un nombre  173
4.3 Multiplication de deux matrices  173
4.4 Inversion  174
4.5 Transposition  174
4.6 Déterminant  175
4.7 Valeurs et vecteurs propres  176

L'essentiel 177
Entraînez-vous 178
Solutions 182

8 Transformation de Laplace, transformée en z  199

1. Définition  199

2. Propriétés  200

3. Table des transformées usuelles  201

4. Passage de f(p) à f(t)  202


4.1 Décomposition en éléments simples  202
4.2 Théorème de Heaviside  203

VI

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Table des matières

5. Convolution et transformée de Laplace  203

6. Transformée en z  203
6.1 Principe, définition  203
6.2 Propriétés  204
6.3 Table des transformées usuelles  204
6.4 Passage de X(z) à x(n) ou x(t)  205

L'essentiel 207
Entraînez-vous 208
Solutions 214

9 Analyse vectorielle  243

1. Systèmes de coordonnées  243


1.1 Coordonnées cartésiennes (x, y, z)  243
1.2 Coordonnées cylindriques (r, j, z)  244
1.3 Coordonnées sphériques (r, q, j )  244

2. Vecteurs  245
2.1 Définitions  245
2.2 Addition, soustraction  246
2.3 Produit scalaire  246
2.4 Produit vectoriel  246
2.5 Autres produits  246

3. Gradient, divergence, rotationnel, laplacien  246

4. Relations entre opérateurs  248

5. Théorème de la divergence (d’Ostrogradsky)  248

6. Théorème du rotationnel (de Stokes ou Ampère)  248

7. Signification des opérateurs  249


7.1 Gradient  249
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.

7.2 Divergence, rotationnel  250

L'essentiel 252
Entraînez-vous 253
Solutions 257

Index 277

VII

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À la découverte de votre livre

Chapitre 1
Nombres réels et
complexes, Identités
remarquables, Suites

1 Ouverture de chapitre Introduction


Après des millénaires de notations malcommodes, nos chiffres actuels sont apparus en Inde
quelques siècles avant notre ère, puis vinrent leurs combinaisons en nombres au milieu du
premier millénaire et leur apport en Occident par les Arabes. Aujourd’hui très efficaces
dans tous nos usages, ils n’ont été adoptés qu’après de longues interrogations sur l’exis-
tence des nombres négatifs ou celle de ceux que nous appelons imaginaires.

Objectifs Plan
Connaître les différentes sortes de nombres, 1 Nombres réels.
leurs rôles, représentations, formulations et 2 Nombres complexes.
utilisations.

Elle donne :
3 Identités remarquables.
Identifier et résoudre facilement quelques 4 Suites arithmétique
difficultés dues à la notation complexe. et géométrique.
Définir les lois utiles, règles et méthodes 5 Exercices, problèmes.
efficaces pour des calculs simples.
Expliquer que retenir quelques relations
fondamentales redonne toutes les autres

• une introduction aux sujets


sans effort et qu’un dessin permet de lever
un doute.

© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.


1 Nombres réels

et aux problématiques abordés 1.1 Catégories


Ce sont les nombres de la vie courante qui servent par exemple à exprimer une longueur,

dans le chapitre
une masse, ils sont positifs ou nuls, étendus aux valeurs négatives. Ils sont entiers :
… -4, -3, -2, -1, 0, 1, 2, 3, 4, …
ou décimaux : dans ce cas, ils correspondent à une fraction de dénominateur 10n :
-8,5, -2,13, 68,405, soit -85 / 10, -213 / 100, 68 405 / 1 000.

• un rappel des objectifs


Sous forme fractionnaire, avec un dénominateur différent de 10 n, ils sont rationnels :
-2 / 11, 5 / 28, 63 / 957.
1

pédagogiques 9782100758883-Ch01.indd 1 11/17/16 8:35 PM

• le plan du chapitre


Chapitre 6 • Intégrales de fonctions réelles et complexes, Convolution

Chapitre 9 • Analyse vectorielle 5 Intégrales de fonctions complexes


5.1 Formulation générale
L’intégrale d’une fonction complexe f(z) = X + jY le long d’un chemin C reliant deux
points comporte une partie réelle et une partie imaginaire soit, au total, quatre intégrales :

∫ f ( z)dz = ∫( X + jY )(dx + jdy) = ∫( Xdx − Ydy) + j∫(Ydx + Xdy).


C C C C

5.2 Lemmes de Jordan


Si f(z) est une fonction continue sur un arc de cercle g de rayon R et centre z0 :

2 Le cours
lim (z − z0 ) f ( z ) = 0 ⇒ lim
R →0 R →0
∫ f ( z)dz = 0,
γ

– lim (z − z0 ) f ( z ) = 0 ⇒ lim
R →∞ R →∞
∫ f ( z)dz = 0.
– γ

5.3 Théorème de Green


Il s’agit de la transcription du théorème de Stokes, ou théorème du rotationnel en analyse
7.2 Divergence, rotationnel vectorielle (cf. § 9.6 et ex. 6.12.1), soit avec D un domaine limité par la courbe fermée C :
 ∂Y ∂X 
∫C ( X dx + Y dy) = ∫∫D  ∂ x −  d x d y.
∂y 

5.4 Fonctions holomorphes, théorème de Cauchy


Le résultat de l’intégration dépend du chemin choisi, sauf si la fonction est holomorphe
(définie et dérivable en tout point du domaine dans lequel se situe C), alors pour un
contour fermé C (ceci correspond au champ vectoriel fonction d’un gradient de potentiel,

Le cours, concis et structuré,


cf. chapitre 9, ex. 9.7) :
La signification de ces opérateurs apparaît clairement à l’aide des théorèmes de la diver-
gence et du rotationnel. Le premier indique que le flux d’un vecteur au travers d’une
∫C f ( z) d z = 0.
surface entourant un volume est nul si la divergence de ce vecteur est nulle dans cette
région de l’espace, c’est le cas du dessin de gauche : le cercle est la trace, dans le plan,

expose le programme. Il donne :


En effet (cf. § 6.5.1 et 6.5.3) :
d’une sphère ou d’un cylindre, les vecteurs ont tous même norme et même direction, le
flux entrant par la moitié gauche, négatif, est exactement compensé par le flux sortant par ∫C f ( z) d z = ∫C ( X dx − Y dy) + j ∫C (Y dx + X dy) = I1 + I2 ,
    
la moitié droite, positif, donc ∫ A ⋅ ds = 0 et par conséquent ∫ div Adτ = 0 et div A = 0.  ∂Y ∂X 
S τ
I1 = ∫C ( X dx − Y dy) = ∫C ( Xdx + (−Ydy)) = ∫ D  − ∂ x −  dx dy,
∂y 
Le dessin du centre montre des vecteurs qui sortent tous du volume, qui divergent (d’où
le nom de l’opérateur)
 depuis l’axe ou le centre du volume, celui-ci se « vide », le flux or, la fonction étant holomorphe, ∂X / ∂y = -∂Y / ∂x (cf. § 3.4.3), par conséquent I1 = 0, de

• un rappel des définitions clés


 
est positif car A ⋅ ds > 0, ceci correspond àdiv A > 0,à l’inverse le volume de droite se
  même pour I2 car ∂X / ∂x = ∂Y / ∂y :
« remplit », le flux est négatif puisque A ⋅ ds < 0, div A < 0.  ∂ X ∂Y 
En ce qui concerne le dessin de gauche ci-dessous, les vecteurs ne passent pas au
I2 = ∫C (Y dx + X dy) = ∫ D  ∂ x − ∂ y  dx dy = 0.
travers de la surface dont la trace est indiquée en tirets, la divergence est nulle, par contre
la circulation du vecteur le long de ce cercle est positive : le vecteur A est dans le sens

• des schémas pour maîtriser le cours


positif de l’angle j des coordonnées cylindriques ou sphériques, comme le vecteur  128

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250

• des exemples et des exercices 9782100758883-Ch09.indd 250 11/18/16 12:56 PM

d'applications reliés au cours


Solutions
Entraînez-vous 1.1 Pour A il suffit de multiplier dénominateur et numérateur par le dénominateur :
2 2 6 2 6 6
A= = = = .
6 ( 6 )2 6 3
1.1 Éliminer les racines carrées du dénominateur d’un rapport.
2 1+ 2 3 Pour B il faut multiplier dénominateur et numérateur par la quantité conjuguée du dénominateur :
Transformez les écritures de A = et de B = de façon à ne plus avoir de radical
6 5+ 3 1 + 2 3 (1 + 2 3 )( 5 − 3 ) 5 + 10 3 − 3 − 2( 3 )2
au dénominateur. B= = =
5+ 3 ( 5 + 3 )( 5 − 3 ) 5 2 − ( 3 )2
1.2 Addition, module et argument d’un binôme complexe. −1 + 9 3 9 3 − 1
= =
1. Calculez z = z1 + z2 avec z1 = 4 + 3 j et z2 = 2 + 5 j. 25 − 3 22

3 En fin de chapitre
2. Calculez le module et l’argument de z1, z2 et z, sans dépasser quatre chiffres significatifs.
1.2 1. z = 2(3 + 4 j).
1.3 Multiplication, module et argument (attention à la détermination) 2. ρ1 = 4 2 + 32 = 5, ρ2 = 22 + 52 = 29 = 5, 385, ρ = 2 32 + 4 2 = 2 25 = 10 .
en notation exponentielle. q1 = Arc tan (3 / 4) = 0,6435 rad = 36,87°, q 2 = Arc tan (5 / 2) = 1,190 rad = 68,2°,
1. Calculez z = z1z2 avec pour z1 et z2 les binômes complexes de l’exercice 1.2, déduisez-en q = Arc tan (4 / 3) = 0,9273 rad = 53,13°.
le module et l’argument de z.
1.3 1. z = z1z2 = ( 4 + 3j)( 2 + 5j) = 8 − 15 + j(6 + 20 ) = −7 + 26 j ,
2. Donnez r et q en utilisant les expressions exponentielles de z1 et z2 (cf. ex. 1.2), quel est le
ρ = (−7)2 + 262 = 26, 92, q = Arc tan (26 / -7) = -1,308 rad = -74,93°  -75°.
résultat correct ?
2. ρ = ρ1ρ2 = 5 29 = 26, 92, q = q1 + q 2 = Arc tan (3 / 4) + Arc tan (5 / 2) = 1,833 rad  105°.
1.4 Division, module et argument (attention à la méthode) La véritable valeur de q est bien 105°, la valeur -75° est due à ce que la partie réelle de z
en notation exponentielle. est négative et la partie imaginaire positive. Ceci fait que la droite passant par l’origine et
1. Mettez z = n1n2 / d1d2 sous la forme d’un binôme puis calculez le module r et l’argument le point d’affixe z coupe l’axe mesurant les tangentes du côté négatif, ce qui peut corres-
q de z, avec n1 = −3 + 2 j, n2 = 1 + 3 j, d1 = 1 + j, d2 = 2 − 3 j. pondre à -75° et à 105° (105° - (-75°) = 180°), la position du point montre que la vraie valeur
est 105°. Une autre méthode consiste à toujours écrire z en mettant en facteur le signe de

• L'essentiel : les points clés pour


2. Calculez à nouveau r et q en calculant d’abord les modules et arguments de n1, n2, d1, d2.
la partie réelle soit z = -(7 - 26 j) = ejp (7 - 26 j) et q = p + Arc tan (-26 / 7) = p - 1,308
Quelle est la bonne valeur de q ?
= 1,833 rad = 105°.
1.5 Comment obtenir la courbe décrite par l’affixe d’un nombre complexe. Conclusion : faites attention à la position du point d’affixe z avant de conclure sur son argument,
et utilisez la somme des arguments dans le cas d’un produit.
1. Les calculs de trigonométrie montrent que tanθ = ( e jθ − e− jθ ) / j( e jθ + e− jθ ), en utili-

réviser les connaissances essentielles sant q 2, argument du dénominateur montrez que z = ( a1 + jb1 x ) / ( a2 + jb2 x ) peut s’écrire :
z = A + Be−2 jθ2 .
2. Commentez cette expression pour indiquer qu’il s’agit de celle d’un cercle ou d’une portion
de cercle, selon les valeurs de q 2, précisez son centre et son rayon selon que B > 0 ou B < 0 en
modifiant si besoin l’expression obtenue pour z. Tracez la courbe pour q 2 variant de 0 à p / 2
avec a1 = 100, a2 = b1 = 1 et b2 = 0,1.

• Des exercices pour tester ses 3. Tracez cette même courbe à partir de l’équation paramétrique obtenue en mettant z sous
la forme d’un binôme, somme d’un terme réel et d’un terme imaginaire (méthode générale).

1.6 Moins d’identités remarquables à retenir en les déduisant


­connaissances et s’entraîner
les unes des autres.
En écrivant -b = +(-b) vérifiez que les développements de ( a − b )2 et ( a − b )3 s’obtiennent
à partir de ceux de ( a + b )2 et ( a + b )3 . Qu’en est-il pour celui de ( a − b )n  ?

10

• Les corrigés des exercices 8


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9782100758883-Ch01.indd 8 11/17/16 8:35 PM

Index

4 En fin d'ouvrage A
affixe (complexe) 3, 10, 11
lieu 12
angles
complémentaires 17
nombre 3
convolution 132
fonctions gaussiennes
167, 168
rectangle et exponentielle 167
rectangles 167
doubles, etc. 2α, 3α, 4α 18, 28, 29 transformée de Fourier 132, 219
opposés 17 Convolution 131
particuliers 26, 27 coordonnées
supplémentaires 17 curvilignes 260
approximation relations entre elles 257
développement approché 56 coordonnées cartésiennes 243
arc de cercle, longueur 55 coordonnées cylindriques 244
arcsinus, arcos, arctan 19, 31 coordonnées sphériques 244
argument (complexe) 4, 10, 11 cosinus 16, 17, 18, 19, 26, 27, 28, 29, 30

Un index
axe réel, imaginaire 3 Cramer
méthode 186
B
Bernoulli (équation) 93, 115, 116
D
Bessel (équation) 96, 121, 122, 123 décomposition en éléments simples 127, 218,
219, 221, 222, 223, 224, 227
C Décomposition en facteurs premiers 2
dérivée 41
Cauchy
dérivée cartésienne 40
intégrale 129, 162
dérivée paramétrique 41
théorème 128
dérivée polaire 41
causale
dérivées
fonction 200, 209
exponentielle, trigonométrie, trigonométrie
cercle trigonométrique 17 inverse 51
changement
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

fonction complexe 44, 59, 60, 61


de repère 257 Dérivées 40
de variable 127 dérivées usuelles 41
circulation d’un vecteur 263, 264, 267, 268 déterminant
cofacteur 180 d’une matrice 175
combinaison 5 système d’équations 183, 184
combinaisons 14 développement
complexe arc sinus, arc cos, arc tan 24, 35
puissance n 5 développement approché 56
racine ne 5 en série 32
trigonométrie 19, 29, 30 en série de Laurent 130, 163
complexe en série de Maclaurin 20

277

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Chapitre 1
Nombres réels et
complexes, Identités
remarquables, Suites
Introduction
Après des millénaires de notations malcommodes, nos chiffres actuels sont apparus en Inde
quelques siècles avant notre ère, puis vinrent leurs combinaisons en nombres au milieu du
premier millénaire et leur apport en Occident par les Arabes. Aujourd’hui très efficaces
dans tous nos usages, ils n’ont été adoptés qu’après de longues interrogations sur l’exis-
tence des nombres négatifs ou celle de ceux que nous appelons imaginaires.

Objectifs Plan
Connaître les différentes sortes de nombres, 1 Nombres réels.
leurs rôles, représentations, formulations 2 Nombres complexes.
et utilisations. 3 Identités remarquables.
Identifier et résoudre facilement quelques 4 Suites arithmétique
difficultés dues à la notation complexe. et géométrique.
Définir les lois utiles, règles et méthodes 5 Exercices, problèmes.
efficaces pour des calculs simples.
Expliquer que retenir quelques relations
fondamentales redonne toutes les autres
sans effort et qu’un dessin permet de lever
un doute.
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.

1 Nombres réels

1.1 Catégories
Ce sont les nombres de la vie courante qui servent par exemple à exprimer une longueur,
une masse, ils sont positifs ou nuls, étendus aux valeurs négatives. Ils sont entiers :
… -4, -3, -2, -1, 0, 1, 2, 3, 4, …
ou décimaux : dans ce cas, ils correspondent à une fraction de dénominateur 10n :
-8,5, -2,13, 68,405, soit -85 / 10, -213 / 100, 68 405 / 1 000.
Sous forme fractionnaire, avec un dénominateur différent de 10n, ils sont rationnels :
-2 / 11, 5 / 28, 63 / 957.
1

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Chapitre 1 • Nombres réels et complexes, Identités remarquables, Suites

Certains nombres sont dits irrationnels car ils ne peuvent pas s’exprimer sous la forme
d’une fraction de nombres entiers et leurs expressions consistent en suites de chiffres
infinies :
5
2 = 21/ 2 = 1, 4142136..., 573 = 573 / 5 = 11, 311622...,
les nombres e et p entrent dans cette catégorie
(2,718 281 828 459 05…, 3,141 592 653 589 79…).
Les nombres premiers sont des entiers à partir desquels peuvent s’obtenir tous les
autres par additions ou multiplications, ils sont divisibles uniquement par eux-mêmes ou
par 1, ce sont (jusqu’à 100) : 1, 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31, 37, 41, 43, 47, 53, 59, 61,
67, 71, 73, 79, 83, 89, 97, d’où leur utilité pour effectuer des simplifications (cf. § 1.1.2).
En physique la façon d’écrire un nombre possède une signification, ainsi 12,1 m,
12,10  m, 12,100  m, indiquent qu’à douze mètres s’ajoute un décimètre à peut-être
quelques centimètres près, puis dix centimètres à quelques millimètres près, enfin cent
millimètres à quelques dixièmes de millimètres près.
Quand un nombre se présente sous la forme a 2 , a3 , a , 3 a , il faut le laisser sous cette
forme pour poursuivre les calculs. Hormis en mathématiques, le résultat final doit par
contre être exprimé sous forme décimale.
Conduire des calculs à partir de données à, par exemple, quatre chiffres significatifs
ne peut donner un résultat à cinq chiffres significatifs ou plus. Ceci signifierait un résultat
plus précis que les données or ceci est impossible, la précision pouvant même être
dégradée
Une façon
 simple
 de représenter les nombres réels est de les situer sur un axe, l’axe
des réels, Ox ou x′x.

1.2  Décomposition en facteurs premiers


Cette décomposition est intéressante quand un nombre se présente sous forme fraction-
naire, elle permet une simplification. Par exemple :

48 510 2 × 32 × 5 × 72 × 11 2 × 3 × 5 60
= = = .
124 509 3 × 73 × 112 7 × 11 77
Le calcul s’effectue en essayant de diviser par tous les nombres premiers successifs :

48 510 2 124 509 3


24 255 3 41 503 7
8 085 3 5 929 7
2 695 5 847 7
539 7 121 11
77 7 11 11
11 11 1
1

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2 • Nombres complexes

1.3  Puissances de 10
Un nombre décimal s’exprime avantageusement en utilisant les puissances de 10, posi-
tives (10n) ou négatives (10 -n = 1n ). Les valeurs de n peuvent être uniquement des
10
multiples de 3, notation courante dans le domaine technique :
0,0026 = 26 ⋅ 10 -4 = 2,6 ⋅ 10 -3, 15 300 = 153 ⋅ 102 = 15,3 ⋅ 103.
Ceci facilite les calculs approchés, les calculs de produits et de rapports :
2,6 ⋅ 10 -3 × 15,3 ⋅ 103 = 2,6 × 15,3,
2,6 ⋅ 10 -3  /  15,3 ⋅ 103 = 2,6 ⋅ 10 -6  /  15,3,
49 ⋅ 10 2 × 544 ⋅ 103 49 × 544 × 10 5 49 × 544
4 2
= = × 103
69 ⋅ 10 × 133 ⋅ 10 − 69 × 133 × 10 2 69 × 133
7 2 × 2 3 × 32 × 7 3
3 = 2 × 7 × 10 3 = 56 × 10 3.
= × 10
3 × 23 × 32 × 72 3 × 23 69

2 Nombres complexes

2.1  Représentation d’un point dans un plan

Une première façon de positionner un point M consiste àdonner   son abscisse xM et
son ordonnée yM, nombres réels des axes perpendiculaires Ox et Oy .

La position du point
 M peut aussi être
donnéepar le vecteur
 OM  de longueur r  faisant
 
ex et 
l’angle q avec l’axe Ox . Les vecteurs OM ′ = xM  OM ′′ = yM y , composantes de OM ,
e
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ont les longueurs xM = r cos q et yM = r sin q, ex et ey sont les vecteurs élémentaires de
longueur unité.
 
On peut encore conserver Ox comme axe réel et définir Oy comme axe imaginaire.
Les unités sont 1 sur l’axe réel et j sur l’axe imaginaire (i en mathématique, correspond
généralement, en physique, à une intensité). M est l’image du nombre complexe z et z
est l’affixe de M donnée par :
z = z M = xM + jyM ,
cette notation algébrique remplace la notation vectorielle :
  
OM = OM ′ + OM ′′.

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Chapitre 1 • Nombres réels et complexes, Identités remarquables, Suites

2.2  Les deux notations


Le nombre complexe z peut s’écrire comme ci-dessus, d’où son module et son argument :
z = x + jy, |z| = r = x 2 + y 2 , Arg z = q = Arc tan ( y / x) ⇔ tan q = y / x.
Le nombre réel y est devenu le nombre imaginaire jy à 90° du précédent. Multiplier
à nouveau par j provoque une nouvelle rotation de 90° et met donc le nombre du côté
négatif de l’axe réel soit -y.
En écrivant que x = r cos q et y = r sin q il est possible de passer à la notation
exponentielle (vérifiable § 2.6.1, développements en série) :
z = ρ( cosθ + jsinθ ) = ρ e jθ ,
le nombre j peut donc s’écrire e j π / 2 soit le nombre 1 ayant subi une rotation de p / 2.
Mettre j au carré donne e j π soit 1 ayant subi une rotation de p, et ainsi de suite, d’où :
j2 = −1, j3 = − j, j4 = 1.

2.3  Calculs avec les complexes


Le nombre conjugué de z = x + jy = ρ e jθ est z = x − jy = ρ e− jθ , il intervient dans de
nombreux calculs. Le produit de z par son conjugué donne :
zz = ( x + jy)( x − jy) = x 2 + y 2 = ρ 2 , ou ρ e jθ ρ e− jθ = ρ 2 .
Addition et soustraction obéissent aux lois habituelles :

z1 = x1 + jy1   z1 + z2 = x1 + x2 + j( y1 + y2 ),
 ⇒ 
z2 = x2 + jy2   z1 − z2 = x1 − x2 + j( y1 − y2 ),

Multiplication et division peuvent s’effectuer de différentes façons, avec la notation


exponentielle si le module et l’argument sont les grandeurs intéressantes, avec le binôme
complexe s’il faut séparer les parties réelle et imaginaire du résultat :
z = ρ e jθ = z1z2 = ρ1ρ2 e j(θ1 +θ2 ) ⇒ ρ = ρ1ρ2 , θ = θ1 + θ 2 ,
z = z1z2 ...zk ⇒ z = z1 ⋅ z2 ⋅ ... ⋅ zk , Argz = Argz1 + Argz2 + ... + Argzk .

z = z1z2 = ( x1 + jy1 )( x2 + jy2 ) = x1 x2 − y1 y2 + j( x1 y2 + x2 y1 ) = Re(z) + jIm(z) .


z1 ρ e jθ1 ρ ρ
z = ρ e jθ = = 1 jθ = 1 e j(θ1 −θ2 ) , ⇒ ρ = 1 , θ = θ1 − θ 2 ,
z2 ρ2 e 2 ρ2 ρ2

et si n1, n2, … nj, d1, d2, … dk sont des nombres complexes et si z = (n1 n2 … nj) / (d1 d2
… dk) :
n1 ⋅ n2 ⋅ ... ⋅ n j
z = ,
d1 ⋅ d2 ⋅ ... ⋅ d k

Arg z = Arg n1 + Arg n2 + ... + Arg n j − ( Arg d1 + Arg d2 + ... + Arg d k ),

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3 • Identités remarquables

pour séparer les parties réelle et imaginaire il faut effectuer des calculs du type suivant :
z1 x + jy1 ( x + jy1 )( x2 − jy2 ) x x + y1 y2 + j(− x1 y2 + x2 y1 )
z= = 1 = 1 = 1 2 ,
z2 x2 + jy2 ( x2 + jy2 )( x2 − jy2 ) x2 2 + y2 2

x1 x2 + y1 y2 − x1 y2 + x2 y1
Re(z) = , Im(z) = .
x22 + y22 x22 + y22

Avec la forme exponentielle le calcul de la puissance ne d’un nombre complexe donne :


z n = ρ n (cos nθ + jsin nθ ) ,
quant à la racine ne elle tient compte de ce que changer q  en q  + 2 kp ne change pas la
position de M(z) dans le plan complexe, il apparaît donc plusieurs solutions :

z1/ n = ρ1/ n e j(θ / n + 2 kπ / n ) = ρ1/ n (cos(θ / n + 2k π / n ) + jsin(θ / n + 2k π / n )) .


Les racines de z correspondent à n points
espacés de 2 p / n sur un cercle de rayon r1 / n π
et centre O, avec le point de départ à l’angle
π
q / n. Le dernier point est confondu avec
le premier car alors k = n et l’angle q / n a
π
augmenté de 2 np / n = 2 p. Ci-contre n = 6.

π
π

3 Identités remarquables
Certaines expressions possèdent des développements caractéristiques (remarquables),
elles sont indiquées ci-après.
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.

( a + b )2 = a 2 + 2ab + b 2 , ( a − b )2 = a 2 − 2ab + b 2 ,
( a + b )3 = a3 + 3a 2 b + 3ab 2 + b3 , ( a − b )3 = a3 − 3a 2 b + 3ab 2 − b3 .

Pour passer de a + b à a - b il suffit d’écrire -b = + (-b) et ces relations ont une


forme générale :
n
n!
( a + b )n = ∑ Cnp a n − p b p , avec pour 0 ≤ p ≤ n, Cnp = ,
p=0
p!( n − p )!

les factorielles ci-dessus ont une particularité, nécessaire pour obtenir des développements
corrects, elles s’écrivent en effet :
k ! = 1 × 2 × 3 × ... × ( k − 2) × ( k − 1) × k, et 0! = 1.

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Chapitre 1 • Nombres réels et complexes, Identités remarquables, Suites

Les coefficients des termes successifs du développement de ( a + b )n sont également


donnés par le triangle de Pascal, calculés à l’aide d’additions comme indiqué par les
flèches :
n = 0 1
n = 1 1 1
n = 2 1 2 1
n = 3 1 3 3 1
n = 4 1 4 6 4 1
n = 5 1 5 10 10 5 1

Les autres identités remarquables sont les suivantes avec, là encore, une forme
générale :
a 2 − b 2 = ( a − b )( a + b ), a3 − b3 = ( a − b )( a 2 + ab + b 2 ),
a n − b n = ( a − b ) (a n −1 + a n − 2 b + ... + a n − k b k −1 + ... + b n −1 ) .

4 Suites arithmétique et géométrique


Une suite de nombres ai dont chacun est donné par ai = ai-1 + r, soit a0, a1 = a0 + r, …
an = a0 + nr, est une suite arithmétique de raison r et de somme (cf. ex. 1.9) :
Sn = n( 2a0 + nr ) / 2.
Si chacun des nombres est donné par ai = qai-1, soit a0, a1 = qa0, … an =  qna0, il s’agit
d’une suite géométrique de raison q dont la somme est (cf. ex. 1.9) :
1 − q n +1
Sn = a0 .
1− q

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L’essentiel
Nombres réels
• Entiers naturels : 0 ; 1 ; 2 ; 3 ; etc.
• Entiers relatifs : …−3 ; −2 ; −1 ; 0 ; 1 ; 2 ; 3 ; etc.
• Décimaux : A/10n = A × 10−n, A entier relatif, n entier naturel.
• Rationnels : A/B, A et B entiers relatifs.
• Irrationnels : ne peuvent s’exprimer sous aucune des formes précédentes
(π, e, 2 , …).
• Premiers : divisibles uniquement par eux-mêmes ou par 1 pour un résultat entier
naturel, les additionner et multiplier donne tous les entiers relatifs.

Nombres complexes
• Nombre imaginaire : j = −1, soit j 2 = −1.
• Nombres complexes : z = x + j y , représentation algébrique d’un vecteur
avec x réel en abscisse et y réel en ordonnée, peut aussi s’écrire z = ρ e j θ avec
ρ =  x 2 + y 2 et θ = Arctan( y / x ).
z n = ρ n e j n θ = ρ n (cosnθ + j sinnθ ) ,
z 1/ n = ρ1/ n (cos (θ / n + 2kπ / n ) + j sin (θ /n + 2kπ / n )).

Identités remarquables
Que les nombres soient réels ou complexes,
n
(a + b )n = ∑ Cnpan − pbp ,   (a − b )n = (a + ( −b ))n ,
p=0

n!
Cnp = ,  k ! = 1 × 2 × 3 × ... × (k − 2) × (k − 1) × k ,  0! = 1.

p !(n − p )!

an − bn = (a − b )(an −1 + an − 2b + ... + an − k bk −1 + ... + bn −1).

Suites
• Arithmétique : Sn = a0 + (a0 + r ) + (a0 + 2r ) + ... + (a0 + nr ) = n (2a0 + nr ) / 2.
1 − qn +1
• Géométrique : Sn = a0 + qa0 + q 2a0 + ... + qna0 = a0 .
1−q

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Entraînez-vous
1.1 Éliminer les racines carrées du dénominateur d’un rapport.
2 1+ 2 3
Transformez les écritures de A = et de B = de façon à ne plus avoir de radical
au dénominateur. 6 5+ 3

1.2 Addition, module et argument d’un binôme complexe.


1. Calculez z = z1 + z2 avec z1 = 4 + 3 j et z2 = 2 + 5 j.
2. Calculez le module et l’argument de z1, z2 et z, sans dépasser quatre chiffres significatifs.

1.3 Multiplication, module et argument (attention à la détermination)


en notation exponentielle.
1. Calculez z = z1z2 avec pour z1 et z2 les binômes complexes de l’exercice 1.2, déduisez-en
le module et l’argument de z.
2. Donnez r et q en utilisant les expressions exponentielles de z1 et z2 (cf. ex. 1.2), quel est le
résultat correct ?

1.4 Division, module et argument (attention à la méthode)


en notation exponentielle.
1. Mettez z = n1n2 / d1d2 sous la forme d’un binôme puis calculez le module r et l’argument
q de z, avec n1 = −3 + 2 j, n2 = 1 + 3 j, d1 = 1 + j, d2 = 2 − 3 j.
2. Calculez à nouveau r et q en calculant d’abord les modules et arguments de n1, n2, d1, d2.
Quelle est la bonne valeur de q ?

1.5 Comment obtenir la courbe décrite par l’affixe d’un nombre complexe.
1. Les calculs de trigonométrie montrent que tanθ = ( e jθ − e− jθ ) / j( e jθ + e− jθ ), en utili-
sant q 2, argument du dénominateur montrez que z = ( a1 + jb1 x ) / ( a2 + jb2 x ) peut s’écrire :
z = A + Be−2 jθ2 .
2. Commentez cette expression pour indiquer qu’il s’agit de celle d’un cercle ou d’une portion
de cercle, selon les valeurs de q 2, précisez son centre et son rayon selon que B > 0 ou B < 0 en
modifiant si besoin l’expression obtenue pour z. Tracez la courbe pour q 2 variant de 0 à p / 2
avec a1 = 100, a2 = b1 = 1 et b2 = 0,1.
3. Tracez cette même courbe à partir de l’équation paramétrique obtenue en mettant z sous
la forme d’un binôme, somme d’un terme réel et d’un terme imaginaire (méthode générale).

1.6 Moins d’identités remarquables à retenir en les déduisant


les unes des autres.
En écrivant -b = +(-b) vérifiez que les développements de ( a − b )2 et ( a − b )3 s’obtiennent
à partir de ceux de ( a + b )2 et ( a + b )3 . Qu’en est-il pour celui de ( a − b )n  ?

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Entraînez-vous

1.7 Utiliser quelques identités remarquables pour en déduire d’autres.


1. Écrivez le développement de a 5 − b 5 en utilisant la formule donnée § 1.3, vérifiez en effec-
tuant le produit.
2. Développez sous la forme de produits de trois facteurs a 4 − b 4 et a6 − b6 en utilisant
l’expression de a 2 − b 2 .
3. Quel est le développement en un produit de deux facteurs de a 2 + b 2  ?

1.8 Binôme à la puissance n et triangle de Pascal.


En analyse combinatoire Cnp désigne le nombre de combinaisons de n éléments identiques pris
p à p, autrement dit le nombre de façons d’épuiser un stock de n éléments en les prenant par
paquets de p éléments. Retrouvez les cinq premières lignes du triangle de Pascal en utilisant
n éléments identiques désignés néanmoins par A, B, C ou D, n prenant les valeurs successives
de 0 à 4. Vérifiez que ces résultats sont ceux donnés à chaque fois par le calcul de Cnp. Dernière
vérification, calculez (a + b)n en effectuant toutes les multiplications.

1.9 Calculer les sommes des suites arithmétique et géométrique,


ainsi que celle des puissances successives de x.
En écrivant deux sommes arithmétiques identiques en sens opposés, calculez la somme de
cette suite, pour calculer la somme d’une suite géométrique écrivez deux suites identiques en
multipliant la deuxième par la raison q. Inspirez-vous de ces calculs pour trouver la somme
de la série x0, x1, x2, … xn, que se passe-t-il si x = 1 (ou q = 1 pour la suite précédente) ?

1.10 Faites la connaissance d’un nombre particulier.


1. Trouvez le rapport b / a tel que les rapports des grands côtés et petits côtés des rectangles
de la figure ci-dessous soient tous identiques.
Déduisez de vos calculs les propriétés du nombre φ = b / a (nombre d’or).
À quoi peut servir l’arc de cercle centré sur le milieu de la base du carré ?
2. Tracez un cercle de rayon b et diamètre AB puis, avec pour centre le point A, les arcs de
cercles de rayons a = b / φ et a + b qui coupent le cercle en C, F, D et E.
Tracez les segments CD, DB, BE, EF et FC. Qu’obtenez-vous ? Même question pour les
segments CB, BF, FD, DE et EC.
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Solutions
1.1  Pour A il suffit de multiplier dénominateur et numérateur par le dénominateur :
2 2 6 2 6 6
A= = = = .
6 ( 6) 2 6 3

Pour B il faut multiplier dénominateur et numérateur par la quantité conjuguée du dénominateur :


1 + 2 3 (1 + 2 3 )( 5 − 3 ) 5 + 10 3 − 3 − 2( 3 )2
B= = =
5+ 3 ( 5 + 3 )( 5 − 3 ) 5 2 − ( 3 )2
−1 + 9 3 9 3 − 1
= =
25 − 3 22

1.2  1. z = 2(3 + 4 j).


2. ρ1 = 4 2 + 32 = 5, ρ2 = 22 + 52 = 29 = 5, 385, ρ = 2 32 + 4 2 = 2 25 = 10 .
q1 = Arc tan (3 / 4) = 0,6435 rad = 36,87°, q 2 = Arc tan (5 / 2) = 1,190 rad = 68,2°,
q = Arc tan (4 / 3) = 0,9273 rad = 53,13°.
1.3  1. z = z1z2 = ( 4 + 3j)( 2 + 5j) = 8 − 15 + j(6 + 20 ) = −7 + 26 j ,
ρ = (−7)2 + 262 = 26, 92, q = Arc tan (26 / −7) = −1,308 rad = −74,93°  −75°.
2. ρ = ρ1ρ2 = 5 29 = 26, 92, q = q1 + q 2 = Arc tan (3 / 4) + Arc tan (5 / 2) = 1,833 rad  105°.
La véritable valeur de q est bien 105°, la valeur -75° est due à ce que la partie réelle de z
est négative et la partie imaginaire positive. Ceci fait que la droite passant par l’origine et
le point d’affixe z coupe l’axe mesurant les tangentes du côté négatif, ce qui peut corres-
pondre à -75° et à 105° (105° − (−75°) = 180°), la position du point montre que la vraie valeur
est 105°. Une autre méthode consiste à toujours écrire z en mettant en facteur le signe de
la partie réelle soit z = −(7 − 26 j) = ejp (7 - 26 j) et q = p + Arc t an (-26 / 7) = p - 1,308
= 1,833 rad = 105°.
Conclusion : faites attention à la position du point d’affixe z avant de conclure sur son argument,
et utilisez la somme des arguments dans le cas d’un produit.

10

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Solutions

(−3 + 2 j)(1 + 3j) −3 − 6 + j( 2 − 9) −9 − 7 j


1.4  1. z = = =
(1 + j)( 2 − 3j) 2 + 3 + j( 2 − 3) 5− j
(9 + 7 j)( 5 + j) 38 + 44 j 19 + 22 j −19 − 22 j
z=− =− 2 2
=− = .
( 5 − j)( 5 + j) 5 +1 13 13

D’où z = ρ = 192 + 222 / 13 = 2, 236 et, apparemment, Arg z = q = Arc tan (−22 / −19)


= 0,8584 rad = 49,2°.
2. n1 = 3, 606, n2 = 3,162, d1 = 1, 414, d2 = 3, 606,
Arg n1 = 2,553 rad, Arg n2 = 1,249 rad, Arg d1 = 0,7854 rad, Arg d2 = -0,9828 rad,
soit ρ = n1 n2 / d1 d2 = 2, 236 et θ = Arg n1 + Arg n2 − Arg d1 − Arg d2 # 4 rad = 229,2 °.
Cette deuxième méthode de calcul de q est la plus sûre et donne toujours la bonne valeur.
Avec la méthode utilisée à la première question il aurait fallu examiner la position du point
d’affixe z ce qui aurait montré que la valeur de q devait être augmentée de 180 °, il était aussi
possible de remarquer que z pouvait s’écrire (cf. § 1.2.2 et deuxième méthode) :
19 + 22 j 19 + 22 j
− = e jπ ,
13 13

d’où q = p + Arc tan (22 / 19) # 4 rad = 229,2 °.

1.5  1. tanθ 2 = b2 x / a2 , cette expression s’introduit dans celle de z en écrivant :


a1 1 + jb1 x / a1 a 1 + j( a2 b1 / a1b2 )tanθ 2
z= = 1 .
a2 1 + jb2 x / a2 a2 1 + jtanθ 2

tan q 2 étant remplacée par son écriture complexe, z s’écrit désormais :


a1 1 + j( a2 b1 / a1b2 )( e jθ2 − e− jθ2 ) / j( e jθ2 + e− jθ2 )
z=
a2 1 + j( e jθ2 − e− jθ2 ) / j( e jθ2 + e− jθ2 )
a1 e jθ2 + e− jθ2 + ( a2 b1 / a1b2 )( e jθ2 − e− jθ2 )
= .
a2 e jθ2 + e− jθ2 + e jθ2 − e− jθ2
En regroupant les termes et en divisant numérateur et dénominateur par e jθ2  :
a1 (1 + a2 b1 / a1b2 )e jθ2 + (1 − a2 b1 / a1b2 )e− jθ2
z=
a2 2e jθ2
a1  a2 b1  ab 
= 1 + + 1 − 2 1  e−2 jθ2 .
2a2  a1b2  a1b2  
11

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Chapitre 1 • Nombres réels et complexes, Identités remarquables, Suites

a1  a2 b1 
2. La nouvelle expression de z est la somme d’un terme réel constant, A = 1 + ,
2a2  a1b2 
et d’un deuxième en notation exponentielle complexe dont le module B est constant et
a1  ab
l’argument -2q 2 variable, B = 1 − 2 1  , -2q 2 = -2Arc tan (b2 x / a2). Le point d’affixe
2a2  a1b2 
z décrit donc un arc de cercle de rayon B centré sur le point de l’axe réel d’abscisse A,
si B < 0 il faut écrire :
a a b  a a b 
B = − 1  2 1 − 1 = e jπ 1  2 1 − 1 ,
2a2  a1b2  2a2  a1b2 
a1  a2 b1  a2 b1  
z= 1 + + − 1 e j( π − 2θ2 ) ,
2a2  a1b2  a1b2  

l’arc de cercle est toujours centré sur le point d’abscisse A mais le rayon a pour longueur -B
et fait l’angle p - 2q 2 avec l’axe réel au lieu de -2q 2.
Avec les valeurs numériques A = 55, B = 45, l’angle -2q 2 varie de 0 à -p, d’où la courbe.
Celle-ci passe par les points suivants :

−2θ 2 : 0, −π / 2, −π,
Re( z ) : 100, 55, 10,
Im( z ) : 0, −45j, 0.

Le point M d’affixe z est sur l’arc de cercle, à l’angle -2q 2, OM donne le module et l’argument
de z, r et q.

– –

3. Mis sous la forme d’un binôme z devient :

( a1 + jb1 x )( a2 − jb2 x ) a1a2 + b1b2 x 2 (a b − a b )x


z= = 2 2 2
+ j 2 21 21 22 ,
( a2 + jb2 x )( a2 − jb2 x ) a2 + b2 x a2 + b2 x

avec les valeurs numériques et Re(z) = X, Im(z) = jY, la courbe est donnée sous forme
paramétrique par :
X = (100 + 0,1x 2 ) / (1 + 0, 01x 2 ), Y = −9 x / (1 + 0, 01x 2 ).
0 ≤ −2 q 2 ≤ -p correspond à x variant de zéro à l’infini, le tracé à l’aide d’une calculatrice ou
d’un ordinateur n’est donc réalisable que jusqu’à x très grand, par exemple 1 000 ou 10 000

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