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Cours d’Organisations Internationales

PLAN DU COURS:

PREMIERE PARTIE: THEORIE GENERALE DES OI

CHAPITRE 1: LA NATURE DES OI (définition de l'OI en général ;


motivation des Etats à créer les OI; typologie des OI; les OI comme acteurs du
système international)

CHAPITRE2: STRUCTURE ET POUVOIR DES OI

CHAPITRE 3: LES APPROCHES THEORIQUES DES OI

DEUXIEME PARTIE: LE FONCTIONNEMENT ET


DEVELOPPEMENT DE QUELQUES OI

CHAPITRE 4: ETUDE DU SYSTEME DES NATIONS UNIES

CHAPITRE 5: LE ORGANISATIONS REGIONALES

CHAPITRE 6: GRANDES THEMATIQUES DES OI


CONTEMPORAINES

CHAPITRE 7: OI NON GOUVERNEMENTALES LA DIPLOMATIE


NON GOUVERNEMENTALE

Par le Professeur Laurent ZANG


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INTODUCTION GENERALE

L’Origine des OI remonte vers le 17e siècle, avec la naissance de l'Etat-Nation


(après la guerre des trente glorieuses), après la signature du Traité de
Westphalie. Il faut souligner que les sociétés au Moyen-Age1, ou de l'époque
médiévale, connaissaient déjà une certaine organisation, mais pas avec le même
degré de sédimentation atteint en 1648, et avec les concepts clés comme celui de
souveraineté ; c’est aussi à cette période (1648) que s'instituent les RI2. Les RI
ont été marquées par le poids des États, qui en étaient les acteurs principaux,
jusqu'au 19e siècle, à la fin des Guerres Napoléoniennes.

La fin des guerres Napoléoniennes à la fin du 19ème siècle marquent le point de


départ des OI , car ces guerres se terminent avec la tenue d'un congrès, le
congrès de Viennes, qui va mettre sur pied un cadre de consultation et de
concertation ( le concert Européen en 1815), ce concert regroupe l'ensemble
des vainqueurs de Napoléon et un des objectifs de ce concert Européen est de
réunir à intervalle régulier les dirigeants de l'Europe, dans le but de préserver
la paix à l'intérieur du continent. Et pour arriver à réaliser cet objectif, les
européens se mettent d'accord pour mettre en place une nouvelle forme de
relations entre eux (les relations multilatérales), qui étaient alors jusqu'à là des
relations bilatérales (avec les ambassades, les chancelleries...). Les OI vont
commencer à se développer, en même temps que se déroule le Congrès de
Vienne qui a amené à la création du Concert Européen en 1815. Le concert
européen n'est cependant pas encore une OI, mais une conférence
internationale qui est une réunion de plusieurs Etats qui ont des intérêts
communs et qui discutent des questions qui les concernent dans le cadre de
cette conférence, elle n'a pas de siège, de secrétariat permanent, mais peut se
réunir à intervalle régulier ; sans atteindre le stade d'OI, malgré le fait qu'il ait
consacré le multilatéralisme. Mais on considère que cette conférence a été à
l'origine de la création des OI dans la mesure où elle a initiée une nouvelle
forme d'interactions entre les Etats (la coopération).

Dans l'antiquité, Les amphictionies, première forme interétatique étaient des sortes de cités grecques qui
avaient la forme des Etats
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La géopolitique daterait aussi de cette époque la ou les pays essayaient d'étendre leur territoire et leur espace
d'extraction et d'autorité
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Une définition classique et commune des OI les représenterait comme des


institutions internationales crées par des accords entre Etats et dotées d'un
ensemble permanent d'organe s destinés à servir la cause de la coopération
internationale.

Les OI apparaissent aujourd’hui comme des acteurs du système international


actuel, aussi bien par leur nombre que par l'ensemble des domaines qu'elles
couvrent ; elles se présentent comme des entités quasi incontournables dans le
monde contemporain. Nous les qualifions d'acteurs des RI dans la mesure où
elles interviennent de nos jours à côté et au côté des Etats ; elles travaillent
avec les Etats, dans l'intérêt des Etats en question, et les assistent (à côté
comme acteurs libres et relativement autonomes. Aux côtés comme émanations
des États).

Ainsi, Progressivement se crée la première commission fluviale, la Commission


pour la Navigation sur le Rhin. Le premier problème à caractère Technique
justement était le partage des eaux. Cette commission fluviale nait réellement
en 1831. Cette commission est une institution qui dispose d'un secrétariat
permanent réduit et qui se donne des objectifs de facilitation des transactions
le long du Rhin. Après cette première commission fluviale, on voit apparaitre
d'autres commissions fluviales, notamment la commission pour la navigation
sur le Danube, en 1856, et celle sur le fleuve Pô., ou encore l'Escaut.

La deuxième moitié du 19ème siècle (après la révolution industrielle) voit


apparaitre des unions administratives, qui sont des institutions qui ont pour
objectif l'organisation de l'exploitation de certaines technologies de bases ou
des innovations de cette époque (Union Générale des Postes en 1874 devenue
Union Postale Universelle par la suite, installée à Berne, l'Union
Télégraphique Universelle née en 1856, l'Union pour la Protection de la
Propriété Industrielle créée en 1883, l'Union pour la Protection de la
Propriété Littéraire et Artistique créée en 1886, l'Union pour la Publication
des Tarifs Douaniers créée en 1890 etc..).

Les OI qui voient le jour au 19ème sont des organisations techniques (dans des
domaines précis3) ; les États ne pouvant exploiter tous seuls les inventions

Conférence de la Haye en 1899 où sont posées les bases du DIH et du droit ses conflits armés, et 1907, destinée à relever les
défis majeurs en Europe.
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technologiques, afin de réaliser des économies d'échelle, but purement


économique. Ces organisations n'ont pas un caractère politique développé,
mais un caractère économique, technique, culturel. Créées sous un double
impulsion, politique et technique, pour maximiser l'exploitation des nouvelles
technologies sur le plan international. On voit ainsi apparaitre des organisations
comme l'Office Central des Transports Internationaux en 1890, l'Institut
Agricole International en 1905, le Bureau International des Poids et
Mesures, en 1875.

Au début du 20eme siècle, on recense environ 45 organisations


gouvernementales. Pendant la guerre ce nombre va baisser pour atteindre le
nombre de 38 après la guerre. Les OI ainsi créées vont connaitre un essor après
la première guerre mondiale, début 20ème, en effet la première OI à vocation
universelle et à caractère général sera créé à la fin de la première guerre
mondiale le cadre des traités de Versailles; il s'agit de la SDN.

Le nombre des OI va alors augmenter considérablement après la création de la


SDN avec 80 OI. Mais la SDN (dont le siège était en SUISSE) créée sous
l'impulsion des USA (Wilson), présentait déjà des défauts congénitaux, et
beaucoup de membres se sont retirés de l'organisation (Allemagne, Russie,
etc.).

La création des nations unies en 1945, et la création d'institutions spécialisées


et d'organes subsidiaires, vont entrainer une floraison des OI entre 1945 et
196O où on est à 150... Après les indépendances africaines, le nombre
augmente, en 1970, avec 230 environ, 300 OI d'en les années 1980, 350 environ
au début des années 2000. Cette floraison après la deuxième guerre mondiale
s'explique par le regain des organisations, celles qui sont rattachées aux
Nations Unies, ceci du au régionalisme (pour amener les États à mutualiser
leurs moyens économiques) et aux succès du fonctionnalisme, le besoin d'une
coopération économique régionale, la défaillance du système de sécurité
collective (OTAN, OTAZ, pacte DE VARSOVIE, CTO).

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Aujourd'hui les OI sont des acteurs à part entière du système international, et


influencent les RI dans leurs différents secteurs d'évolution avec leurs différents
moyens: propres et générés par eux-mêmes, et ceux provenant des
contributions des États. Ils sont aujourd'hui des acteurs importants et de plus
en plus incontournables des RI. AUJOURD'HUI ce sont les OI qui prennent en
charge bon nombre de grands défis mondiaux : OMS pour la santé, OACI pour
l'aviation civile, etc. Rares sont aujourd'hui les secteurs d'activités qui ne sont
pas pris en charge par les OI, tant elles ont essaimé le système international.
Elles fournissent donc aux États leur référentiel en matière de politique
publique (si un pays veut établir une politique de santé, il devrait se référer aux
normes de l'OMS et certainement envisager un partenariat avec l'organisation en
question).

La multitude de traités, de systèmes et de forces de régulation sur la scène


internationale aujourd'hui émanent des OI, qui ont vraisemblablement une forte
capacité normative. De plus, les responsables de ces OI sont considérés, reçus et
accueillis comme des Chefs d'Etat; entourés des attentions et honneurs les plus
privilégiés. Les OI jouissent aujourd'hui de plus de crédibilité sur la scène
internationale ; l’exemple le plus frappant est le Groupe des 5 du Conseil de
Sécurité des Nations Unies.

Le champ des OI demeure un champ ouvert (de nouveaux enjeux, épidémies ou


épizooties etc. apparaissent progressivement dans les réalités vécues), entraînant
toujours les États à créer des OI. Il y'a une inertie propre aux OI, pour dire que
les OI ont un instinct de survie comme les individus ou encore les États, et
aujourd'hui très peu d'entre elles disparaissent.

Concernant les ONGs, ont en compte des dizaines de milliers; leur potentiel d
développement est particulièrement élevé.

Quelques exemples:

1)Le 14 août 2008: transfert d'autorité de la presqu'île de Bakassi au


Cameroun, cet heureux dénouement n'a été rendu possible que grâce à
l'intervention des nations unies, sur le plan juridique par l'arrêt rendu par la CIJ
le 10 octobre 2002 (organe des nations unies), sur le plan politique, le secrétaire
générale de l'ONU ( organe principal de l'ONU) a, par sa médiation et ses bon
offices, amené les deux Etats à signer en juin 2006 les accords de Green Tree
en vue de l'application de la décision rendue par la CIJ.
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2) En 2008 la FAO (institution spécialisée de l'ONU) a organisé à Rome un


sommet sur le problème de la crise alimentaire dans le monde, et a proposé
des solutions.

3) L'OMC, est aujourd'hui très présente dans le cadre de la libéralisation des


échanges internationaux.

4) La présence actuelle de l'ONUCI en côte d'ivoire, a en partie grâce à son


travail permis le bon déroulement des élections de novembre 2010.

Deux États ne forment pas une OI mais plutôt une institution bilatérale,
selon l'Union des Associations Internationales., qui dit qu'une OI concerne
au moins 3 pays.

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PREMIERE PARTIE : APPROCHE THEORIQUE DES OI

CHAPITRE 1: LA NATURE DES OI

Section 1 : Approche sémantique, définition de l'OI:

Le terme Organisation internationale englobe les termes « organisation »


d’une part, et « international » d’autre part.

Pour les juristes, une organisation est un groupe susceptible de


manifester d'une façon permanente une volonté juridiquement distincte de
celle de ses membres (cette définition sur deux éléments: la permanence et la
volonté propre de l'organisation qui est différente de celle de ses membres
pris individuellement). Cette manière de définir l'organisation va conduire à se
poser deux questions: quels sont les objectifs d'une organisation? Quels sont les
structures qui constituent l'organisation en question?

Une deuxième approche des sociologues et politologues définit une


organisation comme un agencement de rôles (distribution du pouvoir et des
rôles à l'intérieur de l'organisation) reposant sur un substrat matériel (statuts,
textes) et poursuivant la réalisation de fonctions manifestes ou spécifiques.

Les Organisations sont au moins de 2 nature: celles créées de manière


volontaire, et celles qui existent et remplissent des fonctions dans cet Etat
(l'armée par exemple, dont le fonctionnement est reçu par les différents acteurs
placés à différents rôles, ou encore).

Pourquoi international et non interétatique ? Parce que pendant


longtemps l'État a toujours été assimilé à la Nation. Une vision de l'État à
l'époque.

Selon le paradigme réaliste, n'est considéré comme international que


toutes formes d'interactions qui se déroulent entre les Etats ou les
représentants des gouvernements.

Selon le paradigme transnational, n'est considéré comme international que


toutes interactions qui dépassent les frontières des Etats, le cadre des
Nations. Suivant ce paradigme, les Relations Internationales (RI) sont
l'ensemble des flux qui traversent les frontières étatiques, que ces flux
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émanent des Etats, des groupes infra étatiques ou des individus. En clair, les
RI ne seront plus uniquement des relations entre les Etats que mais entre des
acteurs provenant de différents Etats (groupes, individus, firmes multinationales,
etc.).

Ainsi, suivant l'une ou l'autre optique, la définition d'une OI sera


différente

La définition classique de l’OI est inspirée du paradigme réaliste: au


sens classique, l’OI se définit comme une association d’Etats établie par
rapports entre eux, dotée d’un appareil permanent d’organes, jouissant de
la personnalité juridique, et chargée de poursuivre la réalisation d’objectifs
d’intérêt commun par une coopération entre ces Etats.

La définition de l’OI au sens large : elle s’inspire du paradigme


transnational, l’OI s’entend alors au sens large d’une association d’acteurs
provenant de plusieurs pays, que ceux-ci soient des Etats, des représentants
d’Etats, des groupes ou des individus, dotée d’organes permanents en vue
de la poursuite de la réalisation d’objectifs d’intérêt commun et à but non
lucratif (ce qui les différencient des sociétés multinationales). Cette définition
englobe donc à la fois les OI gouvernementales et non gouvernementales.

Travail à Faire: quels sont les critères d’inclusion d’une organisation dans
l’annuaire de l’Union des Associations Internationales (UAI) et quel est le
nombre approximatif des organisations gouvernementales et non
gouvernementales qui sont en activités.

SECTION 2: Les caractéristiques des OI

Cette définition fait ressortir au moins 5 caractéristiques de l’OI au sens


classique :

• Le caractère interétatique : elle est constituée (au sens classique du terme)


des Etats. si un État ne remplit pas les caractères d'un État, on ne parle pas
d'OI; mais avec des exceptions dans le cas de la SDN et certains dominions
qui en étaient membres, ou encore la RASD à l'OUA et l'UA. Pour les ONGs
c'est le caractère privé. Il se trouve des situations où les membres d'une OI
sont mixtes: l'OIT et la règle du tripartisme (patronat, travailleurs,
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État), à cause de la nature des questions débattues dans l'O., de même


l'ECOSOC de l'UA (dont les membres sont de la société civile, des ONGs
et même des structures entrepreneuriales privées).

• Le caractère volontariste : l’OI est une institution basée sur la volonté


des Etats, volonté qui s’exprime par le fait que l’OI nait de l’accord entre
Etats, et un accord (ratification de cet accord, qui suppose des négociations,
ratification, puis un accord signé entre les États, puis ratification par le
Parlement ou le PR), la résultante de la volonté des différentes parties
prenantes. On n’en est pas même si l'on a clairement exprimé sa volonté d'y
adhérer.

• Le caractère permanent : une OI se caractérise par l’existence d’organes


permanents, organes qui se différencient des membres et qui traduit la
volonté des OI d’exister (l’existence de lieux physiques comme les sièges
des OI représente l’organisation en personne de façon permanente). le retrait
en est un caractère corollaire. Le caractère permanent réside aussi dans le
siège, les bâtiments, etc. Peut-être être aussi le virtuel. Distinction entre
Conférence Internationale comme le G20, G7, G77, etc. La CAPDAC
ancienne conférence devenue OI puis dissoute et redevenue Conférence
Islamique.

• La personnalité juridique : Les OI SONT DES MODALITES


D'INTERETATISMES, des sujets dérivés, selon Jean François
Guiyodis. elle est exprimée ou dérivée du caractère permanent dans le cadre
de l’acte constitutif de l’OI (certaines OI font souvent figurer la présence de
la personnalité juridique de celles-ci). l'OI est donc une réalité matérielle et
juridique. définie dans le caractère permanent article 104 CNU: l'OI jouit
sur le territoire de chacun des Etats membres, de la capacité juridique qui lui
est nécessaire pour exercer ses fonctions et atteindre ses buts. En tant
qu'acteur ses statuts lui donnent la capacité d'établir des relations avec
les autres acteurs du système international; donnant visibilité et
reconnaissance au plan international. Même si l’OI dans ses actes
n’affirme pas sa personnalité juridique, elle est quand même dotée d’une
personnalité juridique. La personnalité juridique de l’OI a quand même un
certains nombres de conséquences : elle lui donne la capacité de pouvoir
ester en justice, défendre les intérêts de ses agents devant la Cour
Internationale de Justice ; elle lui permet également d’acquérir des biens
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(meubles et immeubles) en son nom ; elle lui permet aussi de pouvoir


négocier des accords internationaux ; elle lui permet aussi de jouir du droit
de légation, légation active (capacité d’envoyer des représentants auprès
des Etats) et passive (recevoir des représentants permanent des Etats au sein
de l’OI). Avis consultatif CIJ du 11_04_1949, affaire Bernadotte:
personnalité juridique fonctionnelle (comme attribut intrinsèque de
l'organisation; cette personnalité lui permet de remplir pleinement ses
fonctions.)

NB: parce qu'elle a une personnalité juridique, l'OI est dotée de capacités qui
lui permettent d'exercer certains droits et obligations, elle peut bénéficier d'une
autonomie financière ou budgétaire (mobiliser des fonds par exemples), de
bénéficier de privilèges et immunités, et d'entretenir des relations avec les États
membres, mais aussi voir sa responsabilité internationale engagée du fait d'un
comportement illicite qui lui serait imputable.

• Le treaty making power résulte également de cette personnalité juridique,


celui de signer et négocier des traités. affaire Nzo Ekàngaki

• L’objectif ou la fonction générale de coopération : l’OI est un instrument


de coopération entre les mains des membres, c’est la principale motivation
qui pousse les Etats à créer les OI (créer un lieu où s’organise la
coopération, et les OI sont donc ces lieux de coopérations.) Les entités que
sont les Etats mettent donc en commun des moyens pour favoriser cette
coopération, mais ces Etats restent cependant souverains.

SECTION 3: La classification des OI

A. La classification comme mode de connaissance

Pourquoi étudier la classification des objets en sciences sociales?

La typologie des OI concerne avant tout les OI gouvernementales. La


classification représente sur le plan de la connaissance un niveau intermédiaire
(d'accès à la connaissance) entre la description et l’explication, Guy Rocher
dit qu'en sociologie il y'a le mode de connaissance par la classification qui
permet de mettre de l'ordre dans l'objet d'étude et donc de mieux le connaitre
(un des autres modes consiste en l'analyse ; mais la classification n'est pas à
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négliger). La classification demeure un mode majeur d'étude en biologie


végétale (taxonomie). Selon Madeleine Gravitz., une des premières étapes
dans les sciences naturelles a consisté à classer les animaux et les végétaux en
genre et en type en fonction de leurs caractéristiques. Les sciences sociales qui
sont survenues après les sciences naturelles devaient aussi arriver à ce niveau de
classification (ordonner).

Les critères pour classer les OI varient selon les auteurs, mais en réalité ces
critères (3) varient surtout dans leur désignation ou dans leur appellation.

B. Les critères de classification et les classifications à un critère

1- L'ampleur de l’OI :

On a à l’esprit l’ensemble des membres qui forment l’OI en question, et


ce critère de la composition renvoie donc au degré d'ouverture de l’OI,
certains auteurs utilisent le terme « ampleur », d’autres de « couverture
géographique ». La composition de l’OI peut être internationale (ouverte a
quelques membres (acteurs) de la communauté internationale : organisations
régionales), universelle (ouverte à tous les membres (acteurs) de la
communauté internationale). On a donc d'un côté les organisations
Universelles (appelée à admettre tout le monde, reposant sur l
<inclusion> selon Michel Virally), et les OI régionales (qui reposent
sur le principe de l'exclusion. Mais ce mode de classification est limitatif,
pour le cas de l'OPEP par exemple (membre qui viennent de tous les
continents, mais tout le monde n'y est pas admis). Donc la région n'est pas
forcément géographique, mais idéologique, ou économique (OPEP). La
compréhension du concept de région ici doit être abordée dans un sens plus
large que le pan géographique.

La présence d’intérêts économiques, stratégiques, culturels ou


communs peuvent amener les Etats qui ne sont pas géographiquement proches à
se regrouper et à former une organisation dans laquelle la participation est
restreinte.

Ce critère laisse la place au chevauchement, il ne permet pas vraiment de


distinguer les organisations régionales et universelles, c’est ainsi que la
distinction entre organisation globale et organisation partielles de Michel G.
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a été faite. D’autres auteurs ont jugé bon d’utiliser le terme « participation », on
distingue alors les organisations à participation limitée (restreintes) et les
organisations à participation illimitée (ouvertes)

2- La fonction de l’OI ou son objet :

Ce critère est souvent désigné comme l’objet de l’OI, il permet de


distinguer les OI qui embrassent tous les domaines de coopération possible
entre les membres de celles qui se limitent à un champ d’activité spécifique.
Dans le cas où la fonction est indifférenciée, nous sommes en présence
d’organisations générales ou politiques (embrassant tous les domaines de
coopération possible entre les membres: ONU, UA, etc.) et dans le cas où la
fonction est spécifique, nous avons à faire à des organisations spécialisées ou
techniques (l'OCDE par exemple). L’ONU est par exemple considérée
comme une organisation générale (politique), car elle s’occupe
pratiquement de tous les domaines de coopération possible entre les Etats
membres. Ce qui n’est pas le cas de l’OMS par exemple dont l’action ne
concerne que les questions de santé dans le monde (c’est une organisation
technique). CSCE (Convention de Helsinki) prédécesseur de l'OSCE (Charte de
Paris).

Travail à Faire : Étudier l'OCDE.

3- Les pouvoirs de l’OI ou sa compétence :

Ce critère est beaucoup plus poreux que les deux premiers car il
permet beaucoup d’interférences entre les OI; suivant ce critère, on peut
distinguer au moins 3 types d’organisations :

a) Les organisations de coopération interétatique : elles se chargent de


diffuser les infos, de mener les études et de mettre en place un cadre
d’harmonisation des Etats membres. OHADA

b) Les organisations opérationnelles ou exécutives : organisations qui


disposent de pouvoir de contrôle. Le caractère permanent dont les
décisions sont orientées sur terrain. FMI

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c) Les organisations normatives : qui ont le pouvoir de créer des normes


internationales ou universelles, pour orienter les comportements des
États-membres

d) Les organisations supranationales dont les décisions s'appliquent


automatiquement dans les États-membres.

Les OI partagent ces différents pouvoirs, il est donc difficile de classer les
OI rigoureusement ou exclusivement dans l’une ou l’autre des catégories.
C’est le pourcentage d’action (selon le critère du pouvoir) consultatives (la
majorité) qui permet de classer donc une OI dans une catégorie (exemple : une
OI fait 70% de ses actions sur le pouvoir normatif, elle est donc
principalement une organisation normative).

On a aussi par ailleurs le critère de coordination ou de subordination : suivant


ce critère on distingue les organisations de coopérations des organisations
supranationales. Ce critère est un instrument conceptuel intellectuel permettant
de faire un peu de lumière sur le paysage complexe des OI.

C. La classification à deux critères

Les classifications à un critère restent donc limitées du fait qu’elles


n’établissent pas de cloisonnements définitifs entre les OI. Non seulement il y a
perméabilité à l’intérieur d’un même critère mais aussi entre différents
critères. C’est ce qui a poussé Harold Jacobson à proposer une classification
qui prenne en compte deux critères (la fonction et l'ampleur).

PARTICIPATION Organisations régionales Organisations régionales


LIMITEE techniques (participation politiques (participation
limitée+ fonctions limitée+ fonctions
spécifiques) indifférenciées)

COMIFAC, CEEAC UA, UE, ALENA

PARTICIPATION Organisations universelles Organisations universelles


ILLIMITEE techniques (participation politiques (participation
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illimitée+ fonctions illimitée+ fonctions


spécifiques) OM OIT FMI indifférenciées)
FAO, OACI
ONU, OCI

! Les OI comme acteurs du système international : 

(Lire Bagat Korany in Analyse de la politique internationale).

Les OI comme acteurs de ce système implique qu’elles ont une relative


autonomie et sont capables d’influencer les autres acteurs du système
international. Les OI sont des émanations de la volonté des Etats et sont des
acteurs différents de ceux qui les composent (si le conseil de sécurité de l’ONU
prend une décision elle n’est pas par exemple imputable à la France ou aux
USA, mais a l’entité qu’est l’ONU).

 Le processus de prise de décisions des OI est un processus qui leur est


propre, les membres interviennent dans ce processus, surtout quand il
s’agit d’organes intergouvernementaux.

 Les OI disposent aussi de la capacité de négocier des traités : les OI


disposent de ressources qui leurs sont fournis par leurs membres sous
forme de contributions, contributions qui une fois remise aux OI sont à
leur disposition et utilisées conformément à la politique des OI en
question.

 Les OI ont une personnalité juridique qui est en général rattachée à


l’Etat dans lequel elles ont été créées.

Les fonctions des OI dans le système international :

Le rôle et fonction des OI

Au-delà de la fonction de coopération, elles jouent d'autres rôles sur la scène


internationale:

 La fonction de légitimation : c’est le fait pour les OI de rendre


acceptable à l’ensemble de la communauté internationale, certaines
notions, idées, voir idéologies et certaines entités (c’est donner un droit
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de cité. Dans la légitimation des idées on peut par exemple prendre


l’exemple du concept du changement climatique qui aujourd’hui à
travers l’action de l’ONU est admis de tous.

 Fonction de contrôle dans le système internationale : ce contrôle est


beaucoup plus strict quand il s’agit des OI à caractère technique
(exemple de l’OMS pour le contrôle important dans le domaine de la
santé).

 Fonctions de négociations des accords de toute nature, les OI sont le lieu


de la diplomatie multilatérale

 Fonction d’information : les OI rassemblent les informations à travers le


monde entier et les rediffusent au sein de leurs membres, des
informations sur les questions les concernant: rapports d'étude, qui
permet d'améliorer leur compétitivité. Cette information peut influencer le
comportement des acteurs. Climat de coopération et traitement éclairé
des questions communes.

 Création des normes, contribuant ainsi au développement du droit


international régional et mondial

 Régulation des tensions internationales par les débats, concertations,


diminuant ainsi le nombre de tensions existant dans la société
internationale.

 Fonction de socialisation : dans la mesure où elles contribuent à


reprendre dans le monde des perceptions qui sont communes à l’ensemble
du système international (conventions et normes). Les OI sont des agents
de socialisation du système, contribuant ainsi à la mondialisation
(pensée unique par exemple en finance, respect des droits de l'individu,
état de droit);la socialisation amène les états à s'intégrer à la vie
internationale, à s'intégrer avec les autres.

 Fonction de pacification du système internationale (réduction des


tensions)  : grâce notamment à l’existence de mécanismes juridictionnels
(CPI etc.)

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Les OI exercent une influence qui varie en fonction des acteurs avec
lesquels elles sont en interactions, elles exercent le maximum d’influence
dans les pays pauvres, faibles, peu puissant.

CHAPITRE 2: STRUCTURE ET POUVOIRS DES OI

Section 1 : Création, transformation et disparition des OI

Toute OI a pour base juridique un accord international, c’est cet acte


de droit international qui donne naissance à l’OI: les statuts, conventions,
accords, traités, constitution, charte, résolutions, accords spéciaux, règlements,
protocoles, pactes, etc. Il s’agit d’actes multilatéraux préparés et signés par
plusieurs Etats. Ce sont donc des actes internationaux qui ont pour objet la
création, voire le développement des relations de coopération entre sujets de
droit international public, à travers la création d’une nouvelle entité dotée d’un
ensemble d’organes propres à l’OI en question. Ce traité peut être dénommé
Pacte (SDN), Statut (Conseil de l'Europe), Constitution (OIT), etc., tous des
accords entre parties prenantes. La nature constitutionnelle du Traité ou du Pacte
entraine une hiérarchie parmi les conventions qui peuvent être signées par les
États-membres d'une OI.

Certaines OI peuvent être créées par les résolutions d’autres OI, et même si
elles bénéficient du statut de quasi-organisations, elles demeurent des
organisations subsidiaires à ces organisations; l'OPEP créée suite à une
résolution de la Ligue des États arabes.

A. Exemple de la création de l’ONU :

La création de l’ONU est particulièrement complexe et longue dans le temps,


deux auteurs ont étudié dans le détail la création de l’ONU, il s’agit de Inis
Claude et Jean Maurice de Housse.

Selon Jean Maurice de Housse, la genèse de l’ONU se décline en trois phases :

 La phase déclaratoire (prise d’initiative)

 La phase préparatoire (consultation et élaboration d’un projet)

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 La phase créatrice proprement dite (phase de négociation proprement


dite)

- La phase déclaratoire : cette phase commence en 1941 avec ce qu’on a


appelé la charte de l’atlantique (un document qui a été signé entre
Roosevelt et Churchill, qui se sont retrouvés en Aout de la même année;
les deux hommes discutent et posent déjà les conditions du monde de
l’après-guerre, sans imaginer que la guerre durera encore 4 ans. Ce
document est considéré comme une véritable charte en 8 principes de la
démocratie internationale. Après l’entrée en guerre des USA, la charte
de l’atlantique a été reprise et légèrement modifiée et a été appelée
Déclaration des Nations Unies (appellation suggérée par Roosevelt et
signée en 1942) qui devint le Pacte de la grande alliance).
- La phase préparatoire : elle est constituée par l’ensemble des
rencontres, conférences, concertations qui se sont déroulées entre les
membres de la grande alliance en marge des opérations militaires et qui
ont visé à la mise sur pied d’institutions de coopération après la fin de
la guerre. Cette phase a consisté elle-même en deux approches :
o Une approche technique : plusieurs réunions techniques ce sont
tenues à partir de 1943, la première était la conférence des nations
unies pour l’alimentation et l’agriculture en Virginie ; en novembre
1943 à Washington a créé l’administration des nations unies pour
l’aide et la reconstruction (UNHRA) ; la déclaration de
Philadelphie en mai 1944, elle avait pour objectif de relancer
l’organisation internationale du travail qui avait survécu à
l’effondrement de la SDN en 1940 ; la conférence de Bretton
Woods en juillet 1944 et elle avait pour but d’assurer la stabilité des
échanges dans l’après-guerre et d’aider au développement
économique ; la conférence de Chicago en novembre 1944, au
cours de laquelle les Etats ont adopté une nouvelle convention
internationale de l’aviation civile qui remplaçait celle de Paris de
1928, elle a permis la création de l’OACI. Cette approche a permis
la création de plusieurs grandes organisations et a permis la
consolidation et la relance de l’OIT.
o Une approche politique : elle a commencé avec la mission que le
ministre des affaires étrangères du royaume uni a effectué aux USA
en 1943, il s’est rendu aux USA avec un projet de structuration de
Par le Professeur Laurent ZANG
17
Cours d’Organisations Internationales

la communauté internationale après la guerre, les britanniques


prônaient donc un système de pactes régionaux regroupés
néanmoins dans un pacte unique. Les USA marquèrent leur
préférence pour une organisation universelle pouvant rencontrer des
politiques aux Etats. Par la suite il y a eu de Moscou qui prévoyait
que les Etats signataires devaient se consulter pour la création d’un
système de sécurité générale reposant sur l’égalité de tous les Etats
souverains. Ensuite, il y a eu la conférence de TEHERAN où il est
proposé la création d’un organe à trois niveaux. En 1944, Cordell
Mull incite ses alliés pour des conversations quadripartites.
- La conférence de Yalta en 1945 : elle n’a pas été que consacrée qu’a la
création d’une OI, l’accord s’est fait sur le droit de véto qui fut adopté
comme mode d’expression ( pouvoir de bloquer quand il Ya désaccord)
dans le conseil de sécurité et deux républiques de l’ancienne URSS furent
acceptée dans le conseil de sécurité de l’ONU ( la Biélorussie et
l’Ukraine) au nom de l’argument selon lequel ces deux patries avaient
payé un lourd tribu pendant la guerre, les soviétiques réussirent donc à
faire accepter leur adhésion au conseil de sécurité.
- La phase créatrice : faire des recherches sur la conférence de San
Francisco 12-04-1945 et Dumbarton Hoaks

L’ONUUD a été créée comme une conférence internationale comme la


CNUCED. Petit à petit son statut est passé d'organe subsidiaire des NU comme
institution spécialisée. Il lui fallait donc un traité, qui fut signé en 1983.

B. Les révisions ou les transformations des OI

Elles se font toujours dans un contexte particulier. Les États fondateurs les
dotent d'objectifs et partant d'organes différents d'une OI à une autre. Dans
l'histoire, des circonstances politiques et historiques ont amené les États à
remplacer les OI existantes par de nouvelles. Cas de la décolonisation en
Afrique: elle fut pour le continent africain l'apparition de nouveaux États
indépendants sur la scène internationale. En ce qui concerne les relations entre
les objectifs des organisations prédécesseurs et successeurs, nous partons du
postulat selon lequel une transformation est d'abord le résultat d'une volonté
politique des États qui tendent à mettre en place un nouveau système d'actions

Par le Professeur Laurent ZANG


18
Cours d’Organisations Internationales

concertées en vue d'atteindre des objectifs communs. Ces objectifs communs


sont l'expression de la prise de conscience des besoins collectivement ressentis
par plusieurs états qui désirent les satisfaire.

Des aménagements effectués suite à l’admission de nouveaux membres


dans une OI. En général les OI sont ouvertes, elles sont accessibles à tous les
membres qui remplissent les conditions nécessaires. A l’entrée de nouveaux
membres, la structure des OI changent. La croissance des membres peut
cependant entrainer une transformation formelle, à cet effet pratiquement toutes
les OI prévoient dans leur acte constitutif prévoit un processus de
transformation.

L’organisation peut se modifier soit par des amendements, soit par une
révision. Généralement il est exigé une très forte majorité pour changer les
textes de l’organisation. La charte de l’ONU par exemple pour les amendements
une majorité de 2/3 des membres de l’assemblée générale et la ratification aux
2/3 des membres y compris tous les membres du conseil de révision (article 108
et 109 pour les révisions). Le Conseil de sécurité qui a fait passer le nombre des
membres de 11 à 15 par amendement. Depuis la création, il y'a eu moins d'une
dizaine d'amendements; il faut l'accord des cinq membres permanente du
Conseil de sécurité.

Les transformations prennent parfois la dimension du passage d’un type


d’organisation à un autre. Exemple de CSE crée en 1975 a été
fondamentalement transformé par la charte de Paris de 1990 qui créait OSCE.
UDE UDEAC OACM UCAMM

Ces transformations soulèvent le problème principal de la succession des OI (le


juge Range va en a parler). Ce genre de transformation passe par la révision ou
substitution d'un traité a un autre (Charte de l'OUA, Acte constitutif de l'UA).

C. La disparition des OI

Lola disparition des OI, peut se produire avec l’expiration du traité créant
l’organisation internationale en question. Les traités créant les OI ne fixent
cependant pas de durée de vie à l’organisation. Les OI peuvent alors disparaitre
avec le temps. Plusieurs cas de succession et disparition se sont produits depuis
la seconde guerre mondiale.

Par le Professeur Laurent ZANG


19
Cours d’Organisations Internationales

La disparition soulève le problème de l’ attribution de nouvelles fonctions


aux organisations qui lui succèdent, le sort du patrimoine (dettes notamment), le
sort du traité ou accords conclus par l’organisation, les droits des agents. Les
transferts de compétence et de patrimoine sont généralement effectués par des
conventions adoptées par les membres de la nouvelle organisation. Ou par des
résolutions adoptées par l'on qui procède à sa dissolution. Et ces difficultés
juridiques qui précédent la dis partition d'une OI sont dans certains cas c'est un
organe juridictionnel établi par l'organe successeur qui interviendra pour
trancher une difficulté persistante. C’est une commission de liquidation qui
s'occupe en général de la question du patrimoine.

En réalité la disparition des OI se fait dans les mêmes conditions que la


disparition des traités, celle-ci est expressément contenu dans la convention de
Viennes de 1961. La disparition peut survenir soit par la volonté des parties ou
en raison de circonstances non prévues par le traité. La volonté des parties elle-
même est conditionnée par les buts poursuivis par un traité, si les buts ont été
atteint, il n’y a donc plus de raison d’avoir le traité entre les parties.

Il peut aussi cependant arriver que les parties prenantes au traité ne soient
plus satisfaites du fonctionnement de l’organisation dans ce cas elles peuvent
prononcer la dissolution de l’OI. Cependant la disparition des OI pose des
problèmes qu’on pourrait classer dans la catégorie de la liquidation. En effet
l’OI dispose de biens, emploie du personnel et donc la disparition de l’OI doit
donc s’accompagner de la résolution des questions liées à la liquidation et
généralement la solution retenue a consisté à créer au cours de la réunion
constatant la disparition de l’organisation, une instance chargée de s’occuper de
la liquidation ou de la succession de l’OI en général. En cas de liquidation l’OI
disparait complètement, alors qu’en cas de succession l’OI disparait et laisse la
place à une autre OI.

Exemple d’OI qui ont disparu avec le temps :

 La SDN
 Le pacte de Varsovie
 L’OCAM
 L’UDEAC
 CPJI devenue CIJ
Par le Professeur Laurent ZANG
20
Cours d’Organisations Internationales

 Le CSE devenue OSCE


 OUA devenue UA

L’OI est donc comme une entité vivante qui nait, qui grandit et qui peut être
amené à disparaitre. Mais les cas de disparition des OI sont peu nombreux car
souvent quand elles disparaissent, elles donnent naissances à d’autres
organisations. Exemple de la SDN qui a donné suite à l’ONU (les biens de la
SDN sont devenus ceux de l’ONU).

SECTION 2 : la participation à une OI

La composition ou participation renvoie à l’ensemble des membres qui


constituent l’OI et qui participent à son fonctionnement. Dans cette section, nous
nous intéressons au mode de participation à l’OI et à la qualité de membre de
l’OI. Dans un premier temps nous parlerons des modalités de participation et
dans un deuxième temps nous parlerons de la qualité des membres.

A. La participation 

Elle revêt essentiellement deux formes ou modalités :

 Soit plénière : le membré jouit de tous les droits e l'OI

 Soit restreinte et limitée: membre associé ne jouit pas de tous les


droits de l'organisation. Ça peut être un début à l'accès au statut de
membre. Membre observateur (État, OI, ou ONG) suit les activités de
l'organisation suit mais n'a pas droit à la parole.

En règle générale, seuls les Etats peuvent jouir de la participation plénière


à une OI, ils jouissent alors de tous les droits et remplissent toutes les
obligations de l’OI en question et on les reconnait comme des membres à part
entière de l’organisation. A côté des membres à part entière, certaines OI
associent à leurs travaux des acteurs à qui ne sont pas reconnus tous les droits de
membres. Ça peut être soit des membres associés, soit des observateurs.

Par le Professeur Laurent ZANG


21
Cours d’Organisations Internationales

Travail à Faire : La qualité des membres observateurs dans l’organisation de


l’UA ou l’OUA à chercher

Les Etats-membres à part entière jouissent de tous les droits et les


obligations de l’OI en question. A côté des membres à part entière certaines
organisations associent à leurs travaux des acteurs a qui ne sont pas reconnus
tous les pouvoirs de membres, ils peuvent soit être des observateurs soit des
membres associés. La différence essentielle c’est que les membres associés sont
des Etats ou des acteurs qui sont fortement intéressés par la vie de l’organisation
et qui aspirent à en devenir membre. Le statut d’associé peut cependant être
négocié et revêtir une certaine permanence (on n’aspire pas toujours à devenir
membre) c’est le cas des Etats africains et Malgache associés à la CEE.

Le statut d’observateur quant à lui permet au détenteur de cette qualité de


suivre les travaux, les débats de l’organisation mais sans droit de vote ou
pouvoir de décision. Les observateurs ne sont autorisés à prendre la parole que
pour les questions relevant de leur domaine de compétence. Et cette prise de
parole est très règlementée. Il faut dire aussi que ce statut n’est pas négligeable
car il peut conférer une certaine légitimité à ses bénéficiaires. Cette légitimité
leur conférait une audience accrue tant sur le plan national qu’international. Et
dans les contextes où dans un pays il y avait des conflits entre mouvements, le
statut d’observateur a favorisé la victoire de tel ou tel mouvement en lui
accordant sa reconnaissance. Ce statut d’observateur peut entrainer des
obligations importantes pour les pays membres à part entière de l’organisation,
c’est l’exemple de l’OLP (Organisation pour la Libération de la Palestine) qui
jouit du statut d’observateur auprès de l’ONU et les membres qui abritent les
sièges des OI ont l’obligation de laisser entrer dans leur territoire les
observateurs pour qu’ils participent aux activités de l’OI.

Les OI peuvent s’octroyer mutuellement le statut d’observateur, mais ce


statut va un peu plus loin que celui des observateurs habituels car ces OI
jouissent d’un statut consultatif.

SECTION 3 : la qualité de membre d’une OI

Deux démarches:

Par le Professeur Laurent ZANG


22
Cours d’Organisations Internationales

 Soit on participe à la création de l’OI et on en devient un membre


fondateur

 Soit l’acteur adhère à l’acte constitutif et devient de ce fait membre de


l’OI.

Chaque acte constitutif définit les conditions d’adhésions des nouveaux


membres. Pour être admis à l’ONU par exemple, il faut remplir des conditions
de fonds et de formes qui sont indiqués dans l’article 4 de la charte des nations
unies :

 Être un Etat pacifique ;


 Accepter les obligations contenues dans la charte (en ratifiant) ;
 Être disposé et de remplir ses obligations ;
 Décision de l'AG sur recommandation du CSNU ;
 Il faut une majorité des 2/3 pour que l'AG prenne des décisions
l'accord de tous les membres du CSNU.
Année d’adhésion aux Nations Unies : Portugal, Espagne et Italie 1955 ;
Bulgarie Roumanie la même année. Les USA ont utilisé le Veto pour éviter que
les pays du bloc de l'est n'y entrent pas; parallèlement l'URSS par rapport aux
États occidentaux. Après la petite détente à partir de 1953 (mort de Staline) que
les choses vont s'améliorer. La Chine a demandé l'adhésion à l'ONU de 1949 à
1971. Beaucoup d'États ont été bloqués ainsi. Ce n'est qu'avec le
rapprochement entre les deux États que la Chine a pu y adhérer (Diplomatie du
Ping pong(.

En général il n'y pas de réserves possible aux Conventions et traites des


OI. Les membres en ont donc ainsi l'on obligation d ratifier tous les
amendements et modifications.

Travail à Faire : Le retrait du Maroc de l'OUA par le Proofesseur Maurice


KAMTO (lecture)

 Droits et devoirs d'un membre d'une OI

Par le Professeur Laurent ZANG


23
Cours d’Organisations Internationales

 Le droit de vote : ce droit de vote est définit par les organisations


internationales dans les textes constitutifs de ceux-ci.

 Le droit de participer aux délibérations de l’OI en question.

 Le droit de faire partie de l’organe exécutif.

 Le droit d’arrêter les programmes et les prévisions budgétaires.

 Le droit aux différentes prestations offertes par l’OI.

 Le droit à participer à l’activité normative de l’organisation.

 Le droit de retrait (faculté qui est offerte à tous membres de l’OI de la


quitter s’il juge bon de le faire, certaines OI prévoient ce droit dans leurs
textes et d’autres non, mais ce droit est considéré comme un droit
intrinsèque dans toutes les OI).

 L’obligation des membres :

 Obligation d’accepter de ratifier l’acte constitutif de l’organisation

 Obligation de communiquer à l’OI toutes les informations dont elle a


besoin (l’OI).

 Obligation d’octroyer un statut juridique à l’organisation et d’accorder


les privilèges et immunités aux agents travaillant pour le compte de
l’organisation, dans le cadre des accords de siège

 Obligation de rendre compte des mesures prises en exécution des


décisions de l’organisation internationale.

 Obligation par les membres de verser leur contribution financière pour


le fonctionnement de l’organisation.

 Obligation pour les membres de se soumettre au contrôle express de


l’organisation.

 La perte de qualité de membre de l’organisation :

 De manière temporaire : par la suspension, pour raison de non-respect


des obligations en général, (l’exclusion est généralement prévue dans les
Par le Professeur Laurent ZANG
24
Cours d’Organisations Internationales

textes constitutifs des OI). C'est une sanction lorsqu'un membre ne remplit
pas les obligations de l'OI. En cas de non cotisation par exemples. La
suspension peut être partielle (le membre continue de participer à
certaines activités et exclus pour les bénéfices de certaines activités ou
son droit de vote lui est retiré). La suspension totale consiste à stopper
pour un certain temps toutes formes de participation aux activités de l’OI.

 De manière définitive : par l’exclusion ou par le retrait du membre de


l’organisation. L’exclusion est le fait de l’organisation elle-même et le
texte prévoit cette exclusion ainsi que la procédure d’exclusion (une
période de 6 à 1 an est requise pour que l’exclusion soit définitive, et dans
cette période le membre continue à exercer ses activités au sein de
l’organisation). Cette procédure est évitée autant que possible; persuasion,
négociation, etc.

On ne se retiré pas d'une OI du jour au lendemain. Comme le Maroc l'a fait pour
l'OUA. Il y'a un certain nombre d'obligations à respecter. L'USA retrait de
l'UNESCO et de l'OIT'(question de la politisation des OI (1977-1980).

SECTION 3 : Les organes des Organisations Internationales

Par organe d’une OI, il faut entendre un des rouages qui constitue l’OI;
ou des éléments à travers lesquels l'OI exprime sa volonté juridique et y
agit. Un organe est un individu (uni personnel) ou un groupe d’individus
(collectif) dont l’activité ou la volonté juridiquement imputée par l’ordre
juridique international ou lui-même à travers lesquels l'OI s'exprime, agit et se
projette sur la scène internationale. Cette définition met l’accent sur la
compétence, mais surtout sur l’action de l’organe de l’OI. L’organe est aussi le
terme désignant la collectivité ou l’individu qui en exerçant une fonction
exprime la volonté ou accomplit l’action qui juridiquement est celle d’une
OI. L’organe exerce à l’intérieur de l’organisation une fonction (c’est une
structure ou une sous structure de l’OI) qui concoure à l’épanouissement du tout
qu’est l’OI. L’ensemble des organes agencés suivant un certain ordre
hiérarchique est représenté à travers un organigramme. On se pose la question
de savoir s’il y a un schéma type de la structure des OI. La réponse est qu’il n’y
Par le Professeur Laurent ZANG
25
Cours d’Organisations Internationales

a pas de schéma fixe, tout dépend de la volonté des Etats membres qui est
influencée par deux forces essentielles : la ou les fonctions confiées à l’OI, et les
intérêts des pays fondateurs. Plus les fonctions sont complexes, plus la structure
de l’OI sera elle-même complexe. On a évolué d’une structure binaire à une
structure tripartite à des structures plus complexes où se retrouvent toujours des
éléments des structures tripartites.

La deuxième question est de savoir quels sont les catégories d’organes qui
se retrouvent dans les OI : le mode de création des organes des OI fournit le
premier critère de classification d’ordre formel des organes des OI et suivant
donc ce critère du mode de création, on distingue deux types d’organes : les
organes principaux d’une part et les organes subsidiaires d’autre part.

A. Les types d'organes

Les organes principaux sont créés par la convention de base de chaque


organisation, ils y sont généralement énumérés et leurs fonctions décrites. Les
organes principaux de l’ONU sont : l’AG, le conseil de sécurité, le conseil de
tutelle, le conseil économique et social, la cour internationale de justice, le
secrétariat général.

Quant aux organes subsidiaires, ils sont créés en fonction des besoins et
des nécessités par les organes principaux conformément à la convention de
base. La création d’organes subsidiaires permet à l’ONU de s’acquitter de ses
missions premières. L’article 22 de la Charte des Nations Unies prévoit que
l’AG peut créer des organes subsidiaires qu’elle juge nécessaire pour le
fonctionnement de l’organisation, l’article 29 prévoir que le conseil de
sécurité en fasse autant. Exemples : le CNUCED (Conférence des Nations
Unies sur le Commerce et le Développement) et le PNUD.

Suivant la nature des fonctions, on peut distinguer les organes de


délibérations et les organes administratifs. Les organes de délibérations sont
des organes dans lesquels sont prises des décisions après des débats tandis que
les organes administratifs sont des organes de gestions administratives.

Cette typologie aussi dépend de la qualité des membres qui constituent


cet organe (organes intergouvernementaux: dont les membres des sont les États;
les organes membres dont les membres agissent et parlent au nom de

Par le Professeur Laurent ZANG


26
Cours d’Organisations Internationales

l'organisation.). Selon la classification des organes, on distingue les organes


intergouvernementaux et les organes intégrés.

Les organes intergouvernementaux sont composés des Etats, une


définition de Virally parlant des Hommes qui constituent les organes
intergouvernementaux « les hommes qui opèrent dans leurs cadres sont des
représentants de ces Etats agissants sur instructions des gouvernements qui les
ont désignés, ils n’expriment pas leur volonté propre mais de celles du
gouvernement dont ils tiennent leur pouvoir et ceci dans la limite de ces
pouvoirs, engagent l’Etat dont ils occupent le siège par leur déclaration ou par
leur vote ». Les représentants d’Etats peuvent être des diplomates, des
techniciens, des fonctionnaires au nom du pays qui les désignent. Ils sont
charges d'élire les responsables des organes restreints, et des hauts
fonctionnaires, d'adopter le budget de l'Organisation., l'admission et l'exclusion
des autres membres de l'OI. Les représentants d’Etats peuvent être des
diplomates, des techniciens, des fonctionnaires au nom du pays qui les désignent
et qui doivent suivre les instructions de 'leur État d’envoi (diplomatie
multilatérale).

Les organes intergouvernementaux se divisent en deux groupes, les organes


pléniers et organes restreints.

Par le Professeur Laurent ZANG


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Cours d’Organisations Internationales

Les organes pléniers : Ils permettent à tous les membres de participer au débat et à la
prise de décision au sein de l’organisation en question. Ils sont parfois qualifiés
d’organes démocratiques. Chaque Etat dispose d’une voix et dans ces organes, le vote
est égalitaire au sein des organes pléniers. Il arrive que le vote soit pondéré (type de vote
dans lequel on attribue à chaque membre un nombre de voix correspondant à son
importance, à son poids au sein de l’organisation et le poids dépend en général de la
contribution du membre en question au budget de l’organisation. Les organes pléniers.
Ce sont les organes suprêmes-les plus élevés-des OI, et ceux qui arrêtent la politique De
l'OI, discutent de toutes les questions se rapportant à la vie de l'OI. Ce sont ceux où
s'exerce le pouvoir ou la fonction de débattre de questions internationales entre les
membres. Alors que les organes pléniers affirment l’égalité souveraine de tous les
membres (petits et grands), les organes restreints restaurent aux grands Etats, leur
statut politique, on dit alors de ces organes qu’ils instaurent une inégalité compensatrice.
On y retrouve tous les membres de l'OI. Ici les membres organisés en commissions. Les
6 commissions de l'AGNU par exemple, afin. De mieux étudier les différentes questions
mises à l'ordre du jour. Décisions prises à l’unanimité (Majorité qualifiée définie dans
les te textes, majorité absolu N+1/2 majorité absolue, le plus grand nombre de voix.) ou
par consensus (système de décision sans vote où le silence général traduit l'absence
d'objection dirimante (qui empêche de manière absolue) de la part des États-membres et
autorisé l'adoption du texte. Ils permettent à tous les membres de participer au débat et
à la prise de décision au sein de l’organisation en question. Ils sont parfois qualifiés
d’organes démocratiques. Chaque Etat dispose d’une voix et dans ces organes, le vote
est égalitaire au sein des organes pléniers. Il arrive que le vote soit pondéré (type de vote
dans lequel on attribue à chaque membre un nombre de voix correspondant à son
importance, à son poids au sein de l’organisation et le poids dépend en général de la
contribution du membre en question au budget de l’organisation.

Par le Professeur Laurent ZANG


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Cours d’Organisations Internationales

Les organes restreints. Pourquoi des organes intergouvernementaux restreints ? La


première réponse à cette question est que les effectifs pléthoriques des organes pléniers
ne permettent pas toujours l’examen en profondeur de certaines questions. Il devient
donc parfois utile de confier à un organe restreint la compétence d’examiner certaines
questions de la compétence de l’organisation. On n’y retrouve que quelques membres de
l'OI. Ils dérogent aux principes d'égalité souveraine des membres. Ils sont créés pour un
certain. On peut dire que la première raison justifiant l’existence des organes restreint
est la recherche de l’efficacité dans l’étude des problèmes dont traite les OI. La
deuxième raison est que les organes pléniers constitués des délégués des gouvernements
peuvent difficilement siéger en permanence or certaines fonctions de l’OI exigent
précisément une présence permanente des représentant des Etats qui seuls peuvent
prendre des décisions importantes. La création d’organes restreints permet donc ainsi
d’assurer la permanence au siège de l’OI. Il en est ainsi du conseil de sécurité par
exemple qui est organisé de manière à se réunir en permanence. La troisième raison
c’est que les organes restreints permettent à certains membres de retrouver au sein de
l’organisation un poids correspondant à leur puissance et d’y assumer des
responsabilités particulières (principe de l'inégalité compensatrice). Quatrièmement, la
technicité de certaines questions est telle que tous les membres ne peuvent pas
valablement participer à ces débats, il faut donc conférer aux membres dont la
compétence est reconnue le soin de les examiner. Ils fonctionnement plus ou moins de la
même manière que les organites intergouvernementaux. Les facteurs suivant lesquels les
membres sont inclus dans les organes restreints sont avant tout le pouvoir des Etats
membres sur la scène internationale, le rang sur le plan militaire, économique, sur le
plan culturel, la compétence ou l’expertise d’un membre dans un domaine donné, la
juste représentation géographique. La composition des organes restreints est fixée par
les statuts de l’OI et le mode de désignation aussi. Les membres de l’organe restreint
peuvent être nommément désignés dans l’acte constitutif, et d’autres peuvent être
désignés par leurs attributs ou par des critères objectifs. C’est le cas des principaux pays
marchands ou commerçants. Les textes constitutifs peuvent ainsi délimiter l’aire de
compétence d’un pays ou non. Ainsi, la compétence ou les compétences des Organes
Inter Gouvernementaux Restreints sont limités à des domaines précis. Cela peut être la
sécurité, l’économie, d’ordres techniques. Le mouvement de démocratisation des RI
initiée par les pays du tiers du monde a suscité de vives critiques contre les OIGR des
OI. Ainsi le conseil de sécurité reste au centre des controverses dans notre monde actuel.
 Les fonctions reconnues aux organes pléniers : Les organes pléniers sont
considérés comme les organes suprêmes de l’organisation, c’est eux
qui définissent la politique de l’OI. Ces organes pléniers jouissent d’un
pouvoir général au sein de l’OI. Cela passe par les nominations,
désignation des membres restreints etc. Ils assurent en outre des
fonctions générales. Dans le cadre de l’ONU, la fonction est résumée en
l’étude des principes de coopération et de maintenir la paix ainsi que la

Par le Professeur Laurent ZANG


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Cours d’Organisations Internationales

sécurité mondiale ainsi que les questions de désarmement. En résumé


c’est aux organes pléniers que revient la charge d’impulser la marche
de l’OI. Au sein de la CEEAC la conférence des chefs d'Etats est
chargée d’assurer la direction générale et du contrôle des fonctions au sein
de l’OI. Les organes pléniers élisent aussi les membres des organes et les
principaux dirigeants administratifs des OI, ils ont également en charge de
voter et examiner le budget de l’organisation. Ils sont donc les garants de
l’autorité morale de l’OI.

Package deal: méthode de marchandage où l'on doit s'entendre et faire des


compromis sur tout.

Les organes intégrés :

Ce sont des organes permanents dont les membres sont des individus
travaillant exclusivement pour le compte de l’organisation et tenu d’exercer
leur fonction à l’abri de toute influence extérieure. En fait on pourrait dire
que les organes intégrés sont la bureaucratie des OI ou la fonction publique
internationale. Leurs membres font partie intégrante de l’organisation, c’est
eux qui assurent l’existence permanente et le fonctionnement régulier de
l’organisation et qui représente symboliquement et physiquement celles-ci.
Ils sont animés par des fonctionnaires ou des agents internationaux. Ils
préparent les travaux des autre organes, et appliquent les décisions prises, ils
favorisent la recherche des solutions...Ce sont eux qui assurent la présence
physique des OI. Sans organe intégré, il n'y'a pas d'OI, nous restons dans le
cadre pur de la Conférence internationale. Secrétariat générale, bureau,
BIT (organe intégré de l'OI). Ce sont les administrations des OI. On
rencontre 4 types d’organes intégrés :

• Les organes administratifs : ils assurent les fonctions de secrétariats


intergouvernementaux des OI, des fonctions d’études, les fonctions de
gestion et les fonctions d’exécution. C’est pourquoi dans certaines
organisations on a parlé de secrétariat exécutif ou d’organe exécutif. Ces
organes suivent le modèle d’organisation hiérarchique de toutes les
administrations.

• Les organes judiciaires : ils sont composés de magistrats chargés de statuer


sur les problèmes qui leurs sont posés. C’est le cas de l’organisation de
Nations Unies
Par le Professeur Laurent ZANG
30
Cours d’Organisations Internationales

• Les organes militaires : qui remplissent les fonctions de maintien de sécurité


et de paix internationale

• Les organes techniques : ce sont des comités d’experts indépendants nommés


eux même par un organe intégré ou élu par un organe intergouvernemental
choisi en raison de leur compétence personnelle et chargé de se prononcer
sous leur propre responsabilité sur les questions qui leurs sont soumises.

Les fonctions des organes intégrés :

Leurs fonctions sont très variées

• , la première fonction c’est la fonction de permanence : assurer la liaison


entre les membres de l’OI et d’assurer la liaison entre les membres et l’OI
elle-même, et ceci se fait à travers des courriers et des lettres
d’informations.

• La deuxième fonction est d’être le garant et le promoteur de l’intérêt


commun.

• Les organes intégrés assurent également des fonctions d’études : éclairer


l’opinion publique, les membres sur les sujets relevant de la compétence de
l’OI. Et dans le cadre de ces études, une des fonctions est de rassembler des
données statistiques.

• Les organes intégrés sont également des organes de préparation des


décisions des OI.

• Les organes intégrés servent également de secrétariat des OIG et à ce titre


ils produisent des rapports et les PV, des OIG et ils assurent aussi l’archivage
des rapports et des PV de ces OIG (organismes inter gouvernementaux). Les
secrétariats des OI assurent également de fonctions opérationnelles dans ce
sens qu’ils agissent au nom de l’organisation avec des moyens qui sont ceux
de l’organisation. Ils assurent la gestion des intérêts communs et la gestion
financière de l’organisation.

Néanmoins il faut dire que les chefs des organes intégrés jouissent d’un
statut particulier, généralement ils sont considérés comme les plus hauts
fonctionnaires de l’OI (c’est ce qui est dit par exemple du SG de l’ONU) et à
ce titre, il est subordonné aux OIG. Mais au-delà du rôle administratif, il est
généralement reconnu dans certains actes constitutifs, des pouvoirs propres de
Par le Professeur Laurent ZANG
31
Cours d’Organisations Internationales

caractère politique au chef de l’exécutif. C’est ainsi qu’à l’article 99 de la


charte de l’ONU, il est clairement indiqué que le SG peut attirer l’attention du
conseil de sécurité sur toute situation qui d’après lui est de nature à menacer la
sécurité internationale. Ce qui montre que le SG n’est pas qu’un exécutant, il a
aussi un pouvoir d’appréciation et il peut donc de ce fait mettre en branle les
mécanismes de protection qui sont prévus dans la charte des nations unies.

Ceux qui travaillent dans le cadre des organes intégrés sont des
fonctionnaires internationaux.

 Les fonctionnaires internationaux

D’après la CIJ après l’affaire du compte Bernadotte, est considéré comme


agent international quiconque fonctionnaire rémunéré ou non employé à titre
permanent ou non, a été chargé par un organe de l’organisation d’exercer
ou d’aider à exercer l’une des fonctions de celles-ci bref toutes personnes
par qui l’organisation agit. Cette définition inclus les fonctionnaires
internationaux, les membres des forces armées, des consultants, des experts en
mission etc.

Suzanne Bastide «  est fonctionnaire international tout individus chargé par


les représentants de plusieurs Etats ou par un organisme agissant en leur nom
à la suite d’un accord interétatique et sous le contrôle des uns ou de l’autre
d’exercer en étant soumis à des règles juridiques spéciales d’une façon
continue et exclusive des fonctions dans l’intérêt de l’ensemble des Etats en
question. ».

Cette définition met en relief 4 éléments :

 Le fonctionnaire international est au service d’une administration


internationale qui ne dépend pas d’un Etat, mais d’un ensemble d’Etats
membres d’une OI. Il travaille pour la communauté internationale,
soumis à l'OI, avec le statut particulier le concernant

 Le fonctionnaire internationale agit pour la satisfaction des buts


poursuivis par l’OI en question.

 Le fonctionnaire international doit être indépendant.

 Le fonctionnaire international doit se consacrer entièrement à son


activité de fonction.
Par le Professeur Laurent ZANG
32
Cours d’Organisations Internationales

Le statut du fonctionnaire international :

Le statut du fonctionnaire international repose essentiellement de deux


caractéristiques : la permanence/service exclusif de l'organisation et
l’indépendance/neutralité et c’est surtout l’indépendance qui nous intéresse ici.
L’indépendance est rappelée dans les chartes constitutives des OI, nous avons la
charte de l’ONU comme exemple articles 100 et 101 «  les Etats membres de
l’ONU s’engagent à respecter le caractère international des fonctionnaires et à
ne pas être tenté de les influencer dans leurs fonctions », le fonctionnaire
international est un fonctionnaire indépendant de l’Etat dont il est originaire.
Le fonctionnaire ne doit pas faire de politique politicienne (juste la politique
de l'organisation pour laquelle il travaille). Aussi, l’article 9 de l’OIT et
l’article 6 de l’acte constitutif de l’UNESCO traitent de cette indépendance des
fonctionnaires internationaux. Cette indépendance est un moyen pour l’OI de
s’assurer de la loyauté de ses membres et c’est aussi un moyen qui permet de
faire en sorte que les fonctionnaires internationaux ne soient pas tiraillés entre
les intérêts des Etats. Cette indépendance est également garantie par le mode
de désignation des fonctionnaires internationaux, l’Etat n’intervient que dans
l’élection de fonctionnaires de très haut grade comme les secrétaires
généraux par exemple. D’une manière générale le pouvoir de nomination des
fonctionnaires internationaux (FI) appartient à l’OI qui l’exerce par l’organe
compétent.

Les conditions de recrutement sont fixées par les textes généraux comme
l’acte constitutif, le règlement ou le statut du personnel. Dans le cas de l’ONU
c’est l’article 101 alinéas 3 qui donne une idée des qualités que doivent revêtir
un fonctionnaire de cette organisation, qui doit posséder «  les plus hautes
qualités de travail, de compétences et d’intégrité ». Mais cet article précise
aussi qu’il doit y avoir une large représentation géographique.

Le terme Agent international est plus englobant que fonctionnaire


international : il s’agit de toute personne ayant exercé des fonctions pour une
OI.

Droit du fonctionnaire: salaire plus élevé que la moyenne, bénéficier de


pensions, immunités fonctionnelles, droit d'association, assurance tout
risque.
Par le Professeur Laurent ZANG
33
Cours d’Organisations Internationales

Les obligations et les droits des fonctionnaires internationaux :

Les obligations :

 Il doit accomplir les devoirs de sa charte et se consacrer de manière


exclusive à son travail. Sans avoir d’activités parallèles.

 Il est tenu au secret professionnel.

 Il doit s’abstenir de toutes activités politiques notamment dans le pays


dans lequel il est affecté.

 Il doit s’abstenir de tout acte incompatible avec la situation et la dignité


de FI.

Les droits :

 Il bénéficie des mécanismes de pensions et de retraites.

 Il bénéficie du droit d’association.

 Il bénéficie des privilèges et immunités.

 Il jouit d’un traitement spécial en raison de leur éloignement


géographique dans le cadre de leur travail (c’est une mesure de
compensation).

Les organes de représentation des forces politiques, économiques et sociales :

Ce sont des organes de représentation des peuples: parlement EUR de la


CEMAC, panafricain, etc.) Qui agit pour le compte des d'individus, des peuples.
C'est une nouvelle catégorie d'organe. Les organes représentant la société civile
(ECOSOC de l'UA composé des organisations de la société civile comme les
ONG etc.). Ces organes ont vu le jour à la suite des demandes des populations
d’être représentées aussi au niveau des OI. Ces organes qui sont des
parlements ont vu le jour d’abord dans des organisations d’intégration. Et
l’Europe a été pionnière en cette matière car le parlement européen est le tout
premier parlement à avoir existé au sein des OI. Mais le problème qui se
pose aujourd’hui est celui de savoir si les parlements représentent les
populations ou les différents partis politiques des Etats membres. Au départ il a
été question de représenté les forces politiques uniquement et c’est pourquoi les
Par le Professeur Laurent ZANG
34
Cours d’Organisations Internationales

membres de ces parlements ont été tirés des parlements nationaux. Mais par la
suite les exigences démocratiques ont fait qu’en Europe par exemple, les
membres du parlement européen sont désormais issus du suffrage universel.

Les parlements au départ étaient des institutions essentiellement


consultatives, ils donnaient alors simplement des avis aux instances
intergouvernementales ou alors aux organes intégrés. Mais de plus en plus on a
vu le pouvoir du parlement (notamment européen) s’étendre, on a un pouvoir de
contrôle désormais et un pouvoir législatif. Les parlements ont parfois l’allure
de véritable OI, avec un statut particulier. Les parlements sont à mi-chemin
entre les OIG et les organes intégrés. Le pouvoir normatif de ces institutions
dépend du niveau d’intégration atteint par les OI.

Dans le cadre africain, les parlements sont des instruments qui


cherchent à promouvoir le brassage des peuples africains, qui cherchent à
impliquer le plus grand nombre dans l’intégration régional etc.

SECTION 4: les pouvoirs des OI :

Les OI sont créées pour atteindre les buts désirés par leurs membres et à
cet effet, les OI disposent de pouvoirs ou de compétences nécessaires. Ces
pouvoirs et ces compétences des OI sont contenus par les actes constitutifs des
OI. Ils sont régis par le principe de la spécialité c'est-à-dire qu’elles sont
strictement limitées (les compétences) à l’objet pour lequel l’organisation a
été créé. En dehors du principe de la spécialité, certaines évolutions ont
introduit d’autres principes comme le principe de subsidiarité et le principe des
pouvoirs implicites.

A. Le principe de la subsidiarité :

On le retrouve dans le cadre d’organisation d’intégrations. Il est ainsi


définit : « dans les domaines qui ne relève pas de sa compétence exclusive, la
communauté n’intervient conformément au principe de subsidiarité que si et
dans la mesure où les objectifs de l’action envisagé ne peuvent pas être réalisés
de manière suffisante par les Etats membres et peuvent donc en raison des
dimensions et des effets de l’action envisagée être mieux réalisés au niveau
communautaire » (Article 5 du traité instituant la Communauté européenne).

Par le Professeur Laurent ZANG


35
Cours d’Organisations Internationales

 Le principe des pouvoirs implicites :

Les compétences ou pouvoirs implicites sont celles dont on considère qu’elles


sont nécessairement impliquées par l’acte constitutif de l’organisation. Mais ces
pouvoirs qu’on dit implicites sont souvent consacrés par certains actes
constitutifs. Les types de pouvoirs dans les OI :

 Le pouvoir de débattre
 Le pouvoir de décider
 Le pouvoir d’agir

 Le pouvoir de débattre :

Les OI l’exerce par leurs organes intergouvernementaux et principalement dans


les organes intergouvernementaux pléniers. La plupart des AG des OI s’ouvrent
par un débat général. Le débat est un moment particulier dans la vie de toute
OI, puisque c’est l’occasion pour chacun de s’exprimer, tous les Etats ont
pratiquement ici, le même droit à la parole.

Fonctions du débat :

 Le débat est un moment d’échange d’idées et de points de vues entre les


différents acteurs des RI.

 Le débat offre aussi une occasion de concertation et d’harmonisation de


points de vue. en effet si le débat ne se limite pas à une succession de
déclarations et donne la possibilité aux uns et aux autres de s’exprimer, il
donne la possibilité de rapprocher les idées, les concilier voir même les
harmoniser.

 Il permet aussi la préparation de la prise de décision. Très souvent les


intervenants font des propositions qui peuvent être ultérieurement
transformés en décisions.

 Le débat facilite la compréhension entre les membres de l’organisation


grâce à la communication qu’il établit entre eux et de ce fait aussi, il
favorise la coopération globale.

 Le débat permet aux membres de se découvrir des affinités et donc de se


rapprocher pour défendre des intérêts communs, ainsi ils pourront donc

Par le Professeur Laurent ZANG


36
Cours d’Organisations Internationales

former des groupes, des coalitions plus ou moins durables suivant les
sujets en discussion.

 Le débat offre aussi à certains Etats l’occasion de procéder à de grands


déballages, l’occasion de crier à la face de leur condamnation de tel ou
tel système, de dénoncer tel ou tel régime, de condamner telle ou telle
idéologie, de s’ériger contre les injustices et les inégalités du système in
international, comme un moment de catharsis

Travail à Faire : Résolution 377.5 des N.U

• Le pouvoir de décider : Pour Agir sur son environnement il doit pouvoir


prendre des décisions. Il est bien souvent accordé à un organe restreint ou
siègent les États les plus importants. Cette formule a été retenue par la Charte
des Nations-Unies dans le domaine essentiel du maintien de la paix et de la
sécurité international. Mode de prise de décision administrative organes
centraux, par vote, consensus, etc. pour pouvoir prendre une décisions, il
faut en déterminer la nature : il y'a des décisions recommandatoires,
exhortatives (qui invitent les membres à agir dans tel ou tel sens), celles qui
ont une valeur impérative (dictant aux États ce qu'ils doivent faire),
s’imposant à tous les membres. Décisions du Conseil de Sécurité ont un
impératif impératif(les traités décisions accords signés sous l'égide des OI)
ou encore décisions

• Le pouvoir d'agir : Par les actes unilatéraux (règlements, décisions,


règlements, avis), un Etat est lié par l'organisation. contrôle est de types
(contrôle contentieux par la CIJ par exemple). Action institutionnelle Mise
en conception avec les moyens de l'organisation, l'action collective
(1991_Irak, OMP)

Section V: Les ressources des OI

A. Les ressources humaines

Les RH des OI sont composés d'agents internationaux c'est à dire, qui


comme fonctionnaires rémunérés ou non à titre permanent ou non, a été chargé
par un organe de l'organisation d'exercer ou d'aider à exercer l'une des fonctions
Par le Professeur Laurent ZANG
37
Cours d’Organisations Internationales

de celle-ci. Toute personne par qui l'organisation agit. Le point essentiel


s'agissant de la bonne exécution des OI best que le personnel soit à la fois
suffisant, indépendant, qualifié, et puisse se consacrer entièrement au service de
l'OI. Les actes constitutifs des OI, posent ces principes et demandent aux États
de s'engager à les respecter. Et il existe un régime de garantie de l'indépendance
des fonctionnaires et des agents de l'OI (privilèges et immunités fonctionnelles).
La protection des fonctionnaires internationaux, doit être aussi assurée par
rapport à l'OI. Pour ce faire, il existe des organes administratifs et
juridictionnels, comme le Tribunal administratif des Nations-Unies.

B. Les ressources de financement

Les ressources de financement ont une place importante dans les OI. C'est
le cas de l'UA de l'UE. Un financement insuffisant condamne l'organisation
à l'inefficacité et entrave le développement de ses activités. Maîtriser le
financement est pour les États un moyen de contrôle de l'organisation. Ne
pas s'acquitter de leur contributions ou ne la verser contributeur est un moyen de
pression pour les gros contributeurs. La situation de l'organisation est à priori
meilleure lorsque son financement est effectué sur la base des non
contributions fixés par les statuts, mais des ressources dites propres.
Toutefois, cette solution reste exceptionnelle. L'élaboration et l'exécutif du
budget sont dans chaque sont dans chaque cas déterminés par le Traité
constitutif. L'autonomie financière des OI est une garantie financière par
rapport aux États. En général, les recettes des OI sont constituées par les
contributions des Etats-membres, et par des ressources propres détachées par les
activités de l'OI. Dans le cadre de la communauté européenne, les ressources
dites propres sont constituées des droits de douane, des prélèvements
agricoles, des amendes, d'une fraction de la TVA de chaque État et du
produit des emprunts. Chaque État contribue au budget de l'organisation. Le
calcul est défini selon les statuts. Pour l'ONU par exemple, il se base sur le
PIB ajusté au Revenu par habitant.

C. La gouvernance des OI

Un rapport sur la gouvernabilité en 1975 indiquait que les États n'avaient


plus les moyens de subvenir aux demandes sociales croissantes de leur
population, et qu'il fallait changer les institutions et les comportements. Les
conférences de l'ONU depuis les années 1990 ont chacune apportés des éléments

Par le Professeur Laurent ZANG


38
Cours d’Organisations Internationales

nouveaux sur la gouvernance mondiale et établis une différence entre


gouvernance et gouvernement global. La gouvernance est un processus
continu constitué d'institutions formelles et d'accords informels visant le
bon fonctionnement des rapports à l'échelle mondiale. La gouvernance
implique des mécanismes de contrôle et d'invitation pour parvenir à la régulation
sociale du système international.

CHAPITRE 3 : les Théories des OI

Toute connaissance est théorique; c’est le plaisir de découvrir. La théorie


renvoie au verbe dire, l'empirie au verbe faire. Réalité observable parles faits.il
n y'a pas de théorie sans empirie, de même qu'il n'y pas d'empirie sans la théorie.
Selon Max Weber, la réalité des faits est inépuisable; la réalité est complexe et
'le fait en lui-même ne veut rien dire. Le fait devient significatif qu'a partie d'une
théorie explicite élu implicite, consciente ou inconsciente. Lorsque nous
examinons une réalité consciemment ou inconsciemment, nous sélectionnons
des faits qui sont les plus importants ou pertinents. En le faisant, nous leur
conférons un sens, une importance en dehors de nous. Ces faits peuvent ne pas
avoir le même sens, ils peuvent ne pas revêtir la même importance. Quand nous
sélectionnons s faits, nous faisons de la théorie, car l'esprit humain ne peut pas
fonctionner autrement. Il y'a des limites cognitives, mais pour agir au quotidien,
nous prenons des décisions et chacun es d'elle correspond à une théorie. La
théorie est d'abord pour l'homme un moyen de connaitre son environnement
pour pouvoir y évoluer. Selon Carl Cooper, les théories sont des filets, et selon
Courant, les théories sont des lentilles. La théorie est un ensemble d'idées
générales qui nous permettent de nous orienter dans le monde. C’est la
boussole. La théorie est d'abord construite par le théoricien comme le filet par le
pécheur. En sciences sociales, il y'a deux façon de théoriser: on théorise pour
expliquer, ou on théorisé pour comprendre les faits internationaux.

Les théories sont des représentations simplifiées de la réalité ayant pour


objet d'expliquer cette réalité; schématisation de la réalité, au regarder la
complexité de notre environnement qu'il faut étudier. Le travail de théorisation
est un travail conceptuel, pour en saisir l'essentiel et surtout la comprendre. La
théorie sera donc faite d'un ensemble de postulats, de lois reliées entre eux de
manière logique et aboutissant à une compréhension d'un phénomène donné.

Par le Professeur Laurent ZANG


39
Cours d’Organisations Internationales

Il ne s'agit plus trop d'essentialisme aujourd'hui mais plutôt de


pragmatisme, cette recherche des corrélations, interactions entre mes
phénomènes. Dans un sens moins abstrait, moins élevé, la théorie est une
construction intellectuelle visant à mettre de l'ordre dans le phénomène étudie ;
la théorie ne vise donc pas seulement l'explication, mais aussi ordonner.

SECTION 1: le Fédéralisme international

C'est une approche qui vient du Droit, de deux auteurs, Reuter et


Conbacau (Institution des relations internationales). Dans leur définition ils
parlent d'association, et donc de lien, du latin fedus, d’où est parti le mot
"fédération". Les auteurs pensent que les OI font partie d'un seul et phénomène
international, le fédéralisme international, caractérise par le regroupement dans
une entité nouvelle d'unités politiques initialement distinctes; ce qui distingue
les différentes formes d'association c'est la nature d lien qui se créé entre les
unités antérieures(lien de subi ordination totale qui enlevé aux unités initiales
toute personnalité juridique internationale, seule le la nouvelle entité étant
appelé à représenter le nouveau tout sur la scène internationale. Dans ce cas
nous comme en présence d'un État fédéral, forme la plus avancée de
l'intégration.

Le plein créé par l'association peut aussi entrée un lien de coordination,


chaque entité conservant sa personnalité internationale, c'est-à-dire sa
souveraineté. Dans ce cas nous sommes en présence d'une OI interétatique, les
pouvoirs de l'organisation sur les membres sont peu étendus. Entre ces deux
extrêmes, fédération et coopération, toutes formes de coopération peuvent se
situer à l'intérieur de ces échelles (échelle du fédéralisme international). Cette
approche n'est pas seulement classificatoire, mais présente un ensemble de
critères sur la base desquelles on peut situer une OI

Coordination. Subordination

- +

Coopération. '' Intégration

Indépendance. Fédéralisme

Par le Professeur Laurent ZANG


40
Cours d’Organisations Internationales

Critères : coordination et subordination (ou supra nationalité) se concertent,


harmonisent leur point de vue les États ne sont pas contraintes par l'organisation.
Ou l’Etat laissez l'OI de remplir les responsabilités s qui étaient les leur

Fixité - et évolution+: c'est u. Critère qui renvoie à l'adaptabilité de l'OI, ma


capacité de l'OI d’y transformer en fonction des mauvaises. Fixité plus elle est
souple, fixe, plus elle respecte la Volonté ces États.

Exemple de l'ONU qui a connu en 70 ans moins d'une dizaine d'amendements ;


l'UNION européenne :-)

Elle permet de mesurer la souveraineté des Etats. Elle permet aussi de jauger les
compétences et pouvoirs réels d'une O. Par son' essence analogie que, elle
permet aussi de situer les OI les unes par rapport aux autres; de faire les études
comparatives.

SECTION 2: Le fonctionnalisme

Se trouve dans le transnationalisme, l'impérialisme, et le mondialisme, la


théorie de l'interdépendance complexe(en termes de filiation intellectuelle),
théorisée par David Mitrany, et Ernst Haas. La théorie trouve son origine dans
l'intégration européenne. Dans son ouvrage A Working Peace System, il proposa
d'identifier les problèmes, identifier repartir les pouvoirs poule vie. Être de la
population' mondiale. Les OI pour Birally' ne sont pas un bute soi. Mais les
instruments dont dispose par l'Etat pour gérer Les priorités de l'humanité et les
besoin du moment. Ainsi la complexité des besoins modernes rendent capable la
coopération interétatique dans le cadre des OI techniques et sans influence ; dans
ce sens Mitrany a élaboré la première théorie cohérente de la coopération
internationale. Pour lui, une véritable coopération ne peut être réalisée ni par la
volonté politique, ni par des régimes de droit, mais il faut donc une coopération
internationale pragmatique, opérationnelle. Et fonctionnelle axée sur des
problèmes concrets sectoriels, identifiés dans la vie internationale, qui ne
peuvent être résolus par un seul État. Mitrany disqualifie l'Etat mais l'UE comme
seul acteur capable d'apporter des solutions au pro les concerts de l'humanité.
L'Etat devrait être considéré comme l'unité centrale de la réflexion
internationale, ni souverain ni indépendant, archaïque, plus adapté pour résoudre
Par le Professeur Laurent ZANG
41
Cours d’Organisations Internationales

les problèmes de politique. Seule la prolifération. Ces institutions aussi internes


qu'internationales devront être nombreuses et spécialisées.

Il ne faut pas perdre de vue le contexte dans lequel a été produit le livre pour en
tirer les but, celui de travailler à un monde de paix.

Ce changement ne peut résulter d'aménagements de frontières et de règlements


de différends territoriaux qui laissent intact le système interétatique et par
conséquent les racines de la guerre. Il se réalisera par l'établissement d'un.
Réseau de relations nouvelles entre les Nations fondées sur la conduite en
commun d'activités pratiques qui profitent à tous e par conséquent une
Intégration progressive de la société universelle en u. Ensemble équipe aura
cessé d'être divise géographiquement en unités géographiquement distinctes et
politiquement séparées. Changement pacifique est de fait sur le plan
international ce qui est fait sur le plan national: rendre les chaque segment de
frontières inutiles, en rendant les frontières sans signification. Grâce au
développement continu d'activités et d’intérêts communs qui les traversent

SECTION 2: La théorie de l'intégration

"Ce changement ne peut résulter d'aménagements de frontières et de règlements


de différends territoriaux qui laissent intact le système interétatique et par
conséquent les racines de la guerre. Il se réalisera par l'établissement d'un.
Réseau de relations nouvelles entre les Nations fondées sur la conduite en
commun d'activités pratiques qui profitent à tous e par conséquent une
Intégration progressive de la société universelle en u. Ensemble équipe aura
cessé d'être divise géographiquement en unités géographiquement distinctes et
politiquement séparées. Changement pacifique est de fait sur le plan
international ce qui est fait sur le plan national: rendre les chaque segments de
frontières i utiles, en rendant les frontières sans signification. Grâce au
développement continu d'activités et d’intérêts communs qui les traversent

SECTION 2: La théorie de l'intégration

On peut définir l'intégration internationale comme la création dans un territoire


d'un sentiment de communauté, des institutions et pratiques assez fortes pour
Par le Professeur Laurent ZANG
42
Cours d’Organisations Internationales

assurer les attentes d'un changement pacifique au profit des populations. Le


sentiment de communauté entre Nations dépendrait du niveau de
communication entre ces Nations et l'établissement d'un réseau multinational
pourrait affirmer le sentiment d'appartenance à une communauté politique. Le
développement des liens fonctionnels par les interactions économiques et
sociales informels des différents peuples pousserait l'élite politique à
institutionnaliser les liens initiaux affirmés par l'évidence de la coopération. Le
but de la théorie de l'intégration est d'expliquer l'unification politique entre les
Etats.

Pierre François Gonidec présente l’intégration comme à la fois un processus


et une situation qui, à partir d'une société internationale permet de construire une
communauté.

Critère géographique historique critère de concurrence pour amener a une


optimisation de la performance, le nous eau initial des échanges (avec les
ACP-UE comme association entre États solidaires, sans but d'adhésion,
accord d'association pour préparer l'État en question à adhérer) chmittr et
al.). Il faut 25 à 30% d'échanges entre eux, sinon ils ne peuvent pas
vraiment commercer)

Les étapes de l'intégration, selon Bela Balassa (La Théorie de l’Intégration


Economique (Londres : Allen et Unwin, 1962)

SECTION 4: la théorie des Biens Publics

La notion de BPM s'est développée et entrée dans le discours international


à la fin des années 1990, dans un contexte marqué par l'unilatéralisme américain.
Selon la définition répandue, mes BP sont des biens, ressources, nous services
Par le Professeur Laurent ZANG
43
Cours d’Organisations Internationales

qui bénéficient à tous. Ils ont deux caractéristiques: la consommation de ce bien


par un individu n'empêche pas sa consommation par un autre (critère de la non-
rivalité, non-concurrence, et la non-exclusion). On peut citer l'environnement, la
paix moniale, la santé, le changement climatique, le développement des
pandémies au niveau mondial. Le concept de BPM adopte une approche visant à
définir les objectifs qui participent à l'intérêt de l'humanité. Les BP suggèrent un
nouveau u système juridique international qui protégé les intérêts collectifs,
non plus à l'échelle nationale, mais à l'échelle mondiale et invite à une
démocratie et une citoyenneté mondiale.

Généralement, le degré de priorité des BPM permet d'en distinguer par 3


grandes catégories: les BPM naturels (couche d'ozone ou la stabilité
climatique), les BPM fabriqués par l'homme (les connaissances scientifiques,
les normes et principes, les héritages culturel--UNESCO---Patrimoine mondial
de l'humanité... Réserve du Dja-Tri national de la Sangha), et les résultats des
politiques globales (la paix, la santé, la stabilité financière).

SECTION 5: la Théorie des régimes

Les régimes internationaux correspondent à des dispositifs institutionnels


après l'ordre dans les relations économiques, politiques, internationales
conçues spontanément désordonnées et chaotiques.

IIème PARTIE: PANORAMA DES ORGANISATIONS


INTERNATIONALES

CHAPITRE 4: Le Système des Nations-Unies

Il a fallu 4 ans pour le processus de création de l'ONU, entre la charte de


l'Atlantique du 14 août 1941 (entre Roosevelt et Churchill, au la urgence Terre-
Neuve ; ce que serait le monde après la guerre) et la Charte de San Francisco
ratifiée le 24-10-1945.

• La Charte de l'Atlantique : élaborée autour de 8 principes pose les bases de


ce que serait le monde après la guerre (la condamnation de toué annexion
territoriale, le respect de la volonté des peuples de toute modification
territoriale, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, la coopération
Par le Professeur Laurent ZANG
44
Cours d’Organisations Internationales

internationale et le développement de l'État-providence', la sécurité des


citoyens', la libre circulation en mer, le désarmement)

• La Déclaration de Washington signée par les alliés de la deuxième


mondiale.

• La Déclaration mondiale le 30 octobre 1943, où les représentants des États


de Unis de la Grande Battage. la conférence dieu 4 au 11 février 1944

• La conférence de Sans Francisco du 25 avril: 4 puissances alliées

Jean Maurice Dehousse montre qu'il y'a eu deux voies à la création des Nations
Unies. La voie politique sus-évoquée et la voie technique, entre 1942 et 1945,
les conférences des Nations Unies comme la conférence de Chicago de 1944 sur
l'espace aérien, la conférence de Philadelphie avec pour objet t de rem mettre en
marche l'OIT conférences. La conférence des Nations-Unies de Breton Woods
en Juillet 1944(posant les bases de la création' du FMI et la BIRD).

S'il le nom Nations-Unies a connue aussi bonne fortune, ce et que les


conférences sus-évoquées ont portées le nom de Conférence des Nations-Unies.
La voie technologique est une voie qui a densifié la coopération entre les alliés.
Le nombre de participants à ces conférences étaient au nombre de 40. Ces
conférences participaient de l'approche fonctionnaliste, ces conférences
répondant à la quête de bien-être des citoyens.

Ce sont donc ces deux voies là, concomitantes et complémentaires vont


entrainer les naissances des Nations-Unies comme organisation et comme
système (il t'avait déjà des organisations qui travaillaient avec l'ONU). La voie
politique a été prépondérante (Mitrany avait une bonne vision, mais les
hommes politiques se sont montré plus pragmatiques...)

Le SNU est l'ensemble constitue de L'ONU, des organes subsidiaires, des


institutions spécialisées, qui entretiennent avec les Nations-Unies des relations
de coopération d'une nature particulière

SECTION 1: Les composantes du système

A. L'ONU
Par le Professeur Laurent ZANG
45
Cours d’Organisations Internationales

Elle est au centre du système et comprend des organes principaux:

• L'Assemblée générale

• Le Secrétariat général

• LE CONSEIL DE SECURITE

• Le Conseil ECONOMIQUE ET sOCIAL

• Le Conseil de Tutelle

• la Cour Internationale de Justice

Ces organes principaux peuvent créer des organes subsidiaires:

>>>>Ceux créés par l'AGNU et le CES

• La CNUCED

• International Trade Centre

• PNUD

• UNIFEM

• UNV

• FNUAP

• UNICEF

• PNUE

• UNDOC

• HCR, dont le budget est rattaché aux NU

• PAM qui reçoit directives de la FAO et des NÙ

• HABITAT

• UNITAR

• ETC.

• UNOPS
Par le Professeur Laurent ZANG
46
Cours d’Organisations Internationales

>>>Les organes créés par le CSNU

• Military Staff Committee

• TPIY

• TPIR

• UN MONETARŸ AND INSPECTION VERIFATION COMMITEE

>>>Les institutions subsidiaires, beaucoup plus autonomes

• OIT

• FAO

• UNESCO

• BIRD

• Le groupe de la Banque Mondiale:

1. SFI

2. AGMI

3. CIRDI

• UIT (la plus vielle des OI)

• upu

• OMM

• OMS

• OMPI

• FIIDA

• Organisation Maritime Internationale

• OMT, Organisation Mondiale DU Tourisme

>>> Les Institution affiliées


Par le Professeur Laurent ZANG
47
Cours d’Organisations Internationales

• OMC

• AIEA

• Organisation pour la Promotion des Armes Chimiques

>>>Les commissions régionales créées par le CES, comme l'UNECA tiennent


toute leur importance aussi, car pour le cas précis, l'UA y avait son siège avant
que l'édifice d'Addis-Abeba n'ait été construit.

Ces institutions fonctionnent certes de manière souple mais toues font


allégeance si on peut le dire à l'ONU.

SECTION 2: La coordination du système

Cette coordination repose sur deux bases, une constitutionnelles, et l'autre


conventionnelle.

La base constitutionnelle repose sur l'acte constitutif soit de l'ONU soit


de l'OI en question. Dans la Charge il y'a un certain. Nombre d'articles qui se
rapportent à la relation entre l'ONU et les institutions spécialisées (articles
57&63). En terme de base constitutionnelle, l'article 58, 70. L’ONU n'est pas le
sponsor des autres OI mais peut leur apporter des recommandations sur le
budget, etc. Dans chacun des actes constitutifs des institutions spécialisées, on
retrouve toujours deux à trois dispositions qui se rapportent aux rapports avec
l'ONU (affirmant concourir aux principes des NU et les principes des NU).

La base conventionnelle repose sur les différentes conventions. L’ONU


par le truchement du CES signe avec les institutions spécialisées des accords et
conventions qu'on appelle des accords de liaison qui déterminent les
obligations et devoirs de uns et autres dans leurs relations mutuelles.

Les accords de liaison entre l'ONU et les institutions spécialisées thème de


mémoire

La coordination se fait aussi sur le plan administratif. Ici, elle s'organise à


travers un certain nombre de commission et d'organes créés à ces fins. Le
Comité Administratif de Coordination, charge de la coordination des activités
de l'ONU avec toutes ces institutions spécialisées, qui envoient des observateurs
aux NU et réciproquement. C'est le Comité sur les Questions Budgétaires et
Par le Professeur Laurent ZANG
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Cours d’Organisations Internationales

Administratives qui essayé d'amener l'ONU et les différentes institutions des


NU à avoir une nomenclature budgétaire harmonisée, cohérente et comparable.
Deux fois par an, le Comité de Coordination. Administrative se réunit. Il y'a le
Corps Commun des Inspecteurs pour que les mêmes inspecteurs sillon en et
l'ensemble du SNU.

La pratique sur terrain veut que le représentant réside soit le coordonnateur du


SNU dans un pays.

CHAPITRE 5: L'ONU

C'est aujourd'hui la plus grande OI universelle, regroupant pratiquement


tous les pays indépendants du monde. C'est une OI intergouvernementale
de coopération, dont l'ambition est de pacifier le monde, de lutter contre la
misère et la pauvreté à travers le monde, faire de notre plantez u monde
délais, de prospérité, outil fait bon vivier.

SECTION 1: Genèse et missions de l'ONU

Préambule lyrique et poétique : « Nous, peuples des Nations Unies, Résolus à


préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l'espace
d'une vie humaine a infligé à l'humanité d'indicibles souffrances… ».

A. Les missions des NU

Elles sont consacrées là l'article 1 de la Charte:

• Paix et sécurité internationale

• Le développement des relations amicales entre les nations

• Promouvoir al coopération Entre états dans les domaines économiques',


scientifiques, des droits Delhomme

• Être le centre de l'harmonisation des politiques des États pour réaliser


les objectifs de la charte (Al.4)

Par le Professeur Laurent ZANG


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Cours d’Organisations Internationales

B. Principes de l'ONU (Article 2)

• Égalité souveraine des membres

• Remplir de bonne foi les obligations de la charte

• Le règlement pacifique des différends

• Le non-recours à la menace ou l’utilisation de la force

• La pleine assistance aux actions dès l'OI

• L'O s'assure que les États non membres de respecter les principes de l'OI

• La non-ingérence dans les affaires internes des États

Toutefois, cela peut être relativisé par les principes de notre temps comme le
droit d'ingérence et l'intervention d'humanité encadrés par la responsabilité de
protéger. Les questions de l'environnement n'interviennent pas aussi dans la
Charte, avec par exemple les problèmes géopolitiques et géostratégiques sur le
nucléaire. Tchernobyl Nagasaki. Aussi peut-on ajouter les principes de la
démocratie.

Couloir humanitaire.

SECTION 2: Les organes principaux de l'ONU

A. L'Assemblée générale

Y sont représentés tous les États-membres; elle a compétence pour discuter de


toutes les questions rentrant dans le cadre de la charte des Nations-Unies pour
des questions se rapportant au pouvoir de l'un des organes prévus par la Charte.
Elle peut aussi attirer l'attention du CSNU sur des situations dangereuses pour la
paix et la sécurité internationales. Si. Rôle est également de développer la
coopération dans les domaines politiques et économiques mais également
recommander des mesures propres à assurer l'ajustement pacifique de toute
situation. Article 9 et 10 CNU.

B. Le Conseil de Sécurité

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Cours d’Organisations Internationales

Il est composé de 5 membres permanents statutaires et 10 non permanents élus


pour une période de deux ans. Conformément à l'article 24 qui définit les FO
actions et pouvoirs du Conseil, le CSNU a la responsabilité principale du
maintien de la paix et de la sécurité i te ratio ales dans les conditions des
chapitres 6 et 7.

C. Le Secrétariat général

Le SGNU assure la gestion permanente de l'Organisation. Ses fonctions sont


définies à l'article 14 de la Charte. Le SG exerce des fonctions politiques,
administratives, diplomatiques et techniques de l'ONU. Son rôle est d'attirer
l'attention du CSNU sur toute affaire qui à son avis pourrait mettre en danger le
maintien de la paix et de la sécurité internationale. Il est donc appelé à jouer un
rôle important dans le règlement pacifique en faisant œuvre de médiateur, afin
d'aider les parties à rechercher un règlement négocié

D. Le Conseil ECONOMIQUE ET sOCIAL

E. Le Conseil de Tutelle

F. la Cour Internationale de Justice

SECTION 3: Les principales activités de l'ONU

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