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Table des matières

1. Étude de la stabilité des sections en déblai......................................................................2


4.1. Introduction........................................................................................................................2
4.2. Méthode et outil de calcul..............................................................................................2
4.3. Paramètres de résistance au cisaillement.................................................................3
4.4. Conditions hydrogéologiques........................................................................................6
4.5. Vérification des conditions de stabilité des talus de déblai.................................6
4.6. Conclusion pour la stabilité des buttes de déblais.................................................6
2. Etude de la stabilité des sections en remblai...................................................................7
2.1. Introduction........................................................................................................................7
. Conclusion pour l’étude de tassement des hauts remblais..............................................................7

Liste des tableaux


Aucune entrée de table d'illustration n'a été trouvée.

Liste des figures


Figure 4 : Corrélation entre l’angle de frottement interne et l’indice de plasticité (Terzaghi, Peck et
Mesri 1996)............................................................................................................................................5
1. Étude de la stabilité des sections en déblai
4.1. Introduction
Pour l’étude de la stabilité des sections en déblai, nous nous basons sur la
démarche suivante :

 Délimiter les sections de grand déblai ;


 Présenter pour chaque section de grand déblai le profil en travers type qui
intègre respectivement la ligne topographique et la ligne rouge avec la largeur
à la base de l’excavation et le talus de déblai à étudier en partant de la
géométrie fixée initialement par l’équipe conceptuelle ;
 Habiller le profil en travers par le profil géotechnique en se basant sur les
résultats locaux en un premier temps, puis sur les résultats globaux de la
campagne réalisée tout au long du projet en un deuxième temps ;
 Déterminer le coefficient de sécurité vis-à-vis des risques de glissement de
talus en se focalisant sur la partie du projet délimitée par la ligne située à
trois fois la hauteur du talus de déblai ;
 Au cas où le coefficient de sécurité vis-à-vis du risque de glissement s’avère
insuffisant, on agit sur la géométrie du talus pour ramener le coefficient de
sécurité à des ordres acceptables.

4.2. Méthode et outil de calcul


Pour la vérification de la stabilité des talus, nous utilisons le logiciel GEOSTAB qui
permet de calculer le coefficient de sécurité de talus, éventuellement renforcés par
clous, épingles avec ou sans multicritère, tirants, géotextiles, armatures.

Les méthodes de calcul sont :

 BISHOP modifiée avec pour facteur initial des itérations FELLENIUS pour les
surfaces circulaires ;
 CARTER pour les surfaces non circulaires (extension de la méthode de
BISHOP modifiée).
Les surfaces de rupture peuvent être :

 Circulaires avec une recherche par une boite de centres ou en fixant des
intervalles d’entrée/sortie ;
 En spirales logarithmiques ;
 Non circulaires avec un ou des plans prolongés à l’amont par un coin de
poussée et à l’aval par un coin de butée ou par des cercles ;
 Suivant des plans définis point par point ;
 Aléatoires.
L’effet de l’eau peut être pris en compte par :
 La différence de niveaux entre la ou les nappes et la base des tranches ;
 L’introduction d’une pression interstitielle constante u dans le sol ;
 L’introduction d’un paramètre de pression r u dans le sol ;
 L’introduction des pressions interstitielles selon un semis de points résultant
d’un calcul par différences finies ou éléments finis.
Les paramètres de sol, des renforcements et les surcharges peuvent être affectés de
coefficients de sécurité partiels. Un coefficient de méthode peut être appliqué au
calcul.

4.3. Paramètres de résistance au cisaillement


Il est à rappeler que lors des investigations géotechniques entreprises au niveau des différentes
composantes du projet, il a été procédé à la réalisation d’essais de cisaillement direct à la boîte dans
un objectif d’estimer les paramètres de résistance au cisaillement des différentes couches traversées.

Ainsi, dans l’objectif de l’étude de la stabilité des grands déblais et des grands remblais, nous nous
proposons de réaliser une analyse statistique de toutes les données à disposition ( y compris les
données disponibles des projets de même envergure dans la région de Yaoundé) afin de retenir le jeu
de paramètres de résistance au cisaillement à utiliser.

4.3.1. Paramètres de résistance au cisaillement issus du projet de l’autoroute Yaoundé-Douala

Pour des raisons pratiques, nous commençons par rappeler les ordres de grandeurs des paramètres
de résistance au cisaillement adoptés pour les familles de formations recoupées dans les environs du
projet et dont notamment les données spécifiques aux sections de déblai telles que caractérisées par
les investigations réalisées lors de la phase d’exécution du projet de l’autoroute Yaoundé-Douala.

Plusieurs essais de cisaillement ont été réalisés dans le cadre de ce projet. Ces essais ont été réalisés
sur les différentes familles de sols cohérents recoupés le long du projet. En s’intéressant aux essais
de cisaillement réalisés sur les échantillons intacts prélevés au droit des dix premiers kilomètres de
l’autoroute (même contexte géologique que celui correspondant au présent projet), nous avons
relevé les principaux résultats suivants :

D’après les résultats des essais d’identification au laboratoire, les échantillons analysés se classent
respectivement entre A2-6 et A2-7 (classification HRB) et entre des classes GTR A2 et A3.

La figure ci-après illustre le diagramme de plasticité de Casagrande avec les couples de valeurs (WL,
IP) spécifiques aux échantillons analysés.

Sur un nombre total de vingt-cinq essais de cisaillement, les résultats ont permis de relever
respectivement un angle de frottement variant de 16 à 49° avec une valeur moyenne de l’ordre de
30° et une cohésion comprise entre 14 et 84 Kpa avec une moyenne de l’ordre de 37 kpa.

Après écartement des valeurs singulières, l’analyse des données a permis de retenir des angles de
frottement variant de 22 à 30° pour des cohésions comprises entre 25 et 40 kpa.

4.3.2. Ordre de grandeur des paramètres de résistance au cisaillement approchés à partir des
essais d’identification
Plusieurs formules de corrélations empiriques sont proposées pour estimer les paramètres de
résistance au cisaillement en fonction des paramètres d’identification des matériaux (Limites
d’Atterberg, granulométrie, indice de consistance, etc.).

Parmi les formules de corrélation les plus utilisées, on peut se référer à celle proposée par Terzaghi,
Peck et Mesri 1996 reliant l’angle de frottement interne à l’indice de plasticité du matériau.

La figure présentée ci-après illustre bien cette corrélation.

Figure 1 : Corrélation entre l’angle de frottement interne et l’indice de plasticité (Terzaghi, Peck et Mesri 1996)

Ainsi, par rapport aux ordres de grandeurs de l’indice de plasticité correspondant aux échantillons
analysés et qui se situent entre 16 et 42, les angles de frottement moyens seraient compris entre 28
et 34°. Ces ordres de grandeurs correspondent globalement aux ordres de grandeurs retenus lors des
études d’exécution de l’autoroute Yaoundé-Douala.

4.3.3. Classification des matériaux de déblai et caractérisation à partir des essais directs

Afin de distinguer, les familles de sols présentes dans les sections de déblai à étudier et dans
l’objectif de retenir des paramètres de résistance caractéristiques pour les matériaux intervenant
dans les vérifications de stabilité, nous nous sommes intéressés aux résultats des essais en les
classant par famille homogène. En une première approche, la classification a été faite sur la base du
diagramme de Casagrande en considérant les résultats des essais d’identification effectués sur les
sols de plateforme puis les résultats effectués sur les échantillons intacts prélevés au droit des
échangeurs.

Les diagrammes ainsi obtenus montrent que les matériaux sont à dominante limoneuse de plasticité
moyenne à élevée.

Tenant compte des descriptifs visuels des échantillons et des coupes des sondages, nous avons
procédé à une analyse des données par horizon homogène en distinguant les familles de sols
suivantes :

 Les argiles toutes couleurs confondues (rougeâtres, jaunâtres, brunâtres, bariolées),


 Les argiles latéritiques ;
 Les graveleux latéritiques et argiles graveleuses ;
 Les vases et les argiles noirâtres ;
 Le substratum rocheux.

Nous nous proposons dans ce qui suit de fixer les valeurs de paramètres de résistance au cisaillement
en se basant sur les résultats mécaniques des essais réalisés dans le cadre de cette étude.

Ainsi, nous nous intéressons à deux familles d’essais mécaniques réalisés, à savoir :

 Les résultats des essais de portance du type CBR réalisés sur des échantillons remaniés
reconstitués au laboratoire à des densités correspondant à 95% de l’OPM ;
 Les résultats des essais de cisaillement à la boîte réalisés sur des échantillons intacts prélevés
lors des sondages carottés effectués respectivement au niveau des sections en déblai, des
échangeurs et des grands ouvrages hydrauliques.

4.5.3.1. Argiles rougeâtres, jaunâtres, brunâtres, bariolées, micacées,

Il s’agit de la formation dominante le long de l’axe du projet. Par rapport aux paramètres
d’identification, ces matériaux se caractérisent par un pourcentage moyen de fines de l’ordre de 60%
contre un indice de plasticité moyen de l’ordre de 32, une limite de liquidité de l’ordre de 75%. Ces
matériaux présentent globalement de faibles paramètres de portance et de stabilité avec une densité
sèche à l’optimum Proctor modifié de l’ordre de 1,7 t/m3 contre un indice CBR à 95% de l’OPM de
l’ordre de 12%.

L’analyse des résultats des essais de cisaillement à la boîte réalisés sur des échantillons intacts
prélevés au niveau de ces matériaux a permis de relever des angles de frottement de l’ordre de 20 à
25° pour des cohésions de l’ordre de 20 à 30 Kpa.

Pour la suite de l’étude, nous retenons respectivement les paramètres suivants :

 Angle de frottement :22° ;
 Cohésion : 20 Kpa ;
 Densité : 1,7 t/m3.

4.5.3.2. Graveleux latéritiques

Les graveleux latéritiques présentent les paramètres de portance les plus élevés avec un CBR moyen
de l’ordre 28% pour une densité à l’OPM de l’ordre de 2.05 t/m3. Ces matériaux présentent
globalement de bonnes performances mécaniques combinant à la fois le caractère frottant résultant
de la présence d’un pourcentage important d’éléments graveleux avec une certaine cohésion
résultant de la présence de fines assurant une certaine cimentation entre les éléments graveleux du
matériau.

Par rapport aux paramètres de résistance au cisaillement, pour la suite de l’étude, nous retenons les
valeurs suivantes :

 Angle de frottement :35° ;
 Cohésion : 10 Kpa ;
 Densité : 2.1 t/m3.

4.5.3.3. Argiles latéritiques graveleuses


Il s’agit d’une formation intermédiaire entre les deux formations principales distinguées ci-haut. Ces
matériaux présentent globalement de paramètres de portance et de stabilité moyens avec une
densité sèche à l’optimum Proctor modifié de l’ordre de 1,8 t/m3 contre un indice CBR à 95% de
l’OPM de l’ordre de 20%.

Ces matériaux présentent des angles de frottement de l’ordre de 27° pour des cohésions de l’ordre
de 10 à 20 Kpa.

Pour la suite de l’étude, nous retenons respectivement les paramètres suivants :

 Angle de frottement :27° ;
 Cohésion : 10 Kpa ;
 Densité : 1,8 t/m3.

Par rapport aux coupes des sondages réalisés tout au long du projet, d’autres formations ont été
mises en évidence au droit de certaines zones localisées. Le tableau ci-après regroupe les principales
formations identifiées en dehors des trois principales décrites ci-dessus.

4.4. Conditions hydrogéologiques


Pour les besoins de la vérification de la stabilité des talus de déblai, nous adoptons l’hypothèse
d’absence de nappe. Ceci revient à assurer de bonnes conditions de drainage de surface devant
permettre d’éviter le débordement des eaux de surface sur les talus.

En cas de détection de venues d’eau localisées, il y a lieu de prendre les dispositions de drainage
profond nécessaires pour capter l’eau et l’évacuer dans les fossés et les caniveaux.

Pour les sections où des nappes perchées risquent d’être interceptées, il y a lieu de prévoir un
système de rabattement approprié pouvant consister en des drains subhorizontaux, des éperons ou
des masques drainants.

Au stade actuel de reconnaissance, il est difficile de se prononcer sur le type de dispositif de drainage
le plus approprié. Il suffit de prévoir les dispositifs types dont l’utilisation dépendra des conditions
réelles du terrain qui seraient mises en évidence lors de la phase travaux.

De ce fait, et en fonction des résultats disponibles à ce stade de l’étude nous avons prévu les prix
unitaires et les quantités prévisionnelles nécessaires à l’exécutions des éperons ou masques
drainants.

4.5. Vérification des conditions de stabilité des talus de déblai


Moyennant les hypothèses de calcul énumérées ci-haut, nous avons fait pour chaque section de
grand déblai distinguée ci-dessus les vérifications de stabilité correspondant à la phase de service
(stabilité à long terme).

Le tableau ci-après récapitule les valeurs des coefficients de sécurité minimaux déterminés en
adoptant la méthode de Bishop modifiée.

4.6. Conclusion pour la stabilité des buttes de déblais


Au vu des résultats des simulations de vérification de la stabilité des talus des sections en déblai, il
s’avère bien que les pentes des talus préconisées sont globalement compatibles avec les paramètres
de résistance au cisaillement des formations caractéristiques de la zone du projet. Toutefois, il y a
lieu de préciser que les profils géotechniques spécifiques à certaines sections de grands déblais ont
été extrapolés en se basant sur les résultats des sondages à disposition. Ces hypothèses doivent être
validées en phase exécution moyennant des sondages de profondeurs suffisantes.

Aussi, pour certains paramètres de résistance au cisaillement, nous nous sommes basés sur
l’hypothèse de la représentativité des résultats et leur validité par rapport à la nature lithologique
des formations recoupées. Ces considérations doivent également faire l’objet d’essais de
confirmation à réaliser en phase exécution.

Il y a lieu de préciser que les calculs de vérification de stabilité présentés ci-dessus ne tiennent pas
compte de la présence de nappe. Ceci suppose une bonne maitrise des eaux de surface (les fossés de
crêtes sont projetés systématiquement et ils sont tous bétonnés) et des eaux souterraines. Ainsi, en
phase travaux, il est prévu de projeter le système de drainage approprié (éperons ou masques
drainants) devant permettre de capter les eaux de surface et de les acheminer vers des exutoires
correctement aménagés. Aussi, une attention particulière doit être apporter pour le captage des
sources éventuelles qui pourraient être mises en évidence lors des travaux de terrassement.

2. Etude de la stabilité des sections en remblai


2.1. Introduction
Pour l’étude de la stabilité des sections en remblai, nous nous basons sur la
démarche suivante :

 Délimiter les sections de grands remblai ;


 Présenter pour chaque section de grand remblai le profil en travers type qui
intègre respectivement la ligne topographique et la ligne rouge en partant de
la géométrie fixée initialement par l’équipe conceptuelle ;
 Habiller le profil en travers par le profil géotechnique en se basant sur les
résultats locaux en un premier temps, puis sur les résultats globaux de la
campagne réalisée tout au long du projet en un deuxième temps ;
 Etudier la stabilité de la section vis-à-vis des risques de poinçonnement ;
 Proposer les solutions de traitements éventuels pouvant s’imposer pour
résoudre le problème de poinçonnement ;
 Etudier la stabilité de la digue vis-à-vis des risques de glissement (interne et
externe) ;
 Proposer les adaptations éventuelles pouvant s’imposer en cas de problème
de glissement ;
 Estimer les ordres de grandeurs des tassements ;
 Proposer les éventuelles adaptations en cas d’incompatibilité des ordres de
grandeurs calculés par rapport aux valeurs admissibles.

. Conclusion pour l’étude de tassement des hauts remblais


Au vue des ordres de gradeurs de tassements calculés sur la base des hypothèses présentées ci-
dessus, il s’avère que le paramètre de tassement n’est pas déterminant dans la conception des
grands remblais. La disposition consistant à purger les éventuels matériaux mous (vase et tourbe)
pouvant être recoupés en surface ainsi qu’un suivi de l’évolution des tassements dans le temps pour
les sections ayant des hauteurs importantes (hauteurs supérieures à 10m) devraient permettre de
s’affranchir des problèmes potentiels pouvant être liés aux charges des remblais.

Signalons que le problème de tassement ne constitue pas un problème majeur pour les sections
courantes de remblai. Néanmoins, ce paramètre risque d’avoir une grande incidence sur l’interaction
pouvant avoir lieu entre le remblai et les points durs constitués par les ouvrages. En effet, pour les
sections de remblais limitrophes à des ouvrages, il est recommandé de procéder, autant que
possible, à un préchargement de l’assise avant l’édification des ouvrages. Ceci réduirait au mieux les
sollicitations parasites pouvant impacter les fondations des appuis de rive des ouvrages.

Au final, il y a lieu de préciser que l’estimation des tassements a été basée sur des hypothèses
simplificatrices qui nécessitent d’être confirmées moyennant des sondages spécifiques qui devront
faire l’objet de prélèvements intacts en vue d’une caractérisation au laboratoire moyennant des
essais de compressibilité à l’oedomètre à réaliser conformément aux règles de l’art.

Par ailleurs, les sondages complémentaires à réaliser seront descendus suffisamment en profondeur
pour s’assurer de l’épaisseur de la tranche de l’assise pouvant intervenir dans l’estimation des
tassements.
ANNEXES

Vérification de la stabilité des talus des grands déblais (Sorties GEOSTAB)

Vérification de la stabilité des talus des grands remblais (Sorties GEOSTAB)

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