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Études techniques (APS, APD, DCE) et ÉIES de la voie de contournement de Yaoundé (60,7 km)

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TABLE DES MATIÈRES

LISTE DES TABLEAUX........................................................................................................2


LISTE DES FIGURES...........................................................................................................3
I. ÉTUDE DE LA STABILITÉ DES SECTIONS EN DÉBLAI........................................4
1.1. INTRODUCTION..................................................................................................................... 4

1.2. MÉTHODE ET OUTIL DE CALCUL........................................................................................4

1.3. FACTEUR DE SÉCURITÉ RECHERCHÉ...............................................................................5

1.4. LOCALISATION DES ZONES DE GRANDS DÉBLAIS..........................................................5

1.5. PARAMÈTRES DE RÉSISTANCE AU CISAILLEMENT.........................................................5


1.5.1. Ordre de grandeur des paramètres de résistance au cisaillement issus du projet de
l’autoroute Yaoundé-Douala.............................................................................................................. 5
1.5.2. Ordre de grandeur des paramètres de résistance au cisaillement approchés à partir des
essais d’identification......................................................................................................................... 6
1.5.3. Classification des matériaux de déblai et caractérisation à partir des essais directs........6

1.6. CONDITIONS HYDROGÉOLOGIQUES.................................................................................8

1.7. VÉRIFICATION DES CONDITIONS DE STABILITÉ DES TALUS DE DÉBLAI......................9

1.8. CONCLUSION POUR LA STABILITÉ DES BUTTES DE DÉBLAIS.......................................9

II. ÉTUDE DE LA STABILITÉ DES SECTIONS EN REMBLAI...................................11


2.1. INTRODUCTION................................................................................................................... 11

2.2. STABILITÉ DES REMBLAIS VIS-À-VIS DES RISQUES DE POINÇONNEMENT................11

2.3. ETUDE DE LA STABILITÉ DES SECTIONS DE GRANDS REMBLAIS VIS-À-VIS DES


RISQUES DE GLISSEMENT DE TALUS..............................................................................12
2.3.1. Hypothèses adoptées...................................................................................................... 12

2.4. CONCLUSION POUR LA STABILITÉ DE TALUS DES BUTTES DE REMBLAIS................12

2.5. ESTIMATION DES TASSEMENTS DES HAUTS REMBLAIS..............................................13


2.5.1. Paramètres de déformation de l’assise des sections en remblai.....................................13
2.5.2. Hypothèses de calculs.................................................................................................... 13
2.5.3. Conclusion pour l’étude de tassement des hauts remblais.............................................13

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LISTE DES TABLEAUX

LISTE DES FIGURE

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Figure 2 : Corrélation entre l’angle de frottement interne et l’indice de plasticité (Terzaghi, Peck et
Mesri 1996).............................................................................................................................. 6

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I. ÉTUDE DE LA STABILITÉ DES SECTIONS EN DÉBLAI

I.1. INTRODUCTION

Pour l’étude de la stabilité des sections en déblai, nous nous basons sur la démarche suivante :
 Délimiter les sections de grand déblai ;
 Présenter pour chaque section de grand déblai le profil en travers type qui intègre
respectivement la ligne topographique et la ligne rouge avec la largeur à la base de
l’excavation et le talus de déblai à étudier en partant de la géométrie fixée initialement par
l’équipe conceptuelle ;
 Habiller le profil en travers par le profil géotechnique en se basant sur les résultats
locaux en un premier temps, puis sur les résultats globaux de la campagne réalisée tout au
long du projet en un deuxième temps ;
 Déterminer le coefficient de sécurité vis-à-vis des risques de glissement de talus en se
focalisant sur la partie du projet délimitée par la ligne située à trois fois la hauteur du talus de
déblai ;
 Au cas où le coefficient de sécurité vis-à-vis du risque de glissement s’avère insuffisant,
on agit sur la géométrie du talus pour ramener le coefficient de sécurité à des ordres
acceptables.

I.2. MÉTHODE ET OUTIL DE CALCUL

Pour la vérification de la stabilité des talus, nous utilisons le logiciel GEOSTAB qui permet de
calculer le coefficient de sécurité de talus, éventuellement renforcés par clous, épingles avec ou
sans multicritère, tirants, géotextiles, armatures.
Les méthodes de calcul sont :

 BISHOP modifiée avec pour facteur initial des itérations FELLENIUS pour les surfaces
circulaires ;
 CARTER pour les surfaces non circulaires (extension de la méthode de BISHOP
modifiée).
Les surfaces de rupture peuvent être :
 Circulaires avec une recherche par une boite de centres ou en fixant des intervalles
d’entrée/sortie ;
 En spirales logarithmiques ;
 Non circulaires avec un ou des plans prolongés à l’amont par un coin de poussée et à
l’aval par un coin de butée ou par des cercles ;
 Suivant des plans définis point par point ;
 Aléatoires.
L’effet de l’eau peut être pris en compte par :
 La différence de niveaux entre la ou les nappes et la base des tranches ;
 L’introduction d’une pression interstitielle constante u dans le sol ;

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 L’introduction d’un paramètre de pression r u dans le sol ;


 L’introduction des pressions interstitielles selon un semis de points résultant d’un calcul
par différences finies ou éléments finis.
Les paramètres de sol, des renforcements et les surcharges peuvent être affectés de coefficients
de sécurité partiels. Un coefficient de méthode peut être appliqué au calcul.

I.3. FACTEUR DE SÉCURITÉ RECHERCHÉ

Pour assurer un potentiel de stabilité satisfaisant vis-à-vis des risques de ruptures par glissement,
nous visons un coefficient de sécurité minimal de :
 1,3 pour la phase provisoire ;
 1,5 pour la phase de service.

I.4. LOCALISATION DES ZONES DE GRANDS DÉBLAIS

Les sections de déblai qui ont fait l’objet de vérification de stabilité vis-à-vis des risques de
glissement sont récapitulées dans le tableau ci-après :

I.5. PARAMÈTRES DE RÉSISTANCE AU CISAILLEMENT

Il est à rappeler que lors des investigations géotechniques entreprises au niveau des différentes
composantes du projet, il a été procédé à la réalisation d’essais de cisaillement direct à la boîte
dans un objectif d’estimer les paramètres de résistance au cisaillement des différentes couches
traversées.
Ainsi, dans l’objectif de l’étude de la stabilité des grands déblais et des grands remblais, nous nous
proposons de réaliser une analyse statistique de toutes les données à disposition ( y compris les
données disponibles des projets de même envergure dans la région de Yaoundé) afin de retenir le
jeu de paramètres de résistance au cisaillement à utiliser.

I.5.1. Ordre de grandeur des paramètres de résistance au cisaillement issus du projet de l’autoroute
Yaoundé-Douala

Pour des raisons pratiques, nous commençons par rappeler les ordres de grandeurs des
paramètres de résistance au cisaillement adoptés pour les familles de formations recoupées dans
les environs du projet et dont notamment les données spécifiques aux sections de déblai telles que
caractérisées par les investigations réalisées lors de la phase d’exécution du projet de l’autoroute
Yaoundé-Douala.
Plusieurs essais de cisaillement ont été réalisés dans le cadre de ce projet. Ces essais ont été
réalisés sur les différentes familles de sols cohérents recoupés le long du projet. En s’intéressant
aux essais de cisaillement réalisés sur les échantillons intacts prélevés au droit des dix premiers
kilomètres de l’autoroute (même contexte géologique que celui correspondant au présent projet),
nous avons relevé les principaux résultats suivants :
D’après les résultats des essais d’identification au laboratoire, les échantillons analysés se
classent respectivement entre A2-6 et A2-7 (classification HRB) et entre des classes GTR A2 et
A3.

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La figure ci-après illustre le diagramme de plasticité de Casagrande avec les couples de valeurs
(WL, IP) spécifiques aux échantillons analysés :

Sur un nombre total de vingt-cinq essais de cisaillement, les résultats ont permis de relever
respectivement un angle de frottement variant de 16 à 49° avec une valeur moyenne de l’ordre de
30° et une cohésion comprise entre 14 et 84 Kpa avec une moyenne de l’ordre de 37 kpa.
Après écartement des valeurs singulières, l’analyse des données a permis de retenir des angles
de frottement variant de 22 à 30° pour des cohésions comprises entre 25 et 40 kpa.

I.5.2. Ordre de grandeur des paramètres de résistance au cisaillement approchés à partir des essais
d’identification

Plusieurs formules de corrélations empiriques sont proposées pour estimer les paramètres de
résistance au cisaillement en fonction des paramètres d’identification des matériaux (Limites
d’Atterberg, granulométrie, indice de consistance, etc.).
Parmi les formules de corrélation les plus utilisées, on peut se référer à celle proposée par
Terzaghi, Peck et Mesri 1996 reliant l’angle de frottement interne à l’indice de plasticité du
matériau.
La figure présentée ci-après illustre bien cette corrélation :

Figure 1 : Corrélation entre l’angle de frottement interne et l’indice de plasticité (Terzaghi, Peck et Mesri
1996)

Ainsi, par rapport aux ordres de grandeurs de l’indice de plasticité correspondant aux échantillons
analysés et qui se situent entre 16 et 42, les angles de frottement moyens seraient compris entre
28 et 34°. Ces ordres de grandeurs correspondent globalement aux ordres de grandeurs retenus
lors des études d’exécution de l’autoroute Yaoundé-Douala.

I.5.3. Classification des matériaux de déblai et caractérisation à partir des essais directs

Afin de distinguer, les familles de sols présentes dans les sections de déblai à étudier et dans
l’objectif de retenir des paramètres de résistance caractéristiques pour les matériaux intervenant

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dans les vérifications de stabilité, nous nous sommes intéressés aux résultats des essais en les
classant par famille homogène. En une première approche, la classification a été faite sur la base
du diagramme de Casagrande en considérant les résultats des essais d’identification effectués sur
les sols de plateforme puis les résultats effectués sur les échantillons intacts prélevés au droit des
échangeurs.
Les diagrammes ainsi obtenus montrent que les matériaux sont à dominante limoneuse de
plasticité moyenne à élever.
Tenant compte des descriptifs visuels des échantillons et des coupes des sondages, nous avons
procédé à une analyse des données par horizon homogène en distinguant les familles de sols
suivantes :
 Les argiles toutes couleurs confondues (rougeâtres, jaunâtres, brunâtres, bariolées),
 Les argiles latéritiques ;
 Les graveleux latéritiques et argiles graveleuses ;
 Les vases et les argiles noirâtres ;
 Le substratum rocheux.

Nous nous proposons dans ce qui suit de fixer les valeurs de paramètres de résistance au
cisaillement en se basant sur les résultats mécaniques des essais réalisés dans le cadre de cette
étude.
Ainsi, nous nous intéressons à deux familles d’essais mécaniques réalisés, à savoir :
 Les résultats des essais de portance du type CBR réalisés sur des échantillons remaniés
reconstitués au laboratoire à des densités correspondant à 95% de l’OPM ;
 Les résultats des essais de cisaillement à la boîte réalisés sur des échantillons intacts prélevés
lors des sondages carottés effectués respectivement au niveau des sections en déblai, des
échangeurs et des grands ouvrages hydrauliques.

I.5.3.1. Argiles rougeâtres, jaunâtres, brunâtres, bariolées, micacées

Il s’agit de la formation dominante le long de l’axe du projet. Par rapport aux paramètres
d’identification, ces matériaux se caractérisent par un pourcentage moyen de fines de l’ordre de
60% contre un indice de plasticité moyen de l’ordre de 32, une limite de liquidité de l’ordre de 75%.
Ces matériaux présentent globalement de faibles paramètres de portance et de stabilité avec une
densité sèche à l’optimum Proctor modifié de l’ordre de 1,7 t/m3 contre un indice CBR à 95% de
l’OPM de l’ordre de 12%.
L’analyse des résultats des essais de cisaillement à la boîte réalisés sur des échantillons intacts
prélevés au niveau de ces matériaux a permis de relever des angles de frottement de l’ordre de 20
à 25° pour des cohésions de l’ordre de 20 à 30 Kpa.
Pour la suite de l’étude, nous retenons respectivement les paramètres suivants :
 Angle de frottement :22° ;
 Cohésion : 20 Kpa ;
 Densité : 1,7 t/m3.

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I.5.3.2. Graveleux latéritiques

Les graveleux latéritiques présentent les paramètres de portance les plus élevés avec un CBR
moyen de l’ordre 28% pour une densité à l’OPM de l’ordre de 2.05 t/m3. Ces matériaux présentent
globalement de bonnes performances mécaniques combinant à la fois le caractère frottant
résultant de la présence d’un pourcentage important d’éléments graveleux avec une certaine
cohésion résultant de la présence de fines assurant une certaine cimentation entre les éléments
graveleux du matériau.
Par rapport aux paramètres de résistance au cisaillement, pour la suite de l’étude, nous retenons
les valeurs suivantes :
 Angle de frottement : 35° ;
 Cohésion : 10 Kpa ;
 Densité : 2.1 t/m3.

I.5.3.3. Argiles latéritiques graveleuses

Il s’agit d’une formation intermédiaire entre les deux formations principales distinguées ci-haut.
Ces matériaux présentent globalement de paramètres de portance et de stabilité moyens avec une
densité sèche à l’optimum Proctor modifié de l’ordre de 1,8 t/m3 contre un indice CBR à 95% de
l’OPM de l’ordre de 20%.
Ces matériaux présentent des angles de frottement de l’ordre de 27° pour des cohésions de l’ordre
de 10 à 20 Kpa.
Pour la suite de l’étude, nous retenons respectivement les paramètres suivants :
 Angle de frottement : 27° ;
 Cohésion : 10 Kpa ;
 Densité : 1,8 t/m3.
Par rapport aux coupes des sondages réalisés tout au long du projet, d’autres formations ont été
mises en évidence au droit de certaines zones localisées. Le tableau ci-après regroupe les
principales formations identifiées en dehors des trois principales décrites ci-dessus :

I.6. CONDITIONS HYDROGÉOLOGIQUES

Pour les besoins de la vérification de la stabilité des talus de déblai, nous adoptons l’hypothèse
d’absence de nappe. Ceci revient à assurer de bonnes conditions de drainage de surface devant
permettre d’éviter le débordement des eaux de surface sur les talus.
En cas de détection de venues d’eau localisées, il y a lieu de prendre les dispositions de drainage
profond nécessaires pour capter l’eau et l’évacuer dans les fossés et les caniveaux.
Pour les sections où des nappes perchées risquent d’être interceptées, il y a lieu de prévoir un
système de rabattement approprié pouvant consister en des drains subhorizontaux, des éperons
ou des masques drainants.
Au stade actuel de reconnaissance, il est difficile de se prononcer sur le type de dispositif de
drainage le plus approprié. Il suffit de prévoir les dispositifs types dont l’utilisation dépendra des
conditions réelles du terrain qui seraient mises en évidence lors de la phase travaux.

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De ce fait, et en fonction des résultats disponibles à ce stade de l’étude nous avons prévu les prix
unitaires et les quantités prévisionnelles nécessaires à l’exécutions des éperons ou masques
drainants.

I.7. VÉRIFICATION DES CONDITIONS DE STABILITÉ DES TALUS DE DÉBLAI

Moyennant les hypothèses de calcul énumérées ci-haut, nous avons fait pour chaque section de
grand déblai distinguée ci-dessus les vérifications de stabilité correspondant à la phase de service
(stabilité à long terme).
Le tableau ci-après récapitule les valeurs des coefficients de sécurité minimaux déterminés en
adoptant la méthode de Bishop modifiée.

I.8. CONCLUSION POUR LA STABILITÉ DES BUTTES DE DÉBLAIS

Au vu des résultats des simulations de vérification de la stabilité des talus des sections en déblai, il
s’avère bien que les pentes des talus préconisées sont globalement compatibles avec les
paramètres de résistance au cisaillement des formations caractéristiques de la zone du projet.
Toutefois, il y a lieu de préciser que les profils géotechniques spécifiques à certaines sections de
grands déblais ont été extrapolés en se basant sur les résultats des sondages à disposition. Ces
hypothèses doivent être validées en phase exécution moyennant des sondages de profondeurs
suffisantes.
Aussi, pour certains paramètres de résistance au cisaillement, nous nous sommes basés sur
l’hypothèse de la représentativité des résultats et leur validité par rapport à la nature lithologique
des formations recoupées. Ces considérations doivent également faire l’objet d’essais de
confirmation à réaliser en phase exécution.
Il y a lieu de préciser que les calculs de vérification de stabilité présentés ci-dessus ne tiennent pas
compte de la présence de nappe. Ceci suppose une bonne maitrise des eaux de surface (les
fossés de crêtes sont projetés systématiquement et ils sont tous bétonnés) et des eaux
souterraines. Ainsi,

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en phase travaux, il est prévu de projeter le système de drainage approprié (éperons ou masques
drainants) devant permettre de capter les eaux de surface et de les acheminer vers des exutoires
correctement aménagés. Aussi, une attention particulière doit être apporter pour le captage des
sources éventuelles qui pourraient être mises en évidence lors des travaux de terrassement.
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II. ÉTUDE DE LA STABILITÉ DES SECTIONS EN REMBLAI

II.1. INTRODUCTION

Pour l’étude de la stabilité des sections en remblai, nous nous basons sur la démarche suivante :
 Délimiter les sections de grand remblai ;
 Présenter pour chaque section de grand remblai le profil en travers type qui intègre
respectivement la ligne topographique et la ligne rouge en partant de la géométrie fixée
initialement par l’équipe conceptuelle ;
 Habiller le profil en travers par le profil géotechnique en se basant sur les résultats locaux en
un premier temps, puis sur les résultats globaux de la campagne réalisée tout au long du projet
en un deuxième temps ;
 Étudier la stabilité de la section vis-à-vis des risques de poinçonnement ;
 Proposer les solutions de traitements éventuels pouvant s’imposer pour résoudre le problème
de poinçonnement ;
 Étudier la stabilité de la digue vis-à-vis des risques de glissement (interne et externe) ;
 Proposer les adaptations éventuelles pouvant s’imposer en cas de problème de glissement ;
 Estimer les ordres de grandeurs des tassements ;
 Proposer les éventuelles adaptations en cas d’incompatibilité des ordres de grandeurs calculés
par rapport aux valeurs admissibles.

II.2. STABILITÉ DES REMBLAIS VIS-À-VIS DES RISQUES DE POINÇONNEMENT

Pour les sections de grands remblais édifiées au niveau des bas-fonds, il y a lieu de considérer
que l’édification des remblais sera précédée par la purge des matériaux impropres de couverture
avant de procéder à leur substitution systématique par des matériaux rocheux ou latéritiques
insensibles à l’eau.
La profondeur de la purge intéresserait l’intégralité de l’épaisseur des couches molles lorsqu’elle
est inférieure à un maximum de 3 m. Au-delà de cette profondeur, si les couches sous-jacentes
s’avèrent compressibles et de faible consistance, il pourrait y avoir besoin de recourir à un
traitement plus profond consistant en la disposition d’éperons drainants transversaux reliés par
une tranchée drainante longitudinale qui rassemblerait les eaux captées par les éperons avant de
les évacuer à travers un drain transversal plus profond aménagé au niveau du point bas et
débouchant vers un exutoire correctement aménagé à l’aval.
En fonction des possibilités d’évacuation des eaux de surface, pour les zones humides, il peut y
avoir besoin d’opter pour l’utilisation exclusive de matériaux rocheux insensibles à l’eau qui
seraient posés sur une nappe en géotextile de renforcement disposée à la base du remblai.
En fonction des caractéristiques de l’assise et de la hauteur du remblai à édifier, la mise en œuvre
du corps du remblai pourrait passer par phases séparées par des durées d’attente suffisantes pour
dissiper les surpressions qui auraient lieu au niveau de l’assise du remblai. Une telle procédure
nécessiterait la mise en place d’un dispositif de contrôle basé sur une instrumentation pouvant
varier de simples repères topographiques à des instruments plus consistants (tassomètres
multipoints, capteurs de pression interstitielle, inclinomètres, etc,).
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II.3. ETUDE DE LA STABILITÉ DES SECTIONS DE GRANDS REMBLAIS VIS-À-VIS DES


RISQUES DE GLISSEMENT DE TALUS

II.3.1. Hypothèses adoptées

Tout comme le cas des sections de grands déblais, nous avons fait des passages de calculs de
stabilité du type glissement en tenant compte des conditions géotechniques locales des différentes
sections de grands remblais étudiées.

II.3.1.1. Paramètres de résistance au cisaillement

Certaines hypothèses ont été adoptées par rapport aux caractéristiques des matériaux constitutifs
de l’assise. Outres les paramètres de résistance préconisés pour les formations types constitutives
de l’assise du projet, pour les matériaux d’apport, nous avons considéré les paramètres de
résistance au cisaillement récapitulés ci-après :

II.3.1.2. Surcharge routière

Pour la vérification de la stabilité des talus de remblais vis-à-vis des risques de glissement, une
charge routière de 20 KPa a été appliquée au niveau des parties circulables de la plateforme.

II.3.1.3. Conditions hydrogéologiques

D’après les résultats des investigations géotechniques réalisés au niveau des sections de grands
remblais, une nappe sub-affleurante a été mise en évidence sur la quasi-totalité des sites.
Dans la suite de l’étude, nous avons considéré systématiquement les deux hypothèses suivantes :
 Condition de stabilité en présence de la nappe ;
 Conditions de stabilité en l’absence de nappe.

II.4. CONCLUSION POUR LA STABILITÉ DE TALUS DES BUTTES DE REMBLAIS

Au vu des résultats des simulations de vérification de la stabilité des talus des sections en remblai,
il s’avère bien que les pentes des talus préconisées en remblai (3 Horizontale/2 Verticale) sont
globalement compatibles avec les paramètres de résistance au cisaillement des formations
caractéristiques de la zone du projet et des matériaux de remblai utilisés.
Une attention particulière est toutefois à apporter au niveau des sections de remblais édifiés sur
des versants à forte pente. En effet, ce type de configuration nécessite des dispositions
spécifiques au niveau du système de drainage de surface et profond de manière à assurer une
mise hors d’eau de l’assise du remblai et éviter ainsi la mise sous pression de l’assise immédiate
des remblais. Ceci passerait par des dispositifs de drainage profond du type éperons drainants à
disposer perpendiculairement aux courbes de niveaux. Les zones les plus concernées par ce type
de dispositions sont celles correspondant à des dépressions naturelles qui constituent des zones
d’écoulements préférentiels.
Aussi, pour les sections en remblais empiétant sur les bas-fonds, il y a lieu de prévoir des
dispositifs de drainage profonds à placer au niveau du point bas. Ceci pourrait être assuré
moyennant un drain longitudinal qui coïnciderait avec l’axe du bas-fond.
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Pour les sections de grands remblais empiétant sur les lignes d’écoulements, il y a lieu de prévoir
la continuité des écoulements moyennant des dispositifs appropriés tout en prenant les
dispositions de protection nécessaires devant sécuriser le pied de remblai vis-à-vis des risques de
ravinements. A cet effet, il pourrait s’avérer nécessaire de rajouter des butées de pied en gabions
ou en enrochements de calibre approprié.

II.5. ESTIMATION DES TASSEMENTS DES HAUTS REMBLAIS

II.5.1. Paramètres de déformation de l’assise des sections en remblai

En dehors des paramètres de résistance au cisaillement des couches de l’assise des sections en
grands remblais qui servira à la fois pour l’étude de la stabilité du projet vis-à-vis des risques de
glissement et vis-à-vis des risques de poinçonnement, l’estimation des tassements qui pourraient
avoir lieu sous l’effet des charges des remblais passe par la détermination des paramètres de
déformation des différentes couches constitutives de l’assise.
Les paramètres de déformation peuvent être issus des résultats des essais œdométriques ou
corrélés avec les modules de déformation pressiométrique.
En l’absence de données directes, pour les sections où seules des coupes lithologiques sont
disponibles, nous nous basons sur les ordres de grandeurs des paramètres de déformation
moyens issus de sites semblables identifiés le long de l’axe du projet.
Ainsi, pour l’estimation des ordres de grandeurs des tassements, nous adoptons la méthode des
tranches pressiométriques en tablant sur le modèle géotechnique moyen présenté ci-après.

II.5.2. Hypothèses de calculs

Pour l’estimation des ordres de grandeurs des tassements sous les sections de grands remblais,
nous adoptons les hypothèses simplificatrices suivantes :
 Le tassement est calculé au niveau de l’axe du remblai en limitant les calculs à la profondeur
de l’investigation réalisée au droit de la section en question ;
 L’excès de contrainte est supposé être constant sur la tranche de l’assise entrant dans
l’estimation des tassements. Ceci est justifiée par l’importance de la largeur du corps de
remblai.
Moyennant ces hypothèses, nous récapitulons ci-après les ordres de grandeurs des tassements
pour les sections de grands remblais étudiées.

II.5.3. Conclusion pour l’étude de tassement des hauts remblais

À la vue des ordres de gradeurs de tassements calculés sur la base des hypothèses présentées
ci-dessus, il s’avère que le paramètre de tassement n’est pas déterminant dans la conception des
grands remblais. La disposition consistant à purger les éventuels matériaux mous (vase et tourbe)
pouvant être recoupés en surface ainsi qu’un suivi de l’évolution des tassements dans le temps
pour les sections ayant des hauteurs importantes (hauteurs supérieures à 10m) devraient
permettre de s’affranchir des problèmes potentiels pouvant être liés aux charges des remblais.
Signalons que le problème de tassement ne constitue pas un problème majeur pour les sections
courantes de remblai. Néanmoins, ce paramètre risque d’avoir une grande incidence sur
l’interaction pouvant avoir lieu entre le remblai et les points durs constitués par les ouvrages. En
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effet, pour les sections de remblais limitrophes à des ouvrages, il est recommandé de procéder,
autant que possible, à un préchargement de l’assise avant l’édification des ouvrages. Ceci réduirait
au mieux les sollicitations parasites pouvant impacter les fondations des appuis de rive des
ouvrages.
Au final, il y a lieu de préciser que l’estimation des tassements a été basée sur des hypothèses
simplificatrices qui nécessitent d’être confirmées moyennant des sondages spécifiques qui devront
faire l’objet de prélèvements intacts en vue d’une caractérisation au laboratoire moyennant des
essais de compressibilité à l’oedomètre à réaliser conformément aux règles de l’art.
Par ailleurs, les sondages complémentaires à réaliser seront descendus suffisamment en
profondeur pour s’assurer de l’épaisseur de la tranche de l’assise pouvant intervenir dans
l’estimation des tassements.
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ANNEXES

ANNEXE I : VÉRIFICATION DE LA STABILITÉ DES TALUS DES GRANDS DÉBLAIS


(SORTIES GEOSTAB)

ANNEXE II : VÉRIFICATION DE LA STABILITÉ DES TALUS DES GRANDS REMBLAIS


(SORTIES GEOSTAB)
Études techniques (APS, APD, DCE) et ÉIES de la voie de contournement de Yaoundé (60,7 km)
Lot 1 : Études techniques / Rapport géotechnique – APD provisoire Page 16

ANNEXE I : VÉRIFICATION DE LA STABILITÉ DES TALUS DES GRANDS


DÉBLAIS (SORTIES GEOSTAB)
Études techniques (APS, APD, DCE) et ÉIES de la voie de contournement de Yaoundé (60,7 km)
Lot 1 : Études techniques / Rapport géotechnique – APD provisoire Page 17

ANNEXE II : VÉRIFICATION DE LA STABILITÉ DES TALUS DES


GRANDS REMBLAIS (SORTIES GEOSTAB)
Études techniques (APS, APD, DCE) et ÉIES de la voie de contournement de Yaoundé (60,7 km)
Lot 1 : Études techniques / Rapport géotechnique – APD provisoire Page 18

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