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1.

Caractéristiques des provisions

Une provision doit présenter les caractéristiques suivantes :

- Son objet est uniquement de couvrir des pertes ou des charges qui doivent être par
ailleurs nettement précisées.
- La perte ou la charge n’est pas actuelle mais future. Elle ne doit se matérialiser
qu’après la clôture de l’exercice de constitution de la provision
- La perte ou la charge, bien que précise dans son objet demeure incertaine quant à sa
réalisation ou son montant. La déduction opérée sous forme de provisions est
provisoire.
- La perte ou la charge doit apparaitre probable à la clôture de l’exercice en raison
d’événements en cours. Dès lors, la provision ne peut donc pas être constituée pour
faire face à une perte ou à une charge simplement éventuelle.

Ainsi, les provisions doivent être distinguées :

o Des pertes : la perte est une charge certaine quant à sa réalisation, son objet ;
et son montant et qui sous certaines conditions, est déduit immédiatement et
définitivement du bénéfice. La provision quant à elle est une charge probable
dans sa réalisation ou dans son montant, dont seul l’objet est toujours certain,
sa déduction du bénéfice est provisoire et implique un suivi tant de la
survenance de la charge que de l’emploi de la provision à la compensation de
cette charge.
o Des charges à payer qui sont des passifs certains dont il est parfois nécessaire
d’estimer le montant ou l’échéance.

Au total, les provisions permettent d’anticiper la déduction dans les comptes d’un
exercice ; les pertes ou charges qui devraient normalement affecter les résultats d’exercice
ultérieurs.

En outre, la comptabilisation des provisions est obligatoire même en cas d’absence ou


d’insuffisance de bénéfice.

2. Conditions de déductibilité des provisions

Pour être déductible des résultats d’un exercice, les provisions doivent répondre à des
conditions de fond et de forme :

- La provision doit être destinée à faire face à une perte ou à une charge déductible pour
l’assiette de l’impôt
- La perte ou la charge doit être nettement précisée
- La perte ou la charge doit être probable

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- La probabilité de la perte ou de la charge doit résulter d’événements en cours à la
clôture de l’exercice
- La provision doit avoir été effectivement constatée dans les écritures de l’exercice

a) Conditions de fond

i) Perte ou charge provisionnée déductible

La provision doit être destinée à faire face à une perte ou à une charge qui aurait été
elle-même déductible des résultats de l’exercice si l’événement envisagé s’était réalisé au
cours de cet exercice. Ainsi, conformément au principe de déduction des charges, seules
peuvent être provisionnées les pertes ou charges entrainant une diminution de l’actif net et
fiscalement déductible.

Pour être déductible :


- La provision doit être destinée à faire face à une charge entrainant une diminution d’actif net
(immeuble, stock, créances, titres). Exemple : provision pour dépréciation des créances
- La provision doit être constituée pour faire face à une charge future qui sera elle-même
déductible pour l’assiette de l’impôt. Ainsi, la déduction des provisions correspondant à des
pertes ou à des charges qui ne seraient pas fiscalement déductibles n’est pas acceptable. Tel
est le cas en premier lieu des charges dont la loi interdit la déduction fiscale. Par exemple :
certains impôts (IS, IRPP)

Sont également exclus :


- Les provisions relatives à des charges non engagées dans l’intérêt de l’entreprise et ne
relevant pas d’une gestion commerciale normale tels que :
o Des provisions pour les pertes ou charges n’incombant pas à l’entreprise
(maison mère – filiale) ; la perte probable d’un matériel dont l’entreprise n’est
ni propriétaire ni responsable

La perte ou la charge doit être nettement précisée quant à son objet, sa nature
et son montant doit être évalué avec une approximation suffisante.

ii) La perte ou la charge doit être probable et non éventuelle (créance


soumise à une procédure contentieuse ou client en liquidation judiciaire)

La perte, la dépréciation ou la charge en vue de laquelle est constituée une provision


doit être probable et non pas simplement éventuelle. La probabilité justifiant la constitution
d’une provision se distingue de la simple éventualité en ce qu’elle est établie par des
circonstances précises particulières générales. Ainsi, une provision constituée pour faire face
à un risque simplement éventuel n’est pas déductible.

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b) Les conditions de forme : comptabilisation

i. Constatation effective dans les comptes

La déduction des provisions est subordonnée à leur constatation effective dans les
écritures de l’exercice.

ii. Inscription sur le relevé des provisions

Toutes les provisions régulièrement comptabilisées doivent figurer au relevé des


provisions prévu dans la déclaration statistique et fiscale (DSF).

c) Le sort des provisions

Elles permettent à une entreprise de déduire par anticipation une charge ou une perte
qui devrait normalement être déduite des résultats d’exercices ultérieurs.

d) Les principales provisions

L’examen porte sur diverses provisions parmi les plus fréquemment constituées.

i. Provisions pour créances douteuses et litigieuses

Dans le cas où une créance est irrécouvrable, elle doit être considérée comme perdue. Son
montant peut être retranché du résultat de l’exercice fiscal au cours duquel la perte apparait
comme certaine et définitive.

Ainsi, les entreprises peuvent constituer des provisions pour créances douteuses. Celles-
ci sont déductibles, à condition qu’une action ou un début d’action judiciaire ait été intenté
(huissier, action en justice, contentieux).

Outre les conditions générales de déduction des provisions prévues ci-dessus, les
provisions pour créances douteuses doivent :

- Être constituées sur les créances inscrites à l’actif du bilan et non couvertes par des
garanties réelles (L.F 2020) ;
- Avoir donné lieu à l’encontre du débiteur, à la mise en œuvre des voies et moyens de
recouvrement amiable ou forcé prévus par l’Acte Uniforme OHADA, portant
organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution.

Cette mesure ne s’applique pas aux provisions pour créances douteuses des
établissements de crédit. Celles-ci font l’objet d’un encadrement spécifique arrimé aux
dispositions du règlement COBAC N° R-2014/01 relatif à la classification, à la comptabilisation
et au provisionnement des crédits.

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ii. Le cas spécifique des établissements de crédit

Il existe une spécificité en matière de provision, applicable uniquement aux


établissements de crédit. Ainsi, ces derniers ont la possibilité d’étaler les provisions pour
créance et engagements douteux.

La durée d’étalement est :


- De 2 ans lorsqu’il s’agit de créances et engagements douteux, dont les risques ne sont couverts
ni par des garanties réelles (hypothèques), ni par la garantie de l’État. Dans ce cas, la
déductibilité ne peut être supérieure à 50% des créances et engagements douteux de
l’exercice.
- De 3 ans, lorsqu’il s’agit des créances et engagements douteux dont les risques sont couverts
par des garanties réelles. Dans cette hypothèse, la déduction ne peut être supérieure à :
25 % pour la 1ère année ;
50 % pour la 2e année ;
25 % pour la 3e année.

P. Créances et dettes libellées en devise

i. Évaluation des créances et des dettes

Les créances et dettes sont libellées en FCFA pour leur valeur nominale. Mais elles peuvent
faire l’objet d’une provision pour dépréciation lorsque leur recouvrement est douteux ou
litigieux.

En revanche, les avoirs en devises et les créances et dettes libellées en monnaies étrangères
doivent être évalués à la clôture de chaque exercice en fonction du dernier cours de change.
Les écarts de change et de conversion (perte ou profit) sont pris en compte pour la
détermination du résultat imposable de l’exercice.

Q. Autres charges non déductibles

1) Les charges payées en espèce

Les charges d’une valeur supérieure à 500 000 FCFA ne sont pas admises en déduction
lorsqu’elles sont payées en espèce.

2) Transactions avec les personnes résidents dans les pays à fiscalité privilégiée (paradis
fiscaux)

Un pays à fiscalité privilégiée ou paradis fiscal, est un pays où il n’y a pas d’impôts ou
très peu d’impôts. Il existe des critères communs aux paradis fiscaux :

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- IRPP inexistant ou notablement faible ;
- IS inexistant ou notablement faible ;

1) Avantages des paradis fiscaux

En dehors de la fiscalité peu élevée, les paradis fiscaux présentent de nombreux autres
avantages.

- Le niveau peu élevé des prélèvements fiscaux concerne souvent les non-résidents ce qui
permet d’attirer des investissements étrangers.
- Les revenus de sources étrangères sont exonérés (dividendes, intérêts)
- La possibilité de créer un trust ou une fiducie : le constituant confie (de son vivant ou à sa
mort) la gestion d’un patrimoine à un administrateur (trustee) qui remet (immédiatement
ou en différé) les revenus tirés de la gestion à un bénéficiaire. Le trustee (personne
physique ou morale) détient la propriété légale des biens mis en trust. Ainsi le trust permet
de gratifier les personnes qui ne sont pas héritiers du constituant et d’organiser une
succession (notamment lorsque l’héritier direct est incapable de gérer les biens).

L’article 104 du CGI oblige les gestionnaires de trust domiciliés au Cameroun de


déposer tous les renseignements relatifs à l’identité des personnes liées audit trust ainsi
qu’aux avoirs dudit trust.

- Il n’existe aucun contrôle sur la normalité des actes de gestion (pas de sanction pour les
transactions commerciales ou financières à prix très réduit).
- Le secret administratif : les autorités locales refusent toute coopération internationale et
notamment la transmission du régime d’imposition de telles sociétés ; la répartition de
son capital ; son activité réelle …

De plus, les paradis fiscaux n’aiment pas signer de conventions fiscales internationales
avec les pays à forte fiscalité.

2) Dispositif camerounais de lutte contre les paradis fiscaux (Article 8 du CGI)

Les charges résultant des transactions réalisées avec les personnes physiques ou
morales établies dans les paradis fiscaux, ne sont pas déductibles du résultat fiscal. Cette
mesure de non déductibilité concerne également les débours issus des paradis fiscaux et
facturés à une entité camerounaise par des entreprises situées dans les paradis fiscaux.

Ainsi, Selon la législation camerounaise, le paradis fiscal s’entend comme :


- Tout pays dont le taux de l’IS ou de l’IRPP est inférieur au tiers 1/3 de celui pratiqué au
Cameroun soit 11% pour l’IS et 11,67% pour l’IRPP.
- Tout pays considéré par les organisations financières internationales comme non
coopératif en matière de transparence et d’échange d’information à des fins fiscales.

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Cependant, à titre d’exception, les achats de biens et de marchandises nécessaires à
l’exploitation ainsi que les rémunérations de prestation de service y relatives, sont en principe
déductibles dès lors que les 03 conditions cumulatives suivantes sont réunies :

- Les biens et les marchandises doivent être acquis dans leur pays de production c’est-à-dire
celui dans lequel les biens et les marchandises acquis ont été fabriqués.

V) Plus-value sur fusion, scission, apports partiels d’actifs


(restructuration)
Les modifications de structure entrainent la survie ou la mort de la société. C’est
pourquoi les opérations de restructuration deviennent de plus en plus fréquentes dans une
société qui s’industrialisé progressivement. Elles ont des conséquences juridiques, sociales et
fiscales importantes. C’est à chaque fois un impératif économique ou de gestion (conquête
des parts de marché, acquisition d’une marque, d’un savoir-faire, simplification de la gestion ;
abandon d’un secteur en difficulté) qui justifie la restructuration.

La législation fiscale Camerounaise favorise les restructurations d’entreprises par un


certain nombre de dispositions (article 9, CGI).

On distingue :
• Les fusions : une société A est absorbée par une société B existante ou
nouvellement créée. A disparaît complètement ;
• Les scissions : une société A est absorbée totalement et simultanément par deux
sociétés existantes ou nouvellement créées ;
• Les apports partiels d’actif : une société A apporte à une société B une branche
complète d’activité.

Les restructurations s’opèrent principalement dans les groupes de sociétés. En outre,


le dispositif fiscal de référence est celui des fusions. C’est par référence à lui que sont définies
les règles applicables aux autres opérations de restructuration.
1) Fiscalité des fusions des sociétés

La fusion désigne l’opération par laquelle deux ou plusieurs sociétés se réunissent pour
n’en former qu’une seule.

Après la fusion, on a la disparition des sociétés A et B.

Société A
Société C

Société B

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a) Les types de fusion

Économiquement, on distingue 3 types de fusions :

- Les fusions – mariages qui interviennent entre sociétés de poids comparables dans
l’intérêt réciproque des parties prenantes.
- Les fusions acquisition qui s’accompagnent d’un rapport de force au profit de l’une des
sociétés
- Les fusions – restructurations à l’intérieur d’un groupe de société.

b) Régime fiscal des fusions


i. Principe

La société absorbante ou nouvelle ne fait que continuer l’exploitation des sociétés


absorbées ou dissoutes. En application du régime de droit commun, la fusion entraine pour
la société absorbée toutes les conséquences d’une dissolution de sociétés.

- Imposition immédiate des bénéfices d’exploitation non encore taxés ;


- Imposition des provisions devenues sans objet ;
- Imposition des plus-values de fusion provenant de l’apport de l’actif à une valeur
supérieure à la VNC.

Ainsi, une fusion de sociétés entraine une cessation totale de l’entreprise pour les
sociétés absorbées et l’imposition immédiate au nom des sociétés absorbées de l’ensemble
des bénéfices non encore taxés, y compris des plus-values qui résulteraient de l’opération de
fusion.

ii. Régime de faveur

En principe, une plus-value constitue un profit imposable qui doit être intégrée dans le
résultat fiscal de l’entreprise qui la réalise. Dans le souci d’encourager les fusions, le législateur
a institué un régime fiscal de faveur codifié à l’article 9 du CGI, atténuant les règles de droit
commun.

Les plus-values de fusion peuvent ainsi bénéficier d’une exonération sous certaines
conditions.

iii. Conditions d’application du régime de faveur

Ce régime fiscal ne concerne que les sociétés absorbées. Il faut que :

- La ou les sociétés bénéficiaires des apports ait (aient) son (leur) siège au Cameroun ou
dans un autre Etat membre de la CEMAC.

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- Les apports doivent prendre effet à la même date dans les différentes sociétés et entrainer
dès leur réalisation la dissolution immédiate de la société apporteuse.

L’acte de fusion ou d’apport doit faire mention de calculer les amortissements et les plus-
values, d’après le prix qu’il comportait pour les sociétés fusionnées, pour les sociétés
apporteuses déduction faites des amortissements déjà réalisés par elles. Cette condition
signifie que la société bénéficiaire des apports devra s’engager à calculer l’amortissement des
biens apportés non pas sur les valeurs d’apport mais sur les Valeurs Nettes Comptables (VNC).

❖ Le contenu des avantages fiscaux

- Exonération des plus-values d’apport ou de fusion sous les conditions mentionnées ci-
dessus.
- Droit d’enregistrement dégressif pour l’actif net apporté
- La prise en charge du passif est soumise à un droit d’enregistrement fixe de 50 000
FCFA.

3. Scission
a) Définitions

Il y a scission lorsque le patrimoine d’une société « scindée » se divise en plusieurs


fractions dont chacune forme le patrimoine d’une société existante ou nouvelle.

La scission suppose que le patrimoine d’une société existante est partagé entre deux
sociétés existantes ou nouvelles.

C’est l’opération par laquelle une société disparaît en transmettant son patrimoine à
deux autres sociétés, qualifiées de sociétés bénéficiaires, créées pour l’occasion ou
existantes ; moyennant l’attribution aux associés de la société scindée proportionnellement à
leurs droits dans le capital, de titres des sociétés bénéficiaires des apports.

Sous le régime de droit commun, la scission est considérée comme entraînant la


dissolution de la société. Ce qui entraîne en principe l’imposition immédiate des bénéfices
non encore imposés de la société divisée, l’imposition des plus-values d’actif, des provisions,
ainsi que la taxation des associés (I.R.C.M).

b) Régime fiscal de faveur (même que le régime des fusions)


• Exonération des plus-values d’apport sous certaines conditions ;
• Droit dégressif pour l’actif net apporté ;
• La prise en charge du passif est soumise à un droit fixe de 50 000 FCFA ouvrant
droit à l’application du droit de timbre gradué.

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4. Apport partiel d’actif
a) Définitions

L’apport partiel d’actif suppose qu’une société fait apport à une autre d’une branche
d’activité et reçoit des droits sociaux en contrepartie.

C’est un apport en nature qui porte sur une branche autonome d’activité et qui est
réalisée par une société dite apporteuse à une société dite bénéficiaire. Cet apport en nature
entraîne incidemment une augmentation du capital de la société bénéficiaire.

Il s’agit d’un apport en nature particulier car il ne porte pas sur un bien isolé, mais sur
une branche autonome d’activité.

b) Régime fiscal

L’apport des éléments d’actif a pour conséquence en principe l’imposition au niveau


de la société apporteuse des plus-values réalisées à l’occasion de l’apport. De même, il
faudrait aussi imposer les provisions devenues sans objet.

En outre, si la société apporteuse distribue des titres en contrepartie de l’apport,


l’impôt de distribution est dû.

✓ Régime fiscal de faveur


▪ Exonération des plus-values d’apport sous certaines conditions ;
▪ Droit dégressif pour l’actif net apporté ;
▪ La prise en charge du passif est soumise à un droit fixe de 50 000 FCFA ouvrant
droit à l’application du droit de timbre gradué.

1- Plus-values en cas de cession ou cessation d’activité

Les plus-values nettes, c’est-à-dire celles obtenus après imputation des moins-values
réalisés à l’occasion de la cession d’éléments d’actif immobilisé et les sommes reçues en
contrepartie de la cessation de l‘activité ou du transfert de la clientèle sont imposées :

- Pour la moitié de leur montant lorsque le transfert ou la scission intervient moins de 5 ans
après la création ou l’achat du fonds de commerce ou de la clientèle ;
- Pour le 1/3 de leur montant dans le cas contraire

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Section IV : Fiscalité des groupes de sociétés
Les groupes de sociétés sont diversifiés dans leur taille et dans leur structure. Cela va
des groupes de petite taille aux groupes de plus grande envergure composés de plusieurs
centaines de sociétés au rayonnement international.

La concentration économique et financière se traduit au plan juridique soit par des


opérations de fusion où plusieurs personnes morales donnent naissance à une seule, soit par
la constitution de groupes reposant sur des biens capitalistiques entre diverses personnes
morales. Ainsi, il y a groupe de société lorsqu’une société en contrôle une autre. C’est
l’ensemble des sociétés ayant chacune une existence juridique distincte, souvent constituée
par une société mère et une ou plusieurs filiales.

I- Le groupe de société et sa réalité


Une société peut prendre des participations dans le capital d’autres sociétés. Avec le
temps, se sont constitués des réseaux de sociétés plus ou moins liées, dans lesquelles
certaines jouent le rôle de chef de file.

Une entreprise dominante constitue alors, avec les entreprises qui lui sont liées, un
ensemble dénommé groupe.

La définition du groupe de société diffère d’une législation à une autre (I). En outre, ce
concept recèle une réalité très contrastée (II).

A- LA NOTION DE GROUPE

Le groupe est formé dès lors qu’une société en contrôle une autre. Le contrôle de droit
découle généralement de la détention directe ou indirecte du capital et des droits de vote. Il
existe également un contrôle de fait lorsqu’une entreprise détient sur une autre une position
lui permettant d’exercer une influence sur elle.

1. Définition du groupe

Le groupe est formé par une société appelée société dominante, les filiales de celle-
ci, et les sociétés dont la société dominante détient plus de la moitié du capital.

Cette définition du groupe repose uniquement sur la détention d’un pourcentage


majoritaire par la société dominante dans le capital des sociétés contrôlées.

L’Acte uniforme OHADA sur les sociétés commerciales et les G.I.E innove par rapport à
la plupart des anciennes législations en intégrant en ses articles 173 à 175 la notion de groupe
de sociétés.

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L’article 173 énonce le principe selon lequel « un groupe de sociétés est l’ensemble
formé par des sociétés unies entre elles par des liens divers qui permettent à l’une d’elles
de contrôler les autres ».

La définition du groupe de sociétés, telle qu’elle découle de l’article 173, repose sur un
critère essentiel, celui du « contrôle ».

Le contrôle d’une société est la détention effective du pouvoir de décision au sein de


cette société (article 174).

L’article 175 précise « qu’une personne physique ou morale est présumée détenir le
contrôle d’une société :
▪ Lorsqu’elle détient, directement ou indirectement plus de la moitié des droits
de vote ;
▪ Lorsqu’elle dispose de plus de la moitié des droits de vote d’une société en
vertu d’un accord ou d’accords conclus avec d’autres associés de cette
société ».

On peut noter que l’article 175 de l’Acte uniforme OHADA fait référence au droit de
vote et non pas au pourcentage de participation détenu dans le capital.

Pour être présumé détenir le contrôle d’une société, il faut donc détenir plus de 50%
du droit de vote.

B. LA FILIALE

Est réputée filiale toute société dont plus de la moitié du capital appartient à une autre
société (article 179 de l’Acte Uniforme OHADA).

Le critère retenu est le pourcentage du capital social détenu (et non le droit de vote)
et le seuil est fixé à « plus de 50 % » ;

1- PRINCIPE D’IMPOSITION DES GROUPES DE SOCIÉTÉS

Le problème fondamental posé par ce type de structure est de savoir s’il convient de
faire prospérer l’individualité juridique des entreprises, ou au contraire s’il est préférable de
privilégier l’aspect économique des groupes.

En principe, chaque société membre d’un groupe conserve sa personnalité fiscale.


C’est chaque société qui est imposable et non le groupe (cas des sociétés mère et filiale).

Le droit fiscal Camerounais traite chaque entreprise appartenant à un groupe national


ou multinational comme une entité distincte.

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Ainsi, chaque membre du groupe individuellement est imposé sur les revenus qu’il
réalise.

L’application du concept de l’entité distincte, suppose qu’il faut imposer les


différentes entreprises du groupe en tenant compte du fait qu’ils opèrent en pleine
concurrence dans leurs transactions internes au groupe.

2- APPPROCHE DE L’ENTITÉ FISCALE DISTINCTE

La filiale constitue une entité juridique indépendante même si elle est dirigée par la
société mère. Ce principe qui respecte l’indépendance des sociétés filles fait de la filiale un
contribuable à part des autres membres de l’entreprise multinationale.

Pour ce qui est des succursales, leur imposition obéit également au principe de l’entité
distincte.

3- LE RÉGIME DES SOCIÉTÉS MÈRES-FILLES

Ce régime a pour objet l’exonération chez la société mère située au Cameroun des
dividendes perçus des filiales situées soit au Cameroun ou dans la CEMAC. Cette exonération
de 90% du dividende net permet d’éviter la double ou triple imposition du bénéfice (chez la
filiale qui a dégagé le bénéfice et chez la mère qui a perçu le dividende).

Cette disposition permet de ne pas pénaliser les entreprises (sociétés mères) qui sont
également actionnaires dans d’autres sociétés.

Les produits nets s’entendent des dividendes bruts – IRCM, qui est le montant effectivement
encaissé par la société mère.

a) Législation Fiscale sur les Groupes de Sociétés au Cameroun

En réalité, il n’existe pas à ce jour une fiscalité des groupes de sociétés au Cameroun.
On peut parler de fiscalité de groupe de sociétés que lorsqu’il existe des mécanismes de
consolidation fiscale tels que le système de l’intégration fiscale, qui existe dans certains pays.

Actuellement, le seul mécanisme qui renvoie à un embryon de fiscalité de groupe est


le régime applicable en matière de distribution de dividendes dans le cadre du régime des
sociétés mères et filiales.

i. Une fiscalité embryonnaire des groupes de sociétés : le dispositif mère et filiales (article
13 du CGI)
Le régime prévoit sous certaines conditions, l’exonération des produits des
actions de la filiale chez la société mère bénéficiaire.

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La législation fiscale en matière de groupes de sociétés qui existe au Cameroun
et dans l’ensemble des États de la CEMAC concernent l’I.S et l’IRCM.
Par principe, les dividendes versés par les filiales aux sociétés mères, bien que
provenant des bénéfices déjà imposés sont incorporés aux bénéfices imposables de ces
dernières.
Néanmoins, l’article 13 du CGI permet aux sociétés par actions et aux sociétés à
responsabilité limitée détenant au moins 25% du capital d’une filiale dont le siège est situé au
Cameroun ou dans un autre État de la CEMAC de limiter les effets de cette multiple imposition.

i. Objet de l’article 13 du CGI :

Éviter une multiple imposition des bénéfices des filiales d’entreprises établies en
CEMAC. Il s’agit de neutraliser par voie d’exonération 90% des distributions au niveau de la
société mère.

ii. Conditions d’application de l’article 13 du CGI :


Forme de la société
La société mère doit obligatoirement être, soit une société par action, soit une société
à responsabilité limitée.
La filiale doit également être, soit une société par action, soit une société à
responsabilité limitée.

Nationalité des sociétés


Les deux sociétés (mère, filiale) doivent avoir leur siège social dans un des États de la
CEMAC.
Pourcentage de participation
La qualité de société mère est reconnue au moins à toutes les sociétés d’un État
membre qui détient dans le capital d’une autre société une participation minimale de 25 %.
Le minimum de la participation de la société mère dans le capital de la filiale est fixé à
25 %.
En cas de diminution de ce taux en deçà de 25 % à l’occasion d’une augmentation du
capital de la filiale à laquelle la société mère n’a pas souscrit, ce régime ne peut plus être
retenu.
Engagement à souscrire par la société mère
Les titres concernés doivent avoir été attribués à l’émission et être restés inscrits au
nom de la société participante, ou s’il ne s’agit pas de titres souscrits lors de leur émission, il
faut que la société participante prenne l’engagement de les conserver pendant deux années
consécutives au moins sous la forme nominative.
La rupture de cet engagement est sanctionnée par l’imposition des revenus exonérés
accompagné des pénalités pour insuffisance de déclaration.

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iii. Régime d’imposition des dividendes au niveau de la société mère
Lorsque les conditions ci-dessus sont remplies, les produits nets des actions ou parts
d’intérêts de la filiale perçus par la société mère au cours de l’exercice sont fiscalement
retranchés du bénéfice total de cette dernière défalcation faite d’une quote-part de frais et
charges fixée à 10% du montant desdits produits.

Section IV : Les produits imposables


Les produits imposables correspondent aux créances acquises par l’entreprise auprès de
ses clients.

Les produits s’entendent des revenus ou recettes qui concourent à la réalisation des
résultats imposables. On distingue les produits d’exploitation, produits financiers et produits
exceptionnels.

I. Le rattachement des produits

En la matière, il y a coïncidence entre la règle comptable et la règle fiscale.

En comptabilité, le principe d’indépendance des exercices conduit à rattacher à chaque


exercice les produits acquis et les charges consommées au cours de l’exercice.

La transposition fiscale de ce principe est fondée sur les notions de créances acquises et de
dettes certaines.

L’article 38-2 bis précise à quel moment les produits correspondant à des créances acquises
(c’est-à-dire à des créances certaines dans leur principe et déterminées dans leur montant,
sans qu’il y ait lieu de tenir compte de la date de leur exigibilité ou de leur recouvrement) sont
imposables :

- lors de la livraison s’il s’agit d’une vente. La livraison s’entende de la délivrance au sens civil =
mise à disposition du bien
- lors de l’achèvement s’il s’agit d’une prestation de services (principe).

II. Les produits d’exploitation

Ce sont les sommes ou valeurs reçues ou à recevoir en contrepartie des biens, travaux et
services fournis par l’entreprise dans le cadre de son exploitation normale et courante
(compte 70 à 75). Les produits sont constitués par le prix total hors TVA des opérations
réalisées.

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Les réductions accordées sur les ventes (rabais, remises ou ristournes) viennent en diminution
du montant des ventes, à la différence des escomptes de règlement, qui sont des charges
financières (compte 673. Escomptes accordés), même s’ils sont déduits sur la facture.

Les pourboires sont compris dans le montant des produits, même lorsqu’ils sont perçus
directement par les employés. L’exploitant doit, dans ce cas, en évaluer le montant. En
contrepartie, les pourboires sont déduits en tant que rémunérations du personnel.

Les loyers des immeubles inscrits à l’actif de l’entreprise et donnés en location sont compris
dans les produits d’exploitation. Les loyers sont rattachés à l’exercice au cours duquel ils ont
couru, quelle que soit leurs dates d’échéance et de paiement.

Les droits d’entrée ou pas-de-porte sont traités comme des suppléments de loyer à moins
qu’ils ne représentent le prix d’un élément de l’actif commercial du bailleur.

Ce sont ceux qui se rapportent à l’activité normale et courante. Ils représentent le prix
permis pour l’ensemble des biens fournis ou des services rendus à des tiers par la personne
morale.

En règle générale, ils sont enregistrés hors TVA, après déduction des rabais, remises et
ristournes accordées aux clients, du bénéfice (chez la filiale qui a dégagé le bénéfice et chez la
mère qui a perçu le dividende).

Les opérations génératrices de produit varient selon la nature de l’activité. Il s’agit :


- De la vente des marchandises achetées ou produites par une entreprise industrielle ou
commerciale
- De l’exécution des travaux (BIP)
- Des prestations de services (location, commission, intérêt, agios)
- Etc.

Au total, les produits d’exploitation comprennent principalement les ventes, les prestations
de services et travaux auxquels s’ajoutent les revenus accessoires et ceux provenant de la mise
en valeur de certains éléments d’actifs.

1- Les Ventes

Dans la généralité des cas, le montant à retenir est le prix facturé net de taxe collectée.

Elles sont imposables. Les règles de rattachement sont similaires en comptabilité comme en
fiscalité. Les entreprises doivent tenir une comptabilité d’engagement : les charges et les
produits sont comptabilisés dès qu’ils sont engagés, c’est-à-dire, sans attendre leur payement
effectif.

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2- Les produits accessoires

On distingue les revenus fonciers, la production immobilisée, les subventions d’exploitation


et les reprises de provisions d’exploitation, etc.

- Les revenus fonciers concernent les immobilisations inscrites à l’actif du bilan de la société
(loyers)
- La production immobilisée
- Les subventions d’exploitation.

Il s’agit des sommes attribuées à l’entreprise pour lui permettre de faire face à certaines
charges d’exploitation ou à l’insuffisance de certains produits d’exploitation.

Ainsi, les aides accordées par l’Etat ou une autre entreprise sont comprises dans les produits
imposables.

- Les reprises de provision d’exploitation

La reprise de provision est imposable si elle correspond à une provision dont la dotation était
antérieurement déductible.

III. Les produits financiers

On impose les produits financiers courus au cours de l’exercice, quelle que soit leur
échéance.

Les produits financiers ou revenus mobiliers perçus par les entreprises industrielles ou
commerciales doivent en principe être compris dans les bénéfices imposables. Il s’agit :
- Les revenus de créances : ils sont rattachés au résultat imposable de l’exercice au cours
duquel ils ont courus
- Les dépôts et cautionnements
- Les revenus des titres du portefeuille (dividende intérêt)
- Les opérations réalisées sur les marchés financiers
- Les primes de remboursement
- Les revenus des filiales (régime des sociétés mère/fille)
- Quote-part des bénéfices réalisés par une société de personne sont taxés au nom de
chacun des associés pour la part correspondant à leurs droits à l’I.S pour les sociétés de
capitaux.

Les dividendes doivent être imposés dans les résultats de leur perception. Les gains de change
(différences de conversion passif) sont immédiatement imposables.

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Les produits des cessions de valeurs mobilières de placement sont compris dans le résultat
imposable.

IV. Les produits exceptionnels

Il s’agit des produits hors gestion courante de l’entreprise. Ces produits incluent :
- Les produits de cession d’élément d’actif
- Les subventions
- Les indemnités de toute nature
- Dégrèvement d’impôt
- Les remises (ou extinction des dettes)
- Indemnités d’assurance et indemnités diverses
- Et les produits exceptionnels divers.

Subventions d’équipement

Lorsque les subventions ont été utilisées à la création ou à l’acquisition d’une immobilisation
amortissable, ces subventions sont rapportées aux bénéfices imposables en même temps et
au rythme que celui auquel l’immobilisation en cause est amortie. Ce rythme est déterminé,
pour chaque exercice, par le rapport existant entre, d’une part, la dotation annuelle aux
amortissements pratiquée à la clôture de l’exercice concerné sur le prix de revient de cette
immobilisation et, d’autre part, ce même prix de revient ;

En cas de cession d’une immobilisation financée par une subvention, la fraction non encore
réintégrée dans le résultat fiscal est comprise dans le résultat de l’exercice au cours duquel la
cession est intervenue et elle est imposée dans les conditions normales.

Section IV : résultat Fiscal


En I.S, le résultat fiscal est obtenu comme en matière de B.I.C. Pour obtenir le résultat fiscal,
les entreprises soumises à l’I.S doivent respecter les étapes suivantes :
- Rectifier le résultat comptable pour intégrer les écritures non comptabilisées
- Déterminer le résultat imposable provisoire à l’IS après déduction et réintégration ;
- Imputer les déficits fiscaux reportables éventuels ;
- Imputer les amortissements réputés différents reportés éventuels ;

Résultat comptable avant I.S + réintégrations extra-comptables – déductions extra-


comptables – déficits fiscaux reportés – amortissements réputés différents reportés = résultat
fiscal.

Montant de l’I.S = résultat fiscal x taux.

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Section V : Déclaration et payements de l’impôt sur les sociétés

I. Calcul de l’impôt sur les sociétés (article 17 du CGI)

L’impôt net à payer correspond à un impôt brut établi sur la base d’imposition, après certaines
imputations.

A- Base d’imposition

Pour le calcul de l’impôt, toute fraction du bénéfice imposable inférieure à FCFA 1000
négligeable.

B- Le taux (article 17 du CGI)

Le taux de l’impôt est fixé à 30 %, majoré de 10 % au titre des centimes additionnels


communaux, soit 33 % applicable sur le bénéfice fiscal imposable.

II. Le lieu d’imposition

Avec la consécration de l’interlocuteur fiscal unique, chaque entreprise paye son I.S auprès de
son centre de rattachement.

Ainsi, l’I.S est établi au nom du redevable sur l’ensemble de ses activités au centre des impôts
du siège de la Direction de ses activités ou à défaut, au lieu de son principal établissement.

III. Les modalités de payement (article 21 du CGI)

L’impôt sur les sociétés est acquitté spontanément par le contribuable le 15 du mois suivant
d’après les modalités ci-après :

A- Payement des acomptes

- pour les personnes assujetties au régime du réel, un acompte représentant 2 % du chiffre d’affaires
réalisé au cours de chaque mois est payé au plus tard le 15 du mois suivant. Cet acompte est majoré
de 10 % au titre des centimes additionnels communaux ;
- pour les entreprises de production relevant du secteur de la minoterie, un acompte représentant
2 % du chiffre d’affaires réalisé après abattement de 50 %. Cet acompte est majoré de 10 % au
titre des centimes additionnels communaux ;
- pour les entreprises assujetties au régime du réel et relevant des secteurs à marge administrée,
un acompte représentant 14 % de la marge brute est payé au plus tard le 15 du mois suivant. Cet
acompte est majoré de 10 % au titre des centimes additionnels communaux ;
Sont considérés comme secteurs à marge administrée au sens du présent article, les secteurs de
la distribution ci-après :
o produits pétroliers et gaz domestiques ;
o produits de la minoterie ;

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o produits pharmaceutiques ;
o produits de la presse.

L’acompte est retenu à la source par les comptables publics et assimilés lors du règlement des
factures payées sur le budget de l’Etat, des collectivités territoriales décentralisées, des
établissements publics administratifs, des sociétés partiellement ou totalement à capital
public, des entreprises du secteur privé dont les listes sont fixées par voie réglementaire.

Donnent lieu à perception d’un précompte :


- les importations effectuées par les commerçants, y compris ceux relevant de l’impôt libératoire ;
- les achats effectués par des commerçants auprès des industriels, agriculteurs, grossistes, demi-
grossistes, exploitants forestiers ;
- les achats des produits pétroliers par les exploitants de stations-services et les achats de produits
de base par les exportateurs ;
- les opérations réalisées par les entreprises non détentrices de la carte de contribuable.

Le taux de précompte est de :


- 15 % du montant des opérations, pour les contribuables ne relevant pas du fichier d’un centre des
impôts et effectuant des opérations d’importations. Ce taux est porté à 20 % lorsque ce
contribuable procède à des ventes sous douane ;
- 14 % sur la marge brute pour l’achat des produits à prix administré ;
- 10 % du montant des opérations pour les contribuables ne relevant pas du fichier d’un centre des
impôts ;
- 10 % du montant des opérations pour les contribuables relevant du régime de l’impôt libératoire
et effectuant des importations ;
- 5 % du montant des opérations effectuées, par les commerçants relevant du régime simplifié ;
- 5 % du montant des opérations pour les opérations pour les contribuables relevant du régime du
réel.

La base du précompte est constituée pour les importations, par la valeur en douane des
marchandises. Il est perçu ainsi qu’il suit :
- en ce qui concerne les importations par le service des douanes, dans les mêmes conditions que les
droits de douanes ;
- dans les autres cas, par le fournisseur ou l’acheteur de marchandises sous douane, qui doit en
effectuer le versement dans les quinze (15) premiers jours du mois qui suit celui au cours duquel
les opérations ont été réalisées.

Le précompte n’est pas récupérable sur le prix. Il est calculé sans majoration des centimes
additionnels communaux.

Pour les personnes assujetties à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu des
personnes physiques (IRPP), la somme précomptée constitue un acompte à faire valoir sur
les acomptes mensuels ou trimestriels.

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Les trop perçus font l’objet d’une imputation sur les acomptes futurs. N cas de cessation
d’activités, ils sont remboursés.

B- Payement du solde I.S

Le solde I.S est payé au plus tard le 15 mars de l’exercice N+1, lors du dépôt de la délégation
statistique et fiscale.

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