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AIDE MÉMOIRE DE BATIMENT.

I- Sols et constructions :

I- DÉFINITIONS ESSENTIELLES :

I-1-Roche : En géotechnique, une roche est un agrégat naturel massif de matière


minérale. En géologie, on appelle roche tout élément constitutif de l'écorce terrestre. Cela
recouvre donc les roches au sens géotechnique, mais aussi le sol, le pétrole, l’eau des
nappes, etc. Sol Le sol est défini par opposition au mot roche, dans sa définition
géotechnique. C'est un agrégat naturel de grains minéraux, séparables par une action
mécanique légère. Le sol est le résultat d'une altération naturelle physique ou chimique
des roches. On conçoit donc que la limite entre un sol et une roche altérée ne soit pas
définie nettement.

I-2-Le sol : est un matériau meuble, ce caractère étant fondamental. Il ne suffit


cependant pas à définir un sol naturel car certains matériaux produits par l'homme
présentent aussi ce caractère. Par exemple les sous produits miniers et les granulats
concassés (sable, gravier, ballast...) sont aussi des matériaux meubles. Le mécanicien des
sols étudie donc aussi bien des sols naturels que des matériaux fabriqués artificiellement à
partir de sols ou de roches et présentant un caractère meuble.

I-3-Le sol fin: On appelle sol fin un sol comportant au moins 50 % (en poids) de
grains de dimension inférieure à 80 µm. Le comportement d'un sol fin est très lié à sa
teneur en eau, mais aussi à sa structure cristalline et à sa composition minéralogique.

1-4- Matières organiques : Certains sols, issus de dépôts géologiquement


récents, peuvent contenir de la matière organique. On les identifie in situ à leur couleur
grise à noire, à la présence de débris végétaux et à leur odeur.
II- Etudes des sols :

II- DÉFINITIONS ESSENTIELLES :

II-1-L’étude de sol : discipline de la géotechnique, s’intéresse à la composition


d’un terrain pour pouvoir définir les principes de construction de votre maison et son type de
fondation. Par nature, les sols sont hétérogènes et ces disparités dans la composition d’un sol
peuvent parfois engendrer des désordres, voire des sinistres s’ils ne sont pas pris en compte
dans la construction de votre maison. C’est pourquoi, il est important de prévoir une étude de
sol en amont de votre projet.
L’étude de sol permet de déterminer les caractéristiques physiques, physionomiques et
parfois chimiques de sols en s’intéressant notamment à ces différents points :

la caractérisation des sols, c’est-à-dire l’identification des matières présentes dans le


sol.
la mécanique des sols, autrement dit à ses mouvements potentiels.
la perméabilité des sols, c’est-à-dire la mesure de son potentiel d’infiltration.
le risque sismique.

II-2-Les risques géotechniques : La diversité des matériaux présents dans le sol


peut rendre complexe une construction future et/ou produire des détériorations, voire des
sinistres sur un ouvrage existant pour lequel aucune étude de sol n’a été réalisée. Voici
quelques exemples des principaux risques géotechniques :

Retrait et gonflement des argiles ; Le phénomène de retrait et de gonflement des


argiles constitue une source assez importante de détériorations sur l’habitat
individuel. La présence d’argile dans un sol constitue un risque puisque la
particularité de cette matière réside dans sa capacité de variation de volume selon sa
teneur en eau. Autrement dit, en période de sécheresse, l’argile aura tendance à se
rétracter plus ou moins fortement selon l’ampleur de la sécheresse. Dans ce cas-ci, un
phénomène de retrait sera constaté et peut aboutir sur plusieurs types de désordres :
fissuration de la structure, décollements, ruptures de canalisation etc. À l’inverse, en
cas de période de forte humidité, l’argile va se saturer en eau et ainsi augmenter en
volume. Cela va avoir pour effet de gonfler les sols. Les conséquences de ce phénomène
peuvent être lourdes : fissuration de la structure, décollements des dallages, ruptures
de canalisation, effondrement, etc.
Glissement de terrains ; La stabilité des terrains forme un enjeu majeur pour les
ouvrages proches ou situés sur falaises, talus ou pentes. Un glissement de terrain peut
occasionner de lourds dégâts, souvent irréversibles. Les études de stabilité
géotechniques préviennent ce risque et permettent d’anticiper ces phénomènes.
Les fontis ; Une cavité sous-terraine peut engendrer l’effondrement du sol en surface
lorsque les sols sont meubles. Ce phénomène est progressif, donc détectable, mais
lorsqu’il se produit en surface, il provoque de gros dégâts sur les habitats ou les
infrastructures. Les cavités peuvent être d’origines naturelles ou humaines, avec
notamment la présence d’anciennes mines.
III-Les Fondations :
III-1-Définitions : Une fondation se définit comme la partie d'un bâtiment ou d'un
ouvrage de travaux publics qui assure la transmission dans le sol des charges (poids propre,
forces climatiques, sismiques et charges d'exploitation) de celui-ci. Les fondations d’un
bâtiment représentent un enjeu essentiel de sa construction, car elles forment la partie
structurelle qui assure sa portance et permet de contrôler les tassements dus aux charges
qu'il applique au sol et les infiltrations dues à la présence éventuelle d'eau dans le terrain.
Suivant la capacité portante du sol, l'environnement de l'ouvrage à fonder, les forces mises en
jeu et les tassements admissibles, le constructeur choisira une solution du type fondation
superficielle, semi-profonde ou profonde, qui diffèrent par leur niveau de fondation, leur
géométrie et leur fonctionnement. En dernier recours, si le sol en place ne possède pas les
qualités suffisantes pour qu'on puisse y fonder l'ouvrage, des techniques de renforcement des
sols sont utilisables.

III-2-Dimensionnement des fondations :


Les fondations varient selon la qualité du sol sur lequel le bâtiment doit être implanté, ainsi
que selon la nature et la taille du bâtiment. Il est fortement recommandé que ce sol soit de
bonne portance et peu sujet au tassement. L'ingénieur chargé de l'étude des sols est un
ingénieur géotechnicien. À partir d'un rapport géotechnique il peut déterminer le type de
fondation ou les renforcements de sol nécessaires et le niveau d'assise d'un ouvrage adapté au
terrain en place. Selon la hauteur d'encastrement (« D »), c'est-à-dire l'épaisseur minimale des
terres qui se trouvent au-dessus de la base de la fondation, et la largeur de la base (« B » ), on
peut définir les fondations comme étant :

superficielle si le rapport (encastrement/largeur de la base) D/B < 4


profondes si le rapport (encastrement/largeur de la base) D/B ≥ 10
semi-profondes si le rapport (encastrement/largeur de la base) 4≤ D/B <10

III-3-Fondations parasismiques : Les mouvements transversaux du sol lors


d'un séisme peuvent créer des efforts de cisaillements très importants entre les fondations et
l'ossature du bâtiment. Au lieu d'opter pour des fondations très résistantes et donc très
onéreuses, l’ingénierie parasismique cherche plutôt à diminuer les interactions sol-structure
en employant des matériaux qui amortissent les vibrations (isolement bas) : galets
en caoutchouc, appuis néoprène (empilement de feuillets de néoprène et de plaques d'acier),
etc. Des techniques de renforcement des sols permettent également de prévenir les
phénomènes de liquéfaction du sol qui peuvent survenir lors de séisme. Il faut néanmoins
faire attention au mur porteur.
VI-Les Planchers/Dallages :
VI-1-Dallage : Le dallage est une surface d’appui continu sur un support constitué par le
sol. Le sol peut éventuellement être traité en surface ou complété par un remblai compacté. Il
a pour but d'isoler la future construction du sol humide et d'obtenir une aire de circulation
résistante et plane.
Les dallages reçoivent différentes charges à leur surface, par exemple :
Les chapes de mortier de ciment.
Le carrelage.
La moquette.
Les dalles en pierre.

VI-2-Les planchers : ouvrage horizontal constituant une séparation entre deux niveaux
d’une habitation. Selon les matériaux employés et les techniques mises en œuvre. Il peut être
exécuté en bois, en acier ou en béton armé. Le plancher est réalisé par une dalle Horizontale
de 160 à 300 mm d’épaisseur et un réseau porteur horizontal constitué de poutre, Poutrelles et
chevêtres. Les voiles et les poteaux constituent les porteurs verticaux du plancher.
Généralement, le plancher est constitué de 3 parties distinctes qui sont : le revêtement, la
partie portante et le plafond.
Partie portante : est constituée par des poutres en B.A. ou en béton précontraint, des
poutrelles métalliques, des solives en bois, des dalles en béton armé pleines ou
nervurées. La partie portante doit résister aux charges transmises par le poids propre
(de l’élément porteur lui même, du revêtement et du plafond) ; les surcharges
d’exploitation qui sont fonction de l’utilisation qu’on va faire du bâtiment ; le poids
des diverses cloisons de séparation (dans le cas de bâtiment à usage d’habitation, on
assimilera leur effet à celui d’une charge supplémentaire d’environ 75kg /m²).
Le revêtement : repose sur la partie portante : ce peut être du carrelage, parqué en
bois, dallages divers, revêtements synthétiques. Il doit être adapté au type de la
construction, il doit garantir essentiellement une isolation acoustique et thermique
satisfaisante, tout en présentant un aspect esthétique.
Le plafond : est réalisé sous l’élément porteur, c’est un enduit de plâtre, ce peut être
des plâtres préfabriqués en matériaux de tous genres. Il contribue à l’amélioration de
l’isolation qui peut être obtenue tout en obéissant à l’esthétique.

VI-3- Fonctions Des Planchers :


Les planchers doivent répondre aux critères suivants :

- Résistance et stabilité (porteuse)


- supporter les charges d’utilisation
- ne pas fléchir (limiter la flèche au moment du coffrage puis en cours d’utilisation)
- durabilité
- Etanchéité et protection
- à l’air
- au feu
- aux effractions

- Isolation thermique et acoustique


- isolant thermiquement (par exemple au-dessus d’un garage)
- isolant acoustiquement (bruits d’impacts, ...)

- Fonction architecturale
- aspect décoratif en sous face

- Fonctions techniques
- facilité de mise en oeuvre
- liaisons avec les porteurs verticaux
- passage de gaines (eau, chauffage, électricité, ...)

Suivant la destination de la construction, chacune des fonctions peut prendre plus ou moins
D’importance.

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