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Exercices d’Analyse 1

Année 2016-2017

François Simenhaus
Bureau B 640
simenhaus@ceremade.dauphine.fr
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Feuille d’exercices n◦ 1 : Nombres réels

Exercice 1 .
1. Parmi les assertions suivantes, lesquelles sont vraies ? Justifier votre
réponse.
a) ∀x ∈ R, ∀y ∈ R, x + y > 0
b) ∀x ∈ R, ∃y ∈ R, x + y > 0
c) ∃x ∈ R, ∀y ∈ R, x + y > 0
d) ∃x ∈ R, ∀y ∈ R, y 2 > x.
Dans tous les cas, écrire leur négation en termes de quantificateurs.
2. Soit f : R → R une application définie sur R, à valeurs réelles. Ecrire
à l’aide de quantificateurs que
— f est la fonction constamment égale à 1.
— f n’est pas la fonction constante égale à 1.
— f est une fonction constante.
— f n’est pas une fonction constante.

Exercice 2 (Vrai ou faux ?) .


1. La somme d’un nombre rationnel et d’un nombre irrationnel est irra-
tionnel.
2. La somme de deux nombres irrationnels positifs est irrationnelle.
3. La racine carrée d’un nombre irrationnel positif est irrationnelle.
4. Soit A ⊂ R.“∃M > 0, ∀a ∈ A, a ≤ M ” signifie que A est bornée.
5. R∗− possède un plus grand élément.
6. x = y ⇔ ∀ε > 0, |x − y| < ε.
7. (∀ > 0, x < y + ) =⇒ x ≤ y

Exercice 3 .
Pour chacun des ensembles suivants, dire s’il est majoré, minoré, borné. Trou-
ver, sous réserve d’existence, le plus petit élément, le plus grand élément, la
borne inférieure, la borne supérieure.
1. A = [0, 1[∪{2}.
2. B = {en ; n ∈ N}.
4

3. C = {x2 + 3x + 1; x ∈]0, 1[}.


4. D = { n1 + (−1)n ; n ∈ N∗ }.
5. E = {x ∈ R; −2 < x + (2x)−1 ≤ 2}.

Exercice 4 .
1. Soit a et b deux réels tels que a < b. Montrer que

[a, b] = {ta + (1 − t)b, t ∈ [0, 1]}.

2. Monter que

I = {x − y; x ∈] − 1, 4[, y ∈] − 3, −1[}

est un intervalle de R que l’on précisera.

Exercice 5 .
Soit A un sous-ensemble non vide de R. On définit

−A = {−a, a ∈ A}.

Donnez des conditions nécessaires et suffisantes pour que −A soit majoré,


minoré, borné. Dans le cas où elles existent, que valent sup(−A) et inf(−A) ?

Exercice 6 .
Soit A une partie bornée de R telle qu’il existe des réels a, b tels que b > a > 0
et A ⊂ [a, b]. Montrer que la partie B de R formée des inverses des éléments
de A est bornée, et exprimer ses bornes inférieure et supérieure en fonction
de celles de A.

Exercice 7 .
Soient A et B deux parties non vides de R telles que

∀a ∈ A, ∀b ∈ B, a ≤ b.

1. Montrer que sup(A) et inf(B) existent et que sup(A) ≤ inf(B).


2. Montrer que sup(A) = inf(B) ⇔ ∀ε > 0, ∃a ∈ A, ∃b ∈ B, b − a ≤ ε.
On dit dans ce cas que A et B sont adjacentes.
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3. Donner un exemple de parties adjacentes.

Exercice (∗) 8 .
Enoncer la propriété de la borne supérieure dans R. On considère l’ensemble

A = {q ∈ Q; q 2 < 2}.

Quelle est sa borne supérieure dans R ?


Montrer qu’il existe des sous-ensembles bornés de Q qui n’ont pas de borne
supérieure dans Q. On dit que Q ne vérifie pas la propriété de la borne
supérieure.

Exercice 9 .
1. Montrer que la réunion de deux intervalles n’est pas un intervalle en
général.
2. Montrer que l’intersection de deux intervalles est un intervalle (éventuellement
vide).
3. Soit I un intervalle de R. Montrer que c’est un intervalle ouvert si et
seulement si
∀x ∈ I, ∃ε > 0, ]x − ε, x + ε[⊂ I.
4. Montrer que l’intersection de deux intervalles ouverts est un intervalle
ouvert.

Exercice 10 .
Résoudre les équations suivantes.
1. |x + 3| = 5 2. |x + 3| ≤ 5 3. |x + 2| > 7
4. |2x − 4| ≤ |x + 2| 5. |x + 12| = |x − 8| 6. |x + 12| ≤ |x2 − 8|
2

Exercice (∗) 11 .
1. Montrer que pour tout x ∈ R, bx + 1c = bxc + 1.
2. Montrer que pour tout (x, y) ∈ R2 , bxc+byc ≤ bx+yc ≤ bxc+byc+1.
j k
3. Montrer que : ∀n ∈ N∗ , ∀x ∈ R, bnxcn
= bxc.

4. Calculer b n2 + n + 1c pour tout entier naturel n.
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Exercice (∗) 12 .
Soit A ⊂ R vérifiant
(
(i) ∀x ∈ R, ∃(a, b) ∈ A2 , a < x < b
(ii) ∀(a, b) ∈ A2 , a+b
2
∈ A.

Montrer que A est dense dans R. Donner un exemple de sous-ensemble non


trivial de R vérifiant les points (i) et (ii).

Exercice (∗) 13 . √
Soit n ∈ N. Montrer que n ∈ Q si et seulement si n est un carré parfait
(c’est-à-dire s’il existe k ∈ N tel que n = k 2 ).
Exercice (∗) 14 . 
−1 si x ∈ R\Z,
1. Montrer que ∀x ∈ R, E(x) + E(−x) =
0 si x ∈ Z.
2. En déduire que si p, q sont deux entiers naturels non nuls premiers
entre eux (c’est-à-dire que la fraction p/q est irréductible), alors
q−1  
X p (p − 1)(q − 1)
E k = .
k=1
q 2

Indication : on pourra faire le changement de variable k 0 = q − k dans


la somme.

Exercice 15 . √ √
Soient A = {x ∈ R; ∃p, q ∈ Z, x = p + q 2} et u = 2 − 1.
1. Montrer que pour tout z ∈ Z et tout x ∈ A, on a zx ∈ A.
2. Montrer que pour tout n ∈ N, un ∈ A.
3. Montrer que 0 < u < 1/2 et en déduire que ∀n ∈ N∗ , 0 < un < 1/n.
4. Soient a, b des réels tels que a < b. Montrer qu’il existe un entier
n ≥ 1 tel que 0 < un < b − a. En déduire qu’il existe un élément de A
appartenant à l’intervalle ]a, b[.
5. Montrer que pour tout entier n ≥ 1, il existe pn , qn ∈ Z tels que :

un = pn + qn 2, avec pn qn < 0.

En déduire qu’il existe une infinité d’irrationnels dans tout intervalle


]a, b[, a < b.
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Feuille d’exercices n◦ 2 : Quelques outils

Exercice 1 .
Soient x et y deux réels tels que 0 < x ≤ y. On définit les réels m, g et h par

x+y √ 1 1 1 1
m= , g= xy, = ( + )
2 h 2 x y

Montrer que x ≤ h ≤ g ≤ m ≤ y.

Exercice 2 .
Soit a un réel positif et n un entier naturel. Montrer que (1 + a)n ≥ 1 + na.

Exercice 3 .
Soit n ≥ 1 une entier. On définit la fonction

f : R → R
x
x 7→ 1+nx2

1. Etudier fn et dessiner son graphe.


2. L’ensemble fn (R) admet il un sup ? un max, un inf ? un min. Même
question pour |fn (R)|.
3. Montrer que (sup{|fn (x)|, x ∈ R})n≥1 tend vers 0 quand n tend vers
l’infini.

Exercice 4 .
Etudier la fonction f définie par

f : D(f ) → R
x2
x 7→ 2
− ln x

On suivra pour cela les étapes proposées dans le cours.


8

Exercice 5 .
Etudier la fonction f définie par

f : D(f ) → R
1
x 7→ e ln x
On suivra pour cela les étapes proposées dans le poly de cours.

Exercice 6 .
Etude des fonctions suivantes :

f1 : R → R
x 7→ sin2 x

f2 : R → R
−x
x 7→ e sin2 x

f3 : R → R
1
x 7→ 1+e−x


f4 : x 7→ 2x 1 − x2

Exercice 7 .
Calculer les dérivées des fonctions suivantes :
√ −x
1. x → cos( x) 2. x → 2p 3. x → ln(ln(ln(x)))
4. x → (1 + x2/3 )3/2 5. x → sin(x2 ) 6. x → sin(2 cos(3x))
x x
7. x → cos(ln(x)) 8. x → 33 9. x → sin( cos(x) )
√ x sin(x)
10. x → x + ex 11. x → ln(x sin(x)) 12. x → 2
Remarque : Pour cet exercice on s’autorisera à dériver de façon formelle
sans se préoccuper de l’ensemble de définition ni de l’ensemble où la fonction
est dérivable. A part pour cet exercice, il ne faut jamais faire ça !

Exercice 8 .
Résoudre les équations suivantes (refaire également l’exercice 10 de la feuille
1).
1. |1 + 3x| + 1 = 0 2. | − x2 − 1| = x + 32 3. |2x + 3 + |x − 1|| = 3
4. − 2 − 2x2 + 13|x| − 16 = 0 5. | 2x+1x+1
|≤3 6. |1 − x| ≤ −1
x
7. ln( x+1 ) > 0
9

Exercice 9 .
1. Montrer que le graphe de la fonction x 7→ x2 + 2x + 3 est symétrique
par rapport à la droite d’équation x = −1.
2. Montrer que le graphe de la fonction x 7→ x3 − 3x2 + 3x − 6 est
symétrique par rapport au point (1, −5).

Exercice 10 .
Déterminer les domaines de définition, de dérivabilité et calculer les dérivées
des fonctions suivantes :
1. x → 8x3/4 2. x → xe1/x 3. x → ex sin(x)
ex ln(x)
4. x → 1−4x
x 2/3 5. x → x2 +2x3
6. x → 3x sin(x)

Exercice 11 .
Calculer les limites suivantes : √
e x ln(x+2)
1. limx→+∞ x2x+2
ln(x)
2. limx→+∞ x+2
3. limx→+∞ √
x
√ ln(x) 1
ex +1 x+1
4. limx→0 2x ln(x + x) 5. limx→0 x √ 6. limx→+∞ ( x+2 )
x
7. limx→+∞ (x+1)
xx+1
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Feuille d’exercices n◦ 3 : Suites réelles

Exercice 1 .
Les résultats de cet exercice servent souvent et sont donc à connaı̂tre. Trouver
les valeurs des limites (lorsqu’elles existent) des suites suivantes :
1. suites puissances : un = nα , avec α ∈ R fixé (distinguer les cas α > 0,
α = 0, α < 0)
2. suites géométriques : un = an , avec a ∈ R fixé (distinguer suivant la
position de a par rapport à 1 et −1)
3. séries géométriques : un = nk=0 ak , a ∈ R fixé. On commencera par
P
montrer que
an+1 − 1
un = , lorsque a 6= 1.
a−1

Exercice 2 .
Soit (un )n≥0 une suite réelle convergeant vers un réel l et l < a. Montrer que
un < a à partir d’un certain rang.

Exercice 3 .
Soit (un )n≥0 une suite réelle et l un réel. Prouver que les phrases logiques
suivantes sont équivalentes et sont donc deux définitions possibles de ”u
converge vers l” :
1. ∀ > 0 ∃N ∈ N tel que ∀n ≥ N, |un − l| < 
2. ∀ > 0 ∃N ∈ N tel que ∀n ≥ N, |un − l| ≤ 

Exercice 4 .
Soit (un )n≥0 une suite réelle.
1. Soit l ∈ R. Ecrire à l’aide de quantificateurs que la suite u ne converge
pas vers l.
2. Ecrire à l’aide de quantificateurs ”u est divergente”.
3. On suppose qu’il existe l ∈ R et  > 0 tel que à partir d’un certain
rang |un − l| ≥ . Montrer que u ne converge pas vers l.
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Exercice 5 .
Soit (un )n≥0 une suite réelle à valeurs entières i.e. un ∈ N pour tout n.
1. On suppose que u est convergente. Montrer que (un ) est stationnaire
à partir d’un certain rang.
2. On suppose que u est strictement croissante, montrer que pour tout
n ≥ 0, un ≥ n.

Exercice 6 .
Soit (un )n≥0 une suite réelle décroissante et convergeant vers 0. Montrer que
u est positive.

Exercice 7 .
Soit (un )n≥0 une suite réelle croissante non majorée. Montrer que

lim un = +∞.
n→+∞

En déduire qu’une suite croissante converge si et seulement si elle est majorée.

Exercice 8 .
Montrer que si limn→+∞ un = +∞ et vn ≥ a > 0 à partir d’un certain rang,
alors limn→+∞ un vn = +∞.

Exercice 9 .
Soient (un ) et (vn ) deux suites réelles. Montrer que s’il existe N tel que

un ≤ vn , ∀n ≥ N

et si limn→+∞ un = +∞ alors limn→+∞ vn = +∞.

Exercice 10 (Vrai ou Faux ?) .


1. Si la suite (|un |) est majorée, la suite (un ) est bornée.
2. Si (un ) et (vn ) sont deux suites divergentes, la suite somme (un + vn )
est aussi divergente.
3. Si la suite (|un |) est divergente, il en est de même de la suite (un ).
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4. Si (un ) et (vn ) sont deux suites telles qu’à partir d’un certain rang on
ait un ≤ vn , alors la convergence de (vn ) implique celle de (un ).
5. La convergence d’une suite extraite implique la convergence de la suite
elle-même.
6. Toute suite positive décroissante est convergente de limite nulle.
7. Toute suite positive de limite nulle est décroissante à partir d’un cer-
tain rang.
8. Toute suite convergente vers une limite ` > 0 est strictement positive
à partir d’un certain rang.
9. Si (un ) converge vers 1/2, alors un+1 /un tend vers 1/2.
10. Si un+1 /un tend vers 1/2, alors (un ) converge vers 1/2.

Exercice 11 .
1. Montrer que pour tout entier n ≥ 1,

n(n + 1)
1 + 2 + ... + n = .
2
2. Soit x ∈ R. Montrer que la suite de terme général
E(x) + E(2x) + ... + E(nx)
un =
n2
converge et déterminer sa limite.
Exercice 12 .
Soit (un ) la suite définie par

1 1 1 1
un = + + √ + ... + √ .
n n+1 n+ 2 n+ n
1√ 1√ 1
1. Montrer que n+ n
≤ n+ k
≤ n
pour tous les entiers 0 ≤ k ≤ n.
2. En déduire que la suite (un ) converge et déterminer sa limite.

Exercice 13 .
Montrer que si (un ) est divergente et tend vers +∞, alors toute suite extraite
de (un ) tend également vers +∞.
13

Exercice 14 .
n
1. Soit a ∈ R+ . trouver la limite de ( an! )n≥1
n
2. Soit a ∈ R, p ∈ N∗ . Etudier la convergence de ( anp )n≥1 .
3. Etudier la convergence de ( nn!n )n≥1 .
Indication : considerer le rapport de deux termes consécutifs.
Ces limites sont souvent utiles : soyez capables de les retrouver !

Exercice 15 .
Montrer, à l’aide d’une étude de fonctions, que

x2
x− ≤ ln(1 + x) ≤ x, ∀x ≥ 0.
2
En déduire les limites des trois suites suivantes :
n
1. un = 1 + n12 , n ≥ 1 ;
n
2. un = 1 + n1 , n ≥ 1 ;
 n
3. un = 1 + √1n , n ≥ 1.
On pourra utiliser pour cela que si une suite (vn ) converge vers 0, alors la
suite (exp(vn )) converge vers 1.

Exercice (∗) 16 .
Soit (un ) une suite réelle.
1. Montrer que si les deux sous-suites (u2n ) et (u2n+1 ) convergent vers la
même limite ` ∈ R, alors (un ) converge vers `.
2. Montrer que si les trois sous-suites (u2n ), (u2n+1 ) et (u3n ) convergent
respectivement vers `1 , `2 et `3 alors `1 = `2 = `3 et (un ) converge
vers cette limite commune.
3. Cette propriété est-elle encore vraie pour les sous-suites (u3n ), (u3n+1 )
et (u3n+2 ) ?

Exercice 17 .
Soit (un )n≥0 une suite réelle et l ∈ R. Montrer que (un )n≥0 ne converge pas
vers l si et seulement s’il existe  > 0 et une extraction φ tel que

∀n ≥ 0, |uφ(n) − l| > .
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Exercice 18 (suites arithmético-géometriques) .


On dit qu’une suite (un ) est arithmético-géométrique si

∃(q, r) ∈ R2 , ∀n ∈ N, un+1 = qun + r.

1. Justifier cette terminologie.


2. Montrer que si q 6= 1, alors ∀r ∈ R,
q n+1 − 1
un+1 = q n+1 u0 + r , ∀ n ∈ N.
q−1
Et si q = 1 ?

Exercice (∗) 19 .
1. Montrer
n
1X1
lim = 0.
n→+∞ n k
k=1

Indication : à  > 0 fixé, couper la somme en deux en b1/c.


2. Etudier la convergence de
n
X 1
un = , n ≥ 1.
k=1
n+k

On ne cherchera pas à expliciter la limite.

Exercice 20 .
On définit les suites (an ) et (bn ) par récurrence de la façon suivante :

an + b n 2
a0 = 1, b0 = 2, bn+1 = , an+1 = .
2 bn+1
1. Montrer par récurrence que an et bn sont bien définies et 0 < an−1 <
an < bn < bn−1 < ∞, ∀n ≥ 1.
2. Montrer que pour tout n,
(bn − an )2
bn+1 − an+1 = ,
2(an + bn )
puis que
bn+1 − an+1 < (bn − an )/4.
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3. En déduire que les suites (an ) et (bn ) sont adjacentes.



4. Montrer que leur limite commune est 2.

Exercice 21 .
Soient (un ), (vn ) deux suites d’éléments dans [0, 1], telles que
limn→+∞ un vn = 1. Montrer que (un ) et (vn ) convergent vers 1.

Exercice 22 (suite définie par une relation de récurrence) .


On considère la suite définie par récurrence par

un+1 = 2 + un , u0 ≥ 0.

1. Montrer que un est bien définie pour tout n.



2. Etudier sur R+ le signe de x − 2 + x.
3. En déduire que (un ) est monotone en discutant le sens de la monotonie
selon que u0 est supérieur ou inférieur à 2.
4. Montrer que (un ) est convergente et donner sa limite.

Exercice 23 .
Soit (un ) la suite de Fibonacci, définie par : u1 = 1, u2 = 1, ∀n ∈ N∗ ,

un+2 = un+1 + un .

1. Montrer que ∀n ∈ N∗ , u2n+1 − un un+2 = (−1)n .


un+1
2. Montrer que que la suite un
) converge et trouver sa limite.

Exercice (∗) 24 (Théorème de Césaro) .


Soit (un ) une suite réelle et (vn ) la suite définie par v0 = u0 et pour n ≥ 1,
Pn
k=1 uk
vn = ,
n
i.e. la moyenne des n premiers termes.
1. On suppose que (un ) converge vers 0.
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(a) Soit ε > 0 fixé. Montrer qu’il existe N ∈ N tel que pour tout
n ≥ N , on a P
N u ε
k=1 k
|vn | ≤ + .
n 2

(b) L’entier N étant fixé par la question précédente, montrer qu’il


existe un entier N 0 tel que pour tout entier n ≥ N 0 ,
P
N u ε
k=1 k
≤ .
n 2

(c) En déduire que (vn ) converge vers 0.


2. On suppose cette fois-ci que (un ) converge vers ` ∈ R. Montrer que
(vn ) converge vers `.

Exercice (∗) 25 .
Soit (an )n∈N une suite réelle. On lui associe deux suites, (bn ) et (cn ), définies
par :
bn = an−1 − an et cn = an+1 + an−1 − 2an , ∀n ∈ N∗ .
On suppose que cn ≥ 0 ∀n ∈ N∗ et que la suite (an ) est bornée.
1. Montrer que la suite (bn ) est monotone et convergente. On note ` sa
limite.
2. Montrer que ` = 0.
3. En déduire que (bn ) est à termes positifs et que (an ) converge.

Exercice (∗) 26 .
Une suite (un )n≥0 réelle est dite suite de Cauchy si pour tout  > 0 il existe
N ∈ N tel que
∀n ≥ N ∀m ≥ N, |un − um | ≤ .
1. Montrer qu’une suite convergente est de Cauchy.
2. En utilisant l’axiome des segments emboités, montrer la réciproque.
On vient de montrer que R est complet, c’est-à-dire que toute suite de Cauchy
est convergente. Donner un contre-exemple pour montrer que Q n’est pas
complet.
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Exercice (∗) 27 .
Cet exercice utilise les résultats de l’exercice précédent.
1. Soit (un ) une suite réelle telle que : ∀ n ∈ N, |un+1 −un | ≤ 2−n . Montrer
que (un ) est une suite de Cauchy. En déduire qu’elle converge.
2. Montrer que la suite de terme général un = nk=0 2k1k! , à valeurs dans
P
Q, converge dans R\Q.

Exercice (∗) 28 .
Soit (un )n≥0 une suite réelle et l ∈ R. Montrer que u converge vers l si et
seulement si de toute sous-suite de u on peut extraire une sous-sous-suite qui
converge vers l.

Exercice (∗) 29 (Bolzano-Weierstrass) .


On propose dans cet exercice une autre preuve du Théorème de Bolzano-
Weierstrass que celle vue en cours.
1. Montrer le lemme suivant :
De toute suite réelle (un )n≥0 on peut extraire une sous-suite monotone.
On pourra s’appuyer sur l’ensemble suivant (ou son complémentaire) :

A = {n ∈ N tel que pour tout k ≥ n, uk ≤ un }.

2. En déduire une nouvelle preuve du Théorème de Bolzano-Weierstrass.

Exercice (∗) 30 .
Donner un exemple de suite réelle (un ) divergente telle que pour tout entier
k ∈ N\{0, 1}, (ukn ) est convergente.
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Université Paris-Dauphine, DEMI2E


Analyse 1 (2015-16)

Feuille d’exercices n◦ 4 : Fonctions réelles

Exercice 1 .
On se donne une fonction réelle f et un réel c > 0.
1. Comment obtenir le graphe des fonctions suivantes à partir de celui
de f ?

x 7→ f (x) + c, x 7→ f (x) − c, x 7→ f (x − c), x 7→ f (x + c)

et

x 7→ cf (x), x 7→ f (cx), x 7→ −f (x), x 7→ f (−x), x 7→ |f (x)|

2. Comment obtenir le graphe de la fonction réciproque f −1 , si elle existe,


à partir de celui de f ?

Exercice 2 .
1. Soient f et g deux fonctions définies sur un domaine commun D.
(a) Discuter la monotonie de la fonction f + g en fonction de celles de
f et g.
(b) Etudier la parité de f g, selon la parité de f et celle de g.
2. On suppose à présent que f est définie sur un domaine D et g sur un
domaine D0 tels que f (D) ⊂ D0 .
(a) Discuter la monotonie de g ◦ f en fonction de celles de f et g.
(b) Etudier la parité de g ◦ f en fonction de la parité de f et de celle
de g.

Exercice 3 .
Déterminer les domaines maximaux sur lesquels on peut définir les relations
fonctionnelles suivantes (pour les domaines des fonctions puissances, on se
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reportera à l’Annexe B du polycopié de cours) :

x3 +3x+2
√ √
3

x 7→ x2 −2x−3
x 7→ x3 − 1 x 7→ 1 − x2 x 7→ x2 + x − 2
q √ 1 1
q
1−|x|
x 7→ x+1
x−1
x 7→ −x + (2 − x)− 2 x 7→ (x − |x|)− 2 x 7→ 2−|x|

p√ √ 2 −3x+2
2+x
x 7→ x−2− x−2 x 7→ ln 2−x x 7→ ln x x+1
.

Exercice 4 .
Déterminer la parité des fonctions suivantes sur leurs domaines de définition
maximaux

p √ √
x 7→ 1 − |x| x 7→ 1 + x + x2 − 1 − x + x2 x 7→ |x2 − x| x 7→ |x + 1| − |x − 1|

x− x1 1+xx−1
x 7→ x+ x1
x 7→ ln 1+x
1−x
x 7→ (1−x)x+1
.

Exercice 5 .
Déterminer les réciproques des fonctions suivantes

√  x si x ≤ 0
3 x−1
x 7→ 1 − x3 , x 7→ ln , f (x) =
x+1
x2 si x > 0.

Exercice 6 .
Determiner si les dessins suivants correspondent aux graphes d’une fonction,
d’une injection, d’une surjection de [0, 1] dans [0, 1]
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Exercice 7 .
1. Déterminer
√ √
1+x− 1−x
lim .
x→0 x
2. Soient a, b ∈ R+ , déterminer
√ √
1 + xa − 1 − xb
lim .
x→0 xb
3. Déterminer √
x2 + x + 1 − 1
lim .
x→0 x

Exercice 8 .
1. Montrer que pour tout entier naturel n ∈ N∗ , on a
n−1
X
an − bn = (a − b) ak bn−1−k .
k=0
21

2. En déduire
xn+1 − αn+1
lim .
x→α xn − α n
3. Calculer, lorsqu’elles existent, les limites suivantes en fonction du réel
α

x4 tan x − sin x
lim , lim ,
x→+∞ 1 + xα sin2 x x→0 sin x(cos 2x − cos x)
r √ √ √
√ √ x− α− x−α
q
lim x + x + x − x, lim √ ,
x→+∞ x→α+ x2 − α 2
ex − e2
lim .
x→2 x2 + x − 6

Exercice 9 .
Quelles sont les fonctions f : R → R périodiques telles que f admette une
limite réelle en +∞ ?

Exercice (∗) 10 .
Trouver toutes les fonctions f : R → R croissantes telles que

∀x, y ∈ R, f (x + y) = f (x) + f (y).

Exercice 11 .
1. On définit une fonction f : R∗ → R par f (x) = x sin( x1 ).
i. Montrer que f admet une limite en 0.
ii. Montrer que quelque soit η > 0, f n’est pas monotone sur ] − η, η[.
2. Montrer que
1 x sin x
lim sin x sin = 0, lim = 0.
x→0 x x→∞ x2 + 1

3. Montrer que la fonction


x2 sin x
x 7→ 2
x +1
n’a pas de limite en +∞.
22

Exercice (∗) 12 .
Soit I =]a, b[ un intervalle de R et f une fonction bornée définie sur I. Soient
S : I → R et s : I → R les fonctions définies par

S(x) = sup f (u) et s(x) = inf f (u).


x<u<b x<u<b

1. Montrer que S est décroissante et s croissante.


2. En déduire que limx→b S(x) et limx→b s(x) existent et sont finies. Elles
seront notées respectivement lim supx→b f et lim inf x→b f .
3. Montrer que l’on a lim inf x→b ≤ lim supx→b f .
4. Montrer que f admet une limite en b si et seulement si lim inf x→b f =
lim supx→b f .
5. Soient f et g deux fonctions bornées définies sur I. Montrer que l’on
a:

lim sup(f + g) ≤ lim sup f + lim sup g


x→b x→b x→b
lim inf (f + g) ≥ lim inf f + lim inf g.
x→b x→b x→b

Exercice 13 .
On considère la fonction
 
1
f (x) = exp .
ln(x)
1. Déterminer son ensemble de définition. On le note D.
2. Etudier l’existence et la valeur des limites de f en 0, 1, +∞. En cas
d’absence de limite en un de ces points, préciser s’il y a toutefois des
limites à droite et à gauche.
3. Montrer que f (D) ⊂ D et déterminer la fonction f ◦ f .
4. Soit x ∈ D. On considère la suite (un ) définie par récurrence par

u0 = x, un+1 = f (un ), ∀n ≥ 0.

Pour quelles valeurs de x la suite (un ) est-elle convergente ?

Exercice (∗) 14 .
Soit f : I → R une fonction croissante, où I est un segment de R.
23

1. Montrer que f admet en tout point a ∈ I des limites à gauche et à


droite. Ces limites seront notées f− (a) et f+ (a).
2. Montrer qu’on a f− (a) ≤ f (a) ≤ f+ (a) en tout point a ∈ I.
3. Montrer que les fonctions x 7→ f+ (x) et x 7→ f− (x) sont croissantes.
4. On dit que f admet un saut à droite (resp. à gauche) en a si f− (a) <
f (a) (resp. f (a) < f+ (a)). On note Dk = {a ∈ I; f+ (a) − f (a) > 1/k}
pour k ≥ 1. Montrer que Dk ne peut contenir qu’un nombre fini
d’éléments.
5. En déduire que l’ensemble des sauts à droite d’une fonction croissante
est au plus dénombrable. De même pour les sauts à gauche.

Exercice (∗) 15 .
Les deux questions sont indépendantes.
1. Soient f, g deux fonctions de R dans R telles que

∀x, y ∈ R, (f (x) − f (y)) (g(x) − g(y)) = 0.

Montrer que soit f soit g est constante.


2. Soit f : R → R∗ une fonction telle que

f (x) = f (x + 1)f (x − 1), ∀x ∈ R.

Montrer que f est périodique.

Exercice 16 .
Soient a ∈ R et f : [a; +∞[→ R une fonction croissante telle que

lim f (x) = b ∈ R.
x→+∞

f (x)−f (a)
Soit g :]a; +∞[→ R définie par g(x) = x−a
. On suppose que g est crois-
sante. Montrer que f est constante.

Exercice 17 .
Déterminer les limites suivantes pour a, b ∈ R∗+
 
x b b jxk
lim+ , lim+
x→0 a x x→0 x a
24

Exercice 18 .
Soit f : R → R telle que f ◦ f est croissante et f ◦ f ◦ f est strictement
décroissante. Montrer que f est strictement décroissante.

Exercice (∗) 19 .
Soit f :] − a, a[\{0} → R∗+ une fonction vérifiant
 
1
lim f (x) + = 2.
x→0 f (x)

Montrer que limx→0 f (x) = 1.


25

Feuille d’exercices n◦ 5 : Continuité.

Exercice 1 .
A partir de l’inégalité | sin x| ≤ |x| valable pour tout x ∈ R et des formules
classiques de trigonométrie, montrer la continuité des fonctions sinus, cosinus
et tangente sur leurs domaines de définition respectifs.

Exercice 2 .
Les fonctions suivantes sont-elles prolongeables par continuité en 0 ?
1. f (x) = sin(x) sin(1/x).
2. g(x) = cos(x) cos(1/x).

Exercice 3 .
Trouver un prolongement par continuité à R tout entier des fonctions sui-
vantes :
x3 +5x+6
a) f : R\{−1} → R, f (x) = x3 +1
(1+x)n −1
b) f : R∗ → R, f (x) = x
, n ∈ N.

Exercice 4 .
Etudier en tout point la continuité des fonctions suivantes :
a) f : R → R, f (x) = x2 si x ∈ Q, f (x) = x si x ∈ R\Q.
b) f : R → R, f (x) = (x − bxc)2 + bxc.
1
c) f (x) = x
si x 6= 0 , f (0) = 0.
3
d) f (x) = x si x ≥ 0 , f (x) = 0 si x < 0.
e) f (x) = x x1 si x ≥ 0 , f (x) = 1 si x = 0.
 

Exercice (∗) 5 .
Trouver toutes les fonctions f : R → R continues telles que

∀x, y ∈ R, f (x + y) = f (x) + f (y).


26

Exercice 6 (Vrai ou Faux ?) .


1. Une fonction f transformant un intervalle I en un intervalle J = f (I)
est continue.
2. L’image d’un intervalle [a, b] par une fonction continue est un intervalle
[c, d].
3. L’image d’un intervalle ]a, b[ par une fonction continue est un intervalle
]c, d[.
4. Si f est continue et ne s’annule pas sur [a, b], alors 1/f est bornée sur
[a, b].
5. Si f est continue et bornée sur [a, b[, f atteint sa borne inférieure et
sa borne supérieure.
6. Si f est continue et bornée sur [a, b[, f atteint sa borne inférieure ou
sa borne supérieure.
7. Tout polynôme à coefficients réels de degré pair a au moins une racine
réelle.
8. Tout polynôme à coefficients réels de degré impair a au moins une
racine réelle.

Exercice 7 .
1. Soit f : R → R une fonction continue qui vérifie ∀x ∈ R, f (x2 ) = f (x).

a) Montrer que ∀x ∈ R+ , f ( x) = f (x).
n
b) Montrer que pour tout n ∈ N et pour tout x ∈ R+ f (x1/2 ) = f (x).
c) Montrer que f est une fonction constante.
2. Donner un exemple de fonction f : R → R, non constante, telle que :

∀x ∈ R, f (x2 ) = f (x).

Exercice 8 .
1. Soient f, g : [0, 1] → R continues, telles que (f (0)−g(0))(f (1)−g(1)) ≤
0. Montrer qu’il existe x0 ∈ [0, 1] tel que f (x0 ) = g(x0 ).
2. Montrer que l’équation x12 = x11 + 1 admet au moins une solution sur
R+ .

Exercice 9 .
Soient I un intervalle de R et f : I → R une fonction continue ; montrer que
si l’ensemble f (I) est fini, alors f est constante.
27

Exercice 10 .
Soit f : R+ → R+ une fonction continue admettant 0 pour limite en +∞.
Montrer que f admet un maximum. Montrer à l’aide d’un contre-exemple
que ceci n’est plus vrai si on enlève l’hypothèse de continuité.

Exercice (∗) 11 .
a) Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert ]a, b[. Montrer que
si f est strictement croissante et continue sur l’intervalle ]a, b[, alors
on a f (]a, b[) =] lima+ f, limb− f [.
b) Soit I un intervalle réel et une fonction f définie, monotone sur I et
telle que f (I) est un intervalle. Montrer que f est continue sur I.
c) Existe-t-il une bijection continue de R sur [−1, 1] ?
d) Existe-t-il une fonction monotone de R sur [−1, 1] ?

Exercice 12 .
Soient f : [0, 1] → [0, 1] et g : [0, 1] → [0, 1] deux fonctions continues, telles
que
f ◦ g = g ◦ f.
On veut démontrer qu’il existe x0 ∈ [0, 1] tel que f (x0 ) = g(x0 ).
1. On pose h(x) = f (x) − x. Montrer que h s’annule en au moins un
point de [0, 1]. On note ce point x1 .
2. En déduire que g n (x1 ) = f (g n (x1 )), ∀n ≥ 1 (g n désigne la composée
g ◦ g ◦ ... ◦ g, où g figure n fois).
3. On pose un = g n (x1 ). Vérifier que f (un ) = un et g(un ) = un+1 .
4. On suppose que la suite (un ) est monotone. Montrer qu’elle a alors
une limite `. Que peut-on dire de f (`) et g(`) ?
5. (∗) On suppose que (un ) n’est pas monotone. Montrer qu’il existe des
réels u, v ∈ [0, 1] tels que (f − g)(u)(f − g)(v) ≤ 0. Conclure.

Exercice 13 .
Soit f :]0, +∞[→]0, +∞[ une fonction croissante et telle qu’il existe α > 0
tel que la fonction
g : x → x−α f (x)
est décroissante. Montrer que les fonctions g et f sont continues sur l’inter-
valle ouvert ]0, +∞[.
28

Exercice 14 .
Soit f : [0, +∞[→ R une fonction continue, positive, croissante, telle que :

f (x)
lim = l < 1.
x→+∞ x

Montrer qu’il existe x0 ∈ [0, +∞[ tel que f (x0 ) = x0 .

Exercice 15 .
Soient a ∈ R∗+ et f : R → R une fonction continue telle que

∀ (x, y) ∈ R2 , |f (x) − f (y)| ≥ a|x − y|.

Montrer que f est bijective.

Exercice 16 .
Soient (a, b) ∈ R2 tel que a < b et f : [a, b] → R une fonction continue,
non constante telle que f (a) = f (b). On note m = inf x∈[a,b] f (x) et M =
supx∈[a,b] f (x). Montrer que, pour tout k ∈]m, M [, il existe au moins deux
éléments de [a, b], distincts, d’image k par f .

Exercice 17 .
Soient f : R → R une aplication bornée et g : R → R une fonction continue.
Montrer que g ◦ f et f ◦ g sont bornées.

Exercice (∗) 18 .
Soient f, g : D → R. Montrer que :
a) si f est uniformément continue alors |f | est uniformément continue ;
b) si f et g sont u.c. alors max(f, g) et min(f, g) sont uniformément
continues ;
c) si f et g sont uniformément continues alors g ◦ f est uniformément
continue.

Exercice (∗) 19 .
Soit f : [0, +∞[→ R une fonction continue et périodique ; montrer que f est
uniformément continue sur [0, +∞[.
29

Exercice (∗) 20 .
Soit f : R → R une fonction uniformément continue. Montrer que

∃(α, β) ∈ R2+ : ∀x ∈ R : |f (x)| ≤ α|x| + β.

Exercice (∗) 21 .
Montrer que la somme de deux fonctions uniformément continues sur un
intervalle I est uniformément continue. En est-il de même pour le produit ?

Exercice 22 .
Soit p ∈ N∗ . Montrer que la fonction

f : x ∈ [1, +∞[7→ x1/p

est 1-lipschitzienne. Est-elle contractante ? (c’est-à-dire k-lipschitzienne pour


un k < 1 ?). Même question si on remplace l’intervalle [1, +∞[ par R+ .

Exercice (∗) 23 .
Soient f, g : [0, 1] → R deux fonctions bornées, et M : R → R la fonction
définie par :
∀ u ∈ R, M (u) = sup (f (x) + ug(x)).
x∈[0,1]

Montrer que M est lipschitzienne.


30

Feuille d’exercices n◦ 6 : Dérivabilité.

Exercice 1 (Encore une fois !) .


Calculer les dérivées des fonctions suivantes :
√ −x
1. x → cos( x) 2. x → 2p 3. x → ln(ln(ln(x)))
4. x → (1 + x2/3 )3/2 5. x → sin(x2 ) 6. x → sin(2 cos(3x))
x x
7. x → cos(ln(x)) 8. x → 33 9. x → sin( cos(x) )
√ x x sin(x)
10. x → x + e 11. x → ln(x sin(x)) 12. x → 2
Remarque : Pour cet exercice on s’autorisera à dériver de façon formelle sans
se préoccuper de l’ensemble de définition ni de l’ensemble où la fonction est
dérivable. A part pour cet exercice, il ne faut jamais faire ça !

Exercice 2 .
1. A l’aide du cercle trigonométrique, montrer que pour tout h ∈ [0, π/2[,
sin h ≤ h ≤ tan h.
2. En déduire dans un premier temps, à l’aide des formules de trigo-
nométrie usuelles, que
sin h
→ 1 quand h → 0.
h
3. Puis que la fonction sinus est dérivable sur R, de dérivée la fonction
cosinus.
4. Et enfin que la fonction cosinus est dérivable sur R, de dérivée la
fonction −sinus.

Exercice 3 .
Étudier la dérivabilité des fonctions suivantes :
1. f1 (x) = x2 cos x1 si x 6= 0, f1 (0) = 0
2. f2 (x) = sin x sin x1 si x 6= 0, f2 (0) = 0

|x| x2 −2x+1
3. f3 (x) = x−1
si x 6= 1, f3 (1) = 1.

Exercice 4 .
Étudier en fonction de l’entier n ≥ 1 la régularité de x → xn sin(1/x).
31

Exercice 5 .
Soit f : R → R dérivable et a ∈ R tel que f 0 (a) 6= 0.
1. Montrer qu’il existe un voisinage V de a tel que ∀ x ∈ V \{a}, f (x) 6=
f (a).
2. Si f 0 est continue au point a, montrer qu’il existe un voisinage V de
a tel que f|V soit injective.

Exercice 6 .
Calculer la limite en +∞ de la fonction
1 1
x 7→ ln(x + 1) 3 − ln(x) 3 .

Indication : appliquer le théorème des accroissements finis entre x et x + 1


1
à la fonction t 7→ (ln(t)) 3 .

Exercice 7 .
1. Que peut-on dire de f 0 si on sait que f est paire ? impaire ? périodique ?
2. Que peut-on dire de f si on sait que f 0 est paire ? impaire ? périodique ?
3. Montrer que si f 0 est T -périodique et f (T ) 6= f (0), alors f n’a pas de
période (on étudiera f (nT ) pour n ∈ N).

Exercice (∗) 8 .
Soit f une fonction n fois dérivable sur ]a, b[ s’annulant en n + 1 points de
]a, b[. Montrer que si f (n) est continue alors il existe un point x0 de ]a, b[ tel
que f (n) (x0 ) = 0. En déduire qu’un polynôme de degré n a au plus n racines.

Exercice (∗) 9 (Règle de l’Hospital) .


Soient f, g : [a, b] → R dérivables avec ∀ x ∈]a, b[, g 0 (x) 6= 0.
1. Montrer qu’il existe c ∈ ]a, b[ tel que :

f (b) − f (a) f 0 (c)


= 0 .
g(b) − g(a) g (c)

(Appliquer le théorème de Rolle à f − λg, où λ est un réel bien choisi).


32

2. En déduire que si
f 0 (x)
→ l, quand x → a+ ,
g 0 (x)

alors (règle de l’Hospital)

f (x) − f (a)
→ l, quand x → a+ .
g(x) − g(a)
3. Cette règle permet de lever certaines formes indeterminées : déterminer
ex − x − 1
lim+ .
x→0 cos(x) − 1

Exercice 10 .
Soit n ≥ 2 un entier fixé et f : R+ → R la fonction définie par

f (x) = (1 + xn )(1 + x)−n .

1. Montrer que f est dérivable sur R+ et calculer f 0 (x) pour tout x ≥ 0.


2. En étudiant le signe de f 0 sur R+ , montrer que f atteint un minimum
sur R+ que l’on déterminera.
3. En déduire que

(1 + x)n ≤ 2n−1 (1 + xn ), ∀x ∈ R+ .

4. Montrer que si x ∈ R+ et y ∈ R+ alors on a

(y + x)n ≤ 2n−1 (y n + xn ), ∀x ∈ R+ .

Exercice 11 .
1
On considère la fonction f : R → R définie par f (t) = e t si t < 0 et 0 sinon.
1. Montrer que f est dérivable sur R et en particulier en 0.
2. Etudier l’existence de f 00 (0).
3. Montrer par récurrence que pour t < 0, la dérivée n-ième de f s’écrit
1
f (n) (t) = e t t−2n Pn (t)

où Pn est une fonction polynomiale.


33

4. Montrer que f est de classe C ∞ .

Exercice 12 .
A l’aide de la formule de Taylor-Lagrange, montrer que
n
X xi
exp(x) = lim , ∀x ∈ R.
n→∞
i=0
i!

Exercice 13 .
A l’aide de la formule de Taylor-Lagrange, montrer que pour tout x ≥ 0,

x2 x3 x2 x3
x− + ≤ ln(1 + x) ≤ x − + .
2 3(1 + x)3 2 3

Exercice (∗) 14 .
Soient a un nombre réel strictement positif et g :] − a, a[→ R une fonction
de classe C ∞ telle que g(0) = 0. Soit f :] − a, a[\{0} → R la fonction définie
par f (x) = g(x)
x
.
1. Montrer que f se prolonge par continuité en 0.
2. Montrer que f est de classe C ∞ sur ] − a, a[\{0} et exprimer f (n) (x)
en fonction des dérivées de g.
3. Montrer que pour tout x ∈] − a, a[, il existe θ ∈]0, 1[ tel que l’on ait

x 0 x2 xn xn+1 (n+1)
−g(x) + g (x) − g 00 (x) + . . . + (−1)n+1 g (n) (x) = (−1)n+1 g (θx)
1! 2! n! (n + 1)!

4. En déduire que pour tout n ∈ N, la limite limx→0 f (n) (x) existe.


5. Montrer que f est de classe C ∞ sur ] − a, a[.

Exercice 15 .
1. Soit f : R → R dérivable. Montrer que |f | admet en tout point une
dérivée à droite et une dérivée à gauche.
2. Soit f : R → R dérivable telle que ∀x ∈ R, f 0 (x) 6= 0. Montrer que
|f | est dérivable.
34

Exercice (∗) 16 .
Soit f une fonction dérivable sur l’intervalle [a, +∞[ telle que f (a) = 0 et
lim+∞ f = 0. Montrer qu’il existe un réel c > a vérifiant f 0 (c) = 0.
Indication : f est soit nulle, soit il existe x0 tel que f (x0 ) 6= 0 et utiliser le
fait que l’image d’un segment par une fonction continue est un segment.

Exercice 17 .
A l’aide du théorème des accroissements finis, déterminer

ln(sin x) − ln(cos x)
lim .
x→π/4 sin x − cos x

Exercice 18 .
Déterminer en fonction du réel a le nombre de solutions de l’équation ex = ax.

Exercice 19 .
Par application du théorème des accroissements finis à f (x) = ln x sur [n, n+
1] montrer que
n
X 1
Sn =
k=1
k
tend vers l’infini quand n tend vers l’infini.

Exercice 20 .
1. Soit f : R → R dérivable telle que f 0 (x) tende vers l quand x → +∞.
Montrer que f (x)
x
→ l quand x → +∞.
2. Chercher un contre-exemple pour la réciproque.

Exercice 21 .
Soit f une fonction de classe C 1 sur [a, b] avec a < b. On suppose que f (a) = 0
et que f (b)f 0 (b) < 0. Montrer qu’il existe c ∈]a, b[ tel que f 0 (c) = 0.
Indication : utiliser le fait que l’image d’un segment par une fonction est un
segment.
35

Exercice (∗) 22 .
Soit f : [a, b] → R de classe C 2 .
1. On suppose que f (a) = f (b) = 0. Soit c ∈ ]a, b[. Montrer qu’il existe
d ∈ ]a, b[ tel que :

(c − a)(b − c) 00
f (c) = − f (d).
2
(Considérer g(t) = f (t) + λ(t − a)(b − t) où λ est choisi de sorte que
g(c) = 0).
2. Cas général : Soit c ∈ ]a, b[. Montrer qu’il existe d ∈ ]a, b[ tel que :

b−c c−a (c − a)(b − c) 00


f (c) = f (a) + f (b) − f (d).
b−a b−a 2

Exercice (∗) 23 .
Soit f deux fois dérivable sur R+ , bornée et telle que f 00 ≥ 0. Montrer que f
est décroissante sur R+ .
Indication : procéder par l’absurde et utiliser le théorème des accroissements
finis.

Exercice 24 .
Soit f (x) = exp(− x12 ) si x 6= 0 et f (0) = 0. Montrer que f est C ∞ et que
pour tout n ∈ N on a f (n) (0) = 0.
Indication : utiliser la même méthode que pour l’exercice 11.

Exercice (∗) 25 .
Soit f : I = [−1, 1] → R une fonction impaire de classe C 4 . On suppose
que la dérivée f (5) existe sur I. On pose α = 31 f 0 (1) + 23 f 0 (0) − f (1) et on
considère la fonction g définie sur I comme suit
x
g(x) = f (x) − (f 0 (x) + 2f 0 (0)) + αx5 .
3
1. Montrer que g est de classe C 3 . Exprimer g, g 00 et g (3) en fonction des
dérivées de f .
2. Calculer g(0), g 0 (0) et g 00 (0).
3. Montrer qu’il existe β ∈ I tel que l’on ait g (3) (β) = 0.
36

4. Montrer qu’il existe γ ∈ I tel que l’on ait


1 2 1 (5)
f (1) = f 0 (1) + f 0 (0) − f (γ).
3 3 180

Exercice (∗) 26 .
Trouver les fonctions f : R → R dérivables en 0 telles que

∃λ ∈ R \ {−1}, ∀x ∈ R, f (λx) = λ f (x).