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Faculté des Sciences Juridiques,

Économiques et Sociales
-KENITRA-

MACROÉCONOMIE

Chapitre Introductif:
Objet et méthodologie

S2
Pr. DKHISSI Atman

- Enseignant-chercheur à la FSJESK-UIT
- Agrégé des Sciences économiques
Année universitaire 2018-2019
LA MACROÉCONOMIE: UN OUTIL D’ANALYSE DES
PROBLÈMES ÉCONOMIQUES
• Les problèmes économiques sont nés avec l’apparition de la vie
organisée en société.
• Tout problème auquel est confronté un individu ou un groupe
d’individus comporte toujours une dimension économique, souvent
combinée elle-même avec d’autres aspects politiques, sociaux,
culturels, …etc.
• Les problèmes économiques sont, par nature, évolutifs dans le
temps :
- Les années 30 ont été marquées par le sous- emploi ;
- Les années 70 par le chômage et l’inflation ;
- Les années 80 par le ralentissement de la
croissance économique ;
- Les années 2008 – 2018 par le chômage et la récession
;
… etc ;

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QU’EST CE QUE LA MACROÉCONOMIE?
Science
Macroéconomie Microéconomie
économique

Mésoéconomie

Étude des
comportements
Étude des individuels
Phénomènes des agents
économiques économiques
globaux et des marchés

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DÉFINITION
L’analyse macroéconomique s’intéresse à l’interaction entre les variables
économiques agrégées au niveau de l’économie nationale (produit intérieur,
chômage, indices de prix, consommation… etc.

La macroéconomie est une branche de l’économie qui s’intéresse à l’activité


globale d’un pays. Elle renvoie à l’étude de ses structures, des performances
économiques et des politiques mises en place pour modifier les résultats de
l’économie.

Son objectif principal est de fournir une certaine compréhension de l’évolution


de la situation économique, que ce soit au niveau national ou international, et de
proposer des outils simples qui permettent de comprendre le présent et de
prédire de façon approximative l’avenir immédiat.

N.B: Le développement de la théorie macroéconomique moderne est largement issu des travaux de
John Maynard Keynes dans les années 30 et les débats qu’ils ont suscités.

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LA COMPTABILITÉ NATIONALE AU SERVICE DE LA MACROÉCONOMIE

• La comptabilité nationale est une


représentation schématique et
quantifiée de l'activité économique
d'un pays.
• Elle consiste en une mesure des flux
monétaires représentatifs de
l'économie d'un pays pendant une
période donnée, en principe, une
année.
• Le mérite de la comptabilité
nationale est dû au fait qu’elle nous
permet d’avoir une image plus ou
moins fidèle de la réalité
économique. DKHISSI ATMAN: ENSEIGNANT-CHERCHEUR/FSJESK 5
L’ARCHITECTURE DE LA COMPTABILITÉ NATIONALE :

L’élaboration d’une architecture de la (C.N), exige de passer par trois étapes


essentielles :

- La réunion des agents économiques dans des secteurs institutionnels;


- L’agrégation des opérations des agents économiques en opération
élémentaires;
- Une analyse de l’activité économique.

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1. AGENTS ÉCONOMIQUES ET SECTEURS
INSTITUTIONNELS :

• Dans les comptes de la nation, l’agent économique


élémentaire est une « unité institutionnelle ». Il s’agit • Les ménages
d’un acteur indépendant de la vie économique, • Les sociétés non
composé d’une ou plusieurs personnes physiques ou
financières (SNF)
morales, mais constituant un centre de décision
autonome dans l’exercice de sa fonction économique • Les sociétés financières
principale.
• Les administrations
• Les unités institutionnelles ayant la même activité publiques
principale et la même source de revenu sont
regroupées en secteurs institutionnels, dits aussi • Les institutions sans
agents économiques. but lucratif (ISBL)

• On distingue cinq secteurs institutionnels auxquels l’on • Le reste du monde


ajoute un agent fictif que l’on appelle ‘‘reste du
monde’’.
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2. L’AGRÉGATION DES OPÉRATIONS DES AGENTS
ÉCONOMIQUES EN OPÉRATION ÉLÉMENTAIRES;

On distingue trois catégories d’opérations économiques :

- les opérations sur les biens et services,


- les opérations de répartition des revenus
- et les opérations financières.

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2. L’AGRÉGATION DES OPÉRATIONS DES AGENTS
ÉCONOMIQUES EN OPÉRATION ÉLÉMENTAIRES;

On distingue trois
catégories d’opérations
économiques :

- les opérations sur les


biens et services,

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LES OPÉRATIONS DE RÉPARTITION:

Les opérations de répartition: l’ensemble des opérations contribuant à la


formation, la circulation et la redistribution du revenu des différents agents
économiques.

Certains transferts sont:


1. la contrepartie directe de la fourniture d’un facteur ou d’un service (le
salaire versé par les entreprises au salariés en contrepartie d’un travail)
2. Transfert sans contrepartie directe (ex: l’administration verse une
subvention à une entreprise)

En comptabilité nationale, on distingue trois comptes essentiels:


-Compte de production (compte d’exploitation)
-Compte d’exploitation
-Compte de distribution secondaire du revenu
LES PRINCIPAUX COMPTES DE LA CN:

Comptes de production et Compte de redistribution


d’exploitation
LA RÉPARTITION PRIMAIRE:
Les revenus primaires des
ménages

Du fait de leur participation au processus de production en


tant qu’apporteurs de force de travail ou du fait des actifs
financiers ou corporels qu’ils détiennent, les agents
économiques perçoivent des revenus primaires, répartis en
deux postes :

La rémunération des salariés, contrepartie du travail fournià


rémunération du facteur travail ;
La rémunération de la propriété (intérêts, dividendes, loyers,
etc.)àrémunération du facteur capital;

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LES BÉNÉFICIAIRES DU PARTAGE DE LA VA
Les revenus salariaux:
• Dans la majorité des pays développés, les salaires restent
­ Les revenus primaires des
prédominants dans le total des revenus versés aux ménages ménages
(60% du revenu national, 75% des revenus primaires des
ménages).
• Cette prédominance s’explique par le mouvement de
salarisation qu’a connu nos sociétés modernes (En France,
en 1948, 48 % des actifs rémunérés sont
salariés ; ils sont maintenant environ 86 % à
avoir ce statut).
Répartition (en %) de la population active occupée adulte selon le statut
professionnel, le sexe et le milieu de résidence
(HCP, 2011)
LES BÉNÉFICIAIRES DU PARTAGE DE LA VA
Les revenus des travailleurs indépendants et entrepreneurs individuels

• Les travailleurs indépendants constituent un groupe socioprofessionnel hétérogène. Cette catégorie


d’actifs regroupe, en effet, les exploitants agricoles, les artisans, les commerçants et les professions
libérales.
• Les revenus non salariaux correspondent aux bénéfices de l’exploitation d’une activité économique
(différence entre les recettes issues de la vente de biens ou de services et l’ensemble des charges
liées à l’activité). Ces revenus sont très disparates (par exemple les honoraires pour les professions
libérales, les bénéfices industriels et commerciaux pour les entrepreneurs individuels).

• Les entrepreneurs individuels* peuvent être agriculteurs, commerçants, artisans


ou membres des professions libérales : médecins, avocats, experts-
comptables…
LES BÉNÉFICIAIRES DU PARTAGE DE LA VA

Les revenus du patrimoine

Les revenus du patrimoine comprennent :

• les loyers perçus du fait de la mise en location d’un patrimoine foncier (terres agricoles ou non)
ou de biens immobiliers (à usage d’habitation ou non) ;
• les revenus des placements financiers (intérêts, dividendes) ;
• les plus ou moins-values (réelles ou virtuelles) enregistrées par la valeur des éléments d’actifs
patrimoine.

N.B: Les revenus du patrimoine ont progressé ces dernières années plus rapidement que les revenus
du travail. Ce phénomène est dû essentiellement à la forte croissance des revenus financiers.
La propriété de biens (terrains ou immeubles) ou d’actifs financiers (actions) permet d’obtenir des
revenus.
LA RÉPARTITION SECONDAIRE (REDISTRIBUTION):

Cette répartition primaire des revenus est corrigée par la redistribution à laquelle
procède l’Etat sous forme de prélèvements obligatoires opérés sur les revenus
primaires et de revenus de transferts accordés:

-A des fins de solidarité et de protection sociale (redistribution parfois qualifiée


d’horizontale)
-Et de réduction des inégalités de revenus ( redistribution verticale).
-Ces transferts de revenu sont complétés par d’autres transferts courants de
revenus et par des transferts en capital qui participent à la redistribution de
l’épargne et de la richesse.
3. L’ANALYSE DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE
NATIONALE :

A partir des opérations des (A.E)


et leur représentation synthétique,
la (C.N) donne une image de
l’activité économique d’ensemble
d’un pays.
Ces résultats globaux, permettent
de mesurer les évolutions
(comparaison temporelle), de
dresser des comparaisons spatiales
(entre pays) et de faire des
prévisions.

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LES AGRÉGATS MACROÉCONOMIQUES:
QUELQUES EXEMPLES

Définition:

Un agrégat est une grandeur globale synthétique qui


mesure le résultat d’activité économique d’un pays au
cours d’une période donnée, généralement une année.

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De la valeur ajoutée au PIB :

1) La valeur ajoutée est la mesure de la production nouvelle réalisée dans une


entreprise.
• Valeur ajoutée brute = chiffre d'affaires - consommations intermédiaires.
• Le calcul de la valeur ajoutée permet par la suite de mesurer la production
globale par le biais du Produit Intérieur Brut (PIB).

2) Le Produit Intérieur Brut (PIB) :


• Le PIB mesure les richesses créées, en général à l’intérieur d’un pays et pour
une période donnée, une année généralement.
• Il repose donc sur le principe de territorialité limitant ainsi la mesure à la
production de biens et services réalisés par les agents résidant à l’intérieur du
territoire national.

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LES APPROCHES DE CALCUL DU PIB

1ère approche : par la production

PIB aux prix du marché = ∑ valeurs ajoutées + impôts sur les produits -
subventions sur les produits

Le cumul des valeurs ajoutées permet donc de connaître la production totale


réalisée durant une période donnée. Cependant, les valeurs ajoutées sont évaluées
aux prix de base, c'est-à-dire sans les impôts sur les produits dont, notamment, la
TVA. Les valeurs ajoutées étant calculées hors taxes, il faut ajouter les impôts sur les
produits pour avoir le PIB « aux prix du marché ». On soustrait le montant des
subventions car ces subventions permettent aux entreprises de diminuer leurs prix.

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LES APPROCHES DE CALCUL DU PIB

2ème approche : par la demande

PIB aux prix du marché = Dépenses de consommation finale + FBCF(*) +


exportations - importations

La demande provient soit des unités résidentes pour la consommation ou pour


l'investissement (FBCF), soit des unités non résidentes (cette demande correspond
donc à l'exportation qu'il faut ajouter à la demande intérieure). Cependant, une
partie de la demande intérieure peut être satisfaite par des unités non résidentes (il
s'agit donc des importations qu'il faut enlever de la richesse créée par les unités
résidentes).

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3ème approche : A partir des revenus

Dans ce cas :
PIB aux prix du marché = Rémunération des salariés + EBE (et revenus mixtes)
+ Impôts (sur la production et les importations) - subventions.

Les revenus primaires proviennent du partage de la valeur ajoutée calculée au


prix de base (cf. ci-dessus) ; pour obtenir la somme des valeurs ajoutées au prix du
marché, il faut rajouter à la somme des revenus primaires le supplément payé du
fait de ces impôts (nets des subventions) sur la production et les importations.

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LE REVENU NATIONAL (RN)

La notion de revenu national : Le RN est étroitement lié à la notion de PIB « produit


intérieur brut » , avec deux différences importantes :

1- Il faut commencer par soustraire du PIB la dépréciation du capital qui a permis de


réaliser cette production. Cette dépréciation est estimée généralement à10%.
- Avant de distribuer des salaires aux travailleurs, des dividendes aux
actionnaires ou de réaliser des investissements véritablement nouveaux,
il faut bien commencer par remplacer le capital usagé.
- Si on le fait pas, ceci sera considéré comme un revenu négatif pour les
propriétaires.

2- Il faut ajouter les revenus nets reçus de l’étranger (ou bien retrancher les revenus
nets versés à l’étranger, suivant la situation du pays)

N.B:Le revenu national brut repose donc sur le principe de nationalité limitant ainsi la mesure à la
production de biens et services réalisés par les agents nationaux, résidants et non résidants.
DU PIB NOMINAL AU PIB RÉEL
è PIB réel (à prix constants) = valeur des biens et services mesurée à prix
constants (en prenant les prix d'une année de référence). Si l'on veut comparer les
valeurs du PIB à des dates différentes dans un même pays, il est nécessaire
d'éliminer les effets de l'inflation. En effet, celle-ci gonfle les prix et comme le P.I.B.
se calcule à partir des prix, cela fait automatiquement augmenter le P.I.B. alors que
ce n'est qu'une apparence. On doit donc toujours calculer le PIB réel, c'est-à-dire
corrigé de l'inflation.

èPIB nominal (à prix courant) = valeur des biens et services mesurée à prix
courants.

èLe déflateur du PIB est un instrument permettant de corriger le PIB des effets de
l'inflation :
PIB nominal/ PIB réel (Calcul simple)
Déflatage d’une série statistique : il se pratique à l’aide d’un Indice des Prix à la
Consommation (IPC) en appliquant la formule suivante : Valeur Réelle n = Valeur
Nominale n .IPC1 / IPC n.
Donc PIB R1997= PIB N1997. IPC1990/IPC1997 ; avec (base 100=1990)

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EVALUATION DE LA PRODUCTION RÉALISÉE PAR UNE ÉCONOMIE HYPOTHÉTIQUE

Années Q PRIX DU KG Q DE PRIX DU KG


D’ORANGES EN MAD TOMATES EN MAD
PRODUITES EN PRODUITES EN
KG KG
2017 100 7 300 3
2018 160 8 500 4

1. Evaluez la valeur de la production à prix courant (PIB nominal)


2. Evaluez la valeur de la production à prix constant (PIB réel)à (base 100= 2017)
3. Quel est l’intérêt de la distinction entre PIB nominal et PIB réel ?
4. Calculez respectivement, l’indice du volume de production, puis l’indice valeur de production.
5. Commentez vos résultats

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EVALUATION DE LA PRODUCTION RÉALISÉE PAR UNE ÉCONOMIE HYPOTHÉTIQUE
Années Q Indice Q DE Indice
D’ORANGES volume de TOMATES volume de
PRODUITES production PRODUITES production
EN KG EN KG

2017 100 100 300 100

2018 160 160 500 166,67

ANNÉES VALEUR DE LA INDICE DE


PRODUCTION À PRODUCTION
PRIX CONSTANT (VALEUR)
2017 1600 100
2018 2620 163,75

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D’AUTRES AGRÉGATS MACROÉCONOMIQUES
­ Le taux de consommation: dépense de consommation finale
en % du PIB.

üConsommation marchande et consommation non marchande

- Consommation marchande : les biens et services s’échangent sur un marché.


Le prix dépasse le coût de revient. Il s’agit en général de consommation
individuelle.
(Dépense de consommation des ménages)

- Consommation non marchande : elle porte sur des biens et services qui ne
s’échangent pas sur un marché. Elle peut prendre deux formes :
l’autoconsommation et les consommations collectives qui correspondent aux
services collectifs non marchands fournis par l’Etat ou par les ISBLSM. Leur
prix est nul ou inférieur au coût de revient.
(Dépense de consommation des ISBLSM + Dépense de consommation des APU)

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D’AUTRES AGRÉGATS MACROÉCONOMIQUES
§ Le taux d’investissement= FBCF en % du PIB

§ Le taux d’épargne: est le rapport entre l'épargne des ménages et le revenu


disponible Brut

Rappel : le revenu disponible d'un ménage comprend les revenus d'activité (nets
des cotisations sociales), ainsi que les revenus du patrimoine, les transferts en
provenance d'autres ménages et les prestations sociales (y compris les pensions de
retraite et les indemnités de chômage), nets des impôts directs.
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D’AUTRES AGRÉGATS MACROÉCONOMIQUES

§ Dépense publique en % du PIB


§ Recettes fiscales en % du PIB

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LES LIMITES DES INDICATEURS DE LA COMPTABILITÉ NATIONALE
1. Les imperfections des agrégats (les limites du calcul du PIB comme indicateur
de performance économique) :

• Celui-ci est considéré comme un indicateur du bien être. Or, l’objectif de cet
indicateur n’est pas de mesurer le bien être, le bonheur ou la satisfaction
sociale.
• Comme le soulignait TIMBERGEN dés les années 60 reste à inventer un concept
de « bonheur intérieur brut » pour mesurer la qualité de la vie.
• Les indicateurs de la comptabilité nationale ne prennent pas en considération
l’épuisement des ressources naturelles et les dégradations environnementales
dues à la production ou à la consommation.
• Certaines activités productives ne sont pas intégrées alors qu'elles sont pourtant
très importantes (exp : production domestique).

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LES LIMITES DES INDICATEURS DE LA COMPTABILITÉ NATIONALE
1. Les imperfections des agrégats (les limites du calcul du PIB comme indicateur
de performance économique) :

• Le prix de vente servant pour le calcul du PIB reste généralement insuffisant


pour mieux mesurer la richesse produite notamment lorsqu’il n'y a pas de prix
de vente ou quand le prix de vente est loin de représenter le coût de
production.
• Le PIB n’intègre pas ou partiellement les activités souterraines, la fraude et
l’évasion fiscale.

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èEXISTE-T-IL DES MESURES ALTERNATIVES ?

• Le PNUD propose, pour remplacer le PIB par habitant, un indicateur composite


ayant pour objectif de refléter trois aspects du développement économique et
social : L’espérance de vie, le degré d’éducation, l’accès aux ressources
indispensables pour vivre décemment.
• Le niveau du développement humain est mesuré à l’aide de quatre indicateurs :
§ l’espérance de vie à la naissance,
§le taux d’alphabétisation des adultes,
§la moyenne d’années d’études,
§le PIB réel par habitant.
• Cet indicateur a fait lui aussi l’objet de critiques. En effet rien ne justifie
théoriquement et empiriquement le choix l'espérance de vie, de l’éducation et
du niveau pour mesurer le développement humain de préférence au respect des
droits de l’homme et à la liberté politique par exemple.

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