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SÉANCE 7 :

LES DÉMOCRATIES CONSOCIATIVES


LA SUISSE ET ISRAËL

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des démocraties divisées culturellement, socialement, économiquement…


institutions présentes pour satisfaire autant que possible les besoins d’1 catégorie de la
population, autant qu’il est compatible avec les besoins d’autres fanges de la
population
barbarisme consociatif+= Arend Lijphart 🡪 types d’agencements qui essaient tant bien
que mal d’organiser une société qui semble inorganisable

consociationisme= :
tendance à la grande coalition : sacrifier des objectifs politiques du long ou court terme
pour faire en sorte que les différentes fractions de la société participent toutes à la vie
démocratique
véto mutuel : chaque segment de la vie politique est capable de s’opposer à des décisions
qui mettent en péril les droits fondamentaux
proportionnalité et accommodation entre élites : les différentes ramifications de la
société ne pourront jamais s’entendre, leurs représentants ont davantage tendance à
s’accorder entre eux que la population. Délégation de + en + poussée de la base vers le
sommet, de la base de la population jusqu’aux élites qui partagent le principe de faire
survivre le pays
formes d’autonomie institutionnelle : la forme de l’Etat est toujours en débat

La Suisse :

I. le régime directorial

Assemblées du peuple existent où le peuple prend les décisions directes


1 logique d’autonomie totale
auteur de la décision ets le destinataire de la décision ; mais les cnatons sont très
protecteurs
de nombreuses modifications de la Constitution ; révision totale en 1979 🡪 codification
de droits fondamentaux et hiérarchisation des pouvoirs
Etat suisse s’auto-définit, les pouvoirs ont un pouvoir important
Bicamérisme et exécutif collégial : directoire à la tête du pouvoir exécutif
Quelle organisation horizontale des pouvoirs ?
Dépendante d’équilibres consociatifs

A. La séparation horizontale du pouvoir fédéral

1. Le pouvoir législatif

Confié à une autorité considérée comme une autorité suprême (légicentrisme de


Rousseau)
Assemblée fédérale = organe législatif essentiel, autorité suprême de la confédération
sous reserve du droit des peuples, souverain
Bicamérisme : conseil national (ensemble des Suisse) et conseil des Etats ; à pouvoirs
égaux
Conseil national : 200 députés du peuple de l’ensemble du peuple suisse, élus à la
proportionnelle (éparpillement de la représentation est garanti = représentation des
≠ segments de la population)
Conseil des Etats : 46 députés de cantons ; certains en élisent 1 ou 2 (selon la taille) ; les
cantons édictent les règles applicables à l’élection de leurs députés (= des règles
variables selon les cantons : suffrage universel direct ou indirect, démocratie directe
pure…)
Fonctions législativs exercées en commun, certaines de manière conjointe
Art.156, art.157 : le CN et le Ce délibèrent séparement, la loi prévoit de garantir si
divergence des deux conseils 1 accord populaire ; pas un système parlementaire ou
d’équilibre des pouvoirs
Art.168, 169 : AN élit les membres du conseil général, la chancelière de la confédération
et les juges suprêmes 🡺 1 forme de dépendance exécutive, assemblée fédérale assure
la haute surveillance sur les tribunaux fédéraux, les administrations…
=🡺 assemblée maître des institutions de ce qu’il se passe en Suisse

2. Le pouvoir exécutif

Originalité : pouvoir collégial, confié à un conseil fédéral (≠ deux autres assemblées)


CF : autorité directe et suprême ; 7 membres élus après chaque renouvellement intégral
du conseil général ; 4 ans, choisis parmi les citoyens éligibles au CN
régions et distinctions linguistiques doivent être équitablement représentées + autres
critères
Pdce du CF : assurée par le président, élu pour 1 an parmi les 7 membres du
CF,ø possibilité de renouvellement
Autorité collégiale = vote
Ø chef à proprement parler, 7 membres égaux
Ø leadership politique, car le Pdt ne reste pas suffisamment longtemps pour avoir un
leadership + 1 programme politique
Fonctions = exécuter les lois, diriger l’administration, veiller à la sécurité, affaires
étrangères…
CF peut proposer des lois aux assemblées législatives, lui seul qui propose des lois sur le
plan statistique
Elu 4 ans, comme pour un système présidentiel, mais soumis à l’assemblée
parlementaire 🡪 exécutif presque inexistant face aux autorités élues

B. Les équilibres politiques consociatifs

1. L’incidence des dispositifs institutionnels

CF doit être élu en prenant garde à la ≠ représentation des nombreuses régions ;


personnes élues par le pouvoir législatif qui peut les renouveler autant de fois qu’il
veut ( 1 élu 32 ans)
Ø pouvoir politique, mais peuvent présenter de grandes représentations de ce qu’ils
comptent entreprendre + fort pouvoir en matière d’initiative législative + bilan
Possible de se heurter en disant NON, je suis en désaccord, mais ne quitte pas le
gouvernement, ø principe de solidarité gouvernementale…
Personnes de tendances politiques polarisées siègent ensemble sans problème

2. Les « conventions constitutionnelles »suisses

4 grands partis traditionnels :
Parti radical centriste
Parti socialiste : gauche
Parti démocrate-chrétien
Union démocratique du centre UDC
🡺 répartir entre ces 4 partis les 7 sièges au conseil ; 2 sièges/parti sauf UDC qui n’en a
qu’un, proportionnel à la représentation politique d’antan
sauf qu’en 1999, l’UDC de Christoph Blocher obtient + de voix que l’1 des principaux
partis 🡪 réclame 1 siège supplémentaire
2003 🡪 UDC devient le premier parti suisse, par une déradicalisation de Blocher 🡺
besoin d’1 siège de plus, accordé
or, Blocher n’est ensuite pas renouvelé 🡪 siège attribué à une autre personne, qui se voit
exclue de l’UDC et fonde le parti bourgeois-démocratique ; 2ème personne de l’UDC
rejoint ce parti 🡺 pendant quelques années, un parti bourgeois-démocratique tout
petit sur le plan électoral, et l’UDC avec 2 sièges 🡪 équilibre rétabli, 5 partis se
partagent les 7 sièges du conseil exécutif
évolution de l’assemblée à travers les ≠ scrutins conduit à des changements des
équilibres politiques au sein de l’exécutif , ≠ avant
1995 : démission d’un ministre socialiste contestant le budget, qui n’aurait pas du faire
valoir ce désaccord par une démission 🡪 de nos jours, commence à se faire sentir,
conflictualité sociale

II. La production des normes juridiques

A. Le fédéralisme suisse

souveraineté autogérée des cantons : subsidiarité 🡪 le niveau le + proche de la situation


à résoudre doit résoudre le problème
confédération respecte l’autonomie des cantons + sources de financements suffisantes
🡺 1 coopération sincère entre niveau fédéral et fédéré, au niveau fédéré, maximum
d’autonomie selon la situation et les préférences de chaque canton
confédération détient des compétences exclusives qui tiennent aux choses essentielles
au niveau nationale (AF, armée…)
laisse à chaque canton le soin d’intervenir, la manière d’appliquer la politique nationale
(formation continue, protection des animaux, gestion du territoire…)
+ compétences où les cantons ne peuvent intervenir que si la confédération est déjà
intervenue auparavant (droit privé)
chaque canton dispose de sa organisation, de son organisation des pouvoirs (assemblées
législatives élues…) 🡺 puissance d’auto-organisation assez importante, chacun
exécute la législation fédérale
B. La démocratie semi-directe suisse

Démocratie à dominante représentative, mais ≠ dispositifs d’intervention politique


directe du peuple dans la production des normes

1. Les procédés juridiques disponibles

Droit de pétition (art.33) : droit de s’adresser directement aux autorités pour leur


demander des comptes de ce qu’elles font (consultatif, remarque, plainte)

Lorsque la décision revient au peuple lui-même 🡪 chapitre entier de la constitution


suisse sur l’initiative populaire et le référendum = le peuple lui-même peut se saisir
d’1 question politique ou juridique et la propose au reste du peuple
Ex : Initiative populaire (100 000 citoyens) tend à la révision totale de la constitution 🡪
proposition soumise au vote du peuple
🡺 1 dispositif par lequel les décisions les + importantes peuvent être confiées au peuple
directe (révision totale ou partielle)
initiative législative formulée (n’existe plus) : le peuple pouvait proposer une loi
abrogation des impots directs pour les étrangers ; lutte contre l’immigration (mais
abattre la source de la prospérité suisse, Blocher remporte néanmoins son initiative)

référendum initiative 1ère du peuple, parfois obligatoire :

2. Les effets sur le système politique

Initiatives populaires et demandes de référendums souvent nombreuses, mais souvent


ratées 🡪 éviter l’accommodation entre élite privant le peuple de base
Moyen pour que certaines thématiques particulièrement heurtées soient en fait
abordées, par des initiatives ou des demandes de référendum (immigration, IVG…)
Modification du statut des églises (art.72) : construction de minarets interdite
Effets sur le système politique = éviter 1 collusion entre les élites bâ illonnant le peuple +
permettre au peuple + ou – intolérant de se manifester
🡺 1 instrument magnifique de démocratie, mais également 1 instrument magnific de
lutte contre les valeurs portées par l’Europe
pas bon ou mauvais en soi, mais bon ou mauvais selon l’usage que l’on en fait
ne va pas jusqu’à menacer l’existence de la Suisse ≠ Israël, où existence institutionnelle
de l’Etat comme sujet d’inquiétude constante

Israël

Un état passé d’1 démocratie moniste à une démocratie dualiste avec ses pires
déviations, ses pires défauts
Situation dramatique sur le plan géopolitique, mais également au sein de sa société
interne
🡺 répercussions internes massives sur les insitutions internes
quel trajectoire du constitutionnalisme ?
I. La trajectoire des institutions politiques israéliennes

A. Le contexte politico-juridique

1. Les clivages de « la » société́ israélienne

Il n’existe pas « une » société israélienne, mais des clivages redoublés qui se recoupent
constamment

a. La mosaïque israélienne

Claude Klein 
7-8 millions de personnes vivant avec de multiples clivages qui les opposent
annuaire de l’office central des statistiques qui distingue les ≠ distinctions au sein de la
société israélienne : juifs ≠ 20% arabes ; juifs ashkénazes et sépharades ; ceux plutô t
religieux ≠ ceux laïcs ; chrétiens ≠ musulmans…+ distinction entre ceux qui sont
riches ou pauvres, ceux plutô t de gauche et de droite (les + riches + à gauche)
🡺 société israélienne 1 des + inégalitaires du monde, mouvement de 2011 : protester
contre le prix du logement, l’état des services publics, le logement…
55% des familles ultra-orthodoxes vivent sous le seuil de pauvreté, pareil pour les
populations arabes israéliennes (53%)
une situation extrêmement mobile et évolutive, du fait de l’immigration, de la natalité…
+ fort chez les israéliens orthodoxes que chez les israéliens
atomisation massive : LA caractéristique des multiples sociétés israéliennes
ashkénazes : ceux qui viennent de l’Europe de l’est, ceux ayant construit l’Etat d’Israël 🡪
la majorité ; tendanciellement + riche que les sépharades et + à gauche, contre le
Likoud (origine géographique distincte)
distinction se traduit par des orientations politiques ≠, des liturgies, des langues ≠… 🡪
chacun a sa vie culturelle 🡺 1 vie culturelle très segmentée ; chaque type de société a
ses bibliothèques, ses chaines de télévision, …
🡺 conduit à une division culturelle calamiteuse sur le plan de l’unité de la société 🡪 peut
conduire à l’assassinat politique (Yitzhak Rabbin)
groupes extrémistes appelant à l’insurrection contre le gouvernement, alors même que
leurs représentants sont au gouvernement 🡺 1 autodéfinition extrêmement
problématique

b. Israël, Etat juif et démocratique

Loi fondamentale israélienne, 1992 : dignité humaine et liberté


Menachem Mautner : soit israélienne se définit comme inclusif, démocratique et libéral,
et population mise sur le même plan, le même statut (déception pour ceux qui voient
en Israël l’Etat du peuple juif), ou on insiste sur l’Etat juif et on déçoit une partie (1/5)
de la population
🡪 on est sû r de produire de la divisons
quelle compréhension de la formule « Israël, état juif et démocratique » ; quelle
définition de ce qu’est un « juif » ? quelles origines, quel statut, quelles générations…
des questions posées à la cour suprême 🡪 quel que soit le sens choisi, des mécontents
Aharon Barak : 1 des + grands juristes israélien, Pdt de la Cour Suprême pendant un long
temps 🡺 livre son interprétation de la définition de l’Etat juif (forte légitimité) : 2
éléments qui se complètent et sont en parfaite harmonie ; 1 version occidentalisée et
laïque de ce qu’est l’Etat juif 🡺 droits de l’homme, DUDHC + ajout de la dimension
« juif » à la dimension « démocratique »
Mais judaïté bcp + marquée que ce qu’il a déclaré

Dimension du sionisme, tradition, Bible


Malgré les

2. L’entrecroisement des normativités

Difficulté de l’autodéfinition politique


Quel état de droit en Israël ?
Initialement, 1 territoire régi par les lois de l’ancien empire ottoman, petit à petit
remplacées par des lois d’inspiration anglaise : valeurs occidentales
Mais Israël commence à mettre en place des lois propres, de + en + éloignées de la
common law anglaise
A aprtir des années 1980, 1 mouvement se fait entendre pour une normativité, 1 droit
bcp + ancré dans la tradition israélienne
Recourir au principe propre de l’héritage d’Israël
Aujourd’hui, mélanges entre les sédimentations de droit ottoman imprégné du droit
européen, 1 culture anglaise très vivace chez les juristes + depuis 80’ 1 culture bcp +
ancrée dans les principes religieux 🡺 tend à faire émerger un nouveau droit

B. Le problème constitutionnel

1. L’absence de constitution

Pose problème sur place : création (1948), nécessité d’1 constitution, volonté des 1ères
autorités politiques, celles qui font la déclaration d’indépendance
Ben Gourion recule rapidement face à la création d’1 constitution : éviter d’être la
minorité présente qui rédige la constitution pour les générations futures + partis
religieux membres de la coalition gouvernementale hostiles à la rédaction d’une
constitution (cf. catholicisme en 1789)
13 juin 1950 : 1ère constitution, 1 commission chargée de la rédaction, qui transfert son
pouvoir aux Knesset futures 🡪 on adapte petit à petit des chapitres de constitution
15 lois fondamentales adoptées de 1958 à 2001

2. Le constitutionnalisme de substitution

Petites bizarreries, déjouant le principe du raisonnement juridique


1ère assemblée constituante délègue son pouvoir aux Knessets suivantes
est-il possible qu’1 assemblée adopte des machins ( ?), c.à .d. des morceaux de
constitution face à des lois ordinaires qui doivent se conformer aux lois
constitutionnelles ? (logique anglaise veut qu’elle peut les modifier)

art.4, 44, 45 : celui auquel on doit le bazar politique israélien


logique d’état consociatif 🡪 art. 4 ne peut être modifié que par une majorité de la
constitution, état d’urgence
🡺 disposition d’1 texte parle d’elle-même = parfaitement illégitime, autoréférentielle
il n’est pas nécessaire, pour adopter 1 texte modifiable à une majorité renforcée, que la
disposition en cause soit adoptée par une majorité renforcée
dispositions protégées, « rigidifiées »
arrêt Bergman de la cour suprême : cette loi aurait pu prévaloir sur la loi fondamentale
Knesset si adoptée par 62 personnes
🡺 lois fondamentales ne sont pas vraiment des lois de constitution rigide, on peut
balayer un article fondamental car sur le plan conjoncturel politique la majorité
politique est présente
complexité histoire du droit

II. L’état des institutions politiques israéliennes

A. L’irrémédiable dispersion politique

1. Une architecture institutionnelle parlementariste classique

Architecture parlmentaire classique


Président de la Knesset élu pour 7 ans non renouvelable
Actuel président au Likoud Rivlin non élu par le Likoud, pour marquer l’opposition à
Netanyahou
Essentiel attribué au PM
Parlementarisme rationnalisé : Pdt doit désigner un PM qui doit former un
gouvernement en 28 jours + éventuellement 14j pour former une coalition ; si
difficultés (art.11) 🡪 dissolution de la Knesset (Rivlin espérait que Netanyahou
n’arrive pas à constituer une nouvelle majorité, Netanyahou réussit in extremis)
Parlement monocaméral

2. Une vie politique dominée par la représentation proportionnelle

Maurice Duverger 🡪 Multipartisme dépendant quand directe 2 tours: on plait pour le


parti qui nous plait le + au 1er tour, puis 2 gros blocs au 2nd tour 🡪 schéma de Duverger
un peu daté ; proportionnelle 🡪 multipartisme indépendant, les partis n’ont rien à
faire à s’associer avec les autres car sû rs d’avoir qques élus

a. Les travers de la représentation proportionnelle pure

Israël : représentation proportionnelle presque pure


1 circonscription : Etat, Nation, ensemble du territoire ; seuil de 1% passé à 2% en 2002
puis à 3,5% en 2015 🡺 Likoud et parti de gauche dépassent systématiquement ce
seuil
représentation proportionnelle : incitation à la dispersion politique encore + aggravée
par la mosaïque culturelle
multitudes de partis sont crées, mais existence extrêmement réduite 🡪 se forment sur de
toutes petites préoccupations, jamais sur un projet global pour l’Etat d’Israël (droit
religieux, militaire, …)
b. L’exemple de la situation politique actuelle

Tizpi Livni : gagne les élections de 2009, aurait dû être nommée PM 🡪 refuse, préfère
rester dans l’opposition 🡺 Netanyahou forme un gouvernement extrêmement
instable, avril 2012 est votée la dissolution de la Knesset, élections anticipées en
septembre
7/05 : parti de Livni s’associe à Netanyahou, puis repart dans l’opposition 🡪 nouvelle
dissolution, coalition hétéroclite mise en place très péniblement qui dure jusqu’en
décembre 2014 (renvoie des ministres centristes)
Livni et Herzog s’associe pour faire barrage à Netanyahou, coalition centre-gauche :
Herzog PM 2 ans puis Livni 🡪 mais Netanyahou gagne les élections en axant sa
campagne sur la thématique sécuritaire (1/4 des sièges)
Majorité actuelle repose sur 61 voix, très faible : 1 voix près
Débat polémique de juin 2014
Peuple se replie vers le pouvoir jurdictionnel

B. Le repli vers le pouvoir juridictionnel ?

Pouvoir juridictionnel 🡪 révolution constitutionnelle en 1992

1. Le grand saut vers le constitutionnalisme moderne

a. Les Lois fondamentales de 1992

2 lois fondamentales de 1992 : premières à s’intéresser aux droits fondamentaux ≠ lois


relatives au gouvernement, à la Knesset…
🡪 loi fondamentale sur la liberté et la dignité, une seconde sur la liberté professionnelle
pour la 1ère fois, le constitutionnalisme israélien entre dans le cœur de sa pensée les
droits fondamentaux

b. Le Marbury v. Madison israélien : l’arrêt United Mizrahi Bank Ltd. v. Migdal

Abarak : 500p, révolution juridique


Avant, hiérarchie loi fondamentale ≠ loi normale, loi normale pouvait ignorer une loi
fondamentale
1 loi qui effaçait les dettes de certains villages coopératifs 🡪 banques attaquent, cette loi
viole la loi fondamentale dignité, notamment le droit de propriété
or loi fondamentale dignité pas rigidifiée ; la cour suprême aurait dû dire que c’est la vie
🡺 consacrer la supra rigidité de toutes les lois fondamentales 🡪 mis en place dans cet
arrêt
contrô le de la fiscalité de la loi de contrô le des villages coopératifs, 1 proportion
🡺 arrivée du raisonnement sous forme de principes
depuis, touts les lois fondamentales sont rigides

2. La judiciarisation de la société

a. L’activisme de la Cour suprême

Périodes activistes, sous Baharak


La cour suprême se saisit de questions de + en + importantes, et soumet à son contrô le
des questions politiques comme des questions de force de défense, accords
gouvernementaux… 🡪 énorme
1 affaire politique ? 🡪 accords politiques contrô lés par la cour suprême, qui peut
interdire de nommer des gouvernements où figurent des membres condamnés

b. Explication et conséquences de l’activisme judiciaire

Pendant 30 ans, le mouvement travailliste a dominé (culture, cinéma, bibliothèque, vie


politique…)
Puis apparition des partis religieux, du Likoud …
Travaillistes perdent le législatif, l’exécutif, …
2ème effet marbury 🡪 posséder la cour suprême pour conserver une action dans la vie
politique 🡺 cour suprême
d’1 certaine manière, tout comme Marshall, la cour suprême devient le rempart de ceux
au pouvoir auparavant
Pierre Bourdieu : langage juridique envahit la sphère politique
Décalage entre la vision vulgaire entre celui qui se place comme le justicier, et ceux
experts
Reformuler des demandes sociales importantes, économiques, culturelles… en termes
juridiques, les soumettre non plus au processus politique mais à la cour suprême 🡺
donner bcp de pouvoir à 1 vision du monde, celle des juristes
Donner + de pouvoir à l’élite juridique qui reformule la demande sociale en termes
juridiques, qqch qui doit être combattu (Bourdieu)
Israël : société avec le + d’avocats par tranche de population

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