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MECANIQUE DES FLUIDES

Présenté par Docteur Ingénieur MANIGOMBA Jean Albert

AVANT-PROPOS

L’étude de la mécanique des fluides remonte au moins à l’époque de la Grèce


antique avec le célèbre savant Archimède, connu par son principe qui fut à l’origine de la statique des
fluides. Aujourd’hui, la dynamique des fluides est un domaine actif de la recherche avec de nombreux
problèmes non résolus ou partiellement résolus.
Dans cet ouvrage se trouve exposé l’essentiel de ce qu’un étudiant des Instituts Supérieurs des Etudes
Technologiques doit savoir. Les automatismes hydrauliques et pneumatiques sont actuellement très
utilisés en industrie. Donc, un technicien quelque soit sa spécialité doit acquérir les notions

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fondamentales en mécanique des fluides. Nous avons cherché à éviter les développements
mathématiques trop abondants et pas toujours correctement maîtrisés par la plupart des techniciens
supérieurs et insisté très largement sur les applications industrielles et les problèmes de
dimensionnement. Ainsi, l’étude de la mécanique des fluides sera limitée dans cet ouvrage à celle des
fluides homogènes. Les lois et modèles simplifiés seront utilisés pour des fluides continus dans une
description macroscopique. Egalement, nous limiterons notre étude à celle des fluides parfaits et réels.
Dans l’étude dynamique nous serons amenés à distinguer les fluides incompressibles et les fluides
compressibles.
Le chapitre 1 constitue une introduction à la mécanique des fluides dans laquelle on classe les fluides
parfaits, les fluides réels, les fluides incompressibles et les fluides compressibles et on définit les
principales propriétés qui seront utilisées ultérieurement.
Le chapitre 2 est consacré à l’étude des fluides au repos. Les lois et théorèmes fondamentaux en
statique des fluides y sont énoncés. La notion de pression, le théorème de Pascal, le principe
d’Archimède et la relation fondamentale de l’hydrostatique sont expliqués.
Dans le chapitre 3 sont traitées les équations fondamentales qui régissent la dynamique des fluides
incompressibles parfaits, en particulier, l’équation de continuité et le théorème de Bernoulli. Elles sont
considérées très importantes dans plusieurs applications industrielles, entre autres dans la plupart des
instruments de mesures de pressions et de débits qu’on peut rencontrer dans beaucoup de processus
industriels de fabrication chimique surtout.
Dans le chapitre 4 sont démontrés les équations et les théorèmes relatifs à la dynamique des fluides
incompressibles réels. Une méthode simplifiée de calcul des pertes de charge basée sur ces équations est
proposée. Elle est indispensable pour le dimensionnement des diverses installations hydrauliques
(problèmes de pompage, de turbines, de machines hydrauliques, et thermiques dans lesquelles
est véhiculé un fluide etc.)
En ce qui concerne la typographie, il a paru opportun de garder les mêmes notations dans la partie
exercices corrigés et dans la partie cours. Les points importants sont écrits en caractère gras et les
résultats sont encadrés.
Cet ouvrage constitue une première version. Il sera certainement révisé. Les critiques, les remarques et
les conseils de tous les compétents du domaine qui veulent nous aider et encourager seront accueillis
avec beaucoup de respect etre merciement.

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Chapitre 1 : INTRODUCTION A LA MECANIQUE DES


FLUIDES

1 INTRODUCTION
La mécanique des fluides est la science des lois de I ‘écoulement des fluides. Elle est la base du
dimensionnement des conduites de fluides et des mécanismes de Transfert des fluides. C’est une
branche de la physique qui étudie les écoulements de fluides c'est-à-dire des liquides et des gaz lorsque
ceux-ci subissent des force sou des contraintes. Elle comprend deux grandes sous branches:
- la statique des fluides, ou hydrostatique qui étudie les fluides au repos. C'est historiquement le début de
la mécanique des fluides, avec la poussée d'Archimède et l'étude de la pression.
- la dynamique des fluides qui étudie les fluides en mouvement. Comme autres
branches de la mécanique des fluides.
On distingue également d’autres branches liées à la mécanique des fluides :
l'hydraulique, l'hydrodynamique, l'aérodynamique, …Une nouvelle approche a vule jour depuis
quelques décennies: la mécanique des fluides numérique (CFD ou Computational Fluid Dynamics en
anglais), qui simule l'écoulement des fluides en résolvant les équations qui les régissent à l'aide
d'ordinateurs très puissants : les super calculateurs. La mécanique des fluides a de nombreuses
applications dans divers domaines comme l'ingénierie navale, l'aéronautique, mais aussi la météorologie,
la climatologie ou encore l'océanographie.
2 DEFINITIONS
Un fluide peut être considéré comme étant une substance formé d'un grand
nombre de particules matérielles, très petites et libres de se déplacer les unes par
rapport aux autres. C’est donc un milieu matériel continu, déformable, sans rigidité et qui peut s'écouler.
Les forces de cohésion entres particules élémentaires sont très faibles de sorte que le fluide est un corps
sans forme propre qui prend la forme du récipient qui le contient, par exemple: les métaux en fusion sont
des fluides qui permettent par moulage d'obtenir des pièces brutes de formes complexes. On insiste sur
le fait qu’un fluide est supposé être un milieu continu : même si l'on choisit un très petit élément de
volume, il sera toujours beaucoup plus grand que la dimension des molécules qui le constitue. Par
exemple, une gouttelette de brouillard, aussi petite soit-elle à notre échelle, est toujours immense à
l'échelle moléculaire. Elle sera toujours considérée comme un milieu continu. Parmi les fluides, on fait
souvent la distinction entre liquides et gaz. Les fluides peuvent aussi se classer en deux familles
relativement par leur viscosité. La viscosité est une de leur caractéristique physico-chimique qui sera

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définie dans la suite du cours et qui définit le frottement interne des fluides. Les fluides peuvent être
classés en deux grande familles : La famille des fluides"newtoniens" (comme l'eau, l'air et la plupart des
gaz) et celle des fluides "non newtoniens" (quasiment tout le reste... le sang, les gels, les boues, les pâtes,
les suspensions, les émulsions...). Les fluides "newtoniens" ont une viscosité constante ou qui ne peut
varier qu'en fonction de la température. La deuxième famille est constituée par les fluides "non
newtoniens" qui ont la particularité d'avoir leur viscosité qui varie en fonction de la vitesse et des
contraintes qu'ils subissent lorsque ceux-ci s'écoulent. Ce cours est limité uniquement à des fluides
newtoniens qui seront classés comme suit.

2.1 Fluide parfait


Soit un système fluide, c'est-à-dire un volume délimité par une surface fermée Σ
fictiveou non.


Considérons dF la force d’interaction au niveau de la surface élémentaire dS de

normale n entre le fluide et le milieu extérieur.

On peut toujours décomposer dF en deux composantes:

- une composante dF tangentielle à dS.

- une composante dFN normale à dS.

En mécanique des fluides, un fluide est dit parfait s'il est possible de décrire son mouvement sans

prendre en compte les effets de frottement. C’est à dire quand la composante dF est nulle. Autrement

dit, la force dF est normale à l'élément de surface dS.

2.2 Fluide réel


Contrairement à un fluide parfait, qui n’est qu’un modèle pour simplifier les calculs, pratiquement
inexistant dans la nature, dans un fluide réel les forces tangentielles de frottement interne qui s’opposent
au glissement relatif des couches fluides sont prise en considération. Ce phénomène de frottement
visqueux apparaît lors du mouvement du fluide.

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C’est uniquement au repos, qu’on admettra que le fluide réel se comporte comme un fluide parfait, et on
suppose que les forces de contact sont perpendiculaires aux éléments de surface sur lesquels elles
s’exercent. La statique des fluides réels se confond avec la statique des fluides parfaits.
2.3 Fluide incompressible
Un fluide est dit incompressible lorsque le volume occupé par une masse donné ne varie pas en
fonction de la pression extérieure. Les liquides peuvent être considérés comme des fluides
incompressibles (eau, huile, etc.)
2.4 Fluide compressible.
Un fluide est dit compressible lorsque le volume occupé par une masse donnée
varie en fonction de la pression extérieure. Les gaz sont des fluides compressibles. Par exemple, l’air,
l’hydrogène, le méthane à l’état gazeux, sont considérés comme des fluides compressible

3 CARACTERISTIQUE PHYSIQUES

3.1 masse volumique

où :
ρ : Masse volumique en (kg/m3),
m : masse en (kg),
V : volume en (m3).
3.2 poids volumique

ϖ : Poids volumique en (N/m3).


m : masse en (kg),
g : accélération de la pesanteur en (m/s2),
V : volume en (m3).
3.3 Densité

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Dans le cas des liquides on prendra l’eau comme fluide de référence. Dans le cas
des gaz on prendra l’air comme fluide de référence

3.4 Viscosité
C’est une grandeur qui caractérise les frottements internes du fluide, autrement dit sa capacité à
s’écouler. Elle caractérise la résistance d'un fluide à son écoulement lorsqu'il est soumis à l'application
d'une force. C’est à dire, les fluides de grande viscosité résistent à l'écoulement et les fluides de
faible viscosité s'écoulent facilement. Elle peut être mesurée par un viscosimètre à chute de bille, dans
lequel on mesure le temps écoulé pour la chute d’une bille dans le fluide. Elle peut également
être mesurée par un récipient dont le fond comporte un orifice de taille standardisée. La vitesse à
laquelle le fluide s'écoule par cet orifice permet de déterminer la viscosité du fluide.
La viscosité est déterminée par la capacité d'entraînement que possède une
couche en mouvement sur les autres couches adjacentes.
Par exemple, si on considère un fluide visqueux placé entre deux plaques P1 et P2, tel que la plaque P1
est fixe et la plaque P2 est animée d’une vitesse V2

Si on représente par un vecteur, la vitesse de chaque particule située dans une


section droite perpendiculaire à l'écoulement, la courbe lieu des extrémités de ces vecteurs représente le
profil de vitesse. Le mouvement du fluide peut être considéré comme résultant du glissement des

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couches de fluide les unes sur les autres. La vitesse de chaque couche est une fonction de la
distance Z. On distingue la viscosité dynamique et la viscosité cinématique.
Viscosité dynamique La viscosité dynamique exprime la proportionnalité entre la force qu'il faut exercer
sur une plaque lorsqu'elle est plongée dans un courant et la variation de vitesse des veines de fluide
entre les 2 faces de la plaque. ...Elle est exprimée par un coefficient représentant la contrainte de
cisaillement nécessaire pour produire un gradient de vitesse d'écoulement d'une unité dans la matière.
Considérons deux couches de fluide adjacentes distantes de Δz. La force de frottement F qui
s'exerce à la surface de séparation de ces deux couches s'oppose au glissement d'une couche sur l'autre.
Elle est proportionnelle à la différence de vitesse des couches soit Δv, à leur surface S et inversement
proportionnelle à Δz :Le facteur de proportionnalité μ est le coefficient de viscosité dynamique du
fluide

où :
F : force de glissement entre les couches en (N),
μ : Viscosité dynamique en (kg/m.s),
S : surface de contact entre deux couches en (m2),
ΔV : Écart de vitesse entre deux couches en (m/s),
ΔZ : Distance entre deux couches en (m).
Remarque : Dans le système international (SI), l'unité de la viscosité dynamique
est le Pascal seconde (Pa⋅s) ou Poiseuille (Pl) : 1 Pa⋅s = 1 Pl = 1 kg/m⋅s
Example

• Viscosité cinématique

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L'unité de la viscosité cinématique est le (m2/s).


Remarque 1 (unité):
On utilise souvent le Stokes (St) comme unité de mesure de la viscosité
cinématique. 1 St= 10-4 m2/s
Remarque 2 (Influence de la température) :
Lorsque la température augmente, la viscosité d'un fluide décroît car sa densité diminue.
Remarque 3 (différence entre viscosité dynamique et viscosité cinématique)
La viscosité cinématique caractérise le temps d'écoulement d’un liquide. Par
contre, la viscosité dynamique correspond à la réalité physique du comportement
d’un fluide soumis à une sollicitation (effort). En d’autre terme, cette dernière exprime la «
rigidité » d’un fluide à une vitesse de déformation en cisaillement.
4.CONCLUSION
Les fluides peuvent être classés en fluides parfaits (sans frottement), fluides
réels (avec frottement), fluides incompressibles (liquides) et fluides compressibles (gaz). Les fluides
sont caractérisés par les propriétés suivantes: la
masse volumique, le poids volumique, la densité et la viscosité. Ces propriétés seront utilisées
ultérieurement. Le comportement mécanique et les propriétés physiques des fluides compressibles
et ceux des fluides incompressibles sont différents. En effet, les lois de la mécanique des fluides ne
sont pas universelles. Elles sont applicables uniquement pour une classe de fluides donnée.
Conformément à la classification qui a été faite, les lois relatives à chaque type de fluides seront
exposées dans la suite du cours d’une façon indépendante.

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Chapitre 2 : STATIQUEE DES FFLUIDES


1 INTRODUCTION
Lors d’une plongée sous marine, on constate que la pression de l’eau augmente
avec la profondeur. La pression d’eau exercée sur un sous-marin au fond de l’océan est
considérable. De même, la pression de l’eau au fond d’un barrage est nettement plus grande qu’au
voisinage de la surface. Les effets de la pression doivent être pris en considération lors du
dimensionnement des structures tels que les barrages, les sous marins, les réservoirs… etc. Les
ingénieurs doivent calculer les forces exercées par les fluides avant de concevoir de telles structures.
Ce chapitre est consacré à l’étude des fluides au repos. Les lois et théorèmes fondamentaux en
statique des fluides y sont énoncés. La notion de pression, le théorème de Pascal, le principe
d’Archimède et la relation fondamentale de l’hydrostatique y sont expliqués.
Le calcul des presses hydrauliques, la détermination de la distribution de la pression dans un
réservoir…etc., sont basés sur les lois et théorèmes fondamentaux de la statique des fluides.

2 NOTION DE PRESSION EN UN POINT D’UN FLUIDE


La pression est une grandeur scalaire. C’est l’intensité de la composante normale de la force qu’exerce
le fluide sur l’unité de surface. Elle est définie en un point A d’un fluide par l’expression suivante :

où :
dS : Surface élémentaire de la facette de centre A (en mètre carré),

n : Vecteur unitaire en A de la normale extérieure à la surface,

dFN : Composante normale de la force élémentaire de pression qui s’exerce sur la surface (en Newton),

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PA : pression en A (en Pascal), Sur la surface de centre A, d’aire dS, orientée par sa normale extérieure
 
n , la force de pression élémentaire dFN s’exprime par :

Exemple : Chaque cm2 de surface de notre peau supporte environ 1 kg (force) représentant le
poids de l'atmosphère. C'est la pression atmosphérique au niveau de la mer. Nous ne la ressentons pas
car notre corps est incompressible et ses cavités (estomac, poumons, etc. ) contiennent de l'air à la même
pression.
Si on s'élève de 5 000 m, la pression atmosphérique est deux fois plus faible qu'au
niveau de la mer car la masse d'air au-dessus de notre tête est alors moitié moindre. D’où la
nécessité d’une pressurisation des avions.
En plongée sous-marine, pour mesurer la pression, on utilise le plus souvent le bar: 1 bar = 1 kg /
cm2.

Plus on descend en profondeur, plus la pression est élevée car il faut tenir compte
du poids de l'eau au-dessus de nous : à 10 mètres de profondeur, chaque cm2 de
notre peau supportera un poids égal à :
1 cm2 X 10 m (profondeur) = 1 cm2 X 100 cm = 1000 cm3 = l’équivalent du poids
d’1 litre d’eau. Le poids d’un litre d’eau douce est égal à 1kg. Le poids d’un litre
d’eau de mer est un plus important (à cause du sel qu’elle contient) : 1,026 kg.
En négligeant cette différence, on considérera que de manière générale un litre d'eau pèse 1 kg.
Par conséquent, la pression due à l'eau à 10 m de profondeur est donc de 1 kg / cm2, c'est-à-dire 1 bar. Si
on descend à nouveau de -10 m, la pression augmentera à nouveau de 1 bar. C’est ce qu’on appelle la
pression hydrostatique (pression dueà l'eau). On l'appelle aussi pression relative car c'est une pression

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par rapport à la surface. La pression hydrostatique (comme la pression atmosphérique) s’exerce


dans toutes les directions (et pas simplement de haut en bas).
Remarque : L’unité internationale de pression est le Pascal : 1 Pa = 1 N/m². Cette unité est très petite.
On utilise le plus souvent ses multiples. En construction mécanique, résistance des matériaux ,
etc.,l’unité utilisée est le méga pascal : 1 MPa= 1 N/mm2=106 Pa
En mécanique des fluides on utilise encore très souvent le bar. Le bar est égal à peu près à la pression
atmosphérique moyenne :
1 bar = 105 Pa.
3.RELATION FONDAMENTALE DE L’HYDROSTATIQUE.
Considérons un élément de volume d’un fluide incompressible (liquide homogène de poids volumique ϖ

).Cet élément de volume a la forme d’un cylindre d’axe (G, n ) qui fait un angle α avec l’axe vertical
   
(O, z ) d’un repère R(0, X , Y , Z )Soit l la
longueur du cylindre et soit dS sa section droite.

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Soit G1 d’altitude Z1 et G2 d’altitude Z2, les centres des sections droites extrêmes.
Etudions l’équilibre du cylindre élémentaire, celui-ci est soumis aux :

- actions à distance : son poids : dP 0   .l.dS .Z

- actions de contact : forces de pression s’exerçant sur :

la surface latérale : dFi


  
dF
- les deux surfaces planes extrêmes : 1   P1 .dS . u   P1 .dS .u
 
et dF2   P2 .dS.u avec P1 et P2 les pressions du fluide respectivement en G1respectivement en G2.
Le cylindre élémentaire étant en équilibre dans le fluide, écrivons que la résultante des forces extérieures
qui lui sont appliquées est nulle :

En projection sur l’axe de symétrie (G,u ) du cylindre,



 .ldS .cos   P1.dS  P2 .dS  0
Exprimons la différence de pression P1 – P2 après avoir divisé par dS et remarqué
que l ⋅ cosα = Z2 − Z1

:Relation fondamentale de l’hydrostatique.


Autre forme plus générale :
En divisant les deux membres de la relation précédente par ϖ :
P1 P2
 Z1   Z2
  .g
Ou encore
P1 P2
 Z1   Z2
  .g
Comme G1 et G2 ont été choisis de façon arbitraire à l’intérieur d’un fluide de poids volumique ϖ , on
peut écrire en un point quelconque d’altitude Z, ou règne la pression P :

4. Enoncé THEOREME DE PASCAL.

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4.1 . Enoncé
Dans un fluide incompressible en équilibre, toute variation de pression en un point entraîne la même
variation de pression en tout autre point.
4.2 . Démonstration
Supposons qu’au point G1 intervienne une variation de pression telle que celle-ci
devienne P1 + ΔP1.
ΔP1 étant un nombre algébrique. Calculons la variation de
pression ΔP2 qui en résulte en G2.
Appliquons la relation fondamentale de l’hydrostatique entre G1 et G2 pour le fluide .

- à l’état initial: P1  P2   ( Z 2  Z1 ) (1)

- à l’état final : P1  P1 ( P2  P2 )   (Z 2  Z1 ) (2)


En faisant la différence entre les équations (2) et (1) on obtient :

5 DIFFERENTS TYPE DE PRSSION


5. 1.La pression absolue
Dans un point du liquide au repos la pression hydrostatique absolue est déterminée par la formule
suivante : P = P0 + ρ.g.h
ou :
P0 : c’est une pression extérieure est souvent e´gale a` la pression atmosphérique.
h : la profondeur d’immersion du point considéré.
5. 2.La pression manométrique
Elle est définie comme la déférence entre la pression absolue et atmosphérique.
Pm = P − Patmou Pm = P0 + ρ.g.h − Patm
Si P0 = Patm , la pression manométrique est déterminée a` l’aide de l’expression suivante :
Pm = ρ.g.h
5. 3.La pression du vide
Si la pression hydrostatique absolue est inférieure à la pression atmosphérique, le manque de la
pression absolue par rapport à celle atmosphérique est appelé pression du vide : Pv = Patm − P
6. APPAREILS DE MESURE DE LA PRESSION
Il existe déférents sortes d’instruments mesurant la pression ou la déférence de pression tel que :

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6.1. Le piézomètre
C’est un tube mince transparent de diamètre intérieur de 10 a` 15mm branche´ sur un récipient qui
contient un liquide.

6.2 Le manomètre en U
C’est un tube transparent en forme de U qui contient généralement deux liquides déférents et qui mesure
la déférencede pression absolue et atmosphérique (surpression par rapport a` la pression atmosphérique)
au moyen d’un liquide.

6.3.Loi des vases communicants


Examinons deux vases remplies de liquides déférents de masse volumique ρ1 et ρ2. La surface libre des
deux vases est soumis à la pression P0.

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L’équation d’équilibre par rapport au plan O −O s’écrit sous la forme suivante :

h1  2
P0  1. g.h1  P0   2 .g.h2   par conséquent si les pressions sur la surface libre sont
h2 1
égales, les hauteurs de deux liquides déférents au-dessus du plan de séparation sontinversement
proportionnelles a` leurs masses volumiques.
7. FORCES DE PRESSIONS SUR LES PAROIS
7.1 Paroi plane horizontale
considérons une paroi de largeur unitaire et de surface S immergée horizontalement à une profondeur h.
La force de la pression hydrostatique sur

la paroi horizontale S estla suivante : F  P.S  ( .g.h).S

Dans la pratique l’intérêt est porte´ à la force de pression manométrique du liquide, et dans la majorité
des cas la pression extérieure est égale a` la pression atmosphérique P0 = Patm donc la formule de calcul
de la force de pression est donne´e par la forme simplifié suivante : F  .g.h.S

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C’est-a`-dire la force de pression sur une paroi horizontale correspond au poids de la colonne de liquide
de hauteur h.
7.2 Paroi plane en position inclinée
On s’intéresse aux surfaces planes de forme quelconque entièrement immergée dans l’eau. La figure
suivante représente à gauche la surface immergée et à droite une vue A-A de cette surface. On définit un
repère (x,y) dont l’axe (x) est sur la surface libre et (y) dirigé vers le bas et passant par la surface plane.
Le point G(xG,yG) est le centre de gravité de la section. On définit le repère (ξ, η) comme étant une
translation du repère (x,y) centré en G.

L’intensité de la force résultante agissant sur la surface S est définie par :


L’intégration de cette équation s’écrit :
F = ρ.g.hG.S
hG : hauteur d’eau du centre de gravité de la paroi immergée,
S : surface de la paroi immergée.

Le point d’application de la force résultante des pressions P(xp, yp) est appelé : centre de pression ou de
poussée.

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La position de ce point est définie par la position du barycentre des surfaces élémentaires (ds)
pondérées par la pression sur chaque surface, ce qui revient à calculer le moment équivalent des
forces de pression, c’est-à-dire :

Dans le grande majorité des cas les surfaces sont symétriques par rapport à l’axe η, ce qui revient à dire
que : xp = xG.
La deuxième intégrale s’écrit :

Iξξreprésente l’inertie de la section suivant les axes ξξ.


Le tableau suivant fournit le centre de gravité, la surface et l’inertie pour quelques formes de surface
plane

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7.3 Centre de pression


Le point d’application de la force FR, est appele´ centre de pression CP = (xR, yR).

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Pour de´terminer les coordonnées du centre de pression on prend le moment de la forcepar rapport a`
l’axe x puis y et on écrit ainsi :

FR . yR   y.dF
A

.g. yc sin  . A. y R  .g.sin . y 2 .dA


A

yR 
A
y 2 .dA
A. yc
Ix
l’intégrale du numérateur est le moment d’inertie par rapport á x : y R 
yc . A
Dans les calculs, il est plus commode de remplacer le moment d’inertie Ix par le
moment d’inertie Ixc par rapport a` l’axe parallèle`le a` celui-ci qui passe par le centre de gravite´ de la

surface en utilisant , cet effet, l’équation suivante : I x  I xc  A. yc


2

I xc
L’équation précédente devienne : y R   yc
yc . A
La même procédure permet de définir la coordonnée xR

FR .xR   x.dF
A

.g. yc sin  . A.xR  .g.sin . y.x.dA


A

xR 
A
y .x.dA
,
A. yc
I xy
l’intégrale du numérateur est le produit d’inertie par rapport à xy : x R 
yc . A
Dans les calculs, il est plus commode de remplacer le produit d’inertie IxyparleProduitd’inertie Ixyc avec
I xy  I xyc  A.x c yc

L’équation précédente devienne :


7.4 Paroi rectangulaire plane verticale
7.4.1 Hypothèses
La paroi verticale possède un axe de symétrie (G,Y). G est son centre de surface.

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D’un coté de la paroi il y a un fluide de poids volumique ϖ , de l’autre coté, il y a de l’air à la pression
atmosphérique Patm. On désigne par PG la pression au centre de surface G du coté fluide. :

7.4.2 Eléments de réduction du torseur des forces de pression


Connaissant la pression PG au point G, la pression PM au point M est déterminée en appliquant la
relation fondamentale de l’hydrostatique : PM − PG= ϖ.(YG −YM) Dans le repère

défini sur la figure : yG=0 et yM =y, donc PM=PG−ϖ.y


Exprimons la force de pression en M :

7.2.3 Résultante

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que l’on peut écrire en mettant en facteur les termes constants :

On note que :

Moment statique de la surface S par rapport à l’axe (G, Z ),


Donc :

7.4.5 Moment

Moment quadratique de la surface S par rapport à l’axe passant par le centre de surface G.
Donc :

En résumé :

7.4.4 Centre de poussée


On cherche à déterminer un point G0 où le moment résultant des forces de pression est nul.

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Go existe, il s’appelle le centre de poussée de la paroi.


Remarque : Le centre de poussée est toujours au-dessous du centre de surface G.
7.5 Paroi courbée
Lesparoi des ouvrages hydrotechnique qui subissent une pression hydrostatique
peuvent être non seulement planes, mais également courbes, par exemples , les vannes secteurs, les
parois des réservoirs d’eau en charge, etc. La force hydrostatique qui s’appliquent sur une surface
courbeé peut être obtenue par le calcul des composantes horizontales et verticales Et l’intensite´ de la

force FR est obtenue ainsi : FR  F 2


H  FV2 
Horizontalement: FH =F2

Verticalement : FV = F1 + W

FH  .g.hc . Ax .
Avec :
Ax : la surface de la projection d’une surface courbe sur un plan perpendiculaire à l’axe horizontal
hc : la profondeur d’immersion du centre de gravite´ de cette projection.
La composante verticale est e´gale à :

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W  .g.V p
Avec Vp: le volume du corps de pression
8 . THEOREME D’ARCHMEDE
8 . 1 Énoncé
Tout corps plongé dans un fluide reçoit de la part de ce fluide une force (poussée) verticale,
vers le haut dont l'intensité est égale au poids du volume de fluide déplacé (ce volume est donc égal au
volume immergé du corps). PARCH=ρfluide.Vimm.g

8.2. condition de flottabilité d’un solide

étant le poids du solide en équilibre, le principe fondamental de la statique impose :

Le Poids est défini comme le produit de la masse du solide par l'accélération de pesanteur :

Il vient donc :

Conclusion

Pour que l'objet flotte, c'est-à-dire pour que , il faut que :

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La condition serait la même pour un liquide non miscible.

9.CONCLUSION
La statique des fluides est basée principalement sur les résultats suivants:
a) La différence de pression entre deux points est proportionnelle à leur différence de profondeur

C’est la relation fondamentale de l’hydrostatique,

b) Toute variation de pression en un point engendre la même variation de pression en tout autre point
d’après le théorème de Pascal.
c) Tout corps plongé dans un fluide subit une force verticale, orientée vers le haut c’est la poussée
d’Archimède et dont l'intensité est égale au poids du volume de fluide déplacé.
d)Pour que l'objet flotte, c'est-à-dire pour que , il faut que : .

La condition serait la même pour un liquide non miscible.

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25

Chapitre 3 : DYNAMIQUE DES FLUIDES INCOMPRESSIBLES PARFAITS


1 INTRODUCTION

Dans ce chapitre, nous allons étudier les fluides en mouvement. Contrairement aux solides, les
éléments d’un fluide en mouvement peuvent se déplacer à des vitesses différentes. L’écoulement
des fluides est un phénomène complexe.
On s’intéresse aux équations fondamentales qui régissent la dynamique des fluides
incompressibles parfaits, en particulier :
- l’équation de continuité (conservation de la masse),
- le théorème de Bernoulli (conservation de l’énergie) et,
- le théorème d’Euler (conservation de la quantité de mouvement) à partir duquel on établit les
équations donnant la force dynamique exercée par les fluides en mouvement (exemple les jets
d’eau).
2 ECOULEMENT PERMANANT .
L’écoulement d’un fluide est dit permanent si le champ des vecteurs vitesse des particules fluides est
constant dans le temps. Notons cependant que cela ne veut pas dire que le champ des vecteurs
vitesse est uniforme dans l’espace.
L’écoulement permanent d’un fluide parfait incompressible est le seul que nous aurons à
considérer dans ce cours. Un écoulement non permanent conduirait à considérer les effets d’inertie
des masses fluides.
3 EQUATTION DE CONTINUITE
Considérons une veine d’un fluide incompressible de masse volumique ρ animée d’un écoulement
permanent.

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26

On désigne par :
- S1 et S2 respectivement la section d’entrée et la section de sortie du fluide à l’instant t,
- S’1 et S’2 respectivement les sections d’entrée et de sortie du fluide à l’instant t’=(t+dt),
- V1 et V2les vecteurs vitesse d’écoulement respectivement à travers les sections S1 et S2 de la veine.
- dx1 et dx2 respectivement les déplacements des sections S1 et S2 pendant l’intervalle de temps
dt,
- dm1 : masse élémentaire entrante comprise entre les sections S1 et S’1,
- dm2 : masse élémentaire sortante comprise entre les sections S2 etS’2,
- M : masse comprise entre S1 et S2,
- dV1 : volume élémentaire entrant compris entre les sections S1 et S’1,
- dV2 : volume élémentaire sortant compris entre les sections S2 et S’2,
A l’instant t : le fluide compris entre S1et S2 a une masse égale à (dm1+M)
A l’instant t+dt : le fluide compris entre S’1 et S’2 a une masse égale à (M+ dm2).

4.NOTION DE DEBIT
4.1 Débit massique
dm
Le débit massique d’une veine fluide est la limite du rapport quand dt tend vers 0.
dt

où :
- qm est la masse de fluide par unité de temps qui traverse une section droite quelconque de la
conduite.
- dm : masse élémentaire en (kg) qui traverse la section pendant un intervalle de

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27

temps dt .
- dt : intervalle de temps en (s)

en tenant compte des équations précédentes on obtient :


avec :

:
Vitesse moyenne d’écoulement de la veine fluide à travers S1,

dx2 
 V2  V2
dt
Vitesse moyenne d’écoulement de la veine fluide à travers S2

D’après (2)
qm  S1V1  S 2V2
Soit dans une section droite quelconque S de la veine fluide à travers laquelle le fluide s’écoule à la
vitesse moyenne v :

où :

qm : Débit massique en (kg/s)

ρ : Masse volumique en (kg/m3)

S : Section de la veine fluide en (m2)

V : Vitesse moyenne du fluide à travers (S) en (m/s)


4.2 Débit volumique
dV
Le débit volumique d’une veine fluide est la limite du rapport quand dt tend vers 0
dt

Où : - qv : Volume de fluide par unité de temps qui traverse une section droite quelconque de la
conduite.

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28

- dV : Volume élémentaire, en (m3),ayant traversé une surface S pendant un intervalle de temps


dt,
- dt : Intervalle de temps en secondes (s),
dm qm
D’après la relation (3) et en notant que dV  on peut écrire également que qV 
 

Soit
4.3.Relation entre débit massique et débit volumique
A partir des relations précédentes on peut déduire facilement la relation entre le
débit massique et le débit volumique

5.THEOREME DE BERNOULLI –CAS D’UN ECOULEMENT SANS ECHAGE DE TRAVAIL .


Reprenons le schéma de la veine fluide du paragraphe 3 avec les mêmes
notations et les hypothèses suivantes:
- Le fluide est parfait et incompressible.
- L’écoulement est permanent.
- L’écoulement est dans une conduite parfaitement lisse.

On considère un axe Z vertical dirigé vers le haut.

On note Z 1 , Z 2 et Z respectivement les altitudes des centres de gravité des masses dm 1, dm2 et M. On
désigne par F1 et F2 respectivement les normes des forces de pression du fluide agissant au
niveau des sections S1 et S2.

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29

A l’instant t le fluide de masse (dm1 + M) est compris entre S1 et S2. Son énergie
mécanique est :

A l’instant t’=(t+dt) le fluide de masse (M+dm2) est compris entre S’1 et S’2. Son
énergie mécanique est :

On applique le théorème de l’énergie mécanique au fluide entre t et t’ :


« La variation de l’énergie mécanique est égale à la somme des travaux des forces extérieures. »

  Emec  WForces.de. pression  F1dx1  F2 dx2  Emec


Emec   Emec  P1S1dx1  P2 S 2 dS 2  P1dV1  P2 dV2
1 1 P P
dm2 .g.Z 2  dm2 .V22  dm1.g.Z 1 dm1.g.V12  1 dm1  2 dm2
en simplifiant on obtient:
2 2 1 2
Par conservation de la masse dm1 = dm2 = dm et puisque le fluide est incompressible : ρ1 = ρ2 = ρ
, On aboutie à l’équation de Bernoulli :

L’unité de chaque terme de la relation (4) est le joule par kilogramme (J/kg)
D’après la relation (4) on peut alors écrire :

6.THEOREME DE BERNOULLI –CAS D’UN ECOULEMENT AVEC ECHAGE DE TRAVAIL .


Reprenons le schéma de la veine fluide du paragraphe 4 avec les mêmes notations et les mêmes
hypothèses. On suppose en plus qu’une machine hydraulique est placée entre les sections S 1 et S2.
Cette machine est caractérisée par une puissance nette Pnet échangée avec le fluide, une puissance sur
l’arbre Pa et un certain rendement η.Cette machine peut être soit une turbine soit une pompe.
- Dans le cas d’une pompe : le rendement est donné par l’expression suivante :

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- Dans le cas d’une turbine : le rendement est donné par l’expression suivante :

Entre les instant t et t’=(t+dt), le fluide a échange un travail net Wnet = Pnet.dt avec la machine
hydraulique. Wnet est supposé positif s’il s’agit d’une pompe et négatif s’il s’agit d’une turbine.
On désigne par F1 et F2 respectivement les normes des forces de pression du fluide agissant au
niveau des sections S1 et S2.
A l’instant t le fluide de masse (dm1 + M) est compris entre S1 et S2. Son énergiemécanique est :

A l’instant t’=(t+dt) le fluide de masse (M+dm2) est compris entre S’1 et S’2. Son énergie mécanique
est :

On applique le théorème de l’énergie mécanique au fluide entre t et t’ :« La


variation de l’énergie mécanique est égale à la somme des travaux des forces extérieures. »,en
considérant cette fois ci le travail de la machine hydraulique

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31

on aboutie à l’équation de Bernoulli :

7.THEOREME D’ELEUR
Une application directe du théorème d’Euler est l’évaluation des forces exercées
par les jets d’eau. Celles-ci sont exploitées dans divers domaines : production de l’énergie électrique à
partir de l’énergie hydraulique grâce aux turbines, coupe des matériaux, etc. Le théorème d’Euler
résulte de l’application du théorème de quantité de mouvement à l’écoulement d’un fluide :

quantité de mouvement.
Ce théorème permet de déterminer les efforts exercés par le fluide en mouvement sur les objets qui les
environnent.
Enoncé

La résultante  .ext ) des actions mécaniques extérieures exercées sur unfluide isolé (fluide contenu
( F

dans l’enveloppe limitée par S1 et S2 ) est égale à la



variation de la quantité de mouvement du fluide qui entre en S1 à une vitesse V1 et sort par S2 à une

vitesse V2 .
 
 ( F .ext )  q m 
V2  V1 
Exemple :

Considérons un obstacle symétrique par rapport à l’axe Z . Le jet d’un écoulement de débit
 
massique qm, de vitesse V1 et de direction parallèle à l’axe Z , percute l’obstacle qui le dévie
 
d’un angle β . Le fluide quitte l’obstaunvitesse V2 de direction faisant un angle β par rapport à l’axe Z

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32

La quantité de mouvement du fluide à l’entrée de l’obstacle est : qm.V1 porte par



l’axe Z .

La quantité de mouvement du fluide à la sortie de l’obstacle est : qm.V1.cos β porté par l’axe Z .
La force opposée au jet étant égale à la variation de la quantité de mouvement :


LaLa force F exercée sur l’obstacle en direction de Z est égale et opposée à celle-ci :

8. CONCLUSION

Les lois et les équations établies dans ce chapitre en particulier l’équation de Bernoulli ont un
intérêt pratique considérable du moment ou elles permettent de comprendre le principe de
fonctionnement de beaucoup d’instruments de mesure de débits tels que le tube de Pitot, le tube de
Venturi et le diaphragme…etc.
Réservées aux fluides incompressibles, ces lois et équations peuvent être
employées dans certains cas particulier pour les fluides compressibles à faible variation de
pression. Une telle variation existe dans plusieurs cas pratiques. Cependant, lorsqu’on veut
prendre en considération la compressibilité dans les calculs, il est nécessaire d’employer les formules
appropriées.

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33

Chapitre 4: DYNAMIQUE DES FLUIDES INCOMPRESSIBLES REELS


1 INTRODUCTION

Dans le chapitre précédent nous avons supposé que le fluide était parfait pour appliquer
l’équation de conservation de l’énergie. L’écoulement d’un fluide réel est plus complexe que celui
d’un fluide idéal. En effet, il existe des forces de frottement, dues à la viscosité du fluide, qui
s’exercent entre les particules de fluide et les parois, ainsi qu’entre les particules elles-mêmes. Pour
résoudre un problème d’écoulement d’un fluide réel, on fait appel à des résultats expérimentaux,
en particulier ceux de l’ingénieur et physicien britannique Osborne Reynolds. Une méthode simplifiée
de calcul des pertes de charge basée sur ces résultats expérimentaux est proposée. Elle est
indispensable pour le dimensionnement des diverses installations hydrauliques (de pompage, de
turbines, de machines hydrauliques et thermiques dans lesquelles est véhiculé un fluide réel…etc.)
2.FLUIDE REEL
Un fluide est dit réel si, pendant son mouvement, les forces de contact ne sont pas perpendiculaires aux
éléments de surface sur lesquelles elles s’exercent (elles possèdent donc des composantes
tangentielles qui s’opposent au glissement des couches fluides les unes sur les autres). Cette résistance
est caractérisée par la viscosité.

3.REGIME D’ECOULEMENT –NOMBRE DE REYNOLDS


Les expériences réalisées par Reynolds en1883 lors de l'écoulement d'un liquide
dans une conduite cylindrique rectiligne dans laquelle arrive également un filet de liquide coloré, ont
montré l'existence de deux régimes d'écoulement : régime laminaire et régime turbulent :
- Régime laminaire :
Les filets fluides sont des lignes régulières, sensiblement parallèles entre elles.

-Régime turbulent :
Les filets fluides s’enchevêtrent, s’enroulent sur eux-mêmes.

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34

Des études plus fines ont montré qu’il existe encore une subdivision entre :
- les écoulements turbulents lisses et
- les écoulements turbulents rugueux.
La limite entre ces différents types d’écoulements est évidemment difficile à
appréhender. En utilisant divers fluides à viscosités différentes, en faisant varier le débit et le
diamètre de la canalisation, Reynolds a montré que le paramètre qui permettait de déterminer si
l'écoulement est laminaire ou turbulent est un nombre sans dimension appelé nombre de Reynolds
donné par l’expression suivante:

- V : Vitesse moyenne d’écoulement à travers la section considérée en (m/s)


- d : Diamètre de la conduite ou largeur de la veine fluide en (m).
- ν : Viscosité cinématique du fluide (m2/s).
Résultats empirique à titre indicatif :
Si Re< 2000 l’écoulement est laminaire
Si Re> 2000 l’écoulement est turbulent :
- Lisse si 2000<Re<100000
- Rugueux si Re>100000

4. PERTES DE CHARGES
4.1 Définition
Considérons un écoulement entre deux points (1) et (2) d’un fluide réel dans une conduite, tel que entre
les points (1) et (2) il n’y ait pas de machine hydraulique. Reprenons le schéma de la veine fluide du
paragraphe 4 du chapitre 3 avec les mêmes notations et les hypothèses suivantes:
- Le fluide est réel et incompressible : cela suppose l’existence de forces
élémentaire de frottement visqueux dτ qui contribue dans l’équation de bilan par un travail négatif et
donner naissance à des pertes de charges.
- L’écoulement est permanent.

On considère un axe Z vertical dirigé vers le haut.

On note Z 1 , Z 2 et Z respectivement les altitudes des centres de gravité des masses dm1, dm2 et M. On
désigne par F1 et F2 respectivement les normes des forces de pression du fluide agissant au
niveau des sections S1 et S2.
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35

A l’instant t le fluide de masse (dm1 + M) est compris entre S1 et S2. Son énergie
mécanique est :

A l’instant t’=(t+dt) le fluide de masse (M+dm2) est compris entre S’1 et S’2. Son
énergie mécanique est :

On applique le théorème de l’énergie mécanique au fluide entre t et t’ :


« La variation de l’énergie mécanique est égale à la somme des travaux des forces extérieures ». On
prendra en considération cette fois ci le travail des forces de frottement visqueux dτ.

  Emec  WForces.de. pression  F1dx1  F2 dx2  Wd


Emec

  Emec  P1.S1.dx1  P2 .S 2 dx2  Wd  P1dV1  P2 dV2  Wd


 Emec

simplifiant on obtient:
1 1 P P
dm2 .g.Z 2  dm2 .V22  dm1.g.Z 1 dm1.V12  1 dm1  2 dm2  Wd
2 2 1 2
Par conservation de la masse dm1 = dm2 = dm et puisque le fluide est

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36

incompressible : ρ1 = ρ2 = ρ , On aboutie à l’équation de Bernoulli :

V22  V12 P2  P1
  g Z 2  Z1  
Wd
2  dm

On défini la perte de charge entre les points (1) et (2) par J 12 


W d
qui est la perte d’énergie par
dm
frottement visqueux par unité de masse qui passe.

L’unité de chaque terme de la relation (4) est le joule par kilogramme (J/kg)
En divisant par g la relation (4) devient homogène à des longueurs en mètre.

La perte de charge J12 peut être due à une perte de charge linéaire et une perte de charge singulière :

Par exemple, dans le circuit représenté dans la figure ci-dessous, les tronçons BC, DE, FG, HI et JK sont
des coudes de différents angles, donc elles présentent des pertes de charge singulières. Les tronçons
AB, CD, EF, GH, IJ et KL sont des conduites rectilignes, donc elles présentent des pertes de charge
linéaires

4.2 pertes de charges singulières


Quand la conduite subit de brusque variation de section ou de direction, il se produit des pertes
de charges dites singulières, elles sont généralement mesurable et font partie des caractéristiques de
l’installation.

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37

On les exprime par :

où s : indice de l’accident de forme de la conduite.


Ks : Coefficient (sans unité) de pertes de charge. Il dépend de la nature et de la
géométrie de l’accident de forme. Les valeurs de Ks sont données par les constructeurs dans leurs
catalogues.
4.2 pertes de charges lineaires
Les pertes de charges linéaires, sont des pertes de charge réparties régulièrement le long des conduites.
En chaque point d’un écoulement permanent, les caractéristiques de l’écoulement sont bien définies
et ne dépendent pas du temps.
Les pertes de charge linéaires sont proportionnelles à la longueur L de la conduite, inversement
proportionnelles à son diamètre d, proportionnelle au carré de la vitesse débitante V du fluide.

- V : vitesse moyenne d’écoulement dans la conduite (m/s)


- L : longueur de la conduite (m)
- d : diamètre de la conduite (m)
- λ : coefficient de perte de charge linéaire. Il dépend du régime d’écoulement et
notamment du nombre de Reynolds Re.
Dans un régime d’écoulement laminaire : Re< 2000

Dans un régime d’écoulement turbulent lisse : 2000 <Re< 105

Dans un régime d’écoulement turbulent rugueux : Re> 105

avec :
- ε : rugosité de la surface interne de la conduite (mm)

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- d : diamètre intérieur de la conduite (mm)


Parfois, on lit la valeur de λ sur un abaque établie par Moody.
5. THEOREME DE BERNOULLI APLIQUEE A UN FLUIDE REEL
Considérons un écoulement entre deux points (1) et (2) d’un fluide réel dans une
conduite. On suppose éventuellement, qu’il existe entre (1) et (2) des machines
hydrauliques.
On note :
J12: Somme de toutes les pertes de charge, singulière et linéaires entre les
sections (1) et (2).
Pn : Puissance mécanique échangé entre le fluide et les machines éventuellement
placées entre (1) et (2).
Le Théorème de Bernoulli prend la forme générale suivante :

6.CONCLUSION
Les formules exposées dans ce chapitre relatives aux pertes de charge constituent un outil de calcul
grossier permettant d’obtenir des valeurs approximatives. Même s’il demeurerait grossier, il serait
néanmoins très utile pour une tâche de conception ou l’on privilégie la simplicité et la rapidité
d’exécution quitte à perdre un peu de précision

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Chapitre 5.PHENOMENES TRANSITOIRES DANS LES CONDUITES


1 INTRODUCTION
Dans les systèmes hydrauliques en charge, les changements brusques de régime (arrêt ou démarrage
d’une pompe pour les stations d’épuration par exemple) entrainent d’importantes variations de pression,
appelées coups de bélier. Les contraintes générées sur le matériel dépassent dans la plupart des cas
celles observées dans le régime statique ou permanent. Il devient dès lors très important d’analyser les
déférents régimes transitoires afin de mettre en place des mesures de protection adaptées. L’expérience
montre que ce phénomènene est très complexe, avec pour conséquence une absence de solution
analytique. Nous verrons dans la suite de l’étude que dans le cas d’un écoulement dans uneconduite
pourvue d’une vanne, il existe deux comportements déférents (élastique et incompressible). Les deux
existent simultanément, mais un des deux comportement reste prépondérant selon le temps
caractéristique de la variation du régime permanent. Il est très important aussi de bien noter de suite
qu’il n’y a pas de déplacement de matière (outres peu), mais plutôt un mouvement du guide autour d’un
valeur moyenne. Afin d’exposer cette partie de façon graduelle, nous verrons les approches suivantes :
(1) l’écoulementincompressible dans une conduite de section constante (coup de bélier de masse),et (2)
l’écoulementcompressible dans une conduite de section variable (coup de bélier d’ondes).
5.1. ORGINES DES PHENOMENES TRANSTOIRES
Les phénomènes transitoires ont pour origine une variation de pression ou de débit en un point du réseau
hydraulique.Leseffets peuvent être très divers, il importe alors d’étudier la configurationdu réseau
hydraulique pour prédire les impacts des effetstransitoiresafin de proposer des solutions adéquates.
Parmi toutes les origines possibles du coup de bélier, nous mentionnerons ici les configurations les plus
susceptibles de générer les coup de béliers importants.
-Un écoulement de liquide provenant d’un réservoir et traversant une conduite pourvue d’une
vanne à son extrémité. Le débit est régulé à partir de l’obturation de cette dernière. Si la
fermeture est trop rapide et n’est pas contrôlée correctement, les variations importantes de la
pression ont lieu dans la partie finale de la fermeture.
-Un réservoir alimentant un réseau de conduites dont chacune est pourvue d’une vanne de
régulation. Ces vannes peuvent être ajustées indépendamment les unes des autres. Chaque
ajustement sera à l’origine d’un coup de bélier dans le réseau entier, et leurs effets se cumulent.
-Un autre exemple caractéristique est celui de la pompe alimentant un réservoir. Celle-ci est
placée en amont d’une conduite pourvue d’un clapet anti-retour évitant tout retour de liquide

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dans la pompe quand celle-ci est arrêtée. Une fois la pompe stoppée le liquide continue son
mouvement consécutivement à son inertie. Une dépression apparaît alors auniveau du clapet
susceptible de générer une cavitation. Ensuite, lors d’une deuxième étapele liquide retombe par
effet de gravite´ sur le clapet. La surpression générée par ce retour de liquide peut être importante
et détériorer la conduite. Ce phénomène est répète sur quelques périodes jusqu’à ce qu’il soit
dissipe
5.3 Coup de bélier
Le coup de bélier est un phénomène de surpression qui apparaît au moment de la variation brusque de
la vitesse d'un liquide, par suite d’une fermeture/ouverture rapide d’une vanne, d'un robinet ou du
démarrage/arrêt d’une pompe.

Cette surpression peut être importante, elle se traduit souvent par un bruit caractéristique, et peut
entraîner la rupture de la conduite dans les grosses installations, du fait de la quantité d'eau en
mouvement. Ce problème peut être résolu avec la mise en place d'un anti bélier.

Joint de dilatation détruit par un coup de bélier

En utilisant le phénomène du coup de bélier, il est possible de concevoir un dispositif permettant de


pomper de l'eau à une certaine hauteur sans autre énergie que la force de la même eau, c'est le bélier
hydraulique.

Causes et conséquences
Lorsqu'une tuyauterie est brutalement fermée, la masse de liquide avant la fermeture est toujours en
mouvement avec une certaine vitesse, générant une pression élevée ainsi qu'une onde de choc. Dans une
plomberie courante, cela se manifeste par un bruit sourd, rappelant le son d'un coup de marteau. Les
coups de bélier peuvent provoquer la rupture d'une tuyauterie si la pression atteinte devient trop élevée.
Des poches d'air peuvent être ajoutées sur le réseau de tuyauteries afin d'obtenir un effet amortisseur,
protégeant le système. Dans le cas d'une centrale hydroélectrique, l'eau circulant dans les tuyauteries ou
tunnels peut être isolée de la turbine génératrice au moyen d'une vanne. Toutefois, si par exemple, le

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tunnel acheminant l'eau est un tube long de 14 km, de 7,7 m de diamètre et rempli d'eau circulant à 3,75
m/s, cela représente une très grande quantité d'énergie cinétique qui doit être arrêtée. Pour cela, une
chambre d’équilibre, ouverte en son sommet, peut être utilisée.Dans une installation domestique, des
coups de bélier peuvent se produire lorsqu'une machine à laver ou lave-vaisselle coupe son alimentation
en eau. Cela se traduit généralement par un bang assez fort.D'autres causes des coups de béliers peuvent
découler des défaillances d'une pompe ou encore la fermeture d'un clapet anti-retour
Moyens de prévention
Les coups de bélier peuvent être à l'origine d'accident, mais le plus souvent, cela se limite à une rupture
de tuyauteries ou du matériel qui y est raccordé. Les lignes transportant des fluides dangereux
bénéficient d'une attention toute particulière lors de la conception, de la construction et de l'exploitation.
Les éléments suivants permettent de diminuer ou supprimer les coups de bélier:
 Réduire la pression de l'alimentation en eau, par l'installation d'un régulateur de pression.
 Réduire la vitesse du fluide dans la tuyauterie. Afin de réduire l'importance du coup de bélier,
certains guides de dimensionnement recommandent une vitesse égale ou inférieure à 1,5 m/s.
 Installer des robinets avec une vitesse de fermeture lente.
 Utiliser des procédures d'ouverture et de fermeture sur une installation.
 L'installation d'une bouteille anti-coup de bélier, également appelée bouteille anti-pulsatoire.
 Mettre en place une chambre d'équilibre.
 Réduire les longueurs de tuyauterie droite par des coudes ou des lyres de dilatation, les coudes
réduisant l'influence des ondes de pression.
 Employer des éléments de tuyauteries conçus pour des pressions élevées (solution coûteuse).
 Installer un volant d'inertie sur la pompe.

5.3 .la compressibilité des liquides


La compressibilité est une caractéristique d’un corps (solide ou fluide), définissant sa variation
relative de volume sous l’effet d’une pression appliquée. Elle peut être définie au moyen de son
1 dV
coefficient de compressibilité χ, tel que :   .
V dP
Représentant la variation de volume dV associé un accroissement de pression dP et possède les
dimensions de l’inverse d’une pression [m2/N]. Etant donnée l’expression duvolume massique v = ƿ−1,
on a
1 d
 .
d dP

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42

CHAPITRE 6 : POMPES
1 Généralités

Une pompe est un dispositif permettant d'aspirer et de refouler un fluide. La plus ancienne pompe
connue est la pompe à godets inventée en Chine au 1er siècle après J.-C. Les pompes modernes ont été
développées à partir du XVIIIe siècle. Les pompes diesel et électriques, utilisées de nos jours, peuvent
avoir des débits de pompage très élevés. En basse pression pour la circulation de l'eau et en haute
pression plus de 400 bars pour l'oléohydraulique

2.Classement des pompes

On peut classer les pompes de plusieurs façons. Les mouvements retransmis aux organes des pompes
sont comme tous les mouvements mécaniques de deux grands types :
1. Rotatif ;
2. Rectiligne (alternatif).
Le mode de déplacement du fluide au travers des pièces en mouvement de la pompe et leur fonction
permet de classer les pompes en plusieurs familles :
1. Pompes de transfert :
1. Pompe rotative - axiale.
2. Pompe rotative - centrifuge.
2. Pompes de dosage :
1. Pompe rotative - volumétrique.
2. Pompe alternative - volumétrique.

3. Caractéristiques

 Cylindrée : C’est le volume de fluide déplacé par unité de mouvement (un aller-retour pour les
pompes rectilignes, un tour pour les pompes rotatives).La cylindrée se note Cyl et s'exprime en
m³ / mouvement.

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43

 Fréquence : C'est le nombre de mouvements du moteur entraînant la pompe par unité de


temps.La fréquence se note ou N et s'exprime mouvement / s.
 Débit volumique théorique : C'est le volume de fluide déplacé théorique par unité de temps. Le
débit volumique théorique se note Qv,th et s'exprime en m³ / s.
 Différence de pression théorique : C'est la différence entre la pression du fluide théorique en
sortie et la pression du fluide en entrée. La différence de pression théorique se note p et
s'exprime en Pascal (Pa).
 Couple théorique :C'est le couple fourni par le moteur en entrée pour produire la différence de
pression théorique. Le couple théorique se note Cth et s'exprime en Nm.
 Puissance mécanique (ou théorique) : C'est la puissance fournie par le moteur en entrée pour
produire la différence de pression théorique. La puissance mécanique se note Pm et s'exprime en

W.
 Puissance hydraulique (ou réelle) : C'est la puissance fournie par le fluide en sortie (ou la
puissance fournie par le moteur en entrée pour produire la différence de pression réelle).La
puissance hydraulique se note

, et s'exprime en W.

 Rendement volumétrique : C'est le rapport entre le débit réel et le débit théorique. Le rendement
volumétrique se note et s'exprime sans unité. Il est toujours inférieur à 1 en raison des fuites et
de la compressibilité du fluide.

 Rendement mécanique : C'est le rapport entre la différence de pression réelle et la différence de


pression théorique. Le rendement mécanique se note et s'exprime sans unité. Il est toujours
inférieur à 1 en raison des frottements fluides entre le fluide et les parois et des frottements
mécaniques entre les différentes pièces.

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 Rendement hydromécanique : C’est le rapport entre le couple théorique et le couple réel. Le


rendement hydromécanique se note et s'exprime sans unité. Il est toujours inférieur à 1 en
raison des frottements fluides entre le fluide et les parois et des frottements mécaniques entre les
différentes pièces.

 Rendement global : C’est le rapport entre la puissance hydraulique et la puissance mécanique.


Le rendement global se note et s'exprime sans unité. Il est toujours inférieur à 1 en raison des
fuites et de la compressibilité du fluide ainsi que des frottements fluides entre le fluide et les
parois et des frottements mécaniques entre les différentes pièces.

4. Rendement de la pompe, bilan énergétique

Plusieurs facteurs influencent le fonctionnement de la pompe. Il y a tout d'abord des pertes par
frottements hydrauliques J, elles sont déterminées par le calcul des pertes de charge hydraulique dans le
réseau soit: J30 cm

Ils existent également des pertes de charges par chocs des particules contre les aubages, elles sont
négligés dans le bilan énergétique parce que leur calcul nécessite des données très précises sur la
construction de la pompe.

Ils existent des pertes volumétriques dues à des fuites internes dans la pompe. Compte tenu de la
pression d'utilisation de la pompe qui est comprise entre 2 et 3 bars, on peut évaluer ce débit de fuite en
eau tel que :

Ils existent enfin des pertes par frottements mécaniques sur les paliers, les butées, etc. lorsque la pompe
fonctionne. Ces pertes sont homogènes à une puissance notée Pm, que l'on évalue telle que :

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A partir de ces éléments, on peut définir plusieurs rendements de la pompe :

rendement hydraulique

rendement volumétrique

rendement mécanique

rendement global

Le rendement global obtenu est très élevé puisque les rendements globaux usuels pour des pompes
centrifuges sont de l'ordre de 70 à 80 %. Cette valeur élevée vient de plusieurs faits. Tout d'abord, les
pertes par chocs dans la pompe n'ont pas été prises en compte, elles diminuent en effet le rendement
hydraulique. De plus, les valeurs du débit de fuite et des pertes mécaniques ont été choisies
arbitrairement (mais avec des ordres de grandeur réels, typiques pour des pompes centrifuges) et ne
traduisent pas complètement le fonctionnement de la pompe. Toutefois, ces calculs traduisent la
méthode d'évaluation du rendement pour une station de pompage.

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5. Pompe centrifuge

5.1 Définition

Une pompe centrifuge est une machine rotative qui pompe un liquide en le forçant au travers d’une
roue à aube ou d'une hélice appelée impulseur (souvent nommée improprement turbine). C’est le type de
pompe industrielle le plus commun. Par l’effet de la rotation de l’impulseur, le fluide pompé est aspiré
axialement dans la pompe, puis accéléré radialement, et enfin refoulé tangentiellement
5.2 Nomenclature

5.2 Les parties d’une pompe centrifuge

On appelle « corps de pompe » l’enveloppe extérieure de la machine. C’est la partie fixe de la machine
ou stator.

Le corps est constitué principalement de la « tubulure d’aspiration », de la « volute », et de la « tubulure


de refoulement ». La partie mobile ou rotor est formée de l’impulseur (roue à aubes), monté sur un arbre
.

Le rotor est actionné par une machine d’entraînement qui est le plus souvent un moteur électrique ou
thermique mais peut être également une turbine.

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vue de principe en coupe : 1a; 3; 5 : corps de pompe - 1b; diffuseur - 2; impulseur - 4; garniture
mécanique - 6; arbre

Comme l’arbre traverse le plus souvent la volute, il est nécessaire de réaliser à cet endroit un dispositif
assurant l’étanchéité globale. Ceci est effectué à l’aide de deux types principaux d’accessoires : le
presse-étoupe et la garniture mécanique.

On appelle aubes les lamelles grossièrement radiales qui, à l’intérieur de l’impulseur, canalisent le fluide
de l’intérieur vers l’extérieur de la volute.

On appelle « flasques » les parois de l’impulseur qui enserrent les aubes. (Les roues à deux flasques
dites aussi impulseur fermé sont les plus fréquentes. Il existe également des roues sans flasque, et des
roues à une seule flasque (impulseur ouvert ou semi-ouvert)).

5.3 Principe de fonctionnement

Le principe de base des pompes centrifuges repose sur la mise en rotation du fluide à pomper en le
faisant circuler dans une roue tournant à une vitesse plus ou moins élevée N, en tr.mn-1).

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Le fluide est admis au centre de la roue avec une pression dite pression d'aspiration. Lors de sa mise en
rotation et de son déplacement vers la périphérie de la roue, sa vitesse et son énergie cinétique

v 2
augmentent. La pression dynamique qui en résulte augmente donc également d'un terme du type
2
A la périphérie de la roue, le fluide est canalisé vers la tuyauterie de refoulement par le biais

 .v 2
d'une volute, et son ralentissement transforme une partie de la pression dynamique acquise ( Pd 
2
) en pression statique (Ps, en pascal).Certaines pompes disposent en plus d'un diffuseur, dont le but est
de diriger les veines fluides vers la volute en minimisant les pertes de charge. Pour être caractéristique
de la pompe et indépendant du fluide pompé, le gain de pression dynamique fourni par la pompe

 .v 2
centrifuge ( Pd  ) est en général exprimé en hauteur de fluide (mCL pour mètre de colonne de
2
liquide) et nommé HMT pour Hauteur Manométrique Totale. Son expression est fonction du terme

v2
2g
En considérant de façon grossière que la vitesse du fluide en sortie de roue est égale à la vitesse
périphérique de la roue, la HMT peut alors être estimée grossièrement par le terme

1 (2 RN ) 2
(2 RN ) 2

2g 2g

Exemple d'estimation de la HMT d'une pompe centrifuge

Soit une roue tournant à N=3000 tr.mn-1, et de diamètre R=100mm.

La vitesse périphérique de la roue est donnée par v  2 RN = 2x3.14x0.100x3000/60 = 31,4 m.s-1.

En supposant que le fluide quitte la roue avec cette vitesse, son gain de pression dynamique est DPd
= rv2/2, il dépend donc de r. En le traduisant sous forme de HMT, on peut écrire:

v2
HMT  = 31,4 2 /(2x9.81) = 50 mCL.
2g

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Bien évidement, ce calcul de HMT est très théorique et en réalité, de nombreux phénomènes viennent
réduire cette HMT. On peut citer:

-la différence entre vitesse du fluide en sortie de roue et la vitesse périphérique

-les pertes de charges entre l'aspiration et l'entrée de la roue

-les pertes de charge par frottement dans la roue

-les pertes de charges dans le diffuseur et la volute

-la non transformation d'une partie de la pression dynamique acquise en pression statique

-la recirculation d'une partie du débit en sortie de roue vers l'aspiration

etc...
Analogies HMT - diamètre de roue - vitesse de rotation

On peut déduire de l'expression de la HMT théorique qu'elle varie avec le carré du rayon et le carré
de la vitesse de rotation.
Ainsi, pour des caractéristiques connues en un point HMT1 et Qv1 pour un diamètre D1 et une vitesse
de rotation N1, on peut estimer les caractéristiques pour un diamètre de roue D2 et/ou une vitesse de
rotation N2 par:
Qv1 /Qv2 = N1D12 / N2D22 et HMT1/ HMT2= (N1D1)2 / ( N2D2)2.

Une pompe centrifuge accélère le fluide qui la traverse en lui communiquant un mouvement de rotation,
donc une certaine puissance hydraulique.

Cette énergie hydraulique peut être vue comme la somme d’une énergie cinétique déterminée par le
mouvement liquide dans le tube et d’une énergie potentielle stockée soit sous la forme d’un
accroissement de pression soit sous celle d'une augmentation de hauteur (théorème de Bernoulli).La
puissance hydraulique fournie par la pompe est donnée par la relation :pydraulique = ρ g Q h

Courbe caractéristique :

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 pydrauliques est exprimée en watts


 ρ est la masse volumique du liquide (kg/m3)
 g est l’accélération de pesanteur soit 9,81 m.s-2
 Q est le débit volumique du liquide exprimé en m3/s
 h est la hauteur manométrique de la pompe exprimée en mètres

La hauteur manométrique est la hauteur d’une colonne de liquide qui déterminerait une pression statique
égale à la pression de refoulement. Le terme Q h est souvent appelé charge hydraulique.

L’énergie mécanique à fournir à la machine est bien évidemment toujours supérieure à l’énergie
hydraulique fournie au liquide et on appelle rendement de la pompe le coefficient η de proportionnalité
qui lie ces deux paramètres.

On appelle puissance à l’arbre la puissance mécanique requise pour faire fonctionner la pompe. On a
donc la relation :
Whydraulique = η Wà l’arbre

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Point de fonctionnement

Le rendement varie en fonction du point de fonctionnement, et dépend également de la machine. Pour


les machines usuelles, il se situe le plus souvent entre 70 % et 90 %.

Une pompe centrifuge ne délivre ni une quantité de liquide fixée, ni une pression déterminée : le point
de fonctionnement est déterminé par la résistance du circuit connecté à la pompe. Elle augmente
simultanément ces deux paramètres, en sorte que le débit obtenu dépend de la pression selon une
certaine relation qui définit dans un graphique débit – pression une courbe qu’on appelle « courbe
caractéristique de la pompe ».

6.Les pompes volumétriques

6.1 Définition

Une pompe volumétrique est comparable à un compresseur, et dont le volume interne varie
périodiquement. Elle est aussi raccordée périodiquement à un orifice d’aspiration et à un orifice
de refoulement. Elles peuvent être à mouvement alternatif ou rotatif continu:
- les pompes à piston (alternatif) ;
- les pompes à engrenages, à palettes, à piston rotatif, ... (rotatif).

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Les pompes volumétriques ont pour caractéristiques de prélever, en un temps donné, un volume de
liquide incompressible à l'aspiration, et de l'envoyer au refoulement. Certaines pompes volumétriques
sont dites rotatives (cylindrée et vitesse de rotation fixent le débit pompé).
D'autres sont dites alternatives car font appel au mouvement alterné d'un piston ou d'une membrane
(cylindrée et course fixent alors le débit pompé). Certaines pompes combinent les propriétés des deux
précédentes :
 Le débit d'une pompe volumétrique est presque totalement indépendant de la pression de
refoulement (fluide incompressible). Il est donc inutile voire dangereux de disposer une vanne de
réglage ou d'isolement au refoulement de cette pompe.
 La pression au refoulement d'une pompe volumétrique peut atteindre des valeurs extrêmes en cas
de blocage du débit pompé. Il est donc nécessaire d'installer une soupape au refoulement d'une
telle pompe s’il y a une vanne d'isolement au refoulement.
Les pompes volumétriques sont en général équipées en interne d'une soupape de protection. Son rôle est
de protéger la pompe, pas les équipements procédés qui lui sont reliés. Il convient donc d'installer une
soupape de protection process indépendante, tarée en fonction des équipements environnant la pompe.
Une pompe volumétrique est en général auto-amorçante. Cela signifie que si elle est exempte de liquide
lorsqu'on la démarre, elle crée une aspiration (un vide) suffisant pour amener le liquide jusqu'à
l'aspiration. Cela peut ne pas être le cas si la pression au refoulement est très élevée, car le gaz qui
remplit la pompe initialement est lui compressible. On doit alors amorcer la pompe en ouvrant une mise
à l'atmosphère à son refoulement (vanne d'amorçage).

Les pompes volumétriques sont des pompes à débit constant sur leur plage de fonctionnement ; elles
sont de deux types principaux : Pompe à lobes, et pompe à rotor excentré (ou pompe à vis excentrée,
pompe à cavité progressive ou PCP pour Progressing Cavity Pump ou encore « pompe moineau ».

Une pompe volumétrique est caractérisée par la proportionnalité entre débit et vitesse de rotation,
quelle que soit la pression de refoulement. L'autre grande famille de pompe est celle des turbines, qui
n'ont pas cette propriété. Les pompes volumétriques sont d'une grande diversité. Dans les bases de
données de brevets, elles portent le nom de de "pompes à déplacement positif".

Cas d'utilisations : Les pompes volumétriques sont utilisées pour les applications suivantes :
 agriculture : transfert d'effluent, alimentation animale, irrigation.

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 environnement : transfert de boues d'épuration, boues déshydratées.

7. Caractéristiques générales d’une pompe

Les caractéristiques d’une pompe quel que soit sa classification sont :

- Le débit : qv en m3/h ou m3/s il s’agit toujours d’un débit volumique et


dépend des caractéristiques de construction propres au type de pompe.
- La hauteur manométrique : hm en mètre de colonne d’eau c’est la somme
des pertes de charges du fluide lors de son parcours et de la hauteur de la
dénivellation.
- La puissance absorbée: P en kW elle est proportionnelle au débit et à la
hauteur manométrique.
- Le rendement effectif :  il est le produit de trois rendements:
 le rendement manométrique; en effet le fluide circulant dans une pompe subit une
perte décharge qu’il faut vaincre.
 Le rendement volumétrique; il est due à la partie du fluide qui n’est pas traiter par la
pompe (espace neutre pour les pompes à piston, fuite entre corps et roue pour les
pompes centrifuges,...).
 le rendement mécanique; comme dans toute machine il y a des frottements qui
engendrent des pertes d’énergie.
- Le N.P.S.H(Net Positive Succion Heat) il est donné par les constructeurs de
Pompes et signifie la Charge nette absolue à l’aspiration. Il s’exprime en mètre de
Colonne de fluide et évite lorsqu’il est inférieur à la somme des pertes de charge
du réseau, les problèmes de cavitation des pompes.

Comparaison des pompes centrifuges et volumétriques

La sélection de la bonne pompe commence par la connaissance de :

1. La hauteur ou la pression totale de fonctionnement


2. Le débit souhaité
3. La capacité d'aspiration

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4. Les caractéristiques du fluide (température, corrosivité, etc.)

L'interaction entre la tuyauterie et la pompe permet de déterminer le point de fonctionnement des


pompes : débit et pression.

Comparaison de base - Pompes centrifuges et pompes volumétriques

Pompes centrifuges Pompes volumétriques

Mécanique Met le liquide en mouvement, ce qui Isole une certaine quantité de


crée une pression à la sortie (une liquide et la transfère de l'orifice
pression apparaît, entraînant un débit). d'aspiration à celui de refoulement
(un débit est créé, entraînant une
pression).
Performance Le débit dépend de la pression variable. Le débit est constant quelle que soit
la pression.
Viscosité Le rendement diminue avec Le rendement augmente avec la
l'augmentation de la viscosité du fait viscosité.
des pertes par frottement dans la pompe
(généralement pas utilisées pour des
viscosités supérieures à 850 cSt).
Rendement Rendement optimal en un point. À des Le rendement augmente avec la
pressions différentes, le rendement pression.
diminue.
Conditions Le liquide doit être dans la pompe pour Une pression négative est créée à
d'entrée créer un différentiel de pression. Auto- l'orifice d'entrée. Auto-amorçage
amorçage d'une pompe à sec d'une pompe à sec possible.
impossible.

Etapes nécessaires pour choisir la pompe

Etape 1: Le débit

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Le débit est une donnée capitale dans le choix de toute pompe à eau. Bien connaître le débit dont vous
aurez besoin sera déterminant pour votre futur achat.

Le débit d’une pompe s’évalue en m³/h ou en l/min. Il s’agit plus précisément du volume horaire
maximum d’eau dont vous avez besoin. Ce débit sera fonction de votre consommation journalière.

On prendra pour références indicatives, les valeurs suivantes :

- 6m³ /h = 100l/min et 1m³/h = 16.6l/min

- Arroser une pelouse consomme environ 8 litres / m² / jour

- Arroser un jardin consomme environ 6 litres / m² / jour

- Une personne consomme environ 200 litres d’eau / jour.

De plus, il est dit que le DEBIT INSTANTANE pour la pompe à eau idéale doit être égal au tiers de la
consommation par jour.Prenons exemple sur un foyer composé de 5 personnes avec une pelouse de
200m² à arroser

Mise en situation – calcul du besoin en débit pour ce foyer :

Consommation des personnes 200 litres d’eau / jour X 5 1000 litres d’eau/jour pour
(nombre =3) personnes = l’ensemble des habitants

Consommation d’eau pour la 8 litres X 300 m² = 2400 litres d’eau / jour


pelouse (300m²)

Total d’eau consommée 1000 + 2400 = 3400 litres d’eau / jour

Débit instantané 3400 litres d’eau par jour / 1133.33 litres / heures, soit 1.13
3= m³/h

Etape 2 : La hauteur manométrique totale (HMT)

La hauteur manométrique totale est également importante à prendre en compte lors de votre calcul. Elle
se mesure en mètre colonne d’eau et représente la somme de 3 éléments, à savoir :

 Le dénivelé de votre installation de pompage :Il s’agit de la hauteur géométrique séparant


votre source d’eau du point le plus défavorable de votre installation. Le dénivelé est un véritable
consommateur de pression. Alors veillez bien à ne pas l’oublier dans vos calculs.

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 La pression utile :On appelle pression utile, la pression nécessaire pour le bon fonctionnement
de toutes vos sortie d’eau : robinet, douche, asperseur d’arrosage…Plus vous aurez de sortie
d’eau plus vous aurez une forte demande en pression utile.

À titre informatif:

Pression utile pour une alimentation en eau d’une maison seule : 2 bars

Pression utile pour maison + jardin : 3 bars

N’oubliez pas de convertir cette pression utile en mètre colonne (mCE) afin de pouvoir faire la
somme des 3 éléments par la suite.

Base du calcul : 1 kg de pression = 1 bars = 10 mCE

 Les pertes en charge :Les pertes en charges apparaissent lors du transfert de l’eau dans vos
tuyaux. En effet, lorsque l’eau circule dans les canalisations elle se frotte aux parois de ces
dernières, consommant une partie de la pression fournie par la pompe : ce sont les fameuses
pertes de charge. Plus le tuyau est de faible taille, plus les pertes en charges seront élevées.

Mise en situation

Votre installation de pompage comporte :

 Un dénivelé de 15 mètres
 Une pression utile de 3 bars, soit 30 mCE,
 Une perte de charge de 15 % (représentant le coefficient de sécurité pour des
canalisations pouvant aller jusqu’à 50 mètres).

En additionnant ces paramètres, soit 15 + 30 + 15%, on obtient la hauteur manométrique totale,


soit environ 52 mètre colonnes d’eau.

Etape 3 : Choisir le bon type de pompe – pompe de surface ou pompe immergée

Dès lors, vous possédez les données capitales pour acheter votre pompe mais qu’elle est la pompe à eau
qui sera le mieux adaptée à votre situation ?

Pompe de surface ou pompe immergée ? – Telle est la question !

La pompe de surface et la pompe immergée sont des modèles pouvant être installée pour les niveaux
d’eau ne dépassant pas 8 mètres de profondeur. En effet, vous trouverez des pompes immergées pour

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puits (dont la profondeur est souvent entre 4 et 8 mètres), alors qu’une pompe de surface pourrait très
bien faire l’affaire. LE choix dépendra de vos préférences, de votre budget et de votre niveau de confort
souhaité. Une pompe immergée est plus silencieuse qu’une pompe de surface.

Si le niveau d’eau à aspirer est supérieur à 8 mètres, l’installation d’une pompe immergée devient
alors obligatoire. C’est le cas, pour un puits de 10 mètres de profondeur ainsi que tous les forages.

Etape 4 : Choisir le bon modèle de pompe

Maintenant que vous avez choisi le bon type de pompe : pompe de surface ou pompe immergée, il va
falloir déterminer quel modèle choisir.En effet, vous aller vite vous rendre compte que sur un modèle de
pompe, celle-ci existe en différentes versions : puissance, débit ou pression diffèrent selon les modèles.

L’astuce pour ne pas se tromper est de bien savoir lire une courbe hydraulique !

La courbe hydraulique existe pour toutes les pompes. Si elle ne vous est pas donnée, vous pouvez la
demander à un conseiller technique. L’axe horizontal représente le débit (exprimé en m³/h ouen
l/h)L’axe vertical représente la hauteur manométrique (exprimé en mètre)

Le meilleur rendement d’une pompe se situe en milieu de courbe.

9.Etude des hauteurs des pompes

Hauteur manométrique totale

La hauteur manométrique totale d'une pompe (HMT), ou élévation manométrique totale (EMT), est
la différence de pression du liquide la franchissant, exprimée en mètres de colonne d'eau.
Unité : Plutôt que d'exprimer cette valeur en pascals ou en bars, unités classiques de pression, cette
valeur est généralement donnée en mètres de colonne d'eau (mCE) ou mètres d'eau (m H2O), soit la
hauteur de la colonne d'eau (aux conditions normales de température et de pression) nécessaire pour
créer une pression identique. Les mCE sont liés à la pression par la formule classique de la pression
hydrostatique.
où est la masse volumique de l'eau (1 000 kg/m3 à 4 °C) et g l'accélération de la pesanteur (9,81
m/s2).La conversion est la suivante :

 1 bar correspond à environ 10,19 mCE (à 4 °C) ;

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 inversement, 1 m d'eau correspond environ à 98,1 mbar (à la même température).

De plus on retrouve la hauteur manométrique dans l'équation de Bernoulli et aussi dans la loi de la

puissance effective :

est en watts si en m3/s ;

est la pression en aspiration de la pompe en pascals ;

est la pression au refoulement en pascals ;

est le débit volumique en m3/s.

Calcul : Lorsqu’une pompe est associée à une canalisation, la HMT est égale à la somme de 3
phénomènes physiques :

1. la hauteur géométrique totale (différence d'altitude entre l'entrée du liquide et sa sortie à


l'atmosphère) ;
2. des pertes de charges, elles-mêmes composées des pertes de charges régulières et singulières ;
3. de la pression de refoulement à la sortie.

Calcul de la hauteur manométrique totale (HMT) d'une pompe

Pour véhiculer un liquide d'un endroit à un autre, la pompe doit fournir une certaine
pression appelée hauteur manométrique totale, cela dépend des conditions d'aspiration
et de refoulement

Densité du fluide

La densité est un facteur important à considérer lors du dimensionnement d'une pompe.


La densité d'un liquide peut affecter la pression de sortie d'une pompe. Sur une hauteur
verticale identique, un liquide plus lourd que l'eau exige une plus grande force pour
véhiculer le fluide.

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Le graphique ci-dessous compare en hauteur de liquide pour une pression identique les
hauteurs de liquides ayant des densités différentes. Une colonne d'eau de 100 m
(densité de 1 ou 1000kg/m3) exerce une pression de 9,81 bar, alors qu'une colonne de
83 m de saumure (liquide plus lourd) et une colonne 133 m d'essence (liquide plus
léger) sont nécessaires pour exercer la même pression.

Charge hydraulique (Hh)

Hh (en Pa) = (9,81 * Z *)

  = masse volumique du liquide en kg/m3.


 9.81 = Intensité moyenne de la pesanteur.
 Z = Hauteur géométrique (d'aspiration ou de refoulement ou les deux) en
mètre d'eau, mCE.

Installation à circuit fermé


Pour les installations de chauffage ou d'eau glacée avec dispositifs d'expansion fermé,
les pompes hydrauliques sont déterminées selon : HMT = Perte de charge du
circuit

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.Installation à circuit ouvert


Ceci concerne par exemple les installations de chauffage ou d'eau glacée avec dispositif
d'expansion ouvert, tour de refroidissement à circuit ouvert, les installations de
distribution d'eau sanitaire, etc.
Calcul de hauteur manométrique totale (HMT)

HMT  Hh  J asp  J refou  Pr


Hh = Charge hydraulique en Pa
J asp = Pertes de charge de la conduite d'aspiration en Pa
J refou = Pertes de charge de la conduite de refoulement en Pa

Pr = Pression résiduelle ou pression de service en Pa (Pr est une pression relative)


Autres cas avec des pressions relatives P1 et P2 différentes :

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1 = HMT = Hh + J asp. + J refou.


2 = HMT = Hh + J asp. + J refou. + (P2 - P1) ... (A condition que P1 soit > à la pression
atmosphérique)
3 = HMT = Hh + J asp. + J refou. + Pr + (Patm - P1) ....(A condition que P1 soit < à la
pression atmosphérique)
Cavitation
On appelle cavitation (du latin cavus, « trou ») la naissance et l'oscillation radiale de bulles
de gaz et de vapeur dans un liquide soumis à une dépression. Si cette dépression est
suffisamment élevée, la pression peut devenir inférieure à la pression de vapeur saturante, et
une bulle de vapeur est susceptible de se former. Les origines de la dépression sont de deux
sortes :
-écoulement fluide ;
-onde acoustique entraînant des variations de la densité du liquide.
C’est un terme employé pour décrire le phénomène qui se produit dans une pompe quand
le NPSH est insuffisamment disponible. La pression du liquide est réduite à une valeur
égale ou inférieure à sa pression de vapeur là où les petites bulles ou poches de vapeur
commençant à se former.
Le bruit d'accompagnement est le moyen le plus facile pour identifier la cavitation. La
vibration et les dommages mécaniques tels que la défaillance de roulement peuvent
également se produire en raison du fonctionnement dans la cavitation. Le seul moyen d'empêcher les
effets indésirables de la cavitation c'est de s'assurer que le NPSH disponible dans le système est plus
élevé que le NPSH requis par la pompe. Le circuit de refoulement n'intervient pas dans les
problèmes de cavitation. Il ne faut jamais placer de vanne de réglage ou de vanne d'isolement sur la
conduite d'aspiration.
Les causes de la Cavitation et moyen de la lutte -NPSH
Lors du pompage, le liquide situé à l'intérieur d'une pompe centrifuge ne possède pas une
pression uniforme. Il s'y trouve notamment des zones présentant des dépressions plus ou
moins accentuées.
Lorsque le liquide pompé est suffisamment proche de son point d'ébullition, il peut se
produire que la pression en ces points tombe en deçà de sa tension de vapeur, de sorte qu'il se forme
dans la pompe des bulles de vapeur. Lorsque ces bulles parviennent dans des zones où la pression

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remonte, elles implosent soudainement. L'implosion est accompagnée de bruit et, dans le cas où elle
se produit au voisinage d'une paroi, elle est susceptible d'y occasionner des dégâts mécaniques en
provoquant des microperforations du métal. Lorsque ce phénomène se produit d'une manière
suffisamment généralisée dans la masse du fluide, on dit que la pompe « cavite ».
La cavitation est l'ennemi numéro un de la pompe centrifuge. C'est un phénomène bruyant, qui
peut détruire une machine en quelques minutes.
Pour y remédier, il faut qu'une pression suffisante soit toujours assurée à l'aspiration de la pompe. Seul
le constructeur de la machine est à même de déterminer par des tests le caractère suffisant ou non de la
hauteur manométrique à l'aspiration. Cette caractéristique essentielle de la machine s'appelle son NPSH
(de l'anglais Net Positive Suction Head). On l'appelle « NPSH requis » de la pompe, qui doit
toujours être inférieur au « NPSH disponible » de l'installation, qui dépend de la géométrie du circuit,
du fluide, du réservoir en amont, etc. Pour une pompe donnée, le NPSH requis augmente avec le
débit. Les constructeurs de machines donnent les courbes de NPSH requis en complément des
courbes caractéristiques dont il a été fait mention plus haut.

Usure par cavitation d'un « impulseur » de pompe


centrifuge

10.N.P.S.H (Net Positive Suction Head) ou Hauteur de charge nette absolue

Une pompe possède une capacité maximum d'aspiration qui est la valeur du vide qu'elle peut produire.
Cette caractéristique varie suivant le type et la conception technique de la pompe. Théoriquement, la
hauteur maximale d’aspiration, dans une cavité où règne le vide absolu, est égale à la pression
atmosphérique, c’est à dire à 1013 mbar au niveau de la mer (10,33 m d'eau). Elle diminue

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progressivement quand l'altitude augmente. En réalité cette hauteur est limitée, non seulement par
les pertes de charge dans la conduite d’aspiration mais également par les propriétés physiques à
chaque type de liquide.

Qu'est-ce le N.P.S.H.?

NPSH est simplement une mesure permettant de quantifier la hauteur manométrique d'aspiration
disponible pour éviter la vaporisation au niveau le plus bas de la pression dans la pompe.

Pression atmosphérique (Patm)

Dans un même lieu cette pression atmosphérique de 1013 mbar au niveau de la mer peut varier selon les
conditions météorologiques. Il n'est pas rare d'entendre d'une dépression de 960 mbar, ce qui
représente une variation de 53 mbar par rapport à la pression atmosphérique normale. La pression
atmosphérique pratique d'aspiration généralement adoptée est une variation en moins de 25 à 30 mbar,
pour se placer dans des conditions normales défavorables, soit de 985 mbar.

Pression de vapeur saturante (Pv)

C’est la pression de vapeur maximale que l’air peut supporter à une température donnée. C'est le cas de
l'air en contact de l'eau. La pression de vapeur saturante augmente avec la température.

Calcul du NPSH disponible

Pour une pompe aspirante dans une nappe d’eau à l’air libre

NPSH (en Pa) = Patm – Pv – J asp – Hh


Pour convertir le NPSH exprimé Pa, en :

1. NPSH en mètre de colonne d'eau = (Patm – Pv – J asp - Hh) / 9810

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2. NPSH en mètre de liquide = ((Patm – Pv – J asp - Hh) /ƿ) / 9,81


o Patm = Pression atmosphérique (dépend de l’altitude) en Pa

o Pv = Pression absolue (Pa) de vaporisation du fluide

o J asp= Pertes de charge de la conduite d'aspiration en Pa

o Hh = Charge hydraulique du fluide

Hh (en Pa) = (9,81 *Z * )

p = masse volumique du liquide en kg/m3.

9.81 = Intensité moyenne de la pesanteur.

Z = Hauteur géométrique (d'aspiration ou de refoulement ou les deux) en mètre d'eau, mCE.


Calcul du NPSH disponible pour une pompe en charge

NPSH (en Pa) = Patm – Pv – J asp + Hh


NPSH en mètre de colonne d'eau = (Patm – Pv – J asp + Hh) / 9810

NPSH en mètre de liquide = ((Patm – Pv – J asp + Hh) /ƿ) / 9,81


.NPSH requis
C'est la hauteur minimum de liquide (supposé à sa température d'ébullition), nécessaire au-dessus de
l'aspiration, pour empêcher la cavitation.

Il dépend: -du type de pompe

-du point de fonctionnement

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Il est donné par le fabricant de la pompe sous la forme d'une courbe donnant le NPSH

requis (en mètre de liquide) en fonction du débit. Exprimé ainsi (en mètres de liquide), le NPSH est
indépendant de la nature du liquide pompé. Il est toujours positif et généralement de quelques mètres
(2 à 5 mètres) Quelques pompes spéciales, dites à faible NPSH autorisent des valeurs inférieures
à 1 mètre. Il est indispensable que le NPSH disponible dans le système hydraulique soit plus élevé que
le NPSH requis par la pompe. Généralement on prend une marge de sécurité supplémentaire de
0,5 m.
Calcul moteur de pompe

'énergie absorbée par la pompe se décompose-en :

Energie mécanique fournie au fluide (Circuit fermé) : C'est la puissance hydraulique


communiquée au liquide lors de son passage à travers la pompe. Cette puissance mécanique est
donnée par la formule suivante :
P  Q.H m .9810

Avec :

P = Puissance transmise au fluide par la pompe en Watt.

Q = débit en m3/s.

Hm = Energie volumique ou perte de charge du réseau hydraulique exprimé en m.

Energie mécanique en charge hydrostatique (fluide sur circuit ouvert) :


Pmec  .Q.H m .9,810

Avec :

Pmec = Puissance transmise au fluide par la pompe en Watt.

Q = débit en m3/s.

= masse volumique du liquide en kg/m3.

H = hauteur de charge en mètre.

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9.81 = Intensité moyenne de la pesanteur.

Energie dégradée exprimée par le rendement de la pompe (Puissance à l'arbre de la pompe) : C'est
la puissance mesurée sur l'arbre de la pompe.
L'énergie mécanique nécessaire à une pompe est toujours supérieure à l'énergie transmise au
fluide, suite aux différents frottements des organes de rotation.
Pfi
Pmec 
 v . t

Avec :

Pmec = Puissance mécanique nécessaire à la pompe.


Pfl = Puissance transmise au fluide.
v = rendement mécanique du ventilateur.
t = rendement de la transmission.
Dans les pompes centrifuges, l'essentiel de l'énergie dégradée échauffe le liquide pompé. Dans les
pompes alternatives, l'essentiel de l'énergie dégradée l'est dans les transmissions mécaniques et
n'est pas communiquée au liquide. Les rendements généralement admis sont :
Pompes à piston = 0,6 à 0,7
Pompes centrifuges = 0,4 à 0,8
Motorisation
Lors du choix du moteur, c'est la puissance absorbée par la pompe qui détermine la
puissance délivrée par le moteur et donc aussi la puissance absorbée au réseau. Il faut donc
prendre garde à ce que le moteur ait une puissance suffisante pour satisfaire toutes les
situations de fonctionnement de l'installation. Prenons le cas d'une pompe ayant une puissance absorbée
de 8.5 kW. Le moteur fournira ces 8.5 kW, indépendamment du fait qu'il soit conçu pour 7 kW ou 10
kW. Un moteur de 7 kW, devant fonctionner à 40°C, serait donc toujours surchargé de 21.5 %.

La conséquence directe d'une surcharge du moteur est une augmentation de la température du bobinage.
Lorsqu'elle dépasse la température limite prévue selon la classe d'isolation choisie correspondant à
une durée de vie acceptable (30 000 h), la durée de vie de l'isolation diminue. Un dépassement de la
température limite de 8-10°C, diminue la durée de vie de l'isolation d'environ la moitié. Des
dépassements de 20°C signifie un raccourcissement de 75 %. Les moteurs de construction standard

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sont prévus pour une utilisation à température ambiante maximale de 40°C (et une altitude
maximale du site de 1 000 m). Tout écart
nécessite une correction des puissances nominales. Pour un débit d'eau de 200 m3/h et une perte de
charge de 3 bar, l'énergie utile absorbée sur l'arbre moteur est de 30,86 kW.
La puissance nominale du moteur doit être supérieure ou égale à cette valeur. Les puissances motrices
sont normalisées. Le dimensionnement de l'installation électrique sera effectué avec une puissance
nominale motrice de 37 kW ;
- une puissance électrique apparente disponible de 46,65 kVA (Kilo Volt Ampère par heure) en Tri 400
V + terre ;
- un câble d'alimentation déterminé sur la base d'un courant électrique de 67,34 A.
Dans le cas présent le moteur ne fonctionnera pas à pleine charge, il fonctionnera à 83% de sa puissance
nominale. La consommation réelle d'énergie électrique sera de 38,91 kWh. C'est cette valeur qui sera
utilisée si l'on veut effectuer un bilan annuel de consommation d'énergie électrique. Cela est bien
entendu q'une évaluation (les rendements des pompes varient selon les fabricants), mais ces données
seront très utiles lors d'un avant-projet ou d'une estimation de prix.

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CHAPITRE 7: VENTILATEUR

1.Définition

Un ventilateur est un appareil destiné, comme son nom l'indique, à créer un vent artificiel, un courant
d'air. La chaleur ressentie est fonction de la température mais inversement proportionnelle à la vitesse de
l'air, donc le déplacement d'air provoqué par le ventilateur va rafraîchir les personnes.

Les premiers ventilateurs étaient mus par la forcehumaine ou animale. Dorénavant un moteurélectrique
entraîne une hélice ou une turbine.

2.Utilité

Les ventilateurs peuvent être utilisés pour tous les fluides compressibles ; ils sont utilisés tant pour le
confort que dans l'industrie.

L'été un ventilateur fournit une sensation de fraîcheur à un être humain en facilitant l'évaporation de la
transpiration et en homogénéisant la température d'une pièce, mais ne permet pas de baisser la
température, les éléments moteurs au contraire dégagent de la chaleur.

 Les ventilateurs permettent la ventilation des bâtiments, des ouvrages routiers, etc.
 Élément d'une forge portative, le ventilateur est souvent actionné par une manivelle.
 On utilise les ventilateurs dans divers domaines en créant un flux d'air permettant de maintenir
une température acceptable dans certains environnements, notamment en informatique
(Refroidissement à air).

3 .Types

Il existe deux grands types de ventilateurs :

1. les ventilateurs hélicoïdaux (ou axiaux) : Ils sont constitués de deux parties statiques, le
distributeur et le diffuseur, plus une partie mobile l'hélice propulsée par le moteur. Le fluide
arrive par le distributeur et l'hélice projette le fluide sur le diffuseur. Sur les ventilateurs à usage
domestique le distributeur et le diffuseur sont souvent absents.

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2. les ventilateurs centrifuges : Ils sont constitués de deux parties principales : une roue à aubes
entraînée par un moteur tourne dans un stator épousant la roue, ce stator comporte deux
ouvertures, la première alimente la partie centrale de la roue en fluide, lequel pénètre par
dépression et est soufflé par effet centrifuge par le deuxième orifice.
Ils permettent d’atteindre une pression par accélération de l’air dans des roues à aubes en rotation
puis par décélération dans les diffuseurs à large rayon de courbure. Ces ventilateurs permettent
une régulation modulée du débit d’air en maintenant une pression constante par simple action
d’une vanne en aspiration.

Les flyers sont de petits ventilateurs manuels qui fonctionnent généralement avec des piles populaires
telles LR6.
Il existe d'autres types de ventilateurs, par exemple le ventilateur sans pales apparentes, le Air Multiplier
de la société Dyson. Ce ventilateur est constitué d'un pied surmonté d'un simple anneau. Le flux
engendré par le moteur et les pales situés dans le pied est dévié dans l'anneau

4. Classification

Classification 1 : en fonction de la direction de l'air pulsé

Les ventilateurs axiaux ou hélicoïdes : l'air est aspiré et propulsé parallèlement à l'axe de rotation du
ventilateur.

Les ventilateurs radiaux ou centrifuges : l'air est aspiré parallèlement à l'axe de rotation et propulsé par
force centrifuge perpendiculairement à ce même axe. Il existe des ventilateurs à aubes recourbées vers
l'avant (à aubages avant), à aubes recourbées vers l'arrière (à aubages arrière) ou à aubes radiales. Il
existe aussi des ventilateurs centrifuges à deux ouïes d'aspiration. Ces roues plus larges, parfois
composées de deux roues simple ouïe accolées, aspirent l'air de chaque côté de la roue.
Les ventilateurs tangentiels : l'air est aspiré et refoulé perpendiculairement à l'axe de rotation.

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Classification 2 : en fonction de la pression

Ventilateur basse pression p < 1 500 Pa


Ventilateur moyenne pression 1 500 PA < p < 3 600 PA
Ventilateur haute pression 3 600 PA < p < 10 000 PA
(Compresseur) ( p > 10 000 PA)

5.Les ventilateurs axiaux ou hélicoïdes

Les ventilateurs axiaux ou hélicoïdes permettent des débits importants mais ne peuvent en général
assurer des différences de pression importantes que si la vitesse périphérique des pales est importante.
Ils sont alors souvent bruyants. Des progrès récents permettent cependant à certains constructeurs
d'obtenir des caractéristiques semblables aux ventilateurs centrifuges avec des niveaux de bruit à peine
plus élevés. Ces ventilateurs sont en outre très simples à implanter et de faible coût.

Il n'y a pratiquement pas de limite dans les débits pouvant être atteints par ce type de ventilateur.

Il existe des ventilateurs axiaux :

 De brassage sans enveloppe.

 De paroi ou de fenêtres avec enveloppe. C'est principalement ce type de ventilateur qu'on appelle
"hélicoïde".

 A enveloppe, avec hélice seule, distributeur (amont) et redresseur (dispositif placé en aval
permettant d'augmenter le rendement), 2 hélices contre-rotatives (la première hélice joue le rôle
de distributeur mobile et la deuxième de redresseur mobile).

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 A pales mobiles dont l'orientation peut être modifiée soit automatiquement en cours de
fonctionnement, soit manuellement.

A toutes les variantes, on peut encore ajouter des pavillons et des diffuseurs.

On distingue ensuite les ventilateurs suivant le rapport de moyeu. On appelle rapport de moyeu le
rapport entre le diamètre du moyeu de l'hélice et le diamètre extérieur de l'hélice. Plus le rapport de
moyeu est grand, plus le ventilateur est capable de délivrer des pressions élevées.

Désignation Rapport de moyeu Gain de pression


Ventilateur basse pression 0,25 - 0,40 300 PA
Ventilateur moyenne pression 0,40 - 0,50 3 000 PA
Ventilateur haute pression 0,50 - 0,70 10 000 PA

Les ventilateurs hélicoïdes haute pression sont parfois composés de deux ventilateurs en séries tournant
en sens inverse. On parle alors de ventilateurs "contre-rotatifs".

6. Profil de fonctionnement
La courbe caractéristique de ces ventilateurs présente une zone d'instabilité dans la zone des faibles
débits (pompage), zone de travail qu'il faut éviter. Les problèmes de pompage apparaissent plus
facilement lorsque plusieurs ventilateurs sont placés en parallèle ou au démarrage contre un circuit
fermé.
Pour les débits plus élevés, la pression chute rapidement avec le débit. Ceci a pour intérêt de permettre
d'importantes variations de pression sans modifier le débit. Ceci n'est pas possible avec un ventilateur
centrifuge.

La puissance absorbée par un ventilateur hélicoïde diminue de façon semblable à la pression lorsque le
débit augmente (à débit nul, la puissance absorbée est généralement plus élevée que dans la plage
normale d'utilisation).

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Courbes caractéristiques d'un ventilateur hélicoïde


avec ou sans pavillon à l'aspiration.

6. Les ventilateurs centrifuges

A diamètre de roue égal, les ventilateurs centrifuges ont une capacité de débit inférieure aux ventilateurs
hélicoïdes mais permettent des différences de pression nettement plus élevées. Si on veut augmenter le
débit, il faut utiliser une roue double avec deux ouïes d'aspiration.

Il existe des ventilateurs centrifuges :

 "A aubes inclinées vers l'avant", appelés aussi "à action" ou "en cage d'écureuil". La roue de ces
ventilateurs comprend un nombre important d'aubes de faible hauteur. Elles sont inclinées dans
le sens de rotation de la roue.

 "A aubes inclinées vers l'arrière", appelés aussi "à réaction". La roue de ces ventilateurs
comprend un nombre réduit d'aubes de plus grande hauteur. Elles sont inclinées dans le sens
inverse de la rotation de la roue.

 "A aubes radiales". La roue de ces ventilateurs est composée d'aubes droites. Ce dernier type de
ventilateur a un très mauvais rendement et est peu utilisé dans les installations de ventilation et
de conditionnement d'air. Etant, de par sa forme, relativement insensible à l'encrassement, on

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l'utilise principalement dans l'industrie pour assurer le transport pneumatique de produits légers
comme les copeaux, les poussières,

Profil de fonctionnement

Courbe caractéristique d'un ventilateur à aubes recourbées vers l'avant (AV) et à aubes recourbées vers
l'arrière (AR), pour un même point de fonctionnement.

Roue à pales
Roue à pales couchées vers
couchées vers
l'avant
l'arrière
Type de courbe caractéristique Pentue plate
Pour une grande variation de faible variation de grande variation de débit et de
pression (par exemple fermeture débit et de la la puissance absorbée
d'un clapet d'étranglement, puissance absorbée
encrassement des filtres)

Rendement

Le rendement des ventilateurs à aubes inclinées vers l'avant ont un rendement maximum (60 à 75 %)
inférieur aux ventilateurs à aubes inclinées vers l'arrière (75 à 85 %).

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Niveau de puissance sonore

Les ventilateurs centrifuges sont réputés plus silencieux que les hélicoïdes. Un ventilateur centrifuge de
rendement médiocre peut cependant être plus bruyant qu'un hélicoïde spécialement conçu pour allier
silence et rendement.

Pour un ventilateur centrifuge aspirant à l'air libre, il est souhaitable d'adapter un pavillon bien dessiné à
son ouïe d'aspiration si son enveloppe n'en comporte pas à la construction. Son grillage de protection ne
doit pas créer de sillages importants (bruits de sirène à l'entrée de la roue).

Comparaison entre les ventilateurs à aubes inclinées vers l'avant et à aube inclinées vers l'arrière

Comparaison de deux ventilateurs de même taille (roues de diamètre 900 à double ouïe d'aspiration),
c'est-à-dire deux roues centrifuges pouvant être disposées dans une même enveloppe.

Pour un même point de fonctionnement (débit 60 000 m³/h et pression 1 000 PA) :

Pour un même point de fonctionnement, la roue avec aubes vers l'avant nécessite toujours une plus
faible vitesse de rotation.

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Le bruit produit par la roue avec aubes vers l'avant sera donc moins intense.
Lorsque la perte de charge varie dans le circuit aéraulique, la variation de débit qui en résulte est
nettement plus importante pour les roues inclinées vers l'avant. Leur point théorique de fonctionnement
doit donc être calculé avec beaucoup de rigueur. En effet, si la résistance réelle est inférieure à la
résistance calculée, le ventilateur débitera nettement plus que prévu et sa consommation sera supérieure
aux prévisions.

De plus, pour ces ventilateurs, une brusque diminution des pertes de charge va augmenter rapidement la
puissance sur l'arbre. Le moteur s'en trouvera surchargé et grillera.

Pour un même point de fonctionnement, la roue avec aubes vers l'avant nécessite toujours
une plus faible vitesse de rotation.
Le bruit produit par la roue avec aubes vers l'avant sera donc moins intense.
Lorsque la perte de charge varie dans le circuit aéraulique, la variation de débit qui en
résulte est nettement plus importante pour les roues inclinées vers l'avant. Leur point
théorique de fonctionnement doit donc être calculé avec beaucoup de rigueur. En effet, si la
résistance réelle est inférieure à la résistance calculée, le ventilateur débitera nettement plus
que prévu et sa consommation sera supérieure aux prévisions.
De plus, pour ces ventilateurs, une brusque diminution des pertes de charge va augmenter
rapidement la puissance sur l'arbre. Le moteur s'en trouvera surchargé et grillera.

Le rendement de la roue avec pales vers l'avant est en général moins bon si bien que la
puissance à l'arbre est supérieure.

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Pour ce type de roue, la puissance absorbée augmente rapidement avec le débit. A l'inverse,
elle varie relativement peu pour les pales inclinées vers l'arrière.
Pour une même pression (1000 PA) :

A l'inverse des roues inclinées vers l'arrière, la roue avec aubes vers l'avant ne demande
pratiquement pas de variation de vitesse pour obtenir une augmentation importante de
débit.

7. ventirateur de plafond

Ventilateur de plafond moderne.

Un ventilateur de plafond est un appareil comprenant des pales de ventilateur couplées à un moyeu
connecté à un arbre d'entraînement mis en rotation par un moteur alimenté électriquement et suspendu à
un plafond d'une pièce. Tournant beaucoup plus lentement qu'un ventilateur de bureau électrique ou
qu'un brasseur d'air professionnel, il brasse une quantité d'air qui permet plus ou moins de rafraîchir par
évaporation les personnes dans la pièce. À l'inverse des équipements de climatisation plus efficaces, il
ne peut refroidir l'air mais utilise moins d'énergie électrique qu'eux

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Chapitre 8: COMPRESSEURS
.1Introduction

Un compresseur est une machine qui a pour fonction d’élever la pression du fluide compressible qui
le traverse. Son nom traduit le fait que le fluide se comprime (son volume diminue) au fur et à mesure de
l’augmentation de pression.
L’élévation de pression d’un gaz pour un compresseur est utilisée pour atteindre un niveau de
pression déterminé par des processus tels que :

 Les réactions chimiques (pression convenable le catalyseur) ;


 Le stockage dans les cavités ;
 La liquéfaction ou la séparation ;
 Les cycles de réfrigération ;
 L’alimentation des réseaux d’air comprimé...etc.

I.2 Classification des compresseurs


Les compresseurs peuvent être classés selon caractéristiques suivants : figure I.1

 le principe de fonctionnement (volumétrique, dynamique) ;


 mouvement des pièces mobiles (mouvement linéaire, rotatif) ;
 les compresseurs d’air ;
 les compresseurs des gaz.

Les
compresseurs

volumétrique Les turbo-


compresseurs

Les compresseurs Les compresseurs Les compresseurs Les compresseurs


rotatifs centrifuges
à piston Axiaux

Figure I.1 Classification des compresseurs

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1 Compresseur mécanique

Un compresseur mécanique est un organe mécanique destiné à augmenter par un procédé uniquement
mécanique la pression d'un gaz.

Pour exercer la même fonction sur un liquide, quasi incompressible, on utilise une pompe.

Schéma de principe d'un compresseur.

Utilisation

Le compresseur mécanique (aussi appelé compresseur volumétrique) est utilisé dans des automobiles,
des avions mais aussi sur des bateaux à moteur et dans l'industrie pour produire de l'air comprimé1.

Le compresseur mécanique est utilisé sur les moteurs à explosion, pour en augmenter le rendement.
Selon le même principe que le turbocompresseur, il permet un meilleur remplissage des cylindres en air.
Toutefois, à la différence de ce dernier, il est entraîné directement par le moteur, généralement par le
biais d'une courroie2 ou par cascade de pignons.

Avantages

 Le compresseur mécanique permet d'augmenter la puissance et le couple du moteur qu'il


alimente et contrairement à un turbocompresseur il n'a pas besoin que le moteur débite un certain

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volume de gaz à l'échappement pour entrer en fonctionnement ; il est donc opérationnel


immédiatement après le démarrage du moteur.

 Fonctionnant à des régimes relativement bas, par rapport au turbocompresseur, sa fiabilité est
moins dépendante de la qualité de la lubrification et du refroidissement.

Inconvénients

Dans l'usage automobile, son mode de fonctionnement fait qu'il consomme, en permanence, une partie
de l’énergie mécanique générée par le moteur ce qui fait baisser le rendement global du moteur si
l'appoint de puissance qu'il génère est insuffisant

2.Compresseur rotatif

Compresseur À palettes

Le compresseur à palettes est un compresseur dit à rotation.

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Il est constitué d'un stator cylindrique dans lequel tourne un rotor excentré. Ce dernier est muni de
rainures radiales dans lesquelles coulissent des palettes qui sont constamment plaquées contre la paroi
du stator par la force centrifuge.

La capacité comprise entre deux palettes est variable. Devant la tubulure d'aspiration, le volume croît : il
y a donc aspiration du gaz. Ce gaz est ensuite emprisonné entre deux palettes et transporté vers la
tubulure de refoulement. Dans cette zone, le volume décroît et le gaz comprimé s'échappe dans la
tuyauterie de refoulement.

Deux conceptions de compresseur existent :

 Fonctionnement avec lubrification : les palettes sont en général en acier et l'huile, outre la
diminution du frottement entre palettes et stator, assure l'évacuation des calories et améliore
aussi l'étanchéité au niveau des contacts palettes/stator. Dans cette configuration, le gaz
comprimé est pollué par l'huile, il est donc parfois indispensable de purifier le gaz comprimé par
un procédé adéquat (décantation ou filtrage).
 Fonctionnement à sec avec des palettes en matériau composite chargé en graphite ou en téflon.

3. compresseur À vis

vis de compresseur

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Le compresseur à vis comporte deux vis synchronisées contre rotatives qui permettent de comprimer
l'air. Comme pour le compresseur à piston, on joue ici sur une diminution du volume pour augmenter la
pression.

L'aspiration de l'air ambiant, se fait d'un côté dans l'axes des vis (En haut sur la photo), du côté ou
l'empreinte des vis est la plus creusée, de l'autre côté, après un parcours de plus en plus étroit entre les
vis l'air comprimé est libéré.

Mais contrairement aux pistons dans les cylindres qui utilisent des segments pour assurer l'étanchéité, il
n'y a pas de frottement entre les vis; un film d'huile assure l'étanchéité.

L'huile utilisée dans ces compresseurs est souvent refroidie. Car, contrairement aux compresseurs à
pistons, l'huile sert surtout à l'étanchéité. Si l'huile est trop chaude, elle n'est plus assez visqueuse pour
garantir l'étanchéité.

Il existe aussi des compresseurs à vis dont les chambres de compression ne sont pas lubrifiées. Les vis
synchronisées, n'entrent pas en contact l'une avec l'autre. L'air comprimé produit est alors totalement
exempt d'huile.

4.Compresseur alternatif

 Va : le volume aspiré en litres par tour ;

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 Ve : le volume engendré en litres par tour ;


 Vm : le volume mort en litres.

Pouvant tourner sur deux, quatre ou six cylindres. Dans un compresseur à pistons, chaque piston
présente un mouvement alternatif dans un cylindre. Lors de l'aller, le piston aspire le fluide à une
certaine pression puis le comprime au retour. Pour cela, chaque piston est muni d'une entrée et d'une
sortie à clapet anti-retour. Le clapet d'admission ne peut laisser passer le gaz que vers la chambre du
piston. À l'inverse, le clapet d'échappement ne peut laisser passer le gaz que vers le circuit extérieur. De
plus, le clapet d'échappement offre une certaine résistance, de façon à ne s'ouvrir que lorsque la pression
de l'intérieur de la chambre du cylindre atteint une valeur suffisante.

Voici le fonctionnement pas à pas :

 le piston « descend » : la dépression créée à l'intérieur du cylindre entraîne l'ouverture du clapet


d'admission et le fluide est aspiré. Le clapet d'échappement est fermé, car il ne marche que dans
un sens.

 le piston commence sa « remontée » : le fluide commence à se comprimer, car il ne peut sortir


par le clapet d'admission (clapet anti-retour) et sa pression n'est pas suffisante pour pousser le
clapet d'échappement (maintenu en place par un ressort par exemple). Le fluide ne pouvant
s'échapper, il se compresse, car la « remontée » du piston diminue le volume dans le cylindre.

 la pression du fluide atteint la pression voulue (contrôlé par la raideur du ressort) : cette pression
est suffisante pour ouvrir le clapet d'échappement et le fluide sous pression s'échappe donc. Le
piston finissant sa remontée, il chasse le fluide tout en maintenant sa pression.

 le clapet d'échappement se ferme lorsque le piston arrive au point mort haut et un nouveau cycle
recommence.

Un compresseur à piston est souvent muni de plusieurs pistons, dont les phases d'admission et
d'échappement sont décalées pour avoir une sortie de fluide plus constante dans le réservoir. En effet,
pour chaque piston, la sortie du gaz comprimé n'occupe qu'une petite partie du cycle.

5. Compresseur hydraulique

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Le terme compresseur ou compresseur hydraulique est aussi beaucoup utilisé pour nommer un groupe
hydraulique ou une centrale hydraulique.

Il peut être à pistons, palettes, engrenages, vis, etc.

La technologie est la même que les compresseurs classiques, mais doit supporter des pressions entre 20
et 700 bars, selon les applications

Équipements associés

L'humidité normalement présente dans l'air à pression atmosphérique se retrouve, après compression,
dans un volume restreint et le volume d'eau dans l'air peut devenir important avec le risque de saturation
en eau de l'air comprimé. Pour éviter ce problème on lui associe souvent un sécheur d'air3.

6. Compresseur centrifuge

Le terme « compresseur centrifuge » (aussi appelé « compresseur radial ») désigne un type de


turbomachines à circulation radiale et à absorption de travail qui comprend des pompes, des
ventilateurs, des soufflantes et des compresseurs.
Les premières machines de ce type étaient composées de pompes, de ventilateurs et de soufflantes.
Description

Ce qui distinguait ces premières turbomachines des compresseurs était que le fluide de travail pouvait
être considéré comme incompressible, ce qui permettait de recourir au principe de Bernoulli pour
modéliser l'écoulement des fluides sans grande erreur. Les turbomachines fonctionnent à plus grande
vitesse et les modèles doivent tenir compte des fluides compressibles.
De façon plus formelle, les compresseurs centrifuges offrent une augmentation de la densité du fluide
de travail supérieure à 5 %. Également, les fluides qui les traversent voient leur vitesse augmenter au-
delà de Mach 0,3 quand c'est de l'air ou du diazote. En comparaison, les ventilateurs ou les soufflantes
ne parviennent pas à atteindre une augmentation de densité de 5 % et la vitesse de pointe relative du
fluide se situe en dessous de Mach 0,3-0,5.
De façon idéalisée, le compresseur dynamique obtient une augmentation de pression en ajoutant de
l'énergie cinétique ou de la vitesse à un jet continu de fluide grâce à un rotor ou à un étage de

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compression. L'énergie cinétique acquise est alors transformée en une augmentation de la pression
statique en freinant le flux à travers un diffuseur.
Applications

Le compresseur centrifuge est utilisé :

 dans les gazoducs (pour déplacer le gaz naturel du gisement au consommateur).


 pour le stockage souterrain du gaz naturel mais aussi du dioxyde de carbone,
 dans les raffineries de pétrole et sur les sites de traitement de gaz naturel, pétrochimiques et
chimiques.
 sur les sites de séparation de l'air (pour fabriquer des produits gaziers).
 dans les appareils de réfrigération de climatisation.
 dans les appareils fournissant de l'air comprimé.
 dans les turbines à gaz et les unités auxiliaires de puissance.
 dans les systèmes de pressurisation à bord des aéronefs (dans le but de maintenir une pression
sécuritaire et confortable aux personnes).
 dans les turbocompresseurs et les turbochargeur (en)s (qui servent à augmenter la puissance des
moteurs à essence ou au diesel).
 sur les sites d'exploitation des champs pétrolifères, pour injecter des gaz dans le sous-sol dans le
but d'augmenter le taux d'extraction, ou pour faciliter la remontée du pétrole par injection dans le
puits (gas lift).

Contraintes de fonctionnement

Plusieurs types de compresseurs centrifuges possèdent différentes contraintes de fonctionnement :

 Vitesse minimale de fonctionnement : en dessous d'une certaine vitesse, le compresseur ne peut


effectuer son rôle correctement. Sous cette limite, il est arrêté ou mis en attente.
 Vitesse maximale tolérée : Au-delà de cette limite, le stress mécanique peut dépasser les limites
sécuritaires et les vibrations du rotor peuvent s'élever rapidement. À ce moment, l'équipement
devient dangereux et la vitesse doit être réduite pour prévenir des accidents.
 Stonewall ou étouffement :

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o Dans les équipements où les fluides circulent à haute vitesse, lorsque le flux augmente, la
vitesse du fluide peut s'approcher de sa vitesse du son. Dans la plupart des cas, cette
condition n'affecte pas le compresseur.
o Dans les équipements à basse vitesse, les pertes augmentent au fur et à mesure que le
système se rapproche de cette valeur et le taux de compression se rapproche de 1:1.

Pointe (ou pompage, surge en anglais): le compresseur ne peut ajouter suffisamment d'énergie au fluide
pour dépasser la résistance du système. Cet état amène un changement rapide dans la direction du flux
(la pointe). En conséquence, des vibrations de hautes fréquences, une élévation de température et un
rapide changement de poussée axiale peuvent survenir. Ces effets peuvent abîmer les joints d'étanchéité
et les roulements mécaniques du rotor, le moteur d'entraînement (driver) du compresseur et le cycle
d'opération. La plupart des turbomachines sont conçues pour soutenir des pointes ponctuelles.
Cependant, si elles surviennent régulièrement sur de longues périodes ou que l'appareil est mal conçu,
des pointes répétitives peuvent mener à une destruction catastrophique.

I.5 7 CALCUL DE LA PUISSANCE D’UN COMPRESSEUR

7.1 Caractéristiques géométriques


Elles découlent des dimensions du compresseur.
.La cylindrée Cyl correspond au volume des cylindres:
D 2
Cyl  l n
4
C: Cylindrée en m3
D: Alésage du cylindre en m
l: Course du piston en m
n: Nombre de cylindres
. Le volume horaire balayé correspond au volume balayé par les pistons
qv bal  Cyl  N
qv bal: Volume balayé en m3
Cyl: Cylindrée en cm3
N: Vitesse de rotation en tr/s
7.2 Caractéristiques thermiques:
Elles découlent du fluide utilisé.
Le volume aspiré horaire Vasp. correspond au volume de vapeurs aspiré pendant

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86

une heure. L'aspiration a lieu pendant la course utile c.u.:


D 2
Cyl .UT   c.u  n
4
Cyl .UT.: Cylindrée utile en m3
c.u.: Course utile en m
D: Alésage du cylindre en m
n: Nombre de cylindres
qv asp  Cyl  ut  n
qv asp: Volume aspiré en m3/s
Cyl.ut.: Cylindrée utile en m3
n: Vitesse de rotation en tr/mn
Le volume aspiré horaire est toujours plus faible que le volume balayé horaire.
On peut donc en déduire une nouvelle caractéristiques.
Le rendement volumétrique ηv correspond au rapport du volume aspiré par unité de temps sur le
volume par unité de temps:
q v asp c.u c.u
v   
q v bal l c.n
c.u.: Course utile
c.n.: Course nuisible
l: course piston (pmh/pmb)
Le débit masse du fluide: nombre de kg de fluide ayant circulé dans le compresseur en une unité
de temps
q v asp
qm 
v
qm: Débit masse en kg/s
qvasp: en m3/s
v’: Volume massique du fluide à l'aspiration en m3/kg
Le taux de compression correspond au rapport de la pression de refoulement sur celle
d'aspiration en valeurs absolues
Pk
T
P0

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Pk: Pression absolue de condensation en bar


Po: Pression absolue d'évaporation en bar
Ce taux variant en sens inverse du rendement volumétrique. En considérant cette variation linéaire cela
donne
ηv =1-0,05xΤ
4) Puissance frigorifique:
La puissance frigorifique du compresseur doit etre normalement égale à celle produite à
l'évaporateur. Elle dépend:
- de la température d'évaporation,
- de la température de condensation,
- de la vitesse de rotation,
- du fluide utilisé.
qm  h
Ф0 
3600
υo = Puissance frigorifique
qm = Débit masse en kg/h
∆h = Quantité de chaleur absorbée par kg de fluide à l'évaporateur en kJ/kg
qom = Production frigorifique

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88

Chapitre 9: TURBINE HYDRAULIQUE


1 .Introduction
Actuellement dans le monde, les êtres humains consomment de plus en plus d’énergie. En effet l’énergie
est le moteur de l’ensemble de notre système de production, et par conséquent, un enjeu économique de
la plus grande importance. Une partie importante de cette énergie est consommée sous forme
d’électricité, en effet, il ne se passe pas un jour sans que nous n’utilisions l’énergie électrique : les
appareils fonctionnant à base d’électricité sont de plus en plus nombreux. L’électricité peut être
fabriquée de différentes façons. Par exemple, des centrales électriques utilisent les énergies fossiles
telles le gaz, le charbon ou le pétrole. Ces centrales sont appelées centrales thermiques. L’énergie
nucléaire est également utilisée, de même que les énergies renouvelables comme le vent, le soleil ou
l’action de l’eau.
Mais les réserves en énergies fossiles sont limitées et elles ont des conséquences néfastes sur
l'environnement (effet de serre, pluies acides, ...), et les scientifiques s’accordent à dire qu’elles seront
probablement épuisées dans quelques décennies. De plus, l’énergie nucléaire peut s’avérer
particulièrement dangereuse et provoquer des accidents dramatiques (comme à Tchernobyl en 1986), et
le stockage des déchets radioactifs à long terme pose problème... C’est pourquoi l’utilisation des
énergies renouvelables, qui sont inépuisables et respectueuses de l’environnement, doit être développée
pour être plus utilisée dans l’avenir. Actuellement au monde , l’énergie hydroélectrique est l’énergie
renouvelable la plus utilisée. Nous étudierons donc plus particulièrement les barrages de retenues d’eau,
ceux-ci utilisent l’énergie mécanique de l’eau pour produire de l’électricité.

Une turbine hydraulique est une machine tournante qui produit une énergie mécanique à partir d'eau
en mouvement (cours d'eau ou marée) ou potentiellement en mouvement (barrage). Elle constitue le
composant essentiel des centrales hydroélectriques destinées à produire de l'électricité à partir d'un flux
d'eau. Elle a été inventée par Benoît Fourneyron en 1832.

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Turbine hydraulique et générateur électrique, vue en coupe


A=générateur; 1=stator ; 2=rotor;B=turbine; 3=vannes réglables; 4=pales de la turbine; 5=flux d'eau;
6=axe de rotation de la turbine et du générateur.
1.2 Un petit peu d'Histoire

Le premier barrage officiellement recensé est celui du Nil, qui fut construit vers 4000 ans avant J-C,
pour dévier l’eau afin de pouvoir construire la ville de Memphis. De plus, pendant l’Antiquité, plusieurs
barrages bâtis en terre permirent l’irrigation de terres infertiles. Une des civilisations antiques les plus
reconnues fut celle des Babyloniens qui héritèrent des Sumériens un génie civil impressionnant pour leur
époque. Ensuite on a eu l’idée d’utiliser la force de l’eau d’une rivière qui entraînerait une roue ; c’était
le moulin, il permettait de moudre le grain des céréales pour faire de la farine et donc de se nourrir. Peu
de ces constructions ont laissé de traces à cause de l’érosion constante du globe, néanmoins nous
pouvons maintenant, grâce à l’architecture et des moyens modernes, construire des édifices beaucoup
moins limités ainsi nous comptons aujourd’hui plus de 35000 barrages et 1500 en construction dans le
monde.

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90

1.3 Barrage

La première fonction du barrage est simple, elle est de retenir une importante quantité d'eau dont la
principale raison est de produire de l'électricité et pour cela il suffit d'ouvrir les vannes pour que l'eau
s’engouffre dans d'un canal pour être par la suite dirigée vers une centrale hydraulique qui est située en
contre-bas pour augmenter la hauteur de la chute. A la sortie de la conduite, la pression et/ou la vitesse
entraîne la rotation d’une turbine qui est reliée à un alternateur qui transforme l’énergie mécanique en
énergie électrique. L'énergie produite dépend de la puissance de l'eau qui dépend du débit et de la
hauteur de la chute. L'eau est ensuite relâché pour reprendre le cours normal de la rivière.

Pour produire de l'électricité on utilise l’énergie cinétique de l’eau. L'énergie cinétique provient de la
force de gravitation (la force de gravitation dépend de la hauteur de la chute de l'eau). L'énergie
cinétique provient de l'énergie potentielle, c'est lorsque l'eau descend des conduits que l'énergie
potentielle est transformée en énergie cinétique. Au niveau de la centrale presque toute l'énergie
potentielle est transformée.
Il suffit d'utiliser cette formule pour savoir la puissance de la centrale :

P=Ec/T ( P = puissance, Ec= énergie cinétique, T = temps ).

Em=Ec+Ep

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Em = énergie mécanique

Ec=1/2*m*v²
-m = masse de l'eau
-v = vitesse de l'eau

Ep=m*g*h
- m=masse de l’eau
- g=gravitation terrestre
- h=hauteur de chute

Les différents types de Barrages

Ils existent plusieurs types de barrages, ces barrages sont choisis en fonction de l'environnement et des
moyens à disposition.

1) Barrage à poids

Le barrage-poids est un barrage dont la propre masse suffit à résister à la pression exercée par l'eau. Ils
sont encore très utilisés de nos jours. Le barrage-poids en béton est souvent choisi lorsqu' il sollicite peu
la résistance des berges. Dans certains terrains, c’est un avantage. Par contre, il utilise beaucoup de
béton.

2) Barrage en voûte

Le barrage a pour principe de repousser la pression de l'eau sur les flancs de la vallée au moyen d'un
mur de béton arqué horizontalement. La technique de barrage-voûte nécessite une vallée plutôt étroite et
un bon rocher de fondation.

3) Barrage en contreforts ou multi voûtes

Le mur en voûte ou dalle plate qui retient l’eau, est doublé de contreforts qui transmettent la force de
l’eau vers le sol. Il nécessite moins de béton pour sa construction, il doit reposer sur un sol résistant et
n’est pas nécessairement dans les vallées étroites.

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4) Le barrage en matériaux meubles


Il a les mêmes caractéristiques que le barrage poids mais il n’est pas réalisé en béton mais en
enrochement de blocs de pierre ou en terre compacte, sans élément de liaison particulier. Il possède une
base très large, et il comporte sur toute la hauteur un élément assurant l’étanchéité. Ce sont les barrages
les plus résistants aux tremblements de terre.

1.4 Les Turbines Hydrauliques


Une turbine hydraulique est une machine qui effectue une rotation qui génère une énergie mécanique à
partir de l'eau. C'est la partie la plus importante des centrales hydroélectriques destinées à produire de
l'électricité à partir de chutes d'eau. Elle est inventée par Benoît Fourneyron en 1832.

Ils existent deux types de turbines hydrauliques : les turbines à action et à réaction.
-Les turbines à action qui transforment la pression hydraulique en énergie cinétique par un dispositif
statique (injecteur), avant d'actionner la partie mobile.
- Les turbines à réaction, la partie mobile provoque au contraire une différence de pression entre
l'entrée et la sortie.

Les modèles de turbines hydrauliques les plus utilisées:


Les turbines Francis sont généralement utilisées pour de moyennes chutes et peuvent développer des
puissances très importantes. Leur rendement est très bon : pour des débits variant de 60 à 100 % du débit
nominal il dépasse 80 %, cependant ce matériel n'est pas recommandé lorsque le débit est susceptible de
varier au delà de ces limites.

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Actuellement, ces machines sont toutes montées avec une bâche spirale qui alimente le distributeur.
C'est une conduite en forme de colimaçon de section progressivement décroissante reliée, d'une part à
l'extrémité aval de la conduite forcée, et d'autre part à la section d'entrée du distributeur. La bâche est
tracée de telle façon que le débit passant à travers chaque arc de cercle de la section d'entrée du
distributeur soit constant.
Le distributeur est constitué par une série de directrices (aubes rotatives) entraînées par des biellettes
liées à un cercle de vannage.
Celui-ci est mis en rotation par la tige de commande du distributeur qui l'entraîne par deux tirants.
La roue de la turbine est placée à l'intérieur des distributeurs, et l'arbre qui la relie à la génératrice ou à
un multiplicateur de vitesse est guidé par le palier principal de la turbine.

La turbine Pelton est utilisée pour les hautes chutes et petits débits. Elle est constituée d'une roue à
augets mise en mouvement par un jet provenant d'un ou de plusieurs injecteurs :
- les augets sont profilés pour obtenir un rendement maximum tout en permettant à l'eau de s'échapper
sur les côtés de la roue. Ils comportent une échancrure qui assure une pénétration progressive optimale
du jet dans l'auget,
- l'injecteur est conçu pour produire un jet cylindrique aussi homogène que possible avec un minimum
de dispersion.

Le débit est réglable à l'aide d'un pointeau mobile à l'intérieur de l'injecteur, qui est déplacé par un
servomoteur hydraulique ou électrique. Ce pointeau est asservi à la régulation de la turbine.

Les turbines Kaplan et hélices sont les plus appropriées pour le turbinage des faibles chutes. Les

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94

puissances correspondantes peuvent varier de quelques kW à plusieurs centaines de kW. Elles se


caractérisent par leur roue qui est similaire à une hélice de bateau et dont les pales sont réglables en
marche (Kaplan) ou fixes (hélices).

Ces machines sont classées en fonction de leurs possibilités de réglage et le type d'écoulement. Ainsi,
selon les exigences du site on utilise :

- pour des débits constants : une turbine hélice à pales et distributeur fixes,
- pour des débits élevés et peu variables : une turbine hélice à pales fixes et un distributeur mobile,
- pour des débits variants entre 30 et 100 % du débit nominal, une turbine Kaplan à distributeur fixe,
- pour des débits variants entre 15 et 100 % du débit nominal, une turbine Kaplan à distributeur réglable.
Il s'agit de la machine la plus compliquée avec ses deux possibilités de régulation qui doivent être
accordées ensemble pour détenir les meilleurs résultats.

Le système de distribution peut être semblable à celui des turbines Francis. Cependant, on peut trouver
aussi un distibuteur conique ou axial et l'écoulement subit ainsi un minimum de changement de
direction.
1.4 Barrage hydraulique

définition
Le but des barrages hydrauliques, est de capter la force motrice de l'eau (l’énergie cinétique*)pour
produire de l'électricité. Pour cela, tout un procédé est mis en œuvre:

Tout d'abord, le site doit être composé d'un barrage et d'une centrale souvent en contrebas du
barrage, plus ou moins éloignée; plus le barrage sera placé haut, plus vite tournera la turbine.

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95

* Energie cinétique : Energie possédée par un corps en mouvement, celle ci sans contrainte et en
négligeant les frottements est égale à l’énergie potentielle « Ep ».
ANALUSE FANCTIONELLE
FP1 : Transformer l’énergie cinétique de l’eau en énergie électrique.
FC1 : Respecter le paysage, et l’environnement animal.
FC2 : Exécuter une maintenance rapide et aisé.
FC3 : Résister à la force de l’eau

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1.6 Transformation
Dans une installation employant une turbine hydraulique, on trouve toujours un réservoir, qui permet à
l’eau de s’écouler jusqu’à l’entrée de la turbine. C’est un distributeur, qui dirige convenablement le jet
d’eau pour qu’il arrive sur la roue mobile avec le minimum de perte. La roue de la turbine, équipée
d’ailettes ou d’augets, est mise en rotation par la force centrifuge de l’eau sous pression. C'est la
puissance de l'eau qui fait tourner la turbine, elle dépend donc du débit, de la hauteur de la chute et aussi
de la différence de hauteur entre la turbine et le barrage.

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La turbine en mouvement de rotation entraîne un alternateur qui produit une tension en


transformant l'énergie mécanique en énergie électrique. La puissance de l’eau qui fait tourner la turbine
dépend du débit et de la hauteur de la chute et le rendement de l’opération est très bon, de l’ordre de
90%. Un transformateur élève alors cette tension produite par l'alternateur pour qu'elle puisse être
facilement transportée dans les lignes à haute et très haute tension.
A la sortie de la turbine, l'eau qui a perdu sont énergie est rejetée dans la rivière via un canal
de fuite.
L'alternateur
Un alternateur, en tant que machine tournante est constitué d'un rotor (partie tournante) et
d'un stator (partie fixe):
· le rotor est l'inducteur, c'est à dire qu'il crée le champ magnétique et, puisqu'il est en mouvement, ce
champ magnétique le sera aussi (induction de Neumann).
Dans les dispositifs les plus simples, comme les dynamos de vélos, l'inducteur est un aimant permanent.
Dans les dispositifs plus complexes, comme les alternateurs industriels servant à produire de l'électricité
en grande quantité et avec une tension bien définie, l'inducteur est un électroaimant car le contrôle de sa
tension d'alimentation permet d'adapter le champ magnétique généré et permet ainsi de fixer les
caractéristiques du courant électrique produit.
· le stator est l'induit, il est constitué d'enroulements de câbles conducteurs qui vont être le siège de
courants électriques alternatifs induits par le champ magnétique en mouvement de l'inducteur. Ces
enroulements sont disposés de telle sorte que l'alternateur soit le plus efficace possible et qu'il y ait un
minimum de pertes.
2 Etudes détaillés

2.1 généralité

Les turbines sont a l’inverse des pompes des machines à fluides capables d’en extraire de l’énergie. Le
fluide cede donc de l’énergie dont une partie sera récupérée sur l’arbre de la turbine sous forme
d’énergie mécanique : P = Cω. Du point de vue du fluide, la puissance mécanique P m est négative. En
changeant le signe de Pm, on obtient une quantité positive Pi appelée puissance interne ou puissance
indiquée :

En général, on classe les turbines en deux catégories.

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98

Les turbines à action


La diminution de la charge est due exclusivement a` la perte d’énergie cinétique :

On définit alors le degré de


réaction par :

et ici r = 0. Toute l’énergie cinétique du fluide est disponible dans un ou plusieurs jets et le passage est
tangentiel.
Les turbines à réaction
Dans ce cas, r = 0, l’énergie hydraulique transmise se présente sous forme d’énergie cinétique
et d’énergie de pression. Le transfert d’énergie de pression nécessite une grande surface de contact entre
le fluide et la roue. C’est pourquoi le rotor et les aubes sont noyés dans le fluide.
Bilan d’énergie

On appelle la hauteur nette :

Toute cette énergie (Hn) ne sera pas intégralement transférée au rotor. En effet, en traversant les
organes fixes et mobiles, le fluide perd de l’énergie par frottement et par choc. On désigne ces pertes
par perte de charge interne ∆Hi. Seule l’ énergie restante (hauteur interne) est transferee au rotor :

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L’énergie disponible au rotor est :

ou` Ci désigne le couple interne. Sa puissance mecanique disponible en bout d’arbre est :

Le bilan d’énergie est illustre par le diagramme. Ce diagramme definit plusieurs rendements :
— Le rendement interne (ou manométrique) : ηi = Hi/Hn. Ce dernier rend compte des pertes
hydrauliques.
— Le rendement mecanique : ηm = Cω/Pi = C/Ci. Ce rendement rend compte des frottements
mecaniques.
— Le rendement total : η = Cω/ρgqvHG. Ce rendement rend compte de la dissipation et de
l’utilisation faite de l’energie hydraulique disponible.
Le fonctionnement nominal est en général choisi lorsque le rendement total est maximum,
c’est-a`dire quand Hp + Hr + ∆Hi est minimum.
2.2 Turbine à action
Dans cette catégorie , un jet libre impacte sur des augets ou des aubes profilées, fixées sur la périphérie
de la roue mobile. Ces jets exercent une force sur les augets en mouvement de rotation qui est
transformée en couple et puissance mécanique sur l’axe de la turbine.
Les turbines à action sont caractérisées par le fait que l’énergie transformée au niveau des aubages est
entièrement sous forme d’énergie cinétique. Le transfert d’énergie entre l’eau et l’aubage a lieu a`

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100

pression constante, généralement à la pression atmosphérique. La roue de la turbine est dénoyée ou


partiellement dénoyée (cross-flow) et tourne dans l’air.Dans cette catégorie, on trouve :
-la turbine Pelton, adaptée aux hautes chutes, avec une roue à augets ;

-la turbine Banki, au flux transversal (l'eau s'écoule au travers des pales de la turbine), est adaptée aux
basses vitesses;
-la turbine Turgo, conçue pour des hauteurs de chute moyenne.
-la turbine à vis d'Archimède, adaptée aux basses chutes et variables débits. Efficacité 86 %
-la turbine à roue de pression rotatoire, ou roues hydrauliques part réaction les lames sur l’angle de la
turbine sous partialement immergées et utilisent le pression hydrostatique. Adaptée aux basses chutes et
variables débits. Efficacité 85 %
-la turbine de bassin à vortex, est dotée d’un canal d’amenée qui conduit l’eau de la rivière dans un
bassin de rotation circulaire. Un tourbillon / vortex se forme et le rotor tourne et entraînant un
générateur qui va produire l’électricité. Assainissement d’eau par aération et refroidissement.
Adaptée aux basses chutes et variables débits. Efficacité 83

2.1.1 La turbine Pelton

Elle travaille a` de´bit relativement faible sous une hauteur de chute éleve´e (300 m a` 1200 m, voire
davantage) avec une grande vitesse de rotation.


Le jet exerce une force F sur l’auget qui conduit à un couple moteur qui fait tourner la rouede la
turbine. L’injecteur est relié au réservoir (HG) amont par une conduite forcée.L’aiguille coulisse dans
la partie convergente de l’injecteur soit par une commande manuelle soit par un servomoteur. Le

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101

déplacement de l’aiguille fait varier la section de sortie et par conséquent le débit qv  sv (v vitesse
du jet et S section du jet). En effet, on a :

v2
 H G  H tuyauxH injecteur
2g

Comme HG est très grand et que le tuyau est long, v  2 g H G  2H tuyaux  . Quand on veut
arrêter rapidement la turbine Pelton, on ne ferme jamais brusquement la vanne amont ou l’injecteur
en raison des coups de bélier qui pourraient endommager la conduite d’amenée, mais, on dévie le jet
grâce a` un déflecteur. Ensuite, on ferme lentement l’injecteur. Le déflecteur doit être fixé solidement
pour résister aux efforts souvent énormes exercés par le jet

La roue est a` passage tangentiel et le transfert se fait a` la périphérie de la roue dans des augets en
nombre et forme calculés. Le jet frappe des augets de forme coquille symétrique. L’angle d’entrée
β1 doit être faible ce qui conduit a` construire une arête d’entrée très affutée, dont l’usure constitue
le problème principal.

L’angle de sortie  2     2 doit être également faible. Cependant, un retour complet(  2  0 )


de jet provoque un phénomène ne de talonnage qui diminue le rendement. Le talonnage est du à

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102

l’impact du jet sortant sur l’extrados de l’auget suivant.

Coupe de l’auget d’une turbine Pelton


Le nombre de tours spécifique Ns est défini par :

1
2
N .P
Ns 
g.H G  4
1 5
 2

Pour les turbines Pelton, Ns = 0.0025 → 0.08. Le meilleur rendement est obtenu pour environ

N S  0.0025  0.08 Attention : ces valeurs sont données avec N en tr/min et P en chevaux. Si
la vitesse spécifique est calculée avec d’autres unités, les valeurs numériques données ici doivent
être converties.
Il est aussi important de définir le rapport 2R/d entre le rayon de la roue R et le diamètre du Jet d. Pour
que le rendement soit convenable, il faut que 9 < 2R/d < 30 avec une valeur optimale de 12. On peut
0,2d
montrer que N S 
2R
Si la roue est munie de plusieurs jets n, sa puissance totale est n fois plus grande et son nombre de tours

spécifique Ns, n fois plus grand. n peut atteindre 6, mais en pratique, les turbines Pelton possèdent 2
a` 4 jets

Caractéristique de la turbine Pelton


L’écoulement dans l’auget peut se schématiser comme si dessous . On en déduit le triangle

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103

des vitesses.

A l’entrée, 1  0 et à la sortie  2   si  2  0 . On a alors, u1  u 2 u et u1  u 2 = R  u .

La puissance interne est donnée par :

et donc

La charge relative entre 1 et 2 se conserve :

Si le degré de réaction r  0 alors p1  p2  patm et = u1  u 2 donc w1  w2  v  u et

Cela montre que le meilleur transfert a lieu pour 1  0 . Mais dans ce cas, on a le phénomène

de talonnage. En général, on construit les augets avec

Si on suppose que v est fixée  gH n 


Et qv est fixé (ouverture de l’injecteur fixé), u étant proportionnel à N, alors :

ou` A  (2R) 2 1  cos 2  et N max 


v
. Nmax correspond la vitesse de rotation théorique
2R

D’emballement. Dans ce cas, v = u, ce qui signifie que l’auget va à la même vitesse que le jet. Il

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104

n’y a donc pas de transfert d’énergie. On en déduit les caractéristiques des turbines Pelton.

On note que Pi  Ci et donc Ci  Aqv ( N max  N ) .De plus, si v est fixé, alors Nmax l’est

Hi
aussi. Le rendement interne  i  est proportionnel à Pi. Le rendement maximal a donc lieu
Hn

v
pour u  et ηi ∼ 1. qv est fixé par l’ouverture de l’injecteur et par la hauteur génératrice. Le
2

débit est donc indépendant de N.

Remarque 1 : On remarque que le couple est maximum au démarrage et que la vitesse


d’emballement reste finie (v). Elle est fixé par la hauteur génératrice HG aux pertes de charge
près.
Remarque 2 : En raison du frottement du fluide sur les parois de l’auget qui conduit à une
perte de charge interne et à w2 < w1, on trouve que ηmax est obtenu pour u/v légèrement
Inférieur à 1/2.
Remarque 3 : Dans les grosses turbines Pelton dont la roue peut atteindre plusieurs mètres de

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105

diamètre, la puissance maximale réellement obtenue de´passe les 90% de la valeur théorique
(1/2)ρqvv2 et on réalise des machines qui fournissent 40000 chevaux par roue soit 29.44 MW.
Remarque 4 : La hauteur de chute varie entre 40 m et plus de 1000 m. Cela entraine des
vitesses de rotation élevées.
2.2. Turbines à réaction
Pour ce type de turbines, on utilise a` la fois l’énergie cinétique et l’énergies de pression. Cette
dernière nécessite pour le transfert une grande surface de contact entre le fluide et la roue. C’est
pourquoi les aubes sont noyées. Deux principes sont a` la base de leur fonctionnement.
— La création d’un tourbillon a` l’aide d’une bâche spirale d’aubages directeurs (directrices)
ou des deux a` la fois.
— La récupération du mouvement tourbillonnaire par les aubes d’une roue mobile en rotation
qui épousent les filets d’eau afin de leur donner une direction parallèles à l’axe de rotation.

Les aubages se comportent comme une aile d’avion. La portance qui en résulte induit un couple

sur l’arbre de la turbine et fait avancer l’aube a` une vitesse d’entrainement u .

Dans cette catégorie de turbines, on distingue :

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106

— La turbine Francis.
— La turbine Hélice.
— La turbine Kaplan (hélice à pales orientables même pendant le fonctionnement).
Le système d’alimentation est presque le même pour les trois types de turbines. Il est constitue´
d’une bache spirale et d’un distributeur actionne´ par un cercle de vannage. La bache spirale est
Raccordée a` la conduite amont et elle est en général sous la forme de colimaçons.
Le distributeur sert à régler le de´bit. Il est constitue´ par une série de directrices profilées toutes
Solidaires les unes des autres et actionnées par le cercle de vannage. Ces distributeurs servent
Également a` fixer l’angle d’entrée. Le principe de fonctionnement est illustré par la figure .

La mécanique de commande des pales oblige, lorsque le nombre de pales devient important (6–8)
à augmenter le rapport du diamètre moyen au diamètre D de la roue.

A` la sortie de la turbine a` réaction, l’eau posse`de toujours une certaine énergie cinétique qu’on
peut récupérer en partie grâce à un diffuseur qui est constitue´ d’une canalisation evasée conduisant
l’eau vers le canal (ou lac) de fuite.
Caractéristiques générale
Ce sont les mêmes calculs que pour les pompes.

Manigomba Jean Albert Page 106


107

Diffuseur
Le diff useur (figure si dessous )sert a` récupérer de l’énergie cinétique à la sortie de la turbine.

L’axe de la turbine est situé à zT positif ou négatif. Si on sort directement à l’atmosphère

v22
p2 = patm et zT = 0. Il reste une chargé résiduelle H res  . On a P ∝ H1 − H2 avec H1
2g

donne´. On obtient donc une puissance maximum pour H2 minimum. S’il n’y a pas de diff useur,
patm v2
H2   zT  2
g 2g

et avec

patm v 2
H2   zT  2
g 2g

avec v ‘2 ∼ v2. On a donc intérêt à avoir p2 le plus faible possible, mais tel que p2 ≥ psat pour éviter

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la cavitation. Pour zT donne´, la hauteur résiduelle est mesurée par


patm  p2
Hr  ( )
g On peut également diminuer la cote zT (négatif) en plaçant la turbine sous le niveau

du lac de fuite. Dans ce cas :

Avec ∆Hreg les pertes de charge régulières dans le diffuseur et ∆Hsing les pertes de charge singulières

Éventuelles. Ainsi,
patm v3
H2   H reg  H sin g  2
g 2g

Et

zT étant fixé, v2 l’étant aussi par le débit, pour avoir p2 le plus faible possible il faut minimiser

v32 v2
H reg  H sin g   2
2g 2g

Ainsi, un bon diff useur doit avoir :

— Un élargissement important pour que v3 → 0.

— Une perte de charge ∆Hreg faible.

Evidemment, ces critères sont contraints par le génie civil.

L’importance du diff useur se chiff re par le coefficient.

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En utilisant l’équation 3.23, on obtient :

v22
Pour une sortie a` l’air libre, zT = 0, ∆H = 0 et v3 = 0, K  On donne enfin quelques ordres de
2 gH n

grandeur :
— Pour les turbines Francis lentes, K ∼ 10%.
— Pour les turbines Kaplan très rapides, K ∼ 60%.
2.2.1 Cavitation
La cavitation peut se produire sur les aubes de la turbine, ou a` la sortie de la turbine.
Cavitation sur les aubes L’écoulement sur une aube dans le repère relatif est analogue a` un écoulement
sur une aile d’avion : de´pression sur l’extrados, surpression sur l’intrados. La résultante de ces forces
conduit a` une force de portance qui fait tourner la roue. Ceci peut être schématisée par la figure
suivante.

– Sur la zone AB, p < psat, formation des bulles de vapeur et zone BC, p > psat, implosion de sbulles de
vapeur.

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Cavitation à la sortie de la turbine (torche à vapeur)


A la sortie de la turbine, un tourbillon se forme. Ce dernier ne disparait complètement qu’au
point de fonctionnement nominal (v1 axial). Pour des débits inferieurs, entre 40% et 60% du débit

Nominal, le tourbillon de sortie devient très intense et conduit a` des instabilités. L’écoulement dans

le tourbillon est presque du type vortex libre :


La pression atteint p = psat et les bulles de vapeur apparaissent sous forme de torche (figure suivante)

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Plus loin, les bulles implosent violemment. Il s’en suit des chocs (coup de bélier) qui peuvent mettre en
danger l’installation. Pour y remédier, on injecte des bulles d’air (par A sur la figure si haut ) qui
permettent d’amortir les chocs. Mais cela entraîne une baisse de rendement de 1% à 2%.
Limite de la hauteur d’aspiration
La hauteur d’aspiration Hs d’une turbine a` réaction est définie par :

v 22
Si on raisonne en hydrostatique (en négligeant les pertes de charge et les termes
2g

patm p
La hauteur d’aspiration théoriquement possible est H sth  H a  H v avec H a  et H v  sat
g g

Les dépressions sur l’aubage font que la pression de vapeur saturante est atteinte pour
Pour tenir compte de ceci, on utilise en pratique un coefficient σ, le coefficient de Thoma. On a alors :

au-delà duquel apparait une cavitation capable d’endommager la roue.

Remarque :
— Ha dépend de l’altitude. Au niveau de la mer Ha = 10.33 m et a` 1500 m, Ha = 8 m.
— Hv dépend de la température.

 Dans le cas d'une turbine à réaction, la partie mobile provoque au contraire une différence de
pression entre l'entrée et la sortie, telles :

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4.Utilisation des différents types de turbine

hauteur
Nom rendement débit
de chute

turbine Pelton 90 % hautes

turbine Banki 86 % faible

turbine Turgo 87 % à 90 % Moyenne

turbine à vis d'Archimède 86 % Basse variable

turbine à roue de pression rotatoire 85 % Basse variable

turbine de bassin à vortex 83 % Basse variable

turbine Francis 80 % à 95 % moyenne à haute

turbine Kaplan 90 % à 95 % Basse fort

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