Vous êtes sur la page 1sur 5

Formulaire de contentieux administratif Dalloz

INSTANCE

Les requêtes sur déféré


Requête en déféré-suspension à l'encontre d'un permis de
construire ou d'un permis d'aménager en application de l'article
7 L. 554-10 du code de justice administrative (CJA, art. L. 554-10 et
L. 778-1 à L. 778-2, R. 778-1 à R. 778-9, C. urb., art. L. 600-3 et
R. 600-1, CGCT, art. L. 2131-6, al. 3 et 4) -
Observations
Généralités

Selon les articles L. 778-2 et R. 778-9 du code de justice administrative (CJA), le jugement des litiges relatifs aux documents d'urbanisme et aux autorisations
d'urbanisme est régi par les dispositions du livre VI du code de l'urbanisme et par celles du code de justice administrative.
Selon l'article L. 554-10 du code de justice administrative, les représentants de l'État, de la commune ou d'un établissement public de coopération intercommunale
peuvent demander qu'il soit fait application des règles prévues aux troisième et quatrième alinéas de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales
(CGCT) reproduits respectivement aux articles L. 554-1 et L. 554-2 du code de justice administrative, relatifs au déféré préfectoral.
L'article L. 554-10 du code de justice administrative devrait désormais renvoyer à l'article L. 600-3 et non l'article L. 421-9 du code de l'urbanisme abrogé depuis le
1er octobre 2007. Daniel Chabanol, auteur du code de justice administrative commenté (éd. Le Moniteur, p. 611, 9e éd.), considère que de ce fait l'article L. 554-10
est dépourvu de portée.
– Les actes concernés sont les permis de construire et les permis d'aménager, y compris les permis de construire tacites (CE 17 déc. 2014, Min. de l'Égalité des
territoires et du Logement c/ Cne de Mollans-sur-Ouvèze, req. n° 373681).
– Les acteurs concernés
Selon l'article L. 554-10 du code de justice administrative relatif au déféré tendant à la suspension d'un permis de construire ou d'aménager sont compétent :
– l'État ;
– la commune ou
– l'EPCI.
S'agissant de l'État et plus précisément de son représentant, cette disposition peut faire double emploi avec celle de l'article L. 554-2 du code de justice
administrative en ce que cette dernière prévoit également l'application des dispositions de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et de
plein droit celles de son alinéa 4 en cas de déféré-suspension à l'encontre des actes pris par une commune en matière d'urbanisme dont les permis de construire et
d'aménager, actes uniquement visés par les dispositions de l'article L. 554-10, font sans conteste partie.
L'article L. 554-2 du code de justice administrative (V. formulaire « Requête en déféré-suspension préfectoral d'un acte d'urbanisme en application de l'article
L. 554-2 ») permet, uniquement au préfet, de déférer et de solliciter la suspension de tous les actes d'urbanisme d'une commune, d'un département (CGCT, art.
L. 3132-1) et de la région (CGCT, art. L. 4142-1).
L'article L. 554-10 du code de justice administrative permet au préfet, à la commune ou à l'EPCI de déférer et de solliciter concomitamment la suspension
uniquement des permis de construire et d'aménager.
– Le caractère facultatif du bénéfice des dispositions de l'article L. 554-10 du code de justice administrative
Ces autorités peuvent ou non demander qu'il soit fait application des alinéas 3 et 4 de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, à savoir :
– Dispense du caractère d'urgence : « Le représentant de l'État peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des
moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois » (CGCT,
art. L. 2131-6, al. 3) ;
– L'effet suspensif du recours de l'article L. 554-10 du code de justice administrative : « Jusqu'à ce que le président du tribunal administratif ou le magistrat délégué
par lui ait statué, la demande de suspension en matière d'urbanisme, de marchés et de délégation de service public formulée par le représentant de l'État dans les
dix jours à compter de la réception de l'acte entraîne la suspension de celui-ci. Au terme d'un délai d'un mois à compter de la réception, si le juge des référés n'a pas
statué, l'acte redevient exécutoire » (CGCT, art. L. 2131-6, al. 4).
La procédure prévue par l'article L. 554-10 du code de justice administrative n'est pas une procédure autonome mais n'est qu'une modalité dérogatoire de mise en
oeuvre de la requête aux fins de référé-suspension instituée par l'article L. 521-1.
Cette disposition n'a donc d'intérêt que pour une commune ou un EPCI qui entend déférer un permis de construire ou d'aménager et qui demande expressément
que, dans l'attente du jugement au fond, l'acte contesté soit suspendu de plein droit pour une durée d'un mois, d'une part, et que la condition d'urgence propre au
référé-suspension ne soit pas requise, d'autre part.
En effet, la demande de suspension faite sur ce fondement est dispensée du caractère d'urgence mais nécessite que soit démontré qu'au moins l'un des moyens
invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois (CGCT, art.
L. 2131-6, al. 3).
La demande de suspension présentée en application de l'article L. 554-10 ne constitue pas un référé-suspension et n'entre pas dans le champ d'application des
articles L. 521-1 à L. 523-1 du code de justice administrative relatifs au juge des référés statuant en urgence. Si une telle demande de suspension peut être
présentée avec une requête, cependant dans ce cas, le caractère suspensif du référé sur déféré qui ne s'applique, en vertu du quatrième alinéa de l'article L. 2131-6
du code général des collectivités territoriales, que lorsqu'il est présenté au juge des référés du tribunal administratif ne trouvera pas à s'appliquer (CE 8 févr. 2017,
Min. du Logement, req. n° 402417).
Au terme d'un délai d'un mois à compter de la réception, si le juge des référés n'a pas statué, l'acte redevient exécutoire. Ce délai est indicatif.

Compétence

1) Sur la compétence matérielle (CJA, art. L. 311-1 à L. 311-12 et R. 311-1)


La juridiction administrative dispose d'une compétence de principe pour connaître du contentieux des décisions des personnes publiques qu'elle que soit la nature
de l'acte.
Le juge administratif est pleinement compétent pour annuler un permis de construire ou d'aménager.
2) Sur la compétence territoriale (CJA, art. R. 312-1 à R. 312-19)
Le tribunal administratif territorialement compétent pour connaître des litiges relatifs à l'urbanisme et à l'habitation est celui dans le ressort duquel sont situés les
immeubles concernés (CJA, art. R. 312-7).

3) Compétence du tribunal administratif en premier et dernier ressort


À compter du 1er décembre 2013 et jusqu'au 31 décembre 2022, en application de l'article R. 811-1-1 du code de justice administrative, « les tribunaux
administratifs statuent en premier et dernier ressort sur les recours contre les permis de construire ou de démolir un bâtiment à usage principal d'habitation ou contre
les permis d'aménager un lotissement lorsque le bâtiment ou le lotissement est implanté en tout ou partie sur le territoire d'une des communes mentionnées à
l'article 232 du code général des impôts et son décret d'application ». Il s'agit des communes marquées par un déséquilibre entre l'offre et la demande de
logements. Les dispositions de l'article L. 554-1 du code de justice administrative auquel l'article L. 554-10 du même code devrait normalement renvoyer, ne font
pas obstacle à l'application de la règle énoncée à l'article R. 811-1-1 du code de justice administrative (CE 29 déc. 2014, SCI MICA, req. n° 375744).

Procédure

1) Sur la recevabilité de la requête en déféré-suspension


La recevabilité de ce référé est subordonnée à l'existence d'un déféré tendant à l'annulation de l'acte en cause. La demande de suspension ne peut donc être
isolée, elle doit accompagner la demande d'annulation. Il convient de noter que le recours introduit à tort sur le fondement de l'article L. 554-10 n'affecte pas la
requête d'irrecevabilité et, en toute hypothèse, ne saurait en emporter le rejet de ce seul chef mais a pour seule conséquence d'imposer au juge de statuer sur celle-
ci dans les conditions de droit commun fixées par l'article L. 521-1 (TA Melun, 18 déc. 2008, préc.) et donc d'apprécier la condition d'urgence.
– Délai (CJA, art. R. 421-1 à R. 421-7)
Selon l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : « Le délai de recours contentieux à l'encontre [...] d'un permis de construire [...] court à l'égard des tiers à compter
du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15 ». Cependant, les autorités
administratives concernées par l'article L. 554-10 du code de justice administrative ne sont pas des tiers comme les autres.
Ainsi, pour le préfet, le délai pour saisir le tribunal administratif est en principe de deux mois, à compter de la date de transmission de l'acte au contrôle de légalité.
Lorsque l'autorité administrative de l'État est compétente pour se prononcer sur une demande de permis de construire et que ce permis est délivré par le préfet, après
consultation du maire et du fait du désaccord entre celui-ci et le responsable du service de l'État chargé de l'instruction de la demande, la commune ne saurait être
regardée comme un tiers au sens de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme. La réception en mairie du permis ou de l'extrait qui lui est adressé marque, pour elle,
le point de départ du délai de recours contre ce permis (CE 9 mars 2016, Cne de Chapet, req. n° 384341).
S'il s'agit d'un permis tacite, le délai du déféré court alors de la date à laquelle le permis est acquis ou, dans l'hypothèse où la commune ne satisfait à l'obligation de
transmission que postérieurement à cette date, à compter de la date de cette transmission (CE 17 déc. 2014, Min. de l'Égalité des territoires et du Logement c/ Cne
de Mollans-sur-Ouvèze, req. n° 373681). Le Conseil d'État a précisé que l'obligation de transmission porte sur l'entier dossier de demande de permis, comprenant les
éventuelles pièces complémentaires. Une transmission incomplète ne fait donc pas courir le délai de déféré (CE 22 oct. 2018, n° 400779). Même si le délai de
retrait est expiré, cela ne fait pas obstacle à ce que le représentant de l'État forme un recours gracieux jusqu'à l'expiration du délai dont il dispose pour déférer un tel
acte au tribunal administratif qui court à compter de la date à laquelle le certificat attestant de l'obtention d'un permis tacite lui est transmis (CE 6 mai 2015, req. n°
366004).
Selon l'article R. 600-3 du code de l'urbanisme, « aucune action en vue de l'annulation d'un permis de construire ou d'aménager ou d'une décision de non-
opposition à une déclaration préalable n'est recevable à l'expiration d'un délai de six mois à compter de l'achèvement de la construction ou de l'aménagement ».
– L'effet suspensif du déféré-suspension
À noter que le bénéfice de la suspension de plein droit (CGCT, art. L. 2131-6, al. 4) suppose la saisine du juge des référés dans un délai de dix jours à compter de la
réception de l'acte querellé. En agissant sur le fondement de l'article L. 554-10 du code de justice administrative, le bénéfice des dispositions de l'article L. 2131-6
du code général des collectivités territoriales doit être demandé.
– Recours gracieux
La voie du recours administratif gracieux est ouverte au représentant de l'État, au maire, au président de l'EPCI compétent en matière d'urbanisme, comme à tout
autre requérant. Son exercice a pour effet, comme en droit commun, d'interrompre et de prolonger le délai du recours contentieux à la condition qu'il n'ait pas
expressément été indiqué que tel n'était pas le cas.
– Obligation de notification
Les autorités administratives comprises dans les dispositions de l'article L. 554-10 du code de justice administrative doivent, comme tout requérant, notifier à l'auteur
et au bénéficiaire de l'acte les recours gracieux ou contentieux exercés par elles (C. urb., art. R. 600-1. CE 1er mars 1996, Assoc. Soisy Etiolles environnement, req.
n° 175126). En conséquence, ces autorités administratives doivent, à peine d'irrecevabilité, notifier leur déféré ou recours à l'auteur de la décision et au bénéficiaire
de l'autorisation. Elles doivent également notifier à ce dernier, à peine d'irrecevabilité du déféré ou du recours dont elles pourraient ensuite prendre l'initiative, le
recours administratif gracieux formé auprès de l'auteur de la décision.
Outre qu'elle peut permettre de prolonger le délai de recours contentieux, la demande gracieuse est soumise aux obligations de l'article R. 600-1 du code de
l'urbanisme qui impose de notifier ce recours gracieux au pétitionnaire, étant précisé que l'autorité ayant délivré l'autorisation est par principe destinataire du
recours. En cas de pluralité de bénéficiaires, tous doivent être destinataires de cette notification (CE 5 mars 2014, req. n° 370552).
L'affichage du permis de construire doit mentionner cette obligation (C. urb., art. R. 424-15). En cas d'absence de notification du recours gracieux, il est toujours
possible de saisir directement, dans le délai de recours contentieux, le tribunal administratif. Dans ce cas, il convient de ne pas oublier de notifier son recours
contentieux dans les quinze jours de l'enregistrement de la requête au greffe de la juridiction.
– Intérêt à agir de plein droit
Le préfet n'a pas besoin de justifier d'un intérêt à agir qui résulte de sa fonction même.
En revanche, les autres requérants doivent justifier d'un tel intérêt. En effet, les articles L. 554-10 du code de justice administrative et L. 600-3 du code de
l'urbanisme visent non pas une commune ou un EPCI mais « la commune ou l'établissement public de coopération intercommunale ». Il s'ensuit que l'action prévue
par ces articles n'est pas indistinctement ouverte à tout EPCI ou à toute commune mais est réservée aux collectivités ou à l'établissement sur le territoire duquel le
permis a été délivré.
Un EPCI n'ayant aucune compétence en matière de délivrance d'autorisation d'urbanisme ne saurait exercer un référé sur le fondement des dispositions des articles
L. 554-10 du code de justice administrative et L. 600-3 du code de l'urbanisme (TA Melun, 18 déc. 2008, SAN Melun Sénart, req. n° 0808434), sauf délégation de
compétence visée aux articles L. 422-1 et L. 422-3 du code de l'urbanisme.
– Capacité/qualité à agir
C'est bien en leur qualité d'autorité compétente pour la délivrance de ces autorisations que ces trois autorités peuvent agir sur le fondement des articles L. 554-10 du
code de justice administrative et L. 600-3 du code de l'urbanisme et non pas en leur qualité de personne publique garante de l'intérêt général.
– La représentation des parties : CJA, art. R. 431-2 et R. 431-7
L'État est dispensé du ministère d'avocat ou d'avoué soit en demande, soit en défense, soit en intervention. Cette dispense n'interdit pas pour autant à l'État de se
faire représenter au besoin par un avocat.
La commune ou l'EPCI qui entend entreprendre un déféré-suspension est également dispensé du ministère d'avocat.

2) Sur les formalités de la requête


– Le dépôt de la requête : CJA, art. R. 413-1 à R. 413-6 (premier ressort) et R. 811-11 (appel)
Une telle requête peut être déposée à l'appui du recours de première instance ou d'appel. Il résulte de l'article R. 413-1 du code de justice administrative que « la
requête doit être déposée ou adressée au greffe, sauf disposition contraire contenue dans un texte spécial » et de l'article R. 811-11 que « les appels relevant de la
compétence de la cour administrative d'appel doivent être déposés au greffe de cette cour ».
– Dispositions propres à la communication électronique : CJA, art. R. 414-1 à R. 414-11 et R. 611-8 à R. 611-8-9
En raison de ce qu'il s'agit d'une personne morale de droit public, l'État est soumis obligatoirement à la transmission de sa requête par voie électronique (CJA, art.
R. 414-1). En effet, les articles R. 414-1 à R. 414-11 et R. 611-8-2 à R. 611-8-9 du code de justice administrative organisent désormais, selon les cas sous peine
d'irrecevabilité, l'introduction de la requête par l'application informatique dénommée « Télérecours ».
Les articles R. 414-4 et R. 414-10 du code de justice administrative dispose que lorsque la requête transmise par voie électronique « [...] relève d'une procédure qui
impose au juge de statuer dans un délai contraint, son auteur le signale dans la rubrique correspondante ».
– Le nombre d'exemplaires de la requête : CJA, art. R. 414-3 et R. 414-9
Les requêtes doivent, à peine d'irrecevabilité, être accompagnées de copies, en nombre égal à celui des autres parties en cause. L'État est dispensé de faire des
copies de la requête et des pièces en raison de sa soumission obligatoire à l'application « Télérecours » (CJA, art. R. 414-3 et R. 414-9).
– Production de l'acte attaqué : CJA, art. R. 412-1
La requête doit en toute hypothèse être obligatoirement accompagnée de l'acte attaqué (CJA, art. R. 412-1 ; V. pièces obligatoires).
Voies de recours

L'alinéa 6 de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales dispose que la voie de l'appel est ouverte à l'encontre des décisions relatives aux
demandes de suspension prévues aux alinéas précédents. L'appel doit intervenir dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance.
En attribuant la compétence de premier et de dernier ressort au tribunal administratif pour le contentieux à l'encontre de certaines autorisations d'occupation des sols
dans les communes marquées par un déséquilibre entre l'offre et la demande de logements, l'appel devant la cour administrative d'appel est dans ces cas supprimé,
seul un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État reste possible jusqu'au 31 décembre 2022 (CJA, art. R. 811-1-1).
Tierce opposition (V. formulaire « Recours en tierce opposition ») : « Toute personne peut former tierce opposition à une décision juridictionnelle qui préjudicie à
ses droits, dès lors que ni elle ni ceux qu'elle représente n'ont été présents ou régulièrement appelés dans l'instance ayant abouti à cette décision » (CJA, art. R. 832-
1). Le délai pour former tierce opposition est de deux mois à compter de la notification ou de la signification de la décision juridictionnelle en cause (CJA, art.
R. 832-2).

Requête en déféré-suspension

En application des dispositions de l'article L. 554-10 du code de justice administrative

Obs :
Le premier alinéa de l'article R. 411-1 du code de justice administrative dispose que « la juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des
parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge ». Cet article synthétise les éléments communs à toutes les
actions administratives contentieuses, voire gracieuses. La requête doit donc être écrite et intelligible.

À Mesdames et Messieurs le président et conseillers du Tribunal administratif de .....(Ville) Obs :


Indiquer le siège de la juridiction.

Pour :

• Option n° 1
M. le préfet du département de .....(Département) sis .....(Adresse)
• Option n° 2

La commune de .....(type de collectivité).....(nom de la collectivité), sis(e) .....(adresse), .....(code postal) .....(ville), représenté(e) par son .....(fonction) dûment habilité
par délibération .....(organe) en date du .....(date)
• Option n° 3

L'établissement public de coopération intercommunale .....(type de collectivité).....(nom de la collectivité), sis(e) .....(adresse), .....(code postal) .....(ville), représenté(e)
par son .....(fonction) dûment habilité par délibération .....(organe) en date du .....(date) Obs :
Préciser la dénomination de l'EPCI.

DEMANDEUR

Ayant pour avocat Maître Me .....(prénom) .....(nom), ayant pour adresse .....(adresse), .....(code postal) .....(ville), inscrit au barreau de .....(Lieu) Obs :
Adresse.
Facultatif : CJA, art. R. 431-7.

Contre :

Obs :
L'auteur de la décision : il s'agit de l'ensemble des autorités susceptibles de délivrer un permis de construire ou d'aménager.

• Option n° 1
Le préfet du département de .....(Département) sis .....(Adresse)
• Option n° 2

La commune de .....(Ville) sise .....(Adresse) représentée par son maire en exercice


• Option n° 3

L'établissement public de coopération intercommunale (EPCI) .....(type de collectivité).....(nom de la collectivité), sis(e) .....(adresse), .....(code postal) .....(ville),
représenté(e) par son .....(fonction) en exercice Obs :
Le président de l'EPCI peut avoir reçu compétence dans les conditions prévues aux articles L. 422-1 et L. 422-3 du code de l'urbanisme.

Obs :
L'acte attaqué.

• Option n° 1
L'arrêté de permis de construire n°.....(Référence du permis) du maire de la commune de .....(Ville)
• Option n° 2

L'arrêté de permis de construire n°.....(Référence du permis) du président de l'EPCI .....(nom de la collectivité)


• Option n° 3

L'arrêté de permis de construire n°.....(Référence du permis) du préfet de .....(Département)


DÉFENDEUR
En présence :

• Énumérer
.....(M./Mme) .....(prénom) .....(nom) Obs :
Le ou les titulaires de l'autorisation contestée (indiquer la date de notification du recours en application des dispositions de l'art. R. 600-1 C. urb.).
En matière d'urbanisme, les bénéficiaires de l'autorisation contestée auront la qualité de parties et pourront exercer les voies de recours et bénéficier des dispositions
de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

PLAISE AU TRIBUNAL

Obs :
Il convient de se rapporter au formulaire « Recours en excès de pouvoir ou en annulation ».

I. Faits et procédure
.....(L'exposant/Le requérant/Le concluant) entend exposer au tribunal les faits suivants : .....(Rappel des faits et de la procédure).

II. Discussion

À l'appui de sa requête, .....(l'exposant/le requérant/le concluant) entend se prévaloir des moyens suivants : .....(Justifier les moyens). Obs :
Dans la mesure où le requérant assortit son recours d'une demande de suspension, il s'impose de justifier les moyens de nature à créer un doute sérieux.
Les moyens soumis au juge du déféré-suspension sont les moyens classiques du recours pour excès de pouvoir. On doit donc distinguer l'examen de la légalité externe
de celui de la légalité interne de la décision administrative dont on sollicite la suspension.
Toutefois, à la différence de la requête principale, les moyens articulés devant le juge du déféré-suspension devront être simples, ne pas nécessiter un examen
approfondi et encore moins un renvoi préjudiciel (V. formulaire « Référé-suspension »).

III. Les frais irrépétibles


Dans ces conditions, il serait manifestement inéquitable de laisser à la charge de .....(M./Mme) .....(prénom) .....(nom) les frais exposés pour
faire valoir ses droits en justice.

PAR CES MOTIFS ET TOUS AUTRES À PRODUIRE, DÉDUIRE OU SUPPLÉER S'IL ÉCHET

.....(Le représentant de l'État/Monsieur le maire/Monsieur le président de l'EPCI) conclut qu'il plaise au président du tribunal administratif de
bien vouloir, en application des dispositions de l'article L. 554-10 du code de justice administrative :
– suspendre le permis de construire, d'aménager n°.....(Référence du permis) en date du .....(Date) par lequel le .....(maire de la
commune/président de l'EPCI/préfet) a accordé à .....(Monsieur/Madame/la société).....(Nom ou dénomination).....(l'autorisation de
construire/l'autorisation d'aménager) ;

Obs :
Dans l'hypothèse où le déféré-suspension serait présenté dans le délai de dix jours :

Facultatif
– suspendre immédiatement en application de l'alinéa 4 de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le permis de construire ou
d'aménager querellé ; Obs :
Il convient que cela soit expressément demandé, ce qui n'est pas le cas pour le représentant de l'État lorsqu'il agit sur le fondement de l'article L. 554-2 du
code de justice administrative.

– condamner .....(la partie perdante/les parties perdantes) à verser pour .....(elle/chacune d'elles) à .....(M./Mme) .....(prénom) .....(nom) la somme de
.....(Montant) euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Obs :
La personne physique ou morale qui rédige seule son recours ou par l'intermédiaire d'un avocat peut solliciter la condamnation de la personne morale de
droit public à lui verser la somme correspondant aux frais exposés pour sa défense (frais de documentation, frais de photocopie, frais postaux et
téléphoniques) si elle se défend seule, ou au remboursement des honoraires versés à l'avocat.
Dans le cas où le représentant de l'État serait assisté, il peut solliciter la condamnation aux frais exposés pour sa défense.

Fait à .....(Lieu), le .....(Date)


.....(Signature)

Obs :
CJA, art. R. 431-4 : La requête doit être signée par son auteur et dans le cas d'une personne morale, il appartient à cette dernière de justifier de la qualité de son
représentant à agir en justice (ou son mandataire [CJA, art. R. 431-2], ou un autre mandataire expressément autorisé lorsque le ministère d'avocat est facultatif). Dans
le cadre de « Télérecours », la signature électronique au sens du second alinéa de l'article 1367 du code civil devra sauf dispense être utilisée.

Pièces jointes et bordereau de pièces (CJA, art. R. 414-3, R. 414-9 et R. 611-8-2)


Obs :
En raison de ce qu'il s'agit d'une personne morale de droit public, l'État est soumis obligatoirement à la transmission de ces pièces par voie électronique (CJA, art.
R. 414-1). En revanche, il est dispensé d'en faire la copie mais non de fournir un inventaire détaillé (CJA, art. R. 414-3 et R. 414-9). Dans tous les cas, un inventaire
détaillé est indispensable et il convient de respecter, les prescriptions des articles R. 414-3 et R. 611-8-2 du code de justice administrative, qui prescrit, sous peine
d'irrecevabilité, d'indexer les pièces jointes par des signets ou libeller explicitement les fichiers comportant une seule pièce jointe (CJA, art. R. 414-3 et R. 611-8-2).

• Énumérer
.....(Pièces obligatoires) Obs :
Les pièces obligatoires : l'acte attaqué.

• Énumérer
.....(Pièces facultatives) Obs :
Les pièces facultatives : production de tout document susceptible de compléter l'information du juge.

Copyright 2020 - Dalloz – Tous droits réservés