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THEME : IMPACT DE LA REPONSE WASH AU BESOIN DES

REFUGIES CENTRAFICAINS ET INFLUENCE SUR LEUR


AUTOMISATION

QUESTION PRINCIPALE : Quel est l’impact de la réponse WASH sur le besoin des réfugiés
centrafricains dans le site aménage de lolo dans l’est-Cameroun ?

OBJECTIF GENERAL : Contribuer à satisfaire les besoins des refugies centrafricains dans le
site aménage de LOLO en thème d’eau, hygiène et assainissement et réduire les risques
sanitaires liés aux maladies hydriques dans le site aménagé de LOLO.

HYPOTHESE GENERALE : La réponse WASH améliore l’état des populations vulnérables à travers la
réduction des maladies liées à l’eau.

QUESTIONS SPECIFIQUES :

QS1 : quelle est la quantité d’eau apportée par la réponse WASH au besoin des réfugiés
centrafricains dans le site aménagé de LOLO ?

QS2 : quelle est la qualité d’eau apportée par la réponse WASH au besoin des réfugiés
centrafricains dans le site aménagé de LOLO ?

QS3 : au vue de la quantité et de la qualité d’eau, quelle est l’influence de la réponse WASH
sur l’autonomisation des réfugiés dans le site aménagé de LOLO ?

OBJECTIFS SPECIFIQUES :

OS1 : évaluer la quantité d’eau qu’apporte la réponse WASH au besoin des réfugiés
centrafricains dans le site aménagé de LOLO.

OS2 : analyser la qualité d’eau qu’apporte la réponse WASH au besoin des réfugiés
centrafricains dans le site de réfugiés de LOLO.

OS3 : améliorer les pratiques d’hygiène en vue de promouvoir la santé des réfugiés.

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HYPOTHESES SPECIFIQUES :

HS1 : la quantité d’eau apportée par la réponse WASH au besoin des réfugiés centrafricains
dans le site aménagé de lolo est suffisante.

HS2 : l’eau apportée par la réponse WASH au besoin des réfugiés centrafricains dans le site
de LOLO est de bonne qualité.

HS3 : la réponse WASH dispose en quantité et en qualité aux ressources en eau au besoin
des réfugiés centrafricains dans le site aménagé de LOLO.

DEFINITIONS DES MOTS CLES

IMPACT : c’est la différence qu’une organisation par les actions qu’elle réalise et qui
se décline en résultats, changements, conséquences. Ses effets peuvent être à court ou à long
terme, positif ou négatif, se produisant de manière directe ou non, intentionnelle ou pas.

BESOIN : c’est pour les êtres humains, une sensation de manque, de privation,
d’insatisfaction qui les poussent à accomplir des actes perçus comme nécessaires, voire
indispensables. Le but de ces actes est de faire disparaître cette sensation de manque : la
satisfaction du besoin.

On distingue plusieurs classifications du besoin : les besoins primaires, les besoins


secondaires et les besoins fondamentaux.

 LES BESOINS PRIMAIRES OU ORGANIQUES (physiologiques) nécessaires


pour survivre (respires, manger, boire, dormir…) sont le besoin qui nous intéresse.1

REFUGIES : au sens de la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés,


un réfugié est une personne qui se trouve hors du pays dont elle a la nationalité ou dans lequel
elle à sa résidence habituelle ;qui craint avec raison d’être persécutée du fait de son
appartenance communautaire, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un

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www.toupie.org

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certain groupe social ou de ses opinions politiques ; et qui ne peut ou ne veut se réclamer de la
protection de ce pays ou y retourner en raison de la dite crainte2.

INFLUENCE : action, généralement continue qu’exerce quelque chose sur quelque chose
ou sur quelqu’un.3

AUTONOMISATION : processus par lequel une personne ou une collectivité se libère


d’un état de sujétion, acquiert la capacité d’user de la plénitude de ses droits, s’affranchit
d’une dépendance d’ordre social, moral ou intellectuel. En d’autres termes, c’est un processus
qui permet à une collectivité de devenir autonome.4.

2
https://fr.m.wikipedia.org
3
Dictionnaire sensagent. Le parisien.fr

4
Dictionnaire. Sensagent. Le parisien.fr.

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CONTEXTE GENERALE D’ETUDE
L’eau, l’hygiène et l’assainissement forment ensemble un domaine d’intervention dans
l’action humanitaire. D’une manière générale, les êtres humains sans distinction de race,
d’expérience de vie, de mornes culturels et des comportements ont un droit d’accès à l’eau et
à l’assainissement. En effet, les personnes touchées par des crises étant plus prédisposés aux
maladies et au risque de mourir de maladie ; Notamment de maladies infectieuses et
diarrhéique. Le principal objectif des programmes WASH dans les interventions humanitaires
est donc de réduire les risques de santé publique. Pour y parvenir de nombreuses activités ont
été mis sur pied il s’agit de :

 L’approvisionnement en eau ;
 La promotion de l’hygiène ;
 La gestion des excréments ;
 La lutte antivectorielle ;
 La gestion des déchets solides et le WASH dans les épidémies et les structures de
soins.

A. APPROVISIONNEMENT EN EAU
1. ACCES A L’EAU ET LA QUANTITE

L’accès à l’eau est un indicateur représentant la part de la population disposant d’un accès
raisonnable à une quantité d’eau potable. La quantité adéquate d’eau potable représente au
minimum 20 litres d’eau par habitant et par jour tandis qu’on entend généralement par « accès
raisonnable », une eau potable disponible à moins quinze minutes de marche5.
L’accès à l’eau sans risque est l’un des moyens les plus efficaces de promouvoir la santé
et de réduire la pauvreté. L’amélioration de l’approvisionnement en eau, la promotion de
l’hygiène et de l’assainissement réduire la morbidité et la mortalité des enfants de moins de 5
ans. (OMS/ UNICEF,2019)

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OMS,2012

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Selon la Charte humanitaire, les personnes ont droits à un accès équitable et abordable à
de l’eau salubre et en quantité suffisante pour couvrir les besoins domestiques. De ce fait, il
faut :

a) Repérer les sources d’eau souterraines ou de surface les plus appropriées, en tenant
compte de l’incidence éventuelle sur l’environnement ;
b) Déterminer la quantité d’eau requise et les systèmes nécessaires pour la fournir ;
c) Assurer un drainage approprié du point d’eau au niveau du foyer, des espaces
communes de cuisine, de lessive et de toilette, et des installations des lavages des
mains. Le volume moyen d’eau d’utilisation par un foyer pour la boisson et l’hygiène
domestique étant de 15 litres par personne et par jour, le nombre maximum de
personne utilisant une installation d’approvisionnement en eau est de :
 250 personnes par robinet (sur un débit de 7,5 litres/minute) ;
 500 personnes par pompe manuelle (sur la base d’un débit de 17 litres/minute) ;
 400 personnes par puits manuel (sur la base d’un débit de 12,5 litres/minute) ;
 100 personnes par zone de lessivage ;
 50 personnes par zone de toilette et de bain.
2. LA QUALITE DE L’EAU
La qualité de l’eau est un paramètre important qui touche à tous les aspects du bien-
être des écosystèmes et de l’homme tels que la santé d’une communauté, les denrées
alimentaires à produire, les activités économiques, la santé des écosystèmes et la
biodiversité. En conséquence, la qualité de l’eau a également une influence sur la
détermination des niveaux de pauvreté, de richesse et d’éducation de l’homme. Vue sur
l’angle de la gestion, la qualité de l’eau est déterminée par l’utilisation finale qui en est
souhaitée. Une bonne qualité de l’eau est indispensable pour garantir un environnement
sain et la bonne santé des êtres humains. En ce qui concerne la boisson et
l’assainissement, les besoins par personnes et par jour sont essentiellement de 20 à 40
litres d’eau ne contenant pas d’éléments polluants ni d’agents pathogènes dangereux et ils
passent à 50 litres si l’on en compte les besoins pour la toilette et la cuisine. ( https://www
notre-planète.info).
Selon la Charte humanitaire, une eau de qualité se résume à une eau agréable au goût et de
qualité suffisante pour être bue et utilisée pour la cuisine, ainsi que l’hygiène personnelle et
domestique, sans présenter des risques pour la santé. Pour réduire les risques de
contamination, il faut :

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a) Déterminer les risques de santé publique liés à l’eau disponible en protégeant les
sources d’eau et refaire régulièrement des enquêtes sanitaires à la source et aux points
d’eau ;
b) Déterminer la méthode la plus appropriée pour garantir de l’eau portable salubre au
point de consommation ou d’utilisation. Parmi les possibilités de traitements figurent :
 Le traitement et la distribution d’eau au niveau collectif ;
 La collecte et le stockage sûrs au niveau collectif ;
 Le traitement et le stockage sûrs l’eau au niveau du foyer.
c) Prendre les mesures nécessaires pour réduire au minimum toute contamination de
l’eau après la collecte au point de consommation ou d’utilisation. Il s’agit de :
 Fournir aux ménages des récipients sûrs pour la collecte et le stockage de l’eau
potable, ainsi que les moyens de faire des provisions d’eau pour la boisson ;
 Mesurer les critères de qualité de l’eau (chlore résiduel libre- CRL et bactéries
coliformes-CFU) au point d’approvisionnement et au point de consommation
ou d’utilisation.
Le traitement de l’eau et le stockage réduisent les risques de diarrhée et améliore la
qualité microbiologique de l’eau stockée dans les ménages. On en distingue plusieurs :
 Pour un système TEDS : ébullition, chloration, désinfection solaire, filtration
lente sue sable, floculation et désinfection ;
 Pour les institutions (écoles, hôpitaux, centre de santé de santé et centres
d’alimentations) chloration ou tout autre désinfectant à effet rémanent.

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B- PROMOTION DE L’HYGIENE
1) Promotion de l’hygiène proprement dite
Sous le nom de promotion de l’hygiène sont regroupées toutes les activités ayant pour
objectif l’amélioration de la santé des personnes grâce à l’amélioration des pratiques
d’hygiènes dans la vie quotidienne.
La promotion de l’hygiène est une science qui traite de la promotion et de préservation
de la santé. Il s’agit de prévenir les infections par la propreté. Le rôle prioritaire de la
promotion de l’hygiène en situation d’urgence est la prévention de la diarrhée au travers de :
 L’élimination sans risque des excréments ;
 Le lavage des mains efficaces ;
 La réduction de la contamination de l’eau potable dans les foyers.
Une bonne pratique d’hygiène protège les personnes contre les microbes et les rayons
ultraviolets nocifs du soleil.
La promotion de l’hygiène est une façon d’encourager les pratiques visant à prévenir les
maladies et améliorer la santé grâce à l’adoption généralisé des bonnes pratiques d’hygiène.
Elle commence par et est construit sur ce que les gens locaux savent et veulent ; ce qui
favorise ainsi les comportements sains sur la base des avantages que les gens perçoivent.
Des objectifs de comportement mesurable sont définis et des objectifs de gestion, de suivi
et d’évaluation complète le programme de promotion de l’hygiène.

L’accès à l’eau potable et à des infrastructures sanitaires est essentiel pour l’amélioration
de l’environnement sanitaire, mais les résultats seront dérisoires en termes de santé publique
si les pratiques d’hygiènes ne sont pas considérées par exemple l’eau potable fournie par une
source protégée peut être contaminée si elle n’est pas correctement utilisée.
L’hygiène dépend des habitudes liées principalement à cinq facteurs :
 Croyances et tabous ;
 Connaissances ;
 Comportements et habitudes ;
 Perception du risque ;
 Disponibilité des aménagements.
Des messages simples positifs et attrayant sont conçus pour les canaux locaux de
communication. Un message sera efficace uniquement s’il est pertinent, adapté, acceptable et

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exprimé d’une manière compréhensible. On distingue pourtant plusieurs moyens de
communication. Ces moyens de communications sont fonctions de la population locale (quel
est le moyen de communication le plus commun parmi la population ciblée ? En quel moyen
de communication ont-ils le plus confiance ? Utilisent-ils des moyens de communications
traditionnels ?) Et ce sont :
 L’audiovisuel ;
 L’oral ;
 L’écrit ;
 Le visuel.
Une bonne hygiène empêche la propagation des germes ainsi le lavage des mains se veut
donc nécessaire. Les enfants âgés de moins de 5ans sont les couches les plus exposés aux
infections respiratoires des voies de diarrhée et aiguë. Le lavage régulier des mains au savon
réduit l’incidence de la diarrhée chez ces enfants. Le comment et le quand se laver les mains
doivent être enseigner à la population ciblée au cours de programme de promotion de
l’hygiène.
 Comment se laver les mains ?
 Utiliser de l’eau chaude quand il y’en a ;
 Utiliser du savon ou des cendres s’il n’y a pas de savon ;
 Frotter les mains ensemble et nettoyer en dessous des onglets pendant 15à 20
Secondes ;
 Sécher les mains sur un chiffon ou une serviette en papier propre, ou
simplement laisser sécher les mains à l’air si un chiffon propre n’est pas
disponible.
 Quand se laver les mains ?
Le plus important :
 Avant de préparer à manger ;
 Avant de manger ;
 Après être allé aux toilettes ;
 Après avoir changé la couche d’un bébé ou nettoyé un enfant qui est allé aux
toilettes.
Mais aussi :
 Après avoir manipulé les aliments crus en particulier la viande, la volaille ou le
poisson ;

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 Après s’être mouché, toussé ou éternué ;
 Après avoir touché des animaux ;
 Après avoir manipulé des ordures ;
 Avant et après le traitement d’une coupure ou une blessure.

Nadège Van Hechelen Kkidogos-formation-introduction aux techniques de promotion de


l’hygiène, Bukavu RD Congo, Juillet 2013. 4,5 P.
D’après le manuel sphère, une promotion d’hygiène favorisant les comportements
adaptés, la participation de la communauté et les actions visant à réduire les risques de
maladies est vitale pour la réussite d’une intervention WASH. Pour une promotion de
l’hygiène efficace, il faut analyser le contexte ainsi que l’expérience, les stratégies adaptées et
les normes de personnes affectées car les personnes ont des expériences de vies, des stratégies
d’adaptations, des normes culturelles et des comportements très différents. Une promotion
efficace de l’hygiène repose donc sur :
 Une collaboration avec la communauté pour susciter sa mobilisation et la pousser à
participer aux décisions ;
 Une communication à double sens et des retours d’informations sur les risques, les
priorités et les services ;
 La possibilité d’accéder aux installations services et supports d’information WASH et
de les utiliser.

De ce fait, certaines mesures doivent être prises en compte ; il s’agit de :

a) Repérer les principaux risques de santé publique et les pratiques d’hygiène


actuelles favorisant les principaux risques de santé publique liés à l’eau, à
l’assainissements et à l’hygiène c’est à dire
 Définir un profil de la communauté afin de déterminer quels individus et groupes sont
vulnérables, au regard de quelles composantes WASH et pourquoi ?
 Repérer les facteurs pouvant motiver des comportements positifs et des actions de
prévention

b) Collaborer avec la population touchée pour concevoir et organiser une promotion


de l’hygiène et une intervention WASH au sens large, elle consiste à :
 Elaborer une stratégie de communication recouvrant à la fois aux médias de masse et
au dialogue avec la communauté afin de partager des informations pratiques ;

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 Identifier et former des personnes influentes des groupes de communautés et des
travailleurs de proximité influent.

c) S’appuyer sur les retours d’information de la communauté et les données de


surveillances sanitaires pour adapter et améliorer la promotion de l’hygiène en
 Effectuant un suivie de l’accès aux installations WASH et de leur utilisation et de la
façon dont les activités de promotion de l’hygiène influencent les comportements et
les pratiques.
 Adapter les activités et repéré les besoins non satisfaits.
 Travailler avec les enfants : les enfants peuvent promouvoir des comportements sains
auprès d’autres enfants et de leur famille ;
 Promouvoir le lavage des mains avec du savon. C’est un moyen efficace de prévenir la
prévention des maladies diarrhéiques. Pour cela les installations de lavage des mains
doivent être régulièrement approvisionné en eau et savon et vidangé en lieu sûr.
L’emplacement de ces installations doivent être choisis de tel sorte que le lavage des
mains s’effectue avant de toucher la nourriture (repas, préparation des repas ou
alimentation d’un enfant) et après tout contact avec des excréments (après un passage
dans les toilettes ou après avoir nettoyé les fesses d’un enfant.

2) Repérage, obtention et utilisation des articles d’hygiène

En vue de contribuer à la survie physique et psychologique de la population lors des crises


ou des catastrophes naturelles, Médecins Sans Frontière a mis sur pied un programme qui
offre à la population affectée les moyens de préserve sa santé et d’assurer son bien-être, sa
sécurité et sa dignité. A cet effet, les vêtements, les couvertures et le matériel de literie, le
savon, les ustensiles de cuisine et des installations communes, les combustibles pour la
cuisson des aliments doivent être à la disposition des personnes affectées pour assurer leur
dignité, leur santé, leur bien-être, leur hygiène personnelle.

D’après le standard sphère, les articles adéquats pour l’hygiène, la santé, la dignité et le
bien-être doivent être mis à la disposition des personnes en situation d’urgence et être
utilises par ces dernières. Ainsi, il faut
a. Identifier les articles d’hygiène de base dont les individus, les familles et des
communautés ont besoin en :
-Tenant compte des besoins différents des hommes et des femmes, des
personnes âgées, des enfants et des personnes handicapées

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-Identifiant et fournissant des articles communs supplémentaire permettant de
préserver l’hygiène dans l’environnement, comme des poubelles pour des
déchets solides et du matériel de nettoyage.

b. Fournir les articles de base au bon moment. Pour cela, il faudra la disponibilité des articles
sur les marches au niveau local, régional, et international.
c. Collaborer avec les populations affectées, les autorités locales et d’autres acteurs pour
organiser la façon dont les personnes récupèrent ou achèteront leur article d’hygiène. Ceci
consister à :
-Fournir des informations sur les horaires, le lieu et la liste des produits et bénéficiaires
prévus pour l’aide monétaire et /ou de distributions d’articles d’hygiène ;
-Se coordonner avec les autres secteurs pour fournir une aide monétaire et /ou des
articles d’hygiène, et décider des mécanismes de distribution.

d. Aller à la rencontre des personnes touchées pour avoir leur avis et commentaire sur :
- la pertinence des articles d’hygiène fournir ;
-Leur satisfaction vis-à-vis de mécanisme permettant de les obtenir.

Tous les foyers affectés ont accès à une quantité minimum d’articles
d’hygiène de base ce sont :

-Deux conteneurs à eau pour le foyer (10,20 litre ; un pour la collecte et un pour le
stockage) ;

-250g de savon de toilette par personne et par mois ;

-200g de savon de lessive par personne et par mois ;

-Savon et eau au poste de barrage des mains, un poste par toilette partagée ou un par
foyer ;

-Pot, pelle ou couches pour éliminer les scelles des enfants.

3) GESTION DE LHYGIENE MENSTRUELLE ET DE L’INCOTINENCE


L’hygiène menstruelle fait partie intégrante de la sante de la femme et a un impact
durable sur l’éducation, les moyens de subsistance et la sécurité des femmes,
gage de leur autonomisation. Les menstruations sont le rejet mensuel d’un
mélangé de sang et de tissus. Les produits d’hygiène menstruelle font référencé
aux produit utilises pour récupérer des pertes de sang il peut s’agir d’une
serviette, d’un morceau de tissu, d’un tampon, d’une coupe ou d’une autre
méthode recommandée. Les fournitures d’hygiène menstruelle se rapportent
aux autres produits nécessaires pour accompagner la gestion des menstruations
(savon, seau, sous-vêtements, corde à linge).

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La gestion d’hygiène menstruelle est toute une série de réponses jugées nécessaire et
appropriées pour veiller à ce que les jeunes filles et les femmes puissent gérer en tout intimité
et sécurité leur cycle menstruelle. Les composants de base de la réponse sont les produits et
les fournitures de GHM ce sont :

-Les produits d’hygiène menstruelle adaptent (serviette hygiénique, chiffons,


sous-vêtements)
-Les articles supplémentaires (savons, seau…) pour faciliter le stockage, le
nettoyage et le séchage.
-La démonstration de l’utilisation des produits GHM.
Dispenser une réponse en GHM demande à tout un éventail de secteur de
cerner les éléments ou les activités pouvant relever de leur mandat. En plus de
les produits et des fournitures de base, les autres facteurs à considérer dans la
GHM sont :
-La dignité : normes culturelles néfaste abordée, environnement
favorable, accès aux informations sur la puberté, la santé génésique,
implication des garçons et des hommes ;
-Intimité : capacité à gérer ses menstruations dans le respect de
l’intimité, y compris à nettoyer, à faire sèche et /ou à éliminer
discrètement les produits jetables ;
-Sécurité : environnement sécurisé, possibilité d’accéder aux
installations de son choix la journée et la nuit ;
-Installations : toilettes et salles d’eau privée adaptées aux femmes à la
maison, dans les endroits publics et les établissements ;
-Information : informations pratiques sur l’utilisation, le nettoyage et
l’élimination des produit fournir ;
-Articles et fournitures de base : serviette hygiénique, sous-vêtements
et savon.

De même, les programmes efficaces de GHM nécessitent certains éléments notamment la


coordination, la culture, la communication et la consultation.
a. La coordination elle consiste à :
-Parvenir à un consensus sur la GHM par un travail entre agences, par la gestion et la
coordination des camps et par des réunions de groupe ;
-Etablir un partenariat avec d’autre agence pour maximiser l’impact et réduire au minimum
les lacunes ou les chevauchements
-Créer des partenaires solides entre les acteurs des secteur WASH et protection avec
l’implication des autres secteurs
-Déléguer un ou plusieurs positions de contact pour la GHM des secteurs WASH et protection
afin de suivre l’intégration

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b. La culture il est nécessaire de comprendre les sensibilités et les croyances culturels
liées à GHM
- la culture peut avoir des répercussions directes sur le choix des produits, la conception des
installations, la gestion des déchets élimination etc.
-Il faut évaluer, les niveaux de confort du personnels et les sensibilités vis-à-vis des
menstruations afin d’éclairer les formations des renforcements des capacités. Ces formations
peuvent favoriser l’intégration de la GHM dans tous les secteurs.
c. La communication
-La communication continue avec le ou les point (s) de contacts pour la GHM et les groupes
de travail dans tous ls secteurs pertinents
-Elle permet d’informer les partenaires sur les programmes, les feedbacks des bénéficiaires,
les enseignants tirés, les difficultés.
-Elle de communique directement avec des bénéficiaires à propos de la GHM
-Elle permet de veiller à ce que les bénéficiaires comprennent comment utilisées les
fournitures de GHM, éliminer les déchets et avoir accès à l’éducation sur la GHM
d. La consultation
-La GHM est un sujet personnel et intime, mais les jeunes filles et les femmes sont
généralement disposées à en parler si elles en ont l’occasion.
-Bien comprendre que les solutions uniques ne sont pas idéals pour un sujet si personnel
-Consulter les jeunes filles et les femmes sur le programme de GHM, les produits, les
fournitures, installation, les besoins d’information
-Fait part des enseignements dans tous les secteurs et poursuivre la consultation.
Dans les normes minimales de standard sphère les femmes et filles en âge
d’avoir leur règle ainsi que les hommes et les femmes souffrant d’incontinence ont accès à des
produit d’hygiène et à des installations des Wash respectant leur dignité et leur bien-être. De
ce fait il faudra :
- Comprendre les pratiques, les normes sociales et les mythes entourant la GHM et de
l’incontinence, et adapter les fournitures des produits et des installations liées à l’hygiène
-Consulter les femmes filles et les personnes souffrant de l’incontinence lors de conception
du choix de l’emplacement et de la gestion des installations (toilette, sagittaire lessive,
poubelle et en provisionnement en eau)
-Fournir un accès à des produits adaptés pour l’hygiène menstruelle et incontinence, du savon
(pour la toilette, la lessive et le lavage des mains) et d’autre articles d’hygiène.
Pour les distributions,  il est nécessaire de fournir ces articles dans lieu discrets afin de
garantir la dignité, de limiter la stigmatisation, et de montrer comment utilise les produits si
leur usage n’est pas connu des bénéficiaires.

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C- ASSAINISSEMENT

L’assainissement concerne aussi bien l’environnement naturel que les espaces de vie,
d’apprentissage et de travail. Un environnement sain est essentiel à la dignité, la
sécurité, la santé et au bien-être des personnes. Toute personne doit avoir accès à des
toilettes appropriées, sûres, propres et fiables. Une gestion sûre des excréments est
une priorité dans le cadre d’un programme WASH. En situation de crise, la gestion
des excréments de même que la lutte antivectorielle, la gestion des déchets solides et
la lutte contre les épidémies sont une mission aussi importante qu’un
approvisionnement sûr en eau.

I. LA GESTION DES EXCREMENTS

1- Un environnement sans excréments humains


Les excréments doivent être confinés de façon sûre dans les sites afin d’éviter la
contamination de l’environnement naturel, des espaces de vie communes, d’apprentissage et
de travail. A cet effet, il faut :

- Mettre en place des installations dans les habitations communautaires venant d’être
construits, ou dans des zones où l’infrastructure est gravement endommagée, afin de confiner
immédiatement les excréments ;

- Désinfecter à l’immédiat tous les espaces de vie, d’apprentissage et de travail ou les sources
d’eau de surface contaminées par des excréments ;

- Concevoir et construire toutes les installations de gestion

2- Accès et utilisation des toilettes

Les personnes en situation d’urgence doivent disposer des toilettes adéquates et acceptables.
Ces toilettes doivent être accessible rapidement à tout moment et en toute sécurité. Pour cette
raison, il sera judicieux de :
- Définir les options techniques les mieux adaptées pour les toilette. Ceci consiste à

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 Concevoir et construire les toilettes afin de réduire autant que possible les
risques pour la sécurité des utilisateurs et des personnes chargées de la
maintenance,
 Organiser une séparation par sexe et par âge de toutes les toilettes communes
ou partagées lorsque cela est approprié ;
- Quantifier les besoins de toilettes de la population affectée en fonction des risques de
santé publique, des habitudes culturelles, de la collecte et du stockage de l’eau ;
- Consulter les représentants de la population concernant l’emplacement, la conception
et la mise en place de toilettes communautaires ou partagées. Il s’agit de :
 Tenir compte de l’accès selon l’âge, le sexe et le handicap, la réduction de la
mobilité, la séropositivité, l’incontinence et les pratiques sexuelles ou identités
de genre minoritaires ;
 Placer les toilettes communautaires assez près des foyers afin de garantir un
accès en toute sécurité mais suffisamment à l’écart pour que ces derniers ne
soient pas stigmatisés du fait de leur proximité avec les toilettes. Le nombre de
toilettes partagées est au minimum 1pour 20 personnes et la distance entre les
habitations et les toilettes partagées est de 50 mètres maximas ;
- S’assurer qu’il est possible de répondre aux besoins en eau selon les options
techniques choisie. Il faudra prévoir un approvisionnement en eau suffisant pour le
lavage des mains avec du savon, pour la toilette anale et pour des mécanismes de
chasse d’eau ou siphon.

3- Gestion et maintenance de la collecte, du transport, de l’élimination et du


traitement des excréments.

En vue de garantir le service et de réduire l’incidence sur l’environnement, les


installations, infrastructures et les systèmes de gestion des excréments doivent être gérés et
entretenus conformément. Pour cela, il faudra :

- Mettre en place des systèmes de collecte, transport, traitement et élimination


conformes aux systèmes locaux, en collaborant avec les autorités locales responsables
de la gestion des excréments. En cet effet, le respect des normes nationales en vigueur,
s’assurer que tous les ajouts faites aux systèmes existants ne nuit pas à
l’environnement ni aux communautés ainsi que l’accord avec les autorités locales et

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les propriétaires foncier sur l’utilisation de terres pour un traitement et une élimination
en dehors du site sont capitales.
- Mettre en place des systèmes de gestion des toilettes à court et à long terme,
notamment des fosses ordinaires, des fosses septiques et des puits perdus. Ceci
consiste à :
 Concevoir et dimensionner les sous-structures (fosses ordinaires, fosses
septiques et puits perdus) de façon à garantir que tous les excréments puissent
être confinés en toute sécurité et les fosses vidangées ;
 Définir des rôles et des responsabilité clairs et rendant compte des leurs actes,
et déterminer les sources de financement pour les futures opérations
d’exploitation et de maintenance ;
- Vidanger l’installation de confinement en toute sécurité, en tenant compte des
personne chargées de la collecte et des personnes alentour.
- S’assurer que les personnes disposent des informations, des moyens, des outils et du
matériel pour construire, nettoyer, réparer et entretenir leurs toilettes. De ce fait, il
faudra mener des campagnes de promotion de l’hygiène sur l’utilisation, le nettoyage
et la maintenance des toilettes.
- Vérifier que l’eau nécessaire au transport des excréments peut être puisée à des
sources d’eau disponibles, sans mettre ces sources sous pression.

II. LA LUTTE ANTIVECTORIELLE

La lutte antivectorielle comprend la lutte et la protection contre les vecteurs


d’agent pathogènes à l’homme (insectes, rongeurs…) et leur surveillance. Son objectif
est de minimiser les risques d’endémisation (installation durable d’une maladie dans
une région) ou d’épidémisation, de diminuer la transmission d’agent pathogènes par
des vecteurs et de gérer les épidémies de maladie à vecteur. Cette lutte comprend
plusieurs méthodes pouvant être classées de différentes façons se sont :
- Les méthodes biologiques (essais de champignons…) ;
- Les méthodes physique (changements de l’environnement, moustiquaires, grillage de
fenêtres, etc…) ;

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- Les méthodes chimiques (avec les larvicides, les aspersions intra domiciliaires
pariétales, qui peuvent être faites à l’intérieur ou à l’extérieur des maisons, à plus ou
moins grande échelle selon les besoins…) ;
- Les effets ou buts recherchés : limitation du contact hôte/vecteur ou action sur la
densité ou action sur la longévité.

Selon l’OMS (pruss-ustum et corvalan, 2007) l’amélioration ou le changement de


l’environnement est une possibilité pour réduire le poids de certaines maladies
(diarrhées, paludisme…). Cette méthode consiste à changer l’environnement de telle
sorte qu’il ne soit plus propice pour les larves de moustiques. Il s’agit des
transformations physiques permanentes du sol, de l’eau, de la végétation afin de
prévenir, éliminer ou réduire les habitats des vecteurs sans causer d’effets adverses à
la qualité de l’environnement humain, de l’utilisation des mesures produisant des
conditions temporaires défavorables au développement pré imaginal des moustiques et
les modifications des habitats et des comportements humains comme la construction
des habitations à distance des eaux servant des gîtes à moustiques, l’ensemble des
mesures d’hygiène et de gestion des déchets, pour éviter le contact hôte/vecteur.
La limitation de la longévité ou la réduction de la longévité des vecteurs est
l’action principale à mener pour avoir une réduction significative de la transmission.
Elle peut se faire par l’emploi généralisé des moustiquaires imprégnées, par
l’aspersion intra domiciliaire d’insecticides à effet rémanent ou encore par des
pulvérisations spatiales à plus ou moins grande échelle et qui peuvent se faire à
l’intérieur mais à l’extérieur des maisons.

Dans les règlements minimas du standard sphère, Un vecteur est un agent porteur
de maladie. Il crée une voie de transmission entre la source d’une maladie et une
personne. Les programmes de lutte antivectorielle visent à réduire la densité des
populations vectorielles, les sites de reproductions et les interactions entre les
personnes et ces vecteurs. Ces programmes se concentrent ainsi sur la réduction ou
l’élimination des vecteurs et la réduction des nuisances.
1. Lutte antivectorielle au niveau de la zone d’hébergement.
La plupart des vecteurs sont des insectes, notamment les moustiques,
les mouches et les poux, mais les rongeurs peuvent aussi être des vecteurs. Les personnes

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vivent dans un environnement où les sites de reproduction et d’alimentation des vecteurs son
ciblés afin de réduire les problèmes liés à ces derniers. Pour y parvenir, il faut :
- Evaluer les risques de maladie transmise par les vecteurs pour une zone définie c’est-
à-dire :
 Définir si le taux d’incidence de la zone est plus élevé ou non que la norme
établie au niveau national ou de l’OMS pour la maladie ;
 Comprendre les éventuels sites de reproduction des vecteurs et leur cycle de
vie, notamment leur alimentation, en se renseignant auprès de spécialistes
locaux et en exploitant les connaissances sur les principaux vecteurs.
- Faire coïncider les actions de lutte antivectorielle humanitaires avec les plans ou les
systèmes de lutte antivectorielle locaux, et avec les règles, programmes ou directives
national ;
- Déterminer si la lutte contre les vecteurs par des moyens chimiques ou non-chimiques
et pertinente ou non en exploitant les connaissances sur le cycle de vie des vecteurs. A
cet effet, il faut :
 Informer la population sur les risques potentiels liés aux produits utilisés dans
la lutte chimique contre les vecteurs et sur le calendrier d’application de ces
substances ;
 Former et équiper tous les membres du personnel manipulant des produits
chimiques avec des équipements et des vêtements de protections.

2. Actions individuelles et au niveau du foyer pour lutter contre les vecteurs.

Les personnes affectées ainsi que leurs familles doivent avoir des connaissances et des
moyens nécessaires pour se protéger contre les vecteurs susceptibles de constituer un risque
majeur pour leur santé. Pour cette raison, il est nécessaire de :

- Evaluer les pratiques actuelles permettant d’éviter le vecteur ou les méthodes de


dissuasion au niveau du foyer comme partie intégrante d’un programme global de
promotion de l’hygiène tout en repérant les obstacles à l’adoption de comportements
et de motivations plus efficaces ;
- Recourir à des campagnes de sensibilisation participatives et accessibles pour informer
les gens sur les vecteurs problématiques, les heures et lieux de transmission à haut

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risque, les mesures de prévention et effectuer un suivi spécifique des groupes à haut
risque ;
- Réaliser une évaluation du marché local sur les mesures de prévention pertinentes et
efficaces en envisageant le renforcement de marchés afin qu’ils deviennent une source
durable de mesures de prévention, en établissant un plan d’achat, de distribution et de
mise en œuvre de produits liés à la lutte antivectorielle en partenariat avec la
communauté, les autorités locales et d’autres secteurs si les marchés locaux ne sont
pas capables de faire face à la demande ;
- Former les communautés au suivi, à l’établissement de rapports et à faire des retours
d’informations sur les vecteurs problématiques et la lutte antivectorielle.

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