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Le XIX siècle est marqué par de grands bouleversements politiques,

économiques et sociaux. Les français connaissent l’émergence de la bourgeoisie, qui

détient les richesses et qui tire tout seule profit du développement urbain et

industriel. Sur le plan littéraire, la France est marquée par la popularité du

romantisme, un courant dominé par la jeunesse idéaliste. Le XIX siècle est aussi

marqué par des écrivains comme Baudelaire, qui publie en 1852 Les Fleurs du Mal.

Dans cette œuvre l’auteur présente le mal du siècle. Plusieurs thèmes sont abordés,

par exemple l’amour, la pitié, la souffrance. À travers les fleurs du mal, il s’agira <<

d’expliquer la démarche de Baudelaire qui fait du poète un être à la fois misérable et

sublime>>. Dans Les Fleurs du Mal, il y a deux aspects qui marquent la vie du

poète. Il s’agit, de la misère et de la sublimation. La misère lui inspire les poèmes de

compassion et la sublimation les poèmes épique. C’est à travers ces deux

caractéristiques que nous allons analyser les deux facettes de la vie de Baudelaire

dans Des Fleurs du Mal.

Le poète est un être pitoyable. Selon Baudelaire, comme la nature, l'homme est

souillé par le péché originel, le poète est le plus souvent incompris dans sa société et

fait parfois l’objet de poursuite et de emprisonnement. Baudelaire a été jugé odieux et

infâme à son époque. Il a été jugé "dérangé mentalement", il écrit : << je trône dans

l’azur comme un sphinx incompris>> (L.15). Aussi, l’auteur dit : << et jamais je ne

pleure et jamais je e rie>> (L.7). Baudelaire exprime aussi la souffrance intérieure

qu’il ressent. Ce qui le frappe surtout, c'est l'égoïsme et la méchanceté des créatures

humaines, leur paralysie spirituelle, et l'absence en elles du sens du bien. En autre, le

poète est un être qui subit l’indignation des gens. De son indignation dénote la colère

que ressent Baudelaire par les choses qui se passe dans sa société. L'Albatros dénonce

le plaisir que prend le « vulgaire » à faire le mal, et, singulièrement, à torturer le

poète. L’auteur se manifeste aussi par de tout petits mots, discrets mais pleins

d’émotion si l’on y prête l’oreille : l’adjective « honteux » exprime ainsi son

indignation devant les profiteurs en tout genre.


Cependant, le poète est un être sublime. Dieu a une place important pour l’auteur

parce qu’il est une être extraordinaire et grandiose, c’est ce qui ressorte du poème

Bénédiction, lorsque Baudelaire dit :<< Je sais que vous gardez une place au Poète/

Dans les rangs bienheureux des saintes Légions, / Et que vous l’invitez à l’éternelle

fête/ Des Trônes, des Vertus, des Domination>> (L. 61 à 64). L’auteur mérite de

l’admiration parce qu’il n’est pas comme tout le monde. Aussi, Baudelaire a un très

haut degré dans l’échelle des valeurs intellectuelles et morales, il démontre cela par

l’extrait suivant écrit dans le poème bénédiction : << Vers le Ciel, où son œil voit un

trône splendide, / Le poète serein lève ses bras pieux, / Et les vastes éclairs de son

esprit lucide / Lui dérobent l’aspect des peuples furieux>> (L. 53 à 56). Donc,

l’auteur est un être prodigieux et digne d’admiration.