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Chapitre 1 : Aperçu du système fiscal français :

1. Définition de l’impôt :
Étymologiquement le terme fisc vient de Fiscus qui désigne la petite corbeille en osier
destinée à recueillir l’argent, ainsi l’impot peut être définis “un prélèvement obligatoire perçu
sans contre partie directe au profit d’une collectivité publique”.
Les impôt existent, ils sont de tous les temps et de tous les lieux, il est donc inutile épiloguer sur
l’existence d’une société qui n’aurait pas d’impot. Payer ces impôts est une obligation de citoyen et
une obligation au sens juridique du terme.
2. Les 4 temps de la détermination de l’obligation fiscale:
L’obligation fiscale dont le contribuable est débiteur n’est pas de nature contractuelle: elle
trouve sa source dans la loi. Comme toute obligation juridique, la détermination de l’obligation
fiscal suppose de distinguer 4 étapes successives:
 Faites générateur;
 Assiette;
 Liquidation
 Exigibilité
a) Le faite générateur de l’obligation fiscale:
Il s’agit de l’événement qui donne naissance à l’obligation fiscale. Il peut s’agir:
 D’un fait juridique: par exemple, le décès d’une personne constitue le faite
générateur des droits de succession.
 D’un acte juridique: par exemple, la vente d’un immeuble constitue le faite
générateur de l’imposition de la plus-value entre les mains du cédant et le faite
générateur des droits de mutation à titre onéreux à la charge du cessionnaire.
C’est la date du faite générateur qui permet de déterminer en principe la loi applicable dans le temps
à l’obligation fiscale. Ainsi en cas de modification du taux d’imposition on applique le taux existant
à la date du fait générateur.
b) L’assiette de l’obligation fiscale:
Une fois que l’obligation fiscale est nait, il faut déterminer son montant: il faut fixer l’assiette de
l’impôt en calculant la base imposable.
Par exemple:
 En matière de plus-value, il s’agit (en simplifiant) de la différence entre le prix de
revente et le prix d’acquisition ;
 En matière de droit de mutation à titre onéreux, le droit est dû en principe sur le prix à
l’acte ;
 En matière de droit de succession, l’impôt est calculé sur l’actif net successoral.
c) c) La liquidation de l’obligation fiscale :
La liquidation de l’obligation fiscale revient à calculer l’impôt dû ce qui suppose de multiplier la
base imposable par le taux de l’impôt.
 Lorsque le taux est proportionnel, comme en matière de TVA, il s’applique à la totalité de
l’assiette.
 Lorsque le taux est progressif, comme en matière d’IR, il varie selon la tranche d’imposition
.
Il existe aussi des droits fixes par exemple 125 € pour enregistrer certain acte.
Il faut ensuite tenir compte de l’existence de crédit d’impôt ou de réduction d’impôt qui s’imputent
sur le montant de l’impôt. A la différence du crédit d’impôt, la réduction d’impôt ne donne pas lieu
au remboursement de l’éventuel excédent.
d) L’exigibilité de l’obligation fiscale:
C’est la date à laquelle, l’obligation fiscale doit être exécuter par le contribuable; il s’agit donc de la
date à laquelle l’Etat est en droit de réclamer le paiement de sa créance. Débute alors la phase de
recouvrement de l’impôt.

Section1: Les sources du droit fiscal:


En matière fiscal, c’est la loi qui constitue la source essentielle; le législateur est
théoriquement maître chez lui. En réalité il faut relativiser cette souveraineté ne serai ce qu’en
raison de la supériorité des sources constitutionnelles mais également des sources internationales et
européennes qui s’impose aux sources internes, législatives et réglementaires (sur les actions
ouvertes aux contribuables en cas d’imposition non conforme à une norme supérieur).
Paragraphe 1: Les sources constitutionnelles:
A. Les Principes constitutionnelles:
Le bloc de constitutionnalité en matière fiscal comprend principalement trois dispositions: le
principe de la nécessité de l’impôt, le principe de la légalité de l’impôt et le principe de
l’égalité devant l’impôt et devant les charges publiques.
a) Le principe de la nécessité de l’impôt:
L’impôt est nécessaire parce qu’il assume une fonction de financement budgétaire. A cette
mission première d’autres ont été ajoutés, ce qui pose la question du poids de l’impôt et celle de son
éventuel caractère confiscatoire. La fonction première de l’imposition est de collecter les fonds
nécessaires au fonctionnement des collectivités publiques et à l’accomplissement de leurs mission:
l’impôt permet d’alimenter le budget l’état et le budget des collectivité locales.
En outre l’impôt assume une fonction de redistribution sociale. Dans une perspective de solidarité
nationale, l’impôt permet de ponctionner les hauts revenus pour les redistribués au plus démunies.
Cette fonction de l’impôt est particulièrement forte en France.
Par ailleurs les impôts sont lourds d’autant qu’il faut y ajouter les cotisations sociales dont les
montants dépassent aujourd’hui celui des impôts.
Cette superposition de prélèvement, pose la question du caractère confiscatoire de l’impôt lorsque le
prélèvement fiscal vient à excéder les revenus du contribuable.
b) Le principe de l’égalité devant l’impôt et devant les charges publiques:
Le principe de l’égalité devant l’impôt est l’application en matière fiscale du principe plus général
de l’égalité des citoyens devant la loi posé par l’article 6 de la déclaration des droits de l’Homme
et du citoyen selon lequel “la loi doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle
punisse.”
Le plus souvent les différences de traitements fiscales poursuivent un but d’intérêt général et son
proportionnées aux buts à atteindre: la rupture d’égalité est alors justifiée.
c) Le principe de la légalité de l’impôt:
Le principe de la légalité de l’impôt est affirmé par l’article 34 de la constitution française: “La
loi fixe les règles concernant l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de
toute nature.
B. Le contrôle de constitutionnalité:
a) Le contrôle a priori:
En matière fiscal, la “saisine” du conseil constitutionnel par les parlementaires de l’opposition est
devenu systématique et les censures des lois de finance et autre loi de finance rectificative sont de
plus en plus nombreuses.
b) La question prioritaire de constitutionnalité:
La question prioritaire de constitutionnalité ne peut porté que sur “les droits et libertés que la
constitution garantie”. La loi fiscale peut être contesté au motif qu’elle porte atteinte aux droits et
libertés dont la valeur constitutionnelle a été reconnu tel le principe d’égalité devant l’impôt ou
d’égalité devant les charges publiques ou encore le droit au respect de la propriété.

Paragraphe 2: Les sources internationales et communautaires:


A. Les conventions fiscales internationales:
Les conventions fiscales internationales sont des conventions bilatérales passées entre deux États en
vu d’éliminer les doubles impositions. La France en a signé plus de 120.
Les conventions fiscales internationales ont pour fonction d’éviter qu’un même bien ou qu’un
même revenu ne fassent l’objet d’une double imposition. On sait que les conventions internationales
ont une autorité supérieure à celle de la loi interne. Il s’en suit que le juge interne peut par un
contrôle de conventionnalité écarté les dispositions fiscales internes qui contrediraient une
convention fiscale internationale à laquelle la France est partie.
B. Le droit de l’union européenne:
En matière fiscal, le principe au niveau européen est celui de l’autonomie fiscal de chacun des États
membres, c’est la raison pour laquelle toute initiative normative en matière fiscal suppose de
recueillir l’unanimité.
Cette exigence ayant été maintenue par le traité de Lisbonne. Ce qui explique certain blocage et la
faible place des mesures fiscales dans le traité du conseil européen de 1957: on y trouve
simplement quelques dispositions isolées tendant à luter contre les droits de douane et les taxes
d’effet équivalent, ainsi que les impositions intérieures discriminatoires au titre des chantiers en
cours ou des chantiers achevés on peut citer les mesures suivantes directement liées à
l’établissement du marché intérieur:
 Abolition des droits de douanes nationaux entre les États membres et l’adoption d’un
tarif commun à l’égard de l’extérieur, compléter par l’éradication des droits et mesures
de fait équivalent;
 L’harmonisation des impôts sur la consommation en particulier l’assiette de la TVA;
 L’instauration d’une assistance mutuelle et d’une coopération administrative entre Etat
membre.
C. La convention européenne des droits de l’Homme:
Il faut enfin aux titres des sources internationales cité la convention européenne de sauvegarde des
droits de l’Homme et des libertés fondamentales qui a ces dernières années fait une irruption
remarquée dans le domaine fiscal, la question s’est surtout posée pour les garantis procédurales.
Ainsi les contribuables acquis des pénalités fiscales ont été infligé peuvent élevé des protestations
au cas où les garantis juridictionnelles auxquelles ils peuvent prétendre n’auraient pas été respecté.
Paragraphe 3: Les sources législatives et réglementaire:
Chaque année, le législateur adopte de nombreuses lois qui intéressent directement la fiscalité à
commencer par la loi de finance et dans la foulé la loi de finance rectificative ou plutôt les lois de
finances rectificatives puisqu’elles peuvent se succéder au cours d’une même année.
Cela étant, en matière fiscale le législateur se repose souvent sur le pouvoir exécutif il s’ensuit que
les règlements d’application sont assez nombreux. Les règlements doivent respecter les limites des
délégations consenties faute de quoi ils sont illégaux.
Le CGI regroupe les textes législatifs relatifs aux impôts directs, aux droits d’enregistrement, à la
TVA et aux contributions indirects ; les dispositions réglementaires sont codifiées dans les annexes.

Section 2 : L’administration Fiscale :


L’administration fiscale est un acteur incontournable, omniprésent du jeu fiscale ne serai ce que par
son pouvoir de contrôle et de rectification.
Modernisation, efficacité, accessibilité sont devenus les mots d’ordres ou de slogan d’une
administration soucieuse de rompre avec son image répressive qui se veut performante et à l’écoute
des contribuables.
Paragraphe 1 : L’organisation de l’administration fiscale
La révolution de l’administration fiscale a eu lieu avec le rapprochement des services d’assiettes et
de recouvrement de l’impôt.
La fusion de la DGI et de la DGCP (direction générale de la comptabilité publique) opéré par un
décret du 03/04/2008 à donner naissance à une nouvelle direction qui porte le nom de Direction
Générale des Finances Publiques (DGFiP).
En pratique, les contribuables qu’il s’agisse des entreprises ou des particuliers n’ont plus affaire
tantôt au service des impôts (en matière d’assiette) tantôt au trésors publique (en matière de
recouvrement) mais à un interlocuteur unique.
Le guichet fiscale unifié se présente de façon différente en zone rurale et zone urbaine. En zone
urbaine, autrement dit dans les communes où il existait un centre des impôts et une trésorerie ce qui
concerne environ 55 % des contribuables sont créés les services des impôts des particuliers (SIP)
et les services des impôts des entreprises.e
En zone rural autrement dit dans les communes où seul existait une trésorerie, ce qui concerne
environ 45 % des contribuables, existe un accueil fiscal de proximité.
a) L’organisation de l’administration centrale de la DGFiP :
Si l’on s’en tient à l’échelon nationale, il faut distinguer les directions générales et les services à
compétences nationales. L’administration centrale a été réorganisé sur la base des trois missions qui
lui sont dévolues (mission fiscale, mission comptable, mission transversale) ; elle comporte donc
trois directions générales :
 Direction de la fiscalité qui regroupe le contrôle fiscale, les agréments, le service de la
gestion fiscale et le service juridique de la fiscalité.
 Direction de la gestion publique composé des anciennes missions de recouvrement, regroupé
dans 2 services : le service comptable de l’État et le service des collectivité locales qui est en
charge de la gestion comptable et financière des collectivités ainsi que du conseil fiscal et financier
et économique à ces collectivités.
 Direction du pilotage du réseau et de ses moyens chargé de la gestion du personnel ainsi que
des problématiques informatiques composé de 2 services : le service des systèmes d’information
et le service du budget et de la performance.
La direction de la législation fiscale (DLF) n’a, pour sa part, pas été affecté par cette
réorganisation ; elle est chargé d’une mission de rédaction et de codification des dispositions à
caractères fiscales et joue un rôle important dans la préparation des lois de finance.
 Les services à compétences nationale :
il s’agit de service ayant une compétence particulière sur l’ensemble du territoire français
 la direction des grandes entreprise (DGE) : dans le siège est à Pantin en Seine-Saint-
Denis, chargé de gérer la fiscalité des entreprises réalisant plus de 400 M € de CA, ainsi que de
leurs filiales.
 La direction des vérifications nationale et internationale (DVNI) : chargé de réaliser
le contrôle fiscale des grandes entreprises ;
 La direction nationale des enquêtes fiscales (DNEF) : chargé de détecter les circuits
de fraude fiscale ;
 La direction nationale de vérification des situations fiscales (DNVSF) : chargé du
contrôle de la fiscalité des particuliers les plus importants.
b) Politique d’objectif et de gestion de la DGFiP :
La méthode de management dans le secteur privé s’étant de plus en plus dans le secteur publique (y
compris les universités) et la DGFiP est sans doute à l’avant-garde. C’est la direction du pilotage du
réseau et ses moyens qui est en charge du volet « performance ». En témoigne le contrat de
performance qui fixe les objectifs à atteindre pour une période donnée.
Une chose est d’afficher les objectifs, une autre est de vérifier s’ils ont été atteint. Tel est l’objet du
rapport de performance et d’activité établis chaque année par la DGFiP

Chapitre 2 : Les règles générales d’imposition des résultats :


Les résultats qu’ils soient bénéficiaires ou déficitaires sont imposé de façon différente selon la
forme juridique de l’entreprise. C’est dire l’importance de la forme juridique de l’entreprise sur le
mode d’imposition de ses résultats. Dans tous les cas, les résultats imposables se calcule à partir du
résultat comptable ce qui implique d’exposer comment s’effectue le passage de l’un à l’autre.

Section 1 : l’incidence de la forme juridique de l’entreprise sur l’imposition des résultats
Paragraphe 1 : L’imposition des résultats dans l’entreprise individuelle :

A) Les règles générales applicables à l’imposition des résultats de l’entreprise


individuelle :
L’entreprise individuelle n’a pas la personnalité juridique et n’a pas de patrimoine qui lui soit propre
. Seul l‘exploitant a la personnalité juridique ; lui seul est titulaire d’un patrimoine dont l’entreprise
n’est que l’un des éléments. L’entreprise individuelle n’a pas davantage la personnalité fiscale en ce
sens elle n’a pas la qualité de contribuable ; cette qualité est reconnue au seul exploitant à qui le fisc
réclamera le paiement des impôts. L’entreprise n’en a pas moins une existence fiscale puisqu’il faut
calculer le résultat tiré de son exploitation.
A partir de la comptabilité, on calcule le résultat réalisé par l’entreprise elle-même, on calcule
l’impôt que devra payer l’exploitant non seulement sur le résultat de l’entreprise mais sur la totalité
du revenu global de l’exploitant.
B) Les règles spéciales applicables à l’imposition des résultats de l’EIRL (entrepreneur
individuel à responsabilité limité) :
L’EIRL a été introduite par la loi du 15 juin 2010, il s’agit nécessairement d’une personne physique.
Au terme de l’article L-526-06 du code de commerce « toute entrepreneur individuel peut affecter
à son activité professionnel un patrimoine séparer de son patrimoine personnel sans création d’une
personne morale. L’entrepreneur individuel est donc titulaire de deux patrimoine autonome, le
patrimoine personnel non affecté et la patrimoine professionnel affecté. »
Paragraphe 2:L’imposition des résultats dans le cadre d’une société :
A) La semi-transparence fiscale des sociétés de personnes :
On dit que certaines sociétés sont semi-transparentes dans la mesure où elles ne sont pas
personnellement soumise à l’impôt. Les sociétés de personne telle que les sociétés en nom
collectifs où les sociétés civiles sont soumises à un régime fiscale comparable à celui des
entreprises individuelles.
B) L’opacité fiscale des sociétés de capitaux :
Les sociétés de capitaux telle que les sociétés par actions ou les SARL ont la pleine personnalité
fiscale ceci explique qu’elles soient contribuables à part entière et qu’elles soient tenu de payer elle-
même les impôts sur les bénéfices qu’elles réalisent. Il s’agit d’un impôt spécifique dénommé
impôt sur les sociétés « IS » dont le taux est en principe de 33,1/3 %. L’État est ainsi en quelque
sorte associé dans toutes les sociétés de capitaux puisqu’il a droit à 1/3 des bénéfices réalisés.
Section 2 : Le passage du résultat comptable au résultat imposable
La fiscalité des entreprises individuelles ou sociétés repose sur la comptabilité puisque le résultat
imposable n’est autre chose que le résultat comptable revu et corrigé. Toute fois pour passer du
résultat comptable au résultat imposable il faut parfois, à la clôture de l’exercice, pratiquer des
rectification extra-comptable.
Les entreprises tiennent leurs comptabilité en suivant uniquement les prescriptions du droit
comptable sans se soucier des incidences fiscales. C’est uniquement à la clôture de l’exercice, une
fois que le résultat comptable a été dégagé qu’il convient de le retraiter hors comptabilité de façon à
déterminer le résultat imposable. Ces rectifications extra-comptables sont opérés sur un imprimé
spécifique, « l’état n°2058-A ». Ces rectifications se font en plus (réintégration extra-comptable)
ou en moins (déduction extra-comptable).
Chapitre 3 : L’imposition du CA de l’entreprise
L’imposition du CA de l’entreprise, la TVA a été institué en France par une loi du 10 avril 1954.
Elle a été inventée et mise en place par Maurice Lauré qui était à l’époque Directeur général des
impôts. La TVA rapporte à elle seule prêt de la moitié des recettes fiscales de l’État, elle est acquitté
par plus de 3,5 M d’assujettis. C’est donc de loin l’impôt le plus important en France. C’est un
impôt harmonisé au niveau Européen.
Section 1 : Le mécanisme de la TVA
Le mécanisme est simple. La TVA est perçue chaque étape du processus de production et de
distribution des biens et des services mais sous déduction de la taxe acquittée à l’occasion des
étapes précédentes. Autrement dit le fournisseur ou le prestataire facture la TVA à son client (TVA
collectée) déduit le montant de la TVA payée à ses propres fournisseurs et prestataires (TVA
déductible) et verse la différence à l’État. Chacun des agents économiques opères de même.
Finalement le poids de la TVA est supporté par le consommateur final qui lui ne peut pas récupérer
la TVA. Il y a donc détaxation des consommations intermédiaire et taxation des
consommations finales. A ce titre la TVA est un impôt indirect : elle perçue auprès de collecteurs
(les entreprises) qui assument un rôle intermédiaire entre l’État et le redevable (le consommateur
final).
La TVA présente trois avantages :
 Elle est neutre : son montant est le même quelque soit la longueur du circuit économique ;
le montant de la taxe dépend seulement de la valeur ajouté aux produits ou aux services et non
de l’organisation du circuit de production et de distribution ;
 Elle est difficile à frauder: la taxe d’amont ne peut être déduite par un opérateur que s’il
possède une facture en bonne et du-forme ; la possibilité de fraude est donc limitée puisque les
contribuables se surveillent mutuellement. Il subsiste toutefois une possibilité de fraude
puisqu’il suffit de vendre à un particulier sans facture pour échapper finalement à la TVA.
 Elle est indolore pour les contribuables : Il est moins traumatisant pour un contribuable de
payer de la TVA lors que chaque dépense plutôt que de déclarer ses revenus et de voir
s’afficher le montant des ses impôt annuelles.
Section 2 : L’Europe et la TVA
Paragraphe 1 : les différentes étapes de la mise en place de la TVA européenne :
A)1ere étape : L’adoption d’un système commun de TVA :
Le traité de Rome du 25 Mars 1957 qui a institué le marché commun prévoyait le principe d’une
harmonisation des fiscalités des État membres. Pour l’instant c’est essentiellement en matière de
TVA que cette harmonisation a été réalisée. Le point de départ remonte à la première directive du 11
Avril 1957 qui a imposé à tous les État membres d’adopter le système de la TVA et d’abandonner
les autres variantes d’imposition du CA.
B) L’harmonisation des TVA nationales :
La mise en place d’un véritable marché commun implique une large harmonisation des fiscalités
indirectes afin de ne pas contrarié la libre circulation des marchandises et services, cette directive
tend à unifier les règles d’assiettes de cette impôt : champs d’application, base d’imposition,
déduction.
C) suppression des frontières fiscales :
L’institution du marché commun avait entraîné la suppression des frontières douanières, élimant du
même coup les droits de douane dans les échanges intracommunautaires ; mais les frontières
fiscales subsistaient ; quand elles passaient d’un pays à l’autre, les marchandises étaient contrôlé et
subissaient la TVA à l’importation.
La traité de MAASTRICHT du 7 Février 1992 qui a institué l’union européenne et le marché
unique s’est accompagné de la suppression des frontières fiscales. Depuis le 1er janvier 1993 les
marchandises circulent librement à l’intérieur de l’UE.
Chapitre 4 : Le champ d’application de la TVA :
Section 1 : Les opérations imposables par nature :
En droit français sont soumises à la TVA les livraisons de bien et les prestations de services
effectués à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel. Sont assujetti à la TVA les
personnes qui effectuent de manières indépendantes une des activités économique mentionnées aux
5ème alinéa de l’article 256-I du CGI quelque soit le statut juridique de ces personnes, leur situation
au regard des autres impôts et la forme ou la nature de leurs interventions.
Pour autant, le champ d’application de la TVA reste très large, les opérations imposables par nature
représentent l’essentiel des opérations réalisés par les entreprises. L’article 256-I du CGI dispose
que sont soumise à la TVA les livraisons de biens et les prestations de services effectués à titres
onéreux par un assujetti agissant en tant que tel ce qui conduit à distinguer les deux notions
suivantes :
 La notion de livraison de bien et de prestation de services effectués à titre onéreux
(critère réel tenant à l’opération) ;
 La notion d’assujetti agissant en tant que tel (critère personnel tenant à l’opérateur)
Paragraphe 1 : La notion de livraison de bien et de prestation de services effectué à
titre onéreux :
La TVA n’est pas impôt synthétique comme par exemple l’IR ou l’IS (impôt sur les Sté) mais un
impôt analytique, il faut donc résonner opération par opération et voir à chaque fois si l’opération
entre ou non dans le champ d’application de la TVA.
La TVA frappe deux types d’opérations, les livraisons de biens et les prestations de services lorsque
ces opérations sont accomplis à titres onéreux.
A) Les livraisons de bien et les prestations de services entrant dans le champ
d’application de la TVA :
a) La notion de livraison de bien corporel :
En matière de TVA la livraison s’entend du transfert du pouvoir de disposer d’un bien corporel
comme un propriétaire ce qui fait entrer dans le champ de la TVA toutes les opérations comportant
transfert de propriété à titre onéreux d’un bien corporel (par ex : vente, échange,…). Pour qu’il y ait
transfert de propriété il faut que l’opération soit passer entre deux personne juridiquement distincte
ce qui exclu les opérations internes à l’entreprise telle les livraisons de marchandises à une
succursale. Par exception certain meuble incorporel sont traités au regard de la TVA comme bien
des biens meubles corporels et relève du régime des livraisons : l’électricité, le gaz, la chaleur, le
froid et les biens similaires pour les immeubles c’est le régimes de la TVA immobilière qui
s‘applique.
b) La notion de prestation de services :
Les prestations de services définis par l’article 256-4 du CGI englobe les opérations autres que les
opérations de livraison de bien corporel. On citera à titre d’exemple les travaux immobiliers, les
travaux à façon, les transports, les locations, le crédit-bail, les prestations fournies par les membres
des professions libérales, les livraisons des biens incorporels (sauf ceux qui sont assimilés à des
biens corporels), les cessions et les concessions de brevet ou de logiciel,…
B) L’exigence du caractère onéreux de l’opération :
Toutes les opérations réalisées par un assujetti n’entre pas nécessairement dans le champ
d’application de la TVA. Il convient à chaque fois de vérifier si elles constituent des livraisons de
bien ou de services effectué à titre onéreux ce qui suppose de caractérisé l’existence d’une
contrepartie, mais cela ne suffit pas, il faut en outre qu’existe un lien direct entre l’objet de
l’opération et la contrepartie obtenue.
a) L’exigence d’une contrepartie :
L’opération est à titre onéreux lorsqu’elle comporte une contrepartie. La contrepartie versée par le
client peut prendre d’autre forme qu’un prix payé en espèce. Elle peut être versé en nature tel est le
cas de l’échange ou de l’apport en société. Elle peut encore prendre la forme d’une prestation de
service tel est le cas du distributeur que rémunère son fournisseur généralement sous la forme d’un
rabais en réalisant pour lui des opérations publicitaires. En général, la contrepartie est fournie par le
client lui-même c’est-à-dire le bénéficiaire de la livraison ou du service, elle peut également être
fournie par un tiers sous la forme d’une subvention versée à l’entreprise.
b) L’exigence d’un lien direct :
Dans l’arrêt de principe du 8 mars 1988 le cours de justice des communautés européennes fut
amené à dégager l’exigence d’un lien direct pour qu’une opération puisse être soumise à la TVA : Il
n’y a de prestation de service effectué à titre onéreux que s’il existe un lien direct entre le service
rendu et la contre-valeur perçue ce qui suppose les deux conditions suivantes soient réunies :
 Le service doit être rendu à un bénéficiaire déterminé ; autrement dit le service doit
être individualisé et ne pas présenté un caractère collectif ;
 Il doit y avoir une équivalence entre le niveau de l’avantage retiré par le bénéficiaire
et le montant de la contrepartie qu’il a versé ; autrement dit il faut caractérisé une relation
d’équivalence entre l’avantage retiré par le bénéficiaire du service et la contrepartie qu’il
verse aux prestataires
Paragraphe 2 : La notion d’assujetti
A) L’assujetti doit exercer une activité économique de manière indépendante :
a) La notion d’activité économique :
D’après le 5ème alinéa de l’article 256-I du CGI : les activités économiques se définissent comme
toutes les activités de producteur, de commerçant ou de prestataire de service y compris les activités
extractives, agricoles, et celle des professions libérales ou assimilés est notamment considéré
comme activité économique une opération comportant l’exploitation d’un bien meuble corporel ou
incorporel en vu d’en retirer des recettes ayant un caractère de permanence.
b) La notion d’activité indépendante :
L’exercice d’une activité indépendante suppose que la personne agisse pour son propre compte sous
sa propre responsabilité; elle doit jouir d’une certaine liberté dans l’organisation et l’exécution de
son travail. N’ont donc pas la qualité d’assujetti ceux qui se trouve dans un lien de subordination
c’est-à-dire ceux qui travail pour autrui tel est le cas notamment des salariés et de ceux qui sont
assimilés : représentants de commerce, sportifs professionnels.
B) La notion d’assujetti agissant en tant que tel :
L’article 256-I du CGI précise que « sont soumises à la TVA les livraisons de bien et les prestations
de services effectuer à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel ». Il arrive qu’un
assujetti n’agisse pas en tant que tel par exemple lorsqu’il réalise une opération situé hors du champ
d’application de la TVA. Le commerçant qui gère sont patrimoine privé n’est pas un assujetti
agissant en tant que tel.
Section 2 : Les opérations imposable par détermination de la loi
L’article 257 du CGI soumet expressément à la TVA un certain nombre d’opérations qui par nature
n’entre pas dans le champ d’application de la TVA, il en est ainsi des livraisons à soi-même, des
importations et de certaines opérations immobilières.
Les livraisons à soi-même ; il y a livraison à soi-même lorsqu’un assujetti a pour la même opération
la double qualité de fournisseur et de consommateur ; il peut consommer à titre personnel ce que
lui fournit son entreprise il s’agit alors d’un prélèvement pour un usage privé : C’est
l’autoconsommation ; il peut également fabriqué lui même un bien qu sera utilisé par son
entreprise : C’est l’auto-fabrication. Dans les deux cas pour éviter les distorsion de concurrence, la
TVA est en principe due sur cette livraison à soi-même. En réalité, ce principe comporte de
nombreuses aménagements ce qui justifie le renvoie de son étude avec les régimes particuliers de la
TVA.
Section 3 : Les opérations exonérées imposables par option :
Il existe un certain nombre de secteur d’activité ou d’opération qui sont exonérée de TVA, dans
certain cas la loi permet à une personne exonérée de TVA de demander l’autorisation de l’acquitter,
on dit alors qu’elle opte pour le TVA.
A) Les opérations exonérées :
Avant toutes choses qu’on vient de bien avoir à l’esprit la distinction des opérations qui sont
hors du champs d’application et celles, qui situées dans le champ de la TVA, en sont
exonérées, certes les unes et les autres échappe à la TVA mais leurs régime au regard du
droit à déduction diffère du tout au tout.
L’exonération est sans doute une bonne chose pour le client assujetti qui n’a pas à supporter
le poids de la TVA, elle ne fait pas en revanche le bonheur de l’entreprise qui se trouve
doublement pénalisé :
 Elle ne peut récupérer la TVA que lui facture ses fournisseurs d’où une augmentation
des ces coûts de production. Elle comptabilisera ses dépenses déductibles pour leurs
montant TTC ; s’il s’agit d’immobilisation la base de calcul des amortissements sera de
même le prix d’acquisition TTC ;
 L’entreprise est par ailleurs pénalisé au niveau de ses charges salariales puisqu’elles
sera redevable de la taxe sur les salaires à proportion des ses opérations exonérées
auxquelles il faudra ajouter les opérations hors champ d’application.

a) L’exonération applicable à certain secteur d’activité :


Voici les principaux secteur d’activité exonérés dans la liste fixé par la loi est limitative :
 Le secteur des assurances ;
 Le secteur médical et paramédical ;
 Le secteur de l’enseignement ;
 Le secteur bancaire ;
 Le secteur non lucratif : les associations et autres organisme à but non lucratif dont la
gestion est désintéressé et qui remplisse une mission d’ordre social, religieux, politique,
syndical ou sportif.
 Le secteur locatif : location à usage agricole (terre et bâtiments), les locations de
terrains non aménagés et d’immeuble nu, les locations meublées et les locations
d’immeubles industrielles et commerciaux non équipés.
 Les établissements de spectacles et mes clubs sportifs professionnels ;
 Les prestations de services réalisées par mes mandataires judiciaires à protection des
majeurs qui sont venus en remplacement des anciens gérants de tutelle.
b) Les opérations applicables aux petites entreprises :
D’autre exonérations dépendent de la taille de l’entreprise. L’idée est celle de la
simplification du fonctionnement des petites entreprises. Sont exonérés à ce titre : les micro-
entreprises, autrement dit celles dont le CA ne dépasse pas certain plafond.
Le régime micro est réservé aux entreprises individuelles, en matière de TVA au contraire le
régime de la franchise de base s’applique quelque soit la structure de l’entreprise
individuelle ou Sté soumise à l’impôt sur la Sté.
B) Les opérations imposables sur option :
Il peut paraître paradoxale de voir une personne exonéré d’un impôt demander l’autorisation de
l’acquitter; c’est que l’assujettissement à la TVA présente de nombreuses avantages et que
l’exonération prend parfois des allures de punition, c’est pourquoi la loi autorise dans certain cas
limitativement énuméré l’option pour le paiement de la TVA.
Il faut prendre garde au faite que l’option doit être notifié à l’administration de façon expresse ; le
seul faite de soumettre ses recettes à la TVA ne vaut pas option expresse.
a) Les avantages de l’option :
L’exonération d’une opération au cours d’un circuit de fabrication ou de commercialisation
aboutit à une pénalisation puisque l’entreprise exonérée ne peut récupérer la TVA qui lui est
facturé. Il y a rupture dans la chaîne des déductions du faite que l’un des maillons est taxé
comme un consommateur final cela aboutit à une surcharge fiscale ; c’est que l’on appelle
phénomène de rémanence de taxe. L’option comporte d’autres avantages que l’on peut
résumer de la façon suivante :
 Possibilité de facturer la taxe aux clients assujetti qu’il l’à récupéreront eux même ;
 Possibilité d’augmenter le coefficient de déduction ;
 Dispense de versement de la taxe sur les salaires
b) les bénéficiaires de l’option :
L’option est réservée notamment aux personnes suivantes :
 Exploitant agricole réalisant moins de 46 000 € de recette annuelles ;
 Collectivité locales pour certain service ;
 Personnes donnant en location un immeuble nu à usage professionnel ;
 Banque pour certaine commission ;
 Micro-entreprises bénéficiant du régime de la franchise en base ;
c) La durée de l’option :
 Le régime de droit commun :
Ce régime se présente ainsi :
 L’option initiale nécessairement couvre une période de 5 années ; elle est irrévocable
durant sa durée ;
 Si l’assujetti bénéficie d’un remboursement de crédit de taxe à l’occasion de son
option celle-ci est automatiquement reconduite pour une nouvelle période de 5 années
ce qui fait 10 années au totale.
 Les régimes particuliers
 les locations d’immeuble nu à usage professionnel ;
Le propriétaire peut opter pour la TVA : 9 ans au moins, 20 ans en cas de remboursement de
crédit de TVA ;
 Les opérations bancaires et financières :
Durée de l’option 5 ans, renouvelable tacitement, une fois exercée l’option s’applique aussi
longtemps qu’elle n’a pas été dénoncé ; elle n’a pas à être renouvelée par période. La
dénonciation peut intervenir à tout moment à compter du 1 er janvier de la 5ème année qui
suit celle de l’option.

Chapitre 5 : Le calcul de la TVA exigible


La TVA exigible est la TVA qui est collectée par un assujetti auprès de ses clients, il s’agit donc de
la TVA perçu en aval par opposition avec la TVA déductible qui est la TVA payée en amont par un
assujetti à ses propres fournisseurs ou prestataires. Les comptables parlent de TVA collectée là où
les fiscalistes parlent de TVA exigibles mais les deux notions ont le même contenu.
Le calcul de la TVA exigible suppose que soit déterminer :
 Le faite générateur de la TVA : il s’agit de l’événement qui donne naissance à la
créance fiscale du trésor sur l’assujetti ;
 La date d’exigibilité ; il s’agit de la date à laquelle la TVA est due par le fournisseur
ou le prestataire au trésor publique ;
 La base d’imposition ; il s’agit de l’assiette de la TVA, à savoir la somme à laquelle
est appliqué le taux de la TVA ;
 Le taux de TVA  qui peut être normal, intermédiaire ou réduit
Section 1 : Le faite générateur et l’exigibilité de la TVA :
Dans la pratique, l’exigibilité est la plus importante :
 Pour le fournisseurs, l’exigibilité permet de déterminer à quelle période d’imposition
il convient de rattacher les opérations réalisées ; en effet la TVA due au trésor est calculé
sur le montant des opérations imposables réalisées au cours d’une période donnée selon
le cas le mois ou le trimestre.
 Pour le client elle détermine la date à laquelle il peut récupérer la taxe qui lui est
facturée
Le plus souvent faite générateur et exigibilité coïncide notamment dans le régime de
livraison de bien corporel et dans quelque régime particulier en revanche, les deux dates en
principe distinctes pour les prestations de service et les travaux immobilier.
A) Le régime de livraison des biens corporels :
a) La notion de livraison :
Avant l’entrée en vigueur de la 6ème directive, la livraison au sens de la TVA s’entendait de
la délivrance matériel de la chose, il y avait donc coïncidence entre la notion fiscale et la
notion civile. Depuis l’entrée en vigueur de la 6ème directive, l’article 256-II-1er du CGI
définit la livraison comme le transfert du pouvoir de disposer d’un bien corporel comme un
propriétaire (date du transfert de propriété).
b) L’indifférence de la date de paiement du prix :
 Vente aux comptant. C’est la situation la plus simple ; la TVA est exigible au moment de la
livraison du bien, il convient de réserver au cas où la vente serait ultérieurement annulée.
 Vente à crédit. En cas de vente à crédit où à tempérament, la TVA est toujours exigible au
moment de la livraison puisque l’exigibilité est indépendante des modalités de paiement, il faut
encore réserver le cas au moment où la vente serait résolue pour défaut de paiement du prix.
 Vente avec clause de réserve de propriété. Bien que le transfert de propriété soit retarder
jusqu’au paiement complet du prix, la TVA est exigible dès la remise matériel du bien.
 Location-vente. En cas de location-vente l’utilisateur paie des loyers qui s’imputent sur le
prix convenu, lorsque les versements atteignent le montant du prix, le contrat de vente se substitue
au contrat de location, la TVA est exigible, sauf option pour les débits dès la remise matérielle du
bien et est calculé sur le montant cumulé des loyers
 Crédit-bail (technique de crédit dans laquelle le préteur offre à l’emprunteur la location
d’un bien assortit d’une promesse unilatérale de vente qui peut se dénouer par le transfert de
propriété à l’emprunteur).
Pendant la durée du contrat, on applique les règles propres à la location, c’est-à-dire le
régime de prestation de service ; la TVA est exigible sauf option sur les débits lors des
paiements de chacune des redevances. A l’expiration du contrat, l’utilisateur a le choix entre
deux solutions : ou restituer le bien ou lever l’option d’achat prévue dans le contrat de
crédit-bail. Dans le 1er cas il n’y a aucune incidence fiscale, dans le 2nd la TVA est due sur la
levée d’option.
 Les indemnités perçue par le crédit bailleur en cas de résiliation anticipé du contrat ou
en cas de perte du bien loue (vol, incendie,…) sont hors du champ d’application de la TVA ; elles
ne font que réparer les préjudices subit par le bailleur, elles ne sont aucunement la contrepartie d’un
service rendu à l’utilisateur.
c) L’incidence des impayés et des annulations :
Lorsqu’une créance est définitivement irrécouvrable et que la facture reste impayée, la
situation est la suivante : Le fournisseur a fait une avance de TVA au trésor qui finalement
ne lui sera pas versé par son client tandis que le client assujetti à exerce son droit à
déduction sans avoir payé le montant de la TVA à son fournisseur. La procédure de
régularisation est la suivante :
 Le fournisseur doit adresser à son client une facture rectificative ; il s’agit en fait d’un
duplicata de la facture originale mentionnant que la facture est demeurée impayée et indiquant le
montant de la TVA correspondante ; il pourra en produisant cette facture rectificative demander au
trésor la restitution de la taxe versée ; cette restitution est pratiqué par imputation sur le montant de
la TVA due pour les opérations ultérieurs ;
 Le client doit reverser au trésor le montant de la TVA dès qu’il reçoit la facture rectificative
émanant de son fournisseur.
Les mêmes solutions s’appliquent lorsque le contrat de vente est annulé ou résolu.
Exemple de régularisation à la suite d’un impayé :
1) Les données :
En Avril, Mr LeNoir commande un lot de marchandise à son grossiste Mr LeRouge, elles
sont expédiées et réceptionnées en Mai prix facturées HT : 10 000 €. Mr LeNoir accepte une
traite de 12 000 € payable le 31 Août.
Mr LeRouge remet immédiatement cette traite à l’escompte auprès de sa banque qui crédite
son compte de 10 000 €. La banque contre-passe cette écriture en Septembre du faite que la
traite est revenue impayée ; Mr LeNoir ayant entre-temps déposer sont bilan et la liquidation
judiciaire ayant été prononcée.
On cherchera les incidences de l’impayé au regard de la TVA.