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FISC COMP M1 2016-2017

FISCALITE COMPAREE

CHAPITRE I : Aperçu du système fiscale français


Le système fiscale français repose sur un ensemble d’impôt dont m’existence et la
cohérence relève à la fois de raison historique et de considération de politique budgétaire.
L’impôt tient une place importante dont la légitimité est reconnue non seulement du fait de
son caractère impératif mais aussi pour ses fonctions sociales et économiques. Les
dispositions qui régissent l’existence même ou la nature des contributions trouvent leur
origine dans les textes fiscaux et les décisions de jurisprudence

I. Notion fondamentale

Les définitions de l’impôt son nombreuse, elles mettent l’accent sur les caractéristiques de
l’impôt et sur sa fonction essentielle : assurer le financement de l’Etat et des collectivités
territoriales. Les impôts sont votés par les instances délibérantes des collectivités qui en sont
bénéficiaire.
1.1- Définition et caractéristique de l’impôt
1.1.1- Définition
L’impôt est généralement défini comme un prélèvement pécuniaire de
caractère obligatoire effectué en vertu de prérogative de puissance publique
à titre définitif sans contrepartie déterminée en vue d’assurer le financement
des charges publiques de l’Etat, des collectivités territoriales et des
établissements publiques administratifs. Certain de ces caractères doivent
être précisés.
1.1.2- Les principales caractéristiques
A- La notion de prélèvement : l’impôt est un prélèvement pécuniaire
définitif, il s’oppose en cela au prélèvement en nature de l’ancien régime
et aussi à l’emprunt qui constitue un autre moyen de couverture des
dépenses publiques.
Sur le plan économique, le prélèvement fiscal joue un rôle important dans
l’intervention et la régulation économique. Il constitue avec les dépenses
fiscales et les subventions l’outil de prédilection de la politique budgétaire
de l’Etat.

B- L’impôt et un prélèvement de caractère obligatoire. Ce caractère est lié à


la légitimité de la puissance publique et au principe du consentement à
l’impôt. Il s’agit d’un prélèvement imposé unilatéralement d’une
obligation qui pèse sur le contribuable selon le juge constitutionnel. Les
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contribuables sont tenus à l’obligation de s’acquitter de l’impôt sous peine


des sanctions prévues en cas de retard, dissimulation ou fraude fiscale.
C- L’impôt ne comporte pas de contrepartie et n’est pas affecté, cela les
distingue des redevances qui sont réclamées en contrepartie d’un service
publique rendu à un niveau proportionnel au montant de ce service. La
rémunération pour service rendu obéit au principe dit de l’équivalence
financière. Ce principe signifie qu’il doit exister une certaine
proportionnalité entre son montant et le coût réel des services rendues
aux usagers (redevance audiovisuelle ou redevance pour enlèvement des
résidus ménagers). Cela le distingue aussi des taxes, qui en principe
rémunère également un service rendu mais sans lien de proportionnalité
avec le service rendu. Elles sont également obligatoires et définies par le
législateur.
Le rapprochement avec la redevance pour service rendu n’est pas total
puisqu’il n’y a pas d’équivalence financière entre le montant de la taxe et
la valeur du service rendu. On peut considérer que le critère de la taxe
réside mieux dans son caractère obligatoire par opposition au caractère
facultatif de la redevance. La taxe ne peut être créée que par la loi et ne
peut être perçu que par des personnes publiques et seulement en vue
d’assurer le fonctionnement des services publiques administratifs
REMARQUE : les cotisations sociales sont aussi obligatoires mais elles financent des
dépenses sociales. Ne relevant pas du budget de l’Etat. Elles sont gérées par des organismes
sociaux.
1.2- Les sources du droit fiscal
Le droit fiscal se crée et repose sur des textes d’origine variée. Les sources du droit fiscal
suivent la hiérarchie générale des sources du droit et à la nature des textes pour lesquels ils
s’expriment (lois, règlement, convention, …). Ces différents textes n’ont pas la même force
pour s’imposer aux contribuables, à l’administration ou aux états.
1.2.1- Les principales sources du droit fiscal
Les principales distinctions sont présentées dans le tableau suivant :

SOURCES POUVOIR PORTEE


CORRESPONDANT
Les conventions Politique (Etat) S’impose aux Etats
internationales (règlements signataires
et directives
communautaires)
La loi Pouvoir législatif S’impose aux contribuables
et à l’administration
Le règlement (et les décrets) Pouvoir exécutif S’impose aux contribuables
et à l’administration
La jurisprudence Pouvoir judiciaire S’impose aux parties
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concernées

1.2.2- Analyse et conséquence


A -Les conventions
Le droit fiscal ne peut naitre de conventions internes (sauf cas particulier) ; il s’agit donc ici
surtout des conventions internationales et des traités. Ces conventions et ces traités sont
signés entre les pays partenaires par le pouvoir politique.
On peut distinguer principalement :
-Les conventions internationales dites de « double imposition » qui sont passées entre deux
Etats dans le but de régler la situation fiscale des personnes susceptible d’être imposée du
fait de leur activité de leur domicile ou de leur revenu dans chacun des deux Etats
concernées. Ces conventions conduisent le plus souvent à l’imposition dans un Etat et à
l’exonération dans l’autre.
-Les directives européenne qui contraignent les Etats membres de l’U.E à introduire dans
leur législation nationale les dispositions relatives à l’harmonisation fiscale entre les pays
européens. Les dispositions communautaires s’imposent en principe aux Etats membres.
Toutes fois ces directives ne constituent pas un ordre législatif supérieur aux lois internes ;
les Etats concerné sont tenus d’appliquer les directives européennes dans la mesure où ils
sont dans l’obligation d’intégrer ces dispositions dans leur législation. Il faut noter que, c’est
alors la loi nationale conforme à la directive qui s’applique et non pas la directive elle-même.
B- Les lois
C’est la principale source du droit fiscal ; la constitution précise en son article 34 que « la loi
fixe les règles concernant l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions
de toutes natures ». C’est donc le pouvoir législatif qui détient l’autorité principale en
matière fiscale.
La loi de finance est annuelle (principe de l’annualité de l’impôt), elle détermine la nature, le
montant, l’affectation des ressources et les charges de l’Etat. Elle définit donc les recettes et
les dépenses autorisées du budget général de l’Etat ; elle est traditionnellement l’expression
de la volonté politique du gouvernement et résulte de l’initiative de l’exécutif qui la présente
sous forme d’un projet de loi.
Certaines dispositions fiscales peuvent être prise par ordonnance par l’exécutif (après
autorisation du parlement).
La loi de règlement arrête le montant définitif des recettes et des dépenses du budget ainsi
que le résultat budgétaire (déficit ou excédent qui en découle).
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C- Les règlement, décrets, arrêtés


Ils sont pris par le pouvoir exécutif pour complété les lois et les mettre en application (niveau
hiérarchiquement inférieure au loi). Ils forment la doctrine administrative. L’ensemble des
lois, règlements, décrets et arrêtés sont rassemblés dans le CGI
D- La jurisprudence
Il s’agit des jugements rendus en matière fiscale par les juridictions contentieuses et qui
concerne le plus souvent la contestation par un contribuable d’une interprétation de la loi
par l’administration (instruction, circulaire, …).
Le juge est ainsi amené à préciser l’interprétation de la loi non seulement dans le litige et à
l’égard du contribuable concerné par l’instance mais aussi pour compléter des notions que la
loi n’a pas défini avec assez de précision (par exemple : la notion de rémunération excessive
pour les dirigeants de sociétés.
En pratique, les tribunaux administratifs interviennent en matière d’impôt direct et de TVA
alors que la compétence des tribunaux de l’ordre judiciaire concerne les autres contributions
indirectes ainsi que les droits d’enregistrement.

II. Eléments de technique fiscale

2.1- Champ d’application


Les opérations imposables, c’est-à-dire les actes et les évènements relatifs aux revenus, à la
dépense ou au capital devant être soumis à l’impôt. Selon les impôts et les actes concernés,
certaines opérations sont imposables par nature, d’autres par option. D’autres enfin sont
exonérés.
a. Les personnes imposables
Celles qui sont désignées comme contribuables ou assujetties par la loi.
Une personne est le plus souvent imposable en fonction de l’opération qu’elle réalise. C’est
le cas des commerçants qui par nature, réalise des actes de commerce qui sont imposés
dans le cadre de la fiscalité des entreprises. Il s’agit soit d’une personne physique, soit d’une
personne morale : société ou association.
b. Les règles de territorialités
Les règles précisent le territoire sur lequel s’applique la législation fiscale française ainsi que
les règles applicables lorsqu’interviennent des personnes ou des opérations mettant en jeu
des pays autres que l’agence.
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2.2- L’assiette de l’impôts


La détermination de l’assiette de l’impôt consiste à cerner la matière imposable et à fixer les
règles d’évaluation correspondante.
Cela nécessite également de préciser l’évènement déclencheur de l’imposition
A. La matière imposable
C’est l’élément économique qui est la source de l’impôt, son évaluation permet d’établir la
base imposable, c’est-à-dire le montant auquel s’appliquera le tarif de l’impôt.
Par exemple : le revenu net professionnel constitue la matière imposable dans le cadre de
l’imposition des exploitants individuels à l’impôt sur le revenu.

B. L’évaluation de la matière imposable


Il s’agit de définir la base imposable et de l’évaluer. On rencontre 3 types d’évaluation :

 L’évaluation réelle qui consiste à chercher à connaitre le montant réel de la base


imposable. Ce qui suppose dans la plupart des cas la tenue d’une comptabilité
précise et détaillée.
Le plus souvent le fisc se contente de la déclaration du contribuable mais cette
confiance a pour contrepartie le droit de contrôle et de vérification que se réserve les
services fiscaux. C’est un mode d’évaluation très usité et qui semble avoir de plus en
plus les faveurs de l’administration (TVA, IS impôt sur les Société, IR)
 Evaluation approchée qui revient à renoncer à l’évaluation réelle car trop
contraignante ou coûteuse. La base imposable est déterminée de façon
approximative par l’administration à partir d’élément jugé significatif du contribuable
ou de sa capacité contributive (c’est le cas en particulier en matière de bénéfice et de
chiffre d’affaire pour certaines petites entreprises par la détermination du forfait)
L’avantage de ce procédé est sa simplicité et l’absence de contrôle puisque c’est
l’administration qui fixe le forfait mais à contrario cela revient presque toujours à
sous-évaluer la base imposable.
 L’évaluation indiciaire est encore plus approximative et se fonde sur des critères
extérieurs à la base elle-même. Il s’agit par exemple des évaluations des valeurs
locatives des bâtiments en matière d’impôts locaux et fondé sur les placements des
immeubles présentant des caractéristiques de qualité ou de confort commune.
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2.3- L’exigibilité et le fait générateur


A. L’exigibilité est l’acte ou l’évènement qui rend une personne redevable d’impôt et
qui donne la naissance à la dette envers les collectivités bénéficiaires. Par exemple, la
TVA est exigible au titre du mois au cours du quelle est intervenu la livraison
consécutive à la vente d’un bien soumise à la TVA.
B. Le fait générateur est une notion très voisine puisqu’il s’agit de l’évènement par
lequel sont réalisés les conditions légales nécessaire à l’exigibilité de l’impôt et qui
fait naître l’obligation fiscale. Par exemple, le fait générateur est fixé au 31 décembre
de l’année au titre de laquelle l’impôt est établi en ce qui concerne l’IR.
Pour l’impôts sur les société (IS), c’est la date de clôture des exercices.
2.4- Le calcul de l’impôt
Une fois la base imposable évaluée, l’impôt est liquidé, cela consiste simplement à en
calculer le montant exigible une fois sa base imposable défini et évalué. En pratique, il s’agit
le plus souvent d’appliquer un barème (comme pour l’impôt sur le revenu) ou d’appliquer un
tarif (comme pour la vignette automobile) ou encore d’utiliser un taux (comme pour la TVA).
La liquidation est effectuée :

 Soit par le contribuable lui-même (TVA, IS, …)


 Soit par l’administration (IR, Impôts locaux par exemple)
2.5- Le recouvrement de l’impôt
Il s’agit de la dernière phase qui consiste à encaissement réelle de l’impôt :

 Soit après appel du montant par l’administration concerné, le contribuable reçoit


alors un extrait du rôle d’imposition ou un avertissement à payer qui émane de la
perception ou de la recette-perception chargé de recouvrement ainsi que la date
limite de paiement.
Cet procédure concerne surtout l’IR & les impôts locaux.

 Soit spontanément, dans ce cas, le contribuable adresse lui-même et sans recevoir la


demande de l’administration l’impôt dont il est redevable.
Ce mode de recouvrement est fréquent lorsque le contribuable effectue également la
liquidation de l’impôt, c’est le cas pour l’IS et la TVA.
 Soit enfin, par retenu à la source qui consiste pour l’administration ou de la personne
agissant pour son compte à effectuer elle-même un prélèvement d’office sur un
revenu, il s’agit par exemple de la retenu à la source sur les bénéfices réalisé en
France par les sociétés étrangère.
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III. Classification des impôts et taxes

On observe dans la pratique que la plupart des pays ont opté pour u système fiscal fondé sur
la multiplié des impôts et ont ainsi écarté l’idée d’un impôt unique.
Bien que les raisons essentielles de ces états tiennent à des considérations historiques, cela
est révélateur d’une stratégie fiscale des différents gouvernements tenté suivant les
objectifs poursuivi de recourir à des impôts diversifiés en fonction de leur caractéristique
propre.
Cette diversité conduit à des classification traduit ces différentes approches.

III.1 - Classification économique

Cette classification est fondée sur la distinction à l’origine de la richesse

 Qui se traduit : soit par la possession ou la transmission d’un capital/patrimoine ; soit


par la perception d’un revenu lié au travail ou à la propriété ;
 Et ses emplois : par la dépense, soit du revenu, soit du capital lui-même.
Elle permet de définir l’élément économique sur lequel la contribution est assise. Cela
revient à préciser la matière imposable
A. L’imposition du revenu
Le revenu est constitué par le total des sommes perçues par un individu (ou un foyer)
pendant une année. Son origine provient soit du travail (salaires), soit du capital (loyer &
revenu foncier par exemple), soit encore est composé de façon mixte (bénéfice réalisée par
l’exploitant d’une entreprise individuel).
L’IR est globale et porte sur l’ensemble des revenus du contribuable. Il est annuel progressif
dans son barème et personnel dans la mesure où il prend en considération les
caractéristiques particulières de chaque contribuable : situation familiale, personne à
charge.
A ce titre, l’IR est souvent considéré comme un instrument de justice social
Remarque : le revenu des sociétés est constitué par leur bénéfice imposable
B. L’imposition de la dépense
Cette forme d’imposition frappe le revenu au niveau de son utilisation. En France, il s’agit
essentiellement de la TVA qui constitue un impôt général sur la dépense et les différents
droits indirectes (sur les tabacs, alcools, produits pétroliers).
La TVA est l’application simple car elle est incorporée au prix de vente et relativement peu
visible (bien que ses effets sur le prix est évident). Différent taux sont utilisés pour tenir
compte de la volonté d’imposer plus légèrement les PPN. Ce type d’imposition d’un très bon
rendement due à son application générale à la quasi-totalité des ventes de biens et services
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peut apparaitre comme une forme de justice sociale puisque son montant est calculé de la
même façon pour tous les consommateurs sans tenir compte des situation individuelles.
Mais cette qualité peut aussi constituer son principal défaut
C. L’imposition du capital
L’impôt sur le capital est assis sur le capital mais il est le plus souvent prélevé sur le revenu
(afin de ne pas épuisé le capital lui-même). Il peut être : soit permanent comme par exemple
l’impôt foncier (impôt local perçu/an sur les propriété foncière) ou l’impôt de solidarité sur
la fortune ; soit plus souvent réclamé à l’occasion de certaines opérations réputées ………….…
nuire à l’enrichissement comme pour l’imposition des plus-values ou l’imposition des
mutation e des successions (droit d’enregistrement).

III.2 La classification impôt direct et indirect

Cette classification administrative repose sur une distinction ancienne qui a conduit à une
époque à la spécialisation des services fiscaux mais qui n’est plus toujours aussi claire ni
aussi pertinente qu’aujourd’hui.

A. Les caractéristiques de l’impôt direct et de l’impôt indirect

 Le critère essentiel et économique déconcerte l’incidence de l’impôt :

L’impôt direct est supporté à titre définitif par le contribuable alors que l’impôt
indirect peut être répercuté (souvent par l’intermédiaire des prix sur d’autre
contribuable)
 Sur le plan technique, l’impôt directe est permanent, le fait générateur intervient à
date fixe (définit par la loi ou l’administration). L’impôt indirecte est intermittent
puisque fondé sur des évènements économiques qui relève de l’activité et de
l’initiative des contribuables.
 D’un point de vue juridique, l’impôt direct est perçu par voie de rôle nominatif (c’est
à dire, un document établi par l’administration au nom de chaque contribuable et
portant mention de la matière imposable et de la somme due). L’impôt indirecte est
perçu sans rôle et liquidé par le contribuable lui-même (cette distinction n’est pas
cependant de portée générale puisque certains, impôts directs sont perçus sans qu’i
y ait émission d’un rôle.
 Enfin, il y a quelque année l’administration était structurée en une administration des
contributions directe et une administration des contributions indirectes. Mais depuis
la réforme qui a conduit à la création des centres des impôts (dont les compétences
sont générales). Cette distinction a perdu de son intérêt.
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B. Comparaison entre impôt direct et impôt indirect


Les principaux avantages et inconvénients sont résumés dans le tableau suivant :
AVANTAGES INCONVENIENTS
Impôt direct  Recouvrement aisé  Recouvrement lent
 Rendement assez  Faible élasticité
stable économique
 Visible et connu du  Mal accepté par le
contribuable contribuable
 Contrôle relativement
aisé
Impôt indirect  Payé facilement par le  Contrôle lourd et
contribuable nécessaire
 Très productif  Recouvrement
 Forte élasticité partiel (fraude)
économique
 Recouvrement rapide

III.3 -Les autres classifications

A. Impôt réel- impôt personnel


Cette distinction peut paraitre fictive dans la mesure où c’est toujours une personne qui finit
prêtre le contribuable final.
L’impôt réel atteint un bien sans tenir compte de la situation personnel de son détenteur, on
voit immédiatement que les taxes sur le chiffre d’affaire répondent à cette définition.
Par contre, l’impôt personnel est censé prendre en considération l’ensemble de la situation
économique, financière et sociale du contribuable.
L’IR en est un bon exemple.

B. Impôt de répartition et impôt de quotité

L’impôt de répartition est celui dont le produit est fixé à l’avance puis réparti entre les
contribuables sur un territoire déterminé en fonction des éléments imposables. Dans ce
système, c’est la somme totale à recevoir qui est déterminé à l’avance et non pas les taux
d’imposition ; ce mode de détermination de la dette fiscale est ancien.
L’impôt de quotité s’applique à toute la base imposable et comporte un tarif déterminé à
l’avance ; il consiste à définir initialement un taux d’imposition qui sera ensuite appliqué à la
matière imposable. Cette technique est celle qui est maintenant en vigueur dans tous les
systèmes fiscaux moderne (c’est le cas de l’IR, IS, TVA, …)
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III.4 La classification retenue par les services fiscaux français

L’administration des impôts française utilise une classification qui sert en grande partie de
critère pour l’organisation des services fiscaux. Elle distingue :

 La fiscalité personnelle comprenant les différentes catégories de l’IR (sauf les


bénéfices industriels et commerciaux) ;
 La fiscalité de entreprises comprenant (bénéfices industriels et commerciaux et l’IS)
 Les taxes sur le chiffre d’affaire TVA et droit indirect ;
 La fiscalité immobilière
 Les droits d’enregistrement
 Les impôts directs locaux

CHAPITRE II : L’entreprise et l’impôt


Les bénéfices réalisés par les entreprises sont soumis à l’impôt selon les modalités qui
dépendent de leur statut juridique.

1. L’imposition des bénéfices des entreprises


1.1- Principes
Les règles qui définissent le redevable, la matière imposable, le calcul et le taux applicable
dépendent principalement du statut juridique de l’entreprise.
Le résultat fiscal est déterminé selon des règles propres au droit fiscal et sert de base de
calcul de l’impôt.
Le résultat fiscal peut être imposé de deux manière :
 Soit au titre de l’IR dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (B.I.C) ;
dans ce cas ce sont les propriétaires de l’entreprises qui sont imposable et non
l’entreprise elle-même
 Soit au titre de l’IS au taux de 33,1/3 % (il existe également un taux réduit à 19%)
c’est la société qui est redevable de l’impôt
1.2- Détermination du résultat fiscal
Le résultat comptable et le résultat fiscal sont différents dans la plupart des cas.
Toutefois, plutôt que d’établir un calcul de résultat fiscal complètement séparé du résultat
comptable, on part en général du résultat comptable de l’exercice que l’on corrige pour
obtenir le résultat fiscal.
 Première étape : on calcule le résultat comptable
Charges comptabilisées Produits comptabilisées
Résultat comptable
 Deuxième étape : le calcul du résultat fiscal
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Le résultat fiscal est égal au résultat comptable augmenté des réintégrations de


charge non déductible et diminué des produits non imposable
Résultat comptable Déduction des produits Résultat fiscal
Réintégration non imposable

NB : ces corrections sont totalement indépendantes de la comptabilité, on dit qu’elle


s’effectue de façon extracomptable. Elle n’entraine aucune écriture comptable. En
pratique, elles sont effectuées sur la déclaration N°2058-A.
ANALYSE DES REINTEGRATIONS ET DES DEDUCTIONS
Les réintégrations
Elles sont composées :
 Des charges et des pertes comptabilisées mais non déductibles sur le plan fiscal
 Des produits dont l’imposition a été différée précédemment et qui deviennent
imposable au cours de l’exercice.
Les déductions
Elles comprennent :
 Les profits non imposables fiscalement au cours de l’exercice : ces profits seront
imposés plus tard ou sont soumis à un régime fiscal ;
 Les produits définitivement exonérés d’impôt ou non imposable ;
 Les charges réintégrées au cours des exercices précédents et devenues déductibles
lors de l’exercice.
1.3- Le régime de l’impôt sur le revenu (IR)
L’entreprise individuelle n’a pas la personnalité juridique
Le revenu de l’exploitant est établi en deux temps.
a. Calcul du bénéfice imposable
b. Calcul du revenu imposable du foyer fiscal de l’exploitant en tenant compte de ses
autres revenus familiaux net et disponible de l’année
Ce régime concerne toutes les entreprises individuelles et les SARL à caractère familiale et
les sociétés de personne n’ayant pas opter pour l’IS.
1.4- Le régime de l’IS
Le bénéfice imposable est soumis à l’IS au taux de 33,1/3%.
Un taux réduit existe pour les petites entreprises et pour certaines catégories de bénéfice.
L’IS est comptabilisé parmi les charges de la société. Le résultat comptable figurant comme
solde du compte de résultat est donc un résultat net d’impôt.
Ce résultat ne peut être soit conservé ou reporté à nouveau ou soit distribué aux associés.
La distribution est définie par la loi et par les statuts de la société.

2. Les différents régimes de déclaration

2.1- Le champ des différents régimes


Deux régimes de bénéfice réel existent, il s’agit du réel simplifié et du réel normal.
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Ils concernent les entreprises les entreprises de taille variable. Leur application peut être
facultative ou obligatoire.

2.2- Principe
Les entreprises sont imposées sur la base des bénéfices réellement réalisés et doivent à cet
effet respecter un certain nombre d’obligation comptable et déclarative.
Le régime des microentreprises ne s’applique qu’aux entreprises individuelles pour
l’imposition des bénéfices, les sociétés en sont exclues.
Certaines activités en sont également exclues dont :
 Les loueurs de matériels
 Les marchands de bien
 Les opérations sur les marchés financiers, …
Régime de plein Régime réel Régime des
droit microentreprises
Activités Normal Simplifié
Ventes de M/ses CA < à 763 000€ HT 76 300< CA < 763 000 CA < 763 000 HT
HT
Prestation de CA > 230 000€ HT 27000< CA < 230 000 € CA < 27 000€ HT
Service HT
Le CA a retenir correspond aux opérations réalisées ou engagées au cours de l’année
excluant les opérations à caractère exceptionnel (ex : les cessions d’immobilisation)

2.3- Obligations comptables et régime réel


Les régimes réels doivent tenir une comptabilité régulière et complète afin d’être en mesure
de justifier l’exactitude du résultat indiqué sur la déclaration.
2.3.1- Les entreprise aux régime simplifié
Ce régime est ouvert à toutes les entreprises quel que soit leur forme juridique et ne dépend
que de la nature de l’activité et du montant du CA annuel.
Les obligations en matière d’impôt sur les bénéfices dépendent de la forme juridique de
l’entreprise.
Le commerçant personne physique, c’est-à-dire « l’exploitant individuel » peuvent tenir une
« comptabilité simplifiée ». Ce choix leur permet :
 Au titre des opérations de l’exercice ;
-De leur limiter leur comptabilité à l’enregistrement des dépenses et recettes
journalières (comptabilité de trésorerie) ;
-De procéder à une centralisation mensuelle des journaux auxiliaires sur le livre
journal.
 Au titre des opérations de fin d’exercice 
-D’enregistrer uniquement en fin d’exercice des créances et des dettes ;
-D’évaluer les stocks de fin d’exercice ;
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-De ne pas régulariser les charges (autres que les achats) dont la périodicité n’excède
pas un an
-De présenter un bilan et un compte de résultat simplifié
Remarque :
 Les commerçants personne physique soumis au régime simplifié peuvent sur option
tenir une comptabilité « super simplifié » qui comporte quelques allègements
comptables supplémentaires.
-Déduction forfaitaire des frais de carburant selon un barème administratif,
-Dispense des justifications des frais accessoires payés en espèce dans la
limite de 1 pour 1000 du CA avec un minimum de 150€
-Dispense de bilan si le CA est inférieur à 153 000€ pour les ventes de
marchandises ou 54 000€ pour les prestations de services.
L’option pour une comptabilité super simplifié est exercé annuellement au titre de chaque
exercice. Elle est exprimée sur la déclaration du résultat.
2.3.2- Les entreprises au réel normal
Elles sont tenues :
 De procéder à l’enregistrement comptable chronologique des mouvements affectant
le patrimoine de l’entreprise
 De procéder à un inventaire au moins une fois tous les 12 mois ;
 D’établir des états financiers ;
 De tenir : un livre journal, un grand livre et un livre d’inventaire.

2.4- TVA et régime réel

a. Les entreprises au réel simplifié

Elles versent en cours d’année des acomptes trimestriels (Avril, Juillet, Octobre et
Décembre).

Elles déposent une seule déclaration avant le 1er Avril de l’année suivante qui
déterminera la taxe au titre de la période ainsi que le montant des acomptes
trimestriels pour la période ultérieure. Les entreprises dont la TVA exigible à l’année
précédente avant déduction de la TVA sur les immobilisations est inférieure à 1000 €
sont dispensés du versement d’acompte. Le montant de la TVA exigible est acquitté
lors du dépôt de la déclaration annuelle récapitulative de TVA. Les entreprises
relevant de plein droit du régime simplifié ont la possibilité de renoncer à ce régime
simplifié uniquement pour la TVA. Les bénéfices industriels et commerciaux (BIC)
dans ce cas sont déterminés selon les modalités du régime simplifié. Par contre, la
TVA est déterminée selon le régime normal (déclaration trimestrielle ou mensuelle).
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b. Les entreprises au réel normal

Les redevables relevant du régime réel normal doivent produire chaque mois une
déclaration (formule CA3) accompagnée du paiement de la TVA et inférieure à 4 000
€. Il leur est permis d’effectuer des déclarations trimestrielles.

c. Le régime des microentreprises

Ce régime est strictement réservé aux entreprises individuelles bénéficiant de la


franchise de TVA (entreprises dispensées de payer la TVA).

Certaines entreprises réalisent à la fois des ventes de biens et des prestations de


services. Dans ce cas, elles ne peuvent bénéficier de ce régime que si le CA annuel
pour l’ensemble de l’activité est égal ou inférieur à 76 300 € HT.