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Ecole Nationale Polytechnique

2014/2015

L’énergie

Réalisé par :
SADOUN Bouchra
ZANNOUNE Amira

Professeur CHITOUR

Génie chimique

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Sommaire

I. Introduction
II. Définition
III. Historique de la notion d’énergie
IV. Sources d’énergie.
V. Types d’énergie
VI. Les énergies renouvelables face aux énergies fossiles.
VII. La consommation de l’énergie dans le monde.
VIII. Energie et environnement.
IX. Les enjeux énergétiques en Algérie :
1. Etat des lieux de l’énergie en Algérie
2. L’exploitation des énergies renouvelables en Algérie
3. L’avenir des énergies renouvelables en Algérie
X. Conclusion
XI. Références

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Introduction

Depuis la nuit des temps, l'homme a toujours su comment rendre sa vie plus simple, il
a mis son intelligence au service de son confort et de sa sécurité, du coup sa vie
devient de plus en plus compliquée.

Assurer des besoins demande de l’énergie, celle-ci s’est évoluée au cours du temps
partant d’un simple feu, à la machine à vapeur et jusqu’à les éolienne et le solaire
semble être un long chemin, l’énergie prend sa place privilégiée et devient
indispensable à la vie de l’homme qui lui a son tour continue à exploiter son
environnement pour assurer des besoins en cherchant de nouvelles sources d’énergie.

L’énergie, est une notion abstraite qui sera mise en surbrillance dans cet exposé.
Donc, c’est quoi l’énergie ? Quelles sont les différents types et les sources d’énergie ?
Quel est l’impact de l’exploitation de l’énergie sur l’environnement ? Quelle est le
poids de l’Algérie dans le domaine énergétiques ?

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I. Définition :

L'énergie (du grec : ἐνέργεια, enérgeia, force en action) est la capacité d'un système à produire un
travail entraînant un mouvement ou produisant par exemple de la lumière, de la chaleur ou de
l'électricité. C'est une grandeur physique qui caractérise l'état d'un système et qui est d'une manière
globale conservée au cours des transformations. Dans le système international d'unités, l'énergie
s'exprime en joules.

II. Historique de la notion d’énergie :

Le concept d'énergie est fondamental pour l'étude des phénomènes de transformation (comme la
chimie et la métallurgie) et de transmission mécanique, qui sont la base de la révolution industrielle.
Le concept physique d'énergie s'est donc logiquement affirmé au XIXe siècle.

En 1686, Leibniz montre que la quantité m·v2, appelée « force vive », se conserve. En 1788,
Lagrange montre l'invariance de la somme de deux quantités, que l'on appellera plus tard « énergie
cinétique » et « énergie potentielle ».

Au XIXe siècle, on parvient par une série d'expériences à mettre en évidence des constats ou lois :

• On constate que la chute d'un poids donné d'une même hauteur produit toujours le même
échauffement (calorimétrie) ;
• Et que si la vitesse finale n'est pas nulle, la hausse de température est moindre, comme si
seulement une partie de la chute était convertie en vitesse et le reste en chaleur ;
• De même un échauffement pourra produire une dilatation, une augmentation de pression,
qui elle-même permettra de « produire un travail » par exemple en déplaçant une masse ;
• Le total est toujours conservé : ainsi naît le concept scientifique d'énergie, « chose » encore
indéterminée mais dont on postule une propriété :L'énergie se conserve dans tous les
phénomènes, devenant tour à tour, pression, vitesse, hauteur, etc.

Ainsi, grâce à l'énergie, on peut mettre en relation des observations aussi différentes qu'un
mouvement, une rotation, une température, la couleur d'un corps ou d'une lumière, une
consommation de sucre ou de charbon, une usure, etc.

Il apparaît également que si l'énergie se conserve et se transforme, certaines transformations sont


faciles ou réversibles et d'autres non.

Par exemple, il est facile de transformer de la hauteur de chute en échauffement, on peut le faire
intégralement, en revanche l'inverse est difficile (il faut des appareils complexes) et une partie de
l'« énergie » devra être diffusée et donc perdue. Cette observation sera à la base de l'idée d'entropie.

À partir du concept de conservation de l'énergie (en quantité), on pourra regarder d'un œil différent
des systèmes complexes (notamment biologiques et chimiques) qui violent apparemment cette loi
et, on parviendra, moyennant de nouveaux progrès scientifiques, à toujours valider le postulat ou
principe de conservation de l'énergie.

L'énergie est un concept essentiel en physique, qui se précise depuis le XIXe siècle.

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On retrouve le concept d'énergie dans toutes les branches de la physique :

• en mécanique ;
• en thermodynamique ;
• en électromagnétisme ;
• en mécanique quantique ;
• mais aussi dans d'autres disciplines, en particulier en chimie.

III. Sources d'énergie :

On qualifie également l’énergie selon la source d’où elle est extraite ou le moyen par lequel elle est
acheminée: les énergies fossiles, l’énergie nucléaire, l’énergie de masse, l’énergie solaire, l’énergie
électrique, l’énergie chimique, l’énergie thermique, l'énergie d’origine biomassique (biomasse
sèche, biomasse humide et biocarburants) ;

Il existe des sources d'énergie qui sont régénérées par des processus naturels dans la mesure où on
les exploite sans dépasser les limites de cette capacité de régénération : on les nomme par
convention énergies renouvelables.

IV. Types d’énergie :

Dans toutes les sociétés, l'activité humaine consomme de l'énergie qui peut être produite par des
sources d'énergies renouvelables ou non renouvelables.

1. Energie fossile :

Les sources d'énergies non renouvelables correspondent à des matières premières dont les stocks ne
se reconstituent pas à l'échelle d'une vie humaine, principalement le charbon, le gaz naturel, le
pétrole et l'uranium. Il s'agit d'énergies fossiles, sauf l'uranium qui résulte d'un processus de
production différent des combustibles carbonés.

• Pétrole : Le pétrole est un mélange d'hydrocarbures (molécules formées d'atomes de


carbone et d'hydrogène) et de molécules, appelées résines et asphaltènes, contenant
également d'autres atomes, principalement du soufre, de l'azote et de l'oxygène. Certains de
ces constituants sont, à température et à pression ambiantes, gazeux (méthane, propane,
etc.), liquides (hexane, heptane, octane, benzène etc.) et parfois solides (paraffines,
asphaltes, etc.). Le pétrole contient des millions de molécules différentes qu'il va falloir
fractionner et transformer chimiquement pour obtenir des produits utilisables

• Charbon : La formation du charbon dans le sous-sol remonte à l'ère primaire dite


"carbonifère", il y a 200 à 300 millions d'années. Recouverte de marécages, la terre connaît
alors un climat chaud et humide. Des débris végétaux fermentent sous des sédiments, se
superposent dans une atmosphère riche en gaz carbonique et se transforment en substances
solides combustibles à haute teneur en carbone : la houille, le lignite et la tourbe. On appelle
charbon ces roches sédimentaires contenant au moins 50 % de carbone.

• Gaz naturel : Le constituant principal des gisements de gaz naturel est le méthane. Le
méthane est un hydrocarbure composé d'un atome de carbone et de quatre atomes
d'hydrogène. Pour être utilisable, le gaz naturel peut nécessiter un adoucissement (retrait de
la majeure partie des composants acides, gaz carbonique et sulfure d'hydrogène
essentiellement) et un dégasolinage (retrait des fractions lourdes du gaz). Il doit dans tous

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les cas être déshydraté. Toutes ces opérations visent à éliminer les impuretés présentes avec
le gaz en sortie de puits.

• Hydrocarbures : c’est ce qu’on appelle hydrocarbures non conventionnels, à cause des


méthodes d'extraction qui ne sont pas conventionnels, ils se trouvent dans des roches peu
perméables et peu poreuses. Ces derniers sont peu mobilisables à cause de la très forte
densité.

2. Energie renouvelable :

Les énergies renouvelables correspondent à des sources d'énergie de flux ou dont les stocks peuvent
se renouveler en quelques années ou quelques dizaines d'années. C'est le cas de l'énergie solaire, de
l'énergie éolienne, de l'énergie hydraulique, dont le flux se maintient indépendamment de la
consommation qui en est faite (énergie fatale). Les énergies issues du bois et plus généralement de
la biomasse ne sont pas inépuisables mais sont considérées comme renouvelables si leur usage ne
dépasse pas la quantité de biomasse générée chaque année.

• Énergie solaire : C’est la plus grande source d’énergie bien qu’intermittente (jour et nuit),
elle est convertie en luminosité dans l’habitat mais aussi en chaleur ou en électricité.

➢ Fonctionnement d’un panneau photovoltaïque :

L’effet photovoltaïque est la transformation de la lumière en électricité. Ce phénomène physique est


propre à certains matériaux dont le silicium, matière première des panneaux photovoltaïques.

En effet la lumière produite par le soleil est composé de photons. Ces photons vont heurter la
surface du panneau solaire et les électrons présents vont alors se mettre en mouvement dans une
direction particulière permettant de créer un courant électrique continu.

Ce courant va ensuite être recueilli par des fils métalliques appelés « strings » qui vont transporter
le courant de cellule en cellule. Le courant va ainsi s’additionner lors de son passage entre chaque
cellule. Ce courant sera ensuite recueilli vers la centrale photovoltaïque.

➢ Solaire thermique :

L’énergie solaire thermique est la transformation du rayonnement solaire en énergie thermique.


Cette transformation peut être utilisée directement (pour chauffer un bâtiment par exemple) ou
indirectement (comme la production de vapeur d’eau pour entraîner des turboalternateurs et ainsi
obtenir de l’énergie électrique). En utilisant la chaleur transmise par rayonnement plutôt que le
rayonnement lui-même, ces modes de transformation d’énergie se distinguent des autres formes
d’énergie solaire comme les cellules photovoltaïques.

La radiation directe du soleil est concentrée par un collecteur sur un échangeur où elle est cédée à
un fluide, soit vaporisé directement, soit transportant la chaleur à un générateur de vapeur. Tous les
systèmes ont en commun un certain nombre d’organes : un collecteur qui concentre la chaleur, un
liquide ou un gaz caloporteur qui la transporte jusqu’à un point d’extraction, un évaporateur, un
condenseur, une turbine et un alternateur.
Plus connu sous le nom de « concentrating solar power » (CSP), le solaire thermique peut répondre
à la demande en électricité de jour comme de nuit en étant couplé à des moyens de stockage
thermique ou hybridé avec d’autres énergies comme le gaz.

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• Biomasse : elle existe grâce à la photosynthèse ce qui nous ramène à parler des cultures, des
résidus de forêt, de l’agriculture et de l’élevage.

• Énergie hydraulique : C’est l’énergie de l’eau qui se déplace d’un point haut vers un point
bas pour produire de l’électricité.

• Énergie éolienne : C’est pour exploiter la force du vent, le vent pousse trois hélices qui sont
montées sur un arbre.

• Énergie marine : L’énergie marine ou énergie des mers est l’énergie renouvelable extraite
du milieu marin. Les mers et océans représentent 71 % de la surface du globe. Ils pourraient
en théorie fournir 30 000 GTep à partir du seul rayonnement solaire sur leur surface,
40 GTep par la force du vent en mer, dont une partie se transforme en houle et vagues, et
2 GTep par la force des courants de marées dus principalement à l'attraction lunaire. Il faut
ajouter à cela l'énergie potentielle liée aux différences de température selon la profondeur et
celle des gradients de salinité dans les estuaires. À titre de comparaison, pour 2050, les
besoins de l'humanité sont estimés à 16,5 GTep.

• Énergie géothermique : C’est la chaleur de la terre qui se trouve stockée dans certaines
parties du sous-sol sous forme d’eau chaude et qui peut être exploitée pour la production de
l’électricité.

3. Energie nucléaire :

• Fission nucléaire : est le phénomène par lequel le noyau d'un atome lourd (noyau qui
contient beaucoup de nucléons, tels les noyaux d'uranium et de plutonium) est divisé en
plusieurs nucléides plus légers, généralement deux nucléides. Cette réaction nucléaire se
traduit aussi par l'émission de neutrons (en général deux ou trois) et un dégagement
d'énergie très important.

• Radioactivité : est un phénomène physique naturel au cours duquel des noyaux


atomiques instables, dits radio-isotopes, se transforment spontanément (« désintégration »),
en dégageant de l'énergie sous forme de rayonnements divers, en des noyaux atomiques plus
stables ayant perdu une partie de leur masse. Les rayonnements ainsi émis sont appelés,
selon le cas, des rayons α, des rayons β ou des rayons γ.

• Fusion nucléaire : La fusion nucléaire, dite parfois fusion thermonucléaire, est un


processus où deux noyaux atomiques légers s’assemblent pour former un noyau plus lourd.
Cette réaction est à l’œuvre de manière naturelle dans le Soleil et la plupart des étoiles de
l'univers.

V. Les énergies renouvelables face aux énergies fossiles :


L’énergie fossile est l’énergie produite à partir du pétrole, du charbon et du gaz naturel.
Contrairement aux énergies renouvelables, la réserve de ces trois combustibles est fixe, et non
renouvelable : elle s’épuise au fur et à mesure de son utilisation.

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Les énergies fossiles bénéficient d’une capacité de production d’énergie par unité de volume élevée.
Mais elles ont de nombreux désavantages :

• Les réserves sont limitées, et elles s’épuisent rapidement : il est indispensable d’envisager
très rapidement des alternatives plus écologiques
• Elles sont inégalement réparties, ce qui provoque de lourdes tensions géopolitiques
• Toutes les étapes de leur exploitation sont très polluantes, et génèrent des déchets dangereux
• Leur transport est dangereux, risqué, et a provoqué, notamment par les naufrages de
pétroliers, des marées noires extrêmement dévastatrices pour la biodiversité
• Elles sont contrôlées par un oligopole, quelques puissantes entreprises internationales, qui
• imposent leurs lois, avec peu d'implication sociale et environnementale
• Le raffinage, la purification, l’enrichissement, les transformations, le transport, la
distribution, et l’utilisation finale sont très gourmands en énergie, et très fortement émetteurs
de gaz à effet de serre.
• Le réchauffement climatique est dû en grande partie à la combustion des énergies fossiles
pour les transports, le bâtiment et l’industrie.
• Dans une perspective de développement durable, il s’agit de développer des alternatives
écologiques à l’exploitation et à la production d’énergie à partir des énergies fossiles,
notamment par les énergies renouvelables, et mettre en œuvre une politique forte
d'économies d'énergie.

Dans de nombreux pays les énergies renouvelables se développent, même si pour le moment elles
restent "minoritaires". Elles ont un double avantage : elles n’émettent pas de CO2 et sont
inépuisables.

➢ Coût et comparaison :

Prix du kWh selon la source d’énergie :

Source d’énergie. Coût en mEURO par kWh.


Charbon. (énergie fossile) 80 à 150.
Gaz. (énergie fossile) 60 à 100.
Solaire / Biomasse (énergie propre) 80 à 85.
Eolien. (énergie propre) 60 à 70.

Le prix des énergies propres est du même ordre de grandeur que celui des énergies fossiles. On
peut penser à l’avenir que d’énormes progrès technologiques, en ce qui concerne les énergies
propres, feront diminuer le coût de production de celles-ci.

Emission de CO2 selon la source d’énergie :

Source d’énergie. Emission de Co2 en gramme de Co2 par kWh


Charbon. (énergie fossile) 900 à 1150.
Gaz. (énergie fossile) 400 à 420.
Solaire. (énergie propre) 20 à 130.
Biomasse. (énergie propre) 20.
Eolien. (énergie propre) 20 à 25.

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Les énergies propres rejettent beaucoup moins de CO2 que les énergies fossiles.

VI. La consommation de l’énergie dans le monde :


La consommation mondiale d'énergie représente 390 tonnes d'équivalent pétrole chaque seconde
soit 12,274 Millions de tonnes d'équivalent pétrole Mtep) par an (+ 2,5% en 2011). Le pétrole reste
la source d'énergie numéro 1, et représente 33,1% de la consommation énergétique mondiale, mais
c'est la part la plus petite depuis fort longtemps pour le pétrole tandis que la part du charbon atteint
30,3%, un record depuis 1969. Elle pourrait quintupler d'ici 2060 !

Les experts ont élaborés 3 prévisions pour estimer la croissance de la consommation énergétique
mondiale. Les besoins vont au moins doubler et pourrait même quadrupler et serait en 2100 de 830
à 1750 exajoules par an.

1. Les besoins énergétiques mondiaux :


La consommation énergétique mondiale (énergie finale) était, selon Agence internationale de
l'énergie de 8,2 milliards de tep en 2007 (4,7 en 1973), pour une production énergétique
mondiale (énergie primaire) de 12,274 milliards de tep.

En 2009 était de près de 8,4 milliards de tonnes d’équivalent pétrole. Elle a augmenté de plus de
40% entre 1990 et 2008. Les autres estimations place la consommation mondiale d'énergie à 12,2
milliards de tep.

En 2010, la consommation d'énergie mondiale a augmenté de 5,5 %, après le déclin de 1 % observé


en 2009 soit une croissance de 6 % des émissions de CO2 liées à l'énergie,un record.
Les pays émergents contribuent pour 2/3 à cette augmentation globale, avec environ 460 Mtep, la
Chine représentant à elle seule 1/4 de la croissance de la consommation énergétique mondiale en
2010 Le pétrole, le gaz naturel et le charbon ont contribué de manière égale à cette augmentation de
la demande d'énergie en 2010, largement liée à la reprise industrielle.

En 2011 avec 12 274 Mtep, la consommation énergétique mondiale a augmenté de 2,5% en 2011,
soit deux fois moins vite qu'en 2010 mais à un rythme proche de la moyenne historique. La
croissance de la consommation énergétique a ralenti dans toutes les régions et pour toutes les
énergies. Le pétrole reste la source d'énergie numéro 1, et représente 33,1% de la consommation
énergétique mondiale, mais c'est la part la plus petite depuis fort longtemps pour le pétrole tandis
que la part du charbon atteint 30,3%, un record depuis 1969.

Selon une étude de l'AIE (Agence Internationale de l'Energie) la génération d'électricité provenant
des énergies renouvelables représentera 25% du mix électrique totale en 2018. La croissance de la

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production atteindra 4% entre 2012 et 2018 à 685TW/h soit +6% par an. Elle a déjà progressé de
8.5% en 2012.

Les énergies renouvelables, l'hydroélectricité en tête de file, sont 8% du mix électrique (contre 2%
à 4% entre 2006 et 2011). L'étude de l'AIE prévoit une augmentation de cette part à 11% en 2018.

La consommation énergétique mondiale va exploser : on estime que les besoins énergétiques


mondiaux vont représenter de 570 à 600 exajoules par an en 2020.

2. Evolution de la demande énergétique mondiale :

Les facteurs qui pèsent sur l'évolution de la demande d'énergie dans le monde sont :

- l’accroissement de la population mondiale (9 à 10 milliards d’habitants à l’horizon 2050),


- des efforts des pays en voie de développement pour combler leur décalage économique
(croissance de 8 à 10% en Chine et en Inde),
- du maintien d’une légère croissance de la demande énergétique dans les pays développés, la
demande d’énergie primaire poursuit sa croissance mais sa répartition géographique se modifie.

C’est ainsi que la zone Asie-Pacifique absorbe aujourd’hui plus de 30% de la consommation
mondiale contre moins de 20% au début des années soixante-dix.
Corrélativement, le poids relatif des régions développées diminue (USA de 28 à 20%, Union
Européenne de 19 à 15%).

Les experts tablent sur une croissance moyenne de l’ordre de 1,7% par an pour les prochaines
décennies ce qui conduit à prévoir le doublement de la demande mondiale soit une consommation
de 20 milliards de tep dans les années 2040 – 2050.

Dans cette augmentation de la demande d’énergie primaire, la part des pays en voie de
développement (Chine, Inde, Brésil,…) représentera plus de 70%

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3. La production mondiale d'énergie :

Dès 2016, les barrages, centrale biomasse, éolienne ou fermes solaires fourniront plus d'énergie que
le gaz et deux fois plus que le nucléaire.

Production mondiale d’énergie primaire :


(en milliards de tonnes équivalent pétrole Gtep) – 2004
SOURCE PRIMAIRE Gtep / an %

PETROLE 3,95 35,2 %


CHARBON 2,8 25,0 %
GAZ NATUREL 2,4 21,0%
NUCLEAIRE 0,7 6,2 %
HYDRAULIQUE 0,25 2,2 %
BIOMASSE (bois)
Et autres renouvelables 1,2 10,4 %

TOTAL 11,2 Gtep 100 %

Dans la production mondiale d’énergie primaire, 11,2 milliards de tep/an, le pétrole est la source
la plus importante avec 35,2% du total.

Le gaz et le charbon ont des poids respectifs de 25% et 21% en 2008 (30,3% en 2001). En 2004, +
de 80% de la production mondiale d’énergie est basée sur ces 3 combustibles fossiles

Si l’on ajoute que l’électricité nucléaire n’utilise actuellement que la fission de l’Uranium 235,
87,4% de la production mondiale d’énergie primaire est basée sur des ressources non renouvelables
(selon wikipédia : 80,4 % de cette production provenait de la combustion d'énergies fossiles. Le
reste de la production d'énergie provient du nucléaire et des énergies renouvelables (bois de
chauffage, hydroélectricité, éolien, agrocarburants,...).

Les ressources ou réserves énergétiques mondiales - conventionnelles et prouvées - d'énergies


non renouvelables (fossiles et uranium) pouvaient être estimées en 2008 à 965 milliards de tonne
d'équivalent pétrole (tep), soit 85 ans de production actuelle. Cette durée est très variable selon le
type d'énergie : 44 ans pour le pétrole conventionnel, 183 ans pour le charbon.

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VII. L’énergie et l’environnement :

➢ L’effet de serre :

L’exploitation des différentes énergies fossiles produisent des gaz toxiques : le dioxyde de carbone,
le méthane, l’azote… Ces gaz ont pour effet d’augmenter la température (en 2040 +3°). A long
terme, les océans augmenteront de volume, les plaines côtières fortement peuplées seraient
menacées, des surfaces agricoles disparaîtraient et produiraient moins de nourriture pour l’homme.

➢ Pollution atmosphérique :

La combustion du charbon et du pétrole dégage des oxydes d’azote, de soufre et de carbone. Cette
pollution provient essentiellement des transports. A certaine période, dans des grandes villes, on
parle de pic de pollution, mettant en danger la santé des citadins.

➢ Les pluies acides :

Lorsque les oxydes de soufre et d’azote se combinent avec l’eau atmosphérique, les acides se
forment et sont responsables de la mort de million d’hectares de forêt.

➢ Les marées noires :

Les défaillances de la production et des transports de pétrole provoquent des marées noires qui
polluent et tuent de nombreuses espèces animales et végétales.

VII. Les enjeux énergétiques en Algérie :

Nul ne peut négliger le rôle et la place de l’Algérie dans le domaine énergétique, car c’est un des
plus grands exportateurs du pétrole et du gaz naturel dans le monde : l'Algérie est 1er producteur
africain de gaz (plus de 50 % de la production de gaz en Afrique) et classée 10e producteur de gaz à
l'échelle mondiale. Elle est le 2e fournisseur de gaz naturel de l’Europe, après la Russie.

1. Etat des lieux de l’énergie en Algérie :

- Réserves de pétrole : 12 milliards de barils soit 1% des réserves mondiales (Durée 20 ans).
- Réserves de gaz : 2500 milliards de m3. Durée 40 ans, au rythme actuel de consommation.
- Gaz de schiste : 7000 à 20.000 milliards de m3 selon les sources américaines.
- Potentiel agricole : 35 millions de tep. 10 % récupérable/an.
- Potentiel solaire considérable, potentiel éolien et géothermique (environ 200 sources).
- Dépenses en 2011-2012 : 46 milliards de dollars. Tout est importé (3 milliards de dollars
dans les portables et 6 milliards dans les voitures, 8 milliards dans la nourriture).
- Nous produisons 200 millions de tep au total avec environ 70 milliards de m3 de gaz
pétrole, GPL et produits pétroliers.
- Les recettes de 2012 étaient de 72 milliards de dollars (98% des exportations de pétrole,
gaz) (2%: fer, phosphate, dattes, vin…)
- Selon certaines sources, l’Algérie dispose d’une réserve de 26 000 tonnes d’uranium et

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compte se doter d’une centrale nucléaire tous les cinq ans après sa première centrale dont
l’acquisition est prévue probablement en 2020.

2. L’exploitation des énergies renouvelables en Algérie :

➢ Énergie solaire en Algérie :

Pour que l'Algérie préserve les réserves énergétiques actuelles (pétrole et gaz), le pays a opté pour
le développement et l’exploitation de l'énergie solaire. Afin de concrétiser son programme
d'exploitation de l'énergie solaire, l'Algérie a chargé la Sonelgaz de construire la centrale électrique
mixte de Hassi R'Mel, mise en service en 2011 à Tilghemt dans la wilaya de laghouat dans le sud
du pays, d'une capacité de 150 mégawatts (30 MW solaire thermodynamique + 120 MW gaz).
La première usine privée algérienne de fabrication de panneaux solaires est opérationnelle à partir
du mois de mars 2012 avec un taux d’intégration nationale de 90 %.

➢ Énergie Éolienne en Algérie:

Un autre domaine des énergies renouvelables est à développer et promouvoir en Algérie, c'est
l'énergie éolienne. Un projet portant sur la réalisation d’une ferme éolienne à Adrar a été attribué au
consortium algéro-français, Cegelec . Ainsi le fabricant français d'éoliennes Vergnet a remporté un
appel d'offres international auprès de la Compagnie d'Engineering de l'électricité et du gaz (CEEG),
une filiale du groupe Sonelgaz, concernant l'installation du premier parc éolien à Adrar au sud-ouest
du pays. Ce complexe éolien aura une puissance de 10 MW et devrait être mis en service courant
2012 .Mais après plus d’une année et demi de retard pour le lancement de cette ferme éolienne, elle
n'a été mise en service que le 03 juillet 2014, alors que d'autres projets programmés dans le plan du
gouvernement sont en attente de concrétisation

➢ Énergie nucléaire en Algérie :

Pour que l'Algérie diversifie ses sources d’énergie afin de faire face à l’après-pétrole, l’énergie
nucléaire est la seule source énergétique qui pourrait remplacer le pétrole et le gaz, sa matière
première est abondante dans le pays, il suffit de la valoriser .
Depuis de longues années, l'Algérie a beaucoup investi dans le nucléaire. Elle dispose de deux réacteurs
nucléaires : le réacteur nucléaire de Draria sur les hauteurs d’Alger d’une capacité de 3 mégawatts (MW), et
le réacteur d'Aïn Oussara à 250 km au sud d’Alger, d’une capacité de 15 MW. Ces deux réacteurs sont
régulièrement inspectés par l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) dont l’Algérie est membre.

3. L’avenir énergétique de l’Algérie :

Après 50 années d’indépendance politique, l’Algérie exporte toujours 98% d’hydrocarbures à l’état brut et
semi-brut et importe 70-75% des besoins des ménages et des entreprises publiques et privées, dont le taux
d’intégration ne dépasse pas 15%. C’est une économie totalement rentière. Ces exportations ont généré
quelques 600 milliards de dollars de recettes en devises entre 2000 et 2012, selon les bilans de
SONATRACH.

La majorité des experts internationaux estiment que l’Algérie serait une importatrice nette de pétrole dans
moins de 15 ans et de gaz conventionnel dans 25 ans car il faut comptabiliser la forte consommation
intérieure. L’analyse de l’épuisement des réserves de pétrole pour l’Algérie est souvent évoquée dans les
rapports internationaux, l’Algérie pouvant se réveiller un jour dans une situation très douloureuse, plus
rapidement pour le pétrole, devenant importateur d’hydrocarbures au moment où la population atteindra 50
millions d’habitants.

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Pour l'Algérie, notre pays qui a d'importantes potentialités, il y a urgence de diversifier son économie et ce
pour réaliser rapidement la transition d'une économie de rente à une économie hors hydrocarbures.

Savez-vous que l’Algérie peut devenir un leader mondial dans l’énergie salaire ?
Savez-vous que l’Algérie peut exporter 10 000 mégawatts produits part l’énergie éolienne ?

Mais j'ai du mal à réaliser que les gouvernants actuels vont dans le sens d'une politique de l'après
pétrole, comment se fait t-il qu'on investit 27 milliards dans des centrales à gaz qui vont
certainement être arrêtées de produire vers l'an 2030. Alors qu’on peut toujours compter sur
l’énergie solaire et l’énergie éolienne ? « makech erray »

En parlant de l’exploitation des énergies renouvelables et de nouvelle sources d’énergie, nous mène à parler
des hydrocarbures non conventionnels (gaz de schiste) qui représente un sujet d’actualité en Algérie,
l’exploitation de gaz de schiste semble être obligatoire, hélas, ceci représente un véritable danger pour
l’environnement et pour notre pays. Je ne suis pas un expert mais grâce aux recherches que j’ai faites pour
cet exposé je me permets de dire que le gaz de schiste est une énergie de demain qui doit être conservée pour
les générations futures. Avant de prendre n’importe quel décision, il faut la mettre sur une balance afin de
voir est ce qu’elle est plutôt rentable ou pas, pour le gaz de schiste une simple comparaison entre avantages
et inconvénients nous donne une vision très claire sur ce qu’on doit faire en ce propos l’exploitation de gaz
de schiste peut causer de grands dégâts à long terme, tel que :

✓ La création d’une sismicité qui fragilise la structure géologique.


✓ Pollution des nappes phréatiques.
✓ L’extraction d’un milliard de mètres cubes gazeux nécessite un million de mètres cubes d’eau.
✓ Possibilités d’émanation de radon, un gaz rare mortel.
✓ La fracturation se fait par de l’eau douce à haute pression. Cette eau est mélangée à plusieurs
centaines de produits chimiques.
✓ Le tubing n’étant jamais étanche, du gaz s’échappe.
✓ La technologie utilisée pour l’extraction est couteuse et difficile à maitriser, avec un risque de
tomber sur des gisements non rentables financièrement.

L’Algérie étant un pays aride lui rend cette tâche d’exploitation impossible, mais comme nous sommes un
pays sans tête juste avec un gros ventre, cela explique la décision prise concernant l’exploitation de ce gaz.

Conclusion concernant la partie de l’Algérie :

L’avenir de l’Algérie peut être meilleur que le présent, si on arrive à maitriser et à contrôler nos richesses,
pour ce faire il faut avoir une vision nette, une stratégie énergétique qui nous permet d’avancer et d’être sur
le bon chemin. Parmi les solutions qui peuvent contribuer à la préservation des richesses et au
développement économique du pays on peut citer :

- sensibiliser et inciter les citoyens à être éco-citoyens


-Exploitation de nouvelles sources d’énergie. -
-minimiser la consommation de l’énergie
-recherche de nouveaux marchés (pétrole et gaz)
-accroitre l’efficacité énergétique
-encourager l’innovation pour les technologies énergétiques stratégiques
-diminuer les émissions des gaz à effet de serre
-économiser l’énergie
-encourager le recyclage
-cerner le concept de la transition énergétique
-isolation thermique des bâtiments

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X. Conclusion :

Nous vivons dans une société consommatrice d’énergie, malheureusement cette consommation est
irrationnelle, et cette énergie est épuisable, sans oublier que le besoin en énergie est proportionnel à
l’accroissement de la population qui ne cessera pas d’augmenter.

Cette énergie nous a apporté beaucoup de bénéfices et tant de confort, mais cela n’a pas été gratuit,
le prix que l’homme a payé était son environnement qui se dégrade de plus en plus à cause des
déchets nucléaires, des émissions de gaz à effet de serre, les marées noires… etc.

En revanche, l’homme a tenté de développer la technologie pour mieux préserver son


environnement, et il a exploré d’autre type d’énergie qui sont moins polluantes, plus abondantes et
inépuisables qu’on appelle : énergies renouvelables, cette dernières doit se positionner et devenir la
plus utilisées. Pour cela il faut une volonté politique, scientifique et économique mondiale.

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XI. Référence :

-http://www.cea.fr/jeunes/themes/l-energie/la-production-d-energie/les-differentes-energies

- http://www.protegeonslaterre.com/photogallery/les-energie-fossiles/pollution-atmospherique.jpg

- http://www.protegeonslaterre.com/impact-energies-fossiles.html#effet-de-serre

-fr.wikipedia.org/wiki/Énergie

- fr.wikipedia.org/wiki/Portail: Energie

-www.lemondedz.com

-articles de l’expression sur la stratégie énergétique ‘professeur Chemseddine CHITOUR’

-http://panneaux-solaires-photovoltaiques.evasol.fr/

-http://www.ifpenergiesnouvelles.fr/

-http://www.planetoscope.com/

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