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Système Linux

1. Historique

Sans  aller  trop  loin  en  arrière,  un  administrateur  Debian  doit  au  moins  savoir  que  Linux  est  issu  du  système  Unix 
(inventé  en  1969)  avec  comme  base  le  langage  de  programmation  C.  Cette  information  permet  de  comprendre 
encore de nos jours le fonctionnement de certains éléments de base de Linux hérités de son « parent », comme par 
exemple la famille de normes techniques POSIX (Portable Operating System Interface). 

Cette  famille  de  normes  techniques  décrit  le  standard  respecté  par  les  API  (Application  Programming  Interface) des 
logiciels  du  système  d’exploitation  Unix.  Linux  étend  et  diverge  parfois  de  ce  standard  (norme  LSB  pour  Linux 
Standard Base) mais en garde encore une bonne partie.  

Arborescence des répertoires sous Linux Debian 

Sous Linux, et donc sous Debian les normes sont omniprésentes comme celle décrivant la hiérarchie des systèmes 
de fichiers (Filesystem Hierarchy Standard ou FHS). On a par exemple sous un serveur Debian en 64 bits : 

/ Racine du système de fichiers (point le plus haut)


/bin Commandes de base (ou binaires)
/boot Éléments du chargeur d’amorçage du système
/dev Fichiers descripteurs de périphériques physiques ou virtuels
/etc Fichiers de configuration
/home Répertoires des utilisateurs
/lib Répertoire contenant les librairies du système
/lib64 Idem au précédent mais pour les librairies 64 bits
/lost+found Blocs de données orphelins
/media Points de montage pour les CD-ROM et les clés USB
/mnt Points de montage pour les systèmes de fichiers
non permanents
/opt Répertoire pour des logiciels communs aux utilisateurs
/proc Fichiers spéciaux chargés de communiquer avec le noyau Linux
/root Répertoire de l’administrateur (appelé root)
/run Autre répertoire contenant des données d’exécution
de logiciels
/sbin Commandes système et commandes d’administration
/srv Répertoire contenant des données liées aux services exécutés
sur le système
/sys Informations similaires et complémentaires à /proc
/tmp Répertoire des fichiers temporaires du système
/usr Répertoire des logiciels du système

/var Répertoire contenant les fichiers de données variables


comme les logs (journaux) du système

Cette  ascendance  est  maintenant  controversée  au  sein  de  Linux,  comme  le  montre  le  débat  entre  les  processus 
d’initialisation d’un système Linux que sont systemd et SysVinit. Ce point sera expliqué dans un autre chapitre. 

Linux  est  né  en  1991  grâce  à  un  étudiant  de  l’université  d’Helsinki,  Linus  Torvalds  ("Linus’  Unix")  à  partir  d’un 
système Unix. La réussite du nouveau système devra son salut à l’idée de son créateur, d’inscrire son projet sous 
les termes de la licence GPL et de proposer à tous les programmeurs et autres hackers d’Internet de l’aider. 

© Editions ENI – Tous droits réservés – Copie personnelle de Robervle Manouher Ah-bakary - 1-
Le  terme  de  « hacker »  ne  doit  pas  être  confondu  avec  celui  de  « cracker »  qui  désigne  un  individu  cherchant  à 
s’introduire de façon illégale dans un système informatique pour en utiliser les ressources ou en altérer les données. 
Le mot hacker représentait au départ les premiers programmeurs sur les systèmes Unix devenus de véritables gourous 
dans leur domaine. Maintenant il évoque un spécialiste chargé de tester les protections d’un système ou d’un programme 
afin de l’améliorer. 

2. GNU, logiciel libre et licences

a. Système d’exploitation GNU

Pour  s’opposer  à  la  commercialisation  des  logiciels  et  plus  particulièrement  à  l’indisponibilité  du  code  source, 
Richard  Stallman,  alors  jeune  chercheur  du  laboratoire  d’intelligence artificielle du MIT (Massachusetts  Institute  of 
Technology), lança un mouvement pour le développement de logiciels libres de droits en 1984. 

Ce  mouvement  s’est  traduit  par  la  création  d’un  projet  consistant  à  réécrire  complètement  un  système 
d’exploitation libre. Le modèle qu’il a retenu étant Unix, il a appelé son projet GNU (GNU’s Not Unix). 

Le  projet  GNU  a  remporté  très  rapidement  un  grand  succès  et  de  nombreux  outils  et  applications  Unix  ont  été 
redéveloppés à partir de rien (« from scratch »). 

Cependant, le noyau libre de ce système nommé « Hurd » ne fut pas développé aussi rapidement. Le projet GNU 


se contenta pendant un certain temps d’être une trousse complète d’outils Unix libres mais sans noyau. 

b. Logiciel libre et licences

De  cette  philosophie  est  né  le  logiciel  libre,  qualifié  de  mouvement  de  société  par  Richard  Stallman,  à  ne  pas 
confondre avec l’open source, plus axé sur une méthodologie de développement logicielle. 

À  ce  stade,  les  débats  deviennent  parfois  houleux  et  peu  clairs...  Un  administrateur  Debian  garde  simplement  à 
l’esprit  en  premier  qu’un  logiciel  libre  ne  doit  pas  être  confondu  avec  un  logiciel  gratuit  et  en  deuxième  qu’il 
respecte une licence, en nombre malheureusement trop important. 

Pour la notion de logiciel libre 

Un logiciel libre est (au sens de la Free Software Foundation :  https://www.fsf.org/) « ...  un logiciel où les utilisateurs 


ont la liberté d’exécuter, copier, distribuer, étudier, modifier et améliorer ». 

Pour les licences libres 

Comme  elles  sont  très  nombreuses  et  incompatibles  entre  elles  suivant  les  versions,  voici  simplement  un  petit 
schéma récapitulatif : 

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