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07/10/2015

La conception et l’exécution d’un mouvement


volontaire nécessite la mise en jeu :
du cortex cérébral,
des voies motrices ou voies descendantes,
du cervelet et
des ganglions de la base.

A. Les aires motrices

Situées dans le lobe frontal, elles comportent :


1. L’aire motrice primaire :
elle correspond à l’aire 4 de Brodmann, située en avant du
sillon de Rolando.

Chaque aire motrice primaire présente une somatotopie


des muscles de l’hémicorps controlatéral, la représentation
d’un MSS est d’autant plus large que le mouvement à
exécuter est fin et précis.

La lésion d’une aire motrice primaire provoque l’apparition


d’une hémiplégie controlatérale.

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2. L’aire motrice secondaire :

elle correspond à l’aire 6 de Brodmann.

Sa stimulation entraîne l’apparition de mouvements


complexes, intéressant les deux hémicorps.

Elle contrôle toute la musculature distale du corps.

Elle présente une somatotopie des deux hémicorps et

participe à la planification du mouvement volontaire.

Elle a des connexions avec l’aire motrice primaire et les


ganglions de la base.

Aires corticales intervenant dans le contrôle de la motricité

Distribution somatotopique du corps sur le cortex


moteur primaire
L ’ homunculus de Penfield Bear et al, 2002

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L ’ homunculus moteur

B. Voies motrices descendantes

La commande motrice descend le long de fibres


reliant le cortex moteur à des neurones moteurs
au niveau

du bulbe : voie cortico bulbaire qui contrôle


l’activité des muscles de la face, des yeux et du
cou, et
de la moelle épinière : voies corticospinales qui
contrôlent l’activité des muscles des membres).

la voie pyramidale
Les informations du cortex moteur arrivent
directement (sans synapse) jusqu’à la moelle
épinière et ce, via un faisceau de fibres appelé
faisceau pyramidal ou cortico-spinal.

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Le faisceau pyramidal

Les faisceaux pyramidaux sont responsables de


la motricité volontaire, de mouvements fins et
précis

La voie pyramidale part du cortex et


passe par
Faisceau
1/ la capsule interne
Cortico bulbaire
2/ le mésencéphale
3/ le pont
4/ le bulbe (pyramides bulbaires)

Décussation (jonction bulbe et moelle)


80% des fibres croisent pour former le
faisceau cortico-spinal latéral 10% des
fibres forment le faisceau cortico-spinal
antérieur et croisent dans la commissure
blanche antérieure de la moelle.

5/ la moelle hétérolatérale

Une partie de ces fibres nerveuses motrices se


terminent dans la colonne latérale de la moelle épinière
formant le faisceau pyramidal latéral et d’autres, dans la
colonne ventrale de la moelle épinière, formant le
faisceau pyramidal ventral.

au niveau
Le faisceau cortico-spinal
latéral est responsable de la
motricité fine des membres

Faisceaux cortico-spinaux l antérieurs ou


ventraux

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80% des fibres du faisceau cortico-spinal


proviennent du cortex moteur primaire

Toutes les fibres sont excitatrices et


utilisent le glutamate comme
neurotransmetteur

Décussation motrice au-niveau de la


jonction de la moelle et du bulbe

les voies extrapyramidales

Ce sont toutes les autres voies descendantes motrices.


La connexion entre le cortex moteur et la moelle
épinière va se faire par l’intermédiaire de noyaux du
tronc cérébral. On distingue

• Voies réticulo-spinales d’origine pontique et bulbaire


• Voies tecto-spinales
• Voies vestibulo-spinales

assurent des réflexes et des automatismes moteurs

Bear et al, 2002


Voies réticulo-spinales

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La formation réticulée (FR)

Structure diffuse qui s’étend sur toute la hauteur du tronc


cérébral et même au-delà.

Elle a une fonction


activatrice :

* Des structures
cérébrales
Thalamus
Hypothalamus
FR Més. Pont Bulbe * Des effecteurs
périphériques

Bear et al, 2002

Voies tecto-spinales et vestibulo-spinales

C. Structures de contrôle et de coordination de la


motricité volontaire.

Elles comportent les ganglions de la base et le


cervelet.

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1. Les ganglions de la base

Les ganglions de la base sont formés d’un ensemble de


structures nerveuses enfouies profondément sous le
cortex.
Les principaux sont le noyau caudé, le putamen et le
globus pallidus.
Sont étroitement interconnectés et reçoivent
également des informations en provenance de plusieurs
régions du cortex cérébral.

Une fois traitée par les ganglions de la base, l’information


retourne au cortex moteur en passant par le thalamus.
(boucle)

Noyau caudé + putamen = striatum

L’une des fonctions de cette boucle est de


déclencher des mouvements volontaires
harmonieux.
Le cortex frontal élabore l’intension du
mouvement. Les ganglions de la base
examinent et traitent cette information, et
permettent à l’AM (via le thalamus) la
mise en route du mouvement.

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Les ganglions de la base font partie d’un circuit nerveux


qui a son origine dans le cortex préfrontal
et qui aboutit aux aires motrices corticales

Aires motrices
Cortex préfrontal corticales

globus
striatum thalamus
pallidus

Substance noire

Le rôle des ganglions de la base dans l'initiation


et le bon déroulement de la commande motrice
apparaît clairement chez les personnes dont les
ganglions de la base sont endommagés, comme
c’est le cas lors de la maladie de Parkinson par
exemple. On observe alors chez ces patients une
difficulté à commencer les mouvements qu'ils
ont planifiés, des tremblements ainsi qu’une
lenteur dans l’exécution de leurs gestes.

2. Le cervelet

le cervelet reçoit du cortex sensoriel et du cortex


moteur de l’information sur l’intention d’un
mouvement. Il informe ensuite en retour le
cortex moteur des caractéristiques requises pour
le mouvement à effectuer en terme de direction,
de force et de durée.

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des patients qui ont eu une partie de leur


cervelet détruite (à la suite d’une tumeur ou
d’un ACV, par exemple) présentent des troubles
caractéristiques : Lorsque ces patients cherchent
à atteindre un objet, le mouvement de leur
main démarre avec retard, s’avance de manière
irrégulière, s’arrête avant la cible ou s’accélère
souvent au-delà de celle-ci.
Au niveau de la posture, des troubles de
l'équilibre qui rappellent celui d'un homme ivre
sont aussi très caractéristiques d'une personne
au cervelet endommagé.

Cette boucle impliquant le cervelet s’ajoute


donc à l’autre boucle impliquant les
ganglions de la base pour régler dans le
détail la commande motrice.

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Exemple de contrôle d’un mouvement volontaire


La décision de prendre un objet s'accompagne d'une
augmentation de l’activité électrique dans la région
frontale du cortex.
Les neurones du cortex frontal vont par la suite
activer le cortex moteur qui, avec l'aide de
l'information fournie par le cortex visuel, va
déterminer la trajectoire idéale pour atteindre
l’objet.
Pour ce faire, il mettra à contribution d'autres
régions du cerveau comme les noyaux gris centraux
et le cervelet qui aident à initier et à coordonner la
séquence de muscles à activer.

Les axones des neurones du cortex moteur


primaire descendent jusque dans la moelle
épinière pour faire relais avec les neurones
moteurs de la moelle.
Ceux-ci sont connectés directement aux muscles
et provoquent leur contraction. Et enfin le
mouvement qui va permettre de saisir l’objet.

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