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Publié par En collaboration avec

Ministère de
l’Agriculture

DEVELOPPEMENT DE LA FILIERE
DE POULES DE FERME DANS LE
GOUVERNORAT DE SILIANA

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Publié par

Deutsche Gesellschaft für


Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH

Siège de la société
Bonn et Eschborn
Allemagne

Projet « Promotion de l’agriculture durable et du développement rural »

Bureau de la GIZ
B.P. 753 – 1080 Tunis Cedex – Tunisie
T +216 71 967 220

www.giz.de/tunisie

Mise à jour
décembre 2014

Crédits photographiques
[Liste des photographes par ordre alphabétique]
Photographe a : page 3
Photographe b : page 5,6
Photographe c : page 2,9
Photographe d : page 13

Texte
Hichem LAKHDAR

Le contenu de la présente publication relève de la responsabilité de la GIZ.

Sur mandat du
Ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ)

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I) Présentation de la filière de poules de ferme

C’est une activité agricole exercée essentiellement par la femme rurale et les jeunes
démunis, et dans environ 42 secteurs défavorisés parmi 86, soit 48.83 %, répartis de toutes
les délégations du gouvernorat. Cette activité constitue une trésorerie immédiate pour
couvrir les petits frais familiaux et personnels pour la femme et les jeunes démunis dans le
milieu rural.

La production de poulets de chère et des œufs de ferme a connu toujours des problèmes
sévères, à cause des maladies aviaires, dont les conséquences étaient désastreuses et
généralisé, ce qui rend la reprise de cette activité difficile, couteuse et lente, vue les faibles
moyens financiers des éleveuses.

Actuellement la taille moyenne du cheptel varie de 5 à 12 poules par promoteurs, et la


vente n’intéresse que 4 à 6 poulet tous les 4 à 6 mois. La conduite sanitaire constitue le
principal handicap et en deuxième ordre c’est la qualité des aliments administrés qui sont
souvent pauvres en protéines. Parmi les autres problèmes c’est le manque de moyens pour
construire des habrits les protégeant contre le froids, la chaleur et le chacal, ainsi que le
manque de mangeoire et d’abreuvoir.

Quelque soit la quantité de viande et le nombre d’œuf produit, la filière de poule de ferme
contribue quand même dans la réalisation de l’autosuffisance en produit alimentaire
stratégique, dont le gouvernement tunisien est souvent obligé d’importer la viande rouge et
parfois les œufs, par conséquent un effort supplémentaire doit être déployé pour
développement de telle filière, à plusieurs fins socioéconomiques et environnementaux.

Cette filière soufre d’un manque insuffisant de la part des institutions étatiques et privés,
surtout aux niveaux de sa partie amont où les éleveuses et les éleveurs appartiennent à une
catégorie sociales très pauvres, et ils ont toujours besoin de différents types d’appui conseil
et ce surtout en ca s d’épidémie ou de hausse des prix des aliments et de traitement.

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Répartition de poules de ferme dans le gouvernorat DE Siliana

II) La production en œuf de ferme

La production en œuf dure un mois, et se répète en moyenne entre trois à quatre fois par
an et ce en fonction de la qualité des aliments et des objectifs des éleveurs. A titre indicatif
chaque poule pondeuse pourrait donner entre 12 et 16 œufs par mois, ce qui est équivalent à

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une quantité de protéine variant de 0,660 à 0,960 kg d’aliment protéique par poule et par
mois, soit une recette financière brute totale variant entre 3 et 3.3 dinars par mois par poule,
sachant que les frais d’alimentation varient de 1 à 1.5 dinars par poule par mois, ce qui
engendre un revenu net variant de 1.5 à 1.8 dinars par poule par mois. Sachant que le prix du
kg d’orge varie de 0.8 à 1 dinar, pourtant celui du concentré est de 0.8 dinar, quant au prix du
kg du blé oscille entre 1.1 et 1.2 dinar le kg. Ce produit alimentaire est largement
concurrencé par les œufs produit intensivement en ce aux niveaux des prix qui varient 0,660
à 0,720 dinar pour les quatre œufs, pourtant les œufs de ferme coutent entre 1 à 1,2 dinar les
quatre, pourtant ils sont achetés par les consommateurs.

La création de projet de poule de ferme est éligible à une subvention de l’ordre de 25% ; à
conditions de fournir toutes les conditions nécessaires, tel que le diplôme de formation, le
porte garant…Une fois installé, le promoteur est soumis à son destin.

III) Présentation de la production de poules de ferme

C’est une production à double fin de chère et d’œufs, cette activité a connu depuis sa
création des problèmes de stabilité dans la production, et ce pour des raisons de manque de
fonds de roulement, de santé et d’hygiène, qui engendrent souvent une destruction totale du
cheptel pouvant toucher beaucoup de secteurs limitrophes. Sachant que cette production
animale a connu un grand problème en 2002 et jusqu’à 2004 à cause de la grippe aviaire qui a
fait baissé le prix de vente de poule qui a varié entre 2.5 et 3.5 dinars et le prix de l’œuf n’a
pas dépassé les 0.100 millimes. A cet époque les services vétérinaires ont encadré ces petits
éleveurs afin de limiter la programmation de cet épidémie et de les initier sur les simples
techniques de lutte contre cette grippe aviaire.

Ces mauvaises répercussions financières ont été à l’origine de la baisse aigue et même de
l’abondant de cette activité. Sachant qu’il n’ya eu aucune compensation financière et en
nature, aux profits de cette catégorie d’éleveurs entrés en difficulté, pourtant les services
vétérinaires du CRDA ont déployé de grands efforts pour éradiquer cette épidémie de grippe
aviaire.

La reprise de l’aviculture à eu lieu grâce aux propres moyens de la femme rurale et les
jeunes démunis (hommes et femme), qui ne sont pas éligibles aux crédits. Ils ont été

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encouragés par la hausse de la demande de poulet et d’œufs de ferme à des prix avantageux.
Sans qu’il ya un programme spécifique d’encadrement des acteurs amont de celle filière qui
constituent le maillon faible.

Ce problème est aussi rencontré même par les petits éleveurs de poulets de chers conduits
selon les techniques modernes, ce qui explique les contraintes qui entravent le
développement de telle activité agricole, qui s’intègre dans l’approche genre de
développement agricole et rural dans les régions défavorisées comme le gouvernorat de
Siliana.

La production de poulets de viande dans les fermes est actuellement une activité
intéressante pour les éleveurs ; car le prix du coque varie de 15 à 20 dinars selon la taille,
quant à la poule elle vaut entre 12 à 16 dinars, mais généralement elle n’est vendue que si
elle est âgée ou ne pend plus. Sachant que les demandes sont fortes, et d’après les femmes
rurales enquêtées le bénéficie net par poulet qu’elle peut le réaliser varie entre 3 à 5
dinars, mais en moyenne le bénéfice est estimé à 4 dinars car les poulets sont souvent
vendus au stade jeune donnant un poids moyens de viande variant de 1.25 kg jusqu’à 1.5 kg.

Une femme rurale négocie le prix de vente d’un coque


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Parmi les problèmes soulevés par les femmes rurales et les commerçants c’est les taux
élevés de mortalité chez les poussins qui varie entre 40 et 60%, pour des raisons de maladies,
de chaleur, de froids et aussi de chasse par le chacal et les faucons. Le manque de fonds de
roulement l’oblige à alimenter ses poules par le pin sec, ce qui ne permet pas aux poules de
pondre.

Un habrit traditionnel de poules de ferme

Les commerçants ambulants sont aussi des principaux acteurs dans cette filière grâce à leurs
rôle dans l’écoulement des poules et des œufs à des prix payé en cash, ensuite ils les
revendent aux habitants dans toutes les villes des 11 délégations, à des prix plus élevés leurs
permettant de dégager en moyenne un bénéfice net variant entre 0.025 à 0.0.5 dinars par
œufs et de 1 à 2.5 dinars par poulet. Durant l’hiver, le mois de Ramadan et la saison chaude
l’offre baisse énormément par rapports aux demandes, et le prix de vente augmente
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considérablement, ce qui oblige les commerçants à se déplacer vers les délégations comme
Weslatita, Jedeliène, Bousalem, Teboursouk, relevant des gouvernorats limitrophes.

Pour développer cette filière, il faut tout d’abord un programme d’actions participatives
permettant d’appuyer en premier lieu les éleveuses et les éleveurs de poules et d’œufs de
ferme. Et ce surtout aux niveaux de la facilitation d’accès aux crédits, avec une importante
subvention et fonds de roulements aux profits des promoteurs et prometteuses. En outre en
cas d’épidémie il faut qu’il ya une compensation immédiate pour les encourager à reprendre
l’aviculture de ferme. Dans tous les cas de figure on propose l’élaboration des plans de
développement participatif (PDP) par secteur donnant lieu à un programme d’actions
performant pour développer cette filière, qui est marginalisée par rapport à la filière oléicole,
bien qu’elle permet d’améliorer durablement les conditions de vie des jeunes démunis et de
la femme rurale, et ce avec des couts d’investissements à la portée de notre budget Tunisien
moyennant un appui extérieure en nature et en assistance technique.

IV) L’impact de l’aviculture sur l’employabilité dans le milieu rural

D’après le diagnostic effectué aux prés des femmes rurales, des commerçants et des
personnes ressources, on remarque que généralement les tailles des poules de ferme dans le
gouvernorat de Siliana, sont faibles, en effet elles varient de 5 à 12 poules. Actuellement les
tailles moyennes des plus grands éleveurs et éleveurs varient entre 12 et 20 poules de
fermes, qui génèrent de faibles journées de travail en faveur de la femme rurale, en effet de
telles tailles ne nécessitent plus qu’entre 0,2 journées de travail jusqu’à 0, 4, ce qui varient
entre 73 jusqu’à 146 JT/an, soit une durée de 2,44 mois à 4,88 mois/an. L’handicap c’est la
présence obligatoire de l’éleveuse quelque soit l’effectif des poules de ferme, et quelque soit
l’importance des bénéfices dégagés. Sachant qu’il y avait des femmes qui élevaient
traditionnellement entre 50 et même 200 poules, comme à Garaa, Chouernia, Sned Hadded,
Hababsa , Garia, Bou Agila, Hameima…mais vu les épidémies ces éleveuses ne comptent plus
élever de tel effectifs pour éviter les grandes pertes.

Pour ces dernières tailles de poules de fermes l’occupation journalière varie de 0,8 à 1JT,
car il faut plus de temps pour alimenter les poules, les poulets et les poussins, et aussi
nettoyer, collecter, surveiller et collecter les œufs. Mais malheureusement de telles micro-

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entreprises subissent de temps à autre des faillites, à cause de manque de stratégie
spécifique de développement de cette filière fragile.

Commercialisation des poules de ferme dans la ville

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Commercialisation de poulets industriels

V) Analyse critique des contributions des principaux acteurs

A l’encontre de la filière oléicole qui est appuyée par beaucoup d’acteurs, on constate que
la filière poule de ferme est faiblement soutenue par quelques acteurs, à savoir le CRDA,
l’APIA, La BTS, les ONG(S) des micros crédits.

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VI) L’investissement privé dans l’aviculture de ferme

L’appui financier par le biais des crédits et de subventions, constitue le principal facteur de
développement de n’importe quelle filière, par conséquent la politique agricole a impliqué
les ONG(s) et la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS) dans le financement même des
micros projets.

VII) La contribution de la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS)

Il s’agit d’un des microprojets dont le financement est facile par la Banque Tunisienne de
Solidarité, pourtant le nombre des promoteurs est très limité à cause du manque de porte
garant, Actuellement il n’a que 3 micro-entreprises qui sont financé par la BTS dont les couts
actuels d’investissement varient de 2 à 6 MD, 2 sur 3 des promoteurs sont crédible, dont un
a déjà remboursé son crédit. Le nombre de couveuses varie de 2 à 3 couveuses et de capacité
totale variant de 150 à 360 œufs, dont le taux de mortalité des jeunes poussins varie de 10 à
15% en moyenne.

Le financement de cette catégorie du projet est conditionné par un diplôme de formation


de courte durée délivré par un centre de formation relevant de l’Agence de Vulgarisation
Agricole (AVFA). Le promoteur du projet ne fait pas assurance risque, bien qu’il n’ya aucune
compensation en cas d’épidémie. Mais cette procédure peut engendrer un endettement à vis
de ces promoteurs.

L’accès de la femme rurale et des démunis aux crédits ‘est pas facile à cause du manque de
porte garant de payement, par conséquent une étude participative doit être élaborée en vue
d’intégrer cette strate sociale dans l’économie régionale à travers cette filière.

VIII) La contribution des Organisation non gouvernementale de microcrédits (ONG)

Au début de leurs créations les ONG(s), organisaient de visites sur des lieux des projets
avicoles pour analyser les conditions de production et les niveaux d’infrastructures et
d’encadrement existants. Chaque projet est objet d’une étude technico-économique effectué
en collaboration entre les services techniques du CRDA et de l’Office de l’élevage et du
pâturage pour analyser la rentabilité des projets de production de poules et d’œufs de
fermes.

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D’après le responsable de l’octroi des crédits destinés à promouvoir de l’aviculture de
ferme, on remarque que les femmes rurales sont les principales investisseurs dans ce
créneau, cependant les taux de recouvrement ont a varié de 65 à 70%, à cause des maladies
et des épidémies et de manque d’encadrement dans la gestion et le suivi sanitaire régulier,
mais ce sont les promoteurs les plus crédibles.

Les couts d’investissements on varié durant la période 2001 jusqu’à 2010, de 750 à 1200
dinars et ce pour une production allant de 150 à 250 poulets de chère et d’œufs, sans
compter les œufs. Les capacités des couveuses ont été comprises entre 100 et 300 œufs.

Les taux des promoteurs dans les projets d’avicoles de ferme financés par l’ONG ont varié
de 10 à 20%. Depuis 2011, jusqu’au novembre 2014, l’octroi des microcrédits a été bloqué, ce
qui explique en partie l’insuffisance de l’offre en poulet de chère et en œuf de ferme dans les
11 délégations relative à la zone d’étude. Depuis deux semaines la BTS a octroyé des crédits à
cinq ONG (s), qui ont réalisé des taux de recouvrement supérieur ou égal à 80%, pour qu’elles
reprennent l’octroi des microcrédits, ce qui pourrait relancer de nouveau la production et
consolider davantage la partie amont de cette petite filière dans cinq délégations.

IX) Les mesures d’appui à accorder aux différents acteurs de cette filière

Le développement de cette filière est tributaire, d’appuis techniques et financiers aux


différents acteurs, en fonction de leurs problèmes et des besoins exprimés par les éleveuses
et les éleveurs. Ces appuis vont améliorer la qualité des services des autres acteurs en faveur
des productrices et producteurs de poules de ferme, ce qui permettra de rentabiliser
durablement les projets de poules et des œufs de ferme

X-1) Appui technique aux producteurs de poules et des œufs de ferme

Encadrement technique des productrices et producteurs de poules de ferme dans les


techniques de conduite alimentaire et prophylactique.

Encadrement technique des productrices et producteurs de poules de ferme dans les


techniques de choix et d’entretien des habrits de poules de ferme

Distribution des brochures techniques simplifiées rédigée en arabe et appuyés par des
photos d’illustration

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Intégrer cette catégorie d’éleveurs dans le programme d’appui et d’encadrement dans la
conduite alimentaire et sanitaire de cette filière.

Formation dans la gestion de tels projets de poules de ferme, pour connaitre les charges de
production et les comparer avec les prix de vente proposés, ce qui n’est pas évident pour la
majorité des éleveurs et des éleveuses.

Impliquer les grandes entreprises d’aviculture intensive dans le développement de la filière


avicole de ferme, dans l’approvisionnement en matériel d’élevage, en œufs, en aliments, et
leurs assurent la vent à des prix avantageux.

X-2) Appui technique aux services vétérinaires

Formation et stages aux profits des vétérinaires et des zootechniciens spécialisés dans
l’aviculture de ferme.

Formation des vétérinaires et des zootechniciens dans les techniques de vulgarisation des
techniques aux profits spécialisés dans l’aviculture de ferme.

Vulgarisation des techniques aux profits des vétérinaires spécialisés dans l’aviculture de
ferme.

Vulgarisation des techniques de fertilisation à base des déchets de poules de ferme pour les
oliviers et les autres cultures.

X-3) Appui en nature aux services vétérinaires

Documentation dans l’aviculture de ferme et industrielle

Centrifugeuses pour centrifuger les prélèvements sanguins, frigidaires, glacières


électroniques, habits de vétérinaires,

X-4) Appui en nature aux producteurs de poules de ferme

Octroi de Matériel de production de poules ferme à savoir : poules de ferme, des


couveuses, œufs à couver, abreuvoirs, thermomètres, matériel de nettoyage, habrits de
poules contre la chaleur, le froids et le chacal, octroi d’œufs à couver et d’une quantité
d’aliments équilibrés. Cet appui se fait en collaboration avec des organisations
socioprofessionnelles légales.

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X-5) Le suivi-évaluation

Le suivi-évaluation doit être régulier participatif et s’intéressant à tous les aspects


intéressant la filière, qui sera assuré par les principaux acteurs, en particulier.

Création d’observatoire agro-économique, pour tisser les premières ébauche d’une filière
très intéressante pour les démunis en particulier les jeunes filles rurales et les jeunes pauvre.

X-6) L’organisation des aviculteurs

Organiser les aviculteurs pour les traitements contre les maladies et les épidémies ainsi que
pour partager les frais d’acquisition d’aliment, de transport.

L’organisation des commerçants ambulants qui souffrent des taxes élevés par poulet
(0.5dinars à payer par poulet vendu ou non).

Formation des membres dans l’encadrement des adhérents, le dynamisme et dans la gestion
des différents types d’appui pour développer la filière poule de ferme.

X-7) Etude spécifique pour le développement de la filière de poules de ferme

Elaboration des plans de développement participatif pour le développement de la filière de


poules de ferme dans les secteurs cible, en vu d’évaluer les opportunités et problèmes réels
qui entravent de tel développement.

Evaluation des impacts socioéconomiques et environnementaux des poules de ferme et leurs


rôles dans la lutte contre la pauvreté, afin d’impliquer davantage les structures de
financement dans la promotion des investissements privés dans de telle filière.

Elaboration d’un programme permanent de développement de la filière de poules de ferme


dans tout le gouvernorat de Siliana.

Elaboration d’une étude participative permettant à la filière poule de ferme de se compléter


et consolider les efforts des autres acteurs dans l’autosuffisance en viande blanche et rouge.

XI) L’impact direct sur l’environnement

L’impact de l’élevage des poules de ferme sur le sol, et les ressources en eau n’est signifient,
vue qu’actuellement aucun problème n’a été soulevé selon les rapports et les dires des
acteurs consultés.

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Le seul problème qui pourrait avoir lieu c’est influenza aviaire, salmonelloses… pourtant
contaminer l’eau qui est un vecteur principal des maladies à l’être vivant homme et animale.
Sachant que le niveau actuel de contrôle est largement insuffisant.

Pour les rejets des poules, ils sont utiles pour la fertilité des terres agricoles, et
actuellement les grandes poulayers industrielles vendent ces rejets aux agriculteurs du cap
Bon et du Nord de la république, pourtant le niveau de consommation dans le gouvernorat
de Siliana est largement faible dans la région.

XII) L’impact indirect sur l’environnement

En cas où les projets d’élevage de poules de ferme soient rentables, ceci va alléger le
niveau de surexploitation des ressources forestières, tel que la vente de bois de chauffe, la
collecte et la vente des escargots…

Les bénéfices dégagés pourront servir à la création d’autres activités génératrices de


revenues qui peuvent alléger la surexploitation des ressources naturelles.

XIII) L’appui institutionnel pour développer la filière de poule de ferme

Pour développer la filière de poule de ferme, on propose que le CRDA intègre


annuellement un programme spécifique d’encadrement et d’appui aux producteurs de
poulet et d’œufs de ferme, comme ça se fait pour la production avicole intensive.

Il faut aussi que le modèle de développement privilégie cette catégorie d’éleveurs, si on


voudrait lutter durablement contre la pauvreté.

Conclusion

C’est une filière prometteuse, qui n’est pas suffisamment appuyé par les différents acteurs,
bien que sont rôle socioéconomique est d’ordre capital, et dont les impacts sont direct et
indirect sur l’amélioration des conditions de vie, surtout pour la femme rurale et les jeunes
démunis, qui souffrent jusqu’à date d’une situation précaire, et ce dans la totalité des
secteurs dans le gouvernorat de Siliana.

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Pour tant les coûts d’investissements nécessaires pour développer cette filière ne sont pas
importants, pourtant elle va améliorer les revenus financiers par un important effectif de
femmes et de jeunes les plus pauvres. Mais il faut que ce développement de la filière soit
complémentaire avec les autres filières de viande blanche et rouge, sans qu’il y’a aura
destruction de l’une au détriment de l’autre.

L’élevage intensif est en train de conquérir le milieu rural tel que Drija, Sidi Mansour, Jama,
Borj Messaoudi, Sned Hadded… Pourtant ce sont des zones favorables pour le poulet et les
œufs de ferme.

Le programme de développement durable de cette filière est tributaire d’un programme


d’actions participatives, qui est le résultat des plans de développement participatif (PDP)
dans les secteurs où il ya des promoteurs concernés.

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