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sage de métaux à froid. On peut aussi opter Pour les installations fonctionnant à froid ou Des machines fermées, type « boîte à
pour les solvants halogénés non étiquetés à température relativement basse, la gants », permettant le dégraissage manuel
toxiques à condition d’utiliser des machines condensation des vapeurs n’est pas réalisa- des pièces sont disponibles sur le marché.
étanches maîtrisant efficacement les émis- ble. Il faut que les installations soient
sions. De plus, il est indispensable d’évaluer munies de capots les plus enveloppants pos-
correctement les dangers des solvants. Cette sibles et de couvercles. CONCLUSION
dangerosité peut, en effet, être différente à
Dans tous les cas, le coût du traitement des Quelle que soit la solution choisie, il faut se
l’intérieur d’une même famille de produits
effluents liquides et gazeux doit être correc- renseigner sur la composition du produit en
(cas des éthers de glycol, par exemple).
tement évalué. consultant sa fiche de données de sécurité

Dégraissage en machine
qui doit être correctement renseignée (la
fiche de données de sécurité doit comporter
FICHE PRATIQUE DE SÉCURITÉ ED 48
Dégraissage manuel 16 rubriques). Le médecin du travail doit être
Tous les dispositifs nécessaires pour empê-
consulté lors du choix d’un nouveau solvant
cher l’exposition du personnel aux vapeurs Il convient, avant tout, d’examiner avec soin Compte tenu de l’évolution
si l’emploi d’un solvant est indispensable. ou d’une nouvelle technique de dégraissage.
de solvants doivent être pris en compte. des contraintes
Dans ce cadre, l’utilisation de machines fer- D’une façon générale, les mesures de préven-
En effet, pour un nettoyage courant ne réglementaires, les industriels
mées, équipées de systèmes de condensa- tion du risque chimique à appliquer doivent
nécessitant pas une qualité de dégraissage sont amenés à trouver des
tion fonctionnant avec des groupes se référer au code du travail qui précise les
particulière, la projection, à chaud ou à froid, alternatives pour remplacer
frigorifiques se révèle être une solution dans points suivants :
d’une solution détergente neutre convient
de nombreux cas, en particulier lors de l’uti-
dans un grand nombre de cas. ■ connaissance des produits à l’aide des certains solvants.
lisation de solvants halogénés. fiches de données de sécurité, Toutes les personnes
Pour les petites pièces nettoyées par trem- ■ assainissement de l’air et entretien des concernées par la prévention
De plus, pour satisfaire aux exigences envi-
page dans un bac de petite dimension ou à dispositifs de ventilation,
ronnementales, tous les évents vers l’exté-
l’aide d’un pinceau ou d’un chiffon, il faut
des risques professionnels
■ vérification des valeurs limites d’exposi-
rieur peuvent être équipés de traitement des sont impliquées dans
choisir un solvant peu dangereux et peu tion,
vapeurs résiduelles (utilisation de filtre à la recherche de solutions
inflammable. ■ fourniture de protection individuelle,
charbon actif, par exemple). L’émission au
poste de travail et à l’extérieur est ainsi L’aménagement correct du poste de travail ■ signalisation et information du personnel. adaptées à l’ensemble des
faible. est primordial pour minimiser l’émission de Il convient de privilégier le travail en appa- contraintes. Ces solutions
vapeur et le contact cutané. Il faut l’équiper reillage clos de façon à limiter l’exposition du peuvent entraîner des
Pour l’utilisation de solvants organiques non
d’un dispositif de captage des vapeurs enve- personnel et l’inhalation de substances dan- modifications importantes au
halogénés, le choix de la machine et des
loppant ou d’un dosseret aspirant. Il faut gereuses. poste de travail nécessitant
équipements annexes doit être étudié avec
aussi équiper l’installation des accessoires
soin (se reporter à l’ouvrage INRS ED 723
adaptés (paniers, pinces, etc.) pour éviter le
Les mesures de prévention doivent s’appli- de réévaluer la nature et le
pour l’installation électrique). Il faut privilé- quer intégralement sans oublier les opéra- niveau de risque et d’adapter
contact direct des pièces avec la main de l’o-
gier les machines automatiques qui permet- tions telles que le traitement des effluents et les mesures de prévention.
pérateur.
tent d’éloigner l’opérateur de la source des déchets.
d’émission. L’alimentation automatique des
pièces est également préférable.

Dégraissage des métaux


Choix des techniques et des produits

Bibliographie
Cette fiche pratique présente les produits et Les principales techniques de mise en œuvre tensio-actifs en solution dans l’eau. La for-
■ Guide de choix et d’utilisation des solvants ■ Les incidences de la directive COV sur la les techniques utilisables suivies des sont les suivantes : mulation de ces produits est généralement
et dégraissants industriels. Centre tech- prévention. Travail et sécurité, septem- contraintes réglementaires actuelles. Elle ■ opération manuelle ou automatique, adaptée à l’opération spécifique à réaliser.
nique des industries mécaniques (CETIM), bre 1998, INRS, Paris, pp. 36 à 39. propose enfin une démarche de prévention ■ trempage ou pulvérisation, Les solutions aqueuses sont efficaces pour
Aérospatiale, Senlis, 1998. pour faire face à ces mutations importantes ■ application à chaud ou à froid une majorité de salissures organiques.
■ Solvants de dégraissage, critères de choix
et mesures de prévention. ED 95, INRS, Paris, et aider les utilisateurs à choisir le produit et
■ Les maladies professionnelles. Aide- Pour traiter des pièces de petites dimen- Les deux procédés principaux sont l’immer-
2001. la technique de mise en œuvre les plus adap-
mémoire juridique 19. TJ 19, INRS, Paris, sions, un procédé mécano-chimique est éga- sion ou traitement « au trempé » et l’asper-
tés à l’opération spécifique de nettoyage à
2006. ■ Machines à dégraisser. ED 964, INRS, lement applicable. Dans ce type de sion.
entreprendre.
Paris, 2006. traitement, les pièces sont agitées au
■ Produits chimiques cancérogènes, muta- Dans le cas de l’immersion, les pièces peu-
contact d’un abrasif, éventuellement en pré-
gènes, toxiques pour la reproduction. Classi- ■ Protection des travailleurs dans les éta- vent être accrochées sur un support, placées
sence de solutions dégraissantes ou déca-
fication réglementaire. ED 976, INRS, Paris, blissements qui mettent en œuvre des cou- LES PRODUITS pantes.
en vrac dans un panier si elles n’offrent pas
2006. rants électriques. ED 723, INRS, Paris, 2003. de possibilité de rétention (présence de
ET LES TECHNIQUES
cavités) ou mises dans un tonneau rotatif si
■ Valeurs limites d’exposition professionnel-
les aux agents chimiques en France. ED 984, Auteurs : C. Boust et D. Le Roy,
Pour le dégraissage chimique, il existe une Les solutions aqueuses elles supportent des chocs légers. Les bains
large variété de produits que l’on peut clas- (lessives ou produits lessiviels sont fréquemment chauffés entre 50 °C et
INRS, Paris, 2006. département ECT/RC
ser en trois familles : l’ébullition. Cependant, il existe des produits
Mise en page : N. Pellieux
■ les solutions aqueuses,
aqueux) de dégraissage qui agissent à basse tempé-
■ les solvants organiques halogènés, Il s’agit de mélanges complexes contenant rature. L’immersion a lieu en bain mort
Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles
■ les solvants organiques non halogénés. des phosphates, silicates, hydroxydes, agents ou en bain agité. L’agitation est assurée par
• • •
30, rue Olivier-Noyer 75680 Paris cedex 14 Tél. 01 40 44 30 00 Fax 01 40 44 30 99 Internet : www.inrs.fr e-mail : info@inrs.fr •
ED 48 Fiche pratique de sécurité 5 Fiche pratique de sécurité ED 48 3e édition • 2007 • 3 000 ex. • ISBN 978-2-7389-1461-3 • Imprimerie Chirat - 42540 Saint-Just-la-Pendue - N° 6187
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différents moyens tels qu’un agitateur Il a été mis en évidence, il y a quelques neurotoxiques (atteinte du système ner- Exemples de valeurs limites d’exposition de solvants dans l’air des lieux de travail Des accords internationaux [protocole de en font des produits dangereux à utiliser.
mécanique, une pompe de circulation, l’in- années, que certains solvants halogénés veux) et psychophysiologiques (insomnie, (VME : valeur moyenne d’exposition : valeur moyenne maximale admissible pour 8 h/j) Montréal (1987) amendé à Pékin (1999)] Certains fournisseurs proposent donc des
DÉMARCHE DE PRÉVENTION
(VLCT (ou VLE) : valeur limite court terme (ou valeur limite d’exposition) : valeur maximale mesurée sur 15 minutes)
jection d’air comprimé ou l’action des ultra- avaient une action destructrice sur la couche troubles du comportement…). fixent les objectifs de réduction de la pro- mélanges de solvants constitués sur la base
sons. d’ozone, ce qui a amené les autorités envi- Méthyléthyl Vapeurs duction et de l’utilisation des solvants halo- de coupes pétrolières qui incorporent des Généralités
Les mesures de prévention à adopter sont Dichloro- Tétrachloro- Trichloro-
ronnementales des Nations Unies à interdire Toluène Cétone Hydrocarbures génés susceptibles de porter atteinte à la solvants halogénés avec d’autres familles de Il faut considérer que l’opération de dégrais-
Dans le cas de l’aspersion, la solution dégrais- les suivantes : méthane éthylène éthylène
la production de plusieurs solvants chlorés (MEC) en C6-C12 couche d’ozone. Ces accords ont été approu- produits tels que les éthers de glycol. La pré- sage est une opération spécifique qui fait
sante est projetée sur les pièces dans des – pour les produits dont le point d’éclair est
dont le 1,1,1-Trichloroéthane (T111) et le 1,1,2- vés par la Communauté européenne. L’action sence de solvant halogéné dans un mélange intervenir de nombreux paramètres tels
installations fixes telles que des enceintes ou compris entre 21 °C et 55 °C, l’application à VME ppm 50 50 75 100 200
Trichloro-1,2,2-trifluoroéthane (CFC113). de ces produits est évaluée en fonction d’un permet d’augmenter fortement le point d’é- que :
des tunnels sous une pression de 1 à 4 bar, à chaud est à proscrire. Pour l’application à VME mg/m 3 180 335 405 375 600 1 0001 facteur appelé potentiel d’appauvrissement clair apparent. On parle alors de « point d’é- ■ la nature des pièces,
une température voisine de 60 °C. L’aspersion Par ailleurs, les solvants halogénés sont froid, il faut limiter le travail manuel, réserver
VLCT (ou VLE) ppm 100 200 150 300 de la couche d’ozone (ODP). C’est l’oxyde de clair masqué » et il y a risque de formation ■ le type de salissure,
peut se faire également à la lance avec de la nocifs ou toxiques pour la santé humaine. En la pratique à des interventions ponctuelles,
VLCT (ou VLE) mg/m 3 350 1 080 550 900 1 500 chlore qui intervient dans le cycle de décom- d’une atmosphère explosive lorsque le ■ le degré de salissure,
lessive seule ou par projection mixte de cas d’ingestion ou d’exposition par inhala- déconseiller la pulvérisation, éviter l’accumu-
position de l’ozone. mélange s’appauvrit en solvant halogéné au ■ la qualité du nettoyage souhaité,
vapeur et de lessive sous 30 ou 40 bar. tion, aiguë ou chronique, ils peuvent avoir un lation de charges électrostatiques, caractéri-
1. Une valeur d’objectif de 500 mg/m3 était prévue par la circulaire du 12 juillet 1993. cours de l’utilisation. Les produits liquides ■ le nombre de pièces à traiter,
impact sur le système nerveux et sur des ser les zones à risques d’explosion, interdire De même, des règles de réduction de l’émis-
Après traitement il est souvent nécessaire de qui ne présentent pas de point d’éclair ou ■ les caractéristiques du poste de travail
organes comme le foie. Quelques solvants de fumer, éloigner les postes de tout point sion des composés organiques volatils ont
sécher les pièces. Des valeurs limites d’exposition profession- dont le point d’éclair est supérieur à 55 °C, qu’il est possible d’installer.
chlorés sont suspectés d’être cancérogènes chaud et mettre en place des systèmes Règles générales de prévention été fixées (protocole de Genève). L’action des
nelle des salariés sont recommandées pour qui contiennent un hydrocarbure halogéné
Vis-à-vis de l’environnement, ce mode de ou mutagènes, comme le trichloroéthylène d’aspiration aux points d’émissions de Classification CE des substances du risque chimique COV pour la formation d’ozone troposphé- Pour toute nouvelle opération de dégrais-
la prévention des maladies professionnelles. et plus de 5 % de substances inflammables
dégraissage met en œuvre des volumes par exemple. vapeurs de solvants ; Cancérogènes, Mutagènes rique est appréciée en fonction de la déter- sage ou lorsqu’un changement du procédé
Elles correspondent aux niveaux de concen- Lorsque les agents chimiques ne sont pas ou facilement inflammables doivent porter,
importants de bains qu’il est nécessaire de – pour les produits dont le point d’éclair est et toxiques pour la Reproduction classés CMR de catégorie 1 ou 2, les mesu- mination d’un coefficient appelé POCP ou du produit est envisagé, il est nécessaire
Les mesures de prévention à adopter sont tration de solvant dans l’atmosphère à ne selon le cas, l’une des inscriptions suivantes :
traiter avant rejet. supérieur à 55 °C, l’application à chaud doit (CMR) res générales de prévention du risque (Photochemical Ozone Creating Potential). d’étudier l’ensemble des caractéristiques de
les suivantes : pas dépasser (voir tableau). « Peut devenir inflammable en cours d’utili-
se faire exclusivement en machine fermée. chimique s’appliquent (Art. R. 231-54 à
Les risques pour la santé sont essentielle- – substituer les solvants halogénés les plus sation » ou « Peut devenir facilement inflam- l’opération à effectuer de façon à prendre en
Catégorie 1 : substances que l’on sait Parmi les solvants utilisés en dégraissage, le R. 231-54-17). Les agents chimiques clas- compte tous les paramètres qui intervien-
ment liés au caractère caustique ou irritant dangereux, si cela est techniquement pos- mable en cours d’utilisation ».
de ces produits. Le risque est important lors sible, par des solvants ou des procédés moins LES CONTRAINTES
être cancérogènes (R45 ou R49) et/ou
mutagènes (R46) et/ou toxiques pour la
trichloroéthylène a été classé, par la commis- sés CMR de catégorie 3 sont soumis à ces ÉVOLUTION DES PRODUITS ■ Les solvants autres que les solvants pétro-
nent. Il faut simultanément s’interroger sur
sion européenne, cancérogène catégorie 2 règles. Elles consistent notamment à évi- les moyens de mise en œuvre possibles et
de la manipulation des produits concentrés, dangereux pour la santé des travailleurs ;
RÉGLEMENTAIRES reproduction (R60 ou R61) pour (R45) et deux autres sont classés en catégo- ter les risques, si possible en les suppri-
ET DES MACHINES liers : ce sont des produits tels que les terpè-
en particulier au moment de la préparation – travailler en machines fermées et étanches ; sur le produit utilisable.
l’homme. rie 3 (R40) ; il s’agit du dichlorométhane et du mant, à les évaluer, à remplacer ce qui est nes, les éthers de glycol… Tous ces produits
des bains où il faut craindre des projections. – ventiler les locaux de travail ; Les produits
perchloroéthylène. dangereux par ce qui ne l’est pas ou qui sont visés par le tableau de maladies profes- Il convient de suivre les principes suivants :
Les bains à 60 °C et plus émettent des aéro- – éviter le travail manuel, sinon l’effectuer à La santé des salariés Catégorie 2 : substances devant être
l’est moins, à privilégier les mesures de sionnelles n° 84 relatif aux affections engen- ■ Il ne faut pas chercher systématiquement
sols alcalins irritants pour les voies respira- un poste de travail muni d’un dispositif assimilées à des substances ■ Les solutions aqueuses : il est possible de
La majorité des solvants a un effet néfaste protection collective sur les mesures de drées par les solvants organiques. Certains à remplacer un produit par un autre mais il
toires. d’aspiration des vapeurs à leur source cancérogènes (R45 ou R49) et/ou Règles particulières de prévention travailler à des températures plus basses
sur la santé humaine. Les solvants orga- protection individuelle, à assurer la for- terpènes (notamment les produits d’extrac- faut au préalable analyser l’opération à
d’émission. mutagènes (R46) et/ou toxiques pour la des risques Cancérogènes, Mutagènes avec des produits moins agressifs (au voisi-
Les mesures de prévention à adopter sont niques utilisés industriellement sont, pour la mation et l’information des travailleurs. tion du pin) sont de plus visés par le tableau effectuer pour orienter le choix du produit et
reproduction (R60 et/ou R61) pour ou toxiques pour la Reproduction (CMR) nage de la neutralité) en raison de l’amélio-
les suivantes : plupart, susceptibles de provoquer des mal- n° 65 relatif aux lésions eczématiformes de de la technique associée.
l’homme. Toute activité susceptible de présenter ration des performances de certaines
– mettre en place des systèmes d’aspiration Les solvants organiques adies professionnelles et apparaissent dans
un risque d’exposition à une substance compositions tensio-actives. Des techniques
mécanisme allergique. Les éthers de glycol
■ Il faut s’interroger sur la nécessité réelle
si la température du bain est supérieure à les tableaux des maladies professionnelles Catégorie 3 : substances préoccupantes L’environnement sont peu volatils mais agissent sur l’orga-
non halogénés pour l’homme en raison d’effets ou une préparation cancérogène, muta- d’ultrafiltration permettent de récupérer du dégraissage.
40 °C ou s’il y a formation de brouillards ; du régime général de la Sécurité sociale. Les nisme par pénétration percutanée et cer-
Ces produits agissent par dissolution ou cancérogènes (R40) et/ou mutagènes gène ou toxique pour la reproduction de Certaines réglementations pour la protec- une partie des lessives et de séparer les hui-
– prévenir les risques de projections ou tableaux correspondants aux solvants utili- tains d’entre eux ont des effets toxiques sur ■ L’emploi d’un produit doit être examiné en
émulsion. Les solvants hydrocarbonés tels le (R68) et/ou toxiques pour la catégorie 1 ou 2 doit faire l’objet des tion de l’environnement visent les objectifs les. L’osmose inverse appliquée aux bains de
d’éclaboussures lors de la préparation des sés dans le domaine du dégraissage sont : l’homme. On trouve aussi sur le marché des liaison avec le mode de mise en œuvre de
toluène, le xylène, le white-spirit ou le kéro- reproduction (R62 et/ou R63) possibles, règles particulières de prévention (Art. suivants : rinçage permet de récupérer de l’eau purifiée
bains ou des déplacements de paniers ; R. 231-56 à R. 231-56-12 du code du travail). agrosolvants (issus d’essences végétales) et façon à intégrer l’ensemble des risques pour
sène avaient été progressivement abandon- mais pour lesquelles les informations ■ Protéger la couche d’ozone stratosphé- utilisée pour maintenir la concentration des
– porter des équipements de protection 4 bis Affections gastro-intestinales En particulier, l’employeur est tenu de des esters dibasiques (DBE) qui nécessitent déterminer les mesures de prévention adap-
individuelle (gants, vêtements, écran facial). nés au profit des solvants chlorés. Seuls disponibles ne permettent pas une rique. bains et compenser l’évaporation. souvent un rinçage des pièces.
provoquées par le benzène, le toluène, réduire l’utilisation d’un agent CMR en le tées (choix des machines, type d’équipement
subsistaient le white-spirit et des hydrocar- évaluation satisfaisante. ■ Diminuer l’effet de serre.
les xylènes et tous les produits en remplaçant dans la mesure où cela est L’adjonction de micro-organismes dans les complémentaire, aménagement du poste de
bures lourds à température d’ébullition au ■ Réduire les polluants photochimiques en
renfermant. techniquement possible, par un agent ou solutions aqueuses permet la dégradation, Les machines travail).
Les solvants organiques moins égale à 200 °C et à point d’éclair supé- Phrases de risques : un procédé moins dangereux pour la
particulier l’ozone troposphérique formé à
par réaction enzymatique, des graisses et
halogénés rieur à 80 °C. 9 Affections provoquées par les dérivés partir des émissions d’oxydes d’azote (NOx) Les machines mettant en œuvre ces diffé- ■ Il convient de privilégier le travail en
R45 « Peut provoquer le cancer » santé ou la sécurité du travailleur. huiles. Utilisées en fontaine, cuves ou par
halogénés des hydrocarbures et des composés organiques volatils (COV). rentes familles de produits ont également machine fermée et étanche dès que les
Il s’agit d’hydrocarbures comportant un ou Un retour vers les solvants pétroliers est R49 « Peut provoquer le cancer par pulvérisation, ces solutions de biodégrais-
aromatiques. évolué. Les fabricants développent de plus conditions le permettent, en particulier dès
plusieurs atomes d’halogènes, principale- actuellement amorcé. Ils interviennent le inhalation » sage nécessitent de prendre des précautions
12 Affections professionnelles provoquées en plus des machines complètement fer- que la série de pièces à traiter est suffisam-
ment de chlore (Cl), de fluor (F) ou de brome plus souvent dans des compositions en asso- telles que l’utilisation de gants.
par les dérivés halogénés de certains R46 « Peut provoquer des altérations mées et étanches pendant la phase de trai- ment importante.
(Br). ciation avec d’autres solvants. Des mélanges ■ Les solvants organiques chlorés : leur
hydrocarbures aliphatiques. génétiques héréditaires » tement. Pour les solvants, la condensation
d’hydrocarbures et de solvants chlorés sont ■ Le choix de la famille de produit doit s’ef-
Les solvants chlorés sont largement utilisés R60 « Peut altérer la fertilité » emploi pour le dégraissage à froid nécessite peut se faire à basse température (jusqu’à
proposés aux utilisateurs. Des émulsions 59 Intoxications professionnelles par fectuer en suivant les conseils indiqués
industriellement. Ils sont d’excellents net- d’utiliser une machine parfaitement conçue – 40 °C) à l’aide d’un groupe frigorigène.
d’hydrocarbures en milieu aqueux sont éga- l’hexane. R61 « Risque pendant la grossesse ci-après :
toyants pour les huiles et cires minérales et D ÉGRAISSAGE DES MÉTAUX pour émettre le moins de vapeur possible à
lement présentées. d’effets néfastes pour l’enfant » – Lorsque les conditions techniques le per-
végétales, les goudrons, les polymères… Ils 84 Affections engendrées par les solvants l’atmosphère et de proscrire l’utilisation de Normes européennes
R40 « Effet cancérogène suspecté – mettent, il faut choisir les solutions aqueu-
sèchent rapidement et sont ininflammables. Les risques pour l’environnement provien- organiques liquides à usage fontaine.
preuves insuffisantes » La réglementation « environnement » pour les machines de nettoyage ses. Dans la mesure du possible, il convient
Les plus courants, principalement pour les nent de la volatilité de ces solvants dont les professionnel : hydrocarbures liquides
À chaud, les solvants chlorés doivent être uti- Des normes de sécurité concernant les de choisir les produits les moins agressifs
opérations de dégraissage des métaux, sont vapeurs se retrouvent dans l’atmosphère et aliphatiques ou cycliques saturés ou R68 « Possibilité d’effets irréversibles »
lisés dans des machines étanches. machines utilisées pour les opérations de (compositions détergentes neutres ou fai-
les produits suivants : réagissent, sous l’effet de la lumière, pour insaturés et leurs mélanges ; R62 « Risque possible d’altération de la ■ Règlement (CE) 2037/2000 relatif à des ainsi qu’aux émissions de toute nature des nettoyage des pièces industrielles ont blement alcalines) et les températures des
■ tétrachloroéthylène ou perchloroéthylène, créer de l’ozone et divers composés nocifs. hydrocarbures halogénés liquides ; fertilité » substances qui appauvrissent la couche installations classées pour la protection de ■ Autres solvants halogénés : de nouvelles
été élaborées en application de la direc- bains les plus basses.
■ dichlorométhane ou chlorure de méthy- Tous ces polluants présentent des effets plus dérivés nitrés des hydrocarbures d’ozone. l’environnement soumises à autorisation. substances apparaissent sur le marché pour
R63 « Risque possible pendant la tive européenne sur la sécurité des – Si les solutions aqueuses ne sont pas utili-
lène (produit principalement utilisé en déca- ou moins néfastes sur la faune et la flore aliphatiques ; alcools ; glycols ; éthers de pallier les restrictions grandissantes (exem-
grossesse d’effets néfastes pour La réglementation concernant les produits machines (CEE/89/392). sables, les solvants inflammables peuvent
page), ainsi que sur la santé humaine. glycol ; cétones ; aldéhydes ; éthers ■ Directive européenne 1999/13/CE relative ple des HFE : hydrofluoroéthers). Ces pro-
l’enfant » qui appauvrissent la couche d’ozone a La norme est divisée en quatre parties : être envisagés si le risque incendie/explo-
■ hydrofluoroalcanes (HFA). alipathiques et cycliques, dont à la réduction des émissions des composés duits sont ininflammables mais leur pouvoir
De nombreux produits de cette catégorie organiques volatils dues à l’utilisation de abouti, notamment, à l’interdiction de pro- sion est parfaitement maîtrisé (installations
le tétrahydrofurane ; esters ; solvant est généralement faible, et leur toxi- EN 12921-1 - Exigences générales
Leur mise en œuvre s’effectue à froid ou à sont inflammables. Le personnel appelé à les duire, d’importer et d’utiliser certains sol- et équipements adaptés). Dans ce cas, il faut
diméthylformamide et solvants organiques dans certaines activi- cité peu connue. Afin de maintenir la salu- EN 12921-2 - Machines utilisant
chaud, au trempé, en phase gazeuse ou en manipuler est donc exposé directement à vants halogénés : Tétrachlorure de carbone, choisir un solvant ayant un point d’éclair le
diméthylacétamine ; acétonitrile et tés et installations. brité de l’air au poste de travail, l’installation des solutions aqueuses
dégraissage mixte (trempé et phase vapeur). des risques d’incendie et d’explosion. De 1,1,2 Trichloro-1,2,2-trifluoroéthane (CFC113), plus élevé possible (supérieur à 55 °C) et dont
propionitrile ; pyridine ; diméthylsulfone d’un dispositif de ventilation est nécessaire. EN 12921-3 - Machines utilisant
Les ultrasons sont également utilisés pour plus, une exposition aiguë ou chronique aux ■ Arrêté du 29 mai 2000 portant modifica- 1,1,1-Trichloroéthane (T111), Hydrobromo- la valeur limite d’exposition est la plus élevée
et diméthylsufloxyde. des solvants inflammables
faciliter l’action des solvants. vapeurs de solvants entraînera des troubles tion de l’arrêté du 2 février 1998 relatif aux fluorocarbures, Hydrochlorofluorocarbures ■ Les solvants organiques non halogènés : possible. L’utilisation de solvants dont le
EN 12921-4 - Machines utilisant
prélèvements et à la consommation d’eau (HCFC) dont le 141b. on assiste à un retour des solvants pétroliers des solvants halogénés point d’éclair est inférieur à 55 °C doit être
mais leurs caractéristiques d’inflammabilité réservée pour les applications de dégrais-

2 Fiche pratique de sécurité ED 48 ED 48 Fiche pratique de sécurité 3 4 Fiche pratique de sécurité ED 48


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différents moyens tels qu’un agitateur Il a été mis en évidence, il y a quelques neurotoxiques (atteinte du système ner- Exemples de valeurs limites d’exposition de solvants dans l’air des lieux de travail Des accords internationaux [protocole de en font des produits dangereux à utiliser.
mécanique, une pompe de circulation, l’in- années, que certains solvants halogénés veux) et psychophysiologiques (insomnie, (VME : valeur moyenne d’exposition : valeur moyenne maximale admissible pour 8 h/j) Montréal (1987) amendé à Pékin (1999)] Certains fournisseurs proposent donc des
DÉMARCHE DE PRÉVENTION
(VLCT (ou VLE) : valeur limite court terme (ou valeur limite d’exposition) : valeur maximale mesurée sur 15 minutes)
jection d’air comprimé ou l’action des ultra- avaient une action destructrice sur la couche troubles du comportement…). fixent les objectifs de réduction de la pro- mélanges de solvants constitués sur la base
sons. d’ozone, ce qui a amené les autorités envi- Méthyléthyl Vapeurs duction et de l’utilisation des solvants halo- de coupes pétrolières qui incorporent des Généralités
Les mesures de prévention à adopter sont Dichloro- Tétrachloro- Trichloro-
ronnementales des Nations Unies à interdire Toluène Cétone Hydrocarbures génés susceptibles de porter atteinte à la solvants halogénés avec d’autres familles de Il faut considérer que l’opération de dégrais-
Dans le cas de l’aspersion, la solution dégrais- les suivantes : méthane éthylène éthylène
la production de plusieurs solvants chlorés (MEC) en C6-C12 couche d’ozone. Ces accords ont été approu- produits tels que les éthers de glycol. La pré- sage est une opération spécifique qui fait
sante est projetée sur les pièces dans des – pour les produits dont le point d’éclair est
dont le 1,1,1-Trichloroéthane (T111) et le 1,1,2- vés par la Communauté européenne. L’action sence de solvant halogéné dans un mélange intervenir de nombreux paramètres tels
installations fixes telles que des enceintes ou compris entre 21 °C et 55 °C, l’application à VME ppm 50 50 75 100 200
Trichloro-1,2,2-trifluoroéthane (CFC113). de ces produits est évaluée en fonction d’un permet d’augmenter fortement le point d’é- que :
des tunnels sous une pression de 1 à 4 bar, à chaud est à proscrire. Pour l’application à VME mg/m 3 180 335 405 375 600 1 0001 facteur appelé potentiel d’appauvrissement clair apparent. On parle alors de « point d’é- ■ la nature des pièces,
une température voisine de 60 °C. L’aspersion Par ailleurs, les solvants halogénés sont froid, il faut limiter le travail manuel, réserver
VLCT (ou VLE) ppm 100 200 150 300 de la couche d’ozone (ODP). C’est l’oxyde de clair masqué » et il y a risque de formation ■ le type de salissure,
peut se faire également à la lance avec de la nocifs ou toxiques pour la santé humaine. En la pratique à des interventions ponctuelles,
VLCT (ou VLE) mg/m 3 350 1 080 550 900 1 500 chlore qui intervient dans le cycle de décom- d’une atmosphère explosive lorsque le ■ le degré de salissure,
lessive seule ou par projection mixte de cas d’ingestion ou d’exposition par inhala- déconseiller la pulvérisation, éviter l’accumu-
position de l’ozone. mélange s’appauvrit en solvant halogéné au ■ la qualité du nettoyage souhaité,
vapeur et de lessive sous 30 ou 40 bar. tion, aiguë ou chronique, ils peuvent avoir un lation de charges électrostatiques, caractéri-
1. Une valeur d’objectif de 500 mg/m3 était prévue par la circulaire du 12 juillet 1993. cours de l’utilisation. Les produits liquides ■ le nombre de pièces à traiter,
impact sur le système nerveux et sur des ser les zones à risques d’explosion, interdire De même, des règles de réduction de l’émis-
Après traitement il est souvent nécessaire de qui ne présentent pas de point d’éclair ou ■ les caractéristiques du poste de travail
organes comme le foie. Quelques solvants de fumer, éloigner les postes de tout point sion des composés organiques volatils ont
sécher les pièces. Des valeurs limites d’exposition profession- dont le point d’éclair est supérieur à 55 °C, qu’il est possible d’installer.
chlorés sont suspectés d’être cancérogènes chaud et mettre en place des systèmes Règles générales de prévention été fixées (protocole de Genève). L’action des
nelle des salariés sont recommandées pour qui contiennent un hydrocarbure halogéné
Vis-à-vis de l’environnement, ce mode de ou mutagènes, comme le trichloroéthylène d’aspiration aux points d’émissions de Classification CE des substances du risque chimique COV pour la formation d’ozone troposphé- Pour toute nouvelle opération de dégrais-
la prévention des maladies professionnelles. et plus de 5 % de substances inflammables
dégraissage met en œuvre des volumes par exemple. vapeurs de solvants ; Cancérogènes, Mutagènes rique est appréciée en fonction de la déter- sage ou lorsqu’un changement du procédé
Elles correspondent aux niveaux de concen- Lorsque les agents chimiques ne sont pas ou facilement inflammables doivent porter,
importants de bains qu’il est nécessaire de – pour les produits dont le point d’éclair est et toxiques pour la Reproduction classés CMR de catégorie 1 ou 2, les mesu- mination d’un coefficient appelé POCP ou du produit est envisagé, il est nécessaire
Les mesures de prévention à adopter sont tration de solvant dans l’atmosphère à ne selon le cas, l’une des inscriptions suivantes :
traiter avant rejet. supérieur à 55 °C, l’application à chaud doit (CMR) res générales de prévention du risque (Photochemical Ozone Creating Potential). d’étudier l’ensemble des caractéristiques de
les suivantes : pas dépasser (voir tableau). « Peut devenir inflammable en cours d’utili-
se faire exclusivement en machine fermée. chimique s’appliquent (Art. R. 231-54 à
Les risques pour la santé sont essentielle- – substituer les solvants halogénés les plus sation » ou « Peut devenir facilement inflam- l’opération à effectuer de façon à prendre en
Catégorie 1 : substances que l’on sait Parmi les solvants utilisés en dégraissage, le R. 231-54-17). Les agents chimiques clas- compte tous les paramètres qui intervien-
ment liés au caractère caustique ou irritant dangereux, si cela est techniquement pos- mable en cours d’utilisation ».
de ces produits. Le risque est important lors sible, par des solvants ou des procédés moins LES CONTRAINTES
être cancérogènes (R45 ou R49) et/ou
mutagènes (R46) et/ou toxiques pour la
trichloroéthylène a été classé, par la commis- sés CMR de catégorie 3 sont soumis à ces ÉVOLUTION DES PRODUITS ■ Les solvants autres que les solvants pétro-
nent. Il faut simultanément s’interroger sur
sion européenne, cancérogène catégorie 2 règles. Elles consistent notamment à évi- les moyens de mise en œuvre possibles et
de la manipulation des produits concentrés, dangereux pour la santé des travailleurs ;
RÉGLEMENTAIRES reproduction (R60 ou R61) pour (R45) et deux autres sont classés en catégo- ter les risques, si possible en les suppri-
ET DES MACHINES liers : ce sont des produits tels que les terpè-
en particulier au moment de la préparation – travailler en machines fermées et étanches ; sur le produit utilisable.
l’homme. rie 3 (R40) ; il s’agit du dichlorométhane et du mant, à les évaluer, à remplacer ce qui est nes, les éthers de glycol… Tous ces produits
des bains où il faut craindre des projections. – ventiler les locaux de travail ; Les produits
perchloroéthylène. dangereux par ce qui ne l’est pas ou qui sont visés par le tableau de maladies profes- Il convient de suivre les principes suivants :
Les bains à 60 °C et plus émettent des aéro- – éviter le travail manuel, sinon l’effectuer à La santé des salariés Catégorie 2 : substances devant être
l’est moins, à privilégier les mesures de sionnelles n° 84 relatif aux affections engen- ■ Il ne faut pas chercher systématiquement
sols alcalins irritants pour les voies respira- un poste de travail muni d’un dispositif assimilées à des substances ■ Les solutions aqueuses : il est possible de
La majorité des solvants a un effet néfaste protection collective sur les mesures de drées par les solvants organiques. Certains à remplacer un produit par un autre mais il
toires. d’aspiration des vapeurs à leur source cancérogènes (R45 ou R49) et/ou Règles particulières de prévention travailler à des températures plus basses
sur la santé humaine. Les solvants orga- protection individuelle, à assurer la for- terpènes (notamment les produits d’extrac- faut au préalable analyser l’opération à
d’émission. mutagènes (R46) et/ou toxiques pour la des risques Cancérogènes, Mutagènes avec des produits moins agressifs (au voisi-
Les mesures de prévention à adopter sont niques utilisés industriellement sont, pour la mation et l’information des travailleurs. tion du pin) sont de plus visés par le tableau effectuer pour orienter le choix du produit et
reproduction (R60 et/ou R61) pour ou toxiques pour la Reproduction (CMR) nage de la neutralité) en raison de l’amélio-
les suivantes : plupart, susceptibles de provoquer des mal- n° 65 relatif aux lésions eczématiformes de de la technique associée.
l’homme. Toute activité susceptible de présenter ration des performances de certaines
– mettre en place des systèmes d’aspiration Les solvants organiques adies professionnelles et apparaissent dans
un risque d’exposition à une substance compositions tensio-actives. Des techniques
mécanisme allergique. Les éthers de glycol
■ Il faut s’interroger sur la nécessité réelle
si la température du bain est supérieure à les tableaux des maladies professionnelles Catégorie 3 : substances préoccupantes L’environnement sont peu volatils mais agissent sur l’orga-
non halogénés pour l’homme en raison d’effets ou une préparation cancérogène, muta- d’ultrafiltration permettent de récupérer du dégraissage.
40 °C ou s’il y a formation de brouillards ; du régime général de la Sécurité sociale. Les nisme par pénétration percutanée et cer-
Ces produits agissent par dissolution ou cancérogènes (R40) et/ou mutagènes gène ou toxique pour la reproduction de Certaines réglementations pour la protec- une partie des lessives et de séparer les hui-
– prévenir les risques de projections ou tableaux correspondants aux solvants utili- tains d’entre eux ont des effets toxiques sur ■ L’emploi d’un produit doit être examiné en
émulsion. Les solvants hydrocarbonés tels le (R68) et/ou toxiques pour la catégorie 1 ou 2 doit faire l’objet des tion de l’environnement visent les objectifs les. L’osmose inverse appliquée aux bains de
d’éclaboussures lors de la préparation des sés dans le domaine du dégraissage sont : l’homme. On trouve aussi sur le marché des liaison avec le mode de mise en œuvre de
toluène, le xylène, le white-spirit ou le kéro- reproduction (R62 et/ou R63) possibles, règles particulières de prévention (Art. suivants : rinçage permet de récupérer de l’eau purifiée
bains ou des déplacements de paniers ; R. 231-56 à R. 231-56-12 du code du travail). agrosolvants (issus d’essences végétales) et façon à intégrer l’ensemble des risques pour
sène avaient été progressivement abandon- mais pour lesquelles les informations ■ Protéger la couche d’ozone stratosphé- utilisée pour maintenir la concentration des
– porter des équipements de protection 4 bis Affections gastro-intestinales En particulier, l’employeur est tenu de des esters dibasiques (DBE) qui nécessitent déterminer les mesures de prévention adap-
individuelle (gants, vêtements, écran facial). nés au profit des solvants chlorés. Seuls disponibles ne permettent pas une rique. bains et compenser l’évaporation. souvent un rinçage des pièces.
provoquées par le benzène, le toluène, réduire l’utilisation d’un agent CMR en le tées (choix des machines, type d’équipement
subsistaient le white-spirit et des hydrocar- évaluation satisfaisante. ■ Diminuer l’effet de serre.
les xylènes et tous les produits en remplaçant dans la mesure où cela est L’adjonction de micro-organismes dans les complémentaire, aménagement du poste de
bures lourds à température d’ébullition au ■ Réduire les polluants photochimiques en
renfermant. techniquement possible, par un agent ou solutions aqueuses permet la dégradation, Les machines travail).
Les solvants organiques moins égale à 200 °C et à point d’éclair supé- Phrases de risques : un procédé moins dangereux pour la
particulier l’ozone troposphérique formé à
par réaction enzymatique, des graisses et
halogénés rieur à 80 °C. 9 Affections provoquées par les dérivés partir des émissions d’oxydes d’azote (NOx) Les machines mettant en œuvre ces diffé- ■ Il convient de privilégier le travail en
R45 « Peut provoquer le cancer » santé ou la sécurité du travailleur. huiles. Utilisées en fontaine, cuves ou par
halogénés des hydrocarbures et des composés organiques volatils (COV). rentes familles de produits ont également machine fermée et étanche dès que les
Il s’agit d’hydrocarbures comportant un ou Un retour vers les solvants pétroliers est R49 « Peut provoquer le cancer par pulvérisation, ces solutions de biodégrais-
aromatiques. évolué. Les fabricants développent de plus conditions le permettent, en particulier dès
plusieurs atomes d’halogènes, principale- actuellement amorcé. Ils interviennent le inhalation » sage nécessitent de prendre des précautions
12 Affections professionnelles provoquées en plus des machines complètement fer- que la série de pièces à traiter est suffisam-
ment de chlore (Cl), de fluor (F) ou de brome plus souvent dans des compositions en asso- telles que l’utilisation de gants.
par les dérivés halogénés de certains R46 « Peut provoquer des altérations mées et étanches pendant la phase de trai- ment importante.
(Br). ciation avec d’autres solvants. Des mélanges ■ Les solvants organiques chlorés : leur
hydrocarbures aliphatiques. génétiques héréditaires » tement. Pour les solvants, la condensation
d’hydrocarbures et de solvants chlorés sont ■ Le choix de la famille de produit doit s’ef-
Les solvants chlorés sont largement utilisés R60 « Peut altérer la fertilité » emploi pour le dégraissage à froid nécessite peut se faire à basse température (jusqu’à
proposés aux utilisateurs. Des émulsions 59 Intoxications professionnelles par fectuer en suivant les conseils indiqués
industriellement. Ils sont d’excellents net- d’utiliser une machine parfaitement conçue – 40 °C) à l’aide d’un groupe frigorigène.
d’hydrocarbures en milieu aqueux sont éga- l’hexane. R61 « Risque pendant la grossesse ci-après :
toyants pour les huiles et cires minérales et D ÉGRAISSAGE DES MÉTAUX pour émettre le moins de vapeur possible à
lement présentées. d’effets néfastes pour l’enfant » – Lorsque les conditions techniques le per-
végétales, les goudrons, les polymères… Ils 84 Affections engendrées par les solvants l’atmosphère et de proscrire l’utilisation de Normes européennes
R40 « Effet cancérogène suspecté – mettent, il faut choisir les solutions aqueu-
sèchent rapidement et sont ininflammables. Les risques pour l’environnement provien- organiques liquides à usage fontaine.
preuves insuffisantes » La réglementation « environnement » pour les machines de nettoyage ses. Dans la mesure du possible, il convient
Les plus courants, principalement pour les nent de la volatilité de ces solvants dont les professionnel : hydrocarbures liquides
À chaud, les solvants chlorés doivent être uti- Des normes de sécurité concernant les de choisir les produits les moins agressifs
opérations de dégraissage des métaux, sont vapeurs se retrouvent dans l’atmosphère et aliphatiques ou cycliques saturés ou R68 « Possibilité d’effets irréversibles »
lisés dans des machines étanches. machines utilisées pour les opérations de (compositions détergentes neutres ou fai-
les produits suivants : réagissent, sous l’effet de la lumière, pour insaturés et leurs mélanges ; R62 « Risque possible d’altération de la ■ Règlement (CE) 2037/2000 relatif à des ainsi qu’aux émissions de toute nature des nettoyage des pièces industrielles ont blement alcalines) et les températures des
■ tétrachloroéthylène ou perchloroéthylène, créer de l’ozone et divers composés nocifs. hydrocarbures halogénés liquides ; fertilité » substances qui appauvrissent la couche installations classées pour la protection de ■ Autres solvants halogénés : de nouvelles
été élaborées en application de la direc- bains les plus basses.
■ dichlorométhane ou chlorure de méthy- Tous ces polluants présentent des effets plus dérivés nitrés des hydrocarbures d’ozone. l’environnement soumises à autorisation. substances apparaissent sur le marché pour
R63 « Risque possible pendant la tive européenne sur la sécurité des – Si les solutions aqueuses ne sont pas utili-
lène (produit principalement utilisé en déca- ou moins néfastes sur la faune et la flore aliphatiques ; alcools ; glycols ; éthers de pallier les restrictions grandissantes (exem-
grossesse d’effets néfastes pour La réglementation concernant les produits machines (CEE/89/392). sables, les solvants inflammables peuvent
page), ainsi que sur la santé humaine. glycol ; cétones ; aldéhydes ; éthers ■ Directive européenne 1999/13/CE relative ple des HFE : hydrofluoroéthers). Ces pro-
l’enfant » qui appauvrissent la couche d’ozone a La norme est divisée en quatre parties : être envisagés si le risque incendie/explo-
■ hydrofluoroalcanes (HFA). alipathiques et cycliques, dont à la réduction des émissions des composés duits sont ininflammables mais leur pouvoir
De nombreux produits de cette catégorie organiques volatils dues à l’utilisation de abouti, notamment, à l’interdiction de pro- sion est parfaitement maîtrisé (installations
le tétrahydrofurane ; esters ; solvant est généralement faible, et leur toxi- EN 12921-1 - Exigences générales
Leur mise en œuvre s’effectue à froid ou à sont inflammables. Le personnel appelé à les duire, d’importer et d’utiliser certains sol- et équipements adaptés). Dans ce cas, il faut
diméthylformamide et solvants organiques dans certaines activi- cité peu connue. Afin de maintenir la salu- EN 12921-2 - Machines utilisant
chaud, au trempé, en phase gazeuse ou en manipuler est donc exposé directement à vants halogénés : Tétrachlorure de carbone, choisir un solvant ayant un point d’éclair le
diméthylacétamine ; acétonitrile et tés et installations. brité de l’air au poste de travail, l’installation des solutions aqueuses
dégraissage mixte (trempé et phase vapeur). des risques d’incendie et d’explosion. De 1,1,2 Trichloro-1,2,2-trifluoroéthane (CFC113), plus élevé possible (supérieur à 55 °C) et dont
propionitrile ; pyridine ; diméthylsulfone d’un dispositif de ventilation est nécessaire. EN 12921-3 - Machines utilisant
Les ultrasons sont également utilisés pour plus, une exposition aiguë ou chronique aux ■ Arrêté du 29 mai 2000 portant modifica- 1,1,1-Trichloroéthane (T111), Hydrobromo- la valeur limite d’exposition est la plus élevée
et diméthylsufloxyde. des solvants inflammables
faciliter l’action des solvants. vapeurs de solvants entraînera des troubles tion de l’arrêté du 2 février 1998 relatif aux fluorocarbures, Hydrochlorofluorocarbures ■ Les solvants organiques non halogènés : possible. L’utilisation de solvants dont le
EN 12921-4 - Machines utilisant
prélèvements et à la consommation d’eau (HCFC) dont le 141b. on assiste à un retour des solvants pétroliers des solvants halogénés point d’éclair est inférieur à 55 °C doit être
mais leurs caractéristiques d’inflammabilité réservée pour les applications de dégrais-

2 Fiche pratique de sécurité ED 48 ED 48 Fiche pratique de sécurité 3 4 Fiche pratique de sécurité ED 48


6187_DEPLIANT 25/07/07 9:14 Page 2

différents moyens tels qu’un agitateur Il a été mis en évidence, il y a quelques neurotoxiques (atteinte du système ner- Exemples de valeurs limites d’exposition de solvants dans l’air des lieux de travail Des accords internationaux [protocole de en font des produits dangereux à utiliser.
mécanique, une pompe de circulation, l’in- années, que certains solvants halogénés veux) et psychophysiologiques (insomnie, (VME : valeur moyenne d’exposition : valeur moyenne maximale admissible pour 8 h/j) Montréal (1987) amendé à Pékin (1999)] Certains fournisseurs proposent donc des
DÉMARCHE DE PRÉVENTION
(VLCT (ou VLE) : valeur limite court terme (ou valeur limite d’exposition) : valeur maximale mesurée sur 15 minutes)
jection d’air comprimé ou l’action des ultra- avaient une action destructrice sur la couche troubles du comportement…). fixent les objectifs de réduction de la pro- mélanges de solvants constitués sur la base
sons. d’ozone, ce qui a amené les autorités envi- Méthyléthyl Vapeurs duction et de l’utilisation des solvants halo- de coupes pétrolières qui incorporent des Généralités
Les mesures de prévention à adopter sont Dichloro- Tétrachloro- Trichloro-
ronnementales des Nations Unies à interdire Toluène Cétone Hydrocarbures génés susceptibles de porter atteinte à la solvants halogénés avec d’autres familles de Il faut considérer que l’opération de dégrais-
Dans le cas de l’aspersion, la solution dégrais- les suivantes : méthane éthylène éthylène
la production de plusieurs solvants chlorés (MEC) en C6-C12 couche d’ozone. Ces accords ont été approu- produits tels que les éthers de glycol. La pré- sage est une opération spécifique qui fait
sante est projetée sur les pièces dans des – pour les produits dont le point d’éclair est
dont le 1,1,1-Trichloroéthane (T111) et le 1,1,2- vés par la Communauté européenne. L’action sence de solvant halogéné dans un mélange intervenir de nombreux paramètres tels
installations fixes telles que des enceintes ou compris entre 21 °C et 55 °C, l’application à VME ppm 50 50 75 100 200
Trichloro-1,2,2-trifluoroéthane (CFC113). de ces produits est évaluée en fonction d’un permet d’augmenter fortement le point d’é- que :
des tunnels sous une pression de 1 à 4 bar, à chaud est à proscrire. Pour l’application à VME mg/m 3 180 335 405 375 600 1 0001 facteur appelé potentiel d’appauvrissement clair apparent. On parle alors de « point d’é- ■ la nature des pièces,
une température voisine de 60 °C. L’aspersion Par ailleurs, les solvants halogénés sont froid, il faut limiter le travail manuel, réserver
VLCT (ou VLE) ppm 100 200 150 300 de la couche d’ozone (ODP). C’est l’oxyde de clair masqué » et il y a risque de formation ■ le type de salissure,
peut se faire également à la lance avec de la nocifs ou toxiques pour la santé humaine. En la pratique à des interventions ponctuelles,
VLCT (ou VLE) mg/m 3 350 1 080 550 900 1 500 chlore qui intervient dans le cycle de décom- d’une atmosphère explosive lorsque le ■ le degré de salissure,
lessive seule ou par projection mixte de cas d’ingestion ou d’exposition par inhala- déconseiller la pulvérisation, éviter l’accumu-
position de l’ozone. mélange s’appauvrit en solvant halogéné au ■ la qualité du nettoyage souhaité,
vapeur et de lessive sous 30 ou 40 bar. tion, aiguë ou chronique, ils peuvent avoir un lation de charges électrostatiques, caractéri-
1. Une valeur d’objectif de 500 mg/m3 était prévue par la circulaire du 12 juillet 1993. cours de l’utilisation. Les produits liquides ■ le nombre de pièces à traiter,
impact sur le système nerveux et sur des ser les zones à risques d’explosion, interdire De même, des règles de réduction de l’émis-
Après traitement il est souvent nécessaire de qui ne présentent pas de point d’éclair ou ■ les caractéristiques du poste de travail
organes comme le foie. Quelques solvants de fumer, éloigner les postes de tout point sion des composés organiques volatils ont
sécher les pièces. Des valeurs limites d’exposition profession- dont le point d’éclair est supérieur à 55 °C, qu’il est possible d’installer.
chlorés sont suspectés d’être cancérogènes chaud et mettre en place des systèmes Règles générales de prévention été fixées (protocole de Genève). L’action des
nelle des salariés sont recommandées pour qui contiennent un hydrocarbure halogéné
Vis-à-vis de l’environnement, ce mode de ou mutagènes, comme le trichloroéthylène d’aspiration aux points d’émissions de Classification CE des substances du risque chimique COV pour la formation d’ozone troposphé- Pour toute nouvelle opération de dégrais-
la prévention des maladies professionnelles. et plus de 5 % de substances inflammables
dégraissage met en œuvre des volumes par exemple. vapeurs de solvants ; Cancérogènes, Mutagènes rique est appréciée en fonction de la déter- sage ou lorsqu’un changement du procédé
Elles correspondent aux niveaux de concen- Lorsque les agents chimiques ne sont pas ou facilement inflammables doivent porter,
importants de bains qu’il est nécessaire de – pour les produits dont le point d’éclair est et toxiques pour la Reproduction classés CMR de catégorie 1 ou 2, les mesu- mination d’un coefficient appelé POCP ou du produit est envisagé, il est nécessaire
Les mesures de prévention à adopter sont tration de solvant dans l’atmosphère à ne selon le cas, l’une des inscriptions suivantes :
traiter avant rejet. supérieur à 55 °C, l’application à chaud doit (CMR) res générales de prévention du risque (Photochemical Ozone Creating Potential). d’étudier l’ensemble des caractéristiques de
les suivantes : pas dépasser (voir tableau). « Peut devenir inflammable en cours d’utili-
se faire exclusivement en machine fermée. chimique s’appliquent (Art. R. 231-54 à
Les risques pour la santé sont essentielle- – substituer les solvants halogénés les plus sation » ou « Peut devenir facilement inflam- l’opération à effectuer de façon à prendre en
Catégorie 1 : substances que l’on sait Parmi les solvants utilisés en dégraissage, le R. 231-54-17). Les agents chimiques clas- compte tous les paramètres qui intervien-
ment liés au caractère caustique ou irritant dangereux, si cela est techniquement pos- mable en cours d’utilisation ».
de ces produits. Le risque est important lors sible, par des solvants ou des procédés moins LES CONTRAINTES
être cancérogènes (R45 ou R49) et/ou
mutagènes (R46) et/ou toxiques pour la
trichloroéthylène a été classé, par la commis- sés CMR de catégorie 3 sont soumis à ces ÉVOLUTION DES PRODUITS ■ Les solvants autres que les solvants pétro-
nent. Il faut simultanément s’interroger sur
sion européenne, cancérogène catégorie 2 règles. Elles consistent notamment à évi- les moyens de mise en œuvre possibles et
de la manipulation des produits concentrés, dangereux pour la santé des travailleurs ;
RÉGLEMENTAIRES reproduction (R60 ou R61) pour (R45) et deux autres sont classés en catégo- ter les risques, si possible en les suppri-
ET DES MACHINES liers : ce sont des produits tels que les terpè-
en particulier au moment de la préparation – travailler en machines fermées et étanches ; sur le produit utilisable.
l’homme. rie 3 (R40) ; il s’agit du dichlorométhane et du mant, à les évaluer, à remplacer ce qui est nes, les éthers de glycol… Tous ces produits
des bains où il faut craindre des projections. – ventiler les locaux de travail ; Les produits
perchloroéthylène. dangereux par ce qui ne l’est pas ou qui sont visés par le tableau de maladies profes- Il convient de suivre les principes suivants :
Les bains à 60 °C et plus émettent des aéro- – éviter le travail manuel, sinon l’effectuer à La santé des salariés Catégorie 2 : substances devant être
l’est moins, à privilégier les mesures de sionnelles n° 84 relatif aux affections engen- ■ Il ne faut pas chercher systématiquement
sols alcalins irritants pour les voies respira- un poste de travail muni d’un dispositif assimilées à des substances ■ Les solutions aqueuses : il est possible de
La majorité des solvants a un effet néfaste protection collective sur les mesures de drées par les solvants organiques. Certains à remplacer un produit par un autre mais il
toires. d’aspiration des vapeurs à leur source cancérogènes (R45 ou R49) et/ou Règles particulières de prévention travailler à des températures plus basses
sur la santé humaine. Les solvants orga- protection individuelle, à assurer la for- terpènes (notamment les produits d’extrac- faut au préalable analyser l’opération à
d’émission. mutagènes (R46) et/ou toxiques pour la des risques Cancérogènes, Mutagènes avec des produits moins agressifs (au voisi-
Les mesures de prévention à adopter sont niques utilisés industriellement sont, pour la mation et l’information des travailleurs. tion du pin) sont de plus visés par le tableau effectuer pour orienter le choix du produit et
reproduction (R60 et/ou R61) pour ou toxiques pour la Reproduction (CMR) nage de la neutralité) en raison de l’amélio-
les suivantes : plupart, susceptibles de provoquer des mal- n° 65 relatif aux lésions eczématiformes de de la technique associée.
l’homme. Toute activité susceptible de présenter ration des performances de certaines
– mettre en place des systèmes d’aspiration Les solvants organiques adies professionnelles et apparaissent dans
un risque d’exposition à une substance compositions tensio-actives. Des techniques
mécanisme allergique. Les éthers de glycol
■ Il faut s’interroger sur la nécessité réelle
si la température du bain est supérieure à les tableaux des maladies professionnelles Catégorie 3 : substances préoccupantes L’environnement sont peu volatils mais agissent sur l’orga-
non halogénés pour l’homme en raison d’effets ou une préparation cancérogène, muta- d’ultrafiltration permettent de récupérer du dégraissage.
40 °C ou s’il y a formation de brouillards ; du régime général de la Sécurité sociale. Les nisme par pénétration percutanée et cer-
Ces produits agissent par dissolution ou cancérogènes (R40) et/ou mutagènes gène ou toxique pour la reproduction de Certaines réglementations pour la protec- une partie des lessives et de séparer les hui-
– prévenir les risques de projections ou tableaux correspondants aux solvants utili- tains d’entre eux ont des effets toxiques sur ■ L’emploi d’un produit doit être examiné en
émulsion. Les solvants hydrocarbonés tels le (R68) et/ou toxiques pour la catégorie 1 ou 2 doit faire l’objet des tion de l’environnement visent les objectifs les. L’osmose inverse appliquée aux bains de
d’éclaboussures lors de la préparation des sés dans le domaine du dégraissage sont : l’homme. On trouve aussi sur le marché des liaison avec le mode de mise en œuvre de
toluène, le xylène, le white-spirit ou le kéro- reproduction (R62 et/ou R63) possibles, règles particulières de prévention (Art. suivants : rinçage permet de récupérer de l’eau purifiée
bains ou des déplacements de paniers ; R. 231-56 à R. 231-56-12 du code du travail). agrosolvants (issus d’essences végétales) et façon à intégrer l’ensemble des risques pour
sène avaient été progressivement abandon- mais pour lesquelles les informations ■ Protéger la couche d’ozone stratosphé- utilisée pour maintenir la concentration des
– porter des équipements de protection 4 bis Affections gastro-intestinales En particulier, l’employeur est tenu de des esters dibasiques (DBE) qui nécessitent déterminer les mesures de prévention adap-
individuelle (gants, vêtements, écran facial). nés au profit des solvants chlorés. Seuls disponibles ne permettent pas une rique. bains et compenser l’évaporation. souvent un rinçage des pièces.
provoquées par le benzène, le toluène, réduire l’utilisation d’un agent CMR en le tées (choix des machines, type d’équipement
subsistaient le white-spirit et des hydrocar- évaluation satisfaisante. ■ Diminuer l’effet de serre.
les xylènes et tous les produits en remplaçant dans la mesure où cela est L’adjonction de micro-organismes dans les complémentaire, aménagement du poste de
bures lourds à température d’ébullition au ■ Réduire les polluants photochimiques en
renfermant. techniquement possible, par un agent ou solutions aqueuses permet la dégradation, Les machines travail).
Les solvants organiques moins égale à 200 °C et à point d’éclair supé- Phrases de risques : un procédé moins dangereux pour la
particulier l’ozone troposphérique formé à
par réaction enzymatique, des graisses et
halogénés rieur à 80 °C. 9 Affections provoquées par les dérivés partir des émissions d’oxydes d’azote (NOx) Les machines mettant en œuvre ces diffé- ■ Il convient de privilégier le travail en
R45 « Peut provoquer le cancer » santé ou la sécurité du travailleur. huiles. Utilisées en fontaine, cuves ou par
halogénés des hydrocarbures et des composés organiques volatils (COV). rentes familles de produits ont également machine fermée et étanche dès que les
Il s’agit d’hydrocarbures comportant un ou Un retour vers les solvants pétroliers est R49 « Peut provoquer le cancer par pulvérisation, ces solutions de biodégrais-
aromatiques. évolué. Les fabricants développent de plus conditions le permettent, en particulier dès
plusieurs atomes d’halogènes, principale- actuellement amorcé. Ils interviennent le inhalation » sage nécessitent de prendre des précautions
12 Affections professionnelles provoquées en plus des machines complètement fer- que la série de pièces à traiter est suffisam-
ment de chlore (Cl), de fluor (F) ou de brome plus souvent dans des compositions en asso- telles que l’utilisation de gants.
par les dérivés halogénés de certains R46 « Peut provoquer des altérations mées et étanches pendant la phase de trai- ment importante.
(Br). ciation avec d’autres solvants. Des mélanges ■ Les solvants organiques chlorés : leur
hydrocarbures aliphatiques. génétiques héréditaires » tement. Pour les solvants, la condensation
d’hydrocarbures et de solvants chlorés sont ■ Le choix de la famille de produit doit s’ef-
Les solvants chlorés sont largement utilisés R60 « Peut altérer la fertilité » emploi pour le dégraissage à froid nécessite peut se faire à basse température (jusqu’à
proposés aux utilisateurs. Des émulsions 59 Intoxications professionnelles par fectuer en suivant les conseils indiqués
industriellement. Ils sont d’excellents net- d’utiliser une machine parfaitement conçue – 40 °C) à l’aide d’un groupe frigorigène.
d’hydrocarbures en milieu aqueux sont éga- l’hexane. R61 « Risque pendant la grossesse ci-après :
toyants pour les huiles et cires minérales et D ÉGRAISSAGE DES MÉTAUX pour émettre le moins de vapeur possible à
lement présentées. d’effets néfastes pour l’enfant » – Lorsque les conditions techniques le per-
végétales, les goudrons, les polymères… Ils 84 Affections engendrées par les solvants l’atmosphère et de proscrire l’utilisation de Normes européennes
R40 « Effet cancérogène suspecté – mettent, il faut choisir les solutions aqueu-
sèchent rapidement et sont ininflammables. Les risques pour l’environnement provien- organiques liquides à usage fontaine.
preuves insuffisantes » La réglementation « environnement » pour les machines de nettoyage ses. Dans la mesure du possible, il convient
Les plus courants, principalement pour les nent de la volatilité de ces solvants dont les professionnel : hydrocarbures liquides
À chaud, les solvants chlorés doivent être uti- Des normes de sécurité concernant les de choisir les produits les moins agressifs
opérations de dégraissage des métaux, sont vapeurs se retrouvent dans l’atmosphère et aliphatiques ou cycliques saturés ou R68 « Possibilité d’effets irréversibles »
lisés dans des machines étanches. machines utilisées pour les opérations de (compositions détergentes neutres ou fai-
les produits suivants : réagissent, sous l’effet de la lumière, pour insaturés et leurs mélanges ; R62 « Risque possible d’altération de la ■ Règlement (CE) 2037/2000 relatif à des ainsi qu’aux émissions de toute nature des nettoyage des pièces industrielles ont blement alcalines) et les températures des
■ tétrachloroéthylène ou perchloroéthylène, créer de l’ozone et divers composés nocifs. hydrocarbures halogénés liquides ; fertilité » substances qui appauvrissent la couche installations classées pour la protection de ■ Autres solvants halogénés : de nouvelles
été élaborées en application de la direc- bains les plus basses.
■ dichlorométhane ou chlorure de méthy- Tous ces polluants présentent des effets plus dérivés nitrés des hydrocarbures d’ozone. l’environnement soumises à autorisation. substances apparaissent sur le marché pour
R63 « Risque possible pendant la tive européenne sur la sécurité des – Si les solutions aqueuses ne sont pas utili-
lène (produit principalement utilisé en déca- ou moins néfastes sur la faune et la flore aliphatiques ; alcools ; glycols ; éthers de pallier les restrictions grandissantes (exem-
grossesse d’effets néfastes pour La réglementation concernant les produits machines (CEE/89/392). sables, les solvants inflammables peuvent
page), ainsi que sur la santé humaine. glycol ; cétones ; aldéhydes ; éthers ■ Directive européenne 1999/13/CE relative ple des HFE : hydrofluoroéthers). Ces pro-
l’enfant » qui appauvrissent la couche d’ozone a La norme est divisée en quatre parties : être envisagés si le risque incendie/explo-
■ hydrofluoroalcanes (HFA). alipathiques et cycliques, dont à la réduction des émissions des composés duits sont ininflammables mais leur pouvoir
De nombreux produits de cette catégorie organiques volatils dues à l’utilisation de abouti, notamment, à l’interdiction de pro- sion est parfaitement maîtrisé (installations
le tétrahydrofurane ; esters ; solvant est généralement faible, et leur toxi- EN 12921-1 - Exigences générales
Leur mise en œuvre s’effectue à froid ou à sont inflammables. Le personnel appelé à les duire, d’importer et d’utiliser certains sol- et équipements adaptés). Dans ce cas, il faut
diméthylformamide et solvants organiques dans certaines activi- cité peu connue. Afin de maintenir la salu- EN 12921-2 - Machines utilisant
chaud, au trempé, en phase gazeuse ou en manipuler est donc exposé directement à vants halogénés : Tétrachlorure de carbone, choisir un solvant ayant un point d’éclair le
diméthylacétamine ; acétonitrile et tés et installations. brité de l’air au poste de travail, l’installation des solutions aqueuses
dégraissage mixte (trempé et phase vapeur). des risques d’incendie et d’explosion. De 1,1,2 Trichloro-1,2,2-trifluoroéthane (CFC113), plus élevé possible (supérieur à 55 °C) et dont
propionitrile ; pyridine ; diméthylsulfone d’un dispositif de ventilation est nécessaire. EN 12921-3 - Machines utilisant
Les ultrasons sont également utilisés pour plus, une exposition aiguë ou chronique aux ■ Arrêté du 29 mai 2000 portant modifica- 1,1,1-Trichloroéthane (T111), Hydrobromo- la valeur limite d’exposition est la plus élevée
et diméthylsufloxyde. des solvants inflammables
faciliter l’action des solvants. vapeurs de solvants entraînera des troubles tion de l’arrêté du 2 février 1998 relatif aux fluorocarbures, Hydrochlorofluorocarbures ■ Les solvants organiques non halogènés : possible. L’utilisation de solvants dont le
EN 12921-4 - Machines utilisant
prélèvements et à la consommation d’eau (HCFC) dont le 141b. on assiste à un retour des solvants pétroliers des solvants halogénés point d’éclair est inférieur à 55 °C doit être
mais leurs caractéristiques d’inflammabilité réservée pour les applications de dégrais-

2 Fiche pratique de sécurité ED 48 ED 48 Fiche pratique de sécurité 3 4 Fiche pratique de sécurité ED 48


6187_DEPLIANT 25/07/07 9:14 Page 1

sage de métaux à froid. On peut aussi opter Pour les installations fonctionnant à froid ou Des machines fermées, type « boîte à
pour les solvants halogénés non étiquetés à température relativement basse, la gants », permettant le dégraissage manuel
toxiques à condition d’utiliser des machines condensation des vapeurs n’est pas réalisa- des pièces sont disponibles sur le marché.
étanches maîtrisant efficacement les émis- ble. Il faut que les installations soient
sions. De plus, il est indispensable d’évaluer munies de capots les plus enveloppants pos-
correctement les dangers des solvants. Cette sibles et de couvercles. CONCLUSION
dangerosité peut, en effet, être différente à
Dans tous les cas, le coût du traitement des Quelle que soit la solution choisie, il faut se
l’intérieur d’une même famille de produits
effluents liquides et gazeux doit être correc- renseigner sur la composition du produit en
(cas des éthers de glycol, par exemple).
tement évalué. consultant sa fiche de données de sécurité

Dégraissage en machine
qui doit être correctement renseignée (la
fiche de données de sécurité doit comporter
FICHE PRATIQUE DE SÉCURITÉ ED 48
Dégraissage manuel 16 rubriques). Le médecin du travail doit être
Tous les dispositifs nécessaires pour empê-
consulté lors du choix d’un nouveau solvant
cher l’exposition du personnel aux vapeurs Il convient, avant tout, d’examiner avec soin Compte tenu de l’évolution
si l’emploi d’un solvant est indispensable. ou d’une nouvelle technique de dégraissage.
de solvants doivent être pris en compte. des contraintes
Dans ce cadre, l’utilisation de machines fer- D’une façon générale, les mesures de préven-
En effet, pour un nettoyage courant ne réglementaires, les industriels
mées, équipées de systèmes de condensa- tion du risque chimique à appliquer doivent
nécessitant pas une qualité de dégraissage sont amenés à trouver des
tion fonctionnant avec des groupes se référer au code du travail qui précise les
particulière, la projection, à chaud ou à froid, alternatives pour remplacer
frigorifiques se révèle être une solution dans points suivants :
d’une solution détergente neutre convient
de nombreux cas, en particulier lors de l’uti-
dans un grand nombre de cas. ■ connaissance des produits à l’aide des certains solvants.
lisation de solvants halogénés. fiches de données de sécurité, Toutes les personnes
Pour les petites pièces nettoyées par trem- ■ assainissement de l’air et entretien des concernées par la prévention
De plus, pour satisfaire aux exigences envi-
page dans un bac de petite dimension ou à dispositifs de ventilation,
ronnementales, tous les évents vers l’exté-
l’aide d’un pinceau ou d’un chiffon, il faut
des risques professionnels
■ vérification des valeurs limites d’exposi-
rieur peuvent être équipés de traitement des sont impliquées dans
choisir un solvant peu dangereux et peu tion,
vapeurs résiduelles (utilisation de filtre à la recherche de solutions
inflammable. ■ fourniture de protection individuelle,
charbon actif, par exemple). L’émission au
poste de travail et à l’extérieur est ainsi L’aménagement correct du poste de travail ■ signalisation et information du personnel. adaptées à l’ensemble des
faible. est primordial pour minimiser l’émission de Il convient de privilégier le travail en appa- contraintes. Ces solutions
vapeur et le contact cutané. Il faut l’équiper reillage clos de façon à limiter l’exposition du peuvent entraîner des
Pour l’utilisation de solvants organiques non
d’un dispositif de captage des vapeurs enve- personnel et l’inhalation de substances dan- modifications importantes au
halogénés, le choix de la machine et des
loppant ou d’un dosseret aspirant. Il faut gereuses. poste de travail nécessitant
équipements annexes doit être étudié avec
aussi équiper l’installation des accessoires
soin (se reporter à l’ouvrage INRS ED 723
adaptés (paniers, pinces, etc.) pour éviter le
Les mesures de prévention doivent s’appli- de réévaluer la nature et le
pour l’installation électrique). Il faut privilé- quer intégralement sans oublier les opéra- niveau de risque et d’adapter
contact direct des pièces avec la main de l’o-
gier les machines automatiques qui permet- tions telles que le traitement des effluents et les mesures de prévention.
pérateur.
tent d’éloigner l’opérateur de la source des déchets.
d’émission. L’alimentation automatique des
pièces est également préférable.

Dégraissage des métaux


Choix des techniques et des produits

Bibliographie
Cette fiche pratique présente les produits et Les principales techniques de mise en œuvre tensio-actifs en solution dans l’eau. La for-
■ Guide de choix et d’utilisation des solvants ■ Les incidences de la directive COV sur la les techniques utilisables suivies des sont les suivantes : mulation de ces produits est généralement
et dégraissants industriels. Centre tech- prévention. Travail et sécurité, septem- contraintes réglementaires actuelles. Elle ■ opération manuelle ou automatique, adaptée à l’opération spécifique à réaliser.
nique des industries mécaniques (CETIM), bre 1998, INRS, Paris, pp. 36 à 39. propose enfin une démarche de prévention ■ trempage ou pulvérisation, Les solutions aqueuses sont efficaces pour
Aérospatiale, Senlis, 1998. pour faire face à ces mutations importantes ■ application à chaud ou à froid une majorité de salissures organiques.
■ Solvants de dégraissage, critères de choix
et mesures de prévention. ED 95, INRS, Paris, et aider les utilisateurs à choisir le produit et
■ Les maladies professionnelles. Aide- Pour traiter des pièces de petites dimen- Les deux procédés principaux sont l’immer-
2001. la technique de mise en œuvre les plus adap-
mémoire juridique 19. TJ 19, INRS, Paris, sions, un procédé mécano-chimique est éga- sion ou traitement « au trempé » et l’asper-
tés à l’opération spécifique de nettoyage à
2006. ■ Machines à dégraisser. ED 964, INRS, lement applicable. Dans ce type de sion.
entreprendre.
Paris, 2006. traitement, les pièces sont agitées au
■ Produits chimiques cancérogènes, muta- Dans le cas de l’immersion, les pièces peu-
contact d’un abrasif, éventuellement en pré-
gènes, toxiques pour la reproduction. Classi- ■ Protection des travailleurs dans les éta- vent être accrochées sur un support, placées
sence de solutions dégraissantes ou déca-
fication réglementaire. ED 976, INRS, Paris, blissements qui mettent en œuvre des cou- LES PRODUITS pantes.
en vrac dans un panier si elles n’offrent pas
2006. rants électriques. ED 723, INRS, Paris, 2003. de possibilité de rétention (présence de
ET LES TECHNIQUES
cavités) ou mises dans un tonneau rotatif si
■ Valeurs limites d’exposition professionnel-
les aux agents chimiques en France. ED 984, Auteurs : C. Boust et D. Le Roy,
Pour le dégraissage chimique, il existe une Les solutions aqueuses elles supportent des chocs légers. Les bains
large variété de produits que l’on peut clas- (lessives ou produits lessiviels sont fréquemment chauffés entre 50 °C et
INRS, Paris, 2006. département ECT/RC
ser en trois familles : l’ébullition. Cependant, il existe des produits
Mise en page : N. Pellieux
■ les solutions aqueuses,
aqueux) de dégraissage qui agissent à basse tempé-
■ les solvants organiques halogènés, Il s’agit de mélanges complexes contenant rature. L’immersion a lieu en bain mort
Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles
■ les solvants organiques non halogénés. des phosphates, silicates, hydroxydes, agents ou en bain agité. L’agitation est assurée par
• • •
30, rue Olivier-Noyer 75680 Paris cedex 14 Tél. 01 40 44 30 00 Fax 01 40 44 30 99 Internet : www.inrs.fr e-mail : info@inrs.fr •
ED 48 Fiche pratique de sécurité 5 Fiche pratique de sécurité ED 48 3e édition • 2007 • 3 000 ex. • ISBN 978-2-7389-1461-3 • Imprimerie Chirat - 42540 Saint-Just-la-Pendue - N° 6187
6187_DEPLIANT 25/07/07 9:14 Page 1

sage de métaux à froid. On peut aussi opter Pour les installations fonctionnant à froid ou Des machines fermées, type « boîte à
pour les solvants halogénés non étiquetés à température relativement basse, la gants », permettant le dégraissage manuel
toxiques à condition d’utiliser des machines condensation des vapeurs n’est pas réalisa- des pièces sont disponibles sur le marché.
étanches maîtrisant efficacement les émis- ble. Il faut que les installations soient
sions. De plus, il est indispensable d’évaluer munies de capots les plus enveloppants pos-
correctement les dangers des solvants. Cette sibles et de couvercles. CONCLUSION
dangerosité peut, en effet, être différente à
Dans tous les cas, le coût du traitement des Quelle que soit la solution choisie, il faut se
l’intérieur d’une même famille de produits
effluents liquides et gazeux doit être correc- renseigner sur la composition du produit en
(cas des éthers de glycol, par exemple).
tement évalué. consultant sa fiche de données de sécurité

Dégraissage en machine
qui doit être correctement renseignée (la
fiche de données de sécurité doit comporter
FICHE PRATIQUE DE SÉCURITÉ ED 48
Dégraissage manuel 16 rubriques). Le médecin du travail doit être
Tous les dispositifs nécessaires pour empê-
consulté lors du choix d’un nouveau solvant
cher l’exposition du personnel aux vapeurs Il convient, avant tout, d’examiner avec soin Compte tenu de l’évolution
si l’emploi d’un solvant est indispensable. ou d’une nouvelle technique de dégraissage.
de solvants doivent être pris en compte. des contraintes
Dans ce cadre, l’utilisation de machines fer- D’une façon générale, les mesures de préven-
En effet, pour un nettoyage courant ne réglementaires, les industriels
mées, équipées de systèmes de condensa- tion du risque chimique à appliquer doivent
nécessitant pas une qualité de dégraissage sont amenés à trouver des
tion fonctionnant avec des groupes se référer au code du travail qui précise les
particulière, la projection, à chaud ou à froid, alternatives pour remplacer
frigorifiques se révèle être une solution dans points suivants :
d’une solution détergente neutre convient
de nombreux cas, en particulier lors de l’uti-
dans un grand nombre de cas. ■ connaissance des produits à l’aide des certains solvants.
lisation de solvants halogénés. fiches de données de sécurité, Toutes les personnes
Pour les petites pièces nettoyées par trem- ■ assainissement de l’air et entretien des concernées par la prévention
De plus, pour satisfaire aux exigences envi-
page dans un bac de petite dimension ou à dispositifs de ventilation,
ronnementales, tous les évents vers l’exté-
l’aide d’un pinceau ou d’un chiffon, il faut
des risques professionnels
■ vérification des valeurs limites d’exposi-
rieur peuvent être équipés de traitement des sont impliquées dans
choisir un solvant peu dangereux et peu tion,
vapeurs résiduelles (utilisation de filtre à la recherche de solutions
inflammable. ■ fourniture de protection individuelle,
charbon actif, par exemple). L’émission au
poste de travail et à l’extérieur est ainsi L’aménagement correct du poste de travail ■ signalisation et information du personnel. adaptées à l’ensemble des
faible. est primordial pour minimiser l’émission de Il convient de privilégier le travail en appa- contraintes. Ces solutions
vapeur et le contact cutané. Il faut l’équiper reillage clos de façon à limiter l’exposition du peuvent entraîner des
Pour l’utilisation de solvants organiques non
d’un dispositif de captage des vapeurs enve- personnel et l’inhalation de substances dan- modifications importantes au
halogénés, le choix de la machine et des
loppant ou d’un dosseret aspirant. Il faut gereuses. poste de travail nécessitant
équipements annexes doit être étudié avec
aussi équiper l’installation des accessoires
soin (se reporter à l’ouvrage INRS ED 723
adaptés (paniers, pinces, etc.) pour éviter le
Les mesures de prévention doivent s’appli- de réévaluer la nature et le
pour l’installation électrique). Il faut privilé- quer intégralement sans oublier les opéra- niveau de risque et d’adapter
contact direct des pièces avec la main de l’o-
gier les machines automatiques qui permet- tions telles que le traitement des effluents et les mesures de prévention.
pérateur.
tent d’éloigner l’opérateur de la source des déchets.
d’émission. L’alimentation automatique des
pièces est également préférable.

Dégraissage des métaux


Choix des techniques et des produits

Bibliographie
Cette fiche pratique présente les produits et Les principales techniques de mise en œuvre tensio-actifs en solution dans l’eau. La for-
■ Guide de choix et d’utilisation des solvants ■ Les incidences de la directive COV sur la les techniques utilisables suivies des sont les suivantes : mulation de ces produits est généralement
et dégraissants industriels. Centre tech- prévention. Travail et sécurité, septem- contraintes réglementaires actuelles. Elle ■ opération manuelle ou automatique, adaptée à l’opération spécifique à réaliser.
nique des industries mécaniques (CETIM), bre 1998, INRS, Paris, pp. 36 à 39. propose enfin une démarche de prévention ■ trempage ou pulvérisation, Les solutions aqueuses sont efficaces pour
Aérospatiale, Senlis, 1998. pour faire face à ces mutations importantes ■ application à chaud ou à froid une majorité de salissures organiques.
■ Solvants de dégraissage, critères de choix
et mesures de prévention. ED 95, INRS, Paris, et aider les utilisateurs à choisir le produit et
■ Les maladies professionnelles. Aide- Pour traiter des pièces de petites dimen- Les deux procédés principaux sont l’immer-
2001. la technique de mise en œuvre les plus adap-
mémoire juridique 19. TJ 19, INRS, Paris, sions, un procédé mécano-chimique est éga- sion ou traitement « au trempé » et l’asper-
tés à l’opération spécifique de nettoyage à
2006. ■ Machines à dégraisser. ED 964, INRS, lement applicable. Dans ce type de sion.
entreprendre.
Paris, 2006. traitement, les pièces sont agitées au
■ Produits chimiques cancérogènes, muta- Dans le cas de l’immersion, les pièces peu-
contact d’un abrasif, éventuellement en pré-
gènes, toxiques pour la reproduction. Classi- ■ Protection des travailleurs dans les éta- vent être accrochées sur un support, placées
sence de solutions dégraissantes ou déca-
fication réglementaire. ED 976, INRS, Paris, blissements qui mettent en œuvre des cou- LES PRODUITS pantes.
en vrac dans un panier si elles n’offrent pas
2006. rants électriques. ED 723, INRS, Paris, 2003. de possibilité de rétention (présence de
ET LES TECHNIQUES
cavités) ou mises dans un tonneau rotatif si
■ Valeurs limites d’exposition professionnel-
les aux agents chimiques en France. ED 984, Auteurs : C. Boust et D. Le Roy,
Pour le dégraissage chimique, il existe une Les solutions aqueuses elles supportent des chocs légers. Les bains
large variété de produits que l’on peut clas- (lessives ou produits lessiviels sont fréquemment chauffés entre 50 °C et
INRS, Paris, 2006. département ECT/RC
ser en trois familles : l’ébullition. Cependant, il existe des produits
Mise en page : N. Pellieux
■ les solutions aqueuses,
aqueux) de dégraissage qui agissent à basse tempé-
■ les solvants organiques halogènés, Il s’agit de mélanges complexes contenant rature. L’immersion a lieu en bain mort
Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles
■ les solvants organiques non halogénés. des phosphates, silicates, hydroxydes, agents ou en bain agité. L’agitation est assurée par
• • •
30, rue Olivier-Noyer 75680 Paris cedex 14 Tél. 01 40 44 30 00 Fax 01 40 44 30 99 Internet : www.inrs.fr e-mail : info@inrs.fr •
ED 48 Fiche pratique de sécurité 5 Fiche pratique de sécurité ED 48 3e édition • 2007 • 3 000 ex. • ISBN 978-2-7389-1461-3 • Imprimerie Chirat - 42540 Saint-Just-la-Pendue - N° 6187