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COURS : Droit International Pénal

-Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide ;


-Convention sur l’imprescriptibilité des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ;
-Convention contre la torture ou autre peine ou traitement cruel inhumain et dégradant.

Des statuts :
-Statut du tribunal pénal international pour le Rwanda
-Statut de la cpi
-Statut du tribunal pénal international pour l'ex Yougoslavie

INTRODUCTION GÉNÉRALE

L'élaboration d'une base juridique pénale a été rendue possible en rapport avec
les graves crises que l'humanité a connu.
L'individu étant devenu l'acteur central du droit inter Pénal. Cela a commencé à
émerge depuis le 20 e siècle. L'Etat ne pouvant plus faire écran entre l'individu
et l'ordre judiciaire inter. La justice pénale internationale s'intéresse plutôt aux
individus.
Les exigences profondes de l'humanité: la paix.
Le traité de Versailles avait prévu de créer une juridiction pour juger les
criminels de guerre.
Ce n'est qu'en 1920 que l'idée de juridiction internationale a pu poindre...
Guerre froide caractérisée par le blocage idéologique dont la fin est liée à la
chute du mur de Berlin.
Face aux atrocités de la deuxième guerre mondiale, des institutions ad hoc ont
été créée pour juger les criminels de guerre.
L'idée de la Cpi suscitée par la guerre de Yougoslavie, le génocide rwandais
La Belgique avait une compétence universelle sur toute infraction au droit
international mais face aux menaces des USA sa compétence est finalement
relative excluant les USA.

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TITRE 1 : LES NORMES MATÉRIELLES D'INCRIMINATION ET DE
SANCTIONS DES INFRACTIONS INTERNATIONALES

CHAPITRE UNIQUE: LE CADRE CONCEPTUEL DU DIP

SECT 1 : DÉFINITION ET ÉVOLUTION DE LA MATIÈRE

PARAG 1: DÉFINITION
Le dip? La dénomination du dip a le mérite de placer la matière au sein même
du droit inter dont il est la branche pénale.
Il convient cependant de faire une nette distinction avec une autre branche qui
est le droit pénal international. Qui est d'abord du droit Pénal. (l'importance de
l'ordre des mots). En ce que les droits pénaux nationaux ont acquis un
prolongement international. (caractérisé par un élément d'extranéité par exemple
si les auteurs ne sont plus sur le territoire) en pareil cas: actionner le mécanisme
de l'entraide judiciaire et de coopération judiciaire internationale...
"L'appellation de droit Pénal international était également en usage notamment
pour désigner les comportements des particuliers que la morale et la conscience
des nations avaient unanimement condamné à telle enseigne qu'ils sont devenus
du droit des gens et pouvaient faire l'objet d'une répression universelle. Le droit
pénal international est de ce fait issu de la convergence des législations
nationales et d'un mouvement général de solidarité et avait pour objectif
d'incriminer et de réprimer des comportements individuel tels que la piraterie,
l'esclavage, la traite des êtres humains, le faux monnayage ou le trafic de
drogue"
Le droit international Pénal quant à lui, est une branche du droit inter public
dont l'objectif est d'une part, d'élaborer les règles qui visent à proscrire certains
comportements considérés comme internationalement criminel ( crimes
internationaux) et d'autre part d'imposer aux Etats l'obligation de poursuivre ces
crimes et de punir les auteurs. Il réglementé également la création et le
fonctionnement des juridictions internationales comme la cpi
Cette branche du droit international est relativement nouvelle qui s'est formée à
la jonction de deux branches: didh et les divers systèmes pénaux nationaux.
Pourquoi le didh? La matière du droit international Pénal se retrouve à travers
les traités internationaux (Cour africaine des DH, cour américaine des DH...)
Les DH ont acquis une importance fondamentale en matière de droit
international Pénal. L'art 21 para 3: l'interprétation du statut de Rome doit être
conforme au droit international.
Le droit international coutumier s'est également inspiré des systèmes pénaux 

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nationaux.
Le statut de Rome: " premier essai sérieux" pour l'adoption d'un code interna
Pénal. Également le premier instrument établissant un corpus juridique cohérent
à vocation universelle.

PARAG 3 : FORMATION DU DIP


Remonte jusqu'à Vespassien ( 17e siècle pénaliste principal acteur Bucarest en
Roumanie) " droit Pénal de l'avenir: la réglementation l'exercice de la répression
des actions illicites qui peuvent être commises par les Etats dans leur rapport
réciproques.
- les travaux de l'association internationale de droit Pénal fonde en 1889 avec
des grands pénalistes Quintliano Saldan et Henri Donnedieu de Vabres des 1829
Mais historiquement c'est le recours à la guerre qui a déclenché les
incriminations.
- progressivement avec l'entrée de Henri DUNANT (dih)
Cependant cette réglementation était dépourvue de sanction pénale
internationale. Ce n'est qu'avec l'adoption des 4 conventions de 1949 que la
question a été véritablement adopté

PARAG 4 : PROCESSUS DE CODIFICATION DU DIP


La codification en dip vise trois objectifs:
- énoncer de manière claire précise et cohérente des normes pénales interna
ceux-ci en raison des caractéristiques du droit pénale qui exige une identification
et une interprétation plus stricte des règles
- Donner une formulation écrite et solennelle de ces règles pour en faciliter la
connaissance la diffusion afin de surmonter les incertitudes et l'absence de la
règle coutumière
- Contribuer enfin à l'harmonisation des règles et des pratiques au sein de la
société internationale, a l'institutionnalisation de ces règles et à leur intégration
Progressive le cas échéant.

Le processus de codification a débuté vers 1926 mais des difficultés d'ordre


politique surtout en ce qui concerne l'autorité supérieure aux Etats.
Les premières incriminations remontent aux crimes de pirateries, convention sur
la haute mer qui date du 29 avril 1958. Des dispositions de cette convention ont
été reprises dans la convention sur le droit de la mer du 10 décembre 1982
Aussi, la traite des esclaves avec l'acte General de la conférence de Berlin du 26
février 1885 et celui de Bruxelles de 2 juillet 1890 et qui a consacré
définitivement l'abolition de l'esclave et l'incrimination de la traite des esclaves
le trafic des stupéfiants avec la convention du 23 janvier 1912 qui concernait

3
uniquement l'opium et la répression est rendue obligatoire par la convention de
Genève de 11 février 1925 qui inclut toute la gamme des drogues dures.
Criminalité transfrontalière.
Le terrorisme.
Apres cela les Etats ont initié une approche globale relative au droit de la guerre
(Nuremberg et Tokyo)
Ensuite au sein de l'ONU le processus de codification s'est poursuivi avec l'ag de
l'ONU en sa première session Nuremberg est un principe de droit international
représentant le droit en vigueur. (aval)
La commission de droit inter cdi ayant pour mission d'étudier la possibilité de
création d'un organe ou juridiction autonome compétente en matière pénale. A
l'issu de ces travaux, elle a recommandé la création d'une juridiction
indépendante. Deux comités (1950 et 1952) chargés de la rédaction des statuts
de la juridiction indépendante.
Apres de nombreuses tergiversations liées à la guerre froide ce n'est qu'en 1994
que les travaux ont été repris avec l'autorisation de l'AG. Ce qui a abouti au
statut de la CPI.

SECT 2 : LES CRIMES INTERNATIONAUX

En droit international General, ils désignent toute violation du droit des gens
d'une particulière  gravité qui de ce fait est susceptible de donner lieu à une
répression collective et même universelle
Par contre en droit Pénal international, le crime interna est un acte qualifié de
crime par la loi pénale des Etats considérés mais qualifie d'interna en raison de
la dispersion géographique sur le territoire de plusieurs Etats de ces éléments
constitutifs.
De façon large et formelle, l'infraction interna est celle qui fait l'objet d'une
définition par le droit intern, coutumier ou formel.

PARAG 1 : CRIME DE DROIT DES GENS


La notion de crime inter d'analyse en la violation par un État d'une obligation
essentielle pour la sauvegarde d'intérêts fondamentaux de la communauté
interna
Elle trouve son origine dans le droit des gens.
Les premiers crimes du droit des gens étaient le recours et la conduite de la
guerre.
Apres la seconde guerre mondiale, les notions d'agression ont été considérées

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comme une conséquence des traités.
L'acte d'agression a également été considéré comme crime de droit de gens.
Le crime de génocide apparu dans le même contexte comme crime de droit de
gens ( AG 11 décembre 1946)
Mais également la convention du 9 décembre 1948 pour la prévention et la
répression du génocide

PARAG 2 : RÉPRESSION PÉNALE DES CRIMES INTERNATIONAUX


À partir de la première guerre que le principe de la répression des faits de guerre
contraire aux lois et coutumes de guerre fut admis et également la possibilité de
punir un chef d'Etat pour le déclenchement d'une guerre qui fut qualifié de crime
contre la paix.
Apres la seconde guerre, des dirigeants allemand et japonais ont été jugés et
condamné pour crime contre les lois et coutumes et crime contre l'humanité.
L'idée donc acquise que les crimes internationaux doivent entraîner la sanction
pénale pour les instigateurs ou les auteurs.
Cela ressort de la convention du 9 décembre 1948 pour la prévention et
répression du crime de génocide,
C'est également le cas des conventions du DIH enjoignent les Etats à
sanctionner.
En outre on également les récentes créations des juridictions pénales
internationales (Rwanda....).

PARAG 3 : RÉPRESSION INTERNATIONALE DES CRIMES INTERNATIONALES


La cpi n'a qu'un
La nature inter des crimes intern pour recommander qu'ils fassent l'objet d'une
répression pénale internationale. Cette répression a d'abord été préconise pour
juger les gouvernants compte tenu de la nature étatiques des actes qu'ils doivent
répondre. Cette initiative devrait permettre de ne pas heurter à leur qualité
officielle.
Apres la deuxième guerre, la répression intern a connu un regain avec la création
de la cpi et juridictions ad'hoc
Il en résulte que les crimes internationaux font dorénavant l'objet d'une
répression inter.
Toutefois cette répression n'a pas mis un terme à la répression nationale qui
continue donc de pouvoir porter sur les crimes internationaux.

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TITRE 2 : LES INSTITUTIONS JURIDICTIONNELLES PÉNALES
INTERNATIONALES

CHAP 1 : LES TRIBUNAUX INTERN DE NUREMBERG ET TOKYO

SECT 1 : LE TRIBUNAL MILITAIRE INTER DE NUREMBERG

PARAG 1 : CRÉATION ET MANDAT

PARAG 2 : LES INFRACTIONS POURSUIVIES


Pour le crime contre l'humanité: assassinat, réduction en esclavage... Et tout acte
inhumain contre la population civile avant ou pendant la guerre. Persécution
pour des motifs politiques, ratio ou religieux.).

SECT 2 : LE TRIBUNAL INTER DE TOKYO

PARAG 1 : CRÉATION ET MANDAT


Tout comme sa devancière il été créé le 19 juin 1946 par le General Douglas
mac Arthur qui était commandant suprême des puissances alliées en extrême
orient. Il avait essentiellement pour objectif de juger les crimes contre la paix.
A l'instar du procès de N, les crimes visaient donc les hautes sphères du pouvoir
qui avaient planifié et diriger la guerre.
Ce tribunal était composé de 11 juges issus des pays alliés (américains) et visait
trois catégories de pers: les hauts responsables, les officiers et les militaires de
grades inférieur
Sur 80 suspects, 28 ont été effectivement poursuivis et condamnés dont 9 civils

PARAG 2 : APPORT DU TRIBUNAL


Il fut très politique. Il a permis de juger les crimes de guerre et ces deux
juridiction ont participé à l'effort d'une juridiction a l'international.

CHAP 2 : LES TRIBUNAUX AD HOC TPI Y ET TPI R


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Elles sont des institutions des NU. Créées en 93 et 94 par le CS dans le cadre du
chap. 7 des NU relatif à l'action en cas de menaces contre la paix, de rupture de
paix.

SECT 1 : LE TRIBUNAL PÉNAL INTERNATIONAL POUR L’EX-


YOUGOSLAVIE

PARAG 1 : CRÉATION DU TRIBUNAL


Suite à un fait majeur: atrocités au mois d'août 92 suite à la proclamation
unilatérale d'indépendance Croatie et Slovénie le 25 juin 1991.
Le CS s'est alors saisi des services d'OIG et ONG.
Au même moment, deux projets étaient élaborés, le premier était porté par les
italiens et français qui voulaient un tribunal indépendant. Le deuxième élaboré
par les russes et américains qui n'était pas indépendant et place sous le CS.
Le CS a adopté à l'unanimité le premier avec la résolution 808 sans statut
préalable.
Cette lacune sera comblée le 25 mars 1993 par la résolution 827 par laquelle le
CS a approuvé le statut de ce tribunal.
Ce tribunal a été créé dans le but de poursuivre les pers présumées responsables
de violation grave de droit inter humanitaire commise sur le territoire de l'ex
Yougoslavie depuis le 1er janvier 1991.
Le siège est à la Haye.

PARAG 2 : COMPETENCE


Il compétent pour juger les "actes dirigés contre des personnes ou des biens
protégés au terme des dispositions de la convention de Genève pertinente.
Pleines compétences pour connaître des crimes de guerres génocide et contre
l'humanité.
Il a uniquement compétence à l'égard des pers physiques conformément aux
dispositions de son statut art 6.
Au terme de l'art 8 compétence s'étendent respectivement aux territoires de
l'ancienne fédérative république Yougoslavie (l'espèce terrestre aérien et les
eaux terri et la période commence 1 janvier 1991).
Art 9 le tribunal inter à la primauté sur les juridictions nationales qui doivent se
dessaisir en sa faveur s'il le demande.
Mise en accusation de plus 160 individus. Pas de peine de mort.

PARAG 3 : COMPOSITION ET ORGANISATION


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Le tribunal compte 3 organes: les chambres le bureau du procureur (OTP ou
office of the prosecutor) et le greffe.
Les chambres sont composées de juges indépendants ressortissants d'Etats
différents.
Le procureur est indépendant au sein du tribunal. Il est responsable de
l'instruction des dossiers et de l'exercice de la poursuite contre donc les auteurs
des crimes incriminés. Il ouvre une information d'office sur la foi des
renseignements qu'il a obtenu après les avoir évalué et des renseignements qui
sont obtenus de toutes sources.
La convention du 13 février 1946 sur les privilèges et immunités s'applique aux
juges, au  procureur et aux personnels.

PARAG 4: CRITIQUES ET PERSPECTIVES


Il est souvent reproché au tribunal son manque d'indépendance réelle. Pour ses
détracteurs, le fait qu'il soit financé par l'OTAN.
En outre, de nombreux griefs venant des pays du tiers monde ont été formulés
contre la non association de l'AG de l'ONU à la création. Ces pays avaient
souhaité que le statut du tribunal soit adopté par l'ag.
Les membres du CS n'ont pas accepté cette requête.
Il revient à l'AG de choisir les juges, le budget.

SECT 2 : LE TRIBUNAL PENAL INTERNATIONAL POUR LE


RWANDA

PARAG 1 : CRÉATION


Créé par le Cs et mis en place le 8 novembre 94.
Trois résolutions:
- 955 du 8 novembre 1994 sur la création.
- 978 du 27 février 1995 sur la coopération de tous les Etats membres de l'ONU
dans le but d'engager des poursuites internationales contre les acteurs en fuite.
- 1165 du 30 avril 1998 sur la création de troisième chambre de première
instance.
Le siège est à Arusha en Tanzanie.

PARAG 2 : COMPETENCE


Crime de génocide. Crimes contre l'humanité et des crimes de guerre.
Il est habileté à poursuivre et juger les criminels sur le territoire et dans les pays
8
voisins entre le 1 janvier et le 31 décembre 1994.

PARAG 3 : COMPOSITION DU TPI R


3 chambres de première instance
1 cour d'appel commune avec le TPI Y
Les juges au nombre 16 sont élus par l'assemblée générale des NU.
Le bureau du procureur est commun aux deux juridictions. Il comprend deux
sections. La section des enquêtes et celle des poursuites.
Au titre des poursuites, au moins 50 personnes ont été mises en accusation. 40
condamnées et 10 acquittées.
Les justices nationales sont également compétentes pour juger des mêmes
crimes mais le TPI R garde un droit de regard.
Sur la base de ce principe, 4 rwandais ont été jugé en Belgique. 1 en Suisse. 2 en
France (en cours).

CHAP 3 : LES TRIBUNAUX SPÉCIAUX AD HOC À CARACTÈRE


INTERNATIONAL

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SECT 1 : LE TRIBUNAL SPÉCIAL POUR LA SIERRE LEONE TSSL

PARAG 1 : HISTORIQUE


Le RUF revolutionary united front ou front révolutionnaire uni sous le
commandement de Foday Sankoh.
AFRC armed forces revolutionary council.
Les deux forces étaient approvisionnées en armement (en provenance d'Ukraine)
par le régime de Blaise COMPAORE.
A l'occasion d'un coup d'Etat fait les AFRC (qui se sont associés aux RUF).
S'en suit donc une résistance des CDF (civil defense forces) dont les chasseurs
traditionnels.
Le 14 février 1998, les CDF font chasser les rebelles et ramènent le président
Tejan Kabbah en mars 1998.
Pendant les trois semaines que les rebelles ont occupé, ils ont commis des
atrocités.
Malgré les nombreux cessez le feu, les hostilités vont se poursuivre jusqu'en
novembre 2000.
UNOMSIL crée en juin 1998 a été inefficace. Le CS l'a remplacé par
UNAMSIL (17500 militaires, force d'interposition et combattante)
18 janvier 2002 que les hostilités ont pris fin. 3000 enfants soldats ont été
démobilisés et remis à leurs parents pour des programmes de rééducation.

PARAG 2 : CRÉATION


Le SG des NU a été mandaté résolution 1315 pour négocier pour la création
d'une juridiction mixte qui va juger les crimes.
Cet accord s'intitule accord entre l'ONU et la Sierra Leone, 16 janvier 2002, sur
la création d'un tribunal spécial mixte.
C'est mars 2002 que le parlement sierra léonais a ratifié l'accord.
Le siège du tribunal est à Freetown mais pour des impératifs de sécurité, ce
tribunal sera déplacé à la Haye.

Para 3 structure et organisation


1 chambre de première instance avec 3 chambres. 1 chambre d'appel de 5 juges
(art 12 de son statut).
Un des trois juges est nommé par le gouvernement sierra léonais et les deux
autres par le SG des NU. 3 des juges de la chambre d'appel nommés par le SG
de l'Onu et les deux autres gouvernements.
Le bureau du procureur composé d'un procureur principal nommé par le SG des
NU et un procureur adjoint nommé par le gouvernement de la Sierra Leone.
Le personnel employé dans le bureau du procureur doit être tant national

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qu'international.
D'un point de vue financier et administratif le tribunal est financier par un
management commettee compose de représentants de plusieurs pays dont les
USA et le Nigeria car n'ayant pas été créé par une résolution du CS comme dans
le cas du TPI Y et R, il ne bénéficie pas du même régime de financement.

PARAG 4 : COMPETENCE


Le tssl est un tribunal Pénal de juridiction et de composition mixte internationale
et nationale.
Il est compétent pour juger les crimes contre l'humanité ( article 2 du statut) les
violations de l'art 3 commun aux conventions de Genève et à celle du protocole
additionnel 2 ( art 3 du statut), les autres violations sérieuses du dih et certains
crimes prévus par le droit sierra léonais ( art 5 du statut).
Sa compétence rationne temporis s'étend du 30 novembre 1996 jusqu'en 2000 et
concerne tout le territoire sierra léonais.
Il a inculpé au total 13 personnes issues de toutes les parties belligérantes dont
Charles Taylor ancien président du Liberia pour avoir soutenu le RUF et les
AFRC.
Charles Taylor devrait répondre de 11 chefs d'inculpation: crime de guerre,
crime contre l'humanité, recrutement d'enfants soldat, viol, meurtre,...
Condamné à 50 ans d'emprisonnement.

SECT 2 : LE TRIBUNAL SPÉCIAL POUR LE CAMBODGE

PARAG 1:
Au plan inter le Cambodge a adopté une loi de conformité avec l'accord

PARAG 3 : STRUCTURE ET ORGANISATION


L'accord du 6 juin 2003 a prévu 2 chambres extraordinaire: un tribunal de
première instance et une chambre d'appel. Toutes logées dans la cour suprême.
Ces deux organes créées par une loi cambodgienne prévoit la participation des
nationaux et internationaux.
Les juges et procureurs ont été désignés par un décret royal du 8 mai 2006.
Le tribunal d'instance se compose de 5 juges dont 3 cambodgiens et 2 étrangers.
La chambre d'appel de la cour suprême qui tient lieu de l'instance d'appel est
constituée de 7 juges dont 4 cambodgiens et 3 étrangers.

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La prise de décision doit se faire en principe à l'unanimité. En cas de désaccord
aucune décision ne peut être rendue sans l'accord d'au moins  un juge étranger.
Les enquêtes relèvent d'un organe commun constitué de 2 juges d'instruction :
un cambodgien et 1 étranger. En cas de divergence la chambre d'instance est
saisie.
La responsabilité des poursuites incombe à un organe mixte. En cas de
divergence la chambre préliminaire est saisie.
La chambre préliminaire tranche les divergences des organes de poursuites ou
d'enquêtes. Elle se compose de 5 juges dont 3 cambodgiens et 2 étrangers.
Les décisions de la chambre préliminaire sont définitive et nécessite
l'approbation d'au moins 4 juges.
Il existe également un service administratif ayant pour mission un soutien
administratif aux autres organes.

PARAG 4 : COMPETENCE

A- COMPETENCE MATÉRIEL
Les chambres extraordinaire sont compétentes pour juger les crimes suivants:
- génocide
- Crime contre l'humanité
- Infraction grave aux conventions de Genève de 1949 ( crime de guerre)
- Autre crime définit par les lois cambodgiennes: meurtre, torture, persécution
pour des motifs religieux, la destruction de biens culturels dans le cadre d'un
conflit arme et les infractions aux conventions de Vienne protégeant les
diplomates.

B- COMPETENCE TEMPORELLE
Elle se limite aux crimes entre la prise du pouvoir par les kermerfroug 17 avril
1975 et le 6 janvier 1979 (l'arrivée des troupes vietnamiennes).

C- COMPETENCE PERSONNELLE
Les personnes poursuivies sont essentiellement les principaux dirigeants
kermerfroug et les principaux responsables des crimes suivant la compétence
temporelle.
Par conséquent les responsables étrangers de la tragédie notamment les soutiens
financiers au régime de Polpot ne sont pas concernés.
La procédure est principalement définie comme le droit cambodgien.
Les principaux fondamentaux définis par le droit inter devront servir de guide.
La peine maximale est la réclusion à vie.

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SECT 3 : LE TRIBUNAL SPÉCIAL POUR LE LIBAN (BASE À LA
HAYE)

Le Liban vit une situation d'instabilité depuis l'occupation israélienne et


syrienne. L'ONU dans le but d'assurer la sécurité des populations et la stabilité
avait adopté la résolution 1559 (de 2004) demandant le retrait de toutes les
forces étrangères du Liban.
C'est dans ce climat que l'ancien premier ministre Rafic Hariri est assassiné le 14
février 2005 avec 20 autres personnes dans un attentat explosif au cœur de
Beyrouth.
Suite aux réactions de la communauté internationale dans son ensemble, le CS
adopte la résolution 1595 du 7 avril 2005 qui met en place une commission
d'enquête internationale indépendante chargée de faire la lumière sur
l'assassinat.
Le premier rapport de la commission d'enquête internationale dirigé par
l'allemand Detler Mehlis en date du 20 octobre 2005 a conclu qu'un "faisceau de
preuves conduisait à l'implication tant du Liban que de la Syrie dans l'assassinat
de l'ex premier ministre libanais." En cause le Hezbollah libanais et le régime
syrien.
Au terme du 6ème rapport présente par le Belge Serge Brammertz le 12
décembre 2006 et confirmant la thèse de l'attentat; celui-ci a soutenu devant le
conseil de sécurité que l'enquête n'avait de sens que si elle débouchait sur une
procédure judiciaire.

PARAG 2 : CRÉATION


Le 13 décembre 2005, le premier libanais fouad Siniora a demandé au SG de
l'ONU Kofi Anna la création d'un tribunal au caractère international afin de
juger les responsables des attentats depuis le 1 octobre 2004.
Le 29 mars 2006, le CS a approuvé la création d'un tribunal interna. Il mandaté
alors le SG des nations unies par la résolution 1664 de négocier un accord avec
le gouvernement libanais en vue de la création d'un tribunal international fonde
sur les normes internationales de justice pénale les plus élevées.
Le 6 février 2007, l'ONU signe donc ledit accord avec le Liban.
Mais face au blocage de ratification avec le parlement libanais, le 30 mai 2007,
le CS a voté dans le cadre du chapitre 7 de la charte des nations unies la
résolution 1757 créant donc un tribunal spécial pour le Liban.
Cette résolution contraignante a prévu son entrée en vigueur le 10 juin 2007.

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PARAG 3 : COMPETENCE
La compétence s'exerce sur les personnes présumées responsables:
- des attentats survenus au Liban entre le 1 octobre 2004 et le 12 décembre 2005
(ou) à une date ultérieure qui sera décidée par les nations unies et la république
libanaise dont le tribunal spécial estimé qu'ils ont un lien de connexité
conformément aux principes de la justice pénale.
- L'attentat du 14 février 2005 qui a causé donc la mort de l'ancien premier
ministre hariri et d'autre personne.
Le tribunal spécial devra appliquer les dispositions du code pénal libanais relatif
à la poursuite et à la répression des actes de terrorisme. Et les crimes et délits
contre la vie et l'intégrité physique des personnes. La peine maxi est le réclusion
à perpétuité.

CHAPITRE 4 : LA COUR PENALE INTERNATIONALE

17 juillet 1998 adoption du statut de la cour pénale internationale permanente.


120 Etats ont voté pour et 5 contre. Le seuil des 60 ratifications (condition pour
que le statut entre en application) ont été franchi à peine 4 années plus tard.
14
La CPI entre en fonction le 1 juillet 2002 conformément à l'article 126 du statut
de Rome.
La CPI est une juridiction pénale autonome et indépendante. Elle dispose aussi
de la personnalité juridique internationale. Elle est ni inféodée à l'ONU ni au
conseil de sécurité car elle résulte d'un traité.
C'est une juridiction permanente (pas de date de cessation d'activités prédéfinie)
à vocation universelle.
L'avantage c'est l'existence d'une garantie juridictionnelle plus systématique et
cela a également pour effet de dissuader tous ceux qui viendraient à commettre
un crime. Il y a également un fort amoindrissement des risques de contradiction
de jurisprudence.
Elle est une juridiction à caractère universel en ce sens qu'elle est le fruit de la
communauté internationale. Instituée pour juger les crimes les plus graves
relevant du droit inter. Elle traduit ainsi donc la volonté de responsabiliser les
autorités politiques. Au-delà, la naissance d'une juridiction permanente
universelle est un pas vers l'universalisation des DH et du DIH.
108 Etats ont déjà ratifié le statut de Rome dont le BF. Les Etats se sont opposés
au statut: Chine, USA, Nigeria, Soudan, Israël
Le siège de la CPI est aux pays bas.

SECT 1 : ORGANISATION DE LA COUR

PARAG 1 : COMPOSITION


La CPI est composée de 18 élus au scrutin secret par l'assemblée générale des
Etats partis. Comme dans toute haute juridiction, ces élus sont élus parmi les
personnes qui jouissent d'une haute considération morale, impartialité, et être
dans les hautes juridictions dans son pays.
Savant dosage dans le recrutement entre les candidats juristes pénalistes et les
juristes de DH et Dih.
Dans le choix des juges, les Etats partis tiennent compte de la représentation des
principaux systémes juridiques dans le monde (anglo Saxon et romano-
germanique).  Représentation équitable des deux sexes. Également des
continents. Prise en compte également de la nécessité de la présence de juges
spécialisés dans certaines affaires (question de violence des femmes et enfants).
Les juges bénéficient du régime de l'immunité diplomatique et de traitement
conséquent.

PARAG 2 : LES ORGANES DE LA COUR


Elle se compose:
15
- présidence ;
- Bureau du procureur ;
- Chambres ;
- Greffe.

A. LA PRÉSIDENCE

Elle est constituée par le président, du vice-président. Tous élus pour 3 ans
renouvelables.

B. LA FONCTION JUDICIAIRE DE LA CPI

Elle est organisée autour de 3 chambres:


-Chambre préliminaire ;
- chambre de première instance ;
- et la chambre d'appel.
La chambre préliminaire reçoit et examine toutes les affaires entrantes et décide
si le cas peut être présenté devant la chambre première d'instance. Celle-ci à son
tour procède à une vérification formelle de la recevabilité de la demande.
La chambre d'appel est composée du Président et de 4 autres juges.
La chambre de première instance et la chambre préliminaire sont composées
chacune de 6 juges au moins.

C. LE BUREAU DU PROCUREUR
Il agit indépendamment en tant qu'organe distinct au sein de la cour.
Conformément à l'art 52 du statut, il est chargé de recevoir les communications
de tout renseignement dûment étayé concernant les crimes relevant de la
compétence de la cour.
Il est dirigé par un procureur à qui revient l'entière administration. Le procureur
est seconde par un ou plusieurs procureurs adjoints tous de nationalités
différentes et élus par l'AG des Etats partis puis un mandat non renouvelable
pour 9 ans. Le procureur actuel est Fatou BEN SOUDA

D. LE GREFFE
Le greffe est responsable des aspects non judiciaires de l'administration et du
service de la cour sans préjudice des fonctions du procureur.
Il est dirigé par un greffier élu à la majorité absolu des juges pour un mandat de
5 ans renouvelable. Il est secondé par un greffier adjoint.

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SECT 2 : COMPÉTENCE DE LA CPI

PARAG 1 : COMPÉTENCE RATIONNE


Elle est compétente pour poursuivre les crimes les plus graves qui touche
l'ensemble de la communauté internationale. Au nombre de 4:
- crime de génocide
- Crime de guerre
- Crime d'agression
- Crime contre l'humanité

A. CRIME DE GÉNOCIDE
Article 6 " ce crime se définit comme étant l'un quelconque des actes ci-après
commis dans l'intention de détruire en tout ou en partie un groupe national
ethnique racial comme tel: le meurtre des membres du groupe, l'atteinte grave à
l'intégrité physique ou mentale des membres du groupe, la soumission
intentionnelle du groupe a des conditions d'existence devant entraîne sa
destruction physique totale ou partielle, des mesures visant à entraver les
naissances au sein du groupe et enfin le transfert forcé d'enfant du groupe a un
autre groupe."

3 critères déterminants sont à prendre en compte:


- l'intention d'extermination totale d'une population pour les 4 motifs cités
- Planification de cette volonté d'extermination
- L'utilisation de certaines méthodes dont quelques-unes sont précisées dans la
définition.
3 génocides dans l'histoire contemporaine de l'humanité reconnus par l'ONU :
- arménien (1915-1916) sous l'empire ottoman. Reconnu le 29 aout 1985 par la
commission des DH des nations unies en tant que tel.
- Juif perpétré par le 3ème Reich d'Adolphe HITLER. Le traité de Nuremberg l'a
reconnu en 1945.
- Rwandais (tutsis et Hutus) reconnu par la commission des DH des nations
unies le 28 juin 1994. Également reconnu par la résolution 955 qui crée le TPI R

B. CRIME CONTRE L'HUMANITÉ


Il est constitué par " l'un quelconque des actes ci-après lorsqu'il est commis dans
le cadre d'une attaque généralisée ou systématique lancée contre la population
civile et en connaissance de cette attaque "
Ces actes sont notamment " le meurtre, l'extermination, la réduction en
esclavage, la déportation ou le transfert forcé de population, l'emprisonnement
ou tout autre forme de privation grave de liberté physique en violation des

17
dispositions fondamentales du DI, la torture, le viol, l'esclavage sexuel, la
stérilisation forcée ou tout autre forme de violation sexuelle de gravité
comparable, disparition forcée de personne, crime d'apartheid ou autre acte
inhumain de caractère analogue posant intentionnellement de grandes
souffrances ou des atteintes graves à l'intégrité physique ou à la santé physique
ou mentale" article 7 du statut de Rome.

C. CRIME DE GUERRE
Ils ont fait l'objet d'une réglementation en DI
Le crime de guerre est constitué par une infraction aux dispositions
prévues la convention de Genève de 1944 ainsi qu'aux lois et coutumes d guerre.
Un crime de guerre peut être commis en cas de conflit interne ou externe. Ex
privé un prisonnier de guerre tous ses droits. Expériences biologiques.

D. LE CRIME D'AGRESSION
Sa définition n'avait pas été prévue lors de la conférence de Rome. Il
était prévu lors de la conférence de révision de 2009. La conférence de révision
s'est finalement tenue en Ouganda du 31 mai au 11 juin 2009. Par consensus en
séance plénière RC / Res 8. Au terme de l'article 8-10 le crime d'agression
répond:
1- au fin du présent statut, on entend par crime d'agression, la
planification, la préparation, le lancement ou l'exécution par une personne
effectivement en mesure de contrôler ou de diriger l'action politique ou militaire
d'un État, d'un acte d'agression qui par sa nature, sa nature sa gravité et son
ampleur constitue une violation de la Charte des nations unies.
2- au fin du para 1, on attend par acte d'agression l'emploi par un État
de la force armée contre la souveraineté, l'intégrité territoriale ou l'indépendance
politique d'un autre État ou de tout autre manière incompatible avec la charte des
nations unies qu'il ait ou non déclaration de guerre.
Les actes suivants sont des actes d'agression au regard de la résolution 3314 de
l'AG des NU en date 14 décembre 1974:
- L'invasion ou l'attaque par les forces armées d'un Etat du territoire d'un. Autre
Etat.
- Le bombardement par les forces armées d'un Etat du territoire d'un autre Etat.
- Le blocus des ports ou des côtes d'un Etat par les forces armées d'un autre Etat
- L'envoi par un Etat ou au non d'un  Etat de  bandes, troupes irrégulière ou
mercenaires armées qui exécutent contre un autre les actes assimilables à ceux
des forces armées.

L'art 15 bis du statut de Rome règle l'exercice de la compétence à l'égard du

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crime d'agression. La cour peut exercer sa compétence à l'égard du crime
d'agression un an après les amendements et la ratification par 30 Etats.
Lorsque le procureur conclu qu'il y a de bonnes raisons de mener une enquête
pour crime d'agression, il s'assure que le conseil de sécurité a constaté qu'un acte
d'agression avait été commis par l'Etat en cause.
Lorsqu'un tel constat n'est fait dans les six mois suivant la date de l'avis, le
procureur peut mener une enquête pour crime d'agression sur autorisation de la
chambre préliminaire dès lors que le conseil de sécurité ne s'y oppose pas.

PARAG 2 : LA COMPETENCE RATIONAE PERSONAE


Compétence pour juger les pers âgées d'au moins 18 ans (articles 25-26).
Mais le subordonné qui a eu à commettre une infraction et qui démontre qu'il
ignorerait la légalité peut être exonéré.
Mais l'ordre de commettre un crime international est un ordre manifestement
illégal. Les comportements pénalement incriminés de la part de l'individu et
relevant donc de la compétence de la cour:
- lorsqu'un individu qui a commis le crime qu'il ait agi seul ou avec d'autre
personne
- Lorsque la personne a ordonné sollicite ou encouragé la commission du crime
dès lors qu'il y'a commission ou tentative de crime
- Lorsque la personne en vue de faciliter la commission du crime a apporté son
aide son concours ou tout autre forme d'assistance à la commission ou à la
tentative de commission du crime.
- Toute personne ayant contribué de tout autre manière à la commission ou
tentative de commission de crime a un groupe de personne agissant de concert.

PARAG 3 : COMPETENCE RATIONAE TEMPORIS ET RATIONAE LOÏC


La CPI n'est compétente que pour les crimes commis à partir du 1 juillet 2002
(entrée en vigueur du statut de Rome)
Pour les Etats qui deviennent partis par la suite, la compétence de la CPI ne vaut
que pour les crimes commis après l'entrée en vigueur du traité pour cet Etat.
La CPI reste compétente pour engager des poursuites dans le cadre d'un individu
dans les conditions suivantes:
- Crime commis par un individu qui a ratifié le statut
- Le crime a été commis sur le territoire d'un Etat ou le ressortissant d'un Etat
n'ayant pas ratifié le statut si cet Etat fait une déclaration dans laquelle il
reconnaît la compétence de la cour
- Les crimes mettant en danger la paix et la sécurité internationale peuvent
poursuivies par la CPI même si l'auteur est ressortissant d'un Etat qui n'a pas
ratifié le statut ou que l'auteur a commis le crime sur le territoire d'un autre Etat.
19
SECT 3 : LES PRINCIPAUX GÉNÉRAUX DU DROIT PENAL

- nullum crimen sine lege


- Nulla poena sine lege
- Le principe de non rétroactivité
- Le principe de la responsabilité pénale individuelle. (Personne physique pas de
personne morale)
- Le principe de la compétence complémentaire de la cour. Ainsi donc il
appartient à chaque Etat d'adapter leur loi à celle de la CPI. Ce principe implique
également que les Etats doivent collaborer coopérer en info pour les crimes
relevant de la compétence de la CPI

PARAG 1 : MODES DE SAISINE


L'art 13 de la Cour prévoit trois modes:
- la saisine par un Etat parti
- L'auto saisine du procureur de la CPI. La méfiance des Etats vis à vis de cette
auto saisine du procureur est à la base de deux précautions : l'autorisation
préalable de la chambre préliminaire mais aussi les Etats peuvent interjeter
appel.
- La saisine par le conseil de sécurité des nations unies chapitre 7.  De même le
CS peut en vertu d'une résolution sur la base du chapitre 7, demander à tout
moment à la CPI de suspendre une procédure. Durée de la demande du CS est de
12 mois et renouvelable.

PARAG 2 : CONDITIONS DE COMPÉTENCE ET DÉ RECEVABILITÉ


- le procureur doit s'assurer s'il est compétent pour poursuivre
- S'assurer que le crime entre dans la catégorie des crimes internationaux et
éventuellement de sa recevabilité. Cas 1: l'affaire qui l'objet de poursuites devant
les tribunaux d'un Etat ayant compétence à moins que cet Etat n'ait pas la
volonté ou soit dans l'incapacité de mener bien le procès. Cas 2: L'affaire a
l'objet d'une enquête de la part d'un Etat et que ce dernier a décidé de ne pas
poursuivre la personne concernée à moins que cette décision ne soit l'effet de
manque de volonté. Cas 3: La personne concernée a déjà été régulièrement jugé.
Cas 4 : l'affaire n'est suffisamment grave pour que la cour y donne une suite

PARAG 3 : L'EXAMEN PRÉLIMINAIRE


Cette procédure permet au procureur de s'assurer qu'il existe une base
raisonnable d'ouvrir une enquête et entreprendre des poursuites dans une affaire

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déterminée.
Il mène donc pendant cette phase toutes les investigations. Dans l'hypothèse de
renvoi d'une affaire par un Etat parti devant la cour, cet Etat doit fournir au
Procureur toute information pertinente selon les circonstances de l'affaire y
compris les pièces justificatives. En cas d'auto saisine ou de saisine par le CS le
procureur procède à la vérification du sérieux des renseignements reçus. A cette
fin il peut rechercher des renseignements supplémentaires au près d'Etat,
d'organe de l'ONU, OIG et d'autres sources dignes de foi qu'il juge approprié
A la fin des investigations il dispose de deux options:
- abandonner toute idée d'ouvrir une enquête ou d'engager des poursuites ou
- saisir la chambre préliminaire pour une autorisation de poursuites.
L'hypothèse où l'Etat a demandé que la procédure lui soit confiée.
Le procureur peut également dans le cadre de cette procédure demander à la
chambre préliminaire l'autorisation de prendre des mesures d'enquête pour
pouvoir conserver des preuves.

PARAG 4 : ENQUÊTE ET POURSUITE


trois (3) phases :
- Phase de l'enquête
Art 54 (importants moyens pour l'enquête). Le procureur enquête à charge et à
décharge. Il peut recueillir et examiner des éléments de preuves, convoquer et
interroger les personnes faisant l'objet de l'enquête ainsi que les victimes et les
témoins. Il peut également demander la coopération de tout Etat ou dispositif
fondamental. Il peut en outre exiger des mesures de confidentialité pour soit
protéger des renseignements ou des témoins.
Art 55 énumère un certains nombres de droits: une personne contre laquelle une
procédure d'enquête est ouverte n'est pas obligé de témoigner contre elle ni de
s'avouer coupable. Il est interdit d'utiliser des voies de contrainte. À tout
moment après l'ouverture d'une enquête la chambre préliminaire peut délivrer
une citation à comparaître sous deux conditions:
- il faut qu'il ait de motif raisonnable de croire que la personne a commis un
crime
- Il faut que la citation à comparaître suffise pour garantir que la personne
comparaîtra devant la cour. Cette citation peut également contenir des
conditions restrictives de liberté autre que la détention si la législation de l'Etat
de résidence le permet. Le mandat d'arrêt est délivré par la chambre préliminaire
et lorsque l'arrestation apparaît nécessaire pour garantir que la personne
apparaîtra, qu'elle ne fera pas donc à l'enquête ou à la procédure ou qu'elle ne
poursuivra l'exécution du crime ou d'un crime connexe. (Article 58)
- la confirmation des charges art 61 : " dans un délai raisonnable après la remise

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de la personne à la cour pour sa comparution volontaire la chambre tient une
audience pour confirmer les charges sur lesquelles le procureur entend se fonder
pour requérir le renvoi en jugement" cette audience peut se tenir en présence de
l'intéressé, ses conseils, témoins. A l'issue de l'audience la chambre préliminaire
peut confirmer les charges et renvoyer devant la chambre de première instance
pour y être jugé. Ou ne pas confirmer les charges. Ou enfin ajourner l'audience
et demander au procureur d'apporter des éléments de preuves supplémentaires
ou de modifier une charge.
- le procès
Il se déroule publiquement mais la chambre peut ordonner le huis clos sécurité
victime et témoins et renseignements confidentiels ou sensibles donnés dans les
dépositaires. Lecture des charges.
L’art 74, les juges statuent à l'unanimité ou à la majorité

PARA 5 : LES PEINES : ART 77

PARA 6 : APPEL ET RÉVISION

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