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Sommaire

I- Introduction ………………………………………………………... 6
II- Description et hiérarchie ….…………………………………..…… 7
1- Description de Tunisie Télécom ………………………………… 7
2- Hiérarchie des centraux DMS, HC3 et CTN ……………………. 7
III- Description du matériel …………………………….………………. 8
1- Central téléphonique DMS ………………………………………... 8
1.1 Le système …………………………………………………. 8
1.2 Communication entre centraux ……………………………. 11
1.3 Opération de taxation et de facturation …………………… 12
2- Central téléphonique HC3 ………………………………………………….14
2.1 Le système ………………………………………………..14
2.2 Taxation, exploitation et maintenance ……………………17
3- Centre de transit national CTN ……………………………………………20
3.1 Le système ………………………………………………..20
3.2 Taxation, exploitation et maintenance ……………………23
4- La table d’essai …………………………………………………………………24

IV- Tâches effectuées et appréciations ………………………….……..26


V- Conclusion …………………………….…………………………….29
VI- Bibliographie …………………………….…………………………..30
VII- Annexes …………………………….………………………….…….31
VIII- Index …………………………….……………………………….….34

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 5


I- Introduction

Il se trouve que le stage de découverte du milieu professionnel est une nécessité


pour les élèves ingénieurs après avoir achevé leur première année d’étude. Et afin de fournir
à ses élèves les meilleurs conditions de déroulement du stage, l’école supérieure des
Communications de Tunis cherche chaque année à les satisfaire en les affectant à des
entreprises travaillant dans le secteur des télécommunications. C’est dans ce cadre que j’ai
effectué mon stage chez Tunisie Télecom durant tout le mois de juillet. Le planning de ce
stage a été conçu par l’entreprise suivant les exigences demandées par l’école. Il était
comme suit : une première période allant du premier juillet jusqu’à le dix effectuée dans le
central DMS, une deuxième période qui comprend aussi dix jours effectuée dans le central
HC3 et une troisième et dernière période de même durée effectuée dans le central EWSD.
Ces trois centraux sont géographiquement juxtaposés et ils se trouvent dans le local de Sfax
Nord. Le but essentiel de mon stage est de découvrir différents systèmes de commutations
utilisés dans le domaine de la téléphonie fixe. Les autres objectifs consistent à comprendre la
nature du travail, à réaliser quelques tâches et à juger le temps estimé de réalisation des
travaux demandés. Nous aborderons tout au long de ce document les trois systèmes de
commutations déjà indiqués. L’étude nous permettra dans un premier temps de découvrir
l’entreprise et l’hiérarchie des personnels dans les différents centraux, dans un deuxième
temps de présenter les systèmes et les technologies utilisées et dans un troisième temps de
préciser les tâches que j’ai effectuées ainsi que mes appréciations.

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 6


II- Description et hiérarchie
1- Description de Tunisie Télécom

En 1995, l’opérateur Tunisie Télécom a réalisé un pas en avant en passant


au statut d'entreprise publique à caractère industriel et commercial, bénéficiant
ainsi de l'autonomie financière. Cet opérateur historique a vécu le 9 juillet 2004
un grand événement en devenant une société anonyme qui garde toujours le
même nom commercial. Le PDG de cette entreprise est Ahmed MAHJOUB. Le
directeur régional de Sfax est Sami SAID.

2- Hiérarchie des centraux DMS, HC3 et CTN

La partie concernant le DMS comprend huit personnes dont cinq travaillent


à la table d’essai et elles sont réparties comme suit : une personne chargée de la
gestion des abonnés et qui a un grade de technicien supérieur, les quatre autres
personnes qualifiées du même grade travaillent sur les terminaux, une personne
s’occupe de la liste des réclamations sur les dérangements. Elle s’occupe aussi de
la modification de la base de données en cas de suspension, de résiliation, de
dénumérotation, …. Les trois autres cherchent le type de dérangement (s’il y en
a bien sûr) et vérifient s’il est à l’intérieur du central, dans un tel cas, ils le
réparent à l’immédiat, sinon une commande est envoyée au CCL pour s’en
charger. A part la table d’essai, il y a deux techniciens d’ingénierie qui se
chargent de l’exploitation et de la maintenance du central. Cette opération
comprend d’une part la résiliation, la suspension, le rétablissement des abonnées
du système et d’autre part, la maintenance des batteries et d’autre matériel
assurant le fonctionnement du système. Toute cette équipe de techniciens est
dirigée par un chef de centre qualifié d’ingénieur principal.

Chacun des techniciens travaillant sur un terminal possède un mot de


passe qui est propre à lui, par suite il est responsable sur toutes les tâches qui lui
appartiennent. Par ailleurs, les mots de passe sont changés périodiquement de
peur d’être captés. Tous les mots de passe sont donnés par le chef de centre.

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 7


Le central HC3 est géré par cinq personnes : un ingénieur principal qui est
le chef du centre et quatre techniciens d’ingénierie. Le premier technicien est
chargé de la cellule de gestion des abonnés, le deuxième s’occupe plutôt de la
cellule de gestion du trafic et faisceaux. Les deux autres personnes travaillent
dans l’exploitation et la maintenance, l’un est concerné par les satellites, l’autre
par le CDC (Cœur De Chaîne).

Le central CTN est dirigé tout simplement par trois personnes : le chef de
centre qualifié d’ingénieur principal et deux techniciens d’ingénierie qui
s’occupent de l’exploitation et de la maintenance.

III- Description du matériel 

1- Central téléphonique DMS (Digital Multiplexing Switching)

1-1 Le système
Le DMS est un système canadien de marque NORTEL. Ce système se
trouve dans une chambre isolée qui doit être toujours bien nettoyée et à une
température égale à 20°C fournie grâce à la climatisation durant toute l’année.
Cette chambre est alimentée directement par le secteur électrique de la STEG. Le
courant qui alimente le système est un courant continu obtenu par des
redresseurs. Ces derniers délivrent une tension continue qui se situe entre 42V
et 54V. Le système est le responsable de délivrer la tonalité.

Le système est composé de plusieurs baies juxtaposées. On distingue


d’abord les CE1 qui représentent les équipements réseaux, ensuite les CE2 qui
contiennent les équipements des MICs, puis viennent les CE3 qui représentent
les équipements de commandes, après sont installés les équipements
périphériques (PE), et enfin prennent place les ILCE. Chaque ILCE contient
quatre étagères (shelves) et chaque étagère contient quatre tiroirs (drawers)
disposés verticalement. Chaque tiroir contient 64 cartes d’abonnés. La position
de chaque carte est identifiée par une série de quatre numéros. La carte
d’abonné est une carte électronique imprimée qui a à peu près une longueur de
10 cm et une largeur de 6 à 7 cm. Elle contient tous les renseignements sur cet
abonné (ses accès pour les appels, est-ce qu’il est un abonné prépayé ou non…).

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 8


Dans le cas d’une coupure d’électricité, la première issue de secours est le
groupe électrogène, c’est une armoire qui possède à peu près une longueur de
4m, une largeur et une hauteur de 2m. Il se déclenche automatiquement en cas
de besoin (lié au système). Il fonctionne avec le gasoil qu’il reçoit d’une citerne
située près de lui. Le groupe électrogène peut remplacer le secteur, il assure la
même fonction que ce dernier, il délivre une tension entre 220V et 380V. Pour
assurer son bon fonctionnement, il est mis en marche chaque mercredi de 10h à
11h. La deuxième issue de secours se sont les batteries. Elles se trouvent dans
une salle à part et elles sont reliées aussi au système. Au cas où le groupe
électrogène ne fonctionne plus, les batteries se mettent en marche
automatiquement. Elles ne peuvent pas assurer le même rôle que celui du
secteur, elles sont destinées seulement à faire fonctionner le système et
quelques lampes qui représentent une lumière de secours (ce sont des lampes
qui ne sont pas reliées au secteur). Les batteries ne peuvent pas dépasser les
huit heures de travail et elles ont une durée de vie de huit ans.

A propos des alarmes, il en existe trois types :


- une alarme mineure : comme son nom l’indique, la panne associée à
cette alarme ne nécessite pas une intervention à l’immédiat. C’est le cas où on
possède un matériel dupliqué et la panne touche à une seule entité. La panne
n’affecte pas le système qui continue à fonctionner correctement.

- une alarme majeure, la panne nécessite la correction le plutôt possible.


C’est le cas où une carte d’abonné ne fonctionne plus.

- le troisième type d’alarme est ce qu’on appelle une alarme


catastrophique ou encore une alarme critique, dans ce cas la panne nécessite
une intervention à l’immédiat, il faut donc vider tout ce qu’on a dans la main et
se concentrer uniquement sur la panne.

Il y a un travail qui se fait à Sfax centre 24h/24h pour le contrôle


d’alarmes. Les agents qui assurent cette mission se connectent au central via un
modem. Au cas où ils trouvent des alarmes qui se déclenchent, ils contactent le
chef de centre par téléphone. Celui-ci peut parfois corriger le problème à
distance, dans un cas contraire, il est obligé à se déplacer sur le champ.

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 9


On peut accéder au système via un modem en composant le numéro de ce
dernier et en utilisant un software approprié. En entrant sur le système, on peut
gérer les abonnés, on peut autoriser les appels locaux seulement, comme on
peut interdire l’accès aux appels internationaux. On peut changer la taxation en
modifiant le IT (Impulsion Time) qui représente la période après laquelle le
compteur est incrémenté de un. On peut voir aussi à travers quel circuit un
abonné A identifié par un numéro peut communiquer avec un autre abonné B,
c'est-à-dire, on obtient le numéro de la voie logique sur laquelle se déroule
l’appel. En outre, on peut ouvrir de nouveaux indicatifs qui n’étaient pas
programmés sur le réseau tel est le cas de GSM. En effet, après avoir ouvert le
98 pour la première fois, l’opérateur TT a ouvert le 97 et puis le 96 (dans ce
central, c’est le chef de centre qui doit assurer cette fonction).

On peut aussi suspendre un ou plusieurs abonnés suite au non payement


ou au non chargement de la carte. La suspension pour les abonnés facturés se
déroule comme suit : les dix premières jours après la suspension, l’abonné n’est
autorisé qu’à recevoir les appels. En fait, l’opérateur TT a pensé à la perte qu’il
va subir si les autres veulent contacter l’abonné concerné (occupation inutile de
ressource et coûts des appels). Si la situation de non payement se poursuit,
l’abonné ne sera plus capable de recevoir des appels. Si la situation continue
encore, un ordre de l’agence commerciale ACTEL est donné pour la résiliation.

Le système DMS n’est pas un système très sophistiqué. A part sa capacité


réduite (le plus grand central DMS ne dépasse pas les 10000 équipements), il
n’assure pas beaucoup de services pour l’opérateur d’autant plus pour les
abonnés. En effet, l’opérateur n’a pas la possibilité de sauvegarder le travail sur
disques que en accédant par un modem, par contre, il a la possibilité de
l’imprimer. De plus le système ne peut pas enregistrer plus que quatre messages
exploités dans les cas suivants :

- Lorsque le numéro demandé n’existe pas.


- Lorsque l’abonné est suspendu dix jours.
- Lorsque la suspension dépasse dix jours.
- Dans le cas du réveil automatique.

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En ce qui concerne les abonnés, parmi les nombreux services
inaccessibles, on peut citer le service CLIP qui permet de visualiser à l’écran du
téléphone le numéro de la personne appelante. C’est pourquoi cette option n’est
pas commercialisée pour les abonnés analogiques même si elle est présente dans
le système HC3 qu’on va traiter après.

Parmi le matériel utilisé, il y a un ordinateur portable qui date de l’année


1990. Malgré ces faibles performances, il est encore exploité pour le contrôle
d’un central distant.

Dans le prochain avenir, il y a un nouveau système d’origine chinoise


intitulé Huawei qui va être installé pour remplacer le DMS. Ce système est très
performant au point de vue capacité d’abonnés et services assurés. Cela paraît
évident puisque la chine est surpeuplé et il faudrait produire des systèmes petits
en dimension, géants en capacité. A part ce système, un autre équipement
matériel va être bientôt en service pour ce central DMS, il s’agit du GIS
(Geographic Information System), c’est un réseau informatique chargé de faire
passer les informations afin d’éviter de travailler avec des fax. Le GIS nécessite
un routeur*.

1-2 Communications entre centraux

Le plus grand central téléphonique DMS en Tunisie peut contenir jusqu’à


10000 équipements. Un central DMS ne peut communiquer avec les autres
centraux que via un central HC3 (Haute Capacité 3 ème version). Comme le DMS,
le HC3 possède ses propres abonnés. Deux centraux sont reliés grâce à des
MICs (Modulation par Impulsion et Codage). Chaque MIC contient 30 circuits
effectifs de communication entre abonnés : 15 circuits utilisés pour le départ et
15 circuits pour l’arrivée et deux autres circuits : l’un pour la signalisation et
l’autre pour la synchronisation . Cette répartition a pour but de garder toujours
l’égalité entre le nombre de circuits de départs et d’arrivées au cas où un MIC
tombe en panne.

* Un routeur est une entité qui détermine le chemin le plus favorable dans un réseau maillé pour acheminer un message d’un
point à un autre.

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Dans le cas où un abonné A veut communiquer avec un abonné B localisé
dans le même central, il n’est pas nécessaire de passer à travers le HC3, l’appel
reste localisé dans le même central. Les communications locales entre centraux
et les communications internationales passent via le HC3, alors que les
communications nationales passent à travers le CTN (Centre de Transit National).
Ce dernier est un central téléphonique mais il a la spécificité de prendre
seulement des abonnés RNIS (voir annexe). A Sfax, tous les centraux sont
rattachés au central de Sfax Centre.

1-3 Opération de taxation et de facturation

C’est une opération qui s’effectue une fois par mois. Elle consiste à relever
les compteurs qui appartiennent au système. Le relevé est assuré par un agent à
00 :00 du matin chaque début d’un mois et il peut durer jusqu’à trois heures de
travail. Chaque abonné possède quatre compteurs. Le premier est destiné pour
indiquer les impulsions des appels locaux, de l’Internet, et du serveur vocal. Le
deuxième est destiné plutôt pour les appels nationaux. Le troisième est pour les
appels internationaux et finalement le quatrième est programmé pour contenir la
somme des trois autres. Parfois, on peut trouver la somme des trois premiers
compteurs inférieure au quatrième. En effet, il y a des services comme celui du
réveil automatique dont la taxation se mette directement dans le compteur

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global. Dans le cas où l’abonné dispose d’une ligne prépayée, les compteurs ne
tournent plus. C’est pourquoi les abonnés prépayés ne doivent pas disposer de
l’option du réveil automatique.

En demandant au système la liste des abonnés en service (chaque abonné


est identifié par un unique numéro), ce dernier peut sauter parfois quelques
numéros, de plus le système donne beaucoup de détails comme la date et
l’heure. L’agent doit donc éliminer ces détails afin que le fichier arrive à Tunis
avec seulement les informations utiles. Ensuite vient le travail du chef du centre
qui doit vérifier l’égalité entre les compteurs donnés par le système et les DN
(Directory Number) qui représentent les abonnés en service, cette opération
s’effectue grâce à un logiciel spécifié.

Un chef de centre peut être responsable sur les compteurs d’autres


centraux de la même région. Les fichiers contenant les abonnés et les compteurs
arrivent le jour même à Tunis où s’effectue la facturation.

Comme déjà indiqué, les compteurs contiennent le nombre d’impulsions.


L’opération de comptage se déroule comme suit : quand l'abonné B décroche son
téléphone après avoir eu un appel de l'abonné A, le compteur spécifié de ce
dernier est incrémenté de un et donc il est de même pour le compteur global.
Pour les appels locaux, une impulsion est donnée chaque trois minutes. Pour
ceux nationaux, une impulsion est donnée chaque les vingt-quatre secondes et
pour les appels internationaux, ça diffère suivant les pays. En tout cas, la
taxation concernant ces appels vient de Tunis, c'est à dire les centres régionaux
ne prennent aucune décision pour ceci. Cette opération s'appelle taxation en
arrière.

La facturation se déroule comme suit : d'abord, effectuer la différence


entre les valeurs des compteurs dont on dispose à ce moment et les valeurs
initiales. Ensuite, on multiplie les 400 premières impulsions du compteur local
par 30 millimes, le reste des impulsions de ce compteur est multiplié par 60
millimes. Les impulsions du compteur national et international sont multipliées
par 60 millimes. En faisant la somme et en ajoutant 8000 qui représente les frais
fixes, on obtient la somme à payer en millimes.

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2- Central téléphonique HC3 (Haute Capacité 3ème version)

2-1 Le système
Le central HC3 est une troisième version du produit français ALCATEL. La
deuxième génération est l’OCB, la première était l’E10. Une petite comparaison
entre la deuxième et la troisième version révèle l’essor considérable de la
technologie. En fait, la technologie non HC ne peut pas dépasser les 200000
équipements alors que la technologie HC va jusqu’à les 500000 équipements,
ceci étant pour les abonnés fixes. L'architecture générale d'un centre de
commutation est représentée ci-après :

L'unité de raccordement d'abonnés (URA) est l'unité sur laquelle sont rattachés
les abonnés, elle est dite URAL s'il s'agit d'un emplacement local et URAD s'il
s'agit d'un emplacement distant (hors la salle du système). Les URAD
représentent des satellites pour le central.

Ensuite vient l'unité de raccordement de circuits URC. Comme son nom


l'indique, cette unité assure le raccordement des différents MICs. En ce qui
concerne le réseau de connexion à bande étroite RCX, c'est à lui d'établir la

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 14


connexion entre deux abonnés. Le terme « bande étroite » qualifie un système
de télécommunication capable d'acheminer des signaux vocaux et des données à
un débit ne dépassant pas 64 Kbit/s. Le RCX comporte deux branches qui sont
composées d'éléments de base appelés commutateurs temporels capables de
commuter les voies temporelles. Pour chaque appel, les connexions sont établies
dans les deux branches.

Quant à l'unité de commande, elle assure le pilotage de toutes les phases


d'établissement qui comprennent entre autres la vérification des droits d'accès,
l’envoi de la tonalité d'invitation, le déchiffrage des différentes fréquences reçues
lors de la composition des numéros, le retour d'appel à l'appelant..., elle assure
aussi la suspension et la libération de l'appel. Cette unité est constituée de la
SMT (Station Multiprocesseurs de Terminaison MIC). La SMT contient deux
stations multiprocesseur élémentaires qui fonctionnent en mode pilote-réserve.
L’unité de commande est constituée aussi de la SMM (Station Multiprocesseurs
de Maintenance) et de deux disques durs fixes qui ont une capacité de 1.2 Go. Ils
sont utilisés pour stocker les logiciels et les données du système. Ils fonctionnent
en mode miroir ce qui signifie que les informations sont écrites en parallèles sur
les disques quelle que soit la chaîne pilotée. Les disques sont aussi utilisés pour
la sauvegarde temporaire des informations de facturation détaillée. C'est à dire,
ils mémorisent tous les appels avec les numéros appelés, la durée de chaque
appel et la valeur du compteur global. Cette mémorisation concerne non
seulement les appels réussis mais encore ceux suspendus ou coupés. Lorsque les
disques atteignent un taux maximum de remplissage de 80%, un parmi les
agents chargés de l'exploitation et de la maintenance s'occupe de la sauvegarde
de leur contenu dans une cassette streamer. En fait, le système est équipé d'un
lecteur streamer, il est équipé aussi de dérouleurs de bandes magnétiques. En
effet, il est possible d'effectuer une copie d'information stockées sur disque fixe
vers des bandes magnétiques pour par exemple les communiquer à un centre de
traitement. Les dérouleurs de bandes sont équipés de dispositifs de formatage.
L'inconvénient majeur des supports magnétiques se situe au niveau de la lecture
(elle consomme beaucoup de temps).

La plus importante partie assurant le fonctionnement du système est la


STS (Station de Temps et de Synchronisation). La STS génère les signaux de

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 15


temps nécessaires au traitement des données numériques. L'absence du temps
implique l'arrêt du système. C'est pourquoi il y en a trois oscillateurs utilisés pour
générer les signaux de temps et ils forment la BT (Base de Temps). Ils sont tous
les trois alimentés d'une manière indépendante. La STS peut fonctionner selon
différents modes :

- Synchronisé : un lieu de synchronisation externe est utilisé


- Autonome : il n'existe pas de lieu de synchronisation externe. L'interface
de synchronisation fournit une fréquence de référence à la BT.

Les périphériques RHM (Relation Homme Machine) représentent les


terminaux intelligents et les terminaux non intelligents connectés au système. Ils
comprennent aussi les imprimantes. A la différence des terminaux non
intelligents, ceux intelligents possèdent une unité centrale et donc un processeur.
Ils tournent sur différents systèmes d'exploitation (DOS, LINUX, WINDOWS...) et
ils sont équipés d'un logiciel d'émulation terminal.

Le système contient aussi une machine parlante MPNA (Machine Parlante


Numérique Alcatel). Cette machine assure la diffusion simultanée d'un maximum
de soixante annonces sur deux liaisons MICs, un silence sépare deux émissions
possibles.

A l'instar du DMS, le HC3 exige une climatisation de 20°C, il se trouve


dans la même salle que l'OCB283 (la 2ème génération), la figure ci-après illustre
l'architecture de la salle (vue de dessus) :

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 16


La salle est composée de plusieurs baies (bâtis) réparties sur des travées.
Ce plan a été conçu par les ingénieurs d’ALCATEL, et ils ont fait la construction
sur mesure. Les baies CSE (Concentrateur Satellite Electronique), CSN (centre
satellite numérique) et CSN MM (CSN Multimédia Multiservices) représentent
des URA. En effet, le CSN est un organe utilisé pour le raccordement local ou
distant des lignes d’abonnés analogiques et des accès d’abonnés RNIS (voir plus
loin dans CTN et dans l’annexe). Chaque baie est composée de 5 à 6 alvéoles,
séparées par des déflecteurs d’air. Pour l’OCB, le refroidissement s’effectue par
convection naturelle, tandis que pour le HC3, il s’effectue par 2 à 4 unités de
ventilation. La hauteur d’une alvéole est à peu près 25 cm et sa largeur est de 80
cm. Toutes les liaisons entre alvéoles et entre baies sont réalisées par des
cordons blindés. Les alvéoles contiennent les cartes d’abonnés, ces cartes sont
multicouches (6 à 8 couches) et elles sont équipées de composants montés en
technologie CMOS (technique de fabrication et de conception). La carte d’abonné
a à peu près une longueur de 30 cm, une largeur de 25 cm et une épaisseur de
1cm. Chaque carte contient 16 équipements d’abonnés.

2-2 Taxation, exploitation et maintenance

Maintenant, les fonctionnaires du central HC3 du Sfax Nord ne se soucient


pas de la taxation. En effet, cette opération est réalisée au central de Sfax
Centre. Le relèvement des compteurs se fait à distance. Avant, avec le système
OCB, l'agent chargé de l'exploitation doit effectuer la taxation et sauvegarder son

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 17


travail sur des bandes magnétiques.

Concernant l'exploitation et la gestion des abonnés, elles ne diffèrent pas


de celles du DMS. On peut résumer l'exploitation dans les opérations suivantes :
création, interrogation et modification pour les abonnés, l'ouverture d'un
nouveau indicatif et la gestion du trafic.

Pour la maintenance, on distingue deux catégories : une maintenance


préventive comme le contrôle des batteries (mesure de la tension, vérification de
l'eau, etc.). Autrefois, dans le système OCB, cette maintenance se faisait
quotidiennement et elle concernait les organes du système (chaque jour, il y a
vérification d’un organe). Et comme exemple, voici l’organigramme de test d’une
carte d’abonné :

Le deuxième type de maintenance est celui curatif. Il se réalise à la


déclenche des alarmes. A l'imitation du DMS, trois types d'alarmes existent dans
le HC3. D'abord vient l'alarme SI (Sans Intervention), ensuite l'alarme non
urgente et enfin l'alarme urgente. Je donne maintenant un exemple d'alarme
déclenchée :

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 18


ALARME
!! *A0628/320 /04-07-14/08 H 23/N=6134/TYP=COM/CAT=ID/EVENT=DAL
/NCEN=SFN /AFUR =URAL- 4/AGEO=S1-TR04-B04
/TEXAL=ORGANE EN FAUTE/INFO.CPLT:
* *F0612/T11F14/NCEN=SFN /04-07-14/08 H 23/NOM=ODCAB /TDA=0001
/N=7441/NIV=2/ENS=006/SENS=016-000-000/P= ’020B’ H/CN=06
/EM : AFUR =URAL- 4
* *R1421/000/CEN+1/04-07-14/08 H 23 MN 32/N=0006
/DIAG=U6P112 TYM=CSN
/NIV=1 :’ TABA16 ‘ , AFCN=CNLM4-6 ,AGEO=S1-TR04-B05-A004-R138

COMMENTAIRE:
/320: numéro d’alarme
/04-07-14: représente la date
/08 H 23 : représente l’heure
/N=6134 : numéro d’abonné
/TYP : type
COM : commutation
/CAT : catégorie
/EVENT : évènement
DAL : début alarme (FAL : fin alarme et MAL : alarme maintenue)
/AFUR =URAL- 4: organe en question
’ TABA16 : carte accusée
AGEO : alvéole géographique
S1 : salle 1
TR04 : travée 4
B05 : baie 5
A0004 : alvéole 4
R138 : rainure 138

La maintenance était comme suit :

CEN=1/04-07-14/09 H 12 MN 57/REPARATION UNITE RACCORDEMENT


@AFUR=4 ,TYM=CSN ,DG=U6P112 ,N=6;
TRAITEMENT TALOCA ACC

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 19


* #R0809/054/ ‘TALOCA‘ / LIBERATION DU TERMINAL
DEBUT TEST LOCAVAR
#R1420/001/CEN=1/04-07-14/09 H 14/REPARATION OK
TRAITEMENT TALOCA EXC

!! *A0628/320 /04-07-14/09 H 17/N=6134/TYP=COM/CAT=ID/EVENT=FAL


/NCEN=SFN /AFUR =URAL- 4/AGEO=S1-TR04-B04
/TEXAL=ORGANE EN FAUTE

3- Centre de transit national (CTN)

3-1 Le système
Le CTN de Sfax Nord fonctionne sur le système EWSD (Digital Electronic
Switching Network). C’est un centre de commutation semblable au DMS et au
HC3. Il est de marque SIEMENS (technologie allemande). Son rôle consiste à
transporter les appels nationaux vers leurs destinations. Le choix du système
EWSD pour être un centre de transit n’est pas obligatoire, le CTN peut être un
central HC3 ou autre. En fait, Tunisie Télecom prépare son cahier de charge puis

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 20


elle fait un appel d’offre (voir annexe p 33). L’architecture générale d’un système
EWSD est la suivante :

L’unité de lignes numérique (DLU) est l’unité fonctionnelle à laquelle


aboutissent les lignes d’abonnés. Ces lignes peuvent être analogiques ou
numériques. Les LTG (Line Trunk Group) sont les unités dans lesquelles sont
raccordés les MICs. Chaque LTG contient quatre MICs. L’élément qui assure la
commutation est le SN (Switching Network), ce réseau de connexion est
dupliqué, une partie est en état actif, l’autre en état stand-by. Le CCG (Central
Clock Generator) contient deux oscillateurs qui génèrent le temps. Le mot CP
désigne Coordinal Processor, il représente le cœur du système, il est responsable
du contrôle d’établissement des appels. Le SYP (System Panel) s’occupe du
contrôle et des alarmes. Comme le DMS et le HC3, l’EWSD possède trois types
d’alarmes : alarme mineure, alarme majeure et alarme catastrophique. Le mot
MB désigne le Message Buffer, son rôle est de contrôler les messages internes
entre les sous-systèmes :
 Entre CP et LTG : message de type envie d’établir une connexion.
 Entre LTGs : message de traitement d’appel.
 Entre LTG et CCNC : message de signalisation d’appel.
Il reste à parler de l’unité de signalisation CCNC (Common Channel Network
signaling Control), elle représente un langage de paroles avec les autres
centraux et elle fonctionne en code 7. Ce code permet la signalisation de

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 21


plusieurs MICs avec un seul IT, d’où une indépendance entre l’IT de signalisation
et le support de communication utilisé. Avant la signalisation utilisait le code R2
qui prend beaucoup plus d’espace avec l’information utile (utilisation de l’IT0 et
de l’IT16 pour un seul MIC).

Le schéma de la salle CTN Sfax Nord est le suivant :

Le bâti DEVD contient un lecteur de bande magnétique et un lecteur de


disque optique. L’élément qui s’occupe de la synchronisation est le MB. Quant à
la signalisation, elle est assurée par les SILTD. Le bâti SE contient l’horloge
parlante (arabe et français). Juste à côté se trouve le DDF, c’est un petit
répartiteur qui raccorde les MICs au bloc de transmission de Sfax Nord. Comme
déjà indiqué, la DLU joue le même rôle que l’URC dans le système ALCATEL. Elle
contient les cartes d’abonnés (SLMD). Chaque carte comporte huit équipements
d’abonnés. Cette salle représentée ci-dessus a subi des extensions le début du
mois d’août concernant les SILTD et les LTG. La capacité maximale en LTG que
peut contenir ce système est 120 LTG c'est-à-dire 480 MICs.

La tension nécessaire au système est de 48V. Elle est donnée par quatre
redresseurs qui se trouvent dans une salle à part appelée salle d’énergie. Chaque

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 22


redresseur alimente une partie du système, cela dit, la panne d’un redresseur
n’affecte pas tout le système.

Le CTN possède environ une centaine d’abonnés RNIS (voir l’annexe). Ces
abonnés bénéficient de plusieurs facilités que ceux soient techniques ou
commerciales. Les facilités techniques se résument en :
- Possibilité alternée paroles/données (images)
- Vitesse de transmission plus élevée pour les services non vocaux.
Parmi les facilités commerciales on cite :
- Attribution mixte aux DLU d’abonnés numériques et analogiques
- Un seul réseau pour tous les services d’où une exploitation plus efficace.
- Le réseau existant de lignes d’abonnés et de jonctions peut continuer à
être utilisé sans restriction.

A part ces facilités, l’option CLIP (voir DMS) est commercialisée.

3-2 Taxation, exploitation et maintenance

A la différence des systèmes DMS et HC3, le système EWSD donne à


chaque abonné trois compteurs : un compteur pour les appels nationaux, un
pour ceux internationaux et un compteur global. En ce qui concerne l’opération
de sauvegarde des compteurs, elle s’effectue huit fois par jour sur disque dur
dans des fichiers AMA et une fois par jour sur disque optique. La taxation ne
concerne que les abonnés RNIS. Le centre chargé de la taxation a le droit de
consulter les fichiers AMA à distance. L’accès au disque optique n’est fait qu’en
cas de besoin ou de demande.

La mesure du trafic est une opération qui s’effectue régulièrement afin de


vérifier le bon fonctionnement du réseau. Au cas où les congestions se
présentent dans des journées habituelles de travail, l’ajout de nouveaux MICs
sera nécessaire.

L’administration du trafic est l’une des opérations de l’exploitation qui


s’effectuent dans la salle de l’exploitation et de la maintenance à travers des
terminaux OMT (Operation and Maintenance Terminal). Les autres opérations de

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 23


l’exploitation consistent à l’administration des abonnés, l’administration de
l’acheminement ce qui signifie l’attribution de routes aux numéros demandés,
l’administration de la tarification et de la taxation et enfin l’exploitation de la
commande du système. Les opérations de la maintenance comprennent la
maintenance des lignes d’abonnés (test, mesure, …), la maintenance des
jonctions entre centraux (essais, mesures,…), maintenance du matériel et
maintenance du logiciel.

4- La table d’essai

Dans la salle contenant la table d’essai se trouve le répartiteur général. Il


est directement liée aux systèmes DMS et HC3 (centres de commutation) à
travers des câbles. La salle est située au-dessous de la salle des systèmes. Le
répartiteur est composé de réglettes horizontales et de réglettes verticales.
Chaque position dans ces réglettes est identifiée par une série de numéros. Ce
sont les réglettes horizontales qui sont reliées au système. Il doit y avoir une
correspondance entre les positions dans le système et les positions dans les
réglettes horizontales.

Les réglettes horizontales sont reliées aux réglettes verticales grâce à des
jarretières*. Les réglettes verticales contiennent des fusibles et des parafoudres
(chaque abonné possède deux parafoudres : un parafoudre pour chaque fil).
Lorsque ces derniers sont enlevés, la liaison entre l’abonné et le système existe
toujours, par contre, enlever le fusible coupe la liaison. De chaque réglette
verticale sort un câble contenant 896 paires de fils. Par abus de langage, on dit
un câble 900 paires. En toute rigueur, c’est un tuyau sous terrain qui contient les
paires de fils. Ce câble est généralement lié à un SR (Sous Répartiteur) vue que
la longueur totale des paires de fils ne dépassent pas les 300 m, donc c’est
suivant le cas, si l’étendu de la zone concernée est bien éloignée du central, on
utilise les SR. Pour un central téléphonique, le nombre des SR ne dépasse pas
généralement les 60 SR.

Chaque SR est composé de réglettes verticales et de réglettes


horizontales. Dans les SR, les jarretières ne dépassent pas la longueur de 1 m.
Après les SR,

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 24


* La jarretière est constituée de deux fils conducteurs présentant une certaine souplesse

on trouve les PC (Points de Concentrations) qui sont des petites boîtes fixées sur
des poteaux ou sur les murs. Il y a deux types de PC : le premier type nous
permet de faire sortir un maximum de sept paires de fils et le deuxième type
nous permet de faire sortir le double. Chaque paire de fils qui sort du PC est
contenu dans un câble 5/1, ce câble a pour destination l'abonné directement.

La table d'essai est constituée de trois terminaux et d’un ordinateur. Un


terminal est rattaché au système DMS. Grâce à ce terminal, on peut écrire des
commandes concernant un abonné et vérifier le bon fonctionnement de sa ligne.
Les deux autres terminaux sont rattachés au système HC3. L’ordinateur est
connecté en permanence à un réseau privé pour recevoir la liste des
réclamations en cas de dérangement. Cette liste est envoyée par une équipe
destinée à cette affaire, elle est en contact direct avec les abonnés à travers le
téléphone sur le numéro 1100. Bientôt, toutes les réclamations des régions du
sud de la Tunisie seront reçues par Sfax Centre. D’autres opérations qui touchent
aux abonnés sont assurées par l’ordinateur, on cite : la suspension, le
rétablissement, la cession, la demande de l’historique, etc.

En cas de réclamation et après l’analyse de la panne à travers le terminal,


une commande est envoyée au CCL (Centre de Construction de Lignes) sur la
nature du dérangement. Les différents types de dérangement rencontrés sont :
d’abord, l’isolement et il s’agit ici d’une discontinuité de la ligne d’abonné,
ensuite la boucle qui signifie un court-circuit dans la ligne. Puis le mélange, c’est
dans le cas où un courant étranger vient s’additionner au courant de
conversation ce qui provoque des diaphonies. Après vient la « terre », c’est un
contact d’un fil de la ligne avec une terre dû à l’infiltration d’eau et à la
détérioration de la gaine du conducteur. Enfin, on trouve la friture, c’est le cas

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 25


d’un mauvais contact qui produit des parasites, il est dû à l’humidité ou à une
mauvaise connexion. Parfois, après le test d’une ligne d’abonné, le terminal
n’affiche rien d’étrange, en général, il s’agit là d’une friture et dans ce cas il est
nécessaire de contacter l’abonné par téléphone pour se renseigner sur la nature
du dérangement.

IV- Tâches effectuées et appréciations

Le travail dans le central DMS s’est bien passé, surtout, celui qui est en
rapport avec la gestion des abonnés était très intéressant. J’ai appris quelques
commandes de base. Pour être bref, je vais donner des exemples, le symbole
xxxx xxxx désigne un numéro quelconque d’abonné.
Sous la commande OVLY DN, on peut traiter les commandes suivantes :
 Suspension de dix jours : ADO STN xxxx xxxx !GR1
 Rétablissement : DLO STN xxxx xxxx !GR1
 Suspension dépassant dix jours : SUS STN xxxx xxxx
 Rétablissement : RES STN xxxx xxxx
 Résiliation : DEL STN xxxx xxxx
 Rendre un abonné prépayé : ADO STN xxxx xxxx ALTO !LPP
Sous la commande OVLY ODQ, on peut traiter les commandes suivantes :
 Voir tous les compteurs des abonnés suspendus dix jours :
LIST CNTS ALL STN !GR1
 Consulter les compteurs : LIST DN xxxx xxxx STN SWR

A part ce travail qui concerne l’exploitation du système, j’ai vérifié le bon


fonctionnement des lignes de certains abonnés. La commande spécifiée est
« test xxxx xxxx ». J’ai lié aussi des positions sur les réglettes par des jarretières
et j’ai enlevé une suite à une résiliation.

Pour les équipements, il y a un manque remarquable pour le matériel


informatique. En effet, il y a des ordinateurs présents qui ont plus d’une
quinzaine d’années de travail à tel point que le contenu des disques durs de
certains parmi eux a été complètement effacé. Le malheureux est que ces
disques constituaient la seule base de données informatique sur les abonnés.

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 26


Aujourd’hui, il se trouve parfois qu’un abonné ne soit pas identifié dans la
nouvelle base de données par inadvertance. Ce qui attire l’attention est que les
ordinateurs de l’ACTEL sont très puissant. Le problème de l’informatique n’est
pas restreint aux matériels, mais il touche aussi aux agents du central qui n’ont
pas eu d’éducation informatique. Ils réalisent les tâches classiques qui leurs sont
demandées et il n’y a pas d’inventions de nouvelles techniques de travail. Cela
dit, chaque centre peut avoir ses propres caractéristiques de travail, ses propres
manières de ranger ses données. Je trouve que le nombre de techniciens est
largement suffisant pour le travail demandé, cependant, les tâches ne sont pas
bien réparties. Les diverses requêtes de la table d’essai sont exécutées par toute
l’équipe de la table, il arrive parfois que chacun compte sur l’autre et le travail
s’accumule.

Si on s’intéresse maintenant au salaire, je vois que le chef de centre n’est


pas payé sur les heures supplémentaires qu’il fasse, mais il a la faveur de
soixante de dinars pour ses communications privées. Cette faveur n’est pas
raccordée aux autres fonctionnaires, plutôt, ils n’ont aucune faveur qui les
distingue des autres abonnés (voir annexe).

Dans le central HC3, j’ai travaillé aussi à la table d’essai. J’ai effectué des
tests sur des lignes d’abonnés, la commande utilisée est « ESAB : », puis
« ND=xxxxxxxx » (xxxxxxxx désigne le numéro d’abonné). J’ai appris aussi des
commandes de gestions ainsi que de maintenance et voici quelques unes :
 ABOCR : création de l’abonné
 ABOIN : interrogation sur l’abonné (numéro de l’équipement et
valeurs des compteurs)
 ABOMO : modification sur l’abonné
 ABOSU :suppression de l’abonné
 LOCAVAR : location des avaries (on met le MIC concerné à l’état
« blom » pour dire blocage manuel puis à l’état « libr » pour dire à
l’état libre. Si le problème n’est pas encore résolu, on doit vérifier la
liaison matérielle.

Dans la salle de l’exploitation et de la maintenance HC3, il y a un seul


ordinateur puissant, les autres ordinateurs et terminaux sont globalement

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 27


acceptables. Chaque technicien de ce central est chargé de tâches bien
déterminées d’où une meilleure organisation dans le travail.

Comme le CTN ne possède qu’une centaine d’abonnés RNIS, je n’ai pas


bien pratiqué les commandes sur la gestion d’abonnés mais , j’ai noté quelques
unes :
 CRSUB : création des abonnés
 MODSUB : modification sur l’abonné
 DISPSUB : voir l’état d’un abonné

Cependant, j’ai bien réalisé les commandes de contrôle pour la maintenance :


 DISPALARME : voir les alarmes déclenchées
 STATSN : voir l’état du réseau de connexion
 STATCCG : voir l’état de l’horloge
 STATMB : voir l’état du Message Buffer
 STATDLU : voir l’état du Digital Line Unit
 STATCCNC : voir l’état du Common Channel Signaling Network
Control

Les personnels de l’EWSD travaillent sur quatre ordinateurs dont trois ont
accès au système. Le matériel utilisé dans ce central est de nouvelle technologie.
Malgré qu’il n’y ait que deux techniciens travaillant sur le système, ce nombre
paraît largement suffisant.

Tous les ordinateurs dans les trois centres de commutation présentés sont
équipés d’onduleurs. Tout abonné ne peut pas appeler un numéro de taxiphone.
Avant cette opération était possible.

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 28


V- Conclusion 

Au terme de ce travail, nous pouvons dire que l’ensemble des activités


faites est satisfaisant non seulement au point de vue méthodologique et
professionnel mais encore au point de vue théorique. En effet, j’ai bien compris
la manière suivant laquelle le travail est ordonné ainsi que les tâches à réaliser
par chaque personne. J’ai vu aussi l’architecture suivant laquelle sont disposés
les systèmes et la technologie utilisée par chaque central. Pour l’apport
professionnel, je vois qu’il n’était pas du tout mal. En fait, j’ai travaillé à la table
d’essai, sur le répartiteur et dans les salles de l’exploitation et de la
maintenance. Par ailleurs, sur le plan théorique, j’ai bien bénéficié des
explications de mes encadreurs sur différents points comme par exemple la
signalisation, les MICs, la transmission… surtout que je n’ai pas eu de cours en
classe en rapport avec ces notions.

Le domaine qui reste à explorer serait le GSM. C’est un domaine très vaste
et en même temps très intéressant. Pour le moment, il représente pour moi un
grand mystère.

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 29


VI- Bibliographie

ANONYME, document sous format pdf sur le système EWSD (stocké sur un
ordinateur dans le central)

ANONYME, Standard Operation Task EWSD

ANONYME, Guide de l’utilisateur (ALCATEL)

FARINA, G., FERNANDEZ, M., MICHEL, M., (2003), Comment rédiger un rapport,
un mémoire, un projet de recherche, une activité de recherche en cours  ?:
Manuel de rédaction avec modules d’apprentissage des techniques d’écriture en
français, Projet Rédigera, 100 p (sous format pdf).

WYRICK Jean (1987), Steps to writing well, United States of America, third
edition, 335 p

http://www.linux-France.org/prj/inetdoc/guides/rnis.html

http://www.webmanagercenter.com/management/article.php?id=5553

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 30


VII- Annexes
Le diagramme de liaison du HC3 avec les autres centraux :

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 31


La position du central CTN Sfax Nord par rapport aux autres CTN et le
nombre de MICs utilisés sont représentés sur le schéma suivant :

Qu’est-ce qu’un réseau RNIS ?

L’architecture des Réseaux Numériques à Intégration de Services (RNIS) a


été conçue pour associer la voix, les données, la vidéo et tout autre application
ou service. Cette architecture peut être vue comme une évolution des réseaux
téléphoniques existants. Les réseaux RNIS bande de base fournissent des
services à faible débit : de 64Kbps à 2Mbps. L’actuelle technologie ATM dédiée
au réseaux grandes distances (WAN) faisait à l’origine partie des définitions RNIS
sous la dénomination RNIS large bande pour les services à haut débit : de
10Mbps à 622Mbps.

Avec RNIS, les sites régionaux et internationaux de petite taille peuvent se


connecter aux réseaux d’entreprises à un coût mieux adapté à la consommation
réelle qu’avec des lignes spécialisées. Les liaisons à la demande RNIS peuvent
être utilisées soit pour remplacer les lignes spécialisées, soit en complément
pour augmenter la bande passante ou assurer une redondance. Avec ces mêmes

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 32


liaisons, les sites ou les utilisateurs distants peuvent accéder efficacement aux
ressources critiques à travers l’Internet en toute sécurité.

Tunisie Télécom et les appels d’offre

Le fait d’être une société anonyme permettra, en effet, de ne plus devoir


passer systématiquement par des appels d’offres ou la commission supérieure
des marchés pour sélectionner ses fournisseurs et choisir ses partenaires. Des
procédures qui demandaient des mois d’attente que Tunisie Télécom ne pouvait
se permettre, en raison de l’évolution technologique qui exige des réactions
rapides, mais n’avait d’autre choix que de se soumettre à la loi.

Tunisie Télécom et la nouvelle vision

Désormais, en théorie et à partir du 9 juillet 2004 (une date à marquer),


la direction de Tunisie Télécom va devoir rendre des comptes à ses actionnaires.
Elle n’a plus droit de perdre des clients, elle ne peut se permettre de choisir un
équipementier aux dépends d’un autre sous prétexte qu’il est moins disant et n’a
plus le droit de laisser du personnel compétent démissionner et partir exercer
ailleurs. Auparavant, l’argument était : nous sommes enchaînés. Aujourd’hui,
Tunisie Télécom est tout simplement déchaînée et peut, avec de bons choix,
garder sa pole position, fidéliser ses partenaires (qu’ils soient fournisseurs ou
clients) et, pourquoi pas, regagner la confiance de ceux qui sont partis jurant
leurs grands dieux de ne plus travailler avec l’opérateur historique tunisien.

Côté impact sur le personnel de la société, la direction et le ministère de


tutelle ont promis de lui garder tous ses avantages acquis et garantis par la loi.
Les promesses seront tenues pour les anciens, c’est indéniable, mais les
nouveaux auront obligatoirement et inévitablement un statut différent de leurs
aînés. Un statut exigé par la nature même de la nouvelle entreprise qui doit,
désormais, rendre des comptes à ses actionnaires. Plus question donc de
bureaucratie et place désormais au professionnalisme. L’abonné n’est pas un
usager, mais un client !

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 33


VIII- Index

A G

alarme · 9, 17, 19 gestion · 7, 8


GIS · 11
groupe électrogène · 9
B

batterie · 9, 17 H
BT · 15
HC3 · 6, 8, 25
horloge parlante · 20
C

câble 5/1 · 23 I
carte d’abonné · 9
cartes d’abonnés · 21 ILCE · 8
CCG · 19 impulsion · 13
CCL · 23 IT · 10, 20
CCNC · 20
CE · 8
L
climatisation · 16
CMOS · 16 LTG · 19, 21
CP · 19
CSE · 16
CSN · 16 M
CSN MM · 16
maintenance · 7
CTN · 8, 12, 19, 26
MB · 20
MIC · 8, 11, 14, 19, 21
D MPNA · 16

dérangement · 7, 23
DLU · 19 O
DMS · 6, 7, 10, 11, 24
OCB · 14, 16, 17
DN · 13

P
E
PC · 23
EWSD · 6, 19, 26
PE · 8
exploitation · 17, 22

R
F
RCX · 14
facturation · 12
redresseur · 21
facturation détaillée · 15
réglettes · 22
fichiers AMA · 21
répartiteur général · 22
RHM · 15

RAPPORT DE STAGE TECHNIQUE 34


RNIS · 21 T

table d’essai · 7, 22
S
taxation · 12, 21
secours · 9 température · 8
signalisation · 12, 20 trafic · 17, 22
SMM · 14
SMT · 14 U
SN · 19
SR · 23 URA · 14
STS · 15 URC · 14
synchronisation · 12, 20
SYP · 19

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