Vous êtes sur la page 1sur 5

Bachelor, première année

Année universitaire 2019-2020


Premier semestre

Cours fondamental

Politique comparée

Site Internet du cours : https://sites.google.com/a/iepg.fr/cf-politique-comparee/home

Florent Gougou Hélène Caune Simon Persico


florent.gougou@iepg.fr helene.caune@iepg.fr simon.persico@iepg.fr

Raul Magni-Berton Vincent Tournier Sonja Zmerli


raul.magniberton @iepg.fr vincent.tournier@iepg.fr sonja.Zmerli@iepg.fr
Présentation du cours
Ce cours fondamental initie les étudiants à la comparaison en science politique. Il se concentre sur les
principales institutions et structures politiques des régimes démocratiques contemporains et, dans une
moindre mesure, non démocratiques.
À la fin de ce cours, les étudiantes et les étudiants devront être capables de :
- comprendre les principaux outils méthodologiques permettant d’analyser et de comparer des
systèmes politiques dans des contextes géographiques et culturels différents
- distinguer les grandes catégories d’institutions, d’organisations ou de politiques (par exemple,
les régimes autoritaires, ou les types de mode de scrutin) en place dans les démocraties libérales
- connaître les grands principes théoriques et conceptuels qui expliquent le fonctionnement des
régimes politiques contemporains
- avoir une connaissance factuelle des institutions et des structures politiques en place dans les
principales démocraties occidentales (par exemple, le système de partis allemand ou le rôle du
premier ministre britannique)
L’objectif plus général du cours est de transmettre un socle de connaissances qui sera utile dans tous
les autres enseignements de science politique (sociologie politique, relations internationales, politiques
publiques).

Problématique du cours
Ce cours est organisé autour des dynamiques de représentation. Les institutions politiques modernes
sont nées de la volonté (bienveillante ou malveillante) de produire et d’administrer de manière efficace
des biens communs (la sécurité, les droits fondamentaux, etc.). Sur cette base, elles impliquent une
délégation du pouvoir des citoyens vers les autorités publiques, qui rend possible l’administration et la
production des biens communs sur un large territoire. Mais en même temps, cette délégation ôte une
forme de liberté aux citoyens, et peut de ce fait être considérée comme illégitime car représentant mal
les intérêts des citoyens. C’est autour de cette tension au cœur de tout phénomène politique que
s’articule le cours.

Organisation du cours
Ce cours fondamental offre plusieurs innovations pédagogiques telles que le partage des séances entre
plusieurs enseignantes et enseignants, des séances en classe inversée, la mise en place de jeux sérieux,
ainsi qu’une évaluation reposant notamment sur des exposés concernant des controverses
scientifiques.
Plan du cours
S1. Introduction. La comparaison des systèmes politiques : théories et méthodes (Sonja Zmerli)

S2. La formation des États (Simon Persico)

S3. Autoritarisme, démocratisation et démocratie (Sonja Zmerli)

S4. La séparation fonctionnelle du pouvoir : l’articulation entre exécutif et législatif (Florent Gougou)

S5. La séparation territoriale du pouvoir : le fédéralisme et la décentralisation (Raul Magni-Berton)

S6. Droit et politique (Vincent Tournier)

S7. Élections et modes de scrutin (Florent Gougou)

S8. Partis et systèmes partisans (Simon Persico)

S9. Les institutions de démocratie directe (Raul Magni-Berton)

S10. Lobbying et mouvements sociaux (Hélène Caune)

S11. Les États-Providence (Hélène Caune)

S12. Démocraties et religions (Vincent Tournier)

Validation du cours
À la première session, l’examen terminal du cours se présente sous la forme d’un exposé par équipe sur
une controverse scientifique (pour tous), suivi de la réponse à des questions à choix multiple portant
sur l’ensemble du cours.
En seconde session, il s’agit d’une dissertation traditionnelle.
En première session, le travail demandé à chaque équipe consiste à exposer en 10 minutes, avec l’appui
d’un diaporama, une position dans le cadre d’une controverse concernant un des thèmes abordés en
cours. Une autre équipe défend la position opposée dans la même controverse lors d’un autre exposé.
Les membres de chacune des deux équipes pourront poser deux questions à l’équipe adverse à la fin de
son exposé.
Les équipes. Les étudiantes et les étudiants sont répartis par ordre alphabétique en équipes de 4. Des
permutations au sein des équipes sont possibles, à condition que chaque place laissée vacante soit
récupérée par une étudiante ou un étudiant venant d’une autre équipe.
Les sujets. Trente sujets de controverses sont proposés par l’équipe enseignante en charge du cours de
politique comparée. Chaque controverse est abordée au maximum par deux équipes. Les controverses
et les positions sont attribuées par tirage au sort à chaque équipe.
La préparation. Les membres des équipes gèrent leur emploi du temps pour travailler collectivement la
position qu’ils ont à défendre (recueil de documentation, coordination des prises de parole, etc.) dès la
publication de la répartition des exposés. Le tableau correspondant est publié sur le site du cours. Les
références bibliographiques sont celles citées pendant le cours mais aussi celles utilisées dans d’autres
enseignements, notamment les conférences de méthode en sociologie politique (textes étudiés et leurs
propres références), ainsi que celles que chaque équipe peut trouver par ses propres recherches.
L’exposé (15 points). Les exposés ont lieu durant la période des examens. Deux équipes sont
convoquées toutes les 40 minutes pour défendre des positions antagonistes sur le même sujet de
controverse. Un ordinateur et un vidéoprojecteur sont prêts pour la diffusion du diaporama. Le support
visuel est adressé au plus tard trois jours avant le passage. Il ne comprend pas plus de 4 diapositives.
L’exposé dure 10 minutes. Tous les membres de l’équipe prennent la parole. Une note collective est
attribuée à l’équipe. Elle évalue la forme (diaporama et clarté de l’exposé des différents éléments de la
position défendue ; 5 points) et le fond (maîtrise des références scientifiques, bonne compréhension et
bon usage du texte de référence mis à disposition de l’équipe, bonne réponse aux questions de l’équipe
adverse ; 10 points). La qualité particulière des prestations individuelles peut donner lieu à une
majoration personnelle de la note collective.
Le QCM (5 points). Chaque étudiant.e devra répondre, par écrit, à une série de questions à choix
multiples portant sur l’ensemble du cours.
En cas d’échec, une épreuve écrite de rattrapage est organisée. Lors de cette session, l’épreuve est un
examen individuel écrit de trois heures portant sur un sujet tiré du cours.

Bibliographie générale
BOIX Carles, STOKES Susan (dir.), The Oxford Handbook of Comparative Politics, Oxford, Oxford University
Press, 2009.
La Bible de la politique comparée. Cet ouvrage extrêmement complet est composé de chapitres rédigés
par des spécialistes de chacun des nombreux sujets traités. Une source absolument sûre et fiable, mais
parfois un peu ardue.
CARAMANI Daniele, Comparative Politics, Oxford, Oxford University Press, 2nd edition, 2011
Un classique de l’étude des institutions politiques comparées. Vous y trouverez clairement présentées
et résumées les principales références sur le sujet.
GROSSMAN Emiliano, SAUGER Nicolas, Introduction aux systèmes politiques nationaux de l’UE, Bruxelles,
De Boeck, 2007
Centré sur le fonctionnement des États membres de l’Union européennes, cet ouvrage offre des
données riches et pertinentes, et se démarque par la clarté des nombreuses définitions offertes.
KRIESI Hanspeter, Les démocraties occidentales, Paris, Economica, 1994
Un ouvrage quelque peu daté et concentré sur les démocraties, mais qui a l’avantage d’une très grande
clarté et facilité de lecture.
LIJPHART Arend, Patterns of Democracy. Government Forms and Performance in Thirty-Six Countries, Yale,
Yale University Press, 2012, seconde édition
Plus qu’un manuel, mais qui peut aussi jouer ce rôle, cet ouvrage vient présenter la typologie principale
d’Arendt Lijphart entre démocraties de consensus et démocraties majoritaires, couvrant par là-même
la plupart des objets de la politique comparée. Un classique parmi les classiques.
MAGNI-BERTON Raul, Les démocraties libérales, Paris, Economica, 2012
Cet ouvrage cherche à expliquer le décalage existant entre la volonté citoyenne et les politiques mises
en œuvre. Pour cela, il présente les résultats de recherche récents sur les questions de représentation
et de démocratie directe.
MENY Yves, SUREL Yves, Politique comparée. Les démocraties : Allemagne, États-Unis, France, Grande-
Bretagne, Italie, Paris, Montchrestien, 2009, huitième édition
Un ouvrage concentré sur cinq démocraties occidentales, qui présente de manière claire et illustrée les
principales typologies et théories de la discipline.