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n°64

Le sens des maux, les solutions bio

Revue internationale de santé globale


Mensuel - 6e année - 5 € (Belgique) - 6 € (France + UE) - 8 CHF (Suisse) - 10 $ (Canada) Février 2017

DéCODAGES
Mucoviscidose
LA LANGUE DES
éditeur responsable : Yves Rasir, avenue de la Jonction, 64 - 1190 Bruxelles (Belgique) - Dépôt Bruxelles X - Agréation P912705 - Ne paraît pas en août.

Leucémie
Doigts de la main
OISEAUX
Grand décodage des
MALADIES DE PEAU OU LE SENS DES MAUX
CACHé DANS LES MOTS

par le
Dr Jean-Claude Fajeau

éDITO
Le dernier cadeau
de Guy Corneau

ZOOM
Fissure dans le dogme
des métastases
BIEN-ÊTRE
Les mudras, gestes
de santé millénaires

Extraits

DDr KELLY A.TURNER


Les secrets des survivants du cancer
LE
SOMMAIRE
N°64 février 2017
SOMMAIRE
éditorial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p 3
Santéchos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p 4
NéoSANTé
DOSSIER : La langue des oiseaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p 6 est une publication de Néosanté éditions (Triadis Eko sprl)
Avenue de la Jonction, 64
Grand décodage : Les pathologies dermatologiques . . . . . . . . . . . . . . . . . .p 11
1190 Bruxelles (Belgique)
CAHIER DéCODAGES Tél. : + 32 (0)2-345 04 78 - Fax : +32 (0)2-345 85 44
E-mail : info@neosante.eu
- La mucoviscidose . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p 15 Site : www.neosante.eu
N° d’entreprise : BE 0871 351 988
- Les doits de la main . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p 16 N° CPPAP : 1116 U 92531
ISSN : 2295-9351 – Dépôt légal à parution
- La leucémie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p 17
Directeur de la publication & rédacteur en chef :
- Rubrique « Le plein de sens » . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p 18 Yves Rasir
- Malformation de l’avant bras, ataxie de Friedriech Journalistes :
Carine Anselme, Michel Manset, Dina Turelle,
- Décodagenda . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p 19 Pryska Ducœurjoly, Emmanuel Duquoc
- L’ÉVIDENCE DU SENS : l’arthrose . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p 20 Corrections :
La rubrique de Jean-Philippe Brébion Ariane Dandoy
Abonnements :
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- Avantage nature : Naturopathie et médecines alternatives . . . .p 21 Website & layout :
Siham Mrassi
- Naturo pratique : Survivre à ses vêtements (II). . . . . . . . . . . . . . . . . . .p 22
ont collaboré à ce numéro :
- Bon plan bien-être : les mudras. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p 23 Bernard Tihon, Jean-Philippe Brébion, Yves Patte,
Jean-Brice Thivent, Dr Jean-Claude Fajeau,
- Paléonutrition : Les boissons énergisantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p 24 Pierre Pellizzari, Emmanuel Ratouis
- Nutri-infos. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p 25
Photo de couverture : DEPoSITphotos
- Espace livres. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p 26 Impression : Dereume Printing (Drogenbos)

- Outils . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p 27 Afin d’arriver entre vos mains, notre revue est conditionnée
avec soins par l’ASBL l’Ouvroir. Cette ETA offre, aux personnes
EXTRAITS : Rémission radicale, par Kelly A. Turner . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p 36 en situation de handicap, une place active dans notre société.
Abonnement : 7 formules au choix . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .p 39
NOTRE LIGNE éDITORIALE
Les Éditions Néosanté sont indépendantes de tout pouvoir politique ou financier et libres de toute attache avec un quelconque
mouvement philosophique ou religieux. Ne bénéficiant ni de subsides ni de rentrées publicitaires, nous finançons nos activités avec
le produit des abonnements, la vente de la revue au numéro et la commercialisation de livres compatibles avec notre approche
de la santé. Celle-ci repose principalement sur les recherches du biologiste Henri Laborit et sur les découvertes du médecin Ryke
Geerd Hamer, lesquels ont mis en lumière l’origine conflictuelle et le sens biologique des maladies. Selon ce nouveau paradigme
médical, ces dernières ne sont pas des erreurs de la nature mais, au contraire, des solutions de survie déclenchées par le cerveau
inconscient en réponse à des situations de stress. Avec les méthodes naturelles de prévention et les techniques thérapeutiques
considérant l’être humain dans sa globalité, la divulgation de ce processus vital représente l’axe majeur de nos objectifs éditoriaux.

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éDITO
LE DERNIER CADEAU DE GUy CORNEAU

D
ans notre numéro de janvier, nous avions cité Guy Corneau en introduction au dossier sur la joie. Un mois plus tard, c’est avec
une grande tristesse que nous mentionnons à nouveau son nom puisque le célèbre psychanalyste canadien est décédé le 5
janvier dernier à Montréal. Je me souviens l’avoir interviewé pour la première fois il y a presque 30 ans, lors de la sortie de son
livre « Père manquant, fils manqué ». Cet ouvrage reste à mon sens le plus audacieux et le plus judicieux de tous ceux que Guy Corneau
a publiés. Par la suite, j’ai eu l’occasion de le rencontrer à plusieurs reprises et d’apprécier son extrême gentillesse, la pertinence de sa
pensée et les multiples facettes de son talent. Son principal apport au monde de la santé et du développement personnel restera pro-
bablement d’avoir mis à portée de ses lecteurs et auditeurs les concepts de la psychologie jungienne. Tout comme Carl Gustav Jung,
Guy Corneau était animé par la vibrante conviction que nos maladies sont des efforts de la nature pour nous guérir. Lorsqu’il a déve-
loppé son triple cancer, j’ai su que le psy québécois avait décidé de mettre toutes les chances de son côté en explorant des approches
alternatives, dont notamment la biologie totale du Dr Claude Sabbah. Il a suivi des formations données par le médecin marseillais et
il a travaillé avec lui le décodage de ses conflits. Je n’ai donc pas été très étonné qu’il s’en sorte et qu’il raconte ce parcours de guéri-
son dans son avant-dernier best-seller « Revivre ! », sorti en 2010. Je ne sais plus dans quelle mesure ce bouquin a influencé ma déci-
sion de créer la revue Néosanté, mais je me souviens avoir absolument voulu que son auteur soit la première personnalité rencontrée
par notre intervieweuse Carine Anselme. Et je me souviens avoir éprouvé une grande joie en apprenant que Guy acceptait d’inau-
gurer avec nous le premier numéro du mensuel, en mai 2011 (*). Comme il symbolise un peu la naissance de Néosanté, c’est toujours
sa photo en couverture qui sert d’image à nos propositions d’abonnement. C’est dire si nous avons perdu le 5 janvier quelqu’un que
nous estimions beaucoup et dont nous nous sentions proches.

Une proximité qui n’exclut pas la distance envers certaines de ses opinions et certains de ses choix. Selon moi, Guy Corneau a man-
qué trois fois de discernement dans son cheminement thérapeutique. D’abord, comme il le raconte dans son livre et dans l’entretien
qu’il nous avait accordé, il a interrompu son travail de décodage avec Claude Sabbah lorsque ce dernier l’a orienté vers un problème
de relation au père. Il a adhéré à l’explication de la cancérisation de sa rate et de ses poumons, mais il a « calé » sur l’origine possible de
sa tumeur à l’estomac. En bloquant devant cette piste interprétative, Guy Corneau a négligé le fait qu’un malade est souvent aveuglé
par ses traumas et que le regard d’un thérapeute expérimenté est parfois nécessaire pour y voir plus clair. La psychanalyse et la dé-
programmation biologique, ce n’est pas exactement la même démarche. Qui sait si son lymphome gastrique n’a pas été réveillé par
un traumatisme relatif à la paternité ? Sa deuxième erreur, à mon avis, c’est de s’en être remis à la cancérologie classique pour se soi-
gner. Tout en affirmant avoir considéré sa maladie comme une amie, il s’est soumis à la radiothérapie et à une chimiothérapie extrê-
mement toxique pour les cellules saines. Et tout comme un David Servan-Schreiber exténué par les opérations et les rayons, il est sor-
ti très éprouvé par les bombardements chimique et nucléaire de son organisme. Guy Corneau est à mes yeux une nouvelle victime du
mythe de la chimio salvatrice et du mirage de la médecine dite intégrative. C’est certes une bonne idée d’intégrer des thérapies paral-
lèles aux protocoles conventionnels. Mais pourquoi tant de confiance envers l’oncologie officielle ? Et pourquoi – c’est mon troisième
reproche – a-t-il misé sur des techniques douces peu efficaces contre le cancer (homéopathie, visualisation, méditation…) alors que
la seule méthode naturelle dont les effets curatifs sont éprouvés est l’activité physique intensive ? Dans l’univers un peu New-Age où
évoluait Guy Corneau, les immenses vertus du sport et de la sudation demeurent malheureusement trop ignorées.

Nonobstant ces trois points de discorde, je reste profondément admiratif de l’œuvre de Guy Corneau. Il n’a pas peu contribué à édi-
fier une conception globale de la santé et à ouvrir les consciences sur les causes psycho-émotionnelles des pathologies. À cet égard,
je vois son décès prématuré comme un dernier cadeau, un ultime et involontaire message à ceux qui douteraient de l’influence de
l’esprit sur le corps et de l’impact pathogène des affects. Le cœur de l’auteur de « La guérison du cœur » a en effet lâché quinze jours
à peine après la mort de sa sœur, l’artiste-peintre Corno. Il était très affecté par ce départ brutal qui a coïncidé, chez lui, avec une sé-
vère flambée auto-immunitaire rapidement fatale. Là où il est, notre cher Guy connaît le lien probablement étroit entre son ressenti
de perte et son décès. Là où nous sommes, en sa mémoire et en réponse au sous-titre (Nos souffrances ont-elles un sens ?) de son livre
précité, nous allons continuer à œuvrer pour mettre en évidence la logique de vie nichée au cœur des maladies. Goodbye good Guy.

yves RASIR
(*) Vous pouvez ( re)lire cette interview sur notre site puisque le n° 1 de Néosanté est téléchargeable gratuitement à partir de la page d’accueil.

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santéchos
Kennedy va vérifier l’innocuité des vaccins Solidarité & longévité
Les gens qui aident leurs proches, s’occupent de leur
Le mois dernier (Néosanté n°63), nous relations que l’avo- famille et soutiennent leurs amis auraient tendance à
cat et homme politique Robert F. Kennedy Junior (neveu de vivre plus longtemps, selon une étude publiée dans la
John et fils de Bob) militait activement aux États-Unis pour revue Evolution and Human Behavior. Sonja Hilbrand
l’élimination du mercure comme adjuvant vaccinal. Nous et ses collègues du département de psychologie de
étions loin d’imaginer que début janvier, le nouveau pré- l’Université de Bâle ont mené cette recherche sur plus
sident américain Donald Trump allait le nommer à la tête de 500 personnes âgées de 70 à 103 ans. Les grands-
d’une commission chargée de vérifier la sûreté des vaccins. parents prenant soin de leurs petits-enfants ou
Cette nomination est d’autant plus inattendue que Kennedy Jr est démocrate, écologiste, donnant un coup de pouce à leurs enfants peuvent
et convaincu de longue date du lien entre vaccinations et épidémie d’autisme. Lui qui dé- gagner cinq années de longévité. Chez les seniors
finissait encore récemment le CDC étasunien comme une « fabrique à fraudes » va mainte- sans enfants apportant de l’aide à autrui, le gain de
nant enquêter au cœur de l’establishment vaccinaliste. On se réjouit de voir ! ! vie est moindre mais il se chiffre aussi en années.

Empathie & inflammation


Des chercheurs américains ont interrogé 247 couples et leur enfant adolescent âgé de 13 à 16 ans pour mesu-
rer l’empathie des parents. Des échantillons de sang ont également été prélevés pour doser les marqueurs
d’inflammation. Les résultats montrent que les parents empathiques et leurs enfants ont une meil-
leure estime d’eux-mêmes et un meilleur profil psychologique. Publiée dans Health Psycholo-
Le retour du scorbut gy, l’étude montre aussi que les enfants de parents empathiques ont un terrain moins in-
Provoqué par une carence en vitamine C, le scor- flammatoire. Par contre, ces mêmes parents présentent une inflammation systémique
but faisait jadis des ravages parmi les marins qui pas- plus élevée que les parents moins bienveillants. Ce serait en quelque sorte la rançon
saient des mois en mer sans fruits ni légumes. Or, selon Jenny somatique de leur compassion…
Gunton, directrice d’un centre de recherche sur le diabète à Sid-
ney, cette maladie a fait sa réapparition en Australie. Pour son étude
parue dans Diabetic Medicine, cette chercheuse a mesuré le statut vita- Zona & psychisme
minique de toutes les personnes traitées dans sa clinique et elle a identi- Une étude taïwanaise a permis de quantifier le risque de zona dans une popula-
fié 11 cas de scorbut avérés, imputables à une très mauvaise hygiène ali- tion de malades atteints de troubles psychiatriques. Après élimination des fac-
mentaire. Mais le déficit en vitamine C n’est-il pas généralisé ? Rappelons teurs confondants, il en ressort une association significative entre l’affection de
que l’être humain ne synthétise pas ce micronutriment et qu’il doit im- la peau et des maladies mentales telles que la névrose grave, la psychose affec-
pérativement le trouver dans son alimentation. Selon le Dr Alain Scohy, tive ou le trouble de personnalité. Pour les chercheurs, cela corrobore simple-
de très nombreuses maladies peuvent être qualifiées de « préscorbu- ment l’existence d’une déficience immunitaire chez les personnes souffrant psy-
tiques » et sont améliorées par une supplémentation d’acide chiquement. Dans ses commentaires à cette étude, le Dr Olivier Soulier observe
ascorbique. toutefois que le virus du zona est aussi celui de la varicelle. On peut donc envisa-
ger le premier comme une résurgence des conflits surmontés grâce à la deuxième…

Médicaments & urgences


Quels sont les médicaments qui occasionnent le plus souvent des passages aux urgences ? Des
médecins de l’Université d’Atlanta se sont posé la question et ont examiné les dossiers de 42.000
Le peau-à-peau épanouit patients accourus dans 58 services d’urgences américains. Publiée dans le JAMA, leur étude révèle
les enfants que les anticoagulants, les antibiotiques et les traitements contre le diabète sont les trois classes
thérapeutiques les plus fréquemment en cause. Chez les jeunes de moins de 19 ans, les antipsy-
Promue depuis plus de 20 ans, la méthode « mère chotiques arrivent en deuxième position.
kangourou » (MK) qui consiste à porter un nou-
veau-né, notamment en cas de prématurité ou de
petit poids à la naissance, sur le ventre, en contact
peau contre peau, réduit considérablement la L’appendice, c‘est important !
mortalité infantile. Mais elle aurait aussi des effets
psychologiques positifs encore mesurables 20 ans Considérant cette partie de l’intestin comme un vestige
plus tard ! D’après une étude au long cours publiée inutile de l’évolution, la médecine fait peu de cas de l’ap-
dans la revue Pediatrics, les enfants ayant bénéficié pendice. En cas d’appendicite, le réflexe est encore bien
de la méthode MK sont en effet moins exposés au souvent d’intervenir chirurgicalement et de procéder à
risque d’hyperactivité, sont moins enclins à avoir l’ablation des tissus enflammés. Coordonnée par l’Univer-
des comportements agressifs ou à commettre des sité Midwestern (Illinois), une équipe internationale vient
incivilités, et ils ont un taux d’absentéisme scolaire pourtant de montrer que cette « annexe » intestinale joue
réduit de moitié par rapport au groupe témoin ! un précieux rôle adaptatif en tant qu’organe immunitaire.
C’est une sorte de réservoir pour la flore bactérienne et d’atelier de fabrication des lymphocytes.
Tout comme les amygdales, l’appendice devrait donc être préservé du bistouri dans la mesure du
possible.

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santéchos
zoom
Une fissure dans le dogme des métastases
C’est le Pr David Khayat, chef de service de cancérologie à l’hôpital Pitié-Salpêtrière, qui a relevé cette
nouvelle importante dans sa contribution mensuelle au magazine Science & Avenir : en séquençant le
génome de biopsies tumorales, des chercheurs américains se sont aperçus que le profil génétique des
métastases divergeait fortement de celui des tumeurs primaires. Ces chercheurs ne sont pas n’importe
qui, puisqu’ils appartiennent au Broad Institute de Cambridge, dans le Massachusetts. Fruit de la colla-
boration entre le célèbre M.I.T. (Massachusetts Institute of Technology) et la non moins célèbre Univer-
sité de Harvard, cet institut est notamment à la base du Metastasic Breast Cancer Project, un ambitieux
programme de recherche destiné à comprendre comment les tumeurs mammaires, dans 30% des cas
environ, évoluent en métastases et pourquoi ces cellules migrantes résistent souvent aux traitements.
Quand ils sont métastasés, les cancers du sein n’offrent en effet qu’une espérance de survie de 3 ans en moyenne. Et rien qu’aux États-Unis, 150.000
femmes vivent actuellement avec un cancer du sein métastasé. L’enjeu est donc de taille. En effectuant le séquençage génétique complet de 149
prélèvements tumoraux qu’ils ont comparé au profil génétique des tumeurs primaires, les scientifiques ont découvert de nombreuses différences,
des mutations et des altérations qui ne sont pas présentes dans le tissu d’origine. Autrement dit, les cellules voyageuses n’ont plus du tout le même
aspect lorsqu’elles arrivent dans un autre endroit du corps et qu’elles y forment une tumeur secondaire.

Cette découverte est potentiellement cruciale dans la mesure où elle va à l’encontre de ce qu’on nous racontait jusqu’à présent. Selon la théorie
classique du cancer, les métastases (du grec métastasis : changement, déplacement) sont en effet des cellules tumorales qui s’éloignent du site ini-
tialement atteint, empruntent la voie sanguine ou lymphatique, et s’en vont coloniser un ou plusieurs autre(s) organe(s). Nul n’a jamais observé ces
cellules migrantes dans le sang ou la lymphe ? Qu’à cela ne tienne, la réalité du périple serait attestée par la grande ressemblance entre les cellules
de départ et celles qui arrivent à destination. Certes, la science officielle admet que les émigrées n’ont pas tout à fait la même apparence que leurs
consœurs restées sur place. Pour accomplir leur odyssée, on nous explique que les cellules baladeuses doivent acquérir certaines caractéristiques
(par exemple la « perte d’adhésion ») qui les différencient des cellules sédentaires. Néanmoins, on nous soutient qu’il s’agit bien des mêmes agents
cancéreux, aisément repérables malgré leur déguisement. Ainsi, si le cancer du sein métastase dans le poumon, la tumeur pulmonaire est quali-
fiée de cancer du sein métastasé et non de cancer du poumon. Or, cette prétendue gémellité est à présent battue en brèche par les chercheurs du
Broad Institute : selon leur étude, les cellules du sein envahissant le poumon sont génétiquement très éloignées d’un tissu mammaire ! On va en-
core nous dire que le voyage transforme les bourlingueuses, et que leur malignité est décidément diabolique, mais on peut se demander si ce n’est
pas le début de la fin pour le dogme des métastases.

Car il s’agit bien d’un dogme, c’est-à-dire d’une vérité assénée malgré qu’elle soit très difficile à croire en raison de ses innombrables incohérences
et contradictions. Comment se fait-il que le cancer fasse des métastases chez un malade et pas chez un autre ? Concomitamment ou parfois dix
ans plus tard ? Par quel miracle une prolifération cellulaire dans l’estomac ou l’intestin peut-elle engendrer une lyse osseuse en migrant vers les
os ? Pourquoi les tumeurs primitives essaiment-elles souvent vers les mêmes lieux (poumons, foie, os) et pourquoi n’entend-on jamais parler de
tumeurs allant du cerveau vers un organe ? Dans le sens inverse, qu’est-ce qui explique que les supposées métastases au cerveau demeurent de
structure gliale ? Et est-ce logique que des cellules cancéreuses parviennent à franchir la barrière hémato-céphalique ? Il y a d’innombrables ques-
tions sans réponse laissées derrière elle par la cancérologie officielle. En revanche, la vision du Dr Hamer, selon lequel il n’y a pas de cancers secon-
daires mais toujours de nouveaux cancers générés par de nouveaux conflits psycho-émotionnels, éclaire lumineusement ces nombreuses zones
d’ombre (*). La découverte faite au Massachussets fissure le dogme conventionnel et fait farine au moulin de la nouvelle médecine psychosoma-
tique.
y.R.
(*) À lire ou à relire, l’article « Le mythe des métastases à la lumière de la médecine nouvelle », Néosanté n°18 de décembre 2012.

Traitements inutiles Pessimisme & maladie Grippe & vaccin


Mandatés par huit centres médicaux universi- Redouter toujours le pire est un bon moyen de ne Entre le 23 décembre et le 7 janvier, 72 des
taires, des médecins néerlandais ont épluché jamais être déçu. Mais une telle vision de la vie n’est 110 résidents d’une maison de retraite
la littérature et dressé une liste des traitements pas bonne pour la santé, comme en témoignent les à Lyon ont contracté la grippe et treize
qu’il vaut mieux ne pas prodiguer parce qu’ils ne résultats d’une nouvelle étude publiée sur le site de d’entre elles, âgées en moyenne de 91,5 ans,
sont pas efficaces. Cette liste contient pas moins la revue BioMed Central. Étalée sur onze années, la sont décédées. Parmi ces treize victimes,
de 1.366 interventions médicales couramment recherche montre que les patients décédés d’une six étaient vaccinées ! C’est pourtant la
effectuées sans que leur utilité soit scientifique- maladie cardiovasculaire durant ce laps de temps « population à risques » des très vieilles
ment démontrée. Un tiers d’entre elles portait étaient plus pessimistes que les autres participants. personnes qui est censée bénéficier le plus
sur le diagnostic et 40% sur les médicaments. Les plus pessimistes d’entre eux avaient un risque de la vaccination antigrippale…
Et dire que la médecine classique se prétend de mourir d’une maladie cardiovasculaire 2,2 fois
« evidence-based »… plus élevé que les plus optimistes.

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D
O
S
S LA LANGUE DES OISEAUX
I
E
R
ou le sens des maux caché dans les mots
DOSSIER Par Thibault Fortuner

L
a LDO fait appel à la partie irrationnelle de l’être. Chaque personne ana-
lysant un mot trouvera une interprétation différente. C’est un support
Parlez-vous oiseau ? Considérée par à intuition, un prétexte à la conversation, qui devra être validé ou non
certains comme un langage ésotérique par l’autre, quand on interprétera un nom ou une pathologie. La langue des
lié à l’alchimie et à l’hermétisme (du dieu oiseaux permet de faire des liens, pour affiner ou trouver de nouvelles pistes
Hermès, divinité des phénomènes cachés), et aller ainsi plus vite et plus précisément à la source de nos problématiques
pour nous aider à nous en libérer.
la langue des oiseaux (LDO) consiste à Pour trouver ces sens cachés, la LDO pourra passer par différentes voies.
donner un autre sens à des mots ou à des Elle va utiliser :
noms par un jeu de sonorités, un recours • la phonétique des mots ;
au calembour ou à l’anagramme, ou • la phonétique et la signification des lettres.
encore par l’interprétation symbolique
La phonétique des mots
des lettres. Personne ne sait exactement
L’écoute phonétique du mot est la partie la plus connue de la langue des oi-
pourquoi elle est appelée « langue des seaux. Elle est fondée sur ce que notre cerveau entend du mot : les jeux de
oiseaux » ni vraiment d’où elle vient... Cer- mots, les mots contenus dans un autre mot, mais aussi les anagrammes, etc.
tains voyaient en l’oiseau un trait d’union Dans cette partie, peu importe l’orthographe ou le sens de lecture du mot.
entre le ciel et la terre. Il pouvait donc Seul compte ce que notre cerveau entend ou perçoit.
être considéré comme un messager divin Le but est de voir si l’on peut :
• découper un mot en plusieurs autres ;
venant chanter des chansons dont les • lire autrement le mot ;
paroles échappent aux humains. D’autres • former un ou plusieurs autres mots grâce aux lettres qui le composent
pensent qu’à l’origine, cette langue a été (anagramme).
créée par une confrérie secrète liée aux Ceci afin de voir si, en lisant autrement le mot, nous ne pourrions pas dé-
bâtisseurs de cathédrales afin de crypter couvrir de nouveaux sens, un nouvel éclairage, une nouvelle signification
à ce mot.
leurs connaissances. Si ses fondements Quelques exemples :
mystiques demeurent obscurs, nous - ABCèS
savons cependant que la LDO acquiert En écoutant le mot autrement, on peut entendre : abaissé. Dans un abcès,
une valeur psychologique au XXe siècle, nous pouvons donc chercher, symboliquement, en sous-tonalité, une sen-
sation d’être dévalorisé, rabaissé par quelqu’un ou par soi-même dans une
avec les travaux de Carl Gustav Jung et de
partie de notre vie. La localisation de l’abcès rajoutera la tonalité principale
Jacques Lacan, qui y discernent une mani- de l’endroit où nous nous sentons rabaissé. La force sous-jacente de ce mot
festation de l’inconscient. Aujourd’hui, nous renverra à la notion d’humilité.
les thérapeutes en décodage biologique - ASTIGMATE
s’en servent pour élargir l’interprétation En découpant ce mot, nous obtenons : A/stigmate.
• Les stigmates sont les blessures infligées au Christ lors de sa crucifixion.
des maladies et des comportements. L’un
• Le préfixe grec « A » peut être privatif de ce qu’il précède.
d’entre eux, Thibault Fortuner, vient d’y Ainsi « astigmate » nous dit : sans blessure.
consacrer deux livres (*), un guide pratique Il peut donc y avoir un désir, plus ou moins conscient, d’enlever des bles-
et un dictionnaire des lettres. Pour Néo- sures. D’où des mémoires familiales ou personnelles :
santé, il a rédigé ce dossier donnant un • de personnes ayant vu des choses difficiles, voire horribles ;
• de personnes ayant souffert à cause de la blessure ou de la maladie d’un
aperçu de ce que peut apporter pareille proche.
approche. Le sens des maux se cache aussi Dans un autre sens, les personnes astigmates peuvent aussi chercher à se
dans les mots ! montrer sans blessure, sans douleur. Elles peuvent donc cacher leurs souf-
frances et ne jamais les montrer, ou avoir peur que l’autre ne les découvre
et, peut-être, ne s’en serve contre elles : « Je ne dois pas montrer que j’ai mal. »
Au fond, elles peuvent chercher à se montrer stoïques.
Les stigmates peuvent évoquer aussi les blessures de Jésus lors de sa cruci-
fixion. Astigmate peut donc aussi donner A stigmate : sans les blessures du
6 www.neosante.eu
D
O
• la langue des oiseaux ;
• les lettres hébraïques ;
S
• le tarot. S
1/ La langue des oiseaux
Dans la langue des oiseaux, ce sera le graphisme de la lettre et/ou la signi- I
fication de sa sonorité et/ou celle de son nom qui pourra donner du sens à
la lettre.
E
Exemple avec la lettre F : quand nous prononçons la lettre F, nous enten- R
dons : « feu ». Le F représente l’élément feu. Il peut donc nous parler des
transposés du feu et ainsi évoquer tout ce qui s’y rapporte symboliquement :
• le feu/la flamme/illuminer/éclairer ;
• la chaleur/la convivialité/la sociabilité/être sociable ;
• la joie/être joyeux/faire du lien ;
• la passion/être passionné/passionnant/l’enthousiasme/
• le désir ;
• la violence/l’agressivité/la destruction/l’anéantissement/brûler.
Le feu, avec l’air, est un symbole du masculin et du père.
Par ailleurs, « feu » désigne également la mort et peut suggérer symboli-
quement l’enfer.
En médecine chinoise, le feu est l’élément lié au cœur et à l’intestin grêle. Il
est en lien avec la joie.
Dans la relation corps-âme-esprit, le cœur peut être lié au territoire, à la pos-
session. Symboliquement, il est évidemment également lié à l’amour.
F peut donc parler :
Christ lors de la crucifixion… sans la crucifixion. Il peut donc y avoir la sensa-
• de possessivité/de jalousie/d’être territorial ;
tion de se sacrifier ou d’être sacrifié avec un désir d’en sortir. Il peut y avoir un
• du territoire/de la peur de perdre sa place ;
désir de faire les choses pour les autres mais sans avoir à en souffrir.
• d’amour/de joie ;
- SCIATIQUE
• de lutte pour être premier ou devant/pour être au premier plan.
En découpant le mot, nous entendons : Scia/tique.
L’intestin, lui, peut être lié, par sa fonction, à la notion d’intégration.
• Une scie permet de couper.
F peut donc parler aussi de :
• Une tique est un parasite qui peut transmettre des maladies.
• vouloir (s’) intégrer/intégrer/intégration/s’intégrer ;
Ainsi, la sciatique peut nous parler d’une aspiration à nous couper de
• être sociable, associable ;
quelque chose ou de quelqu’un qui nous parasite. Mais nous pouvons éga-
• expérimenter ce que nous apprenons.
lement entendre « tic », c’est-à-dire une manie, une habitude, quelque chose
Quand nous regardons la lettre, nous pouvons noter que le F est un E auquel
qui se répète. La sciatique peut donc nous parler d’un stress lié à un change-
il manque la barre du bas. La barre du bas est celle qui va dans la matière. Il
ment de routine dans notre vie qui nous fait peur ou, au contraire, un désir
manque donc au F la matière, l’incarnation.
profond de changer une partie de notre vie que nous trouvons routinière ;
• Pas incarné/difficulté à s’ancrer dans la matière/difficulté à matérialiser/
de couper avec une vieille habitude ou une routine pour aller vers du neuf.
difficulté à concrétiser.
- PéRONé
Dans une identité, surtout si le nom ou prénom commence par lui, le F, lié
En découpant le mot, nous pouvons entendre : père au nez. En français, à la passion et à l’amour, peut faire référence à des personnes passionnées,
quand on a quelqu’un dans le nez, c’est qu’on ne l’aime pas, qu’on ne peut voire à des personnes confondant l’amour avec la passion. Cela peut éga-
pas le supporter. Le mot péroné peut donc être porteur d’une rancœur en- lement renvoyer à des enchaînements de passions sur des temps plus ou
vers le père ou un homme qu’on place en position d’autorité. moins longs, avec des difficultés à incarner, à concrétiser ce qui est vérita-
C’est un des deux os de la jambe : phonétiquement on obtient : Perron / Né. blement important, ce que la personne aime.
Ainsi, le cerveau inconscient, en entendant « péroné », peut aussi entendre 2/ Les lettres hébraïques
la notion de : « né sur le perron ». Dans l’ancien temps, les nouveau-nés qu’on Les lettres hébraïques permettent de retrouver le sens originel de chaque
laissait sur un perron étaient les enfants abandonnés : ainsi, une patholo- lettre. Elles permettent donc de découvrir l’inconscient de la lettre, et donc
gie au niveau du péroné peut venir exprimer dans notre vie un stress en lien ensuite du mot. À l’origine, les langues étaient uniquement orales. Puis
avec un sentiment d’abandon ou de rejet. A maxima, cela peut venir expri- l’écriture est apparue. La transmission a alors pris une nouvelle dimension
mer la mémoire généalogique d’un enfant abandonné, voire même par ex- en enrichissant l’oral par l’écrit. À ses débuts, l’écriture n’était pas alphabé-
tension une mémoire d’enfant illégitime. tique. Elle était composée de signes qui ne désignaient pas des sonorités,
comme dans l’alphabet, mais des mots. Chaque mot avait donc son des-
La phonétique et le sens des lettres sin, appelé « pictogramme ». Le pictogramme est un dessin désignant un
La LDO ne s’appliquera pas uniquement au travers de la phonétique des objet concret.
mots. C’est surtout, pour moi, par l’interprétation des significations de Mais les pictogrammes avaient des limites. En effet, ils n’étaient pas pra-
chaque lettre qui compose le mot que les sens profonds ressurgiront. Cha- tiques et difficilement utilisables dans la vie de tous les jours, puisqu’il en
cune est un son, un symbole contenant plusieurs significations. Ainsi un fallait un quasiment pour chaque objet. L’apprentissage et l’utilisation de
mot étant composé de plusieurs lettres, chacun nous offrira un rébus qui ces signes étaient donc laborieux, réservés à une élite et n’avaient pas une
permettra de multiples interprétations et donc de multiples histoires. Les grande utilité pour le quotidien du commun des gens.
mots, les concepts mais aussi les noms des maladies, des organes ou de fa- Des pictogrammes, on est ensuite passé aux idéogrammes. C’est-à-dire
mille deviennent ainsi une source énorme d’informations. qu’un dessin ne désignait plus seulement un objet concret mais pouvait
Le tome 2 du livre « Lettre et les maux par les mots et les lettres » donne la si- aussi évoquer d’autres choses, d’autres concepts plus abstraits, d’autres
gnification de chaque lettre. Celles-ci peuvent être trouvées par : idées en lien avec l’objet dessiné. L’idée abstraite ou le concept pouvait aus-

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S si émerger de l’addition de pictogrammes qui devenaient ainsi des idéo-
grammes, comme dans les rébus que l’on donne aux enfants. Le symbole
Dans cet aspect de l’écriture, chaque lettre peut être vue comme un pic-
togramme ou, mieux encore, comme un idéogramme. C’est-à-dire qu’elle
S est une image à laquelle sont associées une histoire, une émotion, etc. On véhicule à la fois le mot auquel elle est rattachée mais aussi les idées et
peut alors voir la lecture d’idéogrammes comme une lecture de symboles. concepts liés à ce mot.
I Exemples : Dans ce système, chaque mot peut être vu comme un rébus formé par l’ad-
E • Si nous dessinons un avion, cela pourra traduire l’objet avion (picto-
gramme) mais aussi la notion de voyager, de se déplacer (idéogramme).
dition des idéogrammes que constitue chacune des lettres qui le com-
posent. Ainsi, symboliquement, les mots peuvent avoir des sens cachés, que
R • Si nous plaçons un avion + un soleil + un palmier l’un à côté de l’autre, on l’interprétation du rébus des lettres qui le composent pourra nous révéler.
peut alors voir émerger, par exemple, le concept de partir en vacances. Exemple
L’alphabet vient plus tard dans l’histoire de l’écriture. Si de nombreuses ci- Si dans un mot H et A sont accolés, HA formera donc un rébus.
vilisations (chinoise, égyptienne, Amérique précolombienne…) ont créé et • Le H peut parler d’une barrière.
utilisé l’écriture à différentes époques et de différentes manières, il semble • Le A peut parler d’un taureau.
que l’écriture alphabétique ait, quant à elle, une origine unique et sémite : HA peut donc représenter un taureau derrière sa clôture. Cela peut parler
l’écriture « protosinaïtique ». Cette écriture a donné de multiples écritures d’élevage et donc d’un réservoir de nourriture. Aujourd’hui, HA pourrait
(le phénicien, l’araméen, l’hébreu, l’arabe, le grec, le latin...). Chacune de ces nous évoquer un élevage mais également un réfrigérateur ou un congé-
écritures a eu ses modifications, ses particularités suivant les spécificités de lateur, puisque c’est ce qui fait office de réservoir de nourriture dans notre
la civilisation qui l’utilisait et des sons de la langue en question. Mais toutes vie actuelle.
proviennent de la même source : le protosinaïtique. HA peut aussi évoquer plusieurs idées. Si nous faisons une réserve de nour-
L’apparition de l’alphabet a provoqué une véritable révolution. En effet, des riture, c’est pour ne pas manquer dans le futur. HA peut donc parler :
lettres, des dessins ont été créés pour chaque son ou sonorité, et non pour • d’une peur de manquer ;
chaque mot ou idée. • d’une peur de ne pas être capable de répondre à ses besoins ou à ceux
Ainsi, grâce à ce faible nombre de lettres (par exemple 26 pour notre alpha- de ses proches ;
bet moderne), on peut exprimer tous les mots, concepts ou idées que l’on • de surpoids, puisque la graisse fait office, dans notre corps, de réservoir
souhaite. Ce type d’écriture est donc devenu très pratique, dans la vie de de nourriture.
tous les jours, et accessible à plus de personnes. • Le H et le A ayant d’autres significations, HA peut donc exprimer bien
Dans ce système, chaque sonorité de la langue a sa lettre, son dessin. Et c’est d’autres choses. De plus, les autres lettres du mot pourront apporter des
l’addition de ces dessins qui formera des mots, des idées, des concepts, etc. subtilités.
Mais, à l’origine, il a fallu nommer ces lettres et pour cela chaque lettre a été 3/ Le Tarot de Marseille
appelée par un mot important et symboliquement fort qui commençait par Par ailleurs, il y a 22 lettres hébraïques, comme il existe 22 arcanes majeurs
sa sonorité. Ainsi, à la base, chaque lettre est associée à un ou plusieurs mots dans le tarot. Ainsi, chaque lettre hébraïque peut être en lien avec une carte
et donc, par extension, à un ou plusieurs concepts. du tarot. De cette manière, les lettres de notre alphabet sont liées à celles de
L’hébreu ayant gardé beaucoup du protosinaïtique, on retrouve encore ces l’alphabet hébreu, elles-mêmes pouvant être mises en relation avec les ar-
mots dans le nom des lettres hébraïques. C’est d’ailleurs lui qui a permis en canes du tarot. Le tarot n’est pas un outil pour prédire le futur. C’est un outil
grande partie de déchiffrer l’écriture protosinaïtique. C’est pourquoi l’étude qui véhicule dans notre mémoire collective, depuis des siècles, une symbo-
des lettres en passant par les lettres hébraïques est importante, voire in- lique forte liée essentiellement à l’image et au dessin. Il montre et incarne,
dispensable, pour com- entre autres, des personnages. Ainsi, grâce à lui, certaines lettres pourront
La LDo ne s’appliquera pas uni- prendre l’origine de être liées à des personnages, ce qui permettra d’affiner certaines histoires
chaque lettre et donc ou interprétations. Les mots ou les noms peuvent alors former une pièce de
quement au travers de la pho-
le sens profond et in- théâtre jouant une scène pour nous, une bande dessinée nous racontant
nétique des mots. c’est surtout,
conscient que celles-ci une histoire. Cela permet d’affiner les messages et les histoires que peuvent
pour moi, par l’interprétation portent et véhiculent
des significations de chaque véhiculer les lettres et les mots, dans lesquels elles se trouvent.
dans notre mémoire Exemples :
lettre qui compose le mot que depuis des millénaires. • La lettre B est liée à l’arcane de la Papesse qui peut représenter une mère
les sens profonds ressurgiront Exemples : à l’écoute ou une mère effacée, ou encore, en négatif, une mère froide
• Le A est lié à la et distante.
lettre hébraïque Aleph • La lettre H peut être en lien avec l’arcane de la justice qui peut renvoyer
qui signifiait un taureau. Il est donc porteur de toute la symbolique de à une mère juste ou, en négatif, à une mère castratrice. Elle peut aussi
celui-ci. Au début, le A se dessinait par un taureau entier. Au fil des siècles
renvoyer à une grand-mère.
et des rencontres des civilisations, il s’est stylisé jusqu’à n’être représen-
• La lettre L est liée à l’arcane du Pendu qui peut parler d’un enfant dans
té que par une tête de taureau. Celle-ci se retrouve d’ailleurs dans l’écri-
le ventre.
ture moderne puisque la lettre A n’est rien d’autre qu’une tête de tau-
• La lettre D peut être en lien avec l’Empereur qui peut représenter un
reau à l’envers. Celle-ci a subi des rotations au fil du temps, pour se re-
A
père protecteur ou autoritaire, voire tyrannique. Par extension, cette
trouver cornes en bas : A.
carte peut parler d’une autorité protectrice ou tyrannique.
• La lettre B : en hébreu c’est « Beth » qui signifie : la maison. La lettre B
Exemple : LT
viendra donc nous raconter des histoires de maisons, de foyers, d’intimi-
• L peut parler d’un enfant dans le ventre
té mais par extension, notre première maison étant l’utérus, le B pour-
• T peut parler, entre autres, de mort
ra nous renvoyer à cette partie de l’anatomie féminine. De plus, Bèt est
Ainsi, LT (comme dans Thibault) peut évoquer une mémoire de mort d’en-
la 2e lettre de la l’alphabet. Avec elle apparaît le deux, la dualité. Par ail-
fant, de fausse couche.
leurs, la Bible commençant par un B (Béréshith : « au commencement »),
Pour analyser un mot, il est possible d’interpréter le rébus que forment les
il est dit dans le Zohar (livre de référence de la Kabbale juive) qu’à l’ori-
lettres dans son ensemble ou bout par bout. Mais il existe aussi plusieurs
gine, Bèt devait être la première lettre, mais qu’elle a dû céder sa place
systèmes possibles qui permettront de mettre à jour les multiples facettes
à Aleph. B peut donc porter la notion de : dualité/d’hésitation ; céder sa
d’un mot, d’une identité, d’un couple, d’une pathologie. Ces systèmes pren-
place/laisser passer l’autre.
dront en compte la place des lettres dans le mot, leur nombre, leur valeur,
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O
les initiales, le fait de les entendre ou pas, etc. Ces systèmes permettront de
mettre en évidence les vulnérabilités, les conflits, les mémoires familiales ou
• le P est un des transposés du père.
• Nous avons entre les deux un Y. Or le Y, en langue des oiseaux, nous
S
personnelles, mais aussi les enseignements, les forces et les aspirations liés parle de : S
à un nom ou à un mot. Ils permettront aussi d’avoir des pistes de réflexion • réunir en un point pour continuer le chemin ensemble ;
ultra-personnalisée qui s’appliqueront à une personne et seulement à elle. ou dans l’autre sens : I
Le tome 1 du livre « L’être et les maux par les mots et les lettres » présente ces
différents systèmes.
• se séparer en deux routes différentes.
Ainsi, myope peut parler d’un désir de réunir le père et la mère en un point et
E
de les voir continuer ensemble ; un désir de voir se réconcilier père et mère. R
Quelques exemples On peut chercher des mémoires de stress lié à la séparation mère/père et
-ALZHEIMER par extension femme/homme : mémoires de divorce ou de séparation bru-
Par la symbolique des lettres tale entre un homme et une femme.
Quand nous découpons le mot, nous pouvons obtenir : Par extension, le myope peut aussi parler de sa crainte de ne pas réussir à
• Al : le divin ; faire couple ou à conserver un couple. Dans la myopie, on voit bien de près.
• Z : le couteau, couper de ; Il faut donc se rapprocher pour bien voir quelque chose. C’est comme si
• H : justice/injustice/rancœur. nous voulions voir se rapprocher deux personnes que nous aimons ou que
Alzheimer peut donc déjà nous parler d’un sentiment d’être coupé du divin. nous souhaitions, nous-mêmes, pouvoir nous rapprocher de la personne
Cela peut receler des mémoires de rancœur envers Dieu à cause d’un évé- que nous aimons ou de quelque chose d’important.
nement vécu comme profondément injuste. Par la symbolique des lettres et la phonétique du mot
Il peut également en ressortir : Quand on écoute le mot « myope », on peut entendre : « MI/O/P ».
• un stress lié à une rupture brutale avec une croyance profonde • Mi : moitié ;
• une mémoire de personne ayant renoncé aux ordres ou une mémoire de • O : mère ;
nonne ou de curé défroqué. • P : père.
Dans l’autre sens, la maladie d’Alzheimer peut aussi être vue comme une « Je n’ai eu que des moitiés de parents. »
prière à l’univers, à Dieu (Al), de pouvoir rompre (Z) avec une injustice (H), Cela peut renvoyer à la sensation qu’on n’a eu qu’un parent ; qu’un des pa-
de réparer une injustice. rents n’a pas été présent ou qu’on ne les a eus qu’à mi-temps. Il serait inté-
Autre interprétation : ressant de chercher à savoir si les enfants qui vivent mal la séparation des
Dans les anciens temps, seules les consonnes étaient écrites dans un livre parents ne développent pas plus de myopie.
(c’est le cas de la Bible et du Coran à l’origine), de cette manière il n’y avait Cela peut aussi renvoyer à la notion qu’un des parents ou les deux n’ont été
que des racines et plusieurs mots étaient possibles, ce qui permettait l’ou- actif(s) que sur un versant, dans leur rôle de parent. Par exemple : « J’ai eu
verture des textes. Ainsi, ceux-ci n’étaient pas figés et pouvaient évoluer une mère mais pas une maman ; un père mais pas un papa. »
avec le temps. C’est pourquoi, quand nous interprétons un mot, il est pos- Si l’œil droit est plus touché, il s’agira, symboliquement, plus du père, d’un
sible de n’interpréter que les consonnes de ce mot, les voyelles ne venant homme tandis que si c’est l’œil gauche, plus de la mère, d’une femme :
qu’en sous-tonalités. • « J’aimerais être plus proche de ma mère ou d’une femme. »
Si nous prenons les consonnes du mot Alzheimer nous obtenons : LZHMR : • « J’aimerais être plus proche de mon père ou d’un homme. »
• L : aller vers, mais aussi sacrifice ; Autre interprétation :
• Z : couper ; Quand nous découpons ce mot, nous obtenons : Myo/P
• H : barrière ; • Myo est un préfixe qui, en anatomie, renvoie aux muscles ;
• M : amour ; • le P, quant à lui, est une lettre qui peut renvoyer à la notion de parole.
• R : la tête. Nous interprétons donc la première partie par la phonétique, myo, et la se-
Alzheimer raconte alors le désir d’une personne voulant couper (Z) ou enle- conde par les lettres : le P.
ver une barrière (H) pour rejoindre (L) son amour (M) ou pour faire ce qu’elle Le muscle nous parle de la force et donc de notre puissance. La myopie peut
aime (M). En fait, c’est enlever une barrière (H) pour aller vers (L) l’union de ainsi cacher un sentiment d’impuissance à parler, à exprimer, à montrer.
notre cœur (M) et de notre tête (R). Il peut y avoir chez le myope une peur de ne pas parvenir à exprimer, à mon-
Cela peut aussi parler d’un sentiment d’être coupé des gens qu’on aime. Ce- trer ce qu’il est. Par extension, nous pouvons aussi trouver une crainte de ne
la peut donc être en lien avec une mémoire de personnes : pas réussir à nous faire comprendre, à être vus comme nous sommes.
• ayant été empêchées de vivre un amour ; de faire une famille avec une « Myope » peut également porter la puissance de la parole. Ainsi, le myope
personne aimée ; peut révéler :
• n’ayant pas pu faire ce qu’elles aimaient ; • une forme de mutisme, une difficulté à s’exprimer par crainte de ne pas
• ayant perdu brutalement quelqu’un qu’elles aimaient (conjoint, enfant, être compris ;
etc.) ; ou à l’inverse :
• ayant eu le sentiment de commettre une grande injustice envers une • une capacité à bien s’exprimer par crainte de ne pas être compris.
personne qu’elles aimaient. - DIABèTE :
Cela peut aussi évoquer une mémoire de personne ayant vécu dans le sacri- Par la symbolique des lettres :
fice (L) et se sentant coupée (Z) ou (H) de son amour, de ce qu’elle aime, ou • par la langue des oiseaux, le D parle entre autres des origines ;
de ceux qu’elle aime (M). • par l’hébreu... le I pourra être vu comme un germe ;
En fait, la maladie d’Alzheimer peut raconter l’histoire de quelqu’un sou- • le A comme un silence ;
haitant supprimer sa mémoire ou celle de l’autre afin de pouvoir tout re- • le B comme une maison / l’utérus ;
prendre à zéro et corriger ce qu’il a fait de mal et d’injuste ou de faire enfin • le E comme la vie ;
ce qu’il aime et aller vers ceux qu’il aime. • le T peut être vu comme la mort.
- MyOPE Ainsi, le diabète pourrait nous raconter la mort d’un enfant dans un uté-
Par la symbolique des lettres rus ou dans une maison avant la naissance d’un autre enfant. Nous aurons
Si nous ne prenons que les consonnes de ce mot, nous obtenons MP : donc affaire à des mémoires de fausses couches, de mort d’enfant ou à un
• le M est un des transposés de la mère ; avortement.

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O
S Physiologiquement le diabète se traduit par un surplus de sucre dans le
sang. Le sucre peut être vu comme la source d’énergie dans le corps. Le sang
Le danger dans l’amour est quand cela ne fonctionne que dans un seul sens.
Soit :
S comme un représenté du clan. • quand nous nous oublions et nous séparons (Our) de notre âme (Ame)
Une double lecture possible de la physiologie et de la LDO peut alors nous en ne cherchant que le contact avec l’âme de l’autre.
I donner des pistes supplémentaires pour le diabète. C’est comme si, par C’est le cas lorsque nous perdons systématiquement le contact (Our) , avec
E cette pathologie, on venait exprimer :
• Je veux soutenir mon clan OU j’ai besoin d’un soutien du clan qui ne
ce que nous aimons (M), ce qui est important pour nous, pour ne laisser de
place qu’à ce qu’aime l’autre et ce qui est important pour lui ;
R vient pas. • quand nous sommes tournés uniquement vers notre propre âme, en ne
• Le désir (dans une mémoire généalogique ou dans sa vie) d’apporter de nous préoccupant que de ce que nous aimons et en privant l’autre de la
l’énergie à un enfant en train de mourir ou qui ne va pas bien. possibilité de faire ce qu’il aime.
• Le besoin d’apporter à un membre du clan de l’énergie pour qu’il puisse Nous cherchons alors à illuminer et réchauffer (Our) notre âme (Ame) grâce
rebondir et aller de l’avant après avoir échoué dans un projet ou après à l’autre en nous nourrissant de sa lumière et ainsi, en l’en privant, nous ne
avoir perdu un enfant. lui laissons plus la possibilité de briller.
• Nous pourrons alors chercher le drame en lien avec cette mort prématu- Autre interprétation :
rée et surtout les parents qui n’ont pas pu aller de l’avant après ce drame, Le M étant lié à la mère et le R au père, les personnes qui ont du mal à vivre
provoquant ainsi un nouveau drame pour les autres enfants ou pour les l’amour peuvent raconter des mémoires de séparation, de manque de
parents eux-mêmes. contact :
L’étude des lettres hébraïques - AMOUR • avec la mère. M : la mère et Or : peau, contact/séparation ;
est importante, voire indispen- En langue des oiseaux et et/ou
sable, pour comprendre l’ori- par la phonétique • avec le père. M : couper et R : l’air donc le père.
gine de chaque lettre, et donc le Dans d’autres langues L’amour se termine par un R. Ainsi, on pourrait imaginer que ce qui pro-
sens profond et inconscient que comme l’espagnol, voque la fin de l’amour est la tête. C’est quand on sort de son cœur pour en-
amour se dit « amor  ». trer dans sa tête que l’amour se termine. Le R étant une lettre qui accentue
celles-ci véhiculent dans notre
L’amour et la mort sont la lettre suivante, dans le mot amour le R accentue… le vide. En négatif, le
mémoire depuis des millé- liés dans le mot. Le A vide peut se vivre comme le « rien », le néant. L’amour peut alors provoquer,
naires. peut être pris comme un quand il se termine, un sentiment d’anéantissement. Mais, en positif, le R est
préfixe grec renvoyant à lié à l’œuvre. C’est comme si l’aboutissement de l’amour était de créer avec
la privation de ce qui suit. L’amour se transforme en A privatif de mort. l’autre une œuvre, un nouvel univers. Nous sommes alors dans la tonalité «
Ainsi, l’amour peut être vu comme le moyen de supprimer la mort. L’amour muse » de l’amour où chacun va inspirer l’autre pour qu’il puisse réaliser son
nous permet donc de toucher à notre part d’éternité. œuvre. Dans un couple, cela peut être l’arrivée d’un enfant, mais également
Par la symbolique des lettres les projets communs ou ce qui tient à cœur à chacun.
En ne conservant que les consonnes de ce mot, nous obtenons MR. Dans cette vision, le R débouche sur le vide. Le vide est le point de départ de
• Le M peut parler d’amour mais aussi de mort et de transformation. tous les potentiels. L’amour nous rappelle alors qu’avec lui tout est possible.
• Le R peut renvoyer à l’air, au souffle mais aussi par l’hébreu et le tarot, à Il nous dit aussi, quand il se termine, que ce n’est pas la fin, que ce n’est pas
la tête et à l’œuvre. un néant qui nous attend, mais un vide. Tout est donc possible.
Ainsi, l’amour porte comme rébus : la mort de la tête, se couper de la tête. L’amour commence par un A, un silence et de la magie et se termine par
Le mot amour nous dit donc que l’amour ne se pense pas, il ne se réfléchit un R, une œuvre mais aussi un saut dans le vide ou… dans une vie à deux
pas, il ne s’analyse pas… il se ressent et se vit. On pourrait même le voir se (VIDE).
moquant de moi, qui suis en train de l’analyser ici et maintenant, me disant : (
« Pourquoi cherches-tu à m’analyser ? Plus tu chercheras à le faire, moins tu me *) Intitulés « L’être et les maux par les mots et les lettres », les deux tomes de cet ou-
comprendras. » vrage (Tome1 : Guide pratique ; Tome 2 : Dictionnaire des lettres) ne sont disponibles
C’est quand nous sommes trop dans notre tête, dans notre mental (R) que
nous nous déconnectons de lui. Se couper de sa tête, se couper de l’ana-
lyse est alors la meilleure manière de le vivre. On retrouve ainsi le dicton :
« L’amour a ses raisons que la raison ignore. »
On peut également le lire comme l’amour tue (M) la tête (R). On est alors
dans l’amour qui fait perdre la raison.
Autre interprétation :
• Le M peut parler de couper et de transformer
• Le R peut parler de l’air, du souffle et par extension de la vie.
MR : l’amour coupe (M) le souffle (R) ; il transforme (M) notre vie (R) ; il est ce
qui nous donne la force de changer, de nous transformer (souffle – R – sur
la transformation – M). Ostéopathe
que sur Amazon.de formation, conférencier et formateur, Thibault Fortu-
Autre interprétation : ner est aussi l’auteur des livres « Au fils des os », « Votre poids vous ra-
En hébreu, la racine or, our, renvoie à la peau et à la lumière. Ainsi, l’amour conte » et « L’être et les maux par les mots et les lettres ». Ses recherches
peut s’écrire : âme/our. Être dans l’amour ou faire ce que l’on aime est ce visent à faire se rencontrer le monde rationnel de la science et celui
qui nous permet d’être en contact (Or, la peau) avec notre âme. C’est ce qui irrationnel du symbole. Ses objectifs sont de comprendre et de trouver
va éclairer (Our : la lumière) notre âme. Amour peut donc se traduire aus- concrètement la cause et le sens de nos blocages ainsi que l’enseigne-
si par : lumière de l’âme. ment qu’ils peuvent contenir, afin de nous aider à les dépasser.
www.thibaultfortuner.com
En positif, c’est être capable de se couper (M) de sa propre lumière (Our)
pour permettre à l’autre de trouver et vivre la sienne. L’amour dans un
couple revient alors à permettre à chacun d’être en contact avec son âme.

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G
R
A
L’INTERPRéTATIoN PSYCHoSoMATIQUE DES N
D
PATHoLoGIES DERMAToLoGIQUES D
Par le Dr Jean-Claude Fajeau É
C
Les pathologies dermatologiques sont très fréquentes, le plus souvent totalement anodines. O
Toutefois, elles sont mal perçues par les malades, car elles sont visibles, inesthétiques, voire
invalidantes pour certaines. Les traitements sont le plus souvent symptomatiques, c’est-à-dire D
qu’ils permettent peu de guérisons. Par contre, en s’intéressant au malade comme une entité à A
part entière, comme le permet la Psycho-Somato-Généalogie, des guérisons parfois spectacu- G
laires et définitives sont possibles. E
L
e corps étant l’exutoire des conflits biologiques « animaux » que vivent La peau est un organe aux fonctions diverses :
les humains, il faut comprendre l’intérêt de la maladie : que permet-elle • protection (physique, chimique et biologique),
de comprendre de soi-même et de son histoire généalogique ? • thermorégulation,
La dermatologie est très riche en symboles, en correspondances affectives, • sensorialité (tact, pression, vibration, douleur, chaleur),
parce que dans ces conflits, l’individu est mal dans sa peau, et cela se voit. La • métabolisme (synthèse organique).
peau est l’image des mouvements de l’âme, des pulsions. L’épiderme, c’est Elle est constituée de trois couches superposées : l’épiderme (externe), le
l’apparence ; le derme, c’est profond, c’est le dernier moi, le terme des choses. derme (interne) et l’hypoderme (profond).
La peau est le reflet extérieur de tout ce qui est enfoui.
Certaines personnes seront surprises de comprendre les maladies avec une Quelques généralités
vision différente de celle de la médecine officielle. Et c’est normal. Elles pour- Depuis des millions d’années, ce qui compte est d’être performant à chaque
ront même ne pas être d’accord, c’est leur droit. Par contre, beaucoup seront instant, en termes biologiques de survie, avec une priorité, la survie de l’es-
confortées dans ce qu’elles pensent, tant cette approche est rationnelle, lo- pèce. C’est l’instinct de survie.
gique et cohérente. En Psycho-Somatologie ou Psycho-Biologie, ce qui compte, c’est de com-
Cela ne veut pas dire qu’il faille rejeter la médecine et ses traitements. Il faut prendre le double aspect de l’humain, ses composantes animale et humaine.
réfléchir avec un peu de bon sens, sans dogmatisme, avec tolérance. Cer- Les maladies de peau sont très fréquentes, surtout chez les enfants car c’est
tains traitements sont très utiles à certaines phases de la maladie, à d’autres tout le relationnel mère-enfant /père-enfant qui est en jeu dans la recherche
moins. Mais par contre il est une certitude, c’est que, si le conflit biologique de protection. Comme tout animal, c’est d’abord de sécurité, de protection
n’est pas solutionné à 100%, le résultat des traitements quels qu’ils soient se- dont a besoin un enfant, ce qui n’empêche pas les câlins affectueux.
ra très limité. Il y a donc complémentarité entre toutes les approches du ma- Depuis des millions d’années, l’enfant doit se construire.
lade, et c’est mon vœu le plus cher que nous puis-
sions tous œuvrer avec un seul objectif, le bien-être
La dermatologie est très La mère est la survie de l’enfant bébé, quelle que soit
du malade, lui donner le maximum de chances de riche en symboles, en cor- l’espèce. C’est elle qui le nourrit, le protège, le surveille
et l’éduque jusqu’au sevrage. Pour tout nouveau-né, le
sortir guéri et grandi de sa maladie. Le fait de mieux respondances affectives, plus important est la nourriture et le contact de peau à
comprendre l’aspect psychosomatique du « mal-a-
dit » ne suffit évidemment pas à guérir. parce que dans ces conflits, peau avec la mère. C’est VITAL.
La connaissance libère quand on peut mettre des l’individu est mal dans sa Pour survivre, il faut réussir instant après instant.
Quand il est sevré, le bébé est toujours collé à sa mère,
mots sur les maux. Ensuite, il faut insuffler quelque
chose de plus à cette connaissance pour la transfor-
peau, et cela se voit c’est fondamental pour sa survie. En effet, l’enfant est
toujours vulnérable car il n’a pas encore fait l’acquisi-
mer en guérison, c’est la Liberté et l’Amour.
tion des dangers. Il n’a intégré ni les distances, ni la no-
Et oui, encore et toujours l’Amour ! C’est-à-dire un changement de compor-
tion de temps, donc les notions de danger. Lorsque le contact est établi entre
tement vis-à-vis des autres et de soi-même . 1
la mère et l’enfant de peau à peau, l’information est arrivée dans la zone post-
sensitive du cerveau de l’enfant et celui-ci s’endort tranquillement ; il se sent
Un peu de physiologie en sécurité.
La peau est un tissu de revêtement très souple, résistant, imperméable, Le premier contact dès la naissance est donc primordial. C’est l’activation de
constituant non seulement la couche corporelle protectrice externe (protec- la zone post-sensitive.
tion vis-à-vis des chocs, agressions physiques ou chimiques, pollutions di- La nature est très bien faite. Dans la nature, la femelle passe 90 % de son
verses, micro-organismes, rayons ultra-violets, etc.), mais également impli- temps au contact de son petit et les 10% de temps qui reste, le petit les passe
qué dans différents processus fondamentaux tels que la thermorégulation, avec d’autres membres du clan.
la défense immunitaire ou le métabolisme (synthèse de la vitamine D, des Les femmes indiennes, esquimaudes, africaines sont un bon exemple de
hormones, du sébum), sans négliger son rôle dans la perception sensorielle. contact de peau à peau entre la mère et l’enfant. Elles mènent leurs activités
Il s’agit de l’organe du corps humain à la fois le plus étendu et le plus lourd à longueur de journées, avec leur bébé au contact, et celui-ci dort comme un
(en moyenne 4 kilos chez l’adulte, et près de 2 m² de surface). bienheureux, il est rassuré.

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G
R La surveillance visuelle est un leurre. C’est le contact et la séparation qui sont Dans la généalogie, on retrouve chez ces malades la mort d’un grand-parent
intégrés en biologie animale. dont le deuil n’est pas fait. Il est souvent très difficile d’accepter le décès de
A Dans la nature, il n’y a pas surveillance visuelle mais contact très rapproché. personnes chères, surtout si le lien était très fort. Cette séparation peut res-
N Quelques maladies dermatologiques
ter active très longtemps, alors que la personne vit des séparations épiso-
diques, par exemple affectives. Ces dernières sont relativisées car non défi-
D au niveau de l’épiderme nitives, bien que douloureuses, mais avec en fond la séparation non réglée
avec un grand-père aimé, décédé.
Les maladies touchant cette couche superficielle sont très nombreuses, les
Dans l’histoire de naissance, qui a quitté la mer pour aller vivre à regret sur
principales sont l’eczéma, le psoriasis, les cancers spino- et basocellulaires,
D l’herpès, les verrues, etc.
terre ? On peut retrouver aussi des personnes ayant quitté un pays aux nom-
breuses côtes maritimes pour s’installer dans un pays sans aucun accès à la
Psoriasis
É Le psoriasis est une maladie inflammatoire de la peau d’origine inconnue et
mer. On retrouve le conflit de double séparation : un conflit actif, séparation
à la mer ; un conflit résolu, on survit sur terre.
C non contagieuse. C’est une affection très fréquente (2% de la population).
C’est aussi le cas de cette femme née dans un contexte de jalousie para-
Il se caractérise par des lésions rouges recouvertes de squames épaisses
O blanchâtres. Cette dermatose évolue de façon chronique avec des pous-
noïaque du père, soupçonnant sa femme d’avoir un amant. L’enfant qui est
née a déclaré son psoriasis à 20 ans, à la mort de sa grand-mère qui l’avait
sées entrecoupées de périodes de rémission de durée variable au cours des-
D quelles les lésions sont minimes. Aucun traitement permettant la guérison
élevée et à la rencontre d’un homme après la séparation avec le précédent,
ce qui lui permettait de quitter la maison familiale. Une séparation active et
A n’est connu ; le traitement proposé permet unique-
une résolue.
ment de contrôler l’évolution de la maladie, en favo- Les maladies touchant
G risant la régression transitoire plus ou moins complète
le derme sont aussi liées
Dans l’histoire de naissance, la mère aurait tant voulu par-
tir avec son amant, mais cela était impossible à cause des
des lésions. Dans cette dermatose, l’épiderme se re-
E nouvelle trop rapidement, en seulement quatre à six à des conflits de perte menaces de son mari jaloux, ce qu’elle prenait au sérieux. Il
aurait pu la tuer. Elle se rend alors compte qu’elle n’aura ja-
jours, au lieu des 28 jours habituels pour les cellules de contact, mais avec mais sa liberté de partir et qu’elle a eu tort d’entamer cette
normales de la peau.
Interprétation psychosomatique la tonalité d’atteinte de relation extra-conjugale. Dans son cerveau, est inscrit que,
quand on a tort, ça tue. D’autant que, dans la généalogie,
Si deux personnes se fréquentent un certain temps l’intégrité et recherche
un grand-père s’est tué parce qu’il avait eu tort à son âge
mais qu’elles n’ont pas de projet commun pour vivre
ensemble, la séparation est alors inscrite dans l’in-
de protection... de monter sur le toit et qu’il est tombé de l’échelle.
Ah, quand le « torttue » ! Pour se protéger, rien de tel que
conscient chez les deux (« brève » rencontre sexuelle).
la carapace de la tortue face au prédateur, notamment le
D’ailleurs, ils se séparent gentiment. Et si, pendant ce
bec des oiseaux aux Galápagos, mais aussi les crocs des carnivores. En cas
temps, un des rapports sexuels est fécondant et que, pour des raisons tech-
d’attaque, il faut faire le dos rond, mettre une carapace et rentrer la tête de-
niques ou autres, il n’y a pas d’interruption de grossesse, l’enfant va naître.
dans.
Celui-ci est alors inscrit dans un double projet inconscient de séparation par
Impétigo
ses deux parents lors de son histoire de naissance.
L’impétigo est une dermatite fréquente chez les enfants, le plus souvent
Toute sa vie, il devra exprimer le SENS de ce projet inconscient, la double sé-
avant 7/8 ans. Il se manifeste surtout au niveau du visage, notamment sur le
paration. Et il aura toujours dans sa vie des objets de séparation, lui faisant
pourtour du nez et de la bouche. Il peut cependant apparaître sur d’autres
beaucoup de peine et qui surviendront deux par deux.
parties du corps comme le cuir chevelu, les bras et les jambes.
Il vivra cela par besoin et non par envie, puisqu’il en souffre.
Interprétation psychosomatique
Nous croyons que c’est notre destin, parce que nous n’avons pas d’explica-
Comme toute éruption de l’épiderme, le conflit est un conflit de sépara-
tion. Mais l’explication y est, dès que nous comprenons les lois qui président
tion-souillure, avec ici une dévalorisation de l’enfant par l’adulte, ou un plus
à cela. Pour le psoriasis, le conflit de double séparation est un peu subtil à sai-
grand.
sir. Il faut 2 phases de séparation dont l’une est en conflit actif, et l’autre en
Impétigo vient du latin « impetere » = se jeter sur, attaquer.
phase de réparation. À ce moment-là, les plaques de la maladie apparaissent,
Les lésions étant surtout autour de la bouche et des narines, cela évoque
comme une carapace de protection. Lorsque les deux conflits sont en phase
chez le nourrisson une séparation au sein maternel qui a été faite dans le re-
active, cela ne se manifeste pas. Dès que l’un des deux conflits est résolu,
gret de la mère, le plus souvent pour placer le bébé à la crèche. Privé du sein,
par exemple grâce une nouvelle relation, la plaque apparaît. Si le deuxième
il va se jeter sur la nourriture de façon impétueuse.
conflit est solutionné à son tour, la poussée disparaît, c’est une rémission.
Autour de la bouche, c’est aussi l’enfant que l’on oblige à cesser le biberon
Dans la biologie animale, cela évoque une peau à écailles, comme chez
en le dévalorisant : « Tu n’es qu’un bébé ! Quand vas-tu devenir grand ? Etc. »
les poissons, la tortue, les reptiles, etc.
Ou parce qu’il se salit trop en mangeant, et qu’on lui essuie la bouche bruta-
Ce sont des animaux à sang froid, et l’on retrouve souvent chez ces malades
lement en le malmenant, en le traitant de « sale petit cochon » ! Il se sent (sen-
de psoriasis, des situations où il faut « garder son sang-froid ».
tir = narines) attaqué.
Une autre possibilité est la comparaison avec la peau du dauphin. Cet ancien
Au stade infectieux, cela signifie que le conflit est relativisé, donc résolu en
mammifère terrestre est devenu marin, et pour évoluer dans son nouveau
pratique. Cela explique les fréquentes récidives chez les mêmes enfants. Ce
milieu, sa peau se renouvelle toutes les deux heures. Ce qui lui permet des
n’est pas contagieux, contrairement à ce qui est dit.
performances exceptionnelles dans l’eau.
Pour l’homme qui passe du milieu aquatique au milieu terrestre à la nais-
sance, c’est l’effet inverse. Un peu comme le « poisson de sable », un saurien,
Quelques maladies dermatologiques
avec ses écailles de kératine. au niveau du derme
Le conflit serait de devoir quitter le milieu marin pour aller vivre sur terre. Le derme est fait d’un tissu conjonctif richement vascularisé. Quand le
Le dauphin redevenu saurien, belle dévalorisation pour certains ! derme est touché, il y a le plus souvent une effraction, un déchirement de la
Le soleil et la mer ont la réputation de faire disparaître la poussée de la mala- couche sus-jacente, l’épiderme. Après réparation du derme, l’épiderme cica-
die. Cela n’est pas étonnant puisque symboliquement, c’est la retrouvaille de trise. Les maladies touchant le derme sont aussi liées à des conflits de perte
papa (soleil) et maman (mer) ensemble, solution des deux conflits. Notam- de contact, mais avec la tonalité d’atteinte de l’intégrité et recherche de pro-
ment les séjours au bord de la mer morte (retour en milieu aquatique marin) ! tection, ou de mettre une barrière de protection.

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G
Ces organes génitaux, bien cachés à l’abri chez les humains, sont symboli- R
sés au niveau du visage.
La partie humaine, le jugement, fait que le sujet juge que ce passage à l’acte A
survient trop tôt, qu’il est trop jeune, qu’il ne saura pas y faire, etc.
D’autant, ne l’oublions pas, que l’adolescent est sous le contrôle biologique
N
inconscient des parents, et surtout du père. Il est en pat hormonal : le petit D
mâle n’a pas le droit aux femelles, et les petites femelles n’ont pas le droit à
un autre mâle que le dominant du « troupeau ».
Les ados qui sont passés à l’acte, jeunes, sans se poser de questions, ou avec
l’autorisation ou l’encouragement des parents, ne font pas d’acné. C’est pour
D
cela qu’ils sont une grande minorité dans notre civilisation (pas si évoluée É
que ça !). Nous voyons bien que le lien hormonal a une influence évidente.
D’ailleurs, chez les jeunes filles, la médecine traite l’acné avec certaines pi- C
lules contraceptives.
Le conflit de dévalorisation : plaire et passer à l’acte biologique ou ne pas
O
plaire pour rester « sage ». D
Complexe des adolescent(e)s qui ont perdu leur place de 8° merveille du
monde pour la mère. Voir le complexe d’Œdipe. A
C’est un ressenti. « Je ne suis plus le plus beau bébé du monde » !
La lésion est liée au mésoderme ancien (derme), cela crée les comédons en
G
phase conflictuelle. E
En conflit résolu en pratique, cela répare par l’infection des comédons, sous
forme de petits abcès.
Si je plais ou ai besoin de plaire, les microbes viennent réparer très vite.
Et le jeune se trouve alors encore plus moche. Il « perce » ses boutons, alors
que le cerveau tente de réparer par la masse, donc ça répare encore plus fort.
Si je n’ai pas à plaire ou qu’on me laisse, alors je me trouve à nouveau moche,
nul… et cela recommence.
Cela devient un conflit et une réparation en balance.
Comme c’est la couche dermique qui intervient, le relais est au cervelet, et
celui-ci est lié à la protection maternelle.
C’est comme si l’adolescent(e) attendait le feu vert de maman pour passer
à l’acte.
Le ressenti d’atteinte de l’intégrité se manifeste par la souillure, la vexa- En attendant, il place une barrière de protection pour ne pas le faire.
tion, la mutilation. L’éruption (« j’ai le feu au… visage ») montre que le jeune est en pleine atti-
Acné rance sexuelle, mais il n’ose pas.
L’acné est une maladie chronique du follicule pilo-sébacé (glandes sécrétant Je me souviens de ce jeune garçon de 17 ans, beau comme un astre, comme
le sébum, à la racine des poils), qui survient à l’adolescence (autour de la pu- disait avec fierté sa mère. Il travaillait très bien en classe, et c’était une priori-
berté) et qui est liée à l’hypersécrétion de sébum (hyper-séborrhée) et à des té absolue pour elle. Elle avait donc interdit toute sortie durant toute l’année
anomalies de la kératinisation, qui aboutissent à l’obstruction du canal excré- scolaire. Pourtant il plaisait à de nombreuses filles ! Comment faire pour les
teur du follicule pilo-sébacé et à la formation de comédons. dissuader de le « harceler » ? Son cerveau a trouvé la solution pour qu’il ne
Ce sont des lésions papulo-pustuleuses localisées surtout au visage et à la passe pas à l’acte, l’acné du front, des joues, en bref de toute la face. Il était
partie supérieure du thorax (le décolleté chez les filles). défiguré, le beau gosse !
C’est une maladie extrêmement fréquente, affectant 80 à 90% des adoles- À l’arrivée des vacances d’été, il avait réussi ses cours sans problème, et la
cents, à des degrés divers. Les « boutons » sont plus ou moins étendus, selon mère lui donnait alors « feu vert » pour tout l’été. Il pouvait sortir autant qu’il
la période de l’année. La puberté joue bien sûr un rôle avec la poussée hor- le souhaitait, et il ne s’en privait pas, allant de conquêtes en conquêtes. En
monale (androgènes et œstrogènes), mais l’acné n’est pas due à ces troubles quelques jours, il retrouvait une peau parfaite. Dès la reprise des cours, il se
hormonaux, comme on peut le lire par-ci, par-là. Pour qu’il y ait maladie, il recouvrait d’acné pour toute l’année scolaire.
faut qu’il y ait un conflit biologique. Si c’était uniquement hormonal, on au- Et l’on prétend que l’acné est améliorée par le soleil ! Les grandes vacances
rait 100% des jeunes qui feraient de l’acné. Et il y aurait de l’acné ailleurs que seraient en hiver, on dirait que c’est le froid qui améliore l’éruption !
sur ces parties du corps. À défaut de solutionner le conflit en Conscience, quelques petites astuces
Interprétation psychosomatique peuvent aider en attendant la guérison spontanée avec l’âge, vers 18-19 ans.
Conflit de dévalorisation et de souillure, à connotation sexuelle, le plus Il s’agit de supprimer les miroirs, surtout grossissants, et de se regarder sur
souvent à la puberté. Le visage est la localisation la plus fréquente. des vitres teintées, ce qui évite de voir les boutons. En homéopathie, pour
Le conflit biologique naturel animal de l’acné est un conflit sexuel, trans- « s’éloigner » de maman, je conseillerais Pulsatilla.
posé au visage. C’est le moment biologique du passage à l’acte sexuel, à la Nous comprenons mieux, grâce à l’analyse psychosomatique, pourquoi cer-
puberté. taines personnes continuent à avoir de l’acné jusqu’à 35-40 ans !
Dans la nature, dès la puberté, il peut y avoir passage à l’acte, comme chez Zona
certaines ethnies reculées de certaines contrées d’Amazonie ou d’Afrique, ou Le zona est une affection neuro-dermatologique, dont le point de départ est
dans certaines cultures où les filles étaient mariées dès la puberté. dans le derme. Les relais au cerveau sont dans le cervelet. Il se manifeste par
Chez l’animal, cela se voit au niveau des organes génitaux externes. Les gue- des douleurs sur le trajet d’un nerf (névralgie) périphérique, suivies d’une
nons en « chaleur » ont une hypertrophie des lèvres vaginales pour attirer éruption cutanée sur ce trajet. L’éruption est faite de vésicules.
le mâle. Il est le plus souvent unilatéral.

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R C’est en phase de conflit résolu que ça rebouche ; il y a multiplication des adi-
pocytes et formation du lipome. La guérison se termine grâce aux bactéries.
A Quand on guérit, la 1° fois, cela disparaît complètement, mais la 2° fois, cela
reste comme si c’était une réserve de graisse à disposition.
N Un jeune homme de 20 ans cesse une relation amoureuse dans des condi-
D tions dévalorisantes, peu élégantes et décide alors de couper avec tous les
copains. Pendant 3 ans, il évite de retourner dans les mêmes endroits pour
éviter de les rencontrer. Au point de croire qu’il était suivi et épié. Il regardait
souvent derrière lui, et se sentait jugé en permanence.
D Quand toute l’histoire s’est tassée, le lipome est sorti en haut du dos, au ni-
É veau de la première dorsale.
Le conflit programmant : vers l’âge de 5 ans, il est chez des amis avec ses pa-
C rents. Il prend un jouet qu’il ramène chez lui. Son père l’a beaucoup gron-
dé, a rapporté le jouet et s’inquiète : « Qu’est-ce qu’on va faire de lui s’il com-
O Le plus fréquent est le zona intercostal. Il existe aussi le zona ophtalmique
mence à voler ? »
(branche ophtalmique du trijumeau). La maladie peut laisser des séquelles
D surtout de type névralgiques, parfois insupportables. Officiellement ce se- Il a toujours eu peur depuis d’être mal jugé.
Le lipome était gros comme un œuf. Un mois après la prise de conscience, il
A rait une maladie virale, le virus étant le même que celui de la varicelle (vari-
celle zoster virus) ! avait coulé et il ne restait plus rien.
Les lipomes de la face correspondent au conflit de : « on me rit au nez, on se
G Interprétation psychosomatique
moque de moi ouvertement ». « Qu’est-ce qu’elle a ma g… ? »
Le conflit est une séparation avec souillure, « moche », avec une tonalité de
E projet de séparation à cause de dissensions importantes. « Il faudrait couper
la relation, elle est trop moche ». Dans le zona intercostal, le conflit est avec un La Psycho-Bio-Généalogie est un art médical scientifique nécessitant
membre de la fratrie, ou du clan plus ou moins proche. un maximum de connaissances de bases (anatomiques, physio-patholo-
giques, neurobiologiques, embryologiques, etc.). C’est d’une précision ab-
Quelques maladies dermatologiques solue dans les correspondances psychobiologiques. Cela ne veut pas dire
que seuls les médecins sont compétents pour exercer cette discipline. L’ana-
au niveau de l’hypoderme lyse nécessite de la rigueur scientifique. C’est la première partie du che-
Dans la nature, être gros est seulement une chance de survie. Il faut être fort min vers la guérison. Cela permet au malade de comprendre le sens du
et imposant pour la survie. Les gros mammifères, et plus généralement les « mal-a-dit ». Mais cela ne suffit pas. Comme j’ai coutume de dire, la connais-
gros individus, sont rarement victimes de prédateurs, hors l’Homme et son sance libère, mais c’est l’Amour qui guérit.
fusil. Le conflit de silhouette est, en Psycho-Somatologie, le résultat de la L’analyse biologique apporte la connaissance de la réelle raison de la mala-
peur d’être trop petit et fragile et en danger. Il faut donc devenir fort. die, et non pas de la raison apparente, raison officielle qui arrange tant de
Dans un programme biologique de survie (PBS), la Psycho-Somatologie monde. Cela évite de se remettre en question soi-même en accusant autrui
montre deux attitudes : la fuite ou l’affrontement. de ses problèmes, ou en rendant responsables de ses maladies les microbes,
La fuite reste aléatoire. Le conflit n’est jamais résolu, la personne est en stress. le froid, la chaleur, l’accident, etc.
L’affrontement et la protection sont beaucoup plus performants. L’analyse permet souvent de trouver une solution pratique à un problème
Le conflit de silhouette signifie que la personne n’a pas le corps dont elle puisqu’elle a permis de faire le lien entre la situation conflictuelle vécue avec
rêve, mode oblige ! C’est un conflit psychologique d’esthétique. Or, celui- son ressenti et la maladie. Mais cette solution pratique ne permet au mieux
ci n’existe pas dans la Nature. qu’une rémission de la maladie et non une guérison, n’en déplaise à certains.
Mais elle a le corps dont elle a BESOIN, par identification animale, pour faire Il est nécessaire d’aller plus loin dans l’exploration de l’inconscient personnel
face à un danger. C’est inconscient, virtuel ou imaginaire, mais cela est. La ga- et généalogique de la personne.
zelle est mince et court vite, mais elle est plus en danger que l’hippopotame
ou que l’éléphant. Or, nous sommes des humains et pas seulement des ani- 1. Voir mon livre, « Chemin de Vie, Chemin de Guérison »
maux, et ce n’est que la peur qui fait changer de silhouette. La seule façon
que l’on a de modifier sa silhouette adulte est la graisse. Que ce soit par rap-
port à soi ou au regard de l’autre !
Lipomes et liposarcomes
Un lipome est une tumeur bénigne du tissu adipeux qui se présente comme
une tuméfaction souple ou molle située sous la peau. Insensible mais parfois
gênant en raison de sa situation ou de son volume, le lipome est stable mais
il peut discrètement augmenter au fil des années. S’il est nécessaire, son trai-
Diplômé de la faculté de médecine de Paris, Jean-Claude Fajeau a
tement relève d’une ablation chirurgicale simple. Le liposarcome est le can-
exercé en homéopathie, acupuncture et médecine manuelle pendant
cer du tissu graisseux. 20 ans en France avant de s’orienter vers la psychothérapie et de se
Interprétation psychosomatique consacrer à la recherche en psychogénéalogie. Il est notamment l’au-
Le lipome est une boule de graisse localisée, la cellulite chez la femme est teur des livres « Guérir, un acte d’amour », « La maladie, un deuil inache-
plus large. vé », « Le malade face à la maladie » et « Chemin de vie, chemin de guéri-
Il est corrélé au conflit de silhouette localisé, de disgrâce, de dévalorisa- son » (éditions Philae). Avec son épouse Corinne, il anime des ateliers
tion esthétique localisée (auto-jugement). et conférences en Suisse. www.centrephilae.com.
C’est associé alors à un conflit de diagnostic au quotidien. La graisse est du
mésoderme nouveau, contrôlé par la moelle du cerveau.
En conflit actif, ça creuse, et cela passe inaperçu. C’est la nécrose du tissu adi-
peux. Dans la dévalorisation de faiblesse, la personne renonce à l’affronte-
ment, elle n’a plus besoin de faire « gros ».

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CAHIER
Février 2017

DéCODAGES AVERTISSEMENTS
1. Le décodage apporte un regard neuf sur les maladies et leur sens biologique, psychologique ou symbolique. Cet
éclairage nouveau peut vous aider, mais soignez-vous en accord avec votre médecin.
2. Les auteurs de ce cahier sont tous formés à la médecine nouvelle, à la biologie totale ou au décodage biologique des
maladies. Leurs décodages peuvent cependant être divergents, voire contradictoires. Nul ne prétend détenir la vérité.

DéCODAGE LA MUCOVISCIDOSE
280 ou je vis si je dose

E
n 2008, un jounaliste écrivait à propos de la taine dose, un certain dosage de quantité et/ou Le bouchon
mort du chanteur Grégory Lemarchal, qu’ « à de temps, ou si l’effort est dosé.
l’époque de tous les progrès, il est insensé que Faire un bouchon est la solution parfaite du cer-
Le sens biologique veau inconscient face au stress provoqué par ce
des maladies brisent encore des jeunes dans la force
conflit. Le mucus mute pour devenir plus épais
de l’âge ». En vue d’aider toutes celles et ceux qui Dans le « Dictionnaire des Codes Biologiques des
Maladies » qu’il supervise, Eduard Van den Bo- et collant. Nous proposons donc de réfléchir éga-
sont confrontés à cette maladie, il nous a semblé
gaert livre le fruit des recherches de Claude Sab- lement à la question suivante : quand et où au-
important d’en rechercher le sens biologique pro-
bah et d’autres thérapeutes en la matière. rait-il été vital d’avoir un bouchon sous la main ?
fond. Une fois ce sens compris, une fois les rap-
Le conflit principal à l’origine de la mucoviscidose Pour éviter la noyade ? Pour mettre un frein à un
ports faits avec les événements de leur vie fami-
peut s’énoncer de la sorte : « je dois ralentir, faire alcoolisme ? Pour empêcher l’introduction du
liale, celles-là et ceux-ci auront sans doute plus de
accrocher, m’opposer au glissement… pour réus- sperme ?…
chance de grandir et de guérir.
sir la survie dans un contexte de vie ou de mort ». La maladie étant congénitale, c’est bien sûr prin-
La maladie Au lieu d’emprunter le toboggan, il faut s’accro- cipalement dans la vie des parents du malade
cher dans une tonalité vitale. Bref, il faut freiner pendant la période pré-natale, ainsi que dans les
La mucoviscidose est un trouble génétique qui
des quatre fers pour survivre. Exemple : avant mémoires familiales, qu’il convient d’axer la re-
affecte le fonctionnement des glandes exocrines
l’accouchement, la mère enceinte de neuf mois cherche en vue de la déprogrammation. Le travail
de l’organisme ( = les glandes qui déversent des sur les conflits de l’enfant sera par ailleurs utile
substances dans le milieu extérieur, comme la et en grand stress, se disait à propos de l’enfant
« pourvu qu’il ne glisse pas », parce que son gy- pour éviter l’aggravation de la maladie et solu-
salive), suite à une production trop importante tionner les conflits secondaires qui seront géné-
de protéines, ou de chlore et de sodium. Les at- nécologue était en vacances, ou parce qu’elle ne
voulait pas accoucher ce jour-là (un vendredi 13 !). rés par son état, par la peur d’étouffer et le pro-
teintes pulmonaires sont les plus fréquentes et nostic négatif relatif à l’évolution de la maladie.
Le conflit psychologique du parent deviendra le
les plus graves, par la sécrétion d’un épais et vis-
conflit biologique de l’enfant et la solution biolo- L’escargot
queux mucus, qui obstrue les bronches, ce qui
gique gagnante que ce dernier mettra en œuvre
entraîne des complications qui peuvent être mor- Remarquons enfin que nous avons un bel
sera : avoir un mucus épais qui ne glisse pas.
telles par le biais d’un cercle vicieux d’hypersécré- exemple sous les yeux, dans nos jardins, de l’utili-
Une autre piste est celle des mémoires vitales en
tion et d’inflammation. Au niveau digestif, le pan- sation du bouchon de mucus comme solution de
lien avec une substance ou un objet (ou un simple
créas est atteint, ce qui entraîne un risque de ca- survie : l’escargot, qui s’enferme dans sa coquille
représenté dans le cerveau) visqueux. Si la survie
rence alimentaire. d’un ancêtre était en jeu au moment où il était en et se protège grâce à son bouchon, qui se dé-
L’étymologie prise avec ce conflit, cela passera comme solution place, qui progresse aussi, très lentement, grâce
de survie dans les générations suivantes, et un de à son mucus, ce qui lui demande une dépense
Le mot mucoviscidose vient du latin « mucus » = ses descendants pourra être affecté de la maladie. énergétique considérable, au point qu’il préfère
morve ou liquide visqueux, du latin « viscum » = Étant donné l’implication principale du pancréas souvent utiliser un mucus déjà existant.
glu, et du grec « dosis » = action de donner. C’est d’une part, des poumons et bronches d’autre Nous voulons parfois prendre exemple sur le gas-
bien la maladie qui donne un liquide visqueux part, il est également intéressant de rechercher téropode baveux et aller aussi lentement que lui.
qui colle. La « dose », employée seule, détermine les sous-tonalités conflictuelles suivantes : Mais cette solution de survie, il est possible de s’en
quant à elle une mesure de quantité. Doser, c’est • conflit avec des choses indigestes et mor- débarrasser lorsqu’elle n’a plus de sens pour nous
donner plus ou moins, nous dit l’étymologie. telles, « c’est ignoble ce qu’on me fait là »… ; et qu’au surplus elle occasionne une maladie po-
• pas de « débouché » dans la vie, menace de tentiellement mortelle. Réapprenons le plaisir du
L’écoute du verbe
perdre le petit territoire qui reste (ce qui pour- toboggan : lâcher prise et se laisser glisser.
Mucoviscidose = mue / co / vis / si / dose = je mue rait entraîner la mort) ;
« avec » ; ma mutation, ma maturité est rattachée • l’angoisse panique d’étouffer, par incapaci-
à quelqu’un ; et je vis « si », donc je ne suis pas sûr té d’aspirer le morceau d’air, d’où la nécessité Bernard Tihon
de vivre, ma vie est en jeu, je vis s’il y a une cer- d’économiser l’oxygène.

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DéCODAGE LES DOIGTS DE LA MAIN
281
Le pouce Les expressions son traumatisme. Le violeur au-dessus avait-il
44 ans ?
Il a plusieurs sens. Le pouce est d’abord un Concernant les doigts de la main, les expres-
curseur identitaire. C’est son empreinte qui fi- sions courantes que nous utilisons sans y prêter Un cas de syndactylie
gure sur nos papiers d’identité. Un problème sens sont évidemment essentielles pour confir- Une femme vient au monde avec le majeur et
au pouce peut provenir d’un stress identitaire. mer et préciser tous ces propos : Manger sur le l’annulaire collés entre eux. En remontant son
Le pouce peut exprimer le besoin d’une pause pouce ; Pouce ! ; Se fouler les pouces ; S’en mordre arbre, on découvre une problématique de filles-
ou d’une demande de paix, ce que les enfants les pouces ; Ne pas céder un pouce de terrain ; Su- mères sur plusieurs générations. Des femmes
disent tous dans une cour de récréation. Un be- cer son pouce ; Avoir les mains pleines de pouces qui n’ont pas pu construire leur vie amoureuse
soin d’aide qui ne vient pas ? Sucer son pouce (maladresse) ; Donner un coup de pouce ; Avoir le comme elles le désiraient. Elle-même éprouve
nous ramène à l’oralité, un besoin éventuel de pouce vert ; Mise à l’index ; Index des prix ; Témoin « des difficultés à concevoir une union durable
rester dans l’enfance. Il nous renvoie également auriculaire » ; Ne pas bouger ou lever le petit doigt avec un homme, encore moins dans le cadre du
au goût et à la mère. (ne rien faire). mariage. La symbolique de ce cas de syndacty-
Expressions générales concernant les doigts lie est claire : réunir le plaisir de la sexualité et
L’index
le mariage est impossible. C’est comme un rêve
Il parle principalement d’un sentiment d’ex- Obéir au doigt et à l’œil ; à un doigt de… ; Avoir inaccessible auquel le cerveau inconscient ap-
clusion, suite à un jugement accusateur, du doigté ; Avoir les doigts dans le nez (être pares- porte sa solution adaptative parfaitement « ina-
lorsqu’après avoir été montré du doigt, on peut seux) ; Faire quelque-chose les doigts dans le nez daptée ».
se sentir exclu du clan. L’index est lié à l’odorat. Il (très facilement) ; Unis comme les 5 doigts de la On notera que, d’une manière générale, lorsque
donne la direction et, à ce titre, peut parler d’un main ; Savoir sur le bout des doigts ; Filer entre les les doigts sont palmés dès la naissance (reliés
stress lié à l’engagement dans une voie. doigts ; Avoir des doigts de fée ; Le doigt dans l’en- par un morceau de peau), on pourra bien sûr
grenage ; ettre le doigt sur quelque chose (deviner, s’intéresser à la nature symbolique des doigts
Le majeur comprendre, eureka !) ; Montrer du doigt ; Ne rien en question. Mais cela nous renverra en pre-
savoir faire de ses 10 doigts ; Se faire taper sur les mier questionnement à d’éventuelles mémoires
C’est le doigt de la sexualité et par conséquent,
doigts ; Se fourrer le doigt dans l’œil. de noyade dans la généalogie, lesquelles ou la-
du toucher. Mais aussi bien évidemment de la
majorité. Que représente-t-elle à mes yeux ? Les histoires quelle ne sera pas loin au-dessus.
Un doigt d’honneur nous renvoie à la sexualité,
mais aussi à l’expression d’une violente colère. Pour conclure, en plus de tout ce qui a été évo-
Un panaris sur l’auriculaire qué, on peut ajouter qu’un problème aux doigts
En médecine chinoise, le majeur est en lien avec
L’auriculaire est le doigt du secret. Lorsqu’il se peut renvoyer à un stress de réaliser un geste
le cœur et l’équilibre de la sexualité.
manifeste, il peut nous parler d’un stress qui précis de ses mains : une action manuelle qui
L’annulaire nous pèse par rapport à la difficulté de conser- pose ou a posé problème. Un geste que l’on ne
ver un secret, comme, par exemple : une histoire veut vraiment plus faire, qui est vécu comme
C’est le doigt de l’anneau, celui qui porte l’al-
cachée de filiation ou des infidélités mal vécues : dévalorisant, une chose dont on ne veut plus se
liance après le mariage. Un problème le concer- ainsi, une jeune fille musulmane a développé un saisir ? Enfin, c’est souvent avec les mains qu’on
nant pourra bien évidemment renvoyer aux panaris sur l’auriculaire droit tandis qu’elle de- donne et qu’on reçoit. Quel stress aurais-je donc
stress de mariage rompu. Le mariage est-il de- vait absolument cacher une relation amoureuse à donner ou à recevoir ?
venu insupportable ? On notera que ce type de à ses parents. Prise en tenaille entre le besoin de
stress peut également se reporter sur l’anus qui vivre cet amour naissant et sa loyauté envers ses
symbolise également l’anneau. Même si ce n’est parents, son clan et sa culture, ne pouvant gérer Emmanuel Ratouis
pas très plaisant à évoquer, c’est exactement son stress, c’est son auriculaire qui est devenu
ce dont parle une fissure anale : la difficulté à son parfait support d’expression.
rompre un mariage avec une notion de crasse
accomplie par le/la conjoint(e). L’annulaire est le Accident
doigt de la vue. Un homme de 43 ans se coupe le majeur (doigt
L’auriculaire de la sexualité) en bricolant avec une scie sau-
teuse. C’est absolument terrible pour lui car il
C’est le doigt du secret. En rapport avec l’ouïe, il était professeur de violon, à la limite d’une car-
nous parle des non-dits et des mensonges. C’est rière de concertiste. En remontant son arbre, on
son côté : « mon petit doigt m’a dit ! » Culpabilité découvre qu’il portait une puissante mémoire
possible par rapport à ce qu’il aurait fallu faire : de viol. Jouer du violon lui permettait de « s’oc-
« je le savais, mais je n’ai pas levé mon petit cuper » de la souffrance des victimes de son
doigt ! » clan. La prise de conscience s’est opérée après

Psyschogénéalogiste spécialiste des liens entre les histoires familiales et les prises de risques, Emmanuel Ratouis est
l’auteur des livres « Pourquoi j’aurais dû mourir en montagne », « Cent histoires pour mieux comprendre l’inconscient fami-
lial qui nous gouverne » et « Nos accidents ont-ils un sens ? » (Éd. Les Méandres). Il partage aujourd’hui sa vie entre les ex-
péditions lointaines, son métier de guide de haute montagne, l’écriture et les consultations en analyse transgénéra-
tionnelle. www.tupilak.com

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DéCODAGE LA LEUCéMIE
282 ou la dévalorisation dans les liens de sang

Q
ui est atteint jusqu’à la moelle et veut ra- si d’un mot grec, « haima », qui veut dire sang. qui se traduira d’un point de vue biologique par
jeunir, unir sa rage contre la mort et la Avoir la leucémie, c’est se faire du sang blanc, ce une augmentation des cellules jeunes (blastes)
vieillesse pour solutionner une dévalori- n’est pas pour rien que cette affection est carac- des globules blancs.
sation familiale, a besoin d’un maximum de cel- térisée par l’augmentation considérable des glo- En phase de conflit actif, le sens de la maladie
lules jeunes dans son sang pour se reconstruire. bules blancs. Le blanc est signe de pureté, de vir- est de détruire la moelle osseuse. « Qu’il ne reste
Maternité ne rime pas toujours avec ginité : quelle est la faute dans le clan familial de plus rien de moi, puisque je ne vaux rien. » Si
maturité sang dont on a gardé la culpabilité et qu’il s’agit nous nous sentons profondément dévalorisés et
d’épurer, de blanchir ? qu’il n’est pas possible de parler ou de crier, les os
Nelly n’était pas mariée et elle voyait occasion- Leucémie = leu / sème / hi = le loup souffle sur la se démontent littéralement, parce que nous ne
nellement son petit ami lorsqu’il revenait de l’ar- maison de paille du petit cochon et sème la peur méritons même pas de subsister après cette vie
mée pour ses permissions. Le guerrier de retour dans la famille. « Leu » est une forme ancienne en tant que squelette. Il vaut donc mieux com-
voulait s’affirmer et la poussa à faire des choses désignant le loup, comme dans l’expression « à mencer dès à présent à le dissoudre. Cette des-
sexuelles qu’elle ne comprenait pas très bien et la queue leu leu ». Qui a peur du grand méchant truction est indolore. C’est après la solution du
qu’elle ne parvenait pas à refuser. Elle avait peur loup ? Qui est le loup, l’homme violent, dans le conflit qu’apparaît la leucémie. Les bâtisseurs
de ses parents et surtout de son père. Jusqu’au clan familial, celui face à qui on est comme un de la vie vont reconstruire les os démontés et la
jour où un enfant fut conçu. Elle craignait d’être petit cochon de lait ? moelle qui fabrique les globules du sang. Pen-
rejetée par sa famille et elle ressentit sa materni- Sang blanc = semblant = faire semblant de vivre, dant cette phase, c’est une véritable efferves-
té comme une profonde dévalorisation dans le d’être heureux. cence dans l’organisme, les matières premières
clan familial. Elle prit aussi un coup de vieux car sont préparées en abondance pour que la ré-
elle fut projetée brutalement dans le monde des Le sens biologique
paration soit solide et efficace, d’où la surabon-
adultes, des parents. Les choses s’arrangèrent La leucémie est liée au dysfonctionnement des dance de cellules sanguines jeunes.
comme c’est souvent le cas, par un mariage et os et plus particulièrement de la moelle osseuse
une naissance dite prématurée. Mais cet enfant La guérison
qu’ils renferment et où sont fabriquées les cel-
conçu hors mariage s’est imprégné du grand lules qui vont constituer le sang. Il s’agira donc Comme le dit Alain Scohy dans son « Guide des
stress maternel et peut-être, au cours de sa gé- principalement d’un conflit de dévalorisation maladies », la leucémie est un processus qui cor-
nération ou de la suivante, ce code s’exprimera mais, à la différence des pathologies ostéo-arti- respond à la reconstruction des tissus du sang
dans une maladie du sang à l’occasion d’un nou- culaires, il y aura ici une tonalité familiale : une et de la moelle osseuse. Si l’on sort de la peur
veau conflit du même type, histoire d’exprimer dévalorisation par rapport aux liens de sang. « Je de mourir de la leucémie et si l’on accepte d’en-
enfin cette rage. ne suis rien, je suis nul(le), dans le regard paren- tendre une autre façon de comprendre la vie, il
tal, à côté de mon frère (ma sœur), minable. » « Je n’y a pas grand-chose à faire pour guérir et profi-
La maladie
suis à bout de forces de devoir lutter pour main- ter encore de bien des années parmi les vivants.
La leucémie est caractérisée par une proliféra- tenir les liens de sang, pour trouver ma place Tout rentrera spontanément dans l’ordre une
tion incontrôlée de cellules précurseurs (blastes) dans mon milieu. » « J’ai été atteint(e) jusqu’à fois le processus de réparation achevé. Pour y
des globules blancs dans la moelle et dans le la moelle. » Étant donné qu’il existe plusieurs parvenir au plus vite, il est nécessaire de respec-
sang. On distingue les leucémies chroniques, types de leucémie, chacune aura des sous-tona- ter quelques conditions : le repos ; les boissons
où la prolifération ne s’accompagne pas d’un lités particulières. La dévalorisation prend sou- abondantes ; une alimentation équilibrée, com-
arrêt de maturation des précurseurs, des leucé- vent sa source dans des lieux de stress qui de- prenant aussi des sucres pris régulièrement ; des
mies aiguës où s’ajoute un blocage de leur ma- vraient être des lieux d’épanouissement, comme compléments de vitamine C en grande quanti-
turation, ce qui a pour conséquence d’une part la famille et l’école, par exemple à l’occasion du té. Cela ira d’autant mieux si le patient fait des
un excès de globules blancs jeunes, d’autre part divorce des parents ou d’un échec scolaire, l’en- projets pour remplir cette vie qu’il peut se don-
l’absence de globules blancs matures. Enfin, on fant ne répondant pas aux critères d’exigence ner et s’il en parle à ses cellules, celles qui écha-
parle de leucémie lymphoïde quand elle se dé- parentaux et de ce fait apparaissant comme nul faudent et rebâtissent en lui sa structure et ses
veloppe aux dépens des lymphocytes, et de leu- par rapport aux autres membres de la famille. liens familiaux, qui porteront ses nouveaux pro-
cémie myéloïde quand cela concerne les cellules Les parents placent la barre trop haut et l’enfant jets dans la réalité de son espace, de son temps
polynucléaires. se tue à y arriver pour leur faire plaisir et être ai- et de son âge.
mé. Dans les mémoires familiales, on retrouve-
L’étymologie et l’écoute du verbe
ra une dévalorisation généalogique due souvent Bernard Tihon
Le mot « leucémie » est formé du préfixe « leuco » à l’absence de protection du père, par exemple
et du suffixe « émie ». « Leuco » vient du grec « un père mort jeune, d’où un manque de sécuri-
leukos » qui signifie blanc. « Emie » vient aus- té et la nécessité de rajeunir toutes ses défenses,

InDEX DEs DécoDaGEs


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LE PLEIN DE SENS Témoignages & cas cliniques

L’ATAXIE DE FRIEDREICH UN DEMI AVANT-BRAS MANQUANT


Du grec ataxiā, signifiant « désordre », l’ataxie est une pathologie Une jeune fille de 22 ans qui passe des vacances à Valdibrucia com-
neuromusculaire qui consiste en un manque de coordination fine prend ma manière de penser comme thérapeute « hamérien » et
des mouvements volontaires. Le cervelet est le centre de la coordi- elle m’interpelle : « As-tu une idée du pourquoi je suis née avec un demi
nation fine des mouvements des muscles, tandis que l’information avant-bras gauche ? » J’avais en effet remarqué que son bras gauche
qui en émerge est véhiculée jusqu’aux muscles par la moelle épi- avait une partie manquante et j’avais pensé à une amputation...
nière et les nerfs périphériques. Pour cette raison, un trouble soit Je lui demande d’applaudir (test de Hamer) : elle est droitière, donc
dans la moelle épinière soit dans les nerfs périphériques peut cau- c’est un problème du côté mère ou enfants. Elle n’a pas d’enfants,
ser une ataxie. L’ataxie se manifeste principalement par des troubles donc c’est côté mère. Voici ma réponse (qui s’est surtout inspirée des
de la marche, de l’équilibre postural et de la station debout, du gui- « compensations symboliques » développées par Mambretti) :
dage des mouvements par la vue ou le toucher (marche dans le noir « Si tu es née comme cela, c’est un problème qui est antécédent ou si-
par exemple). L’ataxie de Friedreich est une affection neurodégé- multané au moment de la conception, car le système osseux est une des
nérative évolutive, classée parmi les maladies génétiques (chromo- premières choses à se former. Si tu as inscrit en toi le message de ne pas
some 9). Elle se traduit avant tout par des troubles de l’équilibre et « fabriquer » l’avant-bras gauche, c’est que l’événement correspondant
de la coordination des mouvements volontaires (ataxie). Les ma- est antécédent à la formation de ton corps. J’émets de pures hypothèses :
nifestations commencent dans l’enfance, entre 7 ans et une dou- ta mère ou quelqu’un de proche à ta mère a eu un accident dans lequel
zaine d’années. La maladie débute habituellement par des troubles l’avant-bras a été écrasé, coupé ou attrapé ou piégé, avec un message du
de la marche avec une instabilité en position debout. Il y a perte type : « si cette partie de bras avait été manquante, il y aurait eu moins
d’équilibre, une faiblesse des membres inférieurs, ce qui est à l’ori- de douleur ou moins de problèmes ». Mais cela pourrait aussi se référer
gine de chutes. La démarche est ébrieuse. Les troubles de la coor- aux parents ou grands-parents de ta mère...» La fille reste bouche bée
dination atteignent aussi progressivement les membres supérieurs, et m’explique ce qui suit :
entraînant des difficultés pour écrire. Des problèmes d’élocution et « J’ai su récemment que dans la maison de mes grands-parents, qui
d’articulation de la parole (dysarthrie) avec des irrégularités dans le étaient des fermiers et où vivait ma mère encore enfant, on avait obser-
ton et l’intensité de la voix peuvent faire leur apparition. Il en est de vé de fréquents vols, surtout de nourriture, mais aussi de petits objets.
même, mais plus tardivement, pour la déglutition. Les mouvements Les grands-parents s’étaient rendu compte que le voleur parvenait à en-
des yeux peuvent aussi devenir mal contrôlés. trer dans la maison en enfilant son bras dans une petite ouverture, pour,
Interprétation psychosomatique : le conflit est un conflit de avec sa main, débloquer la serrure et entrer. Le grand-père eut l’idée de
grande dévalorisation et de déplacement, avec des tonalités dif- se planquer à l’intérieur muni d’une hache. Lorsque le voleur tenta son
férentes des précédentes. Les deux cas que j’ai pu voir en psycho- coup, son avant-bras fut tranché net. J’ai su, que dans la famille de ma
généalogie ont permis de retrouver des problèmes d’alcoolisme, mère, on a toujours évité d’en parler, mais on en était obsédé ».
à la fois dans l’histoire de naissance, et de grands alcooliques vio- Voilà le mystère expliqué en partie, car il manque le raisonnement
lents dans la généalogie. Dans les deux cas, c’est lors de la concep- biologique. Voici deux hypothèses : faire naître une fille ainsi était une
tion que l’alcool est en cause avec un « viol » conjugal. Chez le ma- façon inconsciente de se faire pardonner ; ou bien, si ma fille naît sans
lade, on retrouve la démarche titubante de l’alcoolique, les troubles son bras, elle ne risque pas qu’on le lui coupe. En tout cas, on ne peut
de phonation et les tremblements des mains de la personne ivre s’empêcher de rester émerveillé par l’ intelligence biologique de nos
morte, incompréhensible. Les autres symptômes, comme la fai- corps...
blesse musculaire, empêchent la violence de s’exprimer.
Dr Jean-Claude Fajeau (Suisse) Pierre Pellizzari (Italie)

APPEL à décodage
Cette sous-rubrique a pour objet de relayer les demandes de décodage qui nous parviennent.
Nous espérons ainsi faire réagir des thérapeutes et jouer utilement les intermédiaires.
- Une lectrice française cherche le décodage du syndrome de Gilles de la Tourette..
- Une lectrice française cherche le décodage du spondilalystésis par lyse isthmique en L5- S1

LA RUBRIQUE EST OUVERTE


Cette rubrique est la vôtre : que vous soyez thérapeutes ou simples particuliers, vous pouvez y déposer vos témoi-
gnages vécus sur le sens des maladies. Nous ne certifions pas que les décodages publiés seront toujours pertinents,
mais nous pensons que ce partage d’expériences et de réflexions pourra profiter à ses lecteurs. Il suffit d’envoyer vos
textes par courrier ou en format Word à l’adresse info@neosante.eu (anonymat garanti sur demande).

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DÉCODAGENDA
Agenda des conférences, ateliers et séminaires en rapport avec le décodage psychobiologique des maladies

BELGIQUE OLIVIER SOULIER à Bruxelles

- Agnes Paoli anime du 10 au 12 mars à Rixensart une formation sur « Les maladies en psychogénéalogie »
Info : +32 (0)2- 652 26 86 - www.ibk.be
- Le Dr Olivier Soulier anime du 10 au 12 mars à Bruxelles un séminaire sur « Clés, codes, symboles »
Info : +33 (0)4-79 34 55 76 – www.lessymboles.com
- Roberto Fradera & Didier Frère animent les 11 et 12 mars près de Charleroi une formation sur « L’identité biologique »
Info : +32 (0)71-31 81 00 – www.pourallerplusloin.be

FRANCE PIERRE-JEAN THOMAS LAMOTTE à Bordeaux

- Béatrice Bourau Glisia anime du 10 au 12 février à Aix-en-Provence une formation sur


« Les bases du décodage biologique pratique » (5e module)
Info : +33 (0)6-06 13 12 00 79 – www.biodecodage.com
- Le Dr Olivier Soulier anime du 24 au 26 février à Toulouse un séminaire sur « L’enfant »
Info : +33 (0)4-79 34 55 76 – www.lessymboles.com
- Jean-Philippe Brébion anime du 24 au 26 février à Vichy un atelier sur « L’empreinte de naissance »
Info : +33 (0)6-79 19 32 06 - www.bioanalogie.com
- Le Dr Pierre-Jean Thomas-Lamotte anime les 25 et 26 février à Bordeaux une formation sur « Le phénomène de compensation symbolique »
Info : +33 (0)6-82 47 28 10 – http://cridomh1.blogspot.be/
- Geneviève Clausner anime le 2 mars à Villeneuve-Loubet une conférence sur « à quoi sert mon symptôme ? »
Info : +33 (0)6-06 11 63 05 68 – www.genevieveclausner.com
- Le Dr Eduard & Judith Van den Bogaert animent du 2 au 5 mars en Alsace un séminaire intensif sur « Médecine Sensitive Coopérative : décryptage biomédical
des malaises, maladies, accidents. »
Info : +32 (0)2-374 77 70 – www.evidences.be
- Jean-Philippe Brébion animedu 2 au 5 mars à Vichy une formation sur « Devenir consultants et/ou enseignants des clés de naissance » (Cycle de 4 semaines)
Info : +33 (0)6-79 19 32 06 - www.bioanalogie.com
- Le Dr Gérard Athias anime du 3 au 4 mars à Sanary-sur-Mer un séminaire sur « Biologie et sens de la maladie » (Module 5)
Info : www.athias.net

SUISSE JEAN-CLAUDE FAJEAU à Moutier

- Le Dr Jean-Claude Fajeau anime le 10 février à Moutier une conférence sur « Mémoires cellulaires, cycles biologiques »,
Info : +41 (0)78-758 57 49 – www.centrephilae.com
- Le Dr Jean-Claude Fajeau anime le 1er mars à Porrentruy, une conférence sur « L’histoire de naissance (Projet/sens)»,
Info : +41 (0)78-758 57 49 – www.centrephilae.com
- Le Dr Jean-Claude Fajeau anime le 2 mars à Carouge, le 7 mars à Yverdon, le 8 mars à Moutier et le 9 mars à Bienne une conférence sur « Le conflit de direction :
la fibromyalgie »,
Info : +41 (0)78-758 57 49 – www.centrephilae.com
- Le Dr Jean-Claude Fajeau anime du 3 au 5 mars un atelier sur « Déprogrammation des pathologies ostéo-articulaires et musculaires »
Info : +41 (0)78-758 57 49 – www.centrephilae.com

QUéBEC OLIVIER COMOY à Montréal

- Olivier Comoy anime le 4 mars à Montréal un atelier sur « Les troubles dépressifs »
Info : 00 (1) – (514) 596-8779 – www.icbt.ca

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DéCODAGE

éVIDEncE DU sEns
La chronique de la Loi du Principe

L’ARTHROSE : UNE INVITATION à LA COHéRENCE

L
ors d’une conférence ayant pour thème l’arthrose 1 sur notre plate- nence de certains manques de cohérence avec nous-mêmes. Or, notre in-
forme internet, j’ai pu constater à quel point cette affection intéres- conscient exprime à chaque fois ces tensions profondes, existentielles en-
sait un grand nombre de personnes. traînant ainsi le déséquilibre musculaire qui provoque la dégénérescence
mécanique du cartilage par compression.
Cette pathologie très répandue parle en effet d’un questionnement de
l’humain qui nous concerne tous, individuellement. Autrement dit, lorsque nous voulons un autre constat que celui qui est,
et que nous nous mettons dans une attente, une contrainte ou une inten-
Médicalement parlant, l’arthrose est une dégénérescence du car- tion, nous vivons des situations créatrices de ce déséquilibre articulaire.
tilage des articulations. On considère généralement qu’elle résulte de
contraintes physiques sur les cartilages et est due le plus souvent à des L’arthrose nous enseigne
causes telles que l’usure de l’âge, le (sur-)poids, les activités traumati- Biologiquement, l’arthrose se traduit par un mouvement qui s’articule
santes pour les articulations, et pour les femmes, à la ménopause. Il exis- moins bien, de façon moins fluide, voire impossible.
terait également un phénomène d’hérédité – « terrain familial » – prédis-
posant à cette affection. C’est exactement ce que nous avons à vivre en conscience !
Ainsi, de génération en génération, on se résigne à « avoir de l’arthrose »
parce que « c’est comme ça et qu’on ne peut rien y faire. » En effet, l’arthrose nous invite à cesser de vouloir modifier l’extérieur – pour
l’arranger, en nous laissant conduire par la fluidité de la vie.
L’arthrose ou l’incongruence articulaire
Au niveau des articulations, les surfaces articulaires sont recouvertes de Il s’agit donc d’une invitation à retrouver la cohérence et la fluidité en nous-
cartilage, un tissu conjonctif très tendre – à tel point qu’il se raye à l’ongle même, en cessant de vivre une cohérence qui n’est pas la nôtre.
– et dont l’épaisseur est proportionnelle aux contraintes qu’il subit. Il n’est
pas véritablement vascularisé : c’est le liquide synovial qui le nourrit en Nous connaissons tous des personnes vieillissantes présentant une arth-
produisant des nutriments passant à travers lui. Ce liquide permet ainsi le rose importante, avec des déformations au niveau des mains. Dans la lec-
glissement, et favorise l’articulé en donnant de la fluidité au mouvement. ture bioanalogique du corps, les mains représentent ce qui nous laisse en
paix dans la concrétisation des actes posés, dans la réalisation de notre vie
On dit que les articulations sont congruentes, c’est-à-dire parfaitement relationnelle.
adaptées l’une à l’autre. Si nous n’avons ni stress ni tensions, nos surfaces
articulaires glissent l’une sur l’autre, dans une totale concordance. Mais On peut donc lire cette atteinte comme une invitation à accueillir avec
lorsque nous vivons un stress, nous sommes en tension, et cette tension bienveillance les actes que l’on a posés, en cessant de vouloir leur donner une
se répercute de façon anormale au niveau musculaire, ce qui crée des dé- apparence différente.
séquilibres dans l’articulé. Il en résulte une perte de congruence articu-
laire. Quant au caractère héréditaire de l’arthrose, il s’explique par le fait que
les membres d’une même famille se transmettent leurs problématiques
Pour comprendre ce processus, il suffit de s’imaginer debout sur du sable émotionnelles et donc leurs tensions. On retrouve donc les mêmes pa-
avec les deux pieds marquant une empreinte d’égale profondeur des thologies de génération en génération.
deux côtés. Si ensuite on bascule tout son poids sur un seul pied, celui-ci
s’enfonce et son empreinte est davantage marquée. C’est ce qui se passe En résumé, l’arthrose nous invite à prendre la responsabilité de notre vie,
avec les surfaces articulaires, lorsque le système musculaire est déséquili- en vivant la cohérence avec nous-même, dans la Présence 2, sans l’inten-
bré par tension : la répartition des pressions est perturbée. tion de vouloir vivre une autre histoire que celle que nous avons.

C’est cet écrasement par hyperpression entraînant des perturbations NB : Vous pouvez visionner l’atelier thématique sur l’arthrose :
nutritionnelles du cartilage qui semble être à l’origine de sa dégénéres- www.bioanalogie.com.
cence.
(1) à revoir sur www.bioanalogie.com
On peut donc dire que l’arthrose traduit une incongruence articulaire. (2) au cours du séminaire intitulé « Présence dans la Rencontre », je propose
cette expérimentation d’être dans la relation avec l’extérieur sans attente,
sans obligation de résultat et sans intention. C’est toujours source de beau-
De l’incongruence à la cohérence
coup de découvertes pour les personnes qui y participent dans le sens où
Nous pouvons être conscients de certaines tensions de notre corps elles réalisent qu’elles entretiennent en permanence, inconsciemment, des
lorsque nous sommes dans une situation de stress aigu mais ponctuel. tensions musculaires tournées vers l’extérieur.
Mais au quotidien, il n’est pas toujours facile d’être conscients en perma-

Auteur et conférencier international, Jean-Philippe Brébion a développé le concept original de Bioanalogie, laquelle propose des
outils qui rendent réaliste et concret l’éveil de la conscience. Son best-seller « L’Empreinte de naissance » (Éd. Quintessence) est devenu
une référence dans le domaine du développement personnel. Dans « L’évidence » (Éd. Dauphin Blanc), il énonce la Loi du Principe qui
conduit à un constat qui transforme radicalement et définitivement notre relation aux événements qui nous touchent.
contact@bioanalogie.com – www.bioanalogie.com

20 www.neosante.eu
CAHIER RESSOURCES
aVantaGE natURE
LES MéDECINES ALTERNATIVES ont-elles un avenir ?
Cette question peut paraître provocatrice dans une revue soulignant volontiers les effets pervers des traitements allo-
pathiques. Cependant, je souhaite faire de cette rubrique un lieu de réflexion qui bouscule les croyances et principes
simplistes gravitant autour de la naturopathie : celle-ci n’est pas à confondre avec les autres médecines naturelles.

B
eaucoup de monde se tourne aujourd’hui source de connaissance et peut-être le point de dé-
vers les techniques naturelles de santé telles part d’un processus d’évolution. C’est ainsi que le
que la phyto-aromathérapie, l’hydrothérapie, patient deviendra un véritable acteur de sa guéri-
la nutrithérapie, les soins manuels, les approches son. C’est ce changement de regard sur la maladie
énergétiques, la sophrologie, l’homéopathie ou la que nous devons adopter. Cette approche peut se
médecine chinoise (la liste est longue). Mais l’ap- résumer à travers la citation du Dr Lindhahr, un hy-
proche de ces pratiques est-elle vraiment si diffé- giéniste du début du 20e siècle : « La maladie n’est
une technique naturelle normalement dépourvue
rente de celle de l’allopathie ? La réponse à cette pas un accident, ni une punition arbitraire (...), elle est
d’effet secondaire (encore faut-il qu’elle soit bien
première question conduit à en poser une deu- la conséquence naturelle des violations des lois de la
appliquée !). Une fois ma lombalgie soulagée, une
xième : « À quelles conditions les médecines ‘douces’ nature. Elle est éducative et corrective dans son but,
fois mon inflammation atténuée ou ma toux cal-
nous permettent-elles vraiment de guérir ? ». La ré- et elle reste avec nous tant que nous avons besoin de
mée... suis-je vraiment guéri ? Qui me dit que ces
ponse se trouve dans la conception que l’on peut ses leçons salutaires ». Il s’agira de vivre et de com-
symptômes ne reviendront pas ? Les ostéopathes
avoir de la maladie, de la santé et de la guérison. prendre sa maladie plutôt que de la subir.
savent que leurs « manipulations » ne peuvent tenir
Cette différence de conception est ce qui différen-
sur le long terme si leurs patients ne corrigent pas Un rôle d’éducateurs
cie le naturopathe du naturothérapeute spécialiste
certains paramètres de leur vie.
d’une technique de santé naturelle. Comme les naturothérapeutes, les naturopathes
Le naturopathe cherche à comprendre utilisent de nombreuses techniques naturelles de
Une conception causaliste de la maladie
santé. La différence réside dans le fait que pour ces
Si je deviens dépressif parce que je suis harcelé par
Le naturopathe base son intervention sur la re- derniers, la technique (phytothérapie, nutrition, hy-
un patron tortionnaire, je ne vais pas me mettre
cherche des causes de la maladie qu’il ne considère drothérapie, jeûne, exercice physique...) n’est pas
au yoga, à la sophrologie ou même prendre des
pas comme un dérèglement ou même comme une utilisée pour supprimer le symptôme mais pour ac-
plantes anxiolytiques en espérant guérir de ma dé-
faiblesse passagère mais au contraire comme « la compagner le processus d’auto-guérison dans le
pression. Le travail sera ici de trouver une solution
manifestation que fait le corps pour se guérir » (Pierre- cadre d’une cure de terrain. L’une des conditions
à ce harcèlement, avec éventuellement le soutien
Valentin Marchesseau). Pour lui, « Être malade, c’est qui garantira à la fois l’avenir des médecines alter-
d’un thérapeute qui m’aidera à me poser les bonnes
s’adapter ». Le symptôme n’est qu’une réponse natives et leur reconnaissance, c’est qu’elles repla-
questions. Pourquoi me suis-je mis dans cette situa-
adaptative basée sur la préservation de la vie. Pour cent le patient dans sa globalité au centre de ses
tion ? D’où vient ce besoin inconscient de soumis-
le naturothérapeute, le symptôme est la cible à éra- préoccupations. Le travail thérapeutique consiste à
sion ? Comment en sortir ? La maladie n’a pas pour
diquer. Qui parmi vous n’a jamais pris une plante rechercher les causes de nos maladies plutôt qu’à
origine un élément de mon environnement (froid,
pour soulager son foie ? Qui n’a jamais utilisé un si- faire taire les symptômes. La guérison n’appartient
microbe, agression, choc...), elle est le résultat de
rop aux plantes pour calmer une toux ? Qui n’a ja- ni à la technique utilisée ni au praticien de santé.
mon interaction avec lui. Croire que l’on peut chan-
mais consommé de magnésium pour lutter contre Elle appartient uniquement au patient. Sachons
ger l’environnement est utopique. La solution se
la fatigue ou des troubles musculaires ? Qui encore l’aider à corriger ses « erreurs de vie » en lui redon-
trouve dans le changement interne. Le naturopathe
n’a pas eu recours à l’acupuncture ou au magné- nant la responsabilité de sa guérison. C’est dans
sait que le symptôme est l’expression d’un désé-
tisme pour soigner une verrue, ou à un ostéopathe cet esprit que nous devons travailler pour faire des
quilibre plus profond dont l’origine est à recher-
pour traiter une lombalgie... ? Je ne remets pas en « médecines alternatives » la médecine de demain.
cher dans l’histoire familiale de son patient, dans
cause l’intérêt de ces pratiques qui soulagent mo- La médecine de demain appartiendra à chacun
son mode de vie, c’est-à-dire dans sa complexité
mentanément. Ce que je veux dire, c’est qu’en d’entre nous. Nous aurons toujours besoin de pra-
d’être vivant. L’origine de sa maladie peut être liée à
ne s’attaquant qu’aux symptômes, vous oubliez, ticiens, mais ceux-ci seront avant tout des « édu-
un sur-stress psychologique, alimentaire, physique,
comme le médecin allopathe, d’en comprendre les cateurs de santé » qui nous inviteront à nous res-
émotionnel... Le naturopathe sait aussi que répri-
causes pour mieux les supprimer. Un naturothéra- ponsabiliser face à la maladie. « Devant la maladie
mer aveuglément des symptômes sans s’interroger
peute qui n’agit que pour supprimer un symptôme l’homme cherche un secours extérieur tant qu’il n’a
sur leurs origines ne permet en rien à son patient
sans se soucier d’en trouver et d’en supprimer les pas compris que la force est en lui et en lui seul et que
d’évoluer, d’apprendre qui il est vraiment et com-
causes ne fait que de l’allopathie. La seule diffé- rien ne peut le guérir que lui-même » (Médecin hygié-
ment il fonctionne. La maladie doit redevenir une
rence, c’est qu’il n’utilise pas de médicament mais niste inconnu)

Praticien-naturopathe et professeur d’éducation physique, Jean-Brice Thivent dirige en France la Formation alsa-
cienne de Naturopathie. Il est l’auteur du livre « De l’homme dévitalisé à l’homme vivant » (éditions Néosanté).
www.alsacenaturo.com

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natURo PRatIQUE
Survivre à ses VÊTEMENTS (II)
Dans son cabinet dentaire de Toulouse, le docteur Gérard Dieuzaide (photo) propose un protocole
de tests posturaux permettant d’évaluer notre compatibilité individuelle avec les vêtements, acces-
soires de mode et autres matériaux que nous portons. Un moyen de plus pour bien choisir ce que
nous nous mettons sur le dos ! En voici un résumé pratique.

Ê
tes-vous compatible avec votre veste, • Refaites les tests entièrement en étant nus.
votre pantalon, votre combinaison en néo- Si l’information vibratoire neutralisante
prène ou encore vos lunettes ? Le concept améliore encore le test, c’est que le maté-
de compatibilité vibratoire a été développé par riau parasite se trouve dans votre corps, par
Gérard Dieuzaide, chirurgien dentiste certifié exemple dans votre bouche. Une consulta-
en posturologie à Toulouse. Au cours de sa pra- tion permettra de déterminer quel maté-
tique, ce dernier a constaté qu’en présence de riau est en cause. Les amalgames dentaires
certains matériaux, de nombreuses personnes le sont souvent.
éprouvent des tensions musculaires. Tissus, le
plus souvent synthétiques, métaux des bijoux, obtient une légère amélioration de ses mou-
des lunettes ou encore matériaux de recons- vements. Sans ses lunettes, la libération est en- Trois tests faciles à pratiquer
truction dentaire : tous peuvent nous parasi- core plus franche. D’autres tests plus poussés soi-même
ter en fonction de notre sensibilité individuelle. révèlent qu’elle est incompatible avec ses mon- Le test « O ring » : La personne testée forme
« Tout matériau émet un rayonnement électroma- tures de lunettes ainsi qu’avec plusieurs maté- un anneau en serrant les doigts le plus fort pos-
gnétique spécifique », affirme le praticien. « En riaux dentaires. « Les incompatibilités sont indivi- sible, pointe du pouce appuyée contre la pointe
présence d’un matériau incompatible, la personne duelles », précise Gérard Dieuzaide. « Mais il est de l’index et du majeur. Une autre personne
voit ses tensions musculaires augmentées, entra- sûr que les étiquettes de vêtement ou les amal- passe un doigt de chaque main dans la boucle
vant sa liberté de mouvement de manière visible ». games dentaires au mercure sont problématiques et essaye d’écarter les doigts de la première. Sur
Pour Gérard Dieuzaide, ces tensions pourraient pour tout le monde ». La patiente repart munie un sujet « normal-fort », impossible d’écarter les
être à l’origine de maux aussi divers que la fibro- d’une liste des matériaux qu’elle tolère et ceux doigts. Sur un sujet très touché, on a l’impres-
myalgie, la fatigue chronique, certains maux de dont son dentiste devra la libérer. D’autres pa- sion que la personne ne serre pas du tout. Pour
tête ainsi que nombre de troubles neurovégéta- tients défilent dans le cabinet. Les résultats des s’entraîner à percevoir ce tonus musculaire, tes-
tifs, de l’équilibre ou du rythme cardiaque... En tests sont souvent spectaculaires et effective- tez la personne alors qu’elle tient un téléphone
retirant une simple bague, des lunettes, un vê- ment répétables… portable allumé dans l’autre main. Le rayonne-
tement ou encore une reconstitution dentaire, ment du téléphone effondre dans la plupart des
il a maintes fois vu des personnes bloquées de cas le tonus musculaire.
longue date retrouver subitement leur liberté Repérer vos matériaux Le test de la jambe levée : Positionné dos à un
de mouvement… incompatibles mur, tête droite, talons à 10 cm du mur environ,
Procurez-vous une « information vibratoire neu- levez une jambe, sans donner d’élan, en la te-
tralisante », sachet de poudre d’ail des ours sé- nant la plus droite possible. La jambe d’appui
Résultats spectaculaires aussi reste droite. En fermant l’œil directeur, re-
chée ou de coriandre ou flacon d’huile essen-
Pour que je comprenne sa méthode, il m’a auto- tielle de lavande. pérez jusqu’à quelle hauteur elle monte. Notez
risé à assister à plusieurs consultations. La pre- • Pratiquez chacun des tests suivants en res- également la fluidité du mouvement.
mière concernait une sexagénaire souffrant de tant habillés. Le test des bras : Adossé à un mur, levez les
fatigue et de douleurs chroniques. Gérard Dieu- • Placez « l’information vibratoire neutrali- bras tendus latéralement, parallèlement au
zaide lui suggère de s’adosser à un mur puis de sante » sur votre sternum pendant 10 se- mur. Un sujet normal peut monter ses avant-
lever latéralement ses bras tendus. Visiblement condes, maintenez-la en répétant le test. Si bras jusqu’aux oreilles. Certaines personnes se-
bloquée, la dame ne peut les monter plus haut vous notez une amélioration nette à l’un des ront bloquées bien avant, à 45°. Notez la fluidi-
qu’à l’horizontale. Il pose alors un sachet rem- trois tests, vous êtes porteur d’un matériau té du mouvement et les éventuelles douleurs.
pli de poudre d’ail des ours sur sa poitrine. Aus- parasite. Une fois que l’on est assuré de ne plus porter de
sitôt, les bras montent nettement plus haut. • Retirez un à un les accessoires que vous por- matériaux parasites sur soi, on peut aussi tes-
« L’ail des ours, la poudre de coriandre ou encore tez : montre, bijoux, soutien-gorge à arma- ter ses propres vêtements, de préférence après
l’huile essentielle de lavande agissent comme in- ture puis vêtements synthétiques tout en en avoir retiré les étiquettes très chargées en
formation vibratoire neutralisante », indique-t-il. reproduisant le test le plus fiable. Faites-le encres synthétiques…
« Leur effet est temporaire, mais elles sont un ou- sans, puis avec information vibratoire neu-
til de diagnostic : si vous avez une amélioration tralisante. Si vous notez une amélioration à lire : Dr Gérard DieuZiaDe, Libérez-vous de ces
quand vous les portez, c’est que vous êtes porteur après avoir retiré l’un de ces accessoires ou matières parasites, Guy Trédaniel Editeur, 2011.
de matériaux parasites. » La batterie de tests se vêtements, vous pouvez le placer dans la ca-
poursuit. Sans son bracelet montre, la patiente tégorie incompatible…

Coach en cohérence cardiaque, écrivain et journaliste, Emmanuel Duquoc est passionné par les liens entre alimentation, émo-
tions et santé. Il est l’auteur, outre de nombreux guides culinaires, des livres « Les 3 émotions qui guérissent » et « 52 semaines pour
vivre bien sans médecin » (Éditions Thierry Souccar).

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Bon PLan BIEn-ÊtRE
LES MUDRAS : faire un geste pour notre santé
Simples et néanmoins puissants, les mudras (1) sont indissociables de la tradition indienne et
de pratiques telles que le yoga ou la danse. Accessibles à tous, ces gestes des mains renforcent
et purifient l’esprit, le corps et l’âme, en permettant la libre circulation de l’énergie de guérison
naturelle, ou prana. Paix, équilibre et concentration... à portée de main !

L
es mudras ou « sceaux » énergétiques présentés dans ce récent ou- sentielles. « Liés au chakra du cœur, ils transmettent un flux d’énergie de gué-
vrage (1) proviennent de l’héritage indien (notamment du hatha yo- rison en provenance du centre du cœur. Sans les chakras des mains, il nous se-
ga), mais on trouve, de tout temps et dans le monde entier, des traces rait difficile de recevoir les informations du monde et d’envoyer l’énergie vers
d’utilisation de gestes rituels des mains : sur les pyramides égyptiennes, l’extérieur, en projetant, par exemple, des sentiments de compassion ou en
les tablettes sumériennes et les statues maya, mais aussi dans les inscrip- nous tournant vers les autres », précise Swami Saradananda. En stimulant
tions hébraïques. Expressives, les mains sont les antennes du cœur. ces chakras spécifiques, nous pouvons mieux ressentir la connexion entre
nos mains et notre cœur, et devenir plus sensibles à l’énergie subtile de
Des gestes millénaires pour le bien-être actuel guérison naturelle de notre chakra du cœur. Ainsi, avoir naturellement le
Si l’on dispose de peu de temps pour prendre soin de soi, les mudras sont cœur sur la main !
parfaits : on peut les pratiquer à l’arrêt de bus, devant l’ordinateur ou en
regardant la télévision. « Si les mudras sont précieux, c’est qu’ils renforcent le La tradition indienne appelle chakras – mot sanscrit signifiant « roue » – les gros
(2)

bien-être général et nous permettent de puiser dans des réserves d’énergie ca- centres d’énergie, points d’intersection où les nadis majeurs se rejoignent.
chées. Les pratiquer apporte des bienfaits physiques, tels qu’une plus grande
mobilité ou un meilleur équilibre, et des bienfaits mentaux, comme une plus POUR ALLER PLUS LOIN
grande concentration. Sur le plan émotionnel, les mudras favorisent le par- (1) Les Mudras en pratique. Des gestes millénaires au service de notre
don et la compassion », explique l’auteur, Swami Saradananda, qui a dé- bien-être, Swami SaraDananDa, Le Courrier du Livre, 2016.
couvert les bienfaits des mudras à travers l’enseignement du yoga. De-
puis les temps anciens, la philosophie indienne professe que la façon dont
les doigts bougent et se touchent a un impact sur le flux de l’énergie vi- Carine Anselme
tale qui circule dans notre corps, et les yogis, forts de ce savoir, mettent
à profit des gestes précis des mains et des doigts – les fameux mudras –
pour canaliser le prana dans un but de guérison physique et psychique,
et d’éveil spirituel. La science moderne appuie cette intuition millénaire ;
d’après les recherches récentes, bouger différentes parties des mains ac- PRATIQUE
tive diverses aires du cerveau. Si ce livre puise dans la science indienne
ancienne, il offre plus de 70 mudras appropriés à la vie d’aujourd’hui. «
Mudra Kshepana pour lâcher prise
Ce mudra aussi appelé Uttarabodhi – le
Vous y trouverez des mudras pour stimuler l’acuité mentale et pour vous apai-
sceau bouddhiste de l’éveil spirituel – nous
ser, des mudras pour laisser s’échapper la pression et pour entrer en contact
aide à lâcher tout sentiment de stress et de
avec les autres, des mudras pour vous dynamiser ou vous détendre, et des mu-
négativité, ce qui nous rapproche d’un état
dras pour alléger les symptômes des affections courantes », souligne l’auteur.
de joie pure. Si vous maintenez ce mudra
L’énergie sur le bout des doigts pendant 3 à 5 minutes par jour, vous com-
mencerez à sentir un changement d’éner-
Les mudras offrent un moyen simple d’accéder à notre énergie et de la li-
gie subtile qui rappelle la liberté allègre
bérer. Pour que corps et esprit soient en équilibre, il est en effet important
ressentie en nature. Sur le plan physique,
de décongestionner les « bouchons » qui provoquent des blocages éner-
ce mudra améliore la respiration en renfor-
gétiques et de stimuler le prana pour qu’il puisse circuler librement le long
çant l’expiration, ce qui accroît la capacité à
des nadis (méridiens ou canaux d’énergie), diffusant une énergie guéris-
se débarrasser de tout ce dont vous et votre
seuse à chaque région du corps. « Comme la plupart des nadis majeurs dé-
corps n’avez plus besoin. Cela peut être un
marrent ou aboutissent dans les mains (ou les pieds), pratiquer des mudras
moyen utile pour relâcher le stress avant une tâche éprouvante ou diffi-
est une façon efficace de nettoyer les canaux subtils de leurs impuretés, de
cile, ou se débarrasser du trac.
résorber ce qui fait obstacle et d’orienter le prana dans des directions plus
Comment pratiquer ?
saines », relève Swami Saradananda. Selon cette approche, chaque doigt
Assis, agenouillé ou debout, entrecroisez les doigts des deux mains, puis
de la main est connecté à l’énergie de l’un des cinq éléments de la philo-
libérez vos index pour qu’ils soient joints et qu’ils pointent vers le haut.
sophie indienne : le pouce correspond au feu (matière sous forme rayon-
Tenez cette position devant votre cœur ou avec les bras tendus au-des-
nante), l’index à l’air (matière sous forme gazeuse), le majeur à l’éther (es-
sus de votre tête.
pace), l’annulaire à la terre (matière solide) et l’auriculaire à l’eau (liquides).
Comment ça marche ?
Alors que la paume, elle, se rapporte à l’esprit. Les mudras qui utilisent
En combinant l’énergie de vos index (qui représentent l’air), vous stimu-
principalement certaines parties de la main ont donc des bienfaits phy-
lez l’élément air, ce qui crée une douce « brise » intérieure qui emporte la
siques, émotionnels et spirituels différents, en fonction des énergies élé-
pollution de la vie et les idées rances.
mentaires et des chakras (2) qui sont le plus impactés par la position spé-
cifique des mains (voir « Pratique »). Contrairement aux sept chakras prin-
cipaux situés au niveau de la colonne vertébrale, les chakras de la main,
bien que considérés comme mineurs, sont des antennes énergétiques es-

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PaLéonUtRItIon
Gros plan sur Les BOISSONS éNERGISANTES
Très prisées par les jeunes, les soft drinks censées donner de l’énergie contiennent
surtout de la caféine, un remède ancestral dont le seul avantage est de bloquer la
fatigue. Leurs autres composants sont encore moins intéressants.

Après les deux articles des mois précédents, térature relate quelques cas d’arrêts cardiaques
sur les liens entre alimentation et sexualité, res- mais il s’agissait toujours de personnes ayant bu
tons sur la question de l’« excitation », mais au des quantités astronomiques de boissons éner-
sens, cette fois, des boissons « énergisantes ». gisantes (je mets de côté les cas liés au mélange
Chiffre d’affaires à l’échelle mondiale : 27,5 mil- caféine, alcool et autres drogues). C’est qu’un
liards de dollars en 2014 ! Et lorsqu’on travaille Red Bull contient 80 mg de caféine, davantage
dans le sport, il n’y a pas un mois sans qu’on donc qu’un café Arabica. Certaines boissons en
vous démarche pour vendre « le nouveau Red contiennent plus de 150 mg (« Monster » ou
Dans les boissons énergisantes, cette caféine
Bull » ou, plus souvent, un « Red Bull naturel ». « Nocco »).
peut prendre différentes formes, comme le gua-
Faisons le point sur les composants principaux
rana, une plante dont la graine contient quatre
de ces boissons énergisantes. Au premier titre
fois plus de caféine que le café. En fait, c’est la
Sucre et édulcorants
desquels, la caféine ! Voilà quelque chose que À côté de la caféine, l’autre composant princi-
plante au taux le plus élevé de caféine. Là aus-
nous connaissons depuis très longtemps. Il pal des boissons énergisantes est… le sucre !
si, notre consommation n’est pas nouvelle. Elle
semblerait même que le café et l’Homme soient Ou tout autre édulcorant. Nous en avons déjà
remonte au peuple Satéré-Mawé, dans le bas-
originaires des mêmes contrées africaines. En parlé (Néosanté n°39, nov. 2014). Beaucoup de
sin de l’Amazone (Evidence Based Complemen-
Éthiopie, où on a retrouvé les fossiles de nom- ces boissons mettent d’ailleurs en avant le fait
tary and Alternative Medicine, 2010). Une lé-
breux de nos ancêtres ou cousins très proches qu’elles soient « sans sucre » parce qu’elles l’ont
gende y est même associée. Un enfant, offert à
(comme Lucy, Australopithecus afarensis), les tri- ses parents par le dieu Tupă (le roi des dieux), remplacé par du sucralose. Hélas, comme beau-
bus Oromo, qui existent toujours, créaient des est tué par Juruparí, le dieu des Ténèbres. Dans coup d’édulcorants artificiels, il contribue à la
espèces de barres énergisantes à base de grains ses pleurs, la mère de l’enfant comprend, via un prise de poids, réduit la microflore intestinale et
de café et de beurre clarifié. coup de tonnerre, un message du dieu Tupă, lui cause des altérations de pH (Journal of Toxicolo-
expliquant qu’elle doit enterrer les yeux de son gy and Environmental Health, 2008). Le sucralose
Caféine à gogo fils, et qu’une plante en poussera. Cette plante participe par ailleurs, comme le sucre, à l’hype-
Nous connaissons tous la caféine. Tout repas est le guarana, dont les graines sont noires, avec rinsulinémie (Diabetes Cares, 2013). Les boissons
familial se structure d’ailleurs entre « ceux qui une enveloppe charnue blanche (un arille), res- plus « boostantes » pour sportifs d’endurance
prennent du café » et « ceux qui n’en prennent semblant à un œil. utiliseront de la maltodextrine, ces chaînes lon-
pas ». Mais savons-nous tous à quel niveau la ca- gues de glucides, qui ont pourtant un index
féine agit ? En fait, lorsqu’on est éveillé, notre Le guarana n’a donc pas d’autres vertus que glycémique très élevé, provoquant pic d’insu-
fonctionnement neuronal produit de l’adéno- la caféine qu’il contient. La caféine du thé vert line et tout ce qui s’ensuit. Enfin, ces boissons
sine, dont notre corps se sert pour « juger », en (la théine) est par contre mieux tolérée par le contiennent quelques autres éléments dont les
quelque sorte, notre niveau de fatigue, grâce à corps. La liaison avec les polyphénols du thé effets sont tout relatifs : la taurine, dont les ef-
des récepteurs spécifiques. Si le niveau d’adé- vert et la présence de L-Théanine (un acide ami- fets ne sont pas prouvés, si ce n’est par rapport
nosine est élevé, cela signifie donc que nous né) réduisent effectivement les effets excitants. à la fatigue visuelle liée aux écrans (Amino Acids,
sommes éveillés depuis longtemps, ou que 2004) ; des vitamines B (B3, B5, B6, B12…) dont
nous avons eu une activité intense. Le corps Danger d’abus le manque peut causer la fatigue, mais dont un
nous amène alors tout doucement vers le calme, Parce que de la caféine à trop forte dose, ça peut apport supérieur à nos besoins premiers n’ap-
et puis le sommeil. Le rôle ici de la caféine est de être dangereux. Les effets sont : palpitations, porte aucun « extra » en termes d’énergie ; ou
« tromper » ces récepteurs. La caféine s’accroche augmentation de la pression sanguine, trem- encore le ginseng, qui peut augmenter l’utilisa-
à ceux-ci et les empêche de s’activer. En somme, blements, nausées, vomissements. Aux États- tion d’oxygène au niveau musculaire, mais ce-
la caféine « sabote » nos freins, et nous conti- Unis, de 2010 à 2011, 0,2% des appels au centre la est prouvé uniquement chez des hommes en
nuons à pleine vitesse, alors que nous devrions anti-poisons concernaient les boissons énergi- bonne santé et sportifs (Clinical Therapeutics,
ralentir. La caféine n’agit donc pas comme un santes, ce qui représente près de 5000 appels. 1991). Peut-être que la première étape d’une
« stimulant » au sens des amphétamines ou de Une étude de 2006, parue dans The American alimentation paléo est de se poser la question
la cocaïne, mais davantage comme quelque Journal of Cardiology, montrait que les 18-40 de cette recherche effrénée de stimulants, dans
chose qui bloque l’arrivée de la fatigue. ans qui boivent de telles boissons augmentent le sport, dans le travail, dans les études, etc., et
Bien sûr, la fatigue est un phénomène plus com- leur risque d’arythmie cardiaque. Sous leurs ef- de concevoir une alimentation saine, comme
plexe, et d’autres mécanismes sont en jeu, mais fets, les contractions du cœur sont également le premier pas d’un but plus large : celui d’un
le rôle de la caféine à ce niveau-ci est important. plus fortes (Journal of Amino Acids, 2013). La lit- mode de vie sain.

Sociologue de formation, yves Patte enseigne en Belgique le travail social et l’éducation à la santé. Il est également coach
sportif et nutritionnel. Le mode de vie paléo représente la rencontre entre ses différents centres d’intérêt : un mode de vie
sain, le respect de la nature, l’activité physique et sportive, le développement individuel et social. Il publie régulièrement sur
http ://www.yvespatte.com et http ://www.sportiseverywhere.com.

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nUtRI-InFos LA MéDIATHèQUE
Les besoins en magnésium sous-estimés
NéOSANTé
Le déficit en magnésium
concerne officiellement 1 Fran- L’INTERPRéTATION DES MALADIES
çais sur 3. Mais ce serait en réali-
té beaucoup plus. En cause : des qui compensent les petites et
dosages peu fiables et des va-
leurs « normales » qui ne le sont
grandes blessures de l’âme et
pas. L’intervalle de référence (concentration sérique comprise comment en guérir
entre 0,75 et 0,95 mmol/L) a été établi il y a plus de 40 ans d’après
une échantillon représentatif de la population plutôt que sur des
résultats cliniques. Or, d’après une étude publiée récemment dans
Advances in Nutrition, il peut exister une carence subclinique (sans
symptôme visible) malgré un statut conforme aux recommanda-
par le Dr Pierre-Jean Thomas-Lamotte
tions actuelles. Et selon les chercheurs, ce déficit latent en ma-
gnésium jouerait un rôle important dans le développement de
nombreuses maladies chroniques. Le magnésium alimentaire se
trouve principalement dans les fruits oléagineux, le chocolat noir,
les céréales complètes, les fruits de mer, les légumineuses et les lé-
gumes à feuilles vert foncé. (Source : LaNutrition.fr)

Iode & végétalisme


Les végétaliens courent plus de risques de manquer de certains mi-
cronutriments. On parle souvent de la vitamine B12, mais peu du dé-
ficit en iode, pourtant essentiel à la fonction thyroïdienne. Selon une
étude américaine parue dans le journal Thyroid, la teneur moyenne
des laits végétaux (soja, amande, riz, etc.) est presque dix fois moindre
que celle du lait de vache. Et la consommation quotidienne d’1 litre de
ces boissons végétales apporterait 12 fois moins d’iode que l’apport
recommandé pour les adultes. On trouve de l’iode dans les poissons
et crustacés, les œufs, les céréales et le sel marin.

Fibres & infections


Les fibres sont essentielles au microbiote intestinal qui s’en nourrit.
Pour une étude publiée dans Cell, des chercheurs ont infecté des sou-
Après son ouvrage « Et si la maladie n’était pas un hasard »,
ris avec plusieurs souches bactériennes et ont soumis les animaux à le Dr Thomas-Lamotte publie la suite de ses travaux résul-
plusieurs régimes alimentaires. Résultats : chez les rongeurs ayant re- tant de ses 40 années d’expérience en tant que médecin
çu une alimentation contenant 15% de fibres, l’infection n’a pas eu de des hôpitaux et neurologue. Dans la lignée des décou-
prise. Chez les autres, les bactéries du système digestif ont commen- vertes freudiennes, il nous prouve que l’inconscient régule
cé à « grignoter » la couche de mucus qui tapisse l’intestin, ce qui aug- aussi les maladies, blessures et accidents selon des sché-
mentait la zone d’inflammation et le risque de maladie infectieuse. mas psychobiologiques. À travers des cas pratiques, il
développe une nouvelle approche de la médecine et de la
Vin blanc & mélanome maladie qui, dans la très grande majorité des cas, prend sa
Les études épidémiologiques réservent parfois quelques surprises.
source dans des chocs de séparation, des conflits de terri-
Celle publiée dans Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention en
toire ou des « non-dits » entretenus par la culpabilité.
témoigne puisqu’on y apprend que les consommateurs réguliers d’al-
cool ont un risque plus élevé de développer un mélanome. C’est sur-
tout le vin blanc qui est concerné, chaque verre consommé quotidien-
nement augmentant le risque de 13%. Selon les auteurs, cela serait dû
à la teneur plus élevée du vin blanc en acétaldéhyde (issu du catabo- Prix : 24,90 € hors frais de port
lisme de l’éthanol) et à son impact sur l’ADN.
Livre disponible
Œufs & AVC
En raison de leur richesse en cholestérol, la consommation d’œufs est dans la boutique du site
réputée mauvaise pour la santé cardiovasculaire. Ce serait pourtant le www.neosante.eu
contraire, selon une méta-analyse publiée dans le Journal of The Ame-
rican College of Nutrition. En compilant les données de sept études, Vous y trouverez également plus
les chercheurs ont constaté que le risque d’AVC était diminué de 12%
chez les gros consommateurs d’œufs (au moins un par jour). Pour ex-
de100 livres et DVD sur le sens
pliquer ce paradoxe, le principal auteur de l’étude avance l’hypothèse psychobiologique des maladies
que l’effet protecteur proviendrait de la richesse des œufs en antioxy-
dants.

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EsPacE LIVREs
Protocole antidiabète La sagesse du corps
Derrière chaque maladie ou état de mal-être, se cache
Normand Mousseau est professeur de phy- une blessure psycho-émotionnelle. Selon l’auteur, la clé
sique à l’Université de Montréal. Quand il de la transformation passe par la mise en évidence de
est diagnostiqué diabétique de type II, il mémoires en lien avec l’histoire de nos ancêtres, notre
s’en remet d’abord à son médecin qui lui séjour in utero, notre naissance et nos débuts dans la
vie, mémoires inscrites dans le vécu sensoriel du corps.
conseille de mieux manger, perdre un peu L’écoute attentive des signaux corporels permet de re-
de poids, faire du sport, et lui prescrit des traverser en conscience ces empreintes douloureuses
médicaments pour faire baisser sa glycé- qui, à notre insu, ont généré des comportements deve-
mie. Mais les résultats sont tellement dé- nus délétères. Ainsi la personne en souffrance peut-elle retrouver un
cevants qu’il part à la recherche d’une al- équilibre individuel et, à son échelle, contribuer à changer le monde.
ternative crédible basée sur la science. Il L’évolution de l’être par la sagesse du corps.
découvre alors le protocole thérapeutique Au diapason du corps
de l’Université de Newcastle (Royaume-Uni) : un régime de MARIE-CHRISTINE BEAUDOUX
quelques semaines très pauvre en calories qui a déjà guéri de Éditions Quintessence
nombreux patients. Il suit ce protocole et atteint une rémission
complète pouvant être qualifiée de guérison. Dans ce récit au- Guide phyto familial
tobiographique, Normand Mousseau livre une excellente vul- Vous savez que la valériane favorise un bon sommeil.
garisation scientifique des causes du diabète et des moyens Mais savez-vous que la tisane de ronce vient à bout
d’en guérir. Il y détaille les étapes à suivre pour appliquer le d’un mal de gorge ? Que l’huile essentielle de romarin
protocole avec succès, recettes comprises. Rappelons que le stimule la mémoire ? Ou que le nébulisat de coquelicot
régime paléo-cétogène s’est également avéré curatif (voir Néo- apaise les enfants anxieux ? Consacré au « fabuleux gi-
santé n° 56) pour un enfant diabétique de type I. sement thérapeutique de la première médecine de l’huma-
nité », cet ouvrage explore seulement les moyens natu-
rels de soulager une trentaine de maux courants. Mais ce
guide pratique propose des solutions validées par une
Comment j’ai vaincu le diabète sans médicament douzaine de spécialistes en phytothérapie. Les conseils sont faciles à
NORMAND MOUSSEAU suivre et les plantes aisément disponibles. C’est un bon outil d’auto-
(Éditions Thierry Souccar) médication au quotidien pour toute la famille.
Se soigner par les plantes
Le bouquin du mois SOPHIE BARTCZAK
Éditions Terre Vivante
Une issue à l’autisme Dialoguer à égalité
De nombreux médecins et scientifiques estiment au- Entre le maître qui sait et l’élève qui ignore, entre le mé-
jourd’hui que l’autisme est dû à une intoxication géné- decin qui a étudié et le patient démuni de ce savoir,
rale du corps et du cerveau par différentes formes de pol- peut-il y avoir un dialogue ? Peut-il y avoir une relation
lution (pesticides, métaux lourds, ondes électromagné- différente de celle, autoritaire et verticale, qui prévaut
tiques, adjuvants vaccinaux…) et par certains aliments généralement dans les écoles et les cabinets médicaux ?
modernes (gluten du blé, caséine du lait…). Cette thèse Une relation où les deux interlocuteurs adoptent une
expliquerait le nombre croissant d’enfants atteints d’au- démarche ouverte, constructive et mutuellement en-
tisme et serait validée par le succès de thérapies visant à richissante ? Les textes réunis dans cet ouvrage collec-
détoxiquer l’organisme. Ayant assisté au Congrès organi- tif montrent les illusions de rapports égalitaires dans un
sé sur le sujet par le Dr Olivier Soulier, le Dr Françoise Berthoud signe ce contexte par nature asymétrique. Mais à l’heure où les détenteurs de
petit ouvrage où elle expose les différentes causes « intox » et leurs so- connaissances sont concurrencés par d’autres sources d’information et
lutions « détox », témoignages de guérison à la clé. de formation, il propose néanmoins une autre façon de communiquer
Autisme : le grand espoir de s’en sortir en « donnant une voix à la vie ».
DR FRANÇOISE BERTHOUD Le dialogue dans l’acte éducatif et la relation de soin
Éditions Jouvence SOUS LA DIRECTION DE JACQUES QUINTIN
Éditions Liber
L’envers des médicaments
Ex-chercheuse à l’Institut Pasteur et consultante indé- Trouver les mots justes
pendante pour l’industrie pharmaceutique, Sylvie Ham- Irrité par une sempiternelle dispute à la maison, un
pikian s’est reconvertie dans l’expertise scientifique en jeune garçon se réfugie dans un parc où il rencontre un
phyto-aromathérapie et l’écriture d’ouvrages grand pu- vieux professeur pétri de sagesse. S’engage entre eux
blic sur les médecines alternatives. L’objectif de ce trai- une conversation qui emmène, tout en douceur, à la dé-
té est de donner les clés pour comprendre selon quels couverte de ce qui se passe quand deux personnes com-
mécanismes les substances chimiques auxquelles nous muniquent : besoin réciproque de reconnaissance, jeux
sommes exposés (produits cosmétiques, polluants envi- de pouvoir, émergence de croyances, etc. Sous la forme
ronnementaux, résidus dans les aliments, mais surtout de cette fiction teintée d’humour et de sensibilité, les au-
médicaments) affectent notre santé. Après avoir clarifié plusieurs sujets teurs dévoilent les moyens de dialoguer dans le respect
d’actualité (OGM, statines, antidépresseurs, vaccins, cigarette électro- de l’autre et de soi-même, la manière de modifier une relation en chan-
nique), elle conclut en donnant des conseils de détoxication. geant sa façon de communiquer. Mieux se comprendre demande sur-
Traité de pharmaco-toxicologie tout de trouver les mots justes.
SYLVIE HAMPIKIAN Une conversation : le pouvoir des mots
Éditions Dangles BÉNÉDICTE LEGRAND & JEAN-PIERRE DE JONGHE
Éditions Mols

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oUtILs
DVD
Recevez-vous
La symbolique des métaux lourds
Les minéraux tels que le calcium, le sodium ou le potas-
Néosanté Hebdo ?
sium sont indispensables au fonctionnement de l’orga-
nisme. Mais il y a aussi les « métaux lourds » (comme l’ar-
senic, la cadmium ou le mercure) qui peuvent nuire au cer-
veau et à d’autres organes. De plus en plus de médecins et
de chercheurs pensent que l’ expulsion de ces polluants du
corps humain peut contribuer à vaincre les maladies dégé-
nératives émergentes. Le Dr Olivier Soulier est de ceux-là, mais il invite aus-
si à considérer le sens symbolique des différents métaux incriminés. Pour
lui, ils représentent la confrontation aux parts d’ombre et aux noyaux psy-
chotiques des individus. Si certains métaux intoxiquent plus certaines per-
sonnes que d’autres, c’est parce qu’ils traduisent des problématiques in-
conscientes dont la compréhension pourrait faciliter l’élimination.
Le Dr Soulier a gravé sur DVD la conférence où il expose son point de vue.
www.lessymboles.com

NEWSLETTER
Cancer au naturel
Que faire aujourd’hui pour prévenir le cancer de manière
efficace ? Comment « booster » son système immunitaire • Un éditorial inédit ou un article
avec des mesures simples ? Comment détoxifier son orga-
nisme au niveau physique, mental et émotionnel ? Com- en avant-première
ment expliquer les récidives de cancer et que faire pour y
remédier ? Comment expliquer les cas de rémissions
• Des liens vers des sites ou vers des
« spontanées » de cancer ? Quelles sont les dernières recherches scientifiques vidéos
sur les thérapies naturelles du cancer ? C’est pour répondre à ce type de ques-
tions que le Dr Julien Drouin (voir Néosanté n° 60) vient de lancer une nouvelle • Des offres promotionnelles pour
newsletter mensuelle gratuite. Le 8 de chaque mois, il publiera un article per-
mettant aux lecteurs de prévenir ou soigner efficacement le cancer par des
des livres ou des DVD de notre
méthodes naturelles. médiathèque
www.ascensionsante.com

CITATION
« La clarté ne naît pas de ce qu’on imagine
le clair, mais de ce qu’on prend conscience
de l’obscur. »
Carl-Gustav Jung

ANNUAIRE
Les praticiens du transgénérationnel
Lancé par le psychanalyste Pierre Ramaut, le site
Généasens vient de faire peau neuve et sa news-
letter électronique a atteint une diffusion de Pour vous abonner gratuitement
3.500 exemplaires. Un nombre croissant de visi-
teurs est à la recherche d’un(e) praticien(ne) de
et la recevoir
l’analyse transgénérationelle dans leur région chaque mercredi dans votre boîte mail,
de France ou de Belgique. C’est pourquoi l’équipe de Généasens a décidé
de créer un annuaire spécifique pour les psychogénéalogistes et les thé-
allez à la page d’accueil de

www.neosante.be
rapeutes transgénérationnels. Plusieurs dizaines de praticiens issus de di-
verses écoles sont déjà répertoriés dans cet annuaire en ligne doté de la
géolocalisation.
www. geneasens.com et inscrivez-vous

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RémIssIon RaDIcaLE
R
A
I
Les secrets des survivants
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S
du cancer
Scientifique américaine spécialisée en oncologie, Kelly A. Turner a analysé plus de 1.000 cas de
rémissions du cancer consignés dans des publications médicales. Elle a aussi parcouru le globe
pour interviewer une centaine de thérapeutes alternatifs. Au fil de ses recherches, elle a répertorié
neuf facteurs-clés mis en œuvre par tous les cancéreux qui survivent malgré les pires pronostics
(Voir Néosanté n°62). Dans son livre non diffusé en Europe ( !), nous avons choisi de mettre en
exergue le 9e facteur favorisant la guérison, celui d’« avoir de bonnes raisons de vivre ».
Voici un extrait de ce dernier et très important chapitre.
EXTRAITS Par Kelly A. Turner, Ph.D.

L
orsque j’ai analysé les transcriptions de mes entrevues avec des taires à ses traitements classiques de chirurgie, de radiothérapie et de
survivants en rémission radicale et des thérapeutes alternatifs du- chimiothérapie. Tout au long de son parcours, en montagnes russes, la
rant mon voyage autour du monde, j’ai remarqué un facteur récur- conviction intime qu’elle voulait continuer à vivre lui permit de garder
rent qui m’a semblé être « le refus de mourir ». Cependant, en poursui- les pieds sur terre.
vant ma recherche, j’ai compris que ce n’était pas tout à fait la bonne fa- Quand j’ai reçu mon premier diagnostic, je me posais des questions sur le
çon de le nommer. S’il est vrai que les survivants ne voulaient pas mou- libre arbitre et je me demandais si ma volonté pouvait influencer ma gué-
rir, c’était en fait parce qu’ils souhaitaient vraiment continuer à vivre. rison. Je me suis d’abord dit que je voulais vivre pour mes enfants, comme
Bien que subtile, cette différence a de l’importance. bien des gens, je pense. Cependant, quand j’ai reçu mon second diagnos-
Au cours des 10 dernières années, j’ai rencontré dans le cadre de mon tic, mon désir me concernait directement, car je n’en avais pas encore fi-
travail d’accompagnatrice des patients qui étaient terrifiés, mais ce qui ni avec l’existence. Ça a marché. Désormais, alors que je vais toujours de
ressortait de mes transcriptions, ce n’est pas tant qu’ils avaient peur de guérison en récidives, je sais que mon aspiration la plus profonde est de
mourir, mais plutôt qu’ils avaient envie de vivre. En fait, certains ne crai- continuer à vivre parce que j’ai compris que nous sommes venus au monde
gnaient absolument pas la mort, ils la voyaient comme une simple tran- dans un but : accomplir notre existence avec le plus d’amour possible. Nous
sition vers une autre existence, qui arriverait quand elle devrait arri- sommes nés pour vivre pleinement. Lorsque j’en veux à l’existence, parce
ver. D’ici là, ils étaient très excités par tout ce qu’ils pourraient faire tant qu’une difficulté m’accable ou s’abat sur quelqu’un que j’aime, chaque fois
qu’ils étaient encore bien vivants. Constatant cette nuance, j’ai fini par que je suis enragée parce que la tumeur et la radiothérapie m’empêchent
changer le nom de ce neuvième facteur. (…) de marcher avec grâce et sur de longues distances, dès que j’éprouve de
la douleur, je me demande si, malgré tout, je souhaite toujours vivre. Et,
La confiance est ancrée au plus profond de soi chaque fois, je sens une subtile jubilation dans mon corps et j’entends « oui
» au plus profond de mon être.
D’après les survivants et les guérisseurs, le désir de vivre doit venir du
Cela fera bientôt sept ans que Leigh a reçu son premier diagnostic. Son
plus profond de l’être et doit être inconditionnel. Il faut avoir une vo-
désir inébranlable de vivre lui confère la force nécessaire pour conti-
lonté inébranlable de continuer à vivre. On doit être convaincu, sans le
moindre doute, que l’on aime l’existence et que l’on veut rester sur terre nuer à chercher de nouvelles façons d’améliorer son état de santé.
aussi longtemps que possible. Serge Kahili King, un Kahuna d’Hawaï,
décrit ce concept et son lien avec la peur. L’esprit gouverne le corps
Le fait est que l’on n’éprouve pas de peur lorsque le corps est complètement On a vu cette idée à plusieurs reprises, mais il faut rappeler que l’esprit
détendu. Cependant, même s’il y a des centaines, sinon des milliers, de ma- gouverne le corps et non l’inverse. Du point de vue scientifique, on a
nières de se décontracter – massage, jeu, rire, plantes – cela ne résout pas prouvé que des pensées ou des émotions fortes libéraient instantané-
toujours le problème. La véritable difficulté réside au-delà de la tension, au- ment dans le sang de puissantes hormones. Ces substances agissent
delà de la peur. Ce n’est même pas l’idée que quelque chose est effrayant. positivement ou négativement sur le système immunitaire, selon la
Le vrai problème, c’est qu’on se sent impuissant. Quand ce sentiment dis- nature de ce qui les cause. Pour la médecine alternative, le fait d’avoir
paraît, la peur s’évanouit, de même qu’une énorme tension… Fondamen- de bonnes raisons de vivre a pour effet d’inviter le chi dans le corps.
talement, ce dont je parle se rapporte à la confiance, une confiance pro- Ces thérapeutes croient que, si nous sommes passionnés par l’exis-
fonde... Il n’y a pas de remède miracle. Je sais ce qui engendre ce genre de tence, nous invitons le souffle de la vie en nous, tandis que, si nous ne le
confiance, il faut une conscience profonde et une ou plusieurs décisions dé- sommes pas assez, nous n’aurons pas assez de chi pour nous garder en
terminantes. vie, car cette énergie est la source qui fait vivre le corps.
Leigh Fortson, une survivante de longue date, a découvert que sa dé- Glenn Sabin, un survivant en rémission radicale, croit, lui aussi, que l’es-
termination profonde l’avait gardée en vie. On lui diagnostiqua un can- prit dirige le corps. Poussé par le désir d’avoir des enfants et de les voir
cer de l’anus à 48 ans, alors que ses enfants n’étaient âgés que de 10 grandir, il a mis sur pied un programme d’oncologie intégrative qui lui
à 12 ans. Au cours des trois années qui suivirent, la maladie réappa- a permis de guérir complètement de sa leucémie lymphoïde chronique
rut à deux reprises, l’obligeant à chercher des approches complémen- (LLC), une maladie considérée comme incurable. Il n’a eu recours à au-

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permet de guérir, c’est de croire qu’on va aller mieux, qu’on va régler ce pro- T
blème. Quand on est convaincu de quelque chose, tout le corps l’accepte R
et, alors, on vient facilement au bout de la difficulté ». Mais si votre cerveau
ne pense pas que vous allez vous en sortir, alors vous mourrez certaine- A
ment. C’est la force de la croyance qui permet à une personne d’aller mieux. I
Selon ce chaman africain, le corps écoute ce que l’esprit lui dit : si l’esprit
a vraiment envie de vivre, le corps sera envahi d’un souffle vital, mais il T
en sera privé si le premier est craintif ou désespéré. S
Trouver sa vocation
Pour éprouver une forte envie de vivre, il est souvent nécessaire d’être
en contact (ou de reprendre contact) avec ses désirs les plus profonds
ou sa vocation. Pour bien des gens, ce troisième aspect du facteur qui
veut que l’on ait « de bonnes raisons de vivre » signifie qu’ils doivent re-
nouer avec leur créativité, la plupart d’entre nous l’ayant malheureuse-
ment délaissée. Bien souvent, ils ont un travail qui ne leur permet pas
de s’exprimer et leurs soirées sont occupées à cuisiner, à faire le mé-
nage, à prendre soin des enfants, le cas échéant, et à se reposer.
Apprendre qu’on a le cancer constitue un avertissement ; certains
prennent conscience que leur travail, leurs relations amoureuses, leur
vie familiale, leur pratique religieuse, leur entourage ou leurs loisirs ne
les enthousiasment guère. Le diagnostic les oblige à réfléchir aux chan-
gements qu’ils voudraient faire pour que le temps qui leur reste – quel
qu’il soit – soit aussi agréable et chargé de sens que possible.
Tami Boehmer est l’une des survivantes qui m’a confié que le cancer lui
avait permis de trouver sa vocation profonde. À 38 ans, elle reçut un dia-
gnostic de cancer du sein peu avancé. Puis, six ans plus tard, le même
cancer revint, au stade 4 cette fois. Elle décida alors de s’y attaquer à
l’aide d’une approche intégrative, conjuguant les traitements médicaux
avec la supplémentation, l’exercice, la visualisation, la foi et un régime
cun traitement classique (chimiothérapie ou greffe de moelle osseuse). à base d’aliments complets. Cependant, en dépit de tous ses efforts,
Durant son parcours, l’une de ses principales découvertes fut le pouvoir elle comprit qu’il manquait encore quelque chose dans son existence.
de l’esprit sur le corps. Malgré tout ce que je faisais, j’ai commencé à me sentir déprimée et à
J’avais 28 ans et je venais de me marier quand on m’a annoncé que je souf- craindre la mort. Tous les matins, je me levais en me disant : « j’ai le cancer ».
frais d’une forme de leucémie qui touchait habituellement les gens de 70 J’avais de bonnes raisons de vivre : mon mari et, surtout, ma fille, qui n’avait
ans et plus. On m’a offert le choix entre une transplantation expérimentale que neuf ans à l’époque. Je devais rester en vie pour l’élever. Cependant,
de la moelle osseuse et une phase d’observation qui consistait, grosso mo- j’avais besoin d’espoir, de croire que c’était possible, tandis que les médecins
do, à attendre que la maladie fasse le premier pas. J’aimais tellement la vie m’envoyaient le message contraire. C’est alors que j’ai eu une sorte de révé-
que, durant deux décennies, j’ai cherché sans relâche à placer mon esprit lation. J’ai décidé d’écrire un livre sur les personnes souffrant d’un cancer
et mon corps en position de guérir. Pendant des années, j’ai suivi un proto- de stade avancé et sur les moyens qu’elles prenaient pour s’en sortir. Il me
cole rigoureux en oncologie intégrative, fondé sur des données éprouvées, semblait que cela ne se-
et qui comprenait activité physique, suppléments, alimentation, exercices rait pas seulement thé- D’après les survivants et les gué-
corps-esprit, etc., si bien que je suis en complète rémission. Tout ce parcours rapeutique pour moi, risseurs, le désir de vivre doit venir
m’amène à croire que le cerveau est à la fois l’organe le plus puissant et le mais que cela pourrait du plus profond de l’être et doit être
moins bien compris du corps humain. Il dirige toute la machine humaine et en aider d’autres. L’es-
inconditionnel.
abrite un énorme pouvoir de guérison. Pour soigner toute maladie, il faut pèce de vide que je res-
avoir un esprit calme et libre, ainsi qu’un puissant désir de vivre. sentais commença à se
Son diagnostic remonte à plus de 22 ans et, aujourd’hui, Glenn se consi- dissiper. J’avais trouvé
dère non pas comme un survivant, mais comme un « bénéficiaire » du le but que je cherchais, ce qui m’apporta l’espoir que, moi aussi, je pourrais
cancer. Avec son épouse, il a deux enfants qui sont une source intaris- m’en sortir malgré les pronostics et prendre soin de ma fille jusqu’à l’âge
sable de joie et d’inspiration. Son cas a été répertorié par le Dana-Farber adulte. Le livre de Tami, From Incurable To Incredible : Cancer Survivors
Cancer Institute de Boston et par son oncologue, le Dr Lee M. Nadler, un Who Beat the Odds, répond à son désir profond de répandre l’espoir au-
doyen de l’école de médecine de Harvard. tour d’elle (et en elle), tout en passant du temps de qualité avec son ma-
Comme Glenn, un des guérisseurs du Zimbabwe que j’ai rencontrés ri ou sa fille.
croit que c’est l’esprit qui façonne l’état de santé du corps. Bien qu’il Josie Raven Wing, une thérapeute énergétique née aux États-Unis qui
ait recours à de nombreuses techniques ésotériques dans sa pratique passe la plupart de son temps au Brésil, souligne aussi combien de nou-
chamanique, notamment l’écoute d’esprits-guides qui commentent la veaux objectifs de vie qu’on se découvre sont importants, pour la san-
condition physique du patient, il est convaincu que la foi du malade té du corps. Voici comment elle explique le lien entre la force vitale et le
joue un rôle essentiel dans sa guérison. fait d’avoir de bonnes raisons de vivre :
Il arrive que mes collègues de la médecine classique ne puissent rien faire Vous avez sûrement entendu parler du syndrome de retraite ou du syn-
pour quelqu’un… Dans ce cas-là, le médecin dit à son patient qu’il va mou- drome du nid vide : les gens planifient leur existence jusqu’à un certain
rir. Mes esprits, eux, me disent qu’il ne va pas mourir, mais vivre !... Ce qui point seulement – la retraite ou le départ des enfants. Puis, plus rien. Ils
n’ont pas d’autres buts. S’ils n’en trouvent pas de nouveaux, leur énergie

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T s’effondre et, souvent, ils tombent malades ou meurent peu après, à un mo- comme si on avait toujours le sentiment de devoir affronter un tigre qui
R ment où ils seraient censés avoir la vie plus facile, être libres et prendre du nous poursuit. À mon avis, c’est principalement pour ça que, dans plu-
bon temps. Mais comme ils ne se sont pas fixé d’objectif, leur force vitale sieurs études sérieuses, on a observé que l’esprit combatif n’aidait pas
A n’est pas canalisée. Voilà pourquoi je dis que les gens qui ont encore des les sujets cancéreux à vivre plus longtemps8. À l’inverse, de bonnes rai-
I rêves et un fort désir de vivre bénéficient de puissants atouts pour accélérer sons de vivre, c’est-à-dire un intérêt pour ce qui apporte du sens et de la
un éventuel processus de guérison. joie, désactivent la réaction corporelle de lutte pour la survie et activent
T Pour Josie et bien d’autres praticiens alternatifs, il est essentiel d’avoir la réaction de repos et de réparation. En retour, le corps libère des hor-
S des buts et des projets enthousiasmants afin d’attirer suffisamment de mones qui renforcent le système immunitaire, comme la sérotonine, la
chi pour garder le corps en vie et en santé. relaxine, l’ocytocine, la dopamine et les endorphines. (…)

études scientifiques
Le facteur-clé de ce chapitre signifie que la personne se concentre sur
les raisons qui la poussent à vivre plutôt que sur l’éventualité de mourir RéFéRENCES
plus tôt que souhaité. Aux yeux de certains, elle peut avoir l’air de nier (1) S. Greer, T. MorriS eT K.W. PeTTinGale, « Psychological Response to Breast
l’existence de la mort. Et le déni est souvent perçu comme une chose
Cancer : Effect on Outcome », The Lancet, Vol.2, n° 8146 (13 octobre
négative. Cependant, en matière de cancer, les études ont démontré 1979), p.785-787.
qu’un peu de déni peut être très bon pour la santé. Ainsi, dans une re- (2) r.H. oSborne eT auTreS, « Immune Function and Ajustment Style : Do

cherche qui a fait date, on a suivi des patientes souffrant d’un cancer They Predict Survival in Breast Cancer ? » Psycho-oncology, Vol. 13,
du sein durant cinq ans pour établir que celles qui avaient d’abord nié n°3 (mars 2004), p. 199-210 ; P.N. Butow, A.S. Coates et S.M. Dunn, «
leur cancer étaient sensiblement moins susceptibles de souffrir de réci- Psychosocial Predictors of Survival in Metastatic Melanoma », Journal
dives que celles qui avaient réagi avec stoïcisme ou un sentiment d’im- of Clinical Oncology, vol. 17, n° 7 (juillet 1999), p. 2256-2263 ; P.N. Bu-
puissance1. Trois protocoles semblables ont montré qu’il existe une cor- tow, A.S. Coates et S.M. Dunn, « Psychosocial Predictors of Survival :
Metastatic Breast Cancer », « Annals of Oncology : Official Journal of
rélation statistique entre un fort déni et une survie plus longue chez
the European Society for Medical Oncology, Vol. 11, n° 4 (avril 2000), p.
les patients can- 469-474.
Les études ont fait la preuve que les céreux2. Enfin, lors (3) M. S. VoS eT auTreS, « Denial and Physical Outcomes in Lung Cancer Pa-

d’une recherche ré- tients : A Longituinal Study », Lung Cancer, Vol. 67, n° 2 (Février 2010),
sujets cancéreux déprimés ou déses-
cente auprès de su- p. 237-343.
pérés mouraient sensiblement plus tôt jets souffrant d’un (4) M. WaTSon eT auTreS, « Influence of Psychological Response on Survi-

que les autres. cancer du poumon, val in Breast Cancer : A Population Based Cohort Study », The Lan-
on a constaté que cet, vol. 354, n° 9187 (16 octobre 1999), p. 1331-1336 ; M. Pinquart
et P.R. Duberstein, « Depression and Cancer Mortality : A Meta-Ana-
ceux qui niaient for-
lysis, Psychological Medicine, vol. 40, n° 11 (novembre 2010), p. 1797-
tement leur maladie subissaient moins d’effets secondaires3. Dans l’en- 1810 ; W.F. Pirl et autres, « Depressionand Survival in Metastasic Non-
semble, ces études montrent qu’en se concentrant non pas sur la mort, Small-Cell Lung Cancer : Effects of Early Palliative Care », Journal of Cli-
mais plutôt sur d’autres aspects – comme les raisons que l’on a de vivre, nical Oncology, vol.30, n° 12 (20 avril 2012), p. 1310-1315 ; H. Faller et
on pourrait augmenter ses chances de survivre longtemps à un cancer, M. Schmidt, « Prognostic Value of Depressive Coping and Depression
réduire le risque de récidive et souffrir d’effets secondaires moindres. in Survival of Lung Cancer Patients », Psycho-Oncology, vol. 13, n° 5
Si le déni de la mort peut aider à vivre plus longtemps, d’autres résul- (mai 2004), p. 359-363 ; J.S. Goodwin, D.D. Zhang et G.V. Ostir, « Effect
tats indiquent que la dépression risque d’accélérer le moment du dé- pd Depression on Diagnosis, Treatment, and Survival of Older Wo-
men with Breast Cancer », Journal of the American Geriatrics Society,
cès. Incapable de trouver la joie dans l’existence, la personne dépres-
vol.52, n° 1 (janvier 2004), p. 106-111.
sive se situe à l’opposé de celle qui a de bonnes raisons de vivre. L’une (5) H.Yu eT auTreS, « Depression and Survival in Chinese Patients with Gas-

après l’autre, les études – dont une méta-analyse des résultats de 26 tric Cancer : A Prospective Study », Asian Pacific Journal of Cancer Pre-
recherches sur le lien entre dépression et cancer – ont fait la preuve vention, vol. 13, n° 1 (2012), p. 391-394 ; M. Johansson, A. Rydén et C.
que les sujets cancéreux déprimés ou désespérés mouraient sensible- Finizia, « Mental Adjustement to Cancer and Its Relation to Anxiety,
ment plus tôt que les autres4. Cela est vrai indépendamment du genre Depression, HRQL, and Survival in Patients with Laryngeal Cancer :
de cancer et des origines culturelles du malade5. Les patients déprimés A Longitudinal Study », BMC Cancer, vol. 11 (30 juin 2011), p.283 ;
ne cessent de dire qu’ils n’ont qu’un désir : renoncer, abandonner. En K.E. Lazure et autres, « Association Betwee Depression and Survival
of Disease Recurrence in Patients With Head and Neck Cancer Enrol-
d’autres mots, ils n’ont plus de raison de vivre. En somme, la dépression
led in a Depression Prevention Trial », Head and Neck, vol.31, n° 7 (juil-
peut accélérer la survenue du décès chez les patients cancéreux. let 2009), p. 888-892.
Si les études ont montré que le déni contribue à prolonger la vie des (6) M. PeTTicreW, r. bell eT D. HunTer, « Influence of Psychological Coping

cancéreux et la dépression, à la raccourcir, qu’en est-il plus spécifique- on Survival and Recurrence in People with Cancer : Systematic Re-
ment des raisons de vivre ? Peu de chercheurs se sont penchés sur cet view », British Medical Journal, vol. 325, N° 7352 (9 novembre 2002),
aspect, si bien qu’il est difficile de répondre à cette question. Les re- p. 1066.
(7) a.J. cunninGHaM eT K. WaTSon, « How Psychological Therapy May Pro-
cherches ont porté sur l’« esprit combatif », ce qui est sensiblement
différent. Avoir un esprit combatif signifie que vous luttez activement long Survival in Cancer Patients : New Evidence and a Simple Theo-
ry  », Integratives Cancer Therapies, vol. 3, n° 3 (septembre 2004),
contre votre cancer6 ; avoir de bonnes raisons de vivre n’implique pas
p. 214-229 ; R. Huebscher, « Spontaneous Remission of Cancer : An
nécessairement une lutte, cela veut dire que vous vous concentrez sur Example of Health Promotion », Nurse Practitionner Forum, vol. 3, n° 4
ce qui apporte de la joie, du bonheur et un sens à votre vie. Et, dans des (décembre 1992), p228-235.
études semblables à la mienne, on a découvert que les survivants en ré- (8) M. WaTSon eT auTreS, « Influence of Psychological Response on Breast

mission radicale affichaient un désir de vivre exceptionnel7. Cancer Survival : Ten-Year Follow-Up of a Population Based Cohort »,
Quand un patient démontre un fort esprit combatif, l’idée de lutte pour European Journal of Cancer, vol. 41, n°12 (aoput 2005), p. 1710-1714.
la survie peut entraîner une réaction corporelle instinctive insidieuse,
qui affaiblit le système immunitaire et libère dans le sang un flot continu
d’hormones de stress. Pour notre cerveau de chasseurs-cueilleurs, c’est

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