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Université Nouveaux Horizons

Faculté de sciences technologiques TP de technologi et physique du béton

Professeur : Mr Richard Kimpay

Types et caracteristiques des essais sur le ciment

Malamba Mpinga Nathan

Lubumbashi, le 5 août 2020


Introduction
Ce travail consiste à donner les types des essais effectuer sur le ciment et leurs caractéristiques.
Pour se faire nous allons commencer par donner la définition du ciment et d’un essais, en suite nous donnerons
leurs rôles et pour finir nous allons donner les types et les types et les caractéristiques des essais sur le ciment.

1 Définition
1. Leciment
Leciment est un liant hydraulique c.à.d. un liant qui réunit les deux propriétés suivantes :
— il durcit par réaction avec l’eau ;
— le durcissement du mélange liant - eau s’opère aussi bien à l’air que sous eau et le produit durci
résiste à l’eau.
Les contre-exemples des liants hydrauliques :
— les plates ;
— la chaux éteinte.
2. Definition d’un essai
un essai est une œuvre de réflexion portant sur les sujets les plus divers et exposée de manière personnelle,
voire subjective par l’auteur. Contrairement à l’étude, l’essai peut être polémique ou partisan. C’est un
texte littéraire qui se prête bien à la réflexion philosophique, mais aussi à d’autres domaines : essais
historiques, essais scientifiques, essais politiques, etc. L’auteur d’un essai est appelé « essayiste ». Le
terme « essai » est dérivé du latin exagium, « juger, examiner, peser ».

2 Rôles du ciment et d’un essai


1. Rôle du ciment
Le ciment forme avec l’eau une pâte capable, par hydratation, de faire prise et de durcir progressivement
afin d’agglomérer les particules solides (granulats) qui sont noyées dans le béton.

2. Rôle d’un essai

3 Types et caractéristiques des essais


- Détermination de la masse volumique par pycnomètre.

1. Principe
Mesure de la masse volumique par pesés dans l’eau avec un volume constant.
La méthode du pycnomètre est utilisée pour les matières plastiques avant formage, telles que poudres
à mouler, comprimés ou granulés.
2. Appareillage

• Balance précise à 0,1 mg


• Pycnomètre de 50 ml
• Récipient thermorégulé
• Liquide d’immersion :
• eau distillée ou autre liquide convenable.

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3. Mode opératoire

• Poser le pycnomètre sur la balance, faire le zéro.


• Remplir le pycnomètre de liquide jusqu’au repère
• Peser le volume de liquide (m0 )
• Vider le pycnomètre
• Introduire le lot de matière à tester dans le pycnomètre
• Peser le lot (m1 )
• Compléter le remplissage du pycnomètre avec le liquide.
• Peser l’ensemble eau + matière (m2)
m2 = m1 (masse échantillon) + m3 (masse d’eau)
• Répéter l’essai sur 3 échantillons.
4. Présentation du résultat

On utilise la formule suivante :

m1 .ρeau
ρM P =
m0 − m3
La masse volumique du matériau testé est la moyenne arithmétique des 3 déterminations.
- Le voluménomètre détermination du volume dans un vers gradué.

1. Principe
Le voluménomètre est un récipient en verre d’environ 250 cm3 , avec un col étroit (diamètre ± 1cm)

muni d’un renflement (±20cm3 )


2. Appareillage

• Une feuille de papier A4

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• Une cuvette
• Une balance de précision
• Un voluménomètre
• Un tiblon
• Un échantillon de ciment anhydre m = 64g
• Un liquide non réactif au ciment (toluène ou du white spirit)
3. Mode opératoire

• Prendre une feuille de papier pliée en deux la placer dans la cuvette en aluminium, puis peser et
tarer le tout.
• Prélever une masse de ciment anhydre m = 64g.
M : masse de ciment
• Remplir entre la graduation 0 et 1cm3 avec du toluène ou white spirit le voluménomètre. Noter
ce volume. V1
• Introduire le ciment dans le voluménomètre. Faire très attention en versant le ciment. En effet
toute perte de matériau faussera l’expérience. Remplir le voluménomètre petit à petit au risque
de le boucher.
• Lire le nouveau volume V2
• Calculer le volume absolu
• Calculer la masse volumique absolue
4. Présentation du résultat

— volume abs = V2 – V1 .
— Masse volumique absolue = M / V abs
- La finesse de mouture

1. Principe
L’essai a pour but de calculer le débit d’air susceptible de passer à travers la poudre.

La surface massique du ciment étudié n’est pas mesurée directement, mais par comparaison avec
un ciment référence dont la surface massique estconnue.
Faire passer, dans des conditions bien définies, une certaine quantité de ciment (par exemple) ; mesurer
le temps de passage, et en déduire la surface spécifique par application d’une formule empirique.
2. Appareillage

• Un appareil appelé «Perméabilimètre de Blaine».


• Une cellule dans laquelle est placé le ciment à tester
• Un manomètre constitué d’un tube en verre en Forme de U rempli, jusqu’à son repère inférieur
D’une huile légère.
• La cellule est équipée d’une grille en Sa partie inférieure.
• Un piston sert à tasser le ciment Dans la cellule sous un Volume V défini
• Une balance précise à 0.001 g.
• Un chronomètre précis à 0.2 s près.
• Des rondelles de papier filtrent adaptées au diamètre de la cellule.
• Du mercure pour mesurer le volume V de la couche tassée.
• Un thermomètre précis à 0.1 °C près pour mesurer température de l’air

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3. Mode opératoire
Pour la détermination du volume de la cellule on emploie le mercure.

— Placer la grille + 2 rondelles de papier filtre, remplir de mercure et le peser : P1


— Sur grille = une rondelle, placer un peu plus de ciment que ce que correspondrait à n = 0.5 (ainsi
le mercure ne tassera pas le ciment : 2.8 à 3.0 g),
— placer une 2eme rondelle de papier filtre ; enfoncer complètement le piston, puis le retirer,
— remplir de mercure. Peser ce mercure : P2 .

Le volume V de la cellule est celui occupé par le ciment :

P1 − P2
V =
mvHg
mvHg : masse volumique du mercure à la température de l’expérience.
Mode opératoire :

• Placer grille + papier filtre + ciment (quantité calculée) + papier filtre,


• Tasser et ôter le piston,
• Vérifier le niveau du liquide : il doit arriver au trait inférieur (4) ; si nécessaire, parfaire ce niveau,
• Placer la cellule sur l’ajutage. La jonction doit être étanche (très mince couche de vaseline).
S’assurer de l’étanchéité de l’ensemble (boucher la cellule avec le pouce, aspirer avec la poire pour
faire monter le liquide aux environs du trait supérieur (1), si on ferme le robinet, le niveau doit
rester constant).
• L’étanchéité étant réalisée, aspirer le liquide jusqu’à ce qu’il atteigne le trait supérieur (1), et
fermer le robinet.

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• L’air traverse le ciment, et le niveau du liquide baisse : chronométrer le temps que met le liquide
à passer du 2e trait au 3e trait ; soit t (en secondes) la moyenne des temps résultant de 3 mesures
consécutives.
• Noter la température,
• En déduire la surface spécifique :
√ √ √
Ssp = K. n3 . t/mvabs .(1 − n). η

avec :
K : constante de l’appareil,
n : porosité (en général : 0,50),
mvabs : masse volumique absolue du ciment,
η : viscosité dynamique de l’air, à la température de l’essai.

4. Présentation du résultat

- La prise
1. Principe

L’essai consiste à suivre la transformation d’état d’un matériau visqueux, facile à travailler à l’état
d’un matériau durci (plus difficile voire impossible à travailler). Le temps de début de prise est
déterminé à l’instant où l’aiguille de Vicat (S= 1 mm2 , masse = 300 g) ne s’enfonce plus jusqu’au
fond d’une pastille de pâte pure de ciment à propriétés normalisés. L’appareil de Vicat est utilisé à
la fois pour la détermination de la consistance normale ainsi qu’à la mesure du temps de début de
prise.
En effet, pour chaque liant utilisé, il y a une teneur en eau nécessaire qui donne à la pâte une
consistance dite normale. La détermination de cette teneur en eau est en fait un préalable à la
mesure de la prise.
2. Appareillage

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• Salle climatisée : l’essai doit se dérouler dans une salle, dont la température est de 20o C ± 2o C et
dont l’humidité relative est supérieure à 50 %,
• Malaxeur normalisé : avec une cuve de 5 litres de contenance et d’une pale de malaxage pouvant
tourner à deux vitesses (dites lente 140 tr/min et rapide 285tr/min ),
• Appareil de Vicat : l’appareil est composé d’un moule tronconique (h = 40 mm d1 = 70 mm et
d2 = 80 mm) et d’une tige coulissante,
• Balance précise à 0.1 g près,
• Chronomètre précis à 0.1 s près.
3. Mode opératoire
L’essai de prise se réalise selon les étapes suivantes :

• préparer 0.5 kg de ciment, une pâte pure de rapport E/C=0,26, verser l’eau dans la cuve du
malaxeur contenant le ciment,
• mettre le malaxeur en marche (voir le tableau qui suit pour la marche à suivre) et déclencher le
chronomètre
• la pâte est alors rapidement introduite dans le moule tronconique posé sur une plaque de verre,
sans tassement ni vibration excessifs. Il faut enlever l’excès de pâte par un mouvement de va-et-
vient effectué avec une truelle maintenue perpendiculairement à la surface supérieure du moule.
Puis l’ensemble est placé sur la platine de l’appareil de Vicat.
• la sonde est amenée à la surface de l’échantillon et relâchée sans élan (sans vitesse). La sonde alors
s’enfonce dans la pâte. Lorsqu’elle est immobilisée (ou après 30 s d’attente), relever la distance d
séparant l’extrémité de l’aiguille de la plaque de base.
• la pâte sera à consistance normale si d = 6mm ± 1mm :
— si d > 7 mm : il n’y a pas assez d’eau,
— si d < 5 mm : il y a trop d’eau.
 Dans les 2 cas, il faut jeter la pâte, nettoyer et sécher le matériel et recommencer avec une
nouvelle W.
4. Présentation du résultat

- Essai de flexion

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1. Principe
Soit une éprouvette placée sur une presse chargé progressivement jusqu’à la rupture : Pu la charge
de rupture de l’éprouvette.

2. Appareillage

• Presse de traction
• Appareillages de rupture en traction par flexion.
• Balance
3. Mode opératoire

• Prendre trois eprouvettes dans la salle de stockage(hall d’essais), puis péser les trois eprouvettes.
• Mettre l’appareillage de rupture en traction par flexion en place sur la presse
• Placer l’éprouvettes au contact des appuis en respectant la norme.
• Appeler le proffesseur(ne pas manipulre seul pour les premiers essais)
• Réaliser l’essai de rupture en traction par flexion.
• Noter la valeur de la force de rupture en traction par flexion.
• Récuperer les deux-demi prismes pour l’essai de compression.
• Reprendre l’essai pour les 2 autres éprouvettes.
• Nettoyer soigneusement la presse.
4. Présentation du résultat

• Faire un tableau récapitulatif des résultats(masse, force et contrainte de rupture en traction par
flexion).Conclusion
• Calculer la moyenne des contraintes de traction par flexion : σtf
• A partir de la RDM, retrouver la formule du calcul de la contrainte de traction par flexion donnée
par la norme à l’article 9.2.
- Essai de compression
1. Principe
Le principe de l’essai est de soumettre une éprouvette cylindrique, cubique ou une carotte à une force
croissante et constante jusqu’à rupture de celle ci afin de déterminer sa résistance à la compression.
2. Appareillage

• Presse de traction
• Appareillage de rupture en compression
3. Mode opératoire

• Mettre l’appareillage de rupture en compression en place sur la presse.


• Placer le 1er demi - prisme au contact des appuis en respectant la norme.

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• Appeler le professeur (ne pas manipuler seuls pour le premier essai).
• Réaliser l’essai de rupture en compression.
• Noter la valeur de la force de rupture en compression.
• Reprendre l’essai pour les 5 autres demi - prismes.
• Observer le type de rupture.
• Nettoyer soigneusement la presse et déposer les éprouvettes dans la benne extérieure.
4. Présentation du résultat

• Faire un tableau récapitulatif des résultats (masse, force et contrainte de rupture en traction par
flexion et en compression).
• Calculer la moyenne ( σ 0 c ) des résultats obtenus pour les 8 demi – prismes (art. 10.2 et 10.3) .
• Calculer l’écart type : sP
n
i=1 (xi − x)
S=
n−1
• Calculer le rapport σ 0 c /σtf . Conclusion.

Nous allons maintenant étudier la conformité du ciment par rapport à la prescription de résistance
à la compression.

σ 0 c = classevraie + k.s
)
• s
⇒ σ 0 c = classevraie + k.V.σ 0 c/100
σ0 c ∗ 100 = V = 0.06

classe vraie = σ 0 c(1 − k.V /100)

Avec :

* V = 6⇒ différence entre 2 résultats d’essais correspondants obtenus dans différents laboratoire


< 15%
* pour p = 5% ⇒ k = 1.64
• Comparer l’écart type que vous avez obtenu avec l’écart type théorique (V ∗ σ 0 c).
• Calculer la classe vraie de votre ciment.
• En déduire la classe commerciale ( voir cours de matériaux).
• Comparer la classe commerciale ci-dessus avec celle inscrite sur la sac de ciment que vous avez
utilisé pour fabriquer vos 4x4x16. Conclusion.
- Stabilité
1. Principe
Certains ciments peuvent contenir de la chaux et/ou de la magnésie (MgO) libre. Ces constituants
réagissent avec l’eau de gâchage (formation d’hydroxyde) et subissent de ce fait une extension consi-
dérable qui peut éventuellement détruire la structure de mortier (ou du béton) durcis.
L’essai de stabilité de fait par mesure de l’écartement de deux aiguilles serties dans un anneau fondu
rempli des pâtes de ciment de consistance normalisée.
2. Appareillage

• Presse de traction
• Appareillage de rupture en compression
3. Mode opératoire

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4. Présentation du résultat

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