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LES ÉTAPES DE LA CRÉATION D'ENTREPRISE

«  La création de société se fait en moins d’une semaine, après


dépôt des dossiers complets  »

1- La phase de pré création d’entreprise


En amont de la création d’une entreprise se situe les différents conseils pour
vous orienter vers le type d’entreprise adaptée à votre projet, tel que les sociétés
anonymes (SA) ou à responsabilité limitée (SARLU ou SARL) ou bien les
entreprises individuelles pour la nature, l’activité non-règlementée ou l’activité
règlementée pour l’objet social et les différentes institutions disponibles pour
vos obligations fiscales et sociales, tout en mettant à votre disposition un état
comparatif (coûts, avantages) de ces organismes.
Les différentes évaluations et simulations sont primordiales, car elles vous
servent d’outil de décision, assurant la survie de votre entreprise. En cas
d’activité règlementée (éducation, santé, tourisme…), une autorisation
ministérielle est obligatoire. Dans ce cas, un accompagnement s’avère
nécessaire dans les différentes études à titre de préparatifs de dossiers de
demande d’autorisation et du suivi de l’avancement des dossiers, jusqu’à
l’obtention de l’autorisation souhaitée.

2- La Phase création d’entreprise
Cette phase correspond à la mise en action des éléments préparés et validés lors
de la phase pré création. Elle correspond surtout à l’établissement des dossiers
nécessaires à la création de votre entreprise. Vous seriez ainsi amené à fournir
les documents relatifs aux dirigeants sociaux et les éléments correspondant à la
société à créer elle-même. Les coûts associés déterminés lors des précédentes
simulations sont par la suite à rendre disponibles pour pouvoir les payer lors de
la soumission des dossiers de création. Une fois que tous les dossiers sont
complets et prêts à être déposés (jour J), vous n’aurez qu’à attendre un délai de
quatre (04) jours pour obtenir tous les documents justifiant la création de votre
entreprise. La création sera donc effective au jour J+4.

3- L’ouverture d’un compte bancaire


Il faut savoir que la création d’une entreprise ne s’arrête pas aux
immatriculations fiscales et juridiques. L’ouverture d’un compte bancaire au
nom de votre entreprise est obligatoire selon les dispositions fiscales en vigueur
dans la mesure où elle permet de retracer tous les mouvements bancaires de
l’entreprise. L’ouverture de compte peut se présenter sous deux formes : compte
capital (cas d’une société anonyme ou d’une société n’ayant pas encore pu
terminer les différentes immatriculations) et compte à vue (cas d’une société
ayant déjà en possession les dossiers effectifs de création). Avec nos relations
privilégiées avec les principales banques primaires malgaches, le RIB (relevé
d’identité bancaire) relatif à votre compte capital s’obtient en deux jours (02) de
la présentation du projet de création. Un compte capital vous sera ainsi ouvert au
jour J+1. La transformation du compte capital en compte à vue se fait par la
suite sans problème, sur présentation des cartes et d’extrait d’inscription légale.

4- L’affiliation auprès des organismes sociaux


Une fois l’ouverture de compte bancaire effective, on procède à l’affiliation de
votre entreprise et de vos premiers salariés aux organismes sociaux afin
d’assurer vos obligations sociales. À cet effet, nous nous chargeons
de l’affiliation à la sécurité sociale soit la CNAPS (Caisse Nationale de
Prévoyance Sociale) ainsi qu’à l’organisme sanitaire de votre choix. Nous vous
orientons vers l’organisme de votre choix, qui se repose sur l’état comparatif
mis à votre disposition lors de la phase pré création. Au jour J+7, vous aurez
votre numéro d’immatriculation à la CNaPS et tout de suite après, votre numéro
d’affiliation auprès de l'organisme sanitaire de votre choix sera disponible.
LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR AU SEIN D’UNE ENTREPRISE

L’élaboration d’un règlement intérieur fait partie des obligations des


entreprises selon le Code de travail malgache. Ceci étant pour fixer les
règles et obligations en matière de discipline, d’organisation, d’hygiène
et de sécurité des  travailleurs. Conformément à  l’article 169 du  Code
du travail, « L’élaboration d’un règlement intérieur est obligatoire  dans
toutes les  entreprises employant habituellement au moins onze (11)
travailleurs ».A noter que l’élection de délégués de personnel est
également obligatoire à partir de 11 travailleurs.

Les procédures de mise en place d’un règlement intérieur

La première étape est l’élaboration du règlement intérieur par le chef


d’entreprise.  Ce dernier transmettra son projet au comité d’entreprise ou
à défaut le délégué du personnel pour consultation et à titre informatif.
Vient ensuite la présentation du projet de règlement intérieur auprès de
l’inspection du travail pour approbation avant que le Tribunal du travail y
apporte son visa ;

Enfin, l’affichage du règlement intérieur visé par l’inspection du travail sur


le lieu de travail. Car le règlement intérieur doit être porté à la
connaissance de tous les employés.  Il doit être affiché à une place
convenable et accessible dans les lieux où le travail est effectué et il  doit
être porté à la connaissance de tout nouvelle embauchée lors de la
signature du contrat de travail.

A noter que la mise en application du règlement intérieur appartient à


l’ensemble des salariés, aussi bien en CDI, CDD, Stagiaire, sans
restriction et sans réserve. Et qu’en cas d’effraction, l’employeur est tenu
d’appliquer les sanctions disciplinaires énoncées dans ce règlement
intérieur.

Les dispositions relatives au règlement intérieur

Dans la mesure où le règlement intérieur est pris en application du Code


du travail, il doit relater les disciplines applicables ainsi que les
procédures et sanctions disciplinaires. Il fixe dans son contenu, les
règles relatives à :

 La discipline applicable dans l’entreprise,


 Les procédures et sanctions disciplinaires
 L’hygiène et la sécurité dans l’entreprise.

En outre, le règlement intérieur doit obligatoirement mentionner :

 Les dispositions relatives aux droits à la défense des salariés


 Les dispositions relatives au harcèlement moral et sexuel et aux
agissements sexistes

Le règlement intérieur pourra être complété par des notes de service ou


par des dispositions spéciales concernant une certaine catégorie de
personnel. Il pourra être modifié ultérieurement par adjonction ou retrait
d’une ou plusieurs notes, en suivant les mêmes procédures et étapes de
son élaboration.
La mise en place d’un règlement intérieur permet à une entreprise
d’avoir une base solide sur laquelle on se repose en termes de discipline
vis-à-vis des employés.

Dans le cadre de l’externalisation de processus RH assurée par


Madagascar-services, ses clients bénéficient de l’élaboration d’un
règlement intérieur dans les normes et procédures légales.

LA CRÉATION D’UNE SOCIÉTÉ ANONYME À MADAGASCAR

Publié le 3 juillet , 2018 par new_mdg dans categorie Création et


liquidation d’entreprises

Les porteurs de projets à Madagascar optent davantage pour la création


d’une société à responsabilité limitée ou S.A.R.L. Mais qu’en est-il d’une
structure plus complexe comme la société anonyme ou S.A.?

Quid d’une S.A.

Une S.A. d’une société dans laquelle les actionnaires ne sont


responsables des dettes sociales qu’à concurrence de leurs apports et
dont les droits des actionnaires sont représentés par des
actions. Source : Art. 407 de la loi n°2003-036 sur les sociétés
commerciales de Madagascar

La société anonyme est désignée par une dénomination sociale qui doit
être immédiatement précédée ou suivie en caractères lisibles des mots “
société anonyme ” ou du sigle “ S.A. ” et du mode d’administration de la
société suivant les spécificités ci-dessous, selon les articles 407 et 408
de la Loi n°2003-036 sur les sociétés commerciales à Madagascar.

Le capital d’une SA est de 10 000 000 MGA minimum. Il  est à bloquer


pendant la constitution de la société. La libération du capital social est à
hauteur de 25% lors de la constitution (le surplus doit être libéré dans les
3 années qui suivent l’immatriculation au registre du commerce et des
sociétés)

Spécificités d’une S.A.

La nomination de commissaire aux comptes est obligatoire dès la


création d’une SA. Elle peut être soit statutaire  dont la durée du mandat
est de un an, soit par Procès-Verbal de l’Assemblée Générale
constitutive  dont la durée est de trois ans. Au cours de la vie de la
société, la nomination se fait par assemblée générale ordinaire pour une
durée de six ans.

Les sources de financement d’une SA étant l’emprunt obligataire qui


constitue un mode de financement très souple, généralement à un
moindre taux et qui n’est assorti d’aucune garantie, à l’inverse des prêts
bancaires. De plus, l’émetteur peut avoir accès à plusieurs investisseurs.

Quant au mode d’administration d’une SA tel que l’article 437 de la Loi


sur les sociétés commerciales l’a défini, on a le choix entre :

– Conseil d’administration : dirigé par un PDG assisté d’un PDGA ou


d’un PCA et d’un DG qui peut être assisté d’un DGA si plus de 4
actionnaires

-Administrateur général : qui peut être assisté d’un ou plusieurs


Administrateur général adjoint si moins de 4 actionnaires.

La société anonyme peut, en cours de vie sociale, changer à tout


moment son mode d’administration et de direction. La décision est prise
par l’assemblée générale extraordinaire qui modifie les statuts en
conséquence. Ces modifications sont publiées au registre du commerce
et des sociétés

Concernant les obligations fiscales d’une SA, les taux d’imposition des
principaux impôts sont similaires à une SARL : 20% pour l’IR, 10% pour
l’IR intermittent et 20% pour la TVA.

Liste des dossiers à fournir lors de  la création d’une S.A.

Pour avoir une idée générale sur la liste des principaux dossiers à fournir
dans le cadre de la création d’une S.A. à Madagascar :

-Statuts ;

-Copie des pièces d’identité du PDG/PCA ou d’un administrateur


général ;

-Contrat de bail avec les justificatifs y afférents;


-PV de l‘Assemblée générale constitutive ou  du conseil
d’administration ;

-Déclaration, bulletin, état de souscription et de versement ;

-Attestation de blocage ou d’attestation du capital libéré.

En tant que promoteur d’investissement à Madagascar, MDG-Services


offre différentes prestations relatives à la création d’une société, entre
autres l’assistance dans la préparation des dossiers de création de
société quelle que soit la forme juridique ; le dépôt et le suivi du dossier
au niveau de l’EDBM; la récupération et la transmission au client des
dossiers attestant l’ouverture.

Pour d’autres informations supplémentaires ou demande de devis,


veuillez nous adresser votre demande par mail
au contact@madagascar-services.com ou directement via notre site.

LES FRAIS PAYABLES LORS DE LA CRÉATION D’UNE SOCIÉTÉ À


MADAGASCAR

Informations générales sur la création d‘une société à


Madagascar

A Madagascar, les principales structures érigées sur le territoire se


classent en trois catégories distinctes : les Sociétés à Responsabilité
Limitée (SARL), les Sociétés Anonymes (SA), les bureaux de
représentation et les Entreprises Individuelles. Ces différentes formes
de société sont régies par la loi et sont inscrites au régime du commerce.
Le chiffre d’affaire est l’un des critères de classification d’une société.

Selon leurs statuts, les sociétés créées à Madagascar peuvent être


fondées par une ou plusieurs personnes. Les fonds dédiés au
fonctionnement d’une structure mise en place peuvent appartenir à une
personne de nationalité malgache ou à un ressortissant étranger.
L’Economic Development Board of Madagascar (EDBM)  étant le guichet
unique qui a été mis en place pour centraliser les diverses démarches
relatives à la création de sociétés sur la Grande Ile.

Les droits à payer pour la constitution d‘une société

taux de référence : 1€ = 4 000Ar


 Les statuts de la société est le principal document à fournir.
L’enregistrement représente 0.5% du capital social avec minimum de
perception de 10 000 Ar.
 Un contrat de domiciliation ou un contrat de bail visé associé à
une copie du titre foncier du local sont également nécessaires. Le coût
d’enregistrement s’élève à 2% du montant du loyer pendant la durée du
bail.
 Un PV de Procuration est requis pour la nomination d’un
mandataire chargé de représenter la société dans le suivi des dossiers
de création pour 2000 Ar.
 L’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés
(RCS) : 16 000 Ar
 L’Immatriculation statistique (STAT) : 40 000 Ar
 Options IR (Impôts sur les Revenus)
 100 000 Ar pour les personnes imposables exerçant des activités
agricoles, artisanales, industrielles, minières, hôtelières, touristiques ou
de transport
 320 000 Ar pour les autres Entreprises
 Options IS (Impôt Synthétique)
 16 000 Ar pour les agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, petits
exploitants miniers, transporteurs utilisant des véhicules non motorisés
(charrette, pousse-pousse, pirogue etc)
 50 000 Ar pour les artisans, gargotiers, petits producteurs
 100 000 Ar pour les artisans miniers, artistes et assimilés,
commerçants, hôteliers, prestataires, restaurateurs
 150 000 Ar pour les professeurs libéraux et autres, activités
multiples.

En un mot, vous pouvez créer une société à Madagascar à partir de 150


euros, hors prestation de votre cabinet d’accompagnement.

Les administrations concernées

L’EDBM dispose des départements ministériels qui sont présents dans


son local pour assurer les différents services de création des entreprises
à savoir :

 EDBM – Fiscalité : Ministère des Finances et du Budget (MFB)/


Direction Générale des Impôts (DGI)
 EDBM – RCS : Ministère de la Justice/Greffe du Tribunal du
Commerce
 EDBM – INSTAT : Institut National de la Statistique
Une fois les différentes démarches effectuées, la constitution est justifiée
par la disponibilité des cartes professionnelles au nom de la société . Il
est ensuite nécessaire de procéder à l’ouverture du compte
bancaireau nom de la société.

Il est incontestable de savoir les frais payables lors de la constitution


d’une entreprise. En collaboration étroite avec l’EDBM, MDG Services
vous guide dans les démarches administratives liées à la création de
votre entreprise à Madagascar. Pour plus de détails, contactez-nous au
+ 261 20 22 372 47 ou demandez nous un devis

CRÉATION DE SOCIÉTÉ À MADAGASCAR, LE GUIDE DE L’INVESTISSEUR

Publié le 6 mars , 2020 par new_mdg dans categorie Création et


liquidation d’entreprises, Vie d'entreprises

Madagascar est un pays disposant d’une grande potentielle économique


avec une ressource naturelle diversifiée, un marché non encore saturé et
une main-d’œuvre abondante. Autant de qualités qui attirent les
investisseurs, porteurs d’affaires.

Le secteur minier, touristique, textile et les énergies renouvelables sont


les secteurs les plus porteurs de l’économie. Plus particulièrement le
secteur textile qui bénéficie d’un régime fiscal spécial, avec l’agrément
en Zone Franche, offrant des avantages fiscaux intéressants, ainsi que
les énergies renouvelables avec une exonération à la TVA.

Il est à noter qu’il y a au moins trois phases à respecter avant qu’une


société ne soit légalement constituée :
1 – La pré-création

Avant de se lancer, il est important d’effectuer différentes études à partir


des éléments prévisionnels relatifs au projet.

 L’activité : après avoir effectué une étude de marché, il faudra se


renseigner si l’activité en vue est règlementée. Dans ce cas, l’ouverture
de la société est soumise à une autorisation
 Les statuts juridiques : avoir un état comparatif des principaux
statuts juridiques est très primordial. En effet, les avantages et
inconvénients de chaque type de statut vous permettront de faire le bon
choix. Aussi, l’ampleur du projet détermine la structure à créer. Les
projets plus conséquents réunissant plusieurs actionnaires et
d’importants capitaux sont orientés vers les statuts d’une Société
Anonyme ou SA. Quant aux projets intermédiaires, la Société A
Responsabilité Limitée ou SARL est la plus adaptée, tandis que les
projets à petites envergures sont orientés vers la création d’une
Entreprise Individuelle.
 L’administration : les éléments constitutifs de l’Assemblée
Générale ou du Conseil d’Administration vous permettront d’avoir une
visibilité sur le fonctionnement de la société et de la prise de décisions
au cours de la vie de la société.
 Le régime fiscal : le chiffre d’affaires prévisionnel détermine le
régime fiscal des sociétés commerciales à Madagascar. Avec les
dispositions fiscales malgaches en vigueur, il n’y a que deux régimes
fiscaux : le régime sous l‘Impôt Synthétique (IS) et le régime sous l‘Impôt
sur Revenus (IR). Une simulation des principaux impôts à payer s’avère 
nécessaire pour peaufiner le business plan, élément clé pour lancer un
projet.

L’idéal est d’avoir un accompagnement de proximité et à l’écoute afin de


vous donner des conseils sur mesure par rapport à votre projet.

2 – La constitution de dossiers

Tous les documents relatifs à la création d’une société sont gérés par
l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM) qui est un
guichet unique compétent en matière de création de société.

Sont principalement à déposer auprès de l’EDBM :

 Les statuts de la société en précisant la raison sociale, l’adresse


du siège, la forme juridique.
 La jouissance du local (contrat de bail ou de location avec
justificatif de propriété du bailleur, plan de repérage)
 Une autorisation préalable pour les activités règlementées.
 Tout acte édité lors de la constitution

 La forme juridique

Lors de la création de votre entreprise, le choix de la forme juridique (SA,


SARL, EI… ) est important dans la mesure où il détermine la
responsabilité des associés par rapport aux dettes contractées par la
société.
Dans une entreprise individuelle ou en commandite simple par exemple,
les associés sont solidairement et indéfiniment responsables des dettes
contractées par la société, alors qu’en optant pour la forme sociétale, la
responsabilité des associés est à concurrence de leur part sociale dans
la société.

 Activités règlementées

En plus des documents qui vous serez demandés lors de la création de


votre entreprise, rassurez-vous d’avoir les autorisations préalables pour
les activités règlementées comme les établissements touristiques,
financiers, santé, enseignement, etc…

En effet, compte tenu de leur spécificité, certaines activités sont


soumises à une autorisation préalable des autorités compétentes lors de
la création de la société.

Pour le cas d’un restaurant par exemple, l’obtention d’une autorisation


d’ouverture est conditionnée par l’observation d’un standard
international. Le local doit avoir une entrée principale, une toilette
privative, un personnel qualifié, une cuisine, le traitement des déchets…

 Contrat de bail ou de location

Toute société en cours de constitution doit avoir une adresse de siège


social et de lieu d’activité. Les deux adresses peuvent être la même ou
différentes. Quant au siège, il peut être déterminé par un contrat de
domiciliation. L’avantage de la domiciliation du siège social auprès d’un
établissement fixe est que l’adresse figurée dans les dossiers
administratifs, fiscaux et juridiques de la société reste inchangée, même
si le lieu d’activité change.
Un contrat de bail est en tout cas à établir même lorsque l’un des
associés met à la disposition de l’entreprise son local pour servir de lieu
d’activité de la société.

Le certificat de situation juridique (CSJ) de la propriété ou la copie du


titre de propriété foncière qui justifie que le bailleur a bien fait l’acquisition
du terrain, où se trouve le bâtiment, est à annexer au dossier lors du
dépôt.

Dans le cas où le bailleur est héritier et ne figure pas dans le certificat de


situation juridique, l’autorisation des cohéritiers est requise en
complément de l’acte de notoriété.

MDG Services dispose d’une offre « clé en main »  afin d’accompagner


les apporteurs de projets dans leur démarche de création.

3- Le dépôt de dossiers

Les statuts de la société et les procès-verbaux font l’objet d’un


enregistrement lors du dépôt de dossiers.

Le droit d’enregistrement est variable suivant l’acte. Pour les statuts par
exemple, l’enregistrement représente 0.5% du capital social avec
minimum de perception de 10 000 Ar, alors que l’enregistrement du
contrat de domiciliation s’élève à 2% du montant total du loyer pendant
toute la durée du bail.

Pour en savoir plus sur les droits payables lors de la création d’une


société à Madagascar

STATUTS JURIDIQUES D’ENTREPRISES À MADAGASCAR – COMPARATIF

Publié le 23 mars , 2017 par new_mdg dans categorie Création et


liquidation d’entreprises

Vous envisagez d’investir à Madagascar ? Le choix du statut juridique


est un passage obligé pour garantir la pérennité de votre société.
Madagascar propose des statuts juridiques similaires à ceux qui existe
en Europe : EI, EURL, SARL, SA,… ? Madagascar Services fait le point
pour vous aider à choisir la structure qui conviendra le mieux à votre
projet.

En optant pour l’Entreprise Individuelle (EI) vous et votre entreprise ne


formerez qu’une seule et même personne. Vous serez le seul à décider et libre de
vos choix. Par contre, vos patrimoines professionnel et personnel seront
fusionnés. En cas d’échec de votre entreprise, vos biens personnels pourraient
être saisis pour rembourser les dettes de cette dernière. L’Entreprise Individuelle
est le mieux adopté pour les projets à petite envergure telles que les micros et
petites entreprises.

Cependant, si vous voyez grand dans votre projet, il est conseillé de choisir le
statut de  « société » dès le départ. Le tableau ci-dessous résume les structures de
sociétés les plus prisées à Madagascar.

Les différents statuts juridiques de société à Madagascar

SOCIÉTÉ A RESPONSABILITE LIMITEE (SARL ou SARLU)


Une société à responsabilité limitée est une société dans laquelle les associés ne
sont responsables des dettes sociales qu’à concurrence de leurs apports. Leurs
droits sont représentés par des parts sociales.
Une SARL peut être constituée par une personne physique ou morale, ou entre
deux ou plusieurs personnes physiques ou morales.

SOCIÉTÉ ANONYME (SA )


La société anonyme est une société dans laquelle les actionnaires ne sont
responsables des dettes sociales qu’à concurrence de leurs apports. Les droits
des actionnaires sont représentés par des actions.
La société anonyme peut ne comprendre qu’un seul actionnaire.

La SUCCURSALE (Bureau de liaison ou Représentant résident)


Le bureau de liaison ou succursale est un établissement commercial ou industriel
ou de prestations de services. Elle appartient à une société ou à une personne
physique et est dotée d’une certaine autonomie de gestion.

Comparatif des différents statuts juridiques d’entreprise à


Madagascar
Tableau de comparaison des différents statuts juridiques de société à
Madagascar

Pour compléter les renseignements mentionnés ci-dessus vous pouvez vous


référer à la loi N° 2003-0036 portant sur les sociétés commerciales à
Madagascar.

Besoin d’aide pour la création de votre entreprise ? Contactez nous pour


un accompagnement sur mesure et assurer votre investissement à Madagascar.

Navigation de l’article

Les avantages de la SARL


Nous allons dans cette première partie faire un point complet sur les
principaux avantages de la SARL.
La SARL offre un cadre juridique sécurisant à ses associés
Les règles de fonctionnement de la SARL sont en grande partie prévues
par le Code de commerce et les statuts peuvent rarement y déroger. La
société à responsabilité limitée est un statut juridique au fonctionnement
plus encadré que les sociétés par actions.
Une personne qui s’associe au capital d’une SARL bénéficie donc d’une
certaine sécurité, il s’agit d’un avantage important pour les associés
minoritaires et ceux qui ont peu de connaissances en droit des affaires.
Voici un exemple illustrant ce point :
Les cessions de parts sociales au tiers doivent être obligatoirement
agréées par les associés pour pouvoir être réalisées. Ainsi, les associés
en place peuvent agir en priorité pour éviter qu’un tiers indésirable ne
prenne une participation au capital, voire le pouvoir (rachat de la majorité
des parts sociales).

La SARL protège ses associés, il s’agit d’une société à


responsabilité limitée
Les associés de SARL ne sont responsables que dans la limite de leurs
apports : si la société connait des difficultés, le risque se limite pour ces
derniers à perdre leur mise de départ et ils ne seront pas, sauf
exceptions, poursuivis par les créanciers sur leur patrimoine personnel.
Ce cadre protecteur n’existe par exemple pas dans les SNC et
les entreprises individuelles.

Les gérants majoritaires de SARL ont un régime social particulier


Les gérants majoritaires de SARL sont affiliés au régime des travailleurs
indépendants.  Cette affiliation présente des avantages mais également
des inconvénients comme nous allons le voir en deuxième partie.
L’affiliation au régime des travailleurs indépendants présente plusieurs
avantages :
 La limitation des sorties de trésorerie à l’occasion du lancement de
l’activité, les cotisations forfaitaires étant relativement faible au départ ;
 Un budget de charges sociales nettement moins élevé par rapport aux
travailleurs affiliés au régime général de la Sécurité sociale (à peu près
deux fois moins élevé). Bien entendu, cela a des répercussions sur la
qualité de la protection sociale du gérant ;
 Et le fait d’avoir des obligations administratives assez simples en
matière de paie du gérant car il n’y a aucune fiche de paie à établir.
Le second point a de l’importance car cela impacte le montant du revenu
net disponible auquel le dirigeant majoritaire peut prétendre en optant
pour la SARL. Pour une activité strictement identique, la rémunération
nette perçue en qualité de gérant majoritaire de SARL est nettement
supérieure à celle perçue en qualité de président de SAS ou dirigeant de
SA.
L’écart de niveau de protection sociale peut toutefois être réduit en
mettant en place des contrats d’assurance complémentaires.
Nous abordons la problématique liée au choix du statut social dans cette
publication : le choix entre le statut TNS et l’affiliation au régime général

La SARL offre la possibilité d’utiliser le statut de conjoint


collaborateur
Lorsque le projet d’entreprise prévoit que le créateur exercera son
activité avec son conjoint (ou sa conjointe), la création d’une SARL offre
la possibilité d’opter pour le statut de conjoint collaborateur.
Le statut de conjoint collaborateur permet à ce dernier de s’impliquer
complètement dans la gestion de la société et d’avoir une protection
sociale complète pour un coût relativement réduit puisque seules les
cotisations pour la retraite de base, la retraite complémentaire et
l’invalidité-décès sont à payer.
Plusieurs options sont possibles pour le calcul des cotisations du
conjoint collaborateur :
 Sur une base forfaitaire égale à un tiers du plafond de la sécurité
sociale ;
 Sur une base forfaitaire égale à un tiers du revenu du gérant ;
 Sur une base forfaitaire égale à la moitié du revenu du gérant ;
 Ou, avec l’accord du gérant, sur un tiers ou la moitié de son revenu
professionnel.
Attention toutefois : le conjoint collaborateur ne touche aucun revenu en
contrepartie de ses fonctions et n’a aucune protection contre la perte
d’emploi. Ce paramètre peut être problématique pour le conjoint dans
l’hypothèse d’une séparation.

La SARL est un statut intéressant par rapport à certaines aides


En optant pour la création d’une SARL, le créateur ou les créateurs
indemnisés par pôle emploi peuvent facilement justifier, si c’est le cas,
leur absence de rémunération en fournissent un procès-verbal
d’assemblée qui stipule que leurs fonctions ne sont pas rémunérées.
Cela leur permet de conserver l’intégralité de l’allocation d’aide au retour
à l’emploi (ARE).

La SARL peut être créée par un associé unique


A l’instar de la SAS, la SARL est une forme juridique qui peut prendre la
forme de société unipersonnelle (c’est-à-dire n’être composée que d’un
seul associé). Il s’agira dans ce cas d’une SARL unipersonnelle ou
d’une EURL.
Cette caractéristique est un avantage certain si vous projetez de créer
seul votre entreprise.

La SARL unipersonnelle permet ensuite d’ouvrir son capital


Pour le créateur qui se lance seul, le recours à la SARL unipersonnelle
offre la possibilité d’ouvrir son capital social à de nouveaux associés
pour poursuivre le développement de l’entreprise.
Cette faculté est inexistante lorsque le porteur de projet opte pour
l’entreprise individuelle ou l’EIRL.

La SARL unipersonnelle permet d’avoir le choix entre l’IS et l’IR


Toujours dans le cas d’une création en solo, le recours à la SARL
unipersonnelle offre la possibilité de pouvoir choisir son système
d’imposition fiscale : impôt sur les sociétés ou régime des sociétés de
personnes (sauf si l’associé unique est une personne morale, IS
obligatoire dans ce cas).
Cette faculté est inexistante lorsque le porteur de projet opte pour
l’entreprise individuelle.
Pour plus d’informations :
 le régime fiscal des SARL
 le régime fiscal de l’EURL

Les SARL familiales ont un régime fiscal particulier


Les SARL constituées entre membres d’une même famille peuvent opter
pour le régime des sociétés de personnes sans limitation de durée. En
fonction des résultats générés et des caractéristiques fiscales des
associés, ce mode d’imposition peut être préférable. Il peut donc être
intéressant de pouvoir en bénéficier sans limitation de durée.
Les sociétés par actions peuvent opter pour le régime des sociétés de
personnes pendant 5 exercices maximum. Passé ce délai, les bénéfices
sont imposés à l’impôt sur les sociétés.
Pas besoin de commissaires aux apports pour certains apports en
nature
Contrairement aux règles applicables dans les sociétés par actions, les
associés d’une SARL peuvent décider de ne pas faire évaluer les
apports en nature par un commissaire aux apports lorsque les conditions
cumulatives suivantes sont remplies :
 aucun des apports n’a une valeur supérieure à 30 000 euros,
 les apports en nature ne représentent pas plus de la moitié du total des
apports concourant à la formation du capital social.

Une SARL doit avoir un commissaire aux comptes dans certains


cas uniquement
Contrairement aux sociétés anonymes, une SARL n’est pas tenue de
nommer un commissaire aux comptes dès sa constitution. Ce n’est qu’en
cas de franchissement de certains seuils que cette obligation est
applicable (deux des trois seuils suivants : 3,1M d’euros de CAHT,
1,55M d’euros de total bilan, 50 salariés).
Par ailleurs, ces seuils sont plus importants que ceux prévus pour les
SAS (deux des trois seuils suivants : 2M d’euros de CAHT, 1M d’euros
de total bilan, 20 salariés).
Egalement, aucun commissaire aux comptes ne doit être nommé lorsque
la SARL est contrôlée par une autre société, ou lorsqu’elle contrôle une
autre société, comme c’est le cas en SAS.

Les avantages de la SARL


Nous allons dans cette première partie faire un point complet sur les
principaux avantages de la SARL.

La SARL offre un cadre juridique sécurisant à ses associés


Les règles de fonctionnement de la SARL sont en grande partie prévues
par le Code de commerce et les statuts peuvent rarement y déroger. La
société à responsabilité limitée est un statut juridique au fonctionnement
plus encadré que les sociétés par actions.
Une personne qui s’associe au capital d’une SARL bénéficie donc d’une
certaine sécurité, il s’agit d’un avantage important pour les associés
minoritaires et ceux qui ont peu de connaissances en droit des affaires.
Voici un exemple illustrant ce point :
Les cessions de parts sociales au tiers doivent être obligatoirement
agréées par les associés pour pouvoir être réalisées. Ainsi, les associés
en place peuvent agir en priorité pour éviter qu’un tiers indésirable ne
prenne une participation au capital, voire le pouvoir (rachat de la majorité
des parts sociales).

La SARL protège ses associés, il s’agit d’une société à


responsabilité limitée
Les associés de SARL ne sont responsables que dans la limite de leurs
apports : si la société connait des difficultés, le risque se limite pour ces
derniers à perdre leur mise de départ et ils ne seront pas, sauf
exceptions, poursuivis par les créanciers sur leur patrimoine personnel.
Ce cadre protecteur n’existe par exemple pas dans les SNC et
les entreprises individuelles.

Les gérants majoritaires de SARL ont un régime social particulier


Les gérants majoritaires de SARL sont affiliés au régime des travailleurs
indépendants.  Cette affiliation présente des avantages mais également
des inconvénients comme nous allons le voir en deuxième partie.
L’affiliation au régime des travailleurs indépendants présente plusieurs
avantages :
 La limitation des sorties de trésorerie à l’occasion du lancement de
l’activité, les cotisations forfaitaires étant relativement faible au départ ;
 Un budget de charges sociales nettement moins élevé par rapport aux
travailleurs affiliés au régime général de la Sécurité sociale (à peu près
deux fois moins élevé). Bien entendu, cela a des répercussions sur la
qualité de la protection sociale du gérant ;
 Et le fait d’avoir des obligations administratives assez simples en
matière de paie du gérant car il n’y a aucune fiche de paie à établir.
Le second point a de l’importance car cela impacte le montant du revenu
net disponible auquel le dirigeant majoritaire peut prétendre en optant
pour la SARL. Pour une activité strictement identique, la rémunération
nette perçue en qualité de gérant majoritaire de SARL est nettement
supérieure à celle perçue en qualité de président de SAS ou dirigeant de
SA.
L’écart de niveau de protection sociale peut toutefois être réduit en
mettant en place des contrats d’assurance complémentaires.
Nous abordons la problématique liée au choix du statut social dans cette
publication : le choix entre le statut TNS et l’affiliation au régime général
La SARL offre la possibilité d’utiliser le statut de conjoint
collaborateur
Lorsque le projet d’entreprise prévoit que le créateur exercera son
activité avec son conjoint (ou sa conjointe), la création d’une SARL offre
la possibilité d’opter pour le statut de conjoint collaborateur.
Le statut de conjoint collaborateur permet à ce dernier de s’impliquer
complètement dans la gestion de la société et d’avoir une protection
sociale complète pour un coût relativement réduit puisque seules les
cotisations pour la retraite de base, la retraite complémentaire et
l’invalidité-décès sont à payer.
Plusieurs options sont possibles pour le calcul des cotisations du
conjoint collaborateur :
 Sur une base forfaitaire égale à un tiers du plafond de la sécurité
sociale ;
 Sur une base forfaitaire égale à un tiers du revenu du gérant ;
 Sur une base forfaitaire égale à la moitié du revenu du gérant ;
 Ou, avec l’accord du gérant, sur un tiers ou la moitié de son revenu
professionnel.
Attention toutefois : le conjoint collaborateur ne touche aucun revenu en
contrepartie de ses fonctions et n’a aucune protection contre la perte
d’emploi. Ce paramètre peut être problématique pour le conjoint dans
l’hypothèse d’une séparation.

La SARL est un statut intéressant par rapport à certaines aides


En optant pour la création d’une SARL, le créateur ou les créateurs
indemnisés par pôle emploi peuvent facilement justifier, si c’est le cas,
leur absence de rémunération en fournissent un procès-verbal
d’assemblée qui stipule que leurs fonctions ne sont pas rémunérées.
Cela leur permet de conserver l’intégralité de l’allocation d’aide au retour
à l’emploi (ARE).

La SARL peut être créée par un associé unique


A l’instar de la SAS, la SARL est une forme juridique qui peut prendre la
forme de société unipersonnelle (c’est-à-dire n’être composée que d’un
seul associé). Il s’agira dans ce cas d’une SARL unipersonnelle ou
d’une EURL.
Cette caractéristique est un avantage certain si vous projetez de créer
seul votre entreprise.
La SARL unipersonnelle permet ensuite d’ouvrir son capital
Pour le créateur qui se lance seul, le recours à la SARL unipersonnelle
offre la possibilité d’ouvrir son capital social à de nouveaux associés
pour poursuivre le développement de l’entreprise.
Cette faculté est inexistante lorsque le porteur de projet opte pour
l’entreprise individuelle ou l’EIRL.

La SARL unipersonnelle permet d’avoir le choix entre l’IS et l’IR


Toujours dans le cas d’une création en solo, le recours à la SARL
unipersonnelle offre la possibilité de pouvoir choisir son système
d’imposition fiscale : impôt sur les sociétés ou régime des sociétés de
personnes (sauf si l’associé unique est une personne morale, IS
obligatoire dans ce cas).
Cette faculté est inexistante lorsque le porteur de projet opte pour
l’entreprise individuelle.
Pour plus d’informations :
 le régime fiscal des SARL
 le régime fiscal de l’EURL

Les SARL familiales ont un régime fiscal particulier


Les SARL constituées entre membres d’une même famille peuvent opter
pour le régime des sociétés de personnes sans limitation de durée. En
fonction des résultats générés et des caractéristiques fiscales des
associés, ce mode d’imposition peut être préférable. Il peut donc être
intéressant de pouvoir en bénéficier sans limitation de durée.
Les sociétés par actions peuvent opter pour le régime des sociétés de
personnes pendant 5 exercices maximum. Passé ce délai, les bénéfices
sont imposés à l’impôt sur les sociétés.

Pas besoin de commissaires aux apports pour certains apports en


nature
Contrairement aux règles applicables dans les sociétés par actions, les
associés d’une SARL peuvent décider de ne pas faire évaluer les
apports en nature par un commissaire aux apports lorsque les conditions
cumulatives suivantes sont remplies :
 aucun des apports n’a une valeur supérieure à 30 000 euros,
 les apports en nature ne représentent pas plus de la moitié du total des
apports concourant à la formation du capital social.
Une SARL doit avoir un commissaire aux comptes dans certains
cas uniquement
Contrairement aux sociétés anonymes, une SARL n’est pas tenue de
nommer un commissaire aux comptes dès sa constitution. Ce n’est qu’en
cas de franchissement de certains seuils que cette obligation est
applicable (deux des trois seuils suivants : 3,1M d’euros de CAHT,
1,55M d’euros de total bilan, 50 salariés).
Par ailleurs, ces seuils sont plus importants que ceux prévus pour les
SAS (deux des trois seuils suivants : 2M d’euros de CAHT, 1M d’euros
de total bilan, 20 salariés).
Egalement, aucun commissaire aux comptes ne doit être nommé lorsque
la SARL est contrôlée par une autre société, ou lorsqu’elle contrôle une
autre société, comme c’est le cas en SAS.

Les avantages de la SARL


Nous allons dans cette première partie faire un point complet sur les
principaux avantages de la SARL.

La SARL offre un cadre juridique sécurisant à ses associés


Les règles de fonctionnement de la SARL sont en grande partie prévues
par le Code de commerce et les statuts peuvent rarement y déroger. La
société à responsabilité limitée est un statut juridique au fonctionnement
plus encadré que les sociétés par actions.
Une personne qui s’associe au capital d’une SARL bénéficie donc d’une
certaine sécurité, il s’agit d’un avantage important pour les associés
minoritaires et ceux qui ont peu de connaissances en droit des affaires.
Voici un exemple illustrant ce point :
Les cessions de parts sociales au tiers doivent être obligatoirement
agréées par les associés pour pouvoir être réalisées. Ainsi, les associés
en place peuvent agir en priorité pour éviter qu’un tiers indésirable ne
prenne une participation au capital, voire le pouvoir (rachat de la majorité
des parts sociales).

La SARL protège ses associés, il s’agit d’une société à


responsabilité limitée
Les associés de SARL ne sont responsables que dans la limite de leurs
apports : si la société connait des difficultés, le risque se limite pour ces
derniers à perdre leur mise de départ et ils ne seront pas, sauf
exceptions, poursuivis par les créanciers sur leur patrimoine personnel.
Ce cadre protecteur n’existe par exemple pas dans les SNC et
les entreprises individuelles.

Les gérants majoritaires de SARL ont un régime social particulier


Les gérants majoritaires de SARL sont affiliés au régime des travailleurs
indépendants.  Cette affiliation présente des avantages mais également
des inconvénients comme nous allons le voir en deuxième partie.
L’affiliation au régime des travailleurs indépendants présente plusieurs
avantages :
 La limitation des sorties de trésorerie à l’occasion du lancement de
l’activité, les cotisations forfaitaires étant relativement faible au départ ;
 Un budget de charges sociales nettement moins élevé par rapport aux
travailleurs affiliés au régime général de la Sécurité sociale (à peu près
deux fois moins élevé). Bien entendu, cela a des répercussions sur la
qualité de la protection sociale du gérant ;
 Et le fait d’avoir des obligations administratives assez simples en
matière de paie du gérant car il n’y a aucune fiche de paie à établir.
Le second point a de l’importance car cela impacte le montant du revenu
net disponible auquel le dirigeant majoritaire peut prétendre en optant
pour la SARL. Pour une activité strictement identique, la rémunération
nette perçue en qualité de gérant majoritaire de SARL est nettement
supérieure à celle perçue en qualité de président de SAS ou dirigeant de
SA.
L’écart de niveau de protection sociale peut toutefois être réduit en
mettant en place des contrats d’assurance complémentaires.
Nous abordons la problématique liée au choix du statut social dans cette
publication : le choix entre le statut TNS et l’affiliation au régime général

La SARL offre la possibilité d’utiliser le statut de conjoint


collaborateur
Lorsque le projet d’entreprise prévoit que le créateur exercera son
activité avec son conjoint (ou sa conjointe), la création d’une SARL offre
la possibilité d’opter pour le statut de conjoint collaborateur.
Le statut de conjoint collaborateur permet à ce dernier de s’impliquer
complètement dans la gestion de la société et d’avoir une protection
sociale complète pour un coût relativement réduit puisque seules les
cotisations pour la retraite de base, la retraite complémentaire et
l’invalidité-décès sont à payer.
Plusieurs options sont possibles pour le calcul des cotisations du
conjoint collaborateur :
 Sur une base forfaitaire égale à un tiers du plafond de la sécurité
sociale ;
 Sur une base forfaitaire égale à un tiers du revenu du gérant ;
 Sur une base forfaitaire égale à la moitié du revenu du gérant ;
 Ou, avec l’accord du gérant, sur un tiers ou la moitié de son revenu
professionnel.
Attention toutefois : le conjoint collaborateur ne touche aucun revenu en
contrepartie de ses fonctions et n’a aucune protection contre la perte
d’emploi. Ce paramètre peut être problématique pour le conjoint dans
l’hypothèse d’une séparation.

La SARL est un statut intéressant par rapport à certaines aides


En optant pour la création d’une SARL, le créateur ou les créateurs
indemnisés par pôle emploi peuvent facilement justifier, si c’est le cas,
leur absence de rémunération en fournissent un procès-verbal
d’assemblée qui stipule que leurs fonctions ne sont pas rémunérées.
Cela leur permet de conserver l’intégralité de l’allocation d’aide au retour
à l’emploi (ARE).

La SARL peut être créée par un associé unique


A l’instar de la SAS, la SARL est une forme juridique qui peut prendre la
forme de société unipersonnelle (c’est-à-dire n’être composée que d’un
seul associé). Il s’agira dans ce cas d’une SARL unipersonnelle ou
d’une EURL.
Cette caractéristique est un avantage certain si vous projetez de créer
seul votre entreprise.

La SARL unipersonnelle permet ensuite d’ouvrir son capital


Pour le créateur qui se lance seul, le recours à la SARL unipersonnelle
offre la possibilité d’ouvrir son capital social à de nouveaux associés
pour poursuivre le développement de l’entreprise.
Cette faculté est inexistante lorsque le porteur de projet opte pour
l’entreprise individuelle ou l’EIRL.

La SARL unipersonnelle permet d’avoir le choix entre l’IS et l’IR


Toujours dans le cas d’une création en solo, le recours à la SARL
unipersonnelle offre la possibilité de pouvoir choisir son système
d’imposition fiscale : impôt sur les sociétés ou régime des sociétés de
personnes (sauf si l’associé unique est une personne morale, IS
obligatoire dans ce cas).
Cette faculté est inexistante lorsque le porteur de projet opte pour
l’entreprise individuelle.
Pour plus d’informations :
 le régime fiscal des SARL
 le régime fiscal de l’EURL

Les SARL familiales ont un régime fiscal particulier


Les SARL constituées entre membres d’une même famille peuvent opter
pour le régime des sociétés de personnes sans limitation de durée. En
fonction des résultats générés et des caractéristiques fiscales des
associés, ce mode d’imposition peut être préférable. Il peut donc être
intéressant de pouvoir en bénéficier sans limitation de durée.
Les sociétés par actions peuvent opter pour le régime des sociétés de
personnes pendant 5 exercices maximum. Passé ce délai, les bénéfices
sont imposés à l’impôt sur les sociétés.

Pas besoin de commissaires aux apports pour certains apports en


nature
Contrairement aux règles applicables dans les sociétés par actions, les
associés d’une SARL peuvent décider de ne pas faire évaluer les
apports en nature par un commissaire aux apports lorsque les conditions
cumulatives suivantes sont remplies :
 aucun des apports n’a une valeur supérieure à 30 000 euros,
 les apports en nature ne représentent pas plus de la moitié du total des
apports concourant à la formation du capital social.

Une SARL doit avoir un commissaire aux comptes dans certains


cas uniquement
Contrairement aux sociétés anonymes, une SARL n’est pas tenue de
nommer un commissaire aux comptes dès sa constitution. Ce n’est qu’en
cas de franchissement de certains seuils que cette obligation est
applicable (deux des trois seuils suivants : 3,1M d’euros de CAHT,
1,55M d’euros de total bilan, 50 salariés).
Par ailleurs, ces seuils sont plus importants que ceux prévus pour les
SAS (deux des trois seuils suivants : 2M d’euros de CAHT, 1M d’euros
de total bilan, 20 salariés).
Egalement, aucun commissaire aux comptes ne doit être nommé lorsque
la SARL est contrôlée par une autre société, ou lorsqu’elle contrôle une
autre société, comme c’est le cas en SAS.

Les avantages de la SARL


Nous allons dans cette première partie faire un point complet sur les
principaux avantages de la SARL.

La SARL offre un cadre juridique sécurisant à ses associés


Les règles de fonctionnement de la SARL sont en grande partie prévues
par le Code de commerce et les statuts peuvent rarement y déroger. La
société à responsabilité limitée est un statut juridique au fonctionnement
plus encadré que les sociétés par actions.
Une personne qui s’associe au capital d’une SARL bénéficie donc d’une
certaine sécurité, il s’agit d’un avantage important pour les associés
minoritaires et ceux qui ont peu de connaissances en droit des affaires.
Voici un exemple illustrant ce point :
Les cessions de parts sociales au tiers doivent être obligatoirement
agréées par les associés pour pouvoir être réalisées. Ainsi, les associés
en place peuvent agir en priorité pour éviter qu’un tiers indésirable ne
prenne une participation au capital, voire le pouvoir (rachat de la majorité
des parts sociales).

La SARL protège ses associés, il s’agit d’une société à


responsabilité limitée
Les associés de SARL ne sont responsables que dans la limite de leurs
apports : si la société connait des difficultés, le risque se limite pour ces
derniers à perdre leur mise de départ et ils ne seront pas, sauf
exceptions, poursuivis par les créanciers sur leur patrimoine personnel.
Ce cadre protecteur n’existe par exemple pas dans les SNC et
les entreprises individuelles.

Les gérants majoritaires de SARL ont un régime social particulier


Les gérants majoritaires de SARL sont affiliés au régime des travailleurs
indépendants.  Cette affiliation présente des avantages mais également
des inconvénients comme nous allons le voir en deuxième partie.
L’affiliation au régime des travailleurs indépendants présente plusieurs
avantages :
 La limitation des sorties de trésorerie à l’occasion du lancement de
l’activité, les cotisations forfaitaires étant relativement faible au départ ;
 Un budget de charges sociales nettement moins élevé par rapport aux
travailleurs affiliés au régime général de la Sécurité sociale (à peu près
deux fois moins élevé). Bien entendu, cela a des répercussions sur la
qualité de la protection sociale du gérant ;
 Et le fait d’avoir des obligations administratives assez simples en
matière de paie du gérant car il n’y a aucune fiche de paie à établir.
Le second point a de l’importance car cela impacte le montant du revenu
net disponible auquel le dirigeant majoritaire peut prétendre en optant
pour la SARL. Pour une activité strictement identique, la rémunération
nette perçue en qualité de gérant majoritaire de SARL est nettement
supérieure à celle perçue en qualité de président de SAS ou dirigeant de
SA.
L’écart de niveau de protection sociale peut toutefois être réduit en
mettant en place des contrats d’assurance complémentaires.
Nous abordons la problématique liée au choix du statut social dans cette
publication : le choix entre le statut TNS et l’affiliation au régime général

La SARL offre la possibilité d’utiliser le statut de conjoint


collaborateur
Lorsque le projet d’entreprise prévoit que le créateur exercera son
activité avec son conjoint (ou sa conjointe), la création d’une SARL offre
la possibilité d’opter pour le statut de conjoint collaborateur.
Le statut de conjoint collaborateur permet à ce dernier de s’impliquer
complètement dans la gestion de la société et d’avoir une protection
sociale complète pour un coût relativement réduit puisque seules les
cotisations pour la retraite de base, la retraite complémentaire et
l’invalidité-décès sont à payer.
Plusieurs options sont possibles pour le calcul des cotisations du
conjoint collaborateur :
 Sur une base forfaitaire égale à un tiers du plafond de la sécurité
sociale ;
 Sur une base forfaitaire égale à un tiers du revenu du gérant ;
 Sur une base forfaitaire égale à la moitié du revenu du gérant ;
 Ou, avec l’accord du gérant, sur un tiers ou la moitié de son revenu
professionnel.
Attention toutefois : le conjoint collaborateur ne touche aucun revenu en
contrepartie de ses fonctions et n’a aucune protection contre la perte
d’emploi. Ce paramètre peut être problématique pour le conjoint dans
l’hypothèse d’une séparation.

La SARL est un statut intéressant par rapport à certaines aides


En optant pour la création d’une SARL, le créateur ou les créateurs
indemnisés par pôle emploi peuvent facilement justifier, si c’est le cas,
leur absence de rémunération en fournissent un procès-verbal
d’assemblée qui stipule que leurs fonctions ne sont pas rémunérées.
Cela leur permet de conserver l’intégralité de l’allocation d’aide au retour
à l’emploi (ARE).

La SARL peut être créée par un associé unique


A l’instar de la SAS, la SARL est une forme juridique qui peut prendre la
forme de société unipersonnelle (c’est-à-dire n’être composée que d’un
seul associé). Il s’agira dans ce cas d’une SARL unipersonnelle ou
d’une EURL.
Cette caractéristique est un avantage certain si vous projetez de créer
seul votre entreprise.

La SARL unipersonnelle permet ensuite d’ouvrir son capital


Pour le créateur qui se lance seul, le recours à la SARL unipersonnelle
offre la possibilité d’ouvrir son capital social à de nouveaux associés
pour poursuivre le développement de l’entreprise.
Cette faculté est inexistante lorsque le porteur de projet opte pour
l’entreprise individuelle ou l’EIRL.

La SARL unipersonnelle permet d’avoir le choix entre l’IS et l’IR


Toujours dans le cas d’une création en solo, le recours à la SARL
unipersonnelle offre la possibilité de pouvoir choisir son système
d’imposition fiscale : impôt sur les sociétés ou régime des sociétés de
personnes (sauf si l’associé unique est une personne morale, IS
obligatoire dans ce cas).
Cette faculté est inexistante lorsque le porteur de projet opte pour
l’entreprise individuelle.
Pour plus d’informations :
 le régime fiscal des SARL
 le régime fiscal de l’EURL
Les SARL familiales ont un régime fiscal particulier
Les SARL constituées entre membres d’une même famille peuvent opter
pour le régime des sociétés de personnes sans limitation de durée. En
fonction des résultats générés et des caractéristiques fiscales des
associés, ce mode d’imposition peut être préférable. Il peut donc être
intéressant de pouvoir en bénéficier sans limitation de durée.
Les sociétés par actions peuvent opter pour le régime des sociétés de
personnes pendant 5 exercices maximum. Passé ce délai, les bénéfices
sont imposés à l’impôt sur les sociétés.

Pas besoin de commissaires aux apports pour certains apports en


nature
Contrairement aux règles applicables dans les sociétés par actions, les
associés d’une SARL peuvent décider de ne pas faire évaluer les
apports en nature par un commissaire aux apports lorsque les conditions
cumulatives suivantes sont remplies :
 aucun des apports n’a une valeur supérieure à 30 000 euros,
 les apports en nature ne représentent pas plus de la moitié du total des
apports concourant à la formation du capital social.

Une SARL doit avoir un commissaire aux comptes dans certains


cas uniquement
Contrairement aux sociétés anonymes, une SARL n’est pas tenue de
nommer un commissaire aux comptes dès sa constitution. Ce n’est qu’en
cas de franchissement de certains seuils que cette obligation est
applicable (deux des trois seuils suivants : 3,1M d’euros de CAHT,
1,55M d’euros de total bilan, 50 salariés).
Par ailleurs, ces seuils sont plus importants que ceux prévus pour les
SAS (deux des trois seuils suivants : 2M d’euros de CAHT, 1M d’euros
de total bilan, 20 salariés).
Egalement, aucun commissaire aux comptes ne doit être nommé lorsque
la SARL est contrôlée par une autre société, ou lorsqu’elle contrôle une
autre société, comme c’est le cas en SAS.

Les inconvénients de la SARL


Après avoir présenté plusieurs points forts de la SARL, nous allons aborder plusieurs
points qui peuvent constituer des inconvénients dans votre projet.
Une affiliation au régime des travailleurs indépendants parfois problématique

A juste titre, l’affiliation des gérants majoritaires au régime des travailleurs


indépendants peut constituer un inconvénient important pour certains créateurs,
notamment pour les motifs suivants :
 Les relations avec le RSI, dont les dysfonctionnements rebutent beaucoup
d’entrepreneurs. Il faut toutefois signaler qu’il n’y a aucun gros problème pour
la majorité des travailleurs indépendants ;
 La qualité de la protection sociale obtenue sous ce régime, qui est bien moins
satisfaisante que celle obtenue via le régime général de la Sécurité Sociale.
Comme nous l’avons indiqué, il est toutefois possible de souscrire des
assurances complémentaires pour améliorer le niveau de protection sociale du
gérant.

Les dividendes du gérant majoritaire sont assujettis aux charges sociales

Les dividendes perçus par les gérants majoritaires de SARL sont assujettis aux
cotisations sociales pour la partie qui excède 10% du total suivant : capital social +
primes d’émission + apports versés en compte courant d’associé.
En l’absence d’apports importants en capital ou en compte courant d’associé, un
gérant majoritaire n’a donc pas la possibilité de toucher un revenu qui ne soit pas
assujetti aux charges sociales.
Fiscalement, ces dividendes constituent des revenus de capitaux mobiliers .
Ce principe ne s’applique pas dans les sociétés par actions, où les dividendes
perçus par les dirigeants majoritaires ne sont pas considérés socialement comme
des revenus entrant dans la base de calcul des cotisations sociales.

Le gérant de SARL ne peut être qu’une personne physique

Le gérant d’une SARL doit obligatoirement être une personne physique, il est donc
impossible de prévoir que la gérance de la société soit confiée à une personne
morale. Cela peut constituer un inconvénient dans le cadre de certains montages.

La SARL nécessite un fonctionnement trop lourd pour certains projets

Pour les petits projets à associé unique, la création d’une SARL peut être un
mauvais choix du fait de la lourdeur occasionnée pour son fonctionnement : statuts à
rédiger, distinction entre les pouvoirs de l’associé unique et ceux du gérant… et du
fait qu’il est impossible de bénéficier du régime micro-entreprise.
De plus, en cas d’échec du projet, la fermeture de la société nécessite des
procédures ainsi qu’un coût conséquents.

La SARL unipersonnelle, plus lourd à créer qu’une entreprise individuelle

La création d’une SARL consiste à créer une société commerciale dotée d’une
personnalité morale. A ce titre, les formalités de création sont plus complexes que
dans le cas d’une entreprise individuelle, notamment par rapport aux statuts que
vous devez rédiger. Si vous sous-traitez la création de votre entreprise, un budget
plus important sera nécessaire en cas d’option pour la SARL unipersonnelle.

La SARL et les autres choix possibles


La SARL est un statut juridique fréquemment utilisé dans le cadre des créations
d’entreprises réunissant plusieurs associés, les avantages cités ci-dessus constituant
des points forts pour leur projet. L’alternative à la SARL la plus utilisée est la
constitution d’une SAS, dont nous détaillons le fonctionnement dans notre guide
pratique de la SAS et de la SASU.
Nous ne pouvons en aucun cas affirmer que la SARL est le statut le plus approprié
pour créer une entreprise seul ou à plusieurs. Le choix du statut juridique dépend de
beaucoup de paramètres. Un entretien avec un professionnel peut être utile pour
confirmer vos choix et être orienté vers d’autres options plus en adéquation avec
votre projet.

Vous souhaitez créer votre SARL ? Nous pouvons vous accompagner : Je crée
ma SARL !

A lire également sur la SARL : 


 Créer une SARL : les intérêts de ce statut juridique
 La constitution d’une SARL
 La comptabilité des SARL
 Le gérant associé unique d’EURL

Les étapes clés d’une création d’entreprise


Publié dans la thématique : Préparer son projet de création d'entreprise - Date de dernière mise à jour du contenu : 29
janvier 2020

La création d’une entreprise est un projet qui demande de la préparation, des décisions importantes


doivent être prises. Pour mettre en place un projet de création d’entreprise, il est nécessaire de procéder par
étapes mais il n’est pas toujours évident de savoir comment s’y prendre et par où commencer.

Le Coin des Entrepreneurs vous informe sur toutes les étapes clés de la création d’entreprise afin que
vous puissiez prendre connaissance du parcours à suivre et avoir un fil conducteur dans vos démarches de
création d’entreprise :

 Je valide mon idée de projet


 Je fais un point complet avant de me décider
 Je m’informe sur la création d’entreprise
 Je prends ma décision et liste les actions à mener
 J’élabore mon business plan
 Je fais le point sur les aides possibles
 Je travaille et je boucle le financement du projet
 Je trouve un lieu pour exercer mon activité
 Je valide le montage de mon projet d’entreprise
 Je rédige le projet de statuts de la société
 Je m’occupe des démarches relatives aux apports
 Je prépare mon dossier de création d’entreprise
 Je transmets mon dossier de création d’entreprise
 Je reçois mon extrait d’immatriculation

1. Je valide mon idée de projet de création d’entreprise


Le point de départ consiste à trouver une idée de projet de création d’entreprise. Il existe une multitude
d’idées de projet, il peut s’agir d’activités déjà existantes ou de concepts totalement innovants.

Lorsque l’on souhaite aller un peu plus loin que le stade de l’idée et se projeter dans le lancement d’une
activité, il faut définir précisément son business-model.

L’étude de marché commence souvent à ce stade, elle permet d’affiner son projet, de se renseigner sur les
cibles potentielles et sur la concurrence, et d’obtenir de nombreuses autres informations.

Nous vous invitons à consulter cet article pour obtenir plus d’informations sur l’étude de
marché :  comment réaliser une étude de marché  ?
La motivation d’un porteur de projet est essentiel, le degré d’investissement du créateur d’entreprise dans
son projet est un facteur déterminant pour réussir.

On ne lance pas un projet de création d’entreprise sur un coup de tête, il faut avoir suffisamment de
réflexion sur le projet.

Choisir son statut juridique

2. Je fais le point sur la compatibilité de ma situation avec le


projet
Lorsque l’on a une idée précise de projet de création d’entreprise et que l’on ambitionne de se
lancer, il est temps de faire le point sur sa situation personnelle. Votre situation est-elle
compatible avec un projet de création d’entreprise. Pour cela, il faut s’interroger à plusieurs
niveaux :
 quelle est votre situation professionnelle actuelle ?
 quelle sont vos compétences et votre personnalité ?
 quelle est votre situation familiale ?
 quelle est votre situation patrimoniale ?
Cette étape vous sert à :
 réfléchir à votre changement de situation. Par exemple, si vous êtes salarié, comment quitter
votre poste actuel ? êtes-vous bloqué par des clauses (non-concurrence ou exclusivité par
exemple) ? êtes-vous capable de cumuler deux activités (votre poste actuel et votre projet) ?… ;
 prendre conscience que vous serez désormais chef d’entreprise, fonction qui n’est pas évidente
à assurer pour tout le monde ;
 prendre conscience de votre changement de revenu. En quittant votre emploi, vous risquez de
perdre votre revenu principal. De plus, les allocations pôle emploi que vous percevrez
éventuellement sont temporaires et inférieures à vos revenus salariés actuels ;
 et mesurer l’impact de ce choix sur votre vie de famille. Se lancer dans un projet de création
aura des conséquences au niveau de votre famille, vous risquez de passer d’avantage de temps
au travail, d’avoir des périodes de stress plus intenses qu’actuellement et d’avoir moins de
moyens financiers pendant le début d’activité. Par ailleurs, les risques qui votre famille encourt
doivent être mesurés (cela dépend notamment de la forme juridique de l’entreprise et de votre
régime matrimonial).
Cette seconde étape est essentielle, les réflexions vous permettront de prendre une décision
mesurée.
Nous souhaitons à travers ces trois points vous informer sur les impacts que peut avoir un projet
de création d’entreprise afin que vous puissiez prendre votre décision en mesurant correctement
les conséquences.

3. Je m’informe sur la création d’entreprise et je m’entoure


Une fois que vous avez une bonne idée de projet et pris la décision de créer votre entreprise, il
est conseillé de s’informer sur la création d’entreprise.
Des parcours d’informations sont notamment dispensés par les chambres de commerce et
permettent :
 une prise de connaissance globale sur la création d’une création d’entreprise,
 et de commencer à s’informer sur les grandes étapes à suivre (business plan, les différents
statuts juridiques, le financement…).
Les boutiques de gestion proposent également un premier accompagnement.
Enfin, il peut être opportun d’intégrer un ou plusieurs réseaux de porteurs de projet, ce qui vous
permettra d’être en contact avec d’autres personnes dans la même situation que vous, ou de
trouver une personne sur laquelle vous pourrez vous appuyer en cas de besoin (un ancien chef
d’entreprise, un ami qui connait bien la création d’entreprise…). Le créateur d’entreprise doit
savoir s’entourer des bonnes personnes pour avancer correctement.

4. J’acte ma décision et je liste les actions à mener


Lorsque votre décision de créer votre entreprise est prise, il va falloir mener vos premières
actions concrètes :
 si vous êtes en activité, les choix à opérer par rapport à votre employeur (prendre un congé
création, cumuler les deux activités ou quitter l’entreprise),
 évoquer le projet avec votre employeur et lui indiquer votre souhait de quitter l’entreprise
(idéalement par rupture conventionnelle),
 et commencer à aborder le projet avec votre banquier, les investisseurs potentiels que
connaissez et avec un expert-comptable si possible.
Ensuite, concernant votre projet, il faut réfléchir aux points suivants :
 avec-vous des éléments à protéger : votre idée, votre concept, une idée de marque ?
 avez-vous toutes les compétences nécessaires au lancement du projet ? faut-il trouver un
associé ?
 est-ce que je démarre de zéro ou ais-je la possibilité, et le cas échéant ais-je intérêt, d’intégrer
un réseau de franchise ?
 l’exercice de l’activité envisagée nécessite-t-elle de respecter certaines obligations (possession
d’un diplôme, inscriptions particulières, autorisations…) ?
5. J’élabore mon business plan
Bien que vous puissiez avoir déjà commencé votre business plan avant les étapes que nous
avons évoqué ci-dessus, il va désormais falloir le boucler.
Le business plan commence tout d’abord par l’étude du marché qui est à ce stade normalement
terminée.
Il convient ensuite de travailler le prévisionnel, qui consiste à chiffrer votre projet d’entreprise pour
obtenir une visibilité économique et financière.
Pour plus d’informations : le prévisionnel
Le prévisionnel constitue notamment un élément de réponse aux questions suivantes :
 mon projet est-il rentable ?
 quel est le montant du financement nécessaire pour le lancement de mon projet ?
 quel revenu puis-je espérer de ma future activité si mes premières années correspondent à mes
estimations ?
L’élaboration du prévisionnel se limite encore ici à l’activité proprement dite, c’est-à-dire aux
projections de chiffre d’affaires et aux dépenses nécessaires à l’exercice de l’activité
(investissements, achats, frais généraux, dépenses de personnel…).
A ce stade, vous pouvez également commencer à rechercher vos futurs fournisseurs et vos
futurs prestataires (assureur, expert-comptable, avocat, publicité, téléphonie…). Les propositions
obtenues par ces derniers vous permettront d’affiner le prévisionnel.
Les autres paramètres seront ajustés ultérieurement en fonction du choix de la forme juridique de
l’entreprise, de son régime fiscal et du statut social du dirigeant.

6. Je fais le point sur les aides à la création d’entreprise


Parallèlement à l’établissement du prévisionnel, il convient de se renseigner sur toutes les aides
dont vous pourrez bénéficier dans le cadre de votre projet :
 plusieurs dispositifs d’aides sont prévus pour les demandeurs d’emplois : exonération
temporaire de charges sociales, maintien des allocations pôle emploi ou versement d’une partie
du reliquat des droits pôle emploi sous forme de capital,
 des organismes de soutien à la création d’entreprise peuvent vous attribuer des aides : prêt à
taux zéro, accompagnement…
 ensuite, des aides spécifiques peuvent être prévues par la région,
 enfin, vous pouvez également solliciter des aides en fonction de la nature de votre activité. Les
projets innovants peuvent par exemple être subventionnés.
Il existe une multitude d’aides possibles dans le cadre d’un projet de création, beaucoup
d’entrepreneurs passent à côté de plusieurs dispositifs.
La chambre de commerce ou les boutiques de gestion peuvent vous informer sur les dispositifs
existants et les conditions pour en bénéficier.

7. Je  travaille et je boucle le financement du projet de création


d’entreprise
En fonction des résultats de votre prévisionnel et des aides dont vous pouvez bénéficier, vous
obtenez une première idée de l’enveloppe de financement dont vous aurez besoin pour lancer
votre projet.
Il est fortement recommandé de prévoir un budget plus large que le besoin de financement
calculé.
Parfois, certains projets n’ont besoin d’aucun financement mais il y en a d’autres (notamment
ceux pour lesquels des investissements sont à effectuer) qui nécessitent de réunir des fonds.
Il conviendra alors de reprendre le montant du financement calculé et d’y allouer :
 les apports personnels que vous pouvez effectuer,
 les apports des investisseurs que vous pouvez faire entrer dans le projet,
 les financements que vous pouvez espérer obtenir par les établissements de crédit,
 les aides financières dont vous pouvez bénéficier…
Pour plus d’informations : les solutions de financement.

8. Je trouve un lieu pour exercer mon activité


Autre étape essentielle de tout projet de création d’entreprise : trouver un lieu pour exercer son
activité.
Si vous créer une entreprise et décidez de travailler de chez vous ou chez vos clients
directement, ce n’est pas très compliqué.
Pour plus d’informations : domicilier son entreprise et installer son entreprise
En revanche, si un local commercial est indispensable, c’est un peu plus compliqué et cela peut
prendre du temps. De plus, il s’agit d’un poste de dépense important pour le prévisionnel.

9. Je valide le montage complet de mon projet d’entreprise


Lorsque le prévisionnel est terminé et que le financement de votre projet est plus ou moins défini,
l’entrepreneur doit faire face à une étape essentielle de la création d’entreprise :
 le choix de la forme juridique de l’entreprise (SARL ou EURL, SAS ou SASU, EIRL,
entreprise individuelle…),
 le choix du régime fiscal de l’entreprise : IS ou IR ?,
 le choix du statut social du chef d’entreprise,
 la protection de votre patrimoine personnel,
 le choix de votre dénomination sociale,
 et la construction du financement (ventilation entre les solutions possibles).
Remarque : cette étape est liée à l’élaboration du prévisionnel, les réponses obtenues permettront
de le boucler définitivement.
Il est fortement recommandé, dans cette étape essentielle, de se faire accompagner par un
professionnel (idéalement un expert-comptable pour ses compétences multidisciplinaires).
L’appui d’un avocat est également recommandé pour les projets qui nécessitent des montages
complexes. Ces professionnels justifieront les choix à adopter et répondront à beaucoup d’autres
questions.
Parallèlement à ces réflexions, vous devez continuer à avancer sur le montage du financement
du projet. Certains aspects peuvent avoir un impact sur les choix ci-dessus, comme le choix de la
forme juridique lorsqu’un investisseur entre dans le projet.
A l’issue de cette étape :
 votre prévisionnel est bouclé,
 votre financement est quasiment bouclé,
 vous savez quelle forme juridique, quel régime fiscal et quel statut social choisir.
Une fois que vous avez trouvé votre dénomination sociale et votre nom commercial, il convient
de s’assurer de leur disponibilité auprès de l’INPI. Également, il faut penser à vérifier la
disponibilité du nom de domaine associé au nom choisi pour votre entreprise.
Dans le même temps, si vous exercez une activité réglementée ou soumise à une autorisation
particulière, il convient de faire le nécessaire. Pour cela, vous devez contacter l’organisme
professionnel auquel vous serez lié afin de prendre connaissance de la marche à suivre.

10. Je rédige le projet de statuts de la société


Si vous choisissez de procéder à la création de société, il va falloir rédiger votre projet de statuts.
Les statuts de votre société doivent comporter toutes les mentions obligatoires prévues par la loi,
ainsi que toutes les autres mentions nécessaires pour organiser convenablement le
fonctionnement de votre future société.
Là-encore, il est recommandé de vous faire accompagner par un professionnel. L’expert-
comptable peut intervenir sur la rédaction de vos statuts uniquement si vous vous engagez à
travailler avec lui sur une mission comptable. Un avocat est également un partenaire parfait pour
vous aider sur la rédaction de vos statuts.
Un projet de statuts peut être demandé afin de procéder au dépôt des apports en numéraire.
Pour plus d’informations : Rédiger les statuts d’une société.
Si vous lancez un projet de création d’entreprise avec d’autres associés, que vous ne vous
chargez pas de la rédaction des statuts et que vous avez des difficultés à comprendre la portée
des clauses insérées dans les statuts, nous vous conseillons de vous faire accompagner par un
professionnel pour comprendre le contenu de l’ensemble de l’acte avant de le signer.

11. Je m’occupe des démarches relatives aux apports


Si vous constituez une société, vous devez procéder au dépôt des apports en numéraire
immédiatement libérés lors de la constitution. Ces fonds doivent être déposés sur un compte
bloqué et un certificat du dépositaire des fonds vous sera remis.
Lorsque des apports en nature sont prévus, vous devrez procéder à leur évaluation. Si
commissaire aux apports doit être nommé, il convient de trouver le professionnel qui sera chargé
d’effectuer le rapport, qui constitue une pièce à fournir dans le dossier de création.
Pour plus d’informations : les apports en nature
Enfin, si vous créez une EIRL, vous devez rédiger une déclaration d’affectation précisant
l’ensemble des biens que vous mettez à disposition de votre entreprise.

12. Je prépare mon dossier de création d’entreprise


Pour les créations de sociétés, lorsque le projet de statut est terminé et validé par tous les
associés, il est temps de commencer à préparer le dossier de création. Lorsqu’il s’agit d’une
entreprise individuelle, vous n’avez pas besoin de statuts.
Vous pouvez procéder de la manière suivante :
 Procéder au dépôt des apports en numéraire à libérer dès la constitution sur un compte bloqué,
dans un établissement de crédit situé en France à la Caisse des dépôts et consignations, ou chez
un notaire.
 Établir les statuts définitifs et les faire signer par tous les associés ou actionnaires,
 Nommer le ou les dirigeants de la société et donner mandat à une personne pour réaliser les
formalités de création de l’entreprise,
 Sélectionner un journal d’annonces légales et procéder à la publication d’un avis de
constitution de société ou de création d’activité (pour les entreprises individuelles),
 Récupérer éventuellement un exemplaire du rapport du commissaire aux apports,
 Obtenir éventuellement le justificatif vous permettant d’exercer votre activité si votre
profession l’exige,
 Et réunir toutes les pièces nécessaires au montage du dossier de création.
Nous évoquons les formalités à accomplir pour immatriculer une entreprise ici :
 L’immatriculation d’une société commerciale
 L’immatriculation d’une entreprise individuelle
 Le guide des formalités de création d’entreprise

Vous souhaitez créer votre entreprise ? Nous pouvons vous accompagner : Je crée mon
entreprise !

13. Je transmets mon dossier de création d’entreprise au greffe


Une fois que le dossier de création est constitué, la personne en charge des formalités peut :
 Se rendre physiquement au centre de formalités des entreprises (procédure recommandée),
 Envoyer le dossier complet par courrier au centre de formalités des entreprises,
 Ou procéder à l’immatriculation de l’entreprise par internet (https://www.i-
greffes.fr/infogreffe/).
Pour les entrepreneurs individuels notamment, il peut être opportun de se rendre chez un notaire
dès le commencement de l’activité pour effectuer une déclaration d’insaisissabilité qui permettra
de protéger les biens immobiliers autre que la résidence principale (qui est protégée de plein
droit).
Enfin, si vous constituez une société, vous devez obligatoirement déclarer les bénéficiaires
effectifs lors de la demande d’immatriculation au registre du commerce et des sociétés ou au plus
tard dans un délai de 15 jours à compter de la délivrance du récépissé de dépôt de dossier de
création d’entreprise.

14. Je reçois mon extrait d’immatriculation et je démarre mon


activité
Après avoir transmis votre dossier de demande d’immatriculation au centre de formalités des
entreprises, votre entreprise est en cours d’immatriculation. Vous recevrez très rapidement un
récépissé de dépôt de dossier de création d’entreprise.
Lorsque le dossier est complet, l’immatriculation de l’entreprise intervient rapidement et vous
recevrez votre extrait d’immatriculation. En cas d’erreur ou de documents manquants, un courrier
vous sera adressé pour régulariser la situation.
Une fois que l’entreprise est immatriculée, vous pouvez démarrer votre activité. N’oubliez pas de
souscrire une assurance pour couvrir votre activité. De préférence, vous devez également trouver
votre expert-comptable le plus rapidement possible.

Vous avez besoin d'une assurance pro ? Trouvez une couverture adaptée au meilleur
prix : J'assure mon entreprise !

Conclusion sur le calendrier d’une création d’entreprise :


La création d’une entreprise est une succession de plusieurs étapes nécessitant souvent
de prendre des décisions très importantes.
Les choix du futur chef d’entreprise sont parfois compliqués et l’œil avisé d’un
professionnel est un atout considérable pour se lancer dans de bonnes conditions et être
informé correctement sur les conséquences de chaque décision.

Le business plan : partie économique et financière


Publié dans la thématique : La préparation du business plan - Date de dernière mise à jour du contenu : 2 décembre 2019

Le business plan est un dossier qui permet de construire, de structurer et de valider un projet de création


ou de reprise d’entreprise. Sa réalisation constitue une étape essentielle pour tout entrepreneur. Un bon
business plan doit être composé d’une étude économique et d’une étude financière.

En fonction des caractéristiques de votre projet (activité et ampleur notamment), il peut être  nécessaire
d’adapter le contenu de votre business plan.

De quoi se compose un business plan ?


Un business plan comporte normalement une synthèse (l’executive summary), une étude économique et
une étude financière du projet.

L’executive summary
L’executive summary synthétise votre business plan, il présente les points fondamentaux et les chiffres
clés de votre projet en quelques pages. En le lisant, le lecteur doit comprendre en quoi consiste le projet et
quel est le modèle économique.
On y retrouve des informations sur le marché et la clientèle visés, l’offre, le positionnement, les avantages
concurrentiels, l’équipe, les besoins, les objectifs et la rentabilité.

L’étude économique du projet


Cette partie est très importante, elle a pour but de présenter le montage complet du projet et de justifier
sa cohérence : étude du marché, stratégie marketing, stratégie commerciale, équipe réunie et les paramètres
importants.
L’étude financière du projet
Un business plan comporte nécessairement une étude financière du projet. Celle-ci traduit
financièrement, sur une période de trois ans en général, le projet de création ou de reprise d’entreprise
présenté dans la première partie.

Au minimum, le business plan doit comporter les états financiers prévisionnels suivants : un bilan, un
compte de résultat, un plan de financement et un budget de trésorerie.

La partie économique du business plan


Cette première partie du business plan contient notamment : l’étude du marché, le business model,
la stratégie marketing et commerciale, la présentation de l’équipe et tous les autres paramètres
importants (implantation, liste des besoins liés à la concrétisation du projet, ressources
financières mobilisées, montage juridique…).

L’étude de marché
L’objectif de l’étude de marché est d’obtenir le maximum d’informations sur le secteur d’activité visé
et d’analyser l’offre et la demande. Cela vous permet de valider la faisabilité commerciale de
votre projet.
Il faut étudier en détail le marché ciblé, sa réglementation, les besoins de la clientèle, la
concurrence.

La stratégie marketing
L’entrepreneur doit expliquer dans son business plan quelle est la clientèle ciblée et quelles sont
les offres de produits et/ou de services envisagées pour satisfaire les besoins de cette clientèle.

La clientèle ciblée

La définition de la clientèle ciblée doit être la plus précise possible :


 Quel est la catégorie de public ciblé : hommes, femmes, enfants, entreprises ?
 Quelles sont les caractéristiques qui définissent le public visé ? Voici quelques exemples de
paramètres possibles : la situation matrimoniale, l’âge, les revenus, les loisirs…
 Quelle est la tranche d’âge de la clientèle ciblée ?
 Quelle est la zone géographique de la clientèle ciblée ?
 Quelle est la catégorie socio-professionnelle de la clientèle ciblée ?
 L’offre de produits et/ou de services s’adresse-t-elle aux personnes disposant d’un certain
revenu ?
Tout autre paramètre permettant de définir précisément la clientèle ciblée doit être évoqué. Il est
également nécessaire de justifier cette segmentation : pourquoi choisissez-vous ce type de
clientèle ?

Le positionnement de votre future entreprise

Après avoir défini avec précision la clientèle ciblée, il faut présenter le positionnement de votre
future entreprise pour répondre à leurs besoins : quelle est l’image que vous souhaitez véhiculer
avec votre future entreprise ?
Le choix de votre positionnement doit être travaillé en fonction de ce que proposent déjà les
concurrents, quel est votre avantage concurrentiel par rapport à ce qui est déjà proposé sur le
marché ? En l’absence d’avantages concurrentiels, comment pouvez-vous justifier vos chances
de réussite ?

La stratégie commerciale
Après avoir détaillé votre stratégie marketing, il est nécessaire de présenter votre stratégie
commerciale. Pour cela, vous devez présenter : les produits et/ou les services que vous allez
proposer, les prix pratiqués, le circuit de distribution et la stratégie de communication (comment
allez-vous vous faire connaître ?).
La politique commerciale est fortement corrélée à l’étude financière du projet (chiffre d’affaires
prévisionnel, coûts de distribution, coûts de communication).

Le porteur de projet et son équipe


Avoir un bon projet ne suffit pas, il faut ensuite justifier que vous êtes la bonne personne pour
porter le projet et, le cas échéant, présenter les acteurs importants que vous regroupés pour le
conduire. L’équipe doit être adaptée au projet, les compétences et les expériences réunies
doivent être adéquates par rapport aux besoins requis.
Cette partie doit contenir :
 Une présentation de l’entrepreneur : carrière, expérience, compétences… cela doit permettre
aux lecteurs de juger si vous avez la capacité de gérer le projet,
 Les motivations qui le conduisent à lancer le projet,
 Le cas échéant, une présentation de l’équipe réunie pour conduire le projet.

Les paramètres importants du projet


La présentation de l’emplacement où se trouvera l’entreprise est également nécessaire :
présentation des locaux, caractéristiques du bail ou de l’achat, aménagements à prévoir,
justification du lieu choisi…
Ensuite, il est indispensable de lister l’ensemble des besoins nécessaires à la concrétisation de
votre projet (investissements à réaliser, stock à constituer, travaux à réaliser, recrutement…), de
les chiffrer, puis d’indiquer quelles sont les ressources que vous envisagez de mobiliser pour les
financer. Cette partie est notamment liée au plan de financement (tableau figurant dans l’étude
financière).
Si la future activité implique des partenariats importants, tels que des contrats commerciaux
significatifs, une collaboration avec une enseigne ou des fournisseurs indispensables à votre
activité, il est nécessaire de les mentionner dans le business plan et de fournir les principales
informations à propos de ceux-ci.
Enfin, votre business plan doit expliquer le montage juridique du projet : forme juridique choisie,
régime fiscal retenu, composition de l’actionnariat, fonctionnement des décisions…

La partie financière du business plan


L’étude financière présente dans le business plan doit comporter au minimum un bilan, un
compte de résultat, un plan de financement et un budget de trésorerie. D’autres tableaux et
indicateurs peuvent ensuite enrichir cette partie en cas de besoin : le fonds de roulement et le
besoin en fonds de roulement, la capacité d’autofinancement, les ratios financiers, le détail de
certains postes…
Le bilan prévisionnel
Un bilan prévisionnel présente la situation patrimoniale de la future entreprise à un instant T,
correspondant généralement à la date de clôture de l’exercice. Il est composé de deux parties :
 L’actif : les éléments qui s’y trouvent correspondent à tout ce que possède l’entreprise
(immobilisations, stocks, trésorerie, créances clients…) à la date d’établissement du bilan ;
 Le passif : les éléments qui s’y trouvent correspondent à toutes les ressources à disposition
de l’entreprise appartenant aux tiers (capitaux propres, dettes financières, dettes fournisseurs,
dettes fiscales et sociales…) et qui doivent être restituées tôt ou tard.
Voici un exemple de bilan prévisionnel :

Le compte de résultat prévisionnel


Le compte de résultat prévisionnel détaille la formation du résultat sur la durée des prévisions (avec
une segmentation par exercice comptable), en reprenant l’ensemble des produits (chiffre
d’affaires principalement) et des charges (achats de biens et services, locations, salaires et
charges sociales…) budgétisés dans le cadre du projet.
Voici un exemple de compte de résultat prévisionnel :
Le plan de financement
Le plan de financement prévisionnel est un tableau qui présente les besoins financiers d’une
entreprise à ses débuts puis sur plusieurs exercices et les ressources financières affectées en
contrepartie. L’objectif du plan de financement est d’équilibrer avec cohérence les besoins et les
ressources de l’entreprise.
Le business plan peut comporter deux tableaux : le plan de financement initial et le plan de
financement global (plan de financement initial + plan de financement sur la durée des
prévisions). Voici un exemple de plan de financement :
Ce tableau permet de vérifier que tous les besoins initiaux pour concrétiser le projet sont financés
par des ressources et que la structure financière est saine sur les exercices budgétisés.

Le budget de trésorerie
Le budget de trésorerie est une projection mensuelle de toutes les entrées et les sorties d’argent
sur la période des prévisions. Tous les encaissements et décaissements prévus sont mentionnés
dans le but de déterminer le solde théorique de la trésorerie de l’entreprise. Voici un exemple de
budget de trésorerie :
Ce tableau permet de vérifier l’évolution de la trésorerie mensuellement. En présence de solde
négatif, il faut en recherche la cause et mettre en place des actions correctives au niveau du
projet.

Les autres tableaux financiers


Plusieurs autres tableaux financiers peuvent être introduits dans votre étude financière. Parmi les
plus courants, nous pouvons citer :
 Les soldes intermédiaires de gestion : ce tableau permet d’identifier les éléments qui
contribuent à la formation du résultat.
 Le besoin en fonds de roulement  : il correspond au besoin financier d’une entreprise lié aux
différés d’encaissements et de décaissements sur son cycle d’exploitation.
 La capacité d’autofinancement (CAF) : elle désigne l’ensemble des ressources internes
générées par l’entreprise dans le cadre de son activité qui permettent d’assurer son financement.
 Les ratios financiers : il s’agit d’indicateurs financiers précis tels que le seuil de rentabilité, le
taux de marge, le taux d’endettement, le taux de liquidité, la rentabilité des capitaux investis…
 Les tableaux détaillés : ils ont pour objet de fournir des informations détaillées sur un
élément : détail des investissements, détail des emprunts, détail des charges externes…

Nos conseils pour réussir son business plan


N’y intégrer que des données réalistes et justifiées
Pour qu’un business plan soit cohérent, il ne doit contenir que des informations pertinentes et
justifiées. La préparation du business plan doit être soignée pour pouvoir le construire
correctement.
Parfois, la tentation de modifier certains paramètres (notamment financiers) peut être importante
pour obtenir des chiffres attrayants. Toutefois, en se comportant de la sorte, le business plan
perd de son essence et l’entrepreneur monte son projet en se basant sur des paramètres qui
sont faux.

Se faire accompagner par un professionnel


La réalisation d’un business plan comporte des enjeux importants pour un entrepreneur. Il est
recommandé de se faire assister par un professionnel, son avis extérieur et son analyse
viendront bonifier votre démarche.

Besoin d'un business plan sur mesure ? Faîtes-vous accompagner : J'ai besoin d'un
business plan !

Un professionnel de la création d’entreprise sera en mesure d’émettre un regard critique sur le


projet, de valider votre étude financière et de la compléter, puis de vous accompagner dans la
mise en place du projet. Par contre, le business plan est un travail où l’entrepreneur occupe une
place centrale, le rôle du professionnel est de vous assister.

Faire relire votre business plan


En plus du conseiller qui vous accompagne, il est recommandé de faire relire votre business
plan pour plusieurs personnes avant de le valider. Vous devez vous assurer que chaque
lecteur comprend votre projet et vous collecterez des remarques qui pourront vous être utiles.

Utiliser un outil pour faciliter la réalisation de votre business plan


Nous vous conseillons de vous appuyer sur une application professionnelle pour réaliser
votre business plan, cela permet d’éviter plusieurs erreurs notamment au niveau de l’étude
financière et de fournir une structure professionnelle au document. Si vous êtes accompagné par
un professionnel, celui-ci dispose normalement d’un outil professionnel pour réaliser des
business plan.
A lire également sur le coin des entrepreneurs :
 Les étapes d’un projet de création d’entreprise
 Les étapes d’un projet de reprise d’entreprise
 Financer son projet de création ou de reprise d’entreprise
EURL : Ce qu’il faut savoir à propos de cette forme
juridique
Publié dans la thématique : L'EURL (ou SARL unipersonnelle) - Date de dernière mise à jour du contenu : 14 février 2020

L’EURL, Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée, correspond à une SARL qui ne compte


qu’un seul associé. Il s’agit d’une société unipersonnelle, et donc d’une forme juridique possible pour le
créateur d’entreprise qui se lance seul dans son projet.

Si vous envisagez de constituer une EURL pour démarrer votre projet d’entreprise, vous devez tout
d’abord vous informer sur le fonctionnement de cette forme juridique. Pour cela, Le coin des entrepreneurs
vous propose un rappel sur tout ce qu’il faut savoir à propos de l’EURL :

 Les démarches pour créer votre EURL


 Les règles de fonctionnement de l’EURL que vous devez connaître
 La sécurité sociale du gérant associé unique d’EURL
 L’imposition des bénéfices d’une EURL
 Vous pouvez accueillir des associés dans votre EURL
 Pour fermer votre EURL, les démarches ne sont pas simples

Les démarches pour créer votre EURL


Pour créer votre EURL, vous devez tout d’abord procéder à sa constitution. Ensuite, vous pourrez
demander l’immatriculation de votre EURL. Votre société est réputée constituée lorsque vous avez signé
les statuts. Elle est ensuite immatriculée au registre du commerce et des sociétés suite au dépôt de votre
demande d’immatriculation.
Voici un récapitulatif des démarches de constitution et d’immatriculation d’une EURL :

1. Rédiger les statuts de votre société ;


2. Nommer le gérant s’il n’est pas désigné statutairement ;
3. Évaluer vos apports en nature et faire intervenir un commissaire aux apports si nécessaire ;
4. Procéder au dépôt des apports en numéraire immédiatement libérés sur un compte bloqué ;
5. Finaliser les statuts de la société et les signer ;
6. Publier un avis de constitution au journal des annonces légales ;
7. Rédiger une déclaration sur l’honneur de non-condamnation ;
8. Compléter et signer un formulaire de constitution (formulaire M0 SARL) ;
9. Demander l’immatriculation de votre société ;
10. Déclarer le bénéficiaire effectif de la société (vous) au greffe.
Nous vous expliquons toutes ces démarches en détail ici : la constitution d’une EURL.

Accompagnement à la création

Les règles de fonctionnement de l’EURL que vous devez


connaître
En choisissant de créer une EURL, vous constituez une société commerciale. Il faut donc se
conformer à toutes les règles de fonctionnement prévues par le code de commerce. Voici un
récapitulatif des principales règles de fonctionnement d’une EURL :
 Au niveau de votre société, votre responsabilité est limitée à vos apports. Vos créanciers
professionnels ne peuvent pas agir sur votre patrimoine personnel, sauf exception (faute de
gestion par exemple). Votre responsabilité peut également être étendue si vous vous êtes porté
caution.
 Vous pouvez réaliser deux types d’apport : les apports en capital social (apports en numéraire
et apports en nature) et les apports en compte courant d’associé. La deuxième option permet de
récupérer vos apports à tout moment dès que la trésorerie le permet.
 Votre conjoint pour travailleur pour la société également. Plusieurs possibilité s’offrent à
vous : conjoint collaborateur ou conjoint salarié. Si vous souhaitez associer votre conjoint, il
faut passer en SARL.
 Votre EURL doit avoir un compte bancaire ouvert en son nom. Vous ne pouvez pas utiliser ce
compte bancaire pour payer vos dépenses personnelles.
 Vous ne pouvez pas disposer librement de la trésorerie de votre société. Pour bénéficier
personnellement de cette trésorerie, vous devez vous verser une rémunération ou des
dividendes.
 L’EURL dispose d’un patrimoine qui lui est propre. Vous ne pouvez pas confondre le
patrimoine de la société avec votre patrimoine.
 À la clôture de chaque exercice, vous devez établir des comptes annuels (bilan, compte de
résultat et parfois une annexe).
 Dans les 6 mois qui suivent la date de clôture de l’exercice, vous devez approuver les comptes
annuels. À cette occasion, vous devez également décider l’affectation du résultat. Les
dividendes éventuels doivent être payés dans les 9 mois qui suivent la date de clôture de
l’exercice.
 Vous devez déposer vos comptes annuels au greffe dans le mois qui suit leur approbation (ou
dans les deux mois en cas de dépôt électronique).
 À l’occasion de chaque modification de vos statuts (transfert de siège, augmentation de
capital, changement de dénomination sociale ou d’objet social…), des formalités sont
nécessaires : décision de modification, publication d’un avis dans un journal d’annonces légales,
signalement de la modification au greffe.

La sécurité sociale du gérant associé unique d’EURL


En tant que gérant associé unique de votre EURL, vous serez affilié au régime de sécurité sociale
des travailleurs indépendants. Cette affiliation est obligatoire, même si vous ne vous rémunérez
pas.
Chaque année, vous recevrez des appels de cotisations calculées à titre provisoire. Vos
cotisations provisionnelles sont calculées sur des bases forfaitaires au départ, étant donné que
vous n’avez pas de revenus connus. Une fois que vos revenus définitifs sont connus, une
régularisation est opérée. Vos cotisations provisionnelles de l’année en cours sont également
mises à jour pour se baser sur les derniers revenus connus.
Enfin, la partie de vos dividendes qui excède 10% du capital social, des primes d’émission et des
apports en compte courant d’associé est soumise aux cotisations sociales.

L’imposition des bénéfices d’une EURL


Pour votre EURL, vous avez deux choix au niveau de l’imposition des bénéfices : l’impôt sur le
revenu ou l’impôt sur les sociétés.
Par défaut, les bénéfices de votre société sont directement imposés à l’impôt sur le revenu à
votre nom. Ils constituent un revenu imposable à réintégrer dans les revenus de votre foyer fiscal,
dans la catégorie des BIC ou des BNC selon votre activité. Si vous percevez une rémunération,
celle-ci n’est pas déductible pour le calcul de votre bénéfice imposable. Vous pourrez percevoir
votre bénéfice professionnel, les dividendes sont ici sans objet.
Ensuite, vous avez la possibilité d’opter pour l’impôt sur les sociétés. Dans ce cas, les bénéfices
sont imposés directement au niveau de la société. Votre rémunération est ici admise en
déduction du résultat imposable. Pour percevoir une partie de ces bénéfices, vous devrez vous
distribuer des dividendes qui seront soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30%.

Vous pouvez accueillir des associés dans votre EURL


Une EURL est une SARL qui ne compte qu’un seul associé. Toutefois, à tout moment, vous avez
la possibilité d’accueillir des associés dans votre société. Dans ce cas, votre EURL devient une
SARL avec plusieurs associés.
Cette opération ne consiste pas en une transformation de société, il s’agit de la même forme
juridique. Une mise à jour des statuts de la société est nécessaire afin de prévoir le
fonctionnement à plusieurs associés. Certains éléments sans utilité en EURL seront désormais
utiles, telle que la clause d’agrément par exemple.

Pour fermer votre EURL, les démarches ne sont pas simples


Dernier point important à propos de l’EURL : les démarches de fermeture. Si vous ne parvenez
pas à atteindre vos objectifs et que vous souhaitez fermer votre EURL, le processus est assez
complexe, contrairement aux idées reçues. Vous allez devoir procéder à la dissolution de votre
société, établir les opérations de liquidation puis demander la clôture des opérations de
liquidation.
Ces nombreuses démarches ont un coût. Même si vous vous chargez de la dissolution –
liquidation de votre EURL, vous allez devoir payer plusieurs frais (annonces légales, frais de
greffe, droit d’enregistrement). Enfin, vous serez taxé sur l’éventuel boni de liquidation. Lorsque
les démarches sont sous-traitées à un professionnel, des honoraires sont également dus.
Si vous avez beaucoup d’incertitudes au niveau de la réussite de votre projet, il est préférable de
s’orienter sur une solution simple à arrêter. La création d’une micro-entreprise en individuel ou le
portage salarial sont des solutions envisageables

Qu’est-ce qu’une SARL ? Définition et fonctionnement


Publié dans la thématique : La SARL - Société À Responsabilité Limitée - Date de dernière mise à jour du contenu : 14
février 2020
La SARL est une forme juridique de société commerciale à responsabilité limitée constituée par deux
associés au minimum (ou par un seul associé lorsqu’elle prend la forme d’une SARL unipersonnelle). En
SARL, la responsabilité des associés est limitée au montant de leurs apports.

Ce dossier vous explique ce qu’est une SARL et comment cette société fonctionne :

 La SARL : définition et caractéristiques


 La création d’une SARL
 Les gérants de SARL
 L’imposition des bénéfices en SARL
 Les associés de SARL
 Les avantages de la SARL
 Ce qu’il faut retenir à propos de la SARL

La SARL : définition et caractéristiques


La SARL est une société à responsabilité limitée, il s’agit d’une forme de société commerciale qui
permet aux associés de limiter leur responsabilité au montant de leurs apports.

Une SARL doit être constituée par au moins 2 associés (ou un seul associé en cas de création d’une SARL
unipersonnelle ou EURL), qui peuvent être des personnes physiques ou des personnes morales. Le capital
social est obligatoire mais aucun minimum n’est fixé par la loi. Le capital social est réparti en parts sociales
entre les associés, en proportion de leurs apports.
Pour créer une SARL, il est nécessaire de rédiger des statuts et d’accomplir toutes les démarches
d’immatriculation. Nous évoquons ce point dans le paragraphe suivant.

Quasiment toutes les activités peuvent être exercées en SARL (sauf quelques rares exceptions prévues par
la loi), à condition qu’elles soient licites. Lorsque l’activité est réglementée, il faut remplir toutes les
conditions d’exercice.

La SARL est dirigée par au moins un gérant. Il doit s’agir d’une personne physique, associée ou non.

Accompagnement à la création
La création d’une SARL
La création d’une SARL s’effectue en accomplissant plusieurs démarches biens précises.
Pour créer une SARL, il est nécessaire :
 de rédiger des statuts. Les statuts d’une SARL ont pour objectif d’organiser le
fonctionnement et l’organisation de la société. Ils doivent être rédigés par écrit et être signés par
tous les associés.
 de nommer les dirigeants. Lorsqu’ils ne sont pas désignés directement dans les statuts, les
gérants de la société (ou le gérant) doivent être nommés après la signature des statuts dans les
plus brefs délais.
 de réaliser les apports. Chaque associé doit réaliser les apports qu’il s’est engagé à effectuer
à la SARL. Ces apports peuvent correspondre à des apports en numéraire (apports d’argent)
qu’il convient de verser ou à des apports en nature (apports de biens autres que de l’argent) qu’il
convient d’évaluer et d’en transférer la propriété à la société. Parfois, un commissaire aux
apports doit intervenir.
 de publier un avis de constitution au journal des annonces légales. Cette formalité de
publicité est obligatoire.
 de demander l’immatriculation de la SARL au registre du commerce et des sociétés. Nous
vous expliquons comment faire ici : Immatriculer une SARL.
Les statuts d’une SARL sont réglementés par plusieurs textes de loi. Tout d’abord, ils doivent
obligatoirement contenir plusieurs informations obligatoires. Nous évoquons ce sujet ici : les
mentions des statuts de SARL. Ensuite, le contenu de chaque clause des statuts doit être conforme
à la législation.

Vous souhaitez créer votre SARL ? Nous pouvons vous accompagner : Je crée ma SARL !

Les gérants de SARL


Une SARL a obligatoirement un gérant, chargé de la représenter légalement. Il est
également possible de nommer plusieurs gérants. Le gérant d’une SARL est obligatoirement une
personne physique, associée ou non au sein de la société.
Les modalités de fonctionnement du poste de gérant sont largement définies par les associés de
la SARL. Il en est notamment ainsi :
 en matière de rémunération : le gérant peut percevoir une rémunération, composée d’un fixe
et/ou d’un variable. Il n’existe aucune rémunération minimum, il est même possible de ne
prévoir aucune rémunération.
 en matière de durée du mandat : le mandat du gérant de SARL peut être à durée déterminée ou
indéterminée.
 en matière de pouvoirs (dans certaines limites) : à l’égard des tiers, le gérant représente
légalement la société. Par contre, vis-à-vis des associés, des limitations de pouvoir peuvent être
prévues. Par exemple, une procédure d’autorisation peut être mise en place pour les décisions
importantes.
Au niveau de sa protection sociale, le gérant de SARL est :
 affilié à la sécurité sociale des indépendants lorsqu’il est gérant associé majoritaire,
 affilié au régime général de la sécurité sociale dans les autres cas (gérant non associé, gérant
associé minoritaire ou égalitaire).

L’imposition des bénéfices en SARL


Les bénéfices réalisés par une SARL sont en principe soumis à l’impôt sur les sociétés, sauf
lorsque les associés décident d’opter pour le régime des sociétés de personnes (imposition des
bénéfices directement au nom des associés). L’application du régime des sociétés de personnes
est temporaire (5 exercices maximum) sauf si la SARL est composée uniquement de membres
d’une même famille (pas de limitation dans ce cas).
Au régime de l’impôt sur les sociétés, les associés d’une SARL peuvent décider de distribuer des
dividendes en présence de bénéfices distribuables. Les gérants majoritaires paient des
cotisations sociales sur une partie de leurs dividendes.

Les associés de SARL


Les associés de SARL disposent de plusieurs droits : des droits politiques (droit de vote
notamment), des droits d’information et des droits financiers (droit aux dividendes et au boni de
liquidation).
Les décisions du ressort des associés sont prises collectivement. Les conditions de quorum et de
majorité dépendent de la nature de la décision (ordinaire ou extraordinaire). Les statuts peuvent
également prévoir des règles de majorité plus élevées.
Les associés d’une SARL doivent être convoqués dans les 6 mois qui suivent la clôture de
chaque exercice pour délibérer à propos de l’approbation des comptes de l’exercice et de
l’affectation du résultat.
Pour toute modification des statuts de la société, tel qu’un changement de dénomination sociale, une
augmentation de capital ou un changement d’objet social par exemple, une décision des
associés est nécessaire (sauf exceptions).
Lorsqu’un associé envisage de céder ses parts sociales à un tiers, il doit obligatoirement obtenir
l’agrément des associés pour réaliser la cession.

Les avantages de la SARL


La SARL a plusieurs avantages pour les créateurs d’entreprises :
 La SARL est une forme juridique qui permet aux associés de protéger leur patrimoine
personnel.
 Le fonctionnement des SARL est largement encadré par la loi, ce qui procure un cadre
juridique sécurisant pour les associés.
 Les gérants majoritaires sont affiliés à la sécurité sociale des travailleurs indépendants. La
protection sociale coûte moins cher qu’au régime général.
 En matière d’imposition des bénéfices, les associés d’une SARL ont le choix entre l’impôt sur
les sociétés ou l’imposition directe des bénéfices à leur nom.

Ce qu’il faut retenir à propos de la SARL


Nous vous proposons ci-dessous un récapitulatif à propos des principales caractéristiques
de la SARL :

2 associés minimum (ou un seul pour une SARL unipersonn


Associés de la société associés maximum. Personnes physiques et/ou personnes
Responsabilité limitée au montant des apports.

Aucun minimum, composé d’apports en numéraire et/ou d’appo


Capital variable possible. Information préalable du conjoint en
Capital social et apports
de biens communs. Capital social réparti en parts sociales entre
en proportion de leurs apports.

Formalités de création Rédaction des statuts, dépôt des apports en numéraire et éva
apports en nature, signature des statuts et nomination des gérant
d’un avis de constitution, demande d’immatriculation au

Obligatoirement par un gérant personne physique, associé ou no


Dirigeant de la société
de nommer plusieurs gérants.

Régime de sécurité sociale des indépendants pour le géran


majoritaire. Régime général de la sécurité sociale pour le géran
Rémunération et protection sociale du dirigeant
le gérant associé minoritaire ou égalitaire. Rémunération du gér
fixée par les associés.

Impôt sur les sociétés, option possible pour le régime des so


Imposition des bénéfices
personnes (IR) pendant 5 exercices maximum.

Sur décision des associés (sauf exception), implique une mis


Modification des statuts de la société statuts et une inscription modificative au registre du comme
sociétés.

Par dissolution – liquidation anticipée décidée par les assoc


Fermeture anticipée de la société
ici : fermer une SARL.

À lire également sur la SARL  :


 Constituer une SARL
 Créer une SARL
 SARL : les points importants
 Créer une SARL en ligne

Comment immatriculer une société commerciale au


RCS ?
Publié dans la thématique : Immatriculer son entreprise : les formalités - Date de dernière mise à jour du contenu : 15 février
2020

Ce dossier vous explique simplement comment immatriculer votre société commerciale au


RCS (Registre du Commerce et des Sociétés) et vous informe sur toutes les formalités à
accomplir en fonction de la forme juridique de votre société commerciale :

1. Les démarches pour immatriculer une société commerciale


2. La rédaction des statuts de la société commerciale
3. La réalisation des apports en capital social
4. La signature des statuts et la nomination des dirigeants
5. La publication d’un avis de constitution au journal des annonces légales
6. Le formulaire M0 pour demander l’immatriculation de la société
7. Le dépôt de la demande d’immatriculation d’une société commerciale
8. La déclaration des bénéficiaires effectifs
9. L’immatriculation de la société commerciale et l’obtention de l’extrait K-Bis
Nous ne nous intéresserons ici qu’aux formes juridiques les plus couramment utilisées dans le cadre d’un
projet de création d’entreprise, à savoir : l’EURL et la SARL, la SASU et la SAS.

Immatriculer une société commerciale au RCS : les démarches


Pour immatriculer votre société commerciale au RCS, voici les démarches à accomplir par ordre
chronologique :

1. Rédiger les statuts de la société commerciale ;


2. Réaliser les apports en capital social, c’est-à-dire déposer les apports en numéraire libérés dès
la constitution et évaluer les apports en nature (en faisant intervenir, le cas échéant, un
commissaire aux apports) ;
3. Signer les statuts et nommer les dirigeants ;
4. Publier un avis de constitution au journal des annonces légales ;
5. Compléter un formulaire M0 pour demander l’immatriculation de la société ;
6. Déposer la demande d’immatriculation d’une société commerciale au centre de formalités des
entreprises avec tous les justificatifs nécessaires ;
7. Effectuer la déclaration des bénéficiaires effectifs, au plus tard 15 jours à compter de la
délivrance du récépissé de dépôt de dossier de création d’entreprise.
Lorsque le projet de création d’entreprise réunit plusieurs associés fondateurs, il est préférable
de rédiger une procuration à travers laquelle les fondateurs mandatent l’un des associés pour
accomplir les formalités nécessaires à l’immatriculation de la société. Si les démarches sont
sous-traitées à un expert-comptable ou un avocat, une lettre de mission encadrera juridiquement
l’intervention.

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Trouver son expert-comptable

Accompagnement à la création

Rédiger les statuts de la société commerciale


La rédaction des statuts de votre future société commerciale est la démarche la plus importante.
Les statuts définissent l’organisation et le fonctionnement d’une société, ils doivent comporter
plusieurs mentions obligatoires. La loi prévoit plusieurs mentions obligatoires communes à toutes
les sociétés, puis des mentions spécifiques par type de société.

Les mentions obligatoires dans les statuts de tout société


L’article L 210-2 du Code de commerce précise que les statuts de toute société doivent
obligatoirement déterminer :
 la forme juridique,
 la durée de la société,
 la dénomination sociale,
 le siège social,
 l’objet social,
 et le montant du capital social.

Les mentions obligatoires spécifiques aux SARL et EURL


Le Code de commerce prévoit que les statuts de SARL et d’EURL doivent également
déterminer :

 la répartition des parts sociales entre les associés ;


 la libération des parts sociales ;
 en cas d’apport en numéraire, les mentions de la libération des parts sociales et du dépôt des
fonds ;
 en cas d’apport en nature, l’évaluation de chaque apport en nature ;
 en cas d’apport en industrie, les modalités selon lesquelles les parts sociales en industrie
peuvent être souscrites.
Ensuite, en plus des mentions obligatoires prévues par la loi, il est nécessaire d’incorporer
plusieurs autres clauses dans les statuts pour organiser correctement le fonctionnement de la
société. Il s’agit par exemple d’y déterminer : les dates d’ouverture et de clôture de l’exercice
social, les modalités de désignation du gérant, les pouvoirs du gérant… et d’y préciser toutes les
autres dispositions particulières, comme par exemple l’adaptation de la procédure d’agrément,
des règles de quorum et de majorité spécifiques…

Nous développons ce point en détail dans ce dossier :  les mentions obligatoires des statuts de SARL et de
EURL.

Les mentions obligatoires spécifiques aux SAS et SASU


Le Code de commerce prévoit que les statuts de SAS et de SASU doivent également
déterminer :

 les modalités dans lesquelles la société est dirigée ;


 pour chaque catégorie d’actions émises, le nombre d’actions et la nature des droits particuliers
attachés à celles-ci et, selon le cas, la part de capital social qu’elle représente ou la valeur
nominale des actions qui la composent ;
 la forme, soit exclusivement nominative, soit nominative ou au porteur, des actions ;
 en cas de restriction à la libre négociation ou cession des actions, les conditions particulières
auxquelles est soumis l’agrément des cessionnaires ;
 en cas d’apport en nature : l’identité des apporteurs en nature, l’évaluation de l’apport effectué
par chacun de ceux-ci et le nombre d’actions remises en contrepartie de l’apport.
 l’identité des bénéficiaires d’avantages particuliers et la nature de ceux-ci ;
 les stipulations relatives à la composition, au fonctionnement et aux pouvoirs des organes de la
société ;
 les dispositions relatives à la répartition du résultat, à la constitution de réserves et à la
répartition du boni de liquidation ;
 les décisions devant être prises collectivement par les associés, ainsi que les règles de forme et
les conditions de ces décisions ;
 le cas échéant, l’identité des premiers commissaires aux comptes ;
 l’identité de toutes personnes physiques ou morales qui ont signé ou au nom de qui ont été
signés les statuts ou le projet de statuts ;
 l’organe social auprès duquel les délégués du comité d’entreprise exercent leurs droits prévus
par le Code du travail.
Ensuite, comme pour les SARL, il est nécessaire d’incorporer plusieurs autres clauses dans les
statuts pour organiser correctement le fonctionnement de la société.

Nous développons ce point en détail dans ce dossier :  les mentions obligatoires des statuts de SAS et de
SASU.

La réalisation des apports en capital social

Le dépôt des apports en numéraire


Les apports en numéraire, qui correspondent aux apports de sommes d’argent, effectués à
l’occasion de la constitution de votre société commerciale doivent être libérés à hauteur :

 d’au moins la moitié de leur montant pour les constitutions de SAS et de SASU,
 d’au moins un cinquième de leur montant pour les constitutions de SARL et d’EURL.
En cas de libération partielle des apports en numéraire à la constitution, le solde devra être libéré
en une ou plusieurs fois dans les cinq ans suivants l’immatriculation de la société.

Dans les 8 jours de leur réception, les sommes doivent être déposées pour le compte de la
société en formation :

 soit dans une banque,


 soit à la Caisse des dépôts et consignations,
 soit chez un notaire.
L’établissement auprès duquel sont versés les fonds correspondants délivre un certificat de
dépositaire pour attester le versement. La mention du dépôt des fonds doit figurer dans les
statuts de la société commerciale en précisant l’identité et l’adresse de l’établissement.

L’évaluation des apports en nature


Les apports en nature correspondent à des apports de biens autres que des apports en
numéraire. En présence de tels apports dans votre projet de constitution, il faut procéder à leur
évaluation. Nous rappelons que l’évaluation de chaque apport en nature doit figurer dans les
statuts ou dans un traité d’apport annexé aux statuts.

En principe, un commissaire aux apports doit être nommé par le président du tribunal de
commerce pour établir un rapport sur la valorisation des apports en nature. Toutefois, les
associés fondateurs peuvent, en cas d’accord unanime, désigner eux-mêmes le commissaire aux
apports ou décider de ne pas nommer de commissaire aux apports lorsque les conditions
cumulatives suivantes sont satisfaites :

1. les apports en nature ne représentent pas plus de la moitié du capital social,


2. et aucun des apports en nature effectués n’a une valeur supérieure à 30 000 euros.

Les démarches relatives aux apports de biens communs


Si un associé fondateur utilise des biens communs pour réaliser ses apports en capital social à
l’occasion de la constitution d’une SARL ou d’une EURL, il doit obligatoirement informer son
conjoint. Cette information doit être justifiée dans l’acte d’apport (les statuts ou l’acte d’apport
annexé aux statuts). Pour certains biens, tels qu’un fonds de commerce ou un immeuble, le
consentement préalable du conjoint est requis.

Enfin, nous vous rappelons que lorsque des biens communs sont employés dans le cadre de la
constitution d’une SARL ou d’une EURL, le conjoint peut revendiquer à tout moment la moitié des
parts sociales, sauf s’il y renonce définitivement.

Pour les constitutions de SAS et de SASU, l’information préalable du conjoint n’est pas
demandée en cas d’apport de biens communs. Également, le conjoint ne dispose d’aucun droit
de revendication.

La signature des statuts et la nomination des dirigeants

La signature des statuts de la société


Après avoir complété les dernières informations manquantes dans les statuts de la société
commerciale, vous allez pouvoir les finaliser, transmettre un exemplaire à chaque associé
fondateur et procéder à leur signature. La signature des statutsmanifeste le consentement de tous les
associés à la création de la société.
Lorsque les dirigeants de la société sont nommés directement dans les statuts, ils doivent
également signer les statuts en précédant leur signature de la mention suivante : « bon pour
acceptation des fonctions de (préciser l’intitulé du poste) ».

Suivant les cas, il ne faut pas oublier d’annexer certains document aux statuts : le rapport du
commissaire aux apports ou la décision de ne pas recourir à l’évaluation des apports en nature
par un commissaire aux apports, l’état des actes accomplis pour le compte de la société en
formation…

La nomination des dirigeants sociaux


Si les dirigeants de votre société commerciale sont nommés directement dans les statuts, vous
pouvez ignorer cette étape.

Par contre, si les statuts prévoient un mode de désignation autre que dans les statuts de la
société, il va falloir désigner les dirigeants sociaux dans les délais les plus brefs après avoir signé
les statuts de votre société en suivant la procédure qui y est indiquée.

Un exemplaire de la décision de nomination des dirigeants de la société doit être communiqué


lors de la demande d’immatriculation de la société commerciale.

La publication d’un avis de constitution d’une société


commerciale
Lorsque les statuts de la société ont été signés, il faut publier un avis de constitution dans un
journal d’annonces légales. Le contenu de l’avis de constitution dépend de la forme juridique de
la société commerciale. Nous vous indiquons ci-dessous les informations à mentionner dans
l’avis.

Dans tous les cas (constitution d’une EURL, SARL, SASU ou SAS) :
 La façon dont les statuts ont été rédigés : par acte sous seing privé ou par acte notarié, ainsi
que la date de signature ;
 La dénomination sociale et, lorsque cela est mentionné dans les statuts : le sigle et le nom
commercial ;
 La forme juridique ;
 L’adresse du siège social ;
 L’objet social ;
 La durée de vie de la société ;
 Le montant du capital social ;
 En cas de capital variable : le montant du capital minimum ;
 Pour chaque dirigeant personne physique : le nom, le prénom et l’adresse ;
 La ville du greffe dont dépend le siège social de la future société ;
 Si un commissaire aux comptes titulaire et un suppléant sont nommés : civilité, nom, prénom
et adresse de chacun.
Puis, pour les constitutions de SAS et de SASU uniquement :
 Pour chaque dirigeant personne morale : la dénomination sociale, le montant du capital social,
le numéro d’inscription au RCS et la ville du greffe, le siège social, le nom et le prénom du
représentant personne physique ;
 Les conditions d’admission aux assemblées et d’exercice du droit de vote ;
 Le cas échéant, la mention de l’existence d’une clause d’agrément et l’indication de l’organe
habilité à statuer sur les demandes d’agrément.
En cas de besoin, nous vous proposons un service en ligne simple et rapide pour publier votre
avis de constitution :

Le formulaire M0 pour demander l’immatriculation


Le formulaire à utiliser dépend de la forme juridique de votre société commerciale :

 pour demander l’immatriculation d’une SAS ou d’une SASU, il faut utiliser le formulaire
CERFA n°13959*04,
 pour demander l’immatriculation d’une SARL ou d’une EURL, il faut utiliser le formulaire
CERFA n°11680*03

Le dépôt de la demande d’immatriculation


Le dépôt de la demande d’immatriculation au centre de formalités des entreprises (CFE)
constitue la dernière démarche à accomplir pour demander l’immatriculation de votre société
commerciale.

Les solutions possibles pour déposer une demande d’immatriculation


Le dépôt de la demande d’immatriculation au centre de formalités des entreprises peut être
effectuée :

 en ligne sur le site guichet-entreprises.fr,


 en se rendant directement sur place,
 ou en transmettant le dossier complet par courrier.
Si vous mandatez une personne en vue de réaliser les formalités d’immatriculation de votre
société commerciale et de déposer la demande d’immatriculation, vous devez établir une
procuration par écrit. Le document doit préciser clairement l’objet du mandat.

Les documents à fournir pour immatriculer une société commerciale


Ensuite, d’autres documents peuvent être demandés dans des situations spécifiques.

Nous vous invitons à consulter le guide qui vous concerne afin d’obtenir davantage de
précisions :

 Formalités d’immatriculation d’une SARL / Formalités d’immatriculation d’une EURL


 Formalités d’immatriculation d’une SAS / Formalités d’immatriculation d’une SASU

La déclaration des bénéficiaires effectifs


Depuis le 1er août 2017, nous vous rappelons que vous devez obligatoirement déclarer les
bénéficiaires effectifs lorsque vous constituez une société commerciale. Cette obligation vise
également d’autres entités, telles que les sociétés civiles et les GIE par exemple.

La déclaration des bénéficiaires effectifs doit être effectuée lors de la demande d’immatriculation
au registre du commerce et des sociétés ou au plus tard dans un délai de 15 jours à compter de
la délivrance du récépissé de dépôt de dossier de création d’entreprise. Les informations
déclarées ne sont pas accessibles au public.

Cette déclaration peut être effectuée très simplement sur internet sur le site infogreffe.fr. Pour
cela, vous devrez créer un compte et suivre la procédure qui vous est proposée.
La formalité est payante. En cas de dépôt du document relatif au bénéficiaire effectif lors d’une
demande d’immatriculation d’une société commerciale, vous allez devoir payer 24,80 euros.

L’obtention de l’extrait K-Bis


Après avoir transmis votre dossier de demande d’immatriculation au centre de formalités des
entreprises, votre société est en cours d’immatriculation. Vous recevrez très rapidement un
récépissé de dépôt de dossier de création d’entreprise.

Lorsque le dossier est complet, l’immatriculation de la société commerciale intervient rapidement


et vous recevrez votre extrait K-Bis. Cet extrait représente la véritable carte d’identité de votre
société commerciale immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés.

Si votre dossier n’est pas complet ou s’il comporte des erreurs, vous serez averti par courrier et
devrez procéder à la rectification des remarques formulées par le greffe du tribunal de
commerce.