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Theodore Kaczynski, surnommé « Unabomber », né le 22 mai 1942 à

Chicago, dans l'Illinois (États-Unis), est un terroriste américain,


mathématicien de formation, activiste anarcho-écologiste et néo-luddite.
Il a fait l'objet de la chasse à l'homme la plus coûteuse de l'histoire du FBI,
ayant aspiré, deux décennies durant, à devenir le « parfait tueur anonyme ».
Il est en même temps l'auteur de plusieurs textes et ouvrages1.
Il s'est battu, selon lui, contre les dangers inhérents à la direction prise par le
progrès dans une société industrielle et une civilisation technologique, une
société qui s'éloignerait de l'humanité et de la liberté humaine pour la majorité
sinon pour la totalité de la population. Après des études et une courte carrière
de professeur de mathématiques, il décide de se retirer dans la nature, et
convainc son frère de prendre la même direction. il s'engage dans une
campagne d'envoi de colis piégés de manière artisanale à diverses
personnes au prétexte qu'elles construisent ou défendent la société
technologique. Cette campagne d'attentats dure dix-huit ans, faisant trois
morts et 23 blessés avec 16 bombes envoyées.
Mais, qu’est-ce-que le anarcho-écologisme?
L'écologie politique est un ensemble de courants, largement diffusé depuis
les années 1970, qui insiste sur la prise en compte des enjeux écologiques
dans l'action politique et dans l'organisation sociale. Mouvement culturel
nourri d'influences de divers mouvements (tels que le féminisme, le tiers-
mondisme, le pacifisme, la non-violence, le libertarisme, l'autogestion, etc.),
l'écologie devient politique lorsqu'elle appelle à une profonde transformation
du modèle économique et social actuel ainsi qu'à une remise à plat des
relations entre l'homme et son environnement1.

L'anarchisme vert, ou écologie libertaire, ou dans une moindre mesure


l'éco-anarchisme1,2 est un courant politique né, sous sa forme actuelle,
dans les années 1970. Il se situe au croisement de l'anarchisme et de
l'écologie.
Très critique envers la technologie, elle défend l'idée que le mouvement
libertaire doit, s'il veut évoluer, rejeter l'anthropocentrisme : pour les
écologistes libertaires, l'être humain doit renoncer à dominer la nature.
Au début du xxe siècle, les militants libertaires associaient souvent leur
combat à un retour à la nature ou à un mode de vie plus sain, loin des
méfaits de la civilisation industrielle.

Les écologistes libertaires rejettent le principe anthropocentrique selon lequel


l'humanité doit être considérée comme supérieure au reste de la nature. Ils
affirment au contraire que l'organisation sociale doit se faire en harmonie
avec les forces naturelles et non contre elles.
Selon Theodore, la révolution industrielle conduit nécessairement à un ordre
économique et politique de plus en plus contraignant qui détruit la nature
vierge, réduit la liberté individuelle, transforme l'homme en simple rouage du
système technologique, et à court terme détruira l'espèce humaine elle-
même.
« Ce système n'existe pas pour satisfaire les besoins des hommes, et n'en
est pas capable. Les désirs et le comportement des hommes doivent en fait
être modifiés pour satisfaire aux besoins de ce système ».
Il en déduit que c'est toute la société moderne technologique qui doit être
abattue. Il est bien conscient qu'un tel effondrement subit plongerait
l'humanité dans la famine, et serait un cataclysme qui ferait périr beaucoup
de gens, mais il conclut :
« On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. »

Manifeste et postures idéologiques


Kaczynski résume ainsi les quatre postulats principaux qu'il affirme et
développe dans ses écrits31 :
1. Le progrès technologique nous conduit à un désastre inéluctable ;
2. Seul l'effondrement de la civilisation moderne peut empêcher le
désastre ;
3. Le gauchisme est la première ligne de défense de la Société
technologique contre la révolution ;
4. Ce qu'il faut, c'est un nouveau mouvement révolutionnaire, voué à
l'éradication de la société technologique.

Kaczynski justifie la violence de ses actes :


« À mon humble avis, l’utilisation de la violence (exemple : contre la
réalisation de l’utopie d’une société technologique inhumaine), c’est de
l’autodéfense. Certains peuvent en débattre, bien sûr. Si vous pensez que
c’est immoral et inadéquat, alors vous devriez éviter TOUTE utilisation de la
violence. Mais j’ai une question pour vous dans ce contexte : quel genre de
violence a causé le plus de dégâts dans l’histoire de l’humanité ? La violence
autorisée par les États (la société, la civilisation, l'idéologie) ou la violence
non autorisée, employée par des individus ? »