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Questions de révision

1. Quels les changements survenus dans l’environnement économique


expliquent l’apparition de nouveaux instruments financiers ?

2. Comment l’IASB définit-il un actif financier ?

3. Quels sont les critères à analyser lors du classement initial d’un actif
financier ?

4. À quelle valeur comptabilise-t-on initialement un actif financier dans les


cas les plus fréquents où le prix de transaction correspond à la juste
valeur ?

5. Comment détermine-t-on le coût amorti d’un actif financier ?

6. Que représente le taux d’intérêt effectif ?

7. Comment comptabilise-t-on les produits financiers sur les actifs évalués


À la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global ?

8. À quel moment une entreprise comptabilise-t-elle dans son résultat net


les variations de la juste valeur de ses actifs financiers À la juste valeur
par le biais du résultat net ?

9. Lorsqu’une entreprise procède à un reclassement d’actifs financiers, à


quelle date doit-elle refléter ce changement dans ses livres comptables
?

10. Lorsqu’un actif financier est sorti de la classe Au coût amorti pour être
transféré dans la classe À la juste valeur par le biais du résultat net, et
que la juste valeur excède le coût, comment doit-on comptabiliser cet
excédent ?

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11. Dans quelle section de l’état de la situation financière une entreprise
doit-elle divulguer un billet à payer à un actionnaire sans modalité de
remboursement ?

12. Dans quelle section de l’état de l situation financière une entreprise doit-
elle divulguer des obligations convertibles en actions ordinaires ?

13. En quoi consiste la compensation ?

14. Qu’est-ce-que le risque de marché ?

15. Lorsqu’une entreprise détient des actifs financiers, à quels risques


s’expose-t-elle ?

16. Lorsqu’une entreprise assume des passifs financiers, à quels risques


s’expose-t-elle ?

17. Lorsqu’une entreprise émet des titres de capitaux propres, à quels risques
s’expose-t-elle ?

18. L’IASB oblige les entreprises à présenter une foule d’informations


concernant leurs instruments financiers. Pourquoi ?

19. Lorsqu’une entreprise reclasse un instrument financier, pourquoi doit-elle


fournir des informations additionnelles aux utilisateurs des états financiers
?

20. Pour les actifs financiers et les passifs financiers comptabilisés Au coût
amorti, l’entreprise doit présenter leur juste valeur. En quoi cette
information est-elle utile aux utilisateurs des états financiers ?

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Questions de révision (correction)

1. Les changements survenus découlent essentiellement de l’apparition du


néolibéralisme économique. En premier lieu, plusieurs pays ont changé
leur politique monétaire, notamment en acceptant de modifier leur taux
d’intérêt sur une base continue. En deuxième lieu, l’usage des
technologies de l’information et des communications a facilité les
communications à l’échelle mondiale. Elles permettent aux investisseurs
de partout dans le monde de faire des transactions en tout temps sur les
Bourses nationales. En troisième lieu, la mondialisation des opérations
constitue un important changement par rapport à ce qui existait
auparavant.

2. Selon l’IASB, un actif financier peut correspondre à l’un des cinq


éléments suivants :
a. de la trésorerie ;
b. un droit contractuel (et non seulement la possibilité) de recevoir
un autre actif financier ;
c. un droit contractuel d’échanger des instruments financiers à des
conditions potentiellement favorables ;
d. un titre de capitaux propres d’une autre entreprise ;
e. un contrat que l’entreprise régler en recevant un nombre variable
de ses propres titres de capitaux propres.
Ainsi, la trésorerie, un effet à recevoir ou un placement en actions
constituent des actifs financiers.

3. Lors du classement initial d’un actif financier, on doit d’abord analyser


deux conditions contractuelles. La première consiste à vérifier si l’actif
financier génèrera des flux de trésorerie contractuels à des dates fixes.
La seconde condition est que les flux de trésorerie attendus de l’actif
doivent couvrir uniquement le recouvrement du principal et les intérêts
sur le principal restant à recouvrer. Si l’une de ces conditions n’est pas

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remplie, l’entreprise doit classer son portefeuille d’actifs financiers
comme étant subséquemment évalué À la juste valeur par le biais du
résultat net. Si ces deux conditions contractuelles sont remplies,
l’entreprise analyse ensuite le modèle économique qu’elle utilise pour
gérer ses actifs financiers. Si le portefeuille d’actifs est géré dans le but
principal de percevoir les flux de trésorerie contractuels, il est classé Au
coût amorti. Si le portefeuille d’actifs financiers est détenu dans le but de
percevoir à la fois les flux de trésorerie contractuels et ceux de la vente,
il est classé À la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat
global. Enfin, si le portefeuille est détenu pour atteindre tout autre but,
par exemple pour profiter des variations de valeur des actifs, ou si les
actifs ne génèrent pas des flux de trésorerie contractuels, le portefeuille
est classé À la juste valeur par le biais du résultat net.

4. On comptabilise initialement un actif financier à la juste valeur. Si l’actif


est classé autrement qu’À la juste valeur par le biais du résultat net, la
valeur comptable initiale comprend aussi les coûts de transaction.

5. Le coût amorti d’un actif financier correspond à la valeur comptable


initiale, ajustée de l’amortissement calculé selon la méthode du taux
d’intérêt effectif, diminuée du recouvrement du principal et des
dépréciations éventuelles.

6. Le taux d’intérêt effectif est le taux qui actualise exactement les sorties
et les rentrées de trésorerie futures estimatives sur la durée de vie
attendue de l’actif financier, de manière à obtenir sa valeur comptable
initiale.

7. La comptabilisation diffère selon la sous-classe dans laquelle les actifs


sont compris. Les produits sur les actifs évalués À la juste valeur par le biais
des autres éléments du résultat global prennent nécessairement la forme
d’intérêts, puisque ces actifs génèrent des flux de trésorerie contractuels.

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Les produits d’intérêts doivent être évalués en utilisant la méthode du
taux d’intérêt effectif et comptabilisés en résultat net. Par ailleurs, les
autres profits et pertes sur ces actifs qui correspondent aux variations de
la juste valeur sont comptabilisés dans les autres éléments du résultat
global. Ils sont virés en résultat net lorsque les actifs en cause sont
décomptabilisés.
Les actifs évalués À la juste valeur par le biais des autres éléments du
résultat global (choix irrévocable) ne peuvent être que des titres de
capitaux propres ; ils génèrent donc des produits de dividendes. Ces
derniers doivent être comptabilisés en résultat net, normalement lorsque
ces dividendes sont déclarés. Par ailleurs, les autres profits et pertes sur
ces actifs qui correspondent aux variations de juste valeur sont aussi
comptabilisés dans les autres éléments du résultat global. Cependant, ils
ne sont jamais virés en résultat net, même lorsque les actifs en cause sont
décomptabilisés. Le solde du compte Cumul des variations de valeur
d’un actif À la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat
global peut quant à lui être reclassé dans un autre compte de capitaux
propres, comme Résultats non distribués.

8. Une entreprise comptabilise les variations de la juste valeur de ses actifs


financiers en résultat net dès que celles-ci surviennent.

9. On comptabilise un reclassement à la date de reclassement, c’est-à-


dire le premier jour de la période de présentation de l’information
financière qui suit un changement de modèle économique entraînant
un reclassement d’actifs financiers de la part de l’entreprise.

10. Lorsqu’un actif est sorti de la classe Au coût amorti pour être transféré
dans la classe À la juste valeur par le biais du résultat net, et que la juste
valeur excède le coût, cet écart représente un profit qui doit être
comptabilisé en résultat net. Ce mode de comptabilisation est cohérent
avec le nouveau classement de l’actif.

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11. Une entreprise doit analyser soigneusement de tels titres. Normalement,
un billet à payer est classé à titre de passif. Par contre, si les modalités
font en sorte que c’est l’émetteur qui peut décider de rembourser ou
non le billet et que son intention est de ne pas le rembourser, le
classement parmi les capitaux propres serait approprié. Cependant, si
l’émetteur assume l’obligation contractuelle de remettre de la trésorerie,
mais qu’il est libre de le faire, par exemple, en un an ou cinq ans, cette
obligation contractuelle doit figurer parmi ses passifs.

12. Une entreprise doit répartir le produit de l’émission des obligations


convertibles en actions ordinaires entre les deux composantes du titre.
Elle présente dans la section du passif composante qui représente
l’obligation de payer des intérêts périodiques et de rembourser le
principal à l’échéance. Elle présente dans la section des capitaux
propres la composante du produit de l’émission qui représente la valeur
du privilège de conversion.

13. La compensation, parfois appelée compte à compte, renvoie à un


mode de présentation dans les états financiers. Elle consiste à présenter
uniquement le montant net entre le solde d’un compte débiteur et celui
d’un compte créditeur. Le droit de compensation est un droit légal établi
par contrat ou autrement et en vertu duquel un débiteur peut régler une
obligation qu’il a envers un créancier en lui remettant l’un de ses actifs.
Une simple entre officieuse entre le débiteur et le créancier ne constitue
pas un droit juridique de compensation.
Le droit juridique doit aussi un droit actuel, c’est-à-dire qu’il ne doit pas
dépendre d’un événement futur et qu’il est exécutoire en toutes
circonstances.

14. Le risque de marché est le risque que la juste valeur ou les flux de
trésorerie d’un instrument financier fluctuent en fonction des variations

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des prix du marché. Le risque de marché comprend le risque de change,
le risque de taux d’intérêt et l’autre risque de prix.

15. Lorsqu’une entreprise détient des actifs financiers, elle s’expose au risque
de marché et au risque de crédit d’un tiers.

16. Lorsqu’une entreprise assume des passifs financiers, elle s’expose au


risque de marché et au risque de liquidité.

17. Lorsqu’une entreprise émet des titres de capitaux propres, elle s’expose
uniquement au risque de marché.

18. Au moment de déterminer les informations à fournir afférentes aux


instruments financiers, l’entreprise doit viser à donner toute information
utile aux utilisateurs des états financiers, de sorte que ceux-ci soient en
mesure d’évaluer :
a. l’importance des instruments financiers au regard de la situation
et de la performance financière de l’entreprise ;
b. la nature et l’ampleur des risques, découlant des instruments
financiers, auxquels l’entreprise est exposée pendant l’exercice et
à la date de clôture, ainsi que la façon dont elle gère ces risques.
19. Les utilisateurs des états financiers doivent être informés des
reclassements, puisque la valeur comptable de ces actifs en fin
d’exercice n’est pas directement comparable avec la valeur
comptable présentée dans les états financiers antérieurs. C’est pourquoi
l’entité doit fournir des informations additionnelles.
Les informations à fournir portent sur :
 la date du reclassement ;
 une explication détaillée du changement de modèle
économique et une description qualitative de son effet sur les
états financiers ;
 les montants ajoutés et retranchés de chaque classe.

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20. La juste valeur est une information largement utilisée dans le monde des
affaires pour prendre des décisions d’achat, de conservation ou de
vente de titres. Elle facilite les comparaisons entre des actifs similaires
achetés à des moments différents. Elle permet aussi d’évaluer les
décisions qu’une entreprise prend de vendre, d’acheter ou de
conserver des instruments financiers en réactions aux variations de la
juste valeur. Enfin, elle donne une bonne indication des prévisions faites
par l’ensemble des intervenants du marché concernant les flux de
trésorerie futurs liés à un instrument financier. C’est pourquoi l’IASB
recommande aux entreprises d’indiquer la juste de leurs instruments
financiers évalués Au coût amorti.
Lorsqu’une entreprise évalue certains de ses actifs financiers ou passifs
financiers Au coût amorti, les montants présentés dans l’état de la
situation financière ne sont pas comparables aux montants afférents aux
autres actifs financiers ou passifs financiers évalués à la juste valeur. En
publiant, généralement dans une note aux états financiers, la juste
valeur des premiers, l’entreprise fournit aux utilisateurs des états financiers
une évaluation qui les aide à comparer les instruments financiers.

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Exercices

Exercice 1 : Les instruments financiers que couvre l’IFRS 9


Pour chacune des opérations suivantes, expliquez si l’opération génère un
instrument financier au sens où l’IFRS 9 le définit. Expliquez chacune de vos
réponses. Au besoin, traitez les deux volets de l’opération, c’est-à-dire ce que
l’entreprise reçoit et ce qu’elle cède.
a) Établissements Tapsoba et Frères vend au comptant des marchandises
à Entreprise Koné. Le montant de la vente s’élève à 750 000 FCFA.
b) Établissements Tapsoba et Frères vend à crédit des marchandises à
Entreprise Koné. Le montant de la vente s’élève à 750 000 FCFA.
c) Établissements Tapsoba et Frères vend au comptant un contrat de
service d’une durée de un an. Ce contrant assure le remplacement de
toute pièce défectueuse des marchandises vendues à Entreprise Koné.
d) Le 17 septembre 2000, Établissements Tapsoba et Frères acquiert un
immeuble et signe tous les documents devant notaire. L’entreprise
obtient le titre de propriété en contrepartie d’un débours de 250 000 000
FCFA.
e) Le 20 février 2002, Établissements Tapsoba et Frères dépose sa
déclaration d’impôt dûment signée pour l’exercice terminé le 31
décembre 2001. Selon cette déclaration, la société devra verser un
montant de 18 000 000 FCFA au fisc.
f) Au cours de l’exercice 2001, Établissements Tapsoba et Frères a mis sur
pied un régime complémentaire de retraite. Elle s’engage à verser une
rente de 2% du salaire moyen par année de service à tous ses employés
lorsque ceux-ci prendront leur retraite, soit dès qu’ils auront 60 ans.
g) Établissements Tapsoba et Frères a emprunté 50 000 000 FCFA de son
unique actionnaire. Les modalités de remboursement sont très souples,
Établissements Tapsoba et Frères ne payant aucun intérêt et pouvant
rembourser les 50 000 000 FCFA uniquement lorsqu’elle disposera de
suffisamment de trésorerie. Au moment de l’opération, Établissements
Tapsoba et Frères et son actionnaire n’ont signé aucun document, mais

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il est clair que l’entreprise remboursera l’emprunt d’ici 24 mois. Sa
rentabilité passée justifie cette prévision.
Correction
a) Une opération de vente constitue bel et bien une entente contractuelle
entre le vendeur et l’acheteur. Cependant, à la suite de l’opération,
Établissements Tapsoba et Frères détient un actif financier sous forme de
trésorerie, tandis que Entreprise Koné possède un actif non financier sous
forme d’un stock de marchandises. L’entente ne génère donc pas un
instrument financier, au sens où l’IFRS 9 le définit. Notons cependant que
la trésorerie représente pour Établissements Tapsoba et Frères un actif
financier alors qu’elle constitue un passif financier pour la Banque
centrale.
b) Selon l’entente de financement qui découle de la vente, Établissements
Tapsoba et Frères détient un actif financier, soit le droit contractuel de
recevoir ultérieurement 750 000 FCFA, alors que Entreprise Koné assume
un passif financier, soit l’obligation contractuelle de rembourser cette
somme dans les délais prévus au contrat. L’entente génère donc un
instrument financier, au sens où l’IFRS 9 le définit.
c) À la suite de l’opération, Établissements Tapsoba et Frères assume un
passif non financier, sous forme d’une obligation contractuelle de rendre
des services, et Entreprise Koné détient un droit contractuel de recevoir
des services au cas où surviendrait un événement futur (défectuosité du
produit), ce qui constitue un actif non financier. L’entente ne génère
donc pas un instrument financier au sens où l’IFRS 9 le définit.
d) L’achat d’une propriété, même s’il implique la signature d’un contrat
notarié, ne constitue pas un instrument financier au sens où l’IFRS 9 le
définit. Par cette entente contractuelle Établissements Tapsoba et Frères
acquiert un actif non financier, soit l’immeuble, et le vendeur n’assume
aucune obligation de céder de la trésorerie ou un autre actif financier.
Par contre si Établissements Tapsoba et Frères avait, simultanément avec
l’achat de l’immeuble, signé un contrat hypothécaire pour financer cet
achat, l’entente de financement aurait alors généré un instrument
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financier au sens où l’IFRS 9 le définit. Par cette entente contractuelle,
Établissements Tapsoba et Frères assumerait un passif financier, soit
l’obligation contractuelle de payer les intérêts et de rembourser le prêt
hypothécaire, alors que le créancier détiendrait un actif financier, soit le
droit contractuel de recevoir de la trésorerie.
e) L’obligation de toute entreprise de remplir annuellement une
déclaration et de payer les impôts ne peut être qualifiée d’entente
contractuelle entre deux parties. Elle s’apparente plutôt à une obligation
juridique, soit la nécessité de respecter le Code des impôts. L’obligation
ne représente donc pas un instrument financier au sens où l’IFRS 9 le
définit.
f) La mise sur pied d’un régime complémentaire de retraite constitue une
entente contractuelle entre deux parties. Toutefois, les droits et
obligations des employeurs au titre des avantages du personnel sont
exclus du champ d’application de l’IFRS 9.
g) Qu’un document soit ou non importe peu ; on doit plutôt examiner la
substance de l’entente. L’emprunt fait auprès d’un actionnaire constitue
une entente contractuelle entre deux parties. Par cette opération,
Établissements Tapsoba et Frères assume un passif financier, soit
l’obligation contractuelle de verser 50 000 000 FCFA en remboursement
de l’emprunt, alors que l’actionnaire détient un actif financier, soit le
droit contractuel de recevoir de la trésorerie. L’opération génère donc
un instrument financier, au sens où l’IFRS 9 le définit.
Notons qu’il est toujours préférable de consigner par écrit les conditions
d’un contrat afin d’en faciliter le règlement si l’une des parties ne
respecte ses engagements.

Exercice 2 : La substance des instruments financiers


Quelles est la substance de chacun des titres suivants ? Expliquez chacune de
vos réponses.

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a) Un montant à recevoir d’un client. La valeur comptable et la juste valeur
du compte s’élèvent à 1 000 000 FCFA.
b) Une dette de 1 000 000 FCFA, remboursable en marchandises le 12
novembre 2001.
c) Un placement en actions de 22 500 000 FCA. La juste valeur au 31
décembre 2000 n’est plus de 20 000 000 FCFA. Toutefois, la direction
prévoit qu’elle augmentera au cours des mois à venir, c’est-à-dire bien
avant qu’elle ait l’intention de se départir des actions classées À la juste
valeur par le biais des autres éléments du résultat global.
d) Un terrain détenu à titre de placement. Ce terrain, acquis pour
25 000 000 FCFA en 2008, vaut déjà beaucoup plus. Au cours de
l’exercice, le propriétaire d’un terrain adjacent, dont les dimensions sont
identiques, a obtenu 33 000 000 FCFA lors de la vente du terrain.
e) Des actions émises lors de la constitution d’une entreprise pour une
contrepartie totale de 75 000 000 FCFA. Les actions participantes.
f) Des actions émises lors de la constitution d’une entreprise pour une
contrepartie totale de 75 000 000 FCFA. Ces actions sont rachetables au
gré du détenteur.
g) Des actions émises lors de la constitution d’une entreprise pour une
contrepartie totale de 75 000 000 FCFA. Ces actions donnent droit à un
dividende cumulatif de 5% par année.
h) Des actions rachetables au gré du détenteur, à condition qu’un
événement futur se réalise, dans l’hypothèse où la probabilité de cet
événement est extrêmement faible.
i) Un stock de marchandises destinées à la vente. L’entreprise a payé ces
marchandises 10 000 000 FCFA ; pour les remplacer, le 31 décembre
2000, elle devrait payer 10 500 000 FCFA. Elle les vendra probablement
15 000 000 FCFA.
j) Un stock de fournitures de bureau ayant coûté 4 000 000 FCFA et dont la
juste valeur est sensiblement identique au coût.

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Correction

Opération Substance Explication


a) Un montant à recevoir Actif financier L’opération de vente à crédit génère un
d’un client actif financier
b) Une dette Passif non Il ne s’agit pas d’un passif financier, car
remboursable en financier une telle dette représente une obligation
marchandises contractuelle de céder des
marchandises et non un actif financier
c) Placement en actions Actif financier Il s’agit d’un titre de capitaux propres
d’une autre entreprise
d) Un terrain détenu à Actif non Il ne s’agit pas d’un actif financier, car un
titre de placement financier tel placement donne la possibilité, et non
un droit contractuel d’échanger le
terrain contre de la trésorerie.
e) Des actions Capitaux L’émetteur de telles actions accorde un
participantes propres intérêt résiduel sur actif net.
f) Des actions Passif Dès l’émission, l’émetteur de telles
rachetables au gré du financier actions s’engage à les racheter et donc
détenteur à céder de la trésorerie.
Notons que la probabilité du rachat n’a
aucune incidence sur la substance du
titre.
g) Des actions qui Capitaux L’éùmetteur de telles actions accorde un
donnent droit à un propres intérêt résiduel sur actif net.
dividende cumulatif Le fait que les dividendes soient
cumulatifs garantit seulement que, si
l’émetteur a de la trésorerie, il paiera des
dividendes sur cette catégorie d’actions
avant d’en payer sur toute autre
catégorie.

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h) Des actions Passif Lorsqu’une entreprise émet un instrument
rachetables en financier financier comportant une clause
fonction d’un conditionnelle, cet instrument représente
événement futur très un passif financier, sauf si la clause
peu probable conditionnelle n’est pas réelle, c’est-à-
dire si elle repose sur un événement
extrêmement rare, hautement anormal
et improbable. On ne peut donc affirmer
qu’une clause contractuelle reposant sur
un événement dont la probabilité est
extrêmement faible n’est pas réelle.
i) Stock de Actif non Un stock de marchandises n’est pas un
marchandises financier actif financier, car il donne la possibilité,
destinées à la vente et non un droit contractuel, d’échanger
les marchandises contre de la trésorerie.
j) Un stock de fournitures Actif non Un stock de fournitures de bureau n’est
de bureau financier pas un actif financier, car il génère des
avantages sous forme de services.

Exercice 3 : L’émission de titres composés lorsque le taux d’intérêt effectif


excède le taux contractuel
Le 1er janvier 2000, la société Établissement Tapsoba et Frères émet 100 000
obligations, d’une valeur nominale 10 000 FCFA, portant intérêt au taux
contractuel de 6% par année. Les intérêts sont versés annuellement le 31
décembre. Ces obligations viennent à échéance dans 10 ans et sont
convertibles en actions ordinaires au gré du détenteur. Le taux d’intérêt effectif
pour des obligations semblables est de 7%, alors qu’il s’élève à 9% pour des
obligations semblables en tout point, mais non assorties d’un privilège de
conversion.

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Exercices_sur_les_instruments_financiers
Voici les valeurs actualisées des débours futurs selon divers taux
d’actualisation :
Taux d’actualisation Valeur actualisée
6% 1 000 000 000 FCFA
7% 929 763 900 FCFA
9% 807 470 500 FCFA

Travail à faire :
a) Enregistrez l’écriture de journal requise dans les livres de la société
Entreprise Koné le 1er janvier 2000, en tenant pour acquis que la société
classe les obligations comme étant subséquemment évaluées Au coût
amorti.
b) Enregistrez l’écriture de régularisation requise au 31 décembre 2000,
date de clôture de l’exercice financier.

Correction
a) 1er janvier 2000
Caisse (1) 929 763 900
Obligations à payer (2) 807 470 500
Privilège de conversion (3) 122 293 400
[Émission d'obligations convertibles]

Calculs et explications
(1) On détermine le produit de l’émission en utilisant le taux d’intérêt pour
des obligations semblables, soit 7%.
(2) On détermine la valeur comptable des obligations, c’est-à-dire la
portion du produit de l’émission représentant la juste valeur de la
composante de passif, en utilisant le taux d’intérêt pour des obligations
non convertibles, soit 9%.
(3) Produit d’émission des obligations expliqué en (1) 929 763 900
Valeur comptable de la composante de passif ………807 470 500
Valeur comptable du privilège de conversion 122 293 400

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Exercices_sur_les_instruments_financiers
b) 31 décembre 2000

Intérêts débiteurs sur obligations Caisse (1) 72 672 345

Caisse (2) 60 000 000

Obligations à payer (3) 12 672 345

[Émission d'obligations convertibles]

Calculs
(1) (807 470 500 x 9%)
(2) (1 000 000 000 x 6%)
(3) (72 672 345 – 60 000 000)

Exercice 4 : L’émission de titres composés


Le 1er février 2000, la société Établissement Tapsoba et Frères a émis 10 000
obligations d’une valeur nominale de 10 000 FCFA chacune portant intérêt au
taux contractuel de 10% par année. Ces obligations viennent à échéance
dans sept ans et sont convertibles en actions ordinaires au gré du détenteur.
La société les classe comme étant évaluées ultérieurement au coût amorti. La
société Établissement Tapsoba et Frères vous remet les renseignements
complémentaires suivants :
Juste valeur de la composante s’apparentant à un passif 95 000 000 FCFA
Juste valeur de la composante s’apparentant au privilège de 14 500 000 FCFA
conversion
Produit de l’émission 105 000 000

Travail à faire :
a) Quel est le principe le plus important qui guide la présentation des passifs
et des capitaux propres dans les états financiers ?
b) Enregistrez l’écriture de journal requise le 1er février 2000 dans les livres de
Établissement Tapsoba et Frères.

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Exercices_sur_les_instruments_financiers
c) Le 1er novembre 2001, les détenteurs décident de convertir leurs
obligations, dont la valeur comptable dans les livres de Établissement
Tapsoba et Frères s’élèvent à 92 290 000 FCFA au moment de la
conversion. Enregistrez l’écriture de journal requise le 1er novembre 2001
dans les livres de Établissement Tapsoba et Frères.
d) Tenez pour acquis que Établissement Tapsoba et Frères fait un arrêté
intermédiaire le 31 août. Le 31 août 2001, la société prévoyait que les
détenteurs des obligations exerceraient leur privilège de conversion le
1er novembre (opération décrite en c) ci-dessus). Expliquez en quoi cette
information disponible le 31 août 2001 influe sur les états financiers
préparés à cette date.

Correction
a) Le principe le plus important est de présenter les titres selon leur
substance dans l’état de la situation financière. Peu importe le nom
donné au mode de financement, si une entreprise a une obligation
contractuelle de céder un actif financier ou d’échanger un actif à des
conditions potentiellement désavantageuses, elle assume un passif
financier. Sinon le titre émis est considéré comme étant un titre de
capitaux propres à l’état de la situation financière.
Ce principe est aussi utilisé pour déterminer les opérations à présenter
dans l’état du résultat global. Les intérêts, les « pseudo-dividendes », les
profits et les pertes liés à un passif y sont présentés. Les « pseudo-intérêts »,
les dividendes, les profits et les pertes liés à un titre classé dans les
capitaux propres sont présentés dans l’état de la variation des capitaux
propres.

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Exercices_sur_les_instruments_financiers
b) 1er février 2020

Caisse 105 000 000

Obligations à payer (1) 95 000 000

Privilège de conversion (2) 10 000 000

[Émission d'obligations convertibles]

Calculs et explications
(1) La valeur comptable du passif financier doit correspondre à sa juste
valeur à la date de l’émission.
(2) La valeur comptable du privilège de conversion correspond à
l’excédent du produit de l’émission (105 000 000 FCFA) sur la juste valeur
de la composante passif (95 000 000 FCFA).

c) 1er novembre 2001

Privilège de conversion 10 000 000

Obligations à payer 92 290 000

Capital social (1) 102 290 000

[Conversion des obligations à payer]

Calculs

(1) Valeur comptable des obligations 92 290 000

Valeur comptable du privilège de conversion 10 000 000

Valeur comptable des actions émises 102 290 000

d) Changement dans l’estimation, à la date de fin de l’exercice financier,


de la probabilité de conversion des obligations.

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Le classement initial des obligations convertibles ne change pas selon la
probabilité que les obligataires convertissent leurs obligations. La
probabilité de conversion est fonction de trop nombreux critères pris en
considération par les détenteurs des obligations et qui ne peuvent être
connus de manière fidèle par la société. C’est pourquoi la prévision de
Établissement Tapsoba et Frères au 31 décembre 2001 n’a aucune
incidence sur les états financiers à cette date.

Exercice 5 : Le classement et l’évaluation des instruments financiers


La société Établissement Tapsoba et Frères vous remet la liste suivante de
certains de ses actifs et passifs financiers :
1. Caisse ;
2. Clients ;
3. Placements en actions détenus à des fins de transaction (ces titres se
négocient sur un marché actif) ;
4. Placements en actions (si possible, la société préférerait ne pas
comptabiliser les variations en résultat net) ;
5. Placements en obligations gérés de façon à encaisser tous les flux de
trésorerie contractuels jusqu’à l’échéance ;
6. Fournisseurs ;
7. Obligations à payer dont le produit de l’émission a été utilisé pour
financer un actif évalué à la juste valeur.

Travail à faire :
Sachant que la société prépare ses états financiers selon les IFRS,
a) Indiquez le classement possible pour chaque instrument financier.
b) Expliquez très succinctement les règles comptables applicables à
chaque classe abordée dans la réponse que vous avez donnée en a).
c) Pourquoi doit-on faire un test de dépréciation sur un actif financier Au
coût amorti alors que n’en comptabilise pas les augmentations de valeur
?
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Exercices_sur_les_instruments_financiers
Correction
a) Classement possible
 Caisse. L’argent en caisse est simplement évalué au coût, lequel
correspond à sa juste valeur.
 Clients. Les comptes clients sont habituellement classés Au coût
amorti. La société pourrait les classer À la juste valeur par le biais
des autres éléments du résultat global si elle gérait ses comptes
clients dans le but de percevoir à la fois les flux de trésorerie
contractuels et ceux de la vente. Ce pourrait être le cas si
Établissement Tapsoba et Frères vendait souvent ses comptes
clients à une société financière afin de combler des besoins de
trésorerie. Elle pourrait aussi les classer À la juste valeur par le biais
du résultat net si les comptes clients étaient gérés de façon à
profiter de leurs variations de juste valeur ou si cela réduisait une
non-concordance comptable. Il est somme toute plutôt rare que
ce dernier classement soit retenu.
 Placements en actions détenus à des fins de transaction (ces titres
se négocient sur un marché actif). Ces placements doivent être
obligatoirement classés À la juste valeur par le biais du résultat net.
 Placements en actions (si possible, la société préférerait ne pas
comptabiliser les variations de valeur en résultat net). Les
placements en actions ne peuvent être comptabilisés Au coût
amorti ni À la juste valeur par le biais des autres éléments du
résultat global, car ils ne génèrent pas de flux de trésorerie
contractuels. Ils sont donc généralement classés À la juste valeur
par le biais du résultat net. Cependant, puisque la société ne
souhaite pas comptabiliser les variations de valeur en résultat net,
elle peut faire un choix irrévocable de les classer comme étant
évalués ultérieurement À la juste valeur par le biais des autres
éléments du résultat global (choix irrévocable).
 Placements en obligations gérés de façon à encaisser tous les flux
de trésorerie contractuels jusqu’à l’échéance. Ces titres ne sont
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Exercices_sur_les_instruments_financiers
pas des titres de capitaux propres, ce qui fait que la société n’est
pas tenue de les évaluer à la juste valeur, même si elle pourrait le
faire dans l’hypothèse où l’évaluation à la juste valeur réduisait
une non-concordance comptable. Elle souhaitera les classer
probablement Au coût amorti. Ainsi, elle pourra éviter de devoir
comptabiliser périodiquement les variations de valeur en résultat
net et devoir présenter ces placements à la juste valeur dans l’état
de la situation financière.
 Fournisseurs. Les comptes fournisseurs sont des passifs financiers
habituellement classés Au coût amorti. La société les évaluer à la
juste valeur si cela réduisait une non-concordance comptable.
 Obligations à payer dont le produit de l’émission a été utilisé pour
financer un actif évalué à la juste valeur. Ce type de passif
financier est habituellement classé Au coût amorti. Cependant,
l’entreprise pourrait l’évaluer à la juste valeur, ce qui réduirait une
non-concordance comptable.
b) Règles comptables applicables à chaque classe abordée dans la
réponse en a)
Actif financier classé Au coût amorti. La comptabilisation initiale repose
sur la juste valeur, majorée des coûts de transaction. On détermine à
cette date le taux d’intérêt effectif initial. Par la suite, on utilise la
méthode du taux d’intérêt effectif pour déterminer les produits
d’intérêts. L’écart entre ces produits et les montants reçus ou à recevoir
calculés au taux contractuel est comptabilisé en augmentation ou en
diminution de la valeur comptable de l’actif financier. Lorsque
l’entreprise recouvre une partie du principal, le montant est crédité au
compte d’actif. Enfin, on doit comptabiliser une dépréciation
correspondant aux pertes de crédit attendues. Ce n’est qu’au moment
de la décomptabilisation de l’instrument financier que la société
comptabilise une perte ou un profit.
Actif financier classé À la juste valeur par le biais du résultat net. La
comptabilisation initiale repose sur la juste valeur, alors que les coûts de
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Exercices_sur_les_instruments_financiers
transaction sont comptabilisés en résultat de l’exercice en cours. Par la
suite, les produits financiers, que ce soient des intérêts ou des dividendes,
sont comptabilisés en résultat net. De même, toutes les variations de la
juste valeur de ces actifs sont comptabilisées en résultat net dès qu’elles
se produisent. Il n’est pas nécessaire de procéder à des tests de
dépréciation.
Actif financier classé À la juste valeur par le biais des autres éléments du
résultat global. La comptabilisation est identique à celle des actifs
classés À la juste valeur par le biais du résultat net à trois exceptions.
D’abord, les coûts de transaction sont comptabilisés en augmentation
de la valeur comptable de l’actif. Ensuite, les variations de la juste valeur
sont comptabilisées dans les autres éléments du résultat global. Le cumul
des variations de valeur est viré en résultat net lors de la
décomptabilisation de l’actif en cause. Enfin, on doit comptabiliser une
dépréciation correspondant aux pertes de crédit attendues tout
comme pour les actifs évalués Au coût amorti.
Actif financier classé À la juste valeur par le biais des autres éléments du
résultat global (choix irrévocable). La comptabilisation est identique à
celle des actifs classés À la juste valeur par le biais des autres éléments
du résultat global, à l’exception d’un point. Lorsque l’actif en cause est
décomptabilisé, le cumul des variations de valeur n’est pas viré en
résultat net, bien qu’il puisse, au choix de l’entreprise, être viré dans un
autre compte de capitaux propres, par exemple au compte des
Résultats non distribués.
Passif financier classé Au coût amorti. La comptabilisation initiale repose
sur la juste valeur, majorée des coûts de transaction. On détermine à
cette date le taux d’intérêt effectif initial. Par la suite, on utilise ce taux
d’intérêt pour déterminer la charge financière à comptabiliser en
résultat net. L’écart entre la charge ainsi calculée et montant d’intérêt
payé ou à payer, calculé au taux contractuel, est comptabilisé en
augmentation ou en diminution de la valeur comptable du passif

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financier. Lorsque l’entreprise rembourse une partie du principal, le
montant est débité au compte de passif.
Passif financier classé À la juste valeur par le biais du résultat net. La
comptabilisation initiale repose sur la juste valeur, alors que les coûts de
transaction sont comptabilisés en résultat de l’exercice en cours. Par la
suite, les charges financières sont comptabilisées en résultat net. De
même, les variations de la juste valeur de ces passifs sont comptabilisées
en résultat net dès qu’elles se produisent. Par contre, les variations de la
juste valeur attribuables aux variations du risque de crédit de ce titre sont
comptabilisées dans les autres éléments du résultat global, sauf si cela
crée ou accroît une non-concordance comptable.
c) Ce qui justifie de faire un test de dépréciation sur un actif financier Au
coût amorti se trouve dans le Cadre conceptuel de l’information
financière. En effet, la valeur comptable d’un actif financier doit être au
moins égale aux avantages économiques attendus. Si on prévoit qu’une
partie du coût d’acquisition ne sera pas recouvrée par des avantages
économiques futurs, on doit décomptabiliser cette portion de la valeur
comptable.
d) En ce qui concerne les actifs financiers évalués À la juste valeur par le
biais du résultat net, toutes les variations de la juste valeur sont
comptabilisées régulièrement. Il est donc inutile d’appliquer un test de
dépréciation puisque la valeur comptable reflète continuellement la
juste valeur.

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