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UNIVERSITE DES FRERES MENTOURI CONSTANTINE

FACULTE DES SCIENCE DE LA TECHNOLOGIE

DEPARTEMENT D’ELECTRONIQUE

VARIATION DES PARAMETRES PHYSIOLOGIQUES A L’EFFORT

Dr. GUENDOUZ
Adaptations cardio-vasculaires pendant l'exercice dynamique
1) Adaptation cardio-vasculaire :

-Il y a une relation linéaire entre le débit cardiaque et la consommation d'oxygène.

-Cette augmentation du débit cardiaque est le résultat :

- d'une augmentation de la fréquence cardiaque

- d'une augmentation du volume d'éjection systolique

Qc : Fr × VES

-La redistribution du débit cardiaque se fait par :

- vasodilatation :
*au niveau des muscles actifs il y a une vasodilatation artériolaire et une
ouverture des capillaires
* au niveau coronaire
* au niveau cutané lors d'un exercice prolongé (thermolyse)
- vasoconstriction
Artérielle
(Splanchnique - rénale - des muscles inactifs - cutanée dans un premier temps)
Veineuse
(Cutanée (début d'exercice) – musculaire)

Au repos :
Débit cardiaque 5 l/min; 15 - 20 % distribué vers les muscles squelettiques
A l’exercice :
Exercice intense :25 l/min; 80 % vont vers les muscles
Perfusion du SNC non modifiée
Baisse de la perfusion rénale et du système digestif

Augmentation de la fréquence cardiaque


Proportionnellement à l’intensité de l’effort
Fréquence cardiaque maximale:220 - âge

Augmentation du volume d’éjection systolique


Limite 40 % de la VO2 max

Augmentation de l’activité sympathique cardiaque qui entraine :


Augmentation de la fréquence cardiaque
Augmentation du débit cardiaque
Vasodilatation des artérioles musculaires
Vasoconstriction des artères viscérales sauf myocarde
Amélioration du retour veineux
Modification de la pression sanguine
Exercice dynamique:
Augmentation de la pression systolique
Pression diastolique stable ou baisse modérée
Baisse des résistances vasculaires périphériques
Exercice statique:
Augmentation des résistances périphériques
Augmentation de la pression artérielle systolique ( 300 mm Hg)
Augmentation de la pression artérielle diastolique ( 150 mm
Hg)

2) Adaptation ventilatoire :

Augmentation du débit ventilatoire en fonction de l’intensité de l’exercice


Augmentation du volume courant
Accélération de la fréquence respiratoire
Valeurs de ventilation maximale dépendantes des dimensions
corporelles
100 l/min pour les individus de petite taille
200 l/min pour les grands

Ventilation:
Augmentation dès le début de l’exercice liée à la stimulation du cortex
moteur qui stimule le centre inspiratoire
Informations proprioceptives en provenance des muscles et des
articulations

Facteurs pouvant limiter la performance


Activité des muscle respiratoires peut nécessiter + de 15% de la
consommation d’oxygène
Muscles respiratoires moins fatigables que les muscles des membres

Régulation respiratoire de l’équilibre acido-basique:


L’Acidose entraine :
Altération de la contraction musculaire
Altération de la production d’ATP
Stimulation des centres inspiratoires d’ou augmentation du
débit ventilé
3)Adaptation musculaire :
Les fibres musculaires
Fibres de type I:
10 à 180 fibres par motoneurone
Vitesse de conduction nerveuse lente
Vitesse de contraction (ms):50
Capacité aérobie (oxydative) élevée
Capacité anaérobie (glycolytique) faible
Activités d’endurance :prolongées et d’intensité modérée

Fibres de type IIa:


300-800 fibres par motoneurone
Vitesse de conduction nerveuse rapide
Vitesse de contraction:50 ms
Capacité aérobie modérée
Capacité anaérobie élevée
Force de contraction importante
Exercices explosifs

Fibres de type IIb:


300-800 fibres par motoneurone
Vitesse de conduction nerveuse rapide
Vitesse de contraction:110 ms
Capacité aérobie faible
Capacité anaérobie élevée
Force de contraction importante
Exercices d’intensité importante et de longue durée

Type de fibre et performance


Marathon:muscles jumeaux 93 à 99 % de fibres I
Sprint:muscles jumeaux 25% de fibre de type I

Métabolisme musculaire à l’exercice


Adénosine triphosphate ATP
Sources d’énergie
ATP
Phospho-créatine
Glycolyse anaérobie
Glycolyse aérobie
Facteurs limitant la performance
Variations entre individus:
Âge
Taille
Sexe
Patrimoine génétique
Statut de santé
Degré de motivation
Notion de fatigue musculaire:
Déplétion musculaire en glycogène et phosphocréatine
Acidose métabolique
Altération de la transmission nerveuse
Limitation de la tolérance à la douleur : sensation subjective de fatigue
qui précède la fatigue physiologique

Effets de l’entraînement
Entraînement en endurance:aérobie
Augmentation du nombre et de la taille des mitochondries
Augmentation de volume des fibres de Type I
Fibres de type IIb se transforment en fibres II a
Augmentation du contenu musculaire en myoglobine
Augmentation de l’activité des enzymes oxydatives
Amélioration du système de transport de l’oxygène
Amélioration de la capacité de stockage du glycogène
Amélioration du stockage des triglycérides
Activité des enzymes de la -oxydation des AG augmentée
Augmentation du volume du ventricule gauche
Augmentation de la force de contraction du VG