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THEME:

LES 24 FICHES DE LA COMPTABILITE


FINANCIERE APPROFONDIE
(SYSTEME COMPTABLE OHADA)
L’ animateur
Joël MABUDU, Expert-comptable diplômé, Commissaire aux comptes,
Certifié en :
 Normes comptables internationales IFRS Transmission d’entreprise
 Gestion comptable et budgétaire de l’Etat Finance de marché
Gestion des risques et financement du commerce à l’international
 Spécialiste en management, prospective et innovation

Directeur Général du:


Cabinet GLOBAL.EXPERT, à Abidjan en Côte d’Ivoire
Cabinet MJ Expertise, à Cotonou, au Benin
Auteur de deux ouvrages :
 En comptabilité financière: « DE LA COMPTABILITE FINANCIERE », 667 pages.

En IFRS & IPSAS: à paraître en 2014. environ 1200 pages


Objectifs de la formation

Cette formation permet de maîtriser :

«LES PROBLEMES SPECIFIQUES DEVELOPPES DANS LE


SYSTEME COMPTABLE OHADA ».
Chronogramme d’une journée

8 h 30 10 h 30 12 h 15

14 h 30 16 h 30 18 h 00
CONTENU DE LA
FORMATION
FICHE 1 : LE CADRE CONCEPTUEL ET LES PRINCIPES COMPTABLES

FICHE 2 : EVALUATION DES IMMOBILISATIONS A L’ENTREE DANS LE


PATRIMOINE

FICHE 3 : CAS DES ACQUISITIONS MOYENNANT LE PAIEMENT D’UNE


RENTE VIAGERE

FICHE 4 : CAS DES ACQUISITIONS ASSORTIES DE CLAUSE DE RESERVE DE


PROPRIETE

FICHE 5 : ZOOM SUR LA COMPTABILITE D’ENGAGEMENT

FICHE 6 : CAS DES AVANCES, ACOMPTES, RETENUE DE GARANTIE

FICHE 7 : CAS DES PROJETS DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT


FICHE 8 : CAS DES LOGICIELS

FICHE 9 : CAS DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ACQUISES


MOYENANT LE PAIEMENT DE REDEVANCES ANNUELLES

FICHE 10 : CAS DES SITES INTERNET

 FICHE 11 : CAS DES CONSTRUCTIONS SUR SOL D’AUTRUI

FICHE 12 : CAS DES SUBVENTIONS

FICHE 13 : THEORIE DES EVENEMENTS POSTERIEURS A LA


CLOTURE DE L’EXERCICE

FICHE 14 : ABONNEMENT DES CHARGES ET DES PRODUITS


FICHE 15 : LES OPERATIONS EN DEVISES

FICHE 16 : LE CREDIT BAIL

FICHE 17 : CONTRAT PLURI-EXERCICES OU CONTRAT A


LONG TERME

FICHE 18 : INVENTAIRE PERMANENT EN COMPTABILITE


GENERALE

FICHE 19 : ABANDON DE CREANCES

FICHE 20 : OPERATIONS FAITES POUR LE COMPTE DE TIERS


FICHE 21 : CONTRAT DE CONCESSION DE SERVICE PUBLIC

FICHE 22 : REEVALUATION DES BILANS

FICHE 23 : CHARGES D’EMPRUNTS

 FICHE 24 : GROUPEMENT D’INTERET ECONOMIQUE (GIE)


LE CADRE CONCEPTUEL ET LES PRINCIPES COMPTABLES

FICHE 1
CADRE CONCEPTUEL

 NOTION DE CADRE CONCEPTUEL

Un cadre conceptuel (framework) est un système cohérent

d'objectifs et de principes fondamentaux liés entre eux qui

a pour objet de donner une représentation utile de

l'entreprise.
CADRE CONCEPTUEL

 NOTION DE CADRE CONCEPTUEL

 L'objectif du cadre conceptuel est d'aider les


utilisateurs des états financiers à interpréter
l'information contenue dans les états
financiers préparés conformément au système
comptable OHADA.
CADRE CONCEPTUEL

 NOTION DE CADRE CONCEPTUEL

 Outil politique de légitimation du mode de régulation

 Outil technique nécessaire, garant de la cohérence et


de la qualité des normes

 Le cadre conceptuel est la pierre angulaire du


référentiel .
CADRE CONCEPTUEL

 NOTION DE CADRE CONCEPTUEL

SYSCOA OUI

SYSTEME COMPTABLE OHADA NON

IFRS OUI

PCG NON

USGAAP OUI
 NOTION DE CADRE CONCEPTUEL

Sa structure est la suivante :


 Les objectifs

 Les destinataires (pertinence partagée)*

 Les principes comptables

 Les définitions

 Les règles d’évaluation et de comptabilisation

 Le contenu minimal des états financiers

* Investisseurs, clients, fournisseurs, salariés, l’Etat …


 NOTION DE CADRE CONCEPTUEL

 Nota: les normes IFRS donnent une primauté aux

investisseurs (théorie de l'agence) alors que le "Système

Comptable OHADA" est basé sur la pertinence partagée

(théorie des parties prenantes).


 LES PRINCIPES COMPTABLES

Le Système Comptable OHADA retient 8+1 principes

comptables car le neuvième d'essence anglo-saxon

"prééminence de la réalité économique sur

l’apparence juridique" n'a été adopté que partiellement à

travers 5 applications.
RELATIONS ENTRE PRINCIPES ET OBJECTIFS

Transparence
Coût
Prudence Intangibilité historique

Principes : Importance
Permanence Spécialisation Continuité significative
des méthodes des exercices d’exploitation
(Consistency) (Going Prééminence
Concern) de la réalité sur
l’apparence
(substance over
form)

Régularité Sincérité

Objectifs :

Image fidèle
True and fair view (Britanniques)
Fair presentation (Américains)
LE PRINCIPE DE PRUDENCE (article 3 et 6);

Ce principe est observé pour une appréciation raisonnable

des faits afin d’éviter le risque de transfert sur l’avenir

d’incertitudes présentes, susceptibles de grever le

patrimoine et les résultats. La règle de prudence crée une

dissymétrie de traitement des charges et produits: toute

perte probable est enregistrée en charge alors que les gains

potentiels ne le sont pas.


LE PRINCIPE DE LA PERMANENCE DES MÉTHODES
(article 40);

Les méthodes d’évaluation et de présentation utilisées pour


l’établissement des états financiers ne doivent pas changer
d’un exercice à un autre. Cette constance dans l’application
des méthodes permet d’assurer la comparabilité de
l’information dans le temps et dans l’espace. Ce principe
admet toutefois des changements motivés par la recherche
d’une meilleure image du patrimoine, de la situation
financière et du résultat de l’entreprise. Les circonstances
de telles modifications sont limitativement prévues.
LE PRINCIPE D’INTANGIBILITÉ DU BILAN
D’OUVERTURE (article 34);

Le bilan d’ouverture d’un exercice doit correspondre au


bilan de clôture de l’exercice précédent. Ne peuvent être
imputés sur les capitaux propres d’ouverture les
incidences des changements de méthodes ainsi que les
produits et les charges sur exercices antérieurs.
Deux exceptions :
- Changement de réglementation comptable
- Erreurs fondamentales
LE PRINCIPE DE LA SPÉCIALISATION DES EXERCICES
(article 59);

Seuls les bénéfices réalisés à la date de clôture d’un


exercice peuvent être inscrits dans les comptes annuels.
Selon l’article 59 du corpus juridique du Système
Comptable OHADA : « le résultat de chaque exercice est
indépendant de celui qui le précède et de celui qui le suit ;
pour sa détermination, il convient de lui rattacher et de
lui imputer les événements et opérations qui lui sont
propres et ceux-là seulement ».
LE PRINCIPE DU COÛT HISTORIQUE (article 35 et 36);

A leur date d’entrée dans le patrimoine de l’entreprise,


les biens acquis à titre onéreux sont enregistrés à leur
coût d’acquisition exprimé en unité monétaire courante,
les biens acquis à titre gratuit à leur valeur actuelle et
les biens produits à leur coût de production.
LE PRINCIPE DE LA CONTINUITÉ D’EXPLOITATION
(article 39);

L’entreprise est présumée poursuivre ses activités sur un


horizon temporel prévisible. Lorsque la continuité de
l’exploitation de l’entreprise n’est plus assurée, les
méthodes d’évaluation doivent être reconsidérées.
LE PRINCIPE DE LA TRANSPARENCE (articles 6, 8, 9, 10, 11);

Il faut inclure dans ce concept:


la conformité aux règles et procédures du Système
Comptable OHADA;
la présentation et la communication claire et loyale de
l’information, sans intention de dissimuler la réalité
derrière l’apparence (article 6);
le respect de la règle de non-compensation (article 34)
LE PRINCIPE DE L’IMPORTANCE SIGNIFICATIVE(article 33)

En vertu de ce principe, tout élément susceptible


d’influencer le jugement que les destinataires des états
financiers peuvent porter sur le patrimoine, la situation
financière et le résultat de l’entreprise doit leur être
communiqué.
LE PRINCIPE DE LA PRÉÉMINENCE DE LA RÉALITÉ SUR
L’APPARENCE

Appelé substance over form en anglais, il est formulé


ainsi par l’IASB (International Accounting Standards
Board) : « les transactions et les autres événements de la
vie de l’entreprise doivent être enregistrés et présentés
conformément à leur nature et à la réalité financière sans
s’en tenir uniquement à leur apparence juridique »
LE PRINCIPE DE LA PRÉÉMINENCE DE LA RÉALITÉ SUR
L’APPARENCE

Dans le Système Comptable OHADA, les cinq (5)


applications qui sont faites de ce principe sont les
suivantes :
inscription à l’actif du bilan (comme si l’entreprise en
était propriétaire) des biens détenus avec
« réserve de propriété»
inscription à l’actif du bilan des biens mis à la
disposition du concessionnaire par le concédant (dans
le bilan du concessionnaire);
LE PRINCIPE DE LA PRÉÉMINENCE DE LA RÉALITÉ SUR
L’APPARENCE

inscription à l’actif du bien de l’utilisateur (ou preneur)


des biens utilisés dans le cadre d’un contrat de
crédit-bail;
inscription à l’actif du bilan des effets remis à
l’escompte et non encore échus ou honorés;
inscription dans les « charges de personnel » du
personnel facturé par d’autres entreprises.
CAS 1: CADRE CONCEPTUEL
CAS 1: CADRE CONCEPTUEL
1. Parmi les affirmations suivantes, lesquelles sont
fausses?

 L'objectif du cadre conceptuel du Système Comptable


OHADA est d'aider les responsables de la préparation
des états financiers à appliquer les normes
d'information financière internationales et à traiter les
sujets qui doivent encore faire l'objet d'une norme
d'information financière internationale.
CAS 1: CADRE CONCEPTUEL

 L'objectif du cadre conceptuel est d'aider les


utilisateurs des états financiers à interpréter
l'information contenue dans les états financiers
préparés conformément au système comptable OHADA.
CAS 1: CADRE CONCEPTUEL

 Le cadre conceptuel est une norme qui comporte des


dispositions normatives en matière d'évaluation et
d'informations à fournir.
CAS 1: CADRE CONCEPTUEL

2. Selon le cadre conceptuel, l'entreprise est censée


poursuivre ses activités dans un avenir prévisible.

Vrai
Faux
CAS 1: CADRE CONCEPTUEL

3. Le cadre conceptuel du Système comptable OHADA


défini entre autres les principes comptables et le contenu
des états financiers
Vrai
Faux
CORRIGE DU CAS 1

1.
L'objectif du cadre conceptuel du Système Comptable
OHADA est d'aider les responsables de la préparation
des états financiers à appliquer les normes d'information
financière internationales et à traiter les sujets qui
doivent encore faire l'objet d'une norme d'information
financière internationale.

Le cadre conceptuel est une norme qui comporte des


dispositions normatives en matière d'évaluation et
d'informations à fournir.
CORRIGE DU CAS 1

2. Vrai
Selon le cadre conceptuel, l'entreprise est censée
poursuivre ses activités dans un avenir prévisible.
CORRIGE DU CAS 1

3. Vrai
Le cadre conceptuel du Système comptable OHADA
défini entre autres les principes comptables et le contenu
des états financiers
CAS 2: LES PRINCIPES COMPTABLES
CAS 2: LES PRINCIPES COMPTABLES

Indiquer le principe comptable à appliquer dans


chacun des cas énumérés ci-dessous:
1. Un litige en cours avec un client concernant une
livraison de l'année N laisse présager le
versement de dommages et intérêts estimés par
l'avocat à 2 000 000.
CAS 2: LES PRINCIPES COMPTABLES

2. La prime d'assurance annuelle de 1 800 000 payée


le 1/09/N couvre la période du 1/09/N au
31/08/N+1.
CAS 2: LES PRINCIPES COMPTABLES

3. Le compte collectif «Fournisseurs» laisse


apparaître un solde global créditeur de 956800,
tenant compte de comptes fournisseurs
débiteurs pour un montant total de 28700,
correspondant à des avoirs reçus non encore
imputés.
CAS 2: LES PRINCIPES COMPTABLES

4. L'entreprise a cautionné un prêt bancaire de


19 600 000 accordé à l'un de ses salariés.
CORRIGE DU CAS 2

1. Un litige en cours avec un client concernant une


livraison de l'année N laisse présager le
versement de dommages et intérêts estimés par
l'avocat à 2 000 000.
 Principe de prudence : l'entreprise doit tenir compte
de la perte probable de 2 000 000 en comptabilisant une
provision pour litige.
CORRIGE DU CAS 2

2. La prime d'assurance annuelle de


1 800 000 payée le 1/09/N couvre la période du
1/09/N au 31/08/N+1.
 Principe d'indépendance des exercices ou de
spécialisation (séparation) des exercices : la charge
comptabilisée le 1/09/N se rapporte à hauteur de 8/12 à
l'exercice N+1. Une charge constatée d'avance doit être
constatée pour un montant de 1 200 000 (1 800 000 x
8/12).
CORRIGE DU CAS 2

3. Principe de la transparence et en occurrence de la


non-compensation: les comptes fournisseurs débiteurs
doivent être présentés séparément à l'actif pour un
montant de 28 700, alors que les dettes fournisseurs
apparaîtront au passif pour un montant de 985 500
(956 800 + 28 700).
CORRIGE DU CAS 2

4. L'entreprise a cautionné un prêt bancaire de 19


600 000 accordé à l'un de ses salariés.
 Principe de l'importance significative : mention
dans l'annexe en fonction du caractère significatif de la
caution eu égard aux caractéristiques de l'entreprise.
Cas particuliers des changements de méthodes et
correction d’erreurs

Le principe de permanence des méthodes


n’interdit pas de changements de méthodes,
mais les changements de méthodes doivent être
signalées, justifiées et expliquées dans leurs
conséquences dans l’État annexé dans la mesure
où ils ont une incidence significative sur le
jugement du lecteur des états financiers.
Changements de méthodes et correction d’erreurs

Il existe plusieurs types de changements de


méthodes :
Changement d’estimation comptable,
Changement dit d’opportunité fiscale,
Changement potestatif,
Changement dans la réglementation comptable,
Correction d’erreurs
Changements de méthodes et correction
d’erreurs

Changements d’estimations
comptables

Application prospective par ajustement du


Principe général de résultat de l’exercice et des exercices
comptabilisation ultérieurs
Changements de méthodes et correction
d’erreurs
Changements d’opportunités fiscales

L’entreprise n’a pas à justifier l’utilisation


Principe général de de nouvelles opportunités fiscales
comptabilisation (amortissements accélérés), mais elle doit
indiquer dans l’Etat annexé , les montants
que l’on aurait obtenus dans le compte de
résultat, le bilan et le TAFIRE si l’on
n’avait pas changé de méthode.
Changements de méthodes et
correction d’erreurs
Changements dans la réglementation
comptable

Si ce changement modifie le montant des


Principe général de capitaux propres, cette variation des
comptabilisation capitaux propres est enregistrée non dans
le résultat de l’exercice au cours duquel
intervient le changement, mais par
correction rétroactive ou rétrospective
des capitaux propres d’ouverture.
Changements de méthodes et correction
d’erreurs

Changements « potestatifs »

Ils ne sont possibles que si sont réunies


Principe général de des conditions précises (modifications
comptabilisation techniques, structurelles, ou stratégiques,
image fidèle améliorée)
Exemple: passage du FIFO ou Coût
moyen pondéré .
L’état annexé doit :
Préciser les conditions justificatives,
Indiquer les incidences sur le bilan, le
compte de résultat et le TAFIRE.
Changements de méthodes et correction d’erreurs

Corrections d’erreurs

Conditions Erreurs commises sur des Erreurs commises et


exercices antérieurs et
découvertes sur l’exercice en découvertes sur l’exercice
cours = erreurs d’exercices en cours
antérieurs

Retraitement rétrospectif :
Correction avant
 ajustement du bilan l’autorisation de la
Principe général de
d’ouverture s’il s’agit d’une publication des états
comptabilisation erreur fondamentale. financiers de l’exercice en
 Application prospective par cours par application de
ajustement du résultat de l’article 20 (inscription en
l’exercice en cours et des négatif de l’écriture
exercices ultérieurs s’il s’agit erronée et ensuite
d’une erreur simple . ,enregistrement de
l’écriture exacte).
CAS 3: CORRECTION D'ERREURS
COMMISES AU COURS DE L’EXERCICE
CAS 3: CORRECTION D'ERREURS
COMMISES EN COURS D’EXERCICE
20/07/N

6011 Achat de marchandises 30 000


4452 Etat, TVA récupérable sur achats 5 400
4011 Fournisseurs 35 400
(achat de marchandises)

Le 09/09/N, le comptable a constaté que la somme


réellement due au fournisseur (Net à payer) est plutôt de
41.300 TTC.

Mission :
Rectifier l’écriture erronée par la méthode préconisée par le
Système Comptable OHADA.
CORRIGE DU CAS 3
Selon l'article 20 du règlement du Système Comptable
OHADA, les livres comptables et autres supports
doivent être tenus sans blanc, ni altération d'aucune
sorte.
Toute correction d'erreurs s'effectue exclusivement par
inscription en négatif des éléments erronés;
l'enregistrement exact est ensuite opéré
CORRIGE DU CAS 3

Schéma comptable de la correction d'erreurs

6011 Achat de marchandises -30 000


4452 Etat, TVA récupérable sur achats -5 400
4011 Fournisseurs -35 400
(rectification fact n°35.400 erronée)

6011 Achat de marchandises 35 000
4452 Etat, TVA récupérable sur achats 6300
4011 Fournisseurs 41300
(achat de marchandises)

Soit X le montant H.T.


On a : Montant HT + TVA = Net à payer
X+18% X = 41.300
1,18 X = 41.300
X = 35.000
CAS 4: CORRECTION D'ERREURS COMMISE
AU COURS D’UN EXERCICE ANTERIEUR
CAS 4: CORRECTION D'ERREUR COMMISE
AU COURS D’UN EXERCICE ANTERIEUR
Au cours de l’exercice N après l’arrêté des comptes par le
conseil d’administration, notamment le 19 Avril N, le
comptable a découvert une facture d’achat de marchandises
de 50 millions HT datée du 28 Décembre N-1 qui n’avait pas
été comptabilisée en N-1.
Le résultat de l’exercice N-1 était de 75 millions.
Le taux de TVA est de 18% .
Le taux de l’impôt sur les sociétés est de 25%.

Mission : Passer l’écriture nécessaire.


CORRIGE DU CAS 4
Le montant de la facture représentant environ 66,67%
(50/75) du résultat de l’exercice précédent; il s’agit ici d’une
erreur fondamentale .En considérant que le délai de
récupération de la TVA a été respecté, on passera l’écriture
suivante:
Report à nouveau/réserves
37 500 000
121/129 (50 000KF X 75%)
Etat impôt sur les bénéfices
441 12 500 000
(50 000KF X 25%)
Tva récupérable sur achat
4452 9 000 000
(50 000KF X 18%)
401 fournisseurs 59 000 000
EVALUATION DES IMMOBILISATIONS A L’ENTREE DANS LE PATRIMOINE

FICHE 2
EVALUATION DES IMMOBILISATIONS A L’ENTREE DANS LE PATRIMOINE

 REGLE GENERALE : Application du principe du coût historique

TYPE DE BIENS VALEUR D’ENTREE

Biens acquis à titre onéreux Coût d’acquisition

Biens fabriqués Coût de production

Biens acquis à titre gratuit Valeur actuelle

Biens échangés valeur du lot dont l’estimation


est la plus fiable ou du lot acquis
en cas de possibilité d’une
estimation fiable des deux lots.
EVALUATION DES IMMOBILISATIONS A L’ENTREE DANS LE PATRIMOINE

 CAS DES BIENS ACQUIS A TITRE ONEREUX

LIBELLE CONTENU

= prix d’achat définitif (moins les remises, rabais, ristournes)

+ frais accessoires directs ou externes (transport, douane ,

Coût d’acquisition installation , montage, manutention, transit, assurance maritime….)

+ frais accessoires indirectes ou interne (salaire du

chauffeur, amortissement du véhicule de livraison)

+ frais financiers (cycle d’achat d’au moins 5 à 6 mois)

+ TVA non récupérable


NB : Les frais de formation sont exclus y compris les frais d'administration
générale.
EVALUATION DES IMMOBILISATIONS A L’ENTREE DANS LE PATRIMOINE

TRADUCTION COMPTABLE

2… Coût d’acquisition x

4451 TVA récupérable sur immobilisations x

481 Fournisseurs d’investissement x

72 Production immobilisée x
EVALUATION DES IMMOBILISATIONS A L’ENTREE DANS LE PATRIMOINE

TRADUCTION COMPTABLE

 Nota:
 on peut utiliser le compte 787 au lieu du compte 72 pour
incorporer les frais financiers enregistrés au préalable en charge
pour ne pas fausser les soldes intermédiaires de gestion.

 Lorsque les frais accessoires sont étalés dans le temps, on peut


utiliser le compte immobilisation en cours tout au long du
processus d'acquisition et le virer à la fin dans le compte
d'immobilisation spécifique approprié.
EVALUATION DES IMMOBILISATIONS A L’ENTREE DANS LE PATRIMOINE

Cas particuliers : honoraires, commissions, frais d’actes , droits


d’enregistrement.

Traitement optionnel (décision de gestion)

Soit les transférer en


Soit les conserver en
frais d’acquisition
compte de charge par
d’immobilisation
nature
(compte 2022)
TRADUCTION COMPTABLE

A la clôture de l’exercice :

2022 Frais d'acquisition d'immobilisations x

781 Transferts de charges d’exploitation x


CAS SOCOPAO (PAGE 85) et BOBO (Page 576) DU LIVRE
DE MABUDU
EVALUATION DES IMMOBILISATIONS A L’ENTREE DANS LE PATRIMOINE

Cas particulier d’un ensemble immobilier :


 Les honoraires de l’architecte et le coût des grosses réparation qui sont de
nature à augmenter la durée de vie du bâtiment sont à incorporer dans le coût
du bâtiment.
 Les frais de démolition sont à incorporer dans le coût du bâtiment lorsque la
démolition est suivie d’une construction. Mais lorsque la démolition est destinée
à rendre le terrain nu et libre, les frais de démolition sont à incorporer dans le
coût du terrain.
 Les frais engagés pour la clôture d’un terrain nu sont à incorporer dans un sous
compte 229 Aménagements de terrains en cours.
CAS Possotome (PAGE 78) DU LIVRE DE MABUDU)
EVALUATION DES IMMOBILISATIONS A L’ENTREE DANS LE PATRIMOINE

 CAS DES BIENS FABRIQUES

LIBELLE CONTENU

= consommation des matières premières


+ MOD
+ frais indirects de production
+ frais financiers du cycle de production d’au
Coût de production
moins 5 à 6 mois
Sont exclus :
– frais de distribution et d’administration générale,
– perte et gaspillage à caractère anormal,
– coût de chômage ou de sous activité (Attention: le
boni de suractivité ne vient pas en majoration par
application du principe de prudence).
EVALUATION DES IMMOBILISATIONS A L’ENTREE DANS LE PATRIMOINE

TRADUCTION COMPTABLE

A la clôture de l’exercice avant terminaison :

2.9 Immobilisation en cours (coût de X° partiel) x

72 Production immobilisée x
EVALUATION DES IMMOBILISATIONS A L’ENTREE DANS LE PATRIMOINE

Cas SO: PageCOMPTABLE


TRADUCTION 85

2… Immobilisation (coût de X° total) x


4451 TVA récupérable sur immobilisation x
72 Production immobilisée x
4434 TVA sur production livrée à soi-même x
2.9 immobilisation en cours x
CAS TRINITAS (PAGE 84) et COTIVO (PAGE 94) DU LIVRE DE MABUDU)
EVALUATION DES IMMOBILISATIONS A L’ENTREE DANS LE PATRIMOINE

 CAS DES BIENS ACQUIS A TITRE GRATUIT

Principe : Ils sont évalués à la valeur actuelle.

TRADUCTION COMPTABLE

2…. Immobilisation (valeur actuelle du bien) x

845, 7… (classe 7… en cas de récurrence) x


CAS GRATUITOS (PAGE 93 DU LIVRE DE MABUDU)
EVALUATION DES IMMOBILISATIONS A L’ENTREE DANS LE PATRIMOINE

 CAS DES BIENS ECHANGES

L’évaluation à retenir est la valeur du lot dont l’estimation

est la plus fiable. Si on peut estimer de façon fiable les deux

lots, on retient la valeur du lot acquis.


TRAITEMENT COMPTABLE DES BIENS ECHANGES

Analyse de la transaction

Enregistrement de l’acquisition du
Sortie du bien donné en échange
nouveau bien reçu.

 Dotation complémentaire Acquisition du bien reçu


Débit : 68.
Crédit : 28. Débit : 2 . (Coût d’acquisition)
 Sortie du bien
Débit : 4451 (TVA déductible )
Débit : 81 (valeur nette comptable)
Crédit : 481 (TTC)
Débit : 28. (Cumul amortissement)
Crédit : 2. (valeur d’origine du bien)
 Reprise

Débit : 485
Crédit : 82. (Prix de reprise HT)
Crédit : 4431 (TVA)
TRAITEMENT COMPTABLE DES BIENS ECHANGES

 Nota: Prix de reprise HT = VO du nouveau bien HT


– éventuellement la soulte
versée HT
Ou Prix de reprise TTC = VO du nouveau bien TTC
– éventuellement la soulte versée
A la fin (solde des comptes)

481
485
521
CAS Performas (PAGE 218 DU LIVRE DE MABUDU)
CAS D’ ACQUISITION MOYENNANT LE PAIEMENT D’UNE
RENTE VIAGERE

FICHE 3
CAS D’ ACQUISITION MOYENNANT LE PAIEMENT D’UNE
RENTE VIAGERE

Définition :

C’est un contrat selon lequel une personne, le


crédirentier cède un bien (un immeuble en
général) à une autre personne, le débirentier,
moyennant une rente stipulée à l’avance
jusqu’au décès du crédirentier.
CAS D’ ACQUISITION MOYENNANT LE PAIEMENT D’UNE
RENTE VIAGERE

 Evaluation du coût d’acquisition du bien

Valeur d'acquisition du bien = Valeur actualisée des rentes

(y compris le versement initial appelé le bouquet).

1 – ( 1+ i)-n
Valeur d'acquisition du bien = Bouquet + rente x
i
CAS D’ ACQUISITION MOYENNANT LE PAIEMENT D’UNE RENTE
VIAGERE

 Traduction comptable
Exemple :
 Valeur de l'immobilisation : 100
 bouquet : 20
 Redevances annuelles : 8 sur 10 ans.

 A la signature du contrat :

2… Immobilisation 100
521 Banque 20
1681 Rentes viagères capitalisées 80
CAS D’ ACQUISITION MOYENNANT LE PAIEMENT D’UNE RENTE
VIAGERE

 Traduction comptable
 Règlement des redevances :

1681 Rentes viagères capitalisées 8


521 Banque 8

NB : Il est aussi possible d'éclater la redevance en intérêt et

en amortissement à condition de connaître le taux d'intérêt..


CAS D’ ACQUISITION MOYENNANT LE PAIEMENT D’UNE
RENTE VIAGERE

 Règlement des redevances :


Prenons l'hypothèse d'un taux d'intérêt de 3%.

ECLATEMENT DE LA
REDEVANCE

INTERET : AMORTISSEMENT :
80 x 0,03 = 2,4 8 - 2,4 = 5,6
CAS D’ ACQUISITION MOYENNANT LE PAIEMENT D’UNE
RENTE VIAGERE

 Traduction comptable :

674 Autres intérêts 2,4


1681 Rentes viagères capitalisées 5,6

521 Banque 8
CAS D’ ACQUISITION MOYENNANT LE PAIEMENT D’UNE
RENTE VIAGERE

 Hypothèse 1 : Si décès du crédirentier après 6 ans (avant


terme)
Solde : 80 – (8 x 6) = 32

1681 32
841 32

7781 ( en cas de récurrence)


CAS D’ ACQUISITION MOYENNANT LE PAIEMENT D’UNE
RENTE VIAGERE

Hypothèse 2 : Si le crédirentier vie au delà de 10 ans


(au-delà du terme)

831 Charges HAO 8


6781 (en cas de récurrence)
521 Banque 8
CAS BACUS (PAGE 92 DU LIVRE DE MABUDU)
CAS DES ACQUISITIONS ASSORTIES DE CLAUSE DE RESERVE DE PROPRIETE

FICHE 4
CAS DES ACQUISITIONS ASSORTIES DE CLAUSE DE RESERVE DE
PROPRIETE

Notion :
La clause dite de "Réserve de propriété" (R/P) prévue dans de
nombreux contrats de vente de biens est une clause par
laquelle le transfert de la propriété est suspendu, dans un but
de garantie du vendeur, jusqu'à exécution intégrale de la
prestation due en contrepartie.
En pratique, la clause est principalement utilisée dans les ventes
de meubles.
CAS DES ACQUISITIONS ASSORTIES DE CLAUSE DE RESERVE DE
PROPRIETE

 Principe :
 Application du principe de la prééminence de la réalité
économique sur l’apparence juridique. Par conséquent le bien
entre dans le patrimoine dès l’acquisition (la clause est sans
effet sur l’écriture d’acquisition).

 Malgré l'existence de la clause, l'achat-vente est enregistré


comme une vente ordinaire et en produit tous les effets.
CAS DES ACQUISITIONS ASSORTIES DE CLAUSE DE RESERVE DE
PROPRIETE

 La distinction des immobilisations et stocks en deux


catégories (biens en propriété ; biens frappés de R/P) est utile
pour l'information interne, comme celle des tiers.

 Nota: la clause de réserve de propriété n’a pas d’impact


sur le fait générateur de la TVA.
CAS DES ACQUISITIONS ASSORTIES DE CLAUSE DE RESERVE DE
PROPRIETE

 Traitement comptable

 Chez l’acquéreur : lors de l’acquisition

Avec la mention acquis avec la clause de


2… réserve de propriété x
4451 TVA récupérable sur immobilisation x
481 Fournisseurs d’investissement x
CAS DES ACQUISITIONS ASSORTIES DE CLAUSE DE RESERVE DE
PROPRIETE

 Règlement final à l'échéance

L'effet de la clause disparaît et le transfert juridique de propriété est opéré,

mais n'a pas d'incidence sur les écritures comptables, sauf si des comptes

spécifiques ont été créés pour distinguer les biens frappés de R/P ; il

convient alors de solder ces comptes en les virant dans les comptes

Ordinaires d'immobilisations ou de stocks.


CAS DES ACQUISITIONS ASSORTIES DE CLAUSE DE RESERVE DE
PROPRIETE

 Si l’acquéreur n’honore pas son engagement et


restitue le bien :
 Traitement comptable

Chez l’acquéreur : lors de l’acquisition

Il faut passer des écritures de cession : Ici, si le prix de


cession représente le solde à payer (solde du compte
481).
CAS DES ACQUISITIONS ASSORTIES DE CLAUSE DE RESERVE DE
PROPRIETE

 Traitement comptable

Dotation complémentaire

68 Dotation aux amortissements x

28 Amortissements x
CAS DES ACQUISITIONS ASSORTIES DE CLAUSE DE RESERVE DE
PROPRIETE

 Traitement comptable

Sortie du bien

81 VNC x
28 Cumul amortissement x
2. VO du bien x
CAS DES ACQUISITIONS ASSORTIES DE CLAUSE DE RESERVE DE
PROPRIETE

 Traitement comptable

Prix de cession

485 (Solde à payer du compte 481) x


82 Prix de cession HT
x
443 TVA ( selon les dispositions fiscales) x
CAS DES ACQUISITIONS ASSORTIES DE CLAUSE DE RESERVE DE
PROPRIETE

 Traitement comptable

Solde des flux créances dettes

481 Fournisseurs d’investissement x


485 Créances sur cession d’immobilisations x
Application

Acquisition le 02/01/N d’un matériel industriel avec clause


de réserve de propriété d’une valeur de 1000 HT, TVA 18%.
Durée probable d’utilisation 5 ans linéaire.
Règlement de 400 le 01/06/N et 300 le 07/02/N+1.
Le 30/10/N+2, restitution du bien au propriétaire suite à
des difficultés financières.

Mission: passer toutes les écritures nécessaires.


 Corrigé:
02 janvier N

24 1000

4451 180
4812 1180

(Acquisition avec clause de réserve de propriété)

1er juin N

4812 400
521 400
(règlement effectué)

31 décembre N

68 200
28 200

(dotations aux amortissements : 1000/5 = 200)

7 févrierN+1
481 300
521 300
(règlement effectués)
 Corrigé:
31 décembre N+1

68 200
28 200
(dotation aux amortissements)

30 OCTOBRE N+2

68 (1000 x 20% x 10/12) 166,67


28 166 ,67
(dotation complémentaire)

812 433,33
28 566,67
24 (sortie de matériel) 1000

485 480
82 407
73
4431 (cession du bien)
 Corrigé:

481 480

485 480
(solde de tout compte)
Chez le vendeur

 Constatation du produit au crédit et de la créance sur le client au


débit.
 L'entreprise peut pour ce faire ouvrir des comptes divisionnaires du
compte 41 et du compte 412. Exemple : 4117 – Clients, ventes avec
R/P et 4127 – Clients, effets à recevoir avec R/P.

4111/4117 Créances ( TTC) x


70. Vente ( HT) x

4431 TVA x
Chez le vendeur

 Nota: S’il existe un indice de non recouvrement, alors


provision. Cette provision peut être limitée au montant de la
perte probable : différence entre le montant de la
créance restante due et celui de la valeur de réalisation, nette
de tous frais.
Il devra au préalable s'assurer que le bien existe toujours, en
nature, au sein du patrimoine du débiteur.

4162 x
4111/4117 x
 Chez le vendeur

6594 x
4912
x
 Chez le vendeur

 Informations à fournir dans l’annexe

 Chez les deux parties, une mention sera donnée dans l’état

annexé au titre d’engagement donné (acheteur) et

d’engagement reçu (vendeur).

 Pour préparer le remplissage de l’annexe, il est possible de

passer au préalable les écritures d’engagement (facultatif).


ZOOM SUR LA COMPTABILITE D’ENGAGEMENT

FICHE 5
ZOOM SUR LA COMPTABILITE D’ENGAGEMENT

Principe :Application du principe de l’importance significative

TYPOLOGIE

Engagements reçus Engagements donnés


(créances potentielles) (dettes potentielles)

Engagements
réciproques
ZOOM SUR LA COMPTABILITE D’ENGAGEMENT

 Traitement comptable

 Engagements reçus

901 à 904 Engagements obtenus x


911 à 914 (contrepartie engagements reçus) x
ZOOM SUR LA COMPTABILITE D’ENGAGEMENT

 Traitement comptable

 Engagements donnés

915 à 918 (contrepartie engagement donnés) x


905 à 908 Engagements donnés x
APPLICATION DE LA COMPTABILITE D’ENGAGEMENT A LA
CLAUSE DE RESERVE DE PROPRIETE

 La signature du contrat (écriture complémentaire)

Chez l’acquéreur:

9183 x
9083 Achats avec clause de R/P x
APPLICATION DE LA COMPTABILITE D’ENGAGEMENT A LA
CLAUSE DE RESERVE DE PROPRIETE

 La signature du contrat (écriture complémentaire)

Chez le Vendeur:

9043 Vente avec clause de R/P x


9143 x

 Nota: les écritures d’engagement seront soldées à la fin du


contrat.
CAS SICOM (PAGE 87 DU LIVRE DE MABUDU)
CAS DES AVANCES, ACOMPTES, RETENUE DE GARANTIE

FICHE 6
CAS DES AVANCES, ACOMPTES, RETENUE DE GARANTIE

 Notions

Avance : règlement anticipé avant exécution d’un contrat.

Acompte : règlement anticipé après exécution partielle d’un

contrat.

Retenue de garantie : retenue faite par le client sur le


montant de la Facture. Cette retenue sera effectivement payée
aux fournisseurs qu’en cas de bonne fin de l’opération.
CAS DES AVANCES, ACOMPTES, RETENUE DE GARANTIE

 Traitement comptable

 Lors du règlement des avances et acomptes :

252 Avances et acomptes versés x


521 Banque x
CAS DES AVANCES, ACOMPTES, RETENUE DE GARANTIE

 Traitement comptable

 Lors de l’acquisition de l’immobilisation :

2. Immob x
4451 TVA x

481
252
4817 Retenue de garantie x
CAS Avanços (PAGE 95 DU LIVRE DE MABUDU)
CAS DES PROJETS DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT

FICHE 7
CAS DES PROJETS DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT

Notions

Travaux qui concourent à l'analyse des propriétés, des


Recherche structures des phénomènes physiques et naturels, en vue
fondamentale d'organiser en lois générales, au moyen de schémas explicatifs
et de théories interprétatives, les faits dégagés de cette analyse.

Entreprise soit pour discerner les applications possibles des


Recherche
appliquée résultats d'une recherche fondamentale, soit pour trouver
des solutions nouvelles permettant d'atteindre un objectif
déterminé choisi à l'avance.

Ensemble des travaux effectués, selon un programme préétabli, par


des équipes spécialement affectées, en vue de réunir toutes les
Développement informations nécessaires pour fournir les éléments techniques
experimental de décision de mise en production de matériaux, procédés,
produits, dispositifs, organes, systèmes et services nouveaux ou
améliorés, destinés à la vente ou à une utilisation interne.
Traitement des frais de recherche et de
développement

Phase de recherche Phase de recherche


fondamentale appliquée et développement

Conditions préalables à la
comptabilisation d’une
immobilisation incorporelle
non
remplies ?
oui

Constatation d’une
immobilisation
incorporelle

Comptabilisation
en charges
Conditions d’immobilisation des frais de recherche
appliquée et développement
Conditions d’ immobilisation

Le projet est clairement identifié et son coût peut être


individualisé et mesuré de façon fiable de façon à pouvoir le
répartir dans le temps

La possibilité de sa réalisation et de sa réussite technique peut


être démontrée
L'entreprise manifeste l'intention de produire, de
commercialiser ou d'utiliser le produit, procédé ou processus,
objet du projet ;
Existence d'un marché potentiel ou l'utilité pour
l'entreprise d'un tel projet permet d'envisager de
sérieuses chances de rentabilité commerciale ;
Des ressources suffisantes existent ou leur disponibilité
peut être démontrée, pour mener le projet à son terme.
CAS DES PROJETS DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT

 L'amortissement des frais de R.D. immobilisés


Durée maximum = cinq ans (sauf cas exceptionnel , une
durée plus longue pour des projets particuliers ).
Date de départ de l'amortissement = au plus tard,
à la date d'achèvement du produit, procédé ou processus, sans
attendre une date de mise en service éventuelle.
CAS DES PROJETS DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT

TRAITEMENT COMPTABLE

211 Frais de recherche et développement x

721 Production immobilisée x


6812 Dotations aux amortissements x

2811 Amortissement des frais de Ret D x


CAS DES PROJETS DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT

 Distribution de dividendes
Pour les entreprises en forme de société, comme il est prévu
en matière de frais d'établissement, tant que le poste de
frais de R.D. n'est pas apuré, il ne peut être procédé à
aucune distribution de dividendes, sauf si le montant des
réserves libres est au moins égal à celui des frais non amortis.
Il est admis aussi qu'en cas de bénéfices suffisants, le plan
d'amortissement n'est pas mené à son terme et qu'à l'issue
d'un exercice la totalité des frais de R.D. non encore amortis
le sont globalement.
CAS DES PROJETS DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT

CAS PARTICULIERS

 Projet de recherche et développement lié à une commande

spécifique d’un client : les dépenses sont incorporées dans le

coût de la commande.

 Conditions non réunis en N-1 mais seulement en N : seules

les dépenses de N doivent faire l’objet d’une immobilisation.


CAS DES PROJETS DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT

CAS PARTICULIERS

 Conditions réunis en N-1 mais pas en N : les comptes 211 et


2811 doivent être soldés
 Projet de recherche et développement aboutissant à la prise
du brevet :
 Inscription du coût du brevet dans le compte 212 et solde du
compte 211 et 2811.
 Coût de revient = VNC du compte frais de recherche et
développement 211 + frais de dépôt.
CAS DES PROJETS DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT

Principe : On retient la plus faible valeur entre le coût

du brevet et la valeur de rentabilité estimée (valeur actualisée

de flux de ressources générées).


CAS DES PROJETS DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT

CAS 1 : Si la valeur de rentabilité estimée > coût du brevet,

on retient le coût du brevet.

212 CT du brevet x
2811 Cumul Amort x

211 VO x
521 Frais dépôt x
CAS DES PROJETS DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT

CAS 2 : Si la valeur de rentabilité estimée < coût du brevet,

on retient la valeur de rentabilité estimée.

212 Val réestimée x


2811 Cumul Amort x

211 VO Réestimée x
521 Frais dépôt x
CAS Recherman (PAGE 379 DU LIVRE DE MABUDU)
CAS DES LOGICIELS

FICHE 8
CAS DES LOGICIELS

Il existe 3 catégories de
logiciels

Logiciels indissociés Logiciels autonomes Logiciels intégrés


dans un projet de
(Logiciels de base) (Logiciel
recherche et
Exemple : MS DOS d’application) développement
Ils s’enregistrent Exemple : SAARI, CIEL Ils sont traités selon les

directement dans le Ils s’enregistrent en règles relatives au

compte matériel, compte principe dans le compte projet de recherche et

2442. 213. développement.


CAS DES LOGICIELS

 TRAITEMENT DES LOGICIELS AUTONOMES

 A usage interne acquis

Règle d’évaluation : l’évaluation se fait au coût d’acquisition.

 Traduction comptable :

213 Logiciels x
4451 TVA récupérable sur immobilisation x

4811 x
CAS DES LOGICIELS

A usage interne fabriqués


Règle d’évaluation : L’évaluation se fait au coût de production.

PHASES DE PRODUCTION À INCLURE

Etude préalable Non

Analyse fonctionnelle Non

Analyse organique Oui

Programmation Oui

Test et jeu d’essai Oui

Documentation Oui

Formation et suivi Non


CAS DES LOGICIELS

 Traduction comptable

A la clôture de l’exercice avant terminaison

2193 x

72 x
CAS DES LOGICIELS

 Traduction comptable

A la clôture de l’exercice après terminaison

213
4451 x

72
4434
2193 x
CAS DES LOGICIELS

 TRAITEMENT DES LOGICIELS AUTONOMES

 A usage commercial acquis

Il s’agit d’un stock de marchandise

 Traduction comptable : lors de l’achat

601 x
4452 x

401 x
CAS DES LOGICIELS

 TRAITEMENT DES LOGICIELS AUTONOMES

A usage commercial acquis

Traduction comptable : Lors de la vente

411

701
4431
CAS DES LOGICIELS

 TRAITEMENT DES LOGICIELS AUTONOMES

 Fabriqués : stocks de produits fabriqués

S’il s’agit d’un logiciel mère, il faut passer des écritures de livraison à

soi-même (à immobiliser). Les reproductions faites à partir d’un

logiciel mère sont des stocks de produits finis.


CAS Sari (PAGE 75) et Bonsens (Page 570) DU LIVRE DE
MABUDU)
CAS DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ACQUISES
MOYENNANT LE PAIEMENT DE REDEVANCES ANNUELLES
(brevets, fonds de commerce, liste clients)

FICHE 9
CAS DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ACQUISES
MOYENNANT LE PAIEMENT DE REDEVANCES ANNUELLES
(brevets, fonds de commerce, liste clients)

 Principe :

Il s’agit d’une acquisition à crédit de droit de propriété (et non du

droit d’utilisation) d’un actif incorporel moyennant le paiement de

redevances annuelles.

Lors de l’acquisition, le contrat prévoit généralement une partie fixe et une partie

variable qui est fonction d’un pourcentage du

chiffre d’affaires réalisé.


CAS DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ACQUISES
MOYENNANT LE PAIEMENT DE REDEVANCES ANNUELLES
(brevets, fonds de commerce, liste clients)

 Principe :

La valeur de l’immobilisation incorporelle est égale à la valeur

actualisée des redevances probables qui seront versées au cours de la

période prévue (y compris la part fixe prévue éventuellement au

contrat).
1 – ( 1+ i)-n
Calcul de la valeur de l’immobilisation = partie fixe x (1+i)° + redevance x
i
CAS DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ACQUISES
MOYENNANT LE PAIEMENT DE REDEVANCES ANNUELLES
(brevets, fonds de commerce, liste clients)

Au fur et à mesure du versement des redevances, le compte de

dettes fournisseurs d’immobilisation 4811 sera soldé par le crédit du

compte de trésorerie.

L’écart constaté entre les redevances effectivement payées et la dette

Initialement comptabilisée en charge ou produit HAO (sauf en cas de

transaction récurrente).
CAS DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ACQUISES
MOYENNANT LE PAIEMENT DE REDEVANCES ANNUELLES
(brevets, fonds de commerce, liste clients)

NB :
Sur le plan fiscal :

 la valeur de l’immobilisation incorporelle correspond à l’évaluation


fiscale retenue par les parties pour le paiement des droits
d’enregistrement. Cette valeur peut être aussi retenue en
comptabilité.

 seules les redevances versées (y compris la part


fixe) seront passibles de la TVA et non le coût d’acquisition.
CAS DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ACQUISES
MOYENNANT LE PAIEMENT DE REDEVANCES ANNUELLES
(brevets, fonds de commerce, liste clients)

TRADUCTION COMPTABLE

 A la signature du contrat

21 Coût du contrat
4451 TVA sur la partie fixe
4811 Coût du contrat - partie fixe versée HT
521 Partie fixe versée TTC
CAS DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ACQUISES
MOYENNANT LE PAIEMENT DE REDEVANCES ANNUELLES
(brevets, fonds de commerce, liste clients)

TRADUCTION COMPTABLE

 Lors des règlements des redevances

4811 HT
4451 TVA
521 TTC
CAS DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ACQUISES
MOYENNANT LE PAIEMENT DE REDEVANCES ANNUELLES
(brevets, fonds de commerce, liste clients)

TRADUCTION COMPTABLE

 A la fin du contrat ou en cours de contrat, deux cas peuvent se présenter :

 Cas 1 : Cumul redevances > dette initiale compte 481

4811 HT
4451 TVA
831 Ecart constaté
521 Cumul Débit
CAS DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ACQUISES
MOYENNANT LE PAIEMENT DE REDEVANCES ANNUELLES
(brevets, fonds de commerce, liste clients)

TRADUCTION COMPTABLE

 A la fin du contrat ou en cours de contrat, deux cas peuvent se présenter :

 Cas 2 : Cumul redevances < dette initiale compte 481

4811 HT
4451 TVA
521 (Cumul Débit moins 841)
841 Ecart constaté
Application

Le 02/01/N acquisition d’un brevet au moyen de redevances


annuelles dont les caractéristiques sont les suivantes :
 Versement de 1000 KF en HT à la signature du contrat
 Redevance annuelle de 4% du chiffre d’affaires pendant 2ans avec
une prévision de chiffre d’affaires de 20 000 KF en HT le 31
Décembre de chaque année
 Chiffre d’affaires réel HT de N = 18 000KF et de N+1 = 19 000KF
 Durée probable d’utilisation du brevet 5ans
 TVA 18% et taux d’actualisation 10%

Mission: Passer toutes les écritures nécessaires


 Corrigé:

 CALCULS ANNEXES :

1 – ( 1+ i)-2
Calcul de la valeur du brevet = partie fixe x (1+i)° + redevance x
i
1 – ( 1+ 0,1)-2
Valeur du brevet =1 000+(20 000x4%) x = 2 388,43
0,1
668,43 = (2388,83 – 1000 -1388,43 – 720)

Montant TVA =19 000 x 4% x 18% =136,8

Charge HAO Constatée = (19 000 x 4% - 668,43) = 91,57


 Corrigé:
02/01/N

2 388,43
212
180
4451
481 1 388,43
521 (Acquisition du brevet) 1 180

31/12/N
481 720
4451 129,6
521 (Paiement redevance = 18000 x 4% + TVA) 849,6

31/12/N+1
6812 477,686
2812 477,686
(Amortissement du brevet)

31/12/N+1
481 668,43
4451 136,8
831 521 (Règlement) 91,57 896,8

1/12/N+1
6812 477,686
2812 477,686
(Amortissement du brevet)
CAS DES CONSTRUCTIONS SUR SOL D’AUTRUI

FICHE 10
CAS DES CONSTRUCTIONS SUR SOL D’AUTRUI

Deux cas possibles peuvent se présenter :

CAS 1 : Acquisition du bâtiment

232 x

4451 x

4812 x
CAS DES CONSTRUCTIONS SUR SOL D’AUTRUI

Deux cas possible peuvent se présenter :

CAS 1 : Amortissement du bâtiment

6813 x

2832 x
CAS DES CONSTRUCTIONS SUR SOL D’AUTRUI

Deux cas possibles peuvent se présenter :

CAS 2 : Production du bâtiment

 Avant terminaison

2392 x

72 x
CAS DES CONSTRUCTIONS SUR SOL D’AUTRUI

Deux cas possibles peuvent se présenter :

CAS 2 : Production du bâtiment

 A la terminaison

232 x

4451 x

72 x

4434 x

2392 x
CAS DES CONSTRUCTIONS SUR SOL D’AUTRUI

Deux cas possibles peuvent se présenter :

CAS 2 : Production du bâtiment

 Amortissement

6813 x

2832 x
CAS DES CONSTRUCTIONS SUR SOL D’AUTRUI

 Si des loyers sont payés pendant la période de bail :

6221 Location de terrain x


4451 ou 4454 TVA x
401 ou 481 Fournisseurs x

NB : base d’amortissement = coût du bâtiment – indemnité d’éviction éventuelle


(considérée ici comme la valeur résiduelle)
CAS DES CONSTRUCTIONS SUR SOL D’AUTRUI

A l’expiration du bail

 Chez le locataire

L’opération s’analyse comme une cession d’immobilisation

ou le prix de cession correspond au montant résultant de

l’indemnité d’éviction.
CAS DES CONSTRUCTIONS SUR SOL D’AUTRUI

A l’expiration du bail
Chez le locataire :
Dotation complémentaire

6813

2832 x
CAS DES CONSTRUCTIONS SUR SOL D’AUTRUI

Al’expiration du bail
Chez le locataire :
Sortie du bien

81 Valeur nette comptable x

283 Cumul amortissements x

232 Valeur d’origine x


CAS DES CONSTRUCTIONS SUR SOL D’AUTRUI

Al’expiration du bail
Chez le locataire :
Prix de cession: indemnité d’éviction

485 ou 521 x

82 x
CAS DES CONSTRUCTIONS SUR SOL D’AUTRUI

Al’expiration du bail
Chez le bailleur : Si indemnité d’éviction

Il s’agit d’une acquisition d’immobilisation dont le coût

d’acquisition correspond à la valeur de l’indemnité d’éviction.

23 Valeur de l’indemnité d’éviction x

521 x
CAS DES CONSTRUCTIONS SUR SOL D’AUTRUI

Al’expiration du bail
Chez le bailleur : En l’absence d’une indemnité d’éviction

Il s’agit d’une acquisition à titre gratuit évaluée à la valeur

actuelle.

23 Valeur actuelle x

841 x
Application

Le 01/04/N, la société Autrias a construit sur sol d’autrui un bâtiment

d’une valeur de 150 000 KF HT dans le cadre d’un contrat de bail de

10 ans. A l’expiration du bail, le bailleur verse à la société une

indemnité de 10 000 KF. La durée probable d’utilisation du

bâtiment est de 15 ans.

Mission:
1.Passer toutes les écritures chez Autrias

2.Passer les écritures à l’expiration du bail chez le bailleur.


 Corrigé:
Ecritures chez Autrias
01/04/N
232 150 000
4451 27 000
72 (livraison à soi même) 150 000
4434 27 000
31/12/N

6813 7 000
2832 (Amort..) 7 000

01/04/N+10

6813 2 333
2832 (Dotation Complém..) 2 333

812 56 667
2832 93 333
(Sortie du
232 patrimoine) 150 000
 Corrigé:
Ecritures chez Autrias
31/12/N+10

521
ou485 10 000

82 10 000
Prix Ces/Ind Evic
Ecritures chez le bailleur

23 10 000

521 10 000
(Indemnité Eviction)
 Corrigé:

 Calculs annexes :

7 000 = [(150 0000 – 10 000)/15] x 9/12

2 333 = [(150 0000 – 10 000)/15] x 3/12

93 333 = [(150 0000 – 10 000)/15] x 9 + 7 000 + 2 333


CAS DES SITES INTERNET

FICHE 11
CAS DES SITES INTERNET

TRAITEMENT COMPTABLE

 SITE ACTIF

 SITE PASSIF  Site faisant partie du système


d’information.
 Simple présentation de la Prix de commande
société ou des produits. Les dépenses peuvent être
immobilisées si critères généraux
d’activation réunis.
Les dépenses sont laissées en
Débit : 213 ou 218
charges
Crédit : 485 ou 72
CAS DES SUBVENTIONS

FICHE 12
CAS DES SUBVENTIONS ET AIDES PUBLIQUES

C’est une aide accordée par l’Etat, une collectivité ou un


NOTION :
organisme.

TYPOLOGIE

Subvention d’exploitation :
Permet de couvrir les charges Subvention d’équilibre :
d’exploitation ou de compenser Permet de compenser les pertes
l’insuffisance du prix de vente issues de l’activité de l’entreprise.
d’un produit ou d’un service.

Subvention d’investissement :
Permet d’acquérir des biens durables
(tels que les immobilisations).
CAS DES SUBVENTIONS ET AIDES PUBLIQUES

 SUBVENTION D’EXPLOITATION
 Notification de la subvention

4495
4582 x

71 ( ou crédit du compte de charge) x

 Réception des fonds

521 x

4495 x
CAS DES SUBVENTIONS ET AIDES PUBLIQUES

 SUBVENTION D’EQUILIBRE
 Notification de la subvention

4496
4582 x

88 x

 Réception des fonds

521 x

4496 x
CAS DES SUBVENTIONS ET AIDES PUBLIQUES

 SUBVENTION D’INVESTISSEMENT
 Notification de la subvention

4494
4582 x

14 x

 Réception des fonds

521 x

4494 x
CAS DES SUBVENTIONS ET AIDES PUBLIQUES

 SUBVENTION D’INVESTISSEMENT
 Acquisition du bien

2… x
4451 x
4812 x

 Inventaire (tenir compte de la durée probable du bien pour


l’amortissement)
x
6813

28 x
CAS DES SUBVENTIONS ET AIDES PUBLIQUES

 SUBVENTION D’INVESTISSEMENT

NB : Si le bien a fait l’objet d’un amortissement fiscal


(dégressif ou accéléré), il faut mettre en évidence
l’amortissement dérogatoire.

6813 Partie linéaire x


851 Partie dérogatoire x
28 Partie linéaire x
151 Partie dérogatoire x
CAS DES SUBVENTIONS ET AIDES PUBLIQUES

 SUBVENTION D’INVESTISSEMENT

 Amortissement ou reprise de la subvention :


La reprise de la subvention se fait au même rythme que
l’amortissement du bien (linéaire ou fiscal)

14 x

865 x
CAS DES SUBVENTIONS ET AIDES PUBLIQUES

MODALITES DE LA REPRISE DE SUBVENTION

 Biens non amortissables


 Biens amortissables
Reprise sur la durée de la
Reprise = Amort.du bien x Subv./coût
du bien (taux de subvention) clause d’inaliénabilité.
Ou encore
Reprise = Subvention / Durée En l’absence d’une telle clause,
reprise sur 10 ans.
Application

Cas d’un financement partiel :

 Coût du bien : 100

 Subvention : 75

 Durée : 5 ans
 Corrigé:

 Notification de la subvention

4494 75

14 75

 Réception des fonds

521 75

4494 75
 Corrigé:

 Acquisition du bien

2… 100
4451 18
481 118

 Inventaire (Amortissement du bien)

68 20

28 20
(100/5 = 20)
 Corrigé:

 Inventaire (Reprise de la subvention)

20 x 75% = 15 ou encore 75/5 = 15

14 15

865 15
CAS DES SUBVENTIONS ET AIDES PUBLIQUES

 Cas des subventions remboursables en cas de succès


 Lors de l’octroi de la subvention

5…

163

 Si succès du projet (remboursement)

163

5…
CAS DES SUBVENTIONS ET AIDES PUBLIQUES

 Cas des subventions remboursables en cas de succès


 Si échec du projet (pas de remboursement)
La dette devient dans ce cas une subvention.

163

71
CAS Octroyas (PAGE 352) DU LIVRE DE MABUDU)
THERORIE DES EVENEMENTS POSTERIEURS A LA CLOTURE DE
L’EXERCICE

FICHE 13
Champ d’application

Évènements se produisant entre la date de clôture et


d’arrêté des comptes annuels

Ouverture de Clôture de Assemblée


Arrêté des comptes générale
l’exercice l’exercice
01/01/N
30/04/N+1 30/06/N+1
31/12/N

Évènements
Couverts par les états postérieurs à la
financiers clôture

Evénement postérieurs (favorables ou défavorables)


SCHEMA RESUMANT LA PROCEDURE DE TRAITEMENT

Evénements postérieurs à la clôture de l’exercice

OUI Lien NON


direct et
Prépondérant avec l’exercice
clos ?

NON OUI Remise en


Incidence
cause de la continuité d’exploitation ?
Financière mesurable ?

NON

OUI

OUI
Incidence financière
significative

NON

Ajustement du bilan et compte de résultat


Mention dans l’état annexé Rapport de gestion
Exemples : EVENEMENTS AYANT UN LIEN DIRECT ET
PREPONDERANT AVEC L’EXERCICE CLOS

•d'informations sur la valeur probable de réalisation de


stocks dépréciés ;

•de faits ou d'informations obtenues sur des sociétés


(politique, stratégie, rentabilité...) conduisant à une
évaluation modifiée des titres correspondants ;

•de faits ou d'informations sur l'existence ou le montant


d'un risque (perte client, litige...);

•de retours de produits vendus livrés avant la clôture ;


•d'un jugement intervenu ;
Exemples : EVENEMENTS AYANT UN LIEN DIRECT ET
PREPONDERANT AVEC L’EXERCICE CLOS
•de hausses intervenues sur certains approvisionnements
modifiant le résultat prévisionnel de contrats pluri-exercices ;

•d'une notification de redressement après contrôle fiscal ;

•d'une parution d'une réglementation nouvelle rendant


invendables (ou dépréciant) certains stocks ;

•de projets de licenciement, de fermetures d'établissements,


de restructuration décidés avant la clôture (avec
commencement d'exécution, ou préparation, ou information
externe avant la clôture, rendant quasi-irréversible le
processus), et qui se confirment après la clôture.
Exemples :EVENEMENTS N’AYANT PAS DE LIEN DIRECT ET
PREPONDERANT AVEC L’EXERCICE CLOS

 sinistre intervenu après la date de clôture ;


 ouverture ou fermeture de branche d’activité ;
 fusions, scissions, apports partiels d’actif ;
 émission de titres ;
 fluctuation de cours et de conjoncture sur les marchés de
l’entreprise …
CAS Scodi (PAGE 393) et Bertou ( 397) DU LIVRE DE
MABUDU)
ABONNEMENT DES CHARGES ET DES PRODUITS
s

FICHE 14
ABONNEMENT DES CHARGES ET DES PRODUITS

NOTION :

c’est une répartition périodique des charges ou des

produits récurrents dans le cadre de la présentation des

comptes mensuels, trimestriels (reporting).

NOMENCLATURE DES COMPTES 474

Charges 4746 Produits 4747


TRAITEMENT COMPTABLE
e
 Abonnement de charges
 Si charges payables à terme (A la fin de chaque période)
6… Montant abonné

4746

 Si charges payables à terme (A la réception de chaque facture)


4746
445.

401/5.

NB : En cas de révision des termes du contrat en cours les écarts constatés sont
répartis sur les périodes restantes.
TRAITEMENT COMPTABLE

 Abonnement de charges
 Si charges payables d’avance (A la réception de chaque facture)
4746 x
Montant abonné
445.
x
401/5.
x
 Si charges payables d’avance (A la fin de chaque période)

6… x

4746 x
TRAITEMENT COMPTABLE d

 Abonnement de produits
 Si produits à recevoir à terme (A la fin de chaque facture)

4747

7… Montant abonné

 Si produits à recevoir à terme (A la facturation)

411
4747
443
TRAITEMENT COMPTABLE

 Abonnement de produits
 Si produits perçus d’avance (A la facturation)

411

4747
443

 Si produits à recevoir à terme (A la facturation)

4747

7…
Application

La filiale Reportas du groupe paie un loyer de 1 200 000 HT,


TVA 18% et pratique un reporting trimestriel.
Le 01/10/N, le bailleur a fait passer le loyer de 1 200 000 à
1 500 000.

Mission:
Passer toutes les écritures nécessaires au titre de l’exercice N et
présenter le solde des comptes de loyer et le 4746.
 Corrigé:

Répartition périodique du loyer : 1 200 000/4 = 300 000

Ecart du loyer : 1 500 000 – 1 200 000 = 300 000 (à étaler sur

les deux derniers trimestres soit 150 000 par trimestre).

Les montants des deux derniers trimestres s’élèveront donc

450 000 (300 000 + 150 000).


 Corrigé:
31/03/N

622 300 000


4746 (abonnement loyer 1er trimestre) 300 000

30/06/N

(abonnement loyer 2ème


622 trimestre) 300 000
4746 300 000

30/09/N

622 (abonnement loyer 3ème trimestre) 450 000


4746 450 000

31/12/N
622 450 000
4746 (abon.4è tri.) 450 000

31/12/N
4746 1 500 000
4451 270 000
401 (réception facture) 1 770 000
Solde des comptes:

D 622 C

300 000
300 000
450 000
450 000 SD : 1 500 000

1 500 000 1 500 000


Solde des comptes:

D 4746 C

300 000
300 000
450 000
1 500 000 450 000

1 500 000 1 500 000


CAS Abonnas (PAGE 340) DU LIVRE DE MABUDU)
LES OPERATIONS EN DEVISES

FICHE 15
LES OPERATIONS EN DEVISES

TRAITEMENT COMPTABLE DES OPERATIONS EN DEVISES

Créances et dettes en devises Disponibilités en devises

Evaluation initiale : Evaluation initiale :


(à l’entrée dans le patrimoine) : Conversion au cours du jour
Conversion du cours du jour de la de la transaction
transaction Débit : 5712
Crédit : 52, 57, 47
Evaluation à la clôture :
Comparaison entre coût de
Evaluation à la clôture :
clôture et coût initial
Les écarts de conversion sont
Coût de clôture directement enregistrés en
différent du perte ou gain de change
cours initial
OUI
NON

Ecart de Si perte de Si gain de


Pas
as d’écart de change change
conversion conversion Débit : 676 Débit : 5712
Crédit : 5712 Crédit : 776
Diapo suivante Rien à faire
LES OPERATIONS EN DEVISES

Perte probable Ecart de conversion Gain probable


Ecart de conversion -Actif
(compte 478 Ecart de conversion-Passif
Si créance (Constatation de l’Ecart)
(compte 479)
Débit : 478
Crédit : 411/27 Constatation de l’écart de conversion
Si dette (Constatation de l’Ecart) Si créance
Débit : 478 Débit : 411/27
Crédit : 401/16
Crédit : 479
 Application du principe de
prudence par la constitution Si dette
d’une provision Débit : 401/16
Si court terme Si long terme Crédit : 479
Débit : 679 Débit : 697
Crédit : 499 Crédit : NB: A la réouverture des comptes au
194 01/01/N+1, il faut extourner les
NB: A la réouverture des comptes
au 01/01/N+1, il faut extourner les écritures d’écart de conversion
écritures d’écart de conversion (sauf
la provision)
LES OPERATIONS EN DEVISES

Règlement

 Créances
 Dettes
Débit : 5.
Débit : 401/16
Débit : 676 (si perte de
Débit : 676 (si perte de
change)
change)
Crédit : 411/27
Crédit : 5.
Crédit : 776 (si gain de
Crédit : 776 (si gain de
change)
change)
NB : Si une provision
NB: Si une provision
avait été constituée
avait été constituée
alors reprise de la
alors reprise de la
provision
provision
CAS Blasio (PAGE 349) DU LIVRE DE MABUDU)
LES OPERATIONS EN DEVISES

cas de créance douteuse ou litigieuse en tout ou partie

La dépréciation de la créance porte sur le montant


initialement comptabilisé ou couvert ;
l'écart de conversion est limité à la partie jugée
recouvrable de la créance.
LES OPERATIONS EN DEVISES

Cas particuliers :
Limitation de provision aux articles 56 et 57

Article 56 : emprunt de prêt


Article 57 : position globale de
affectant plusieurs exercices
change
 Principe :
L'entreprise doit procéder à  Principe :
l'étalement de ces pertes, ou gains, Compenser les gains et les pertes
sur la durée restant à courir jusqu'au
terme des remboursements ou latents devises par devises.
encaissements en proportion de ces
remboursements ou encaissements à La provision est limitée à la partie
venir prévus au contrat (durée moyenne non compensée.
pondérée restant à courir).
CAS Sonagnon (PAGE 350) et Entreprise X (Page 520)
DU LIVRE DE MABUDU)
LES OPERATIONS EN DEVISES

COUVERTURE DE CHANGE A TERME


 Couverture réalisée après la
date de la transaction :
 Couverture réalisée à la date
de la transaction :
La transaction doit être enregistrée
au cours du jour de la transaction ;
La transaction doit être enregistrée
au cours fixé par la couverture ;
A la couverture, l’écart de change
constaté est directement enregistré
 A l’inventaire, aucun écart de
en perte ou gain ;
conversion ne sera enregistré ;
A l’inventaire, aucun écart ne sera
 Lors du règlement, la créance ou la
comptabilisé ;
dette est soldée au cours de la
couverture.
Lors du règlement : solde des
comptes au cours de la couverture.
Application

La société Thermas a acquis le 05/12/N des marchandises de 25 000 $,

cours 1 $ = 475 FCFA. Le règlement est prévu pour le 05/02/N+1. Craignant

une hausse du cours du dollars, la société souscris à la même date un contrat

à terme du dollars échéance 05/02/N+1, cours du dollars = 490 FCFA

Mission :

1- Passer les écritures nécessaires en N et N+1

2 - Passer les mêmes écritures en considérant que l’achat à terme du dollars a

eu lieu le 20/12/N

NB : ne pas tenir compte de la TVA


 Corrigé: 05/12/N

601 25 000 x 490 12 250 000


401 12 250 000
(achat de marchandises)

05/02/N+1

401 12 250 000


521 (règlement de la dette) 12 250 000

05/12/N
601 (25 000 x 475) 11 875 000
401 (achat de marchandises) 11 875 000

20/12/N

676 25 000 x (490 – 475) 375 000


401 (contrat d’achat à terme) 375 000

05/02/N+1

401 12 250 000


521 (règlement frs) 12 250 000
LES OPERATIONS EN DEVISES

Titre en devises

Ils sont enregistrés pour le prix


d'acquisition converti en unités
monétaires légales du pays au
cours du jour de l'opération. Il en
est ainsi que le titre soit ou non
entièrement libéré. La part
non libérée, inscrite en
contrepartie au passif, constitue
une dette libellée en devises
LES OPERATIONS EN DEVISES

Stock en devises

Acquisition à l'étranger, avec détention dans


Détention à l'étranger l'espace OHADA
Il existe plusieurs possibilités d'évaluation :
La valeur en devises étrangères de  valorisation des achats et des stocks au cours
stocks détenus à l'étranger est d'achat (ou cours moyen d'achat calculé sur la
convertie en unités monétaires durée de rotation des stocks) ;
 valorisation des achats au cours du jour d'achat et
légales du pays, en fin d'exercice, à un
valorisation des stocks :
cours égal, pour chaque nature de - soit au cours de clôture pour la totalité ;
marchandises, d'approvisionnements - soit au cours du jour de clôture pour la partie non encore
et de produits en stocks, à la payée de ces stocks et au cours d'achat pour la partie déjà
payée (ou cours moyen d'achat) ou, pour cette dernière partie,
moyenne pondérée des cours au cours à la date du paiement (ou cours moyen de paiement) ;
pratiqués à la date d'achat ou d'entrée  valorisation selon un cours interne de période fixée
en magasin des éléments considérés. par l'entreprise ;
 achats et stocks payés valorisés au cours du jour du
paiement (ou cours moyen), achats et stocks non
encore payés valorisés au cours du jour de clôture.
LE CREDIT BAIL

FICHE 16
LE CREDIT BAIL

NOTION :
c’est un contrat de location de biens immobiliers ou mobiliers comportant
pour le locataire la faculté d'acquérir le bien concerné, contre paiement d'un
prix convenu (levée d'option), soit en fin de contrat, soit au terme de
périodes fixées à l'avance.

PRINCPE :

Le SYSTÈME COMPTABLE OHADA traite cette opération comme une


acquisition d'immobilisation assortie d'un emprunt de même montant
(prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique).
LE CREDIT BAIL

1 ANALYSE DU CONTRAT
2
 Valeur du bien supérieure à 5% du
 Valeur du bien inférieure à 5% du
montant total brut des immobilisations
montant total brut des immobilisations
(retraitement complet)
(pas de retraitement)
 Entrée du bien dans le patrimoine (actif).
 Les redevances sont laissées en charges
 Constatation d’une dette financière au passif.
(location simple).
 Eclatement en fin d’exercice des redevances
 A la levée d’option, le bien entre dans le
en intérêt (compte 672) et en amortissement
patrimoine au prix de la levée d’option.
(compte 173).
3

 Petits matériels dont la valeur globale supérieure à 20% du montant total brut des
immobilisations (retraitement simplifié).
 Exemple : Les automobiles et le matériel informatique relèvent souvent de cette catégorie.
 Pas d’entrée du bien dans le patrimoine et donc pas de dette au passif.
 Eclatement en fin d’exercice des redevances en intérêt (compte 672) et en dotation aux
amortissements (compte 68).
 A la levée d’option, le bien entre dans le patrimoine au prix de la levée d’option
Traitement financier du retraitement complet
Détermination du taux i de
l’emprunt équivalent

Tableau de l’emprunt équivalent


0 1 2 n
Vo = R( 1 – (1 + i)-n /i)+ PLO (1 + i)-n

Vo R1 R2 Rn+PLo

Capital
Intérêt Intérêts
restant dû Annuités Amortissements
(2=1x i) courus
Années (1) (Redevances 3) (4 = 3- 2)
Compte Compte
Compte Compte 623 Compte 173
672 176
173
‘‘ ‘ ‘ ‘ ‘
LE CREDIT BAIL

TRAITEMENTCOMPTABLE DU RETRAITEMENT COMPLET

Inventaire :
 Dépôt de garantie :
Amortissement du bien
Débit : 275
Débit : 68
Crédit : 521
Crédit : 28
 Entrée du bien dans le patrimoine
 Eclatement de la redevance
Débit : 2. (VO et frais HT)
Débit : 672
Débit : 4451 (TVA/frais)
Débit : 173
Crédit : 173 (VO)
Crédit : 623
Crédit : 481 (frais TTC)
 Intérêts courus
 Constatation de la redevance
Débit : 672
Débit : 623
Crédit : 176
Débit : 4451/4454
NB : A l’ouverture, il faut extourner
Crédit : 481/401 l’écriture relative aux intérêts courus.
LE CREDIT BAIL

TRAITEMENT COMPTABLE A LA FIN DU CONTRAT

Levée d’option ?
OUI NON
Constatation de la dernière redevance
Constatation de la dernière redevance
Débit : 623
Débit : 623 Débit : 4451/4454
Débit : 4451/4454 Crédit : 481
Crédit : 481/401  Ecritures de sortie
 Paiement du prix de levée d’option  Dotation complémentaire
Débit : 173 Débit : 68
Crédit : 28
Débit : 4454 Prix de cession (prix de levée d’option)
Crédit : 481 Débit : 173
 A l’inventaire Crédit : 82
 Amortissement du bien  Sortie du bien du patrimoine
Débit : 68 Débit : 81
Débit : 28
Crédit : 28 Crédit : 2.
 Eclatement de la redevance
 Eclatement de la dernière redevance
Débit : 672 Débit : 672
Débit : 173 Débit : 173
Crédit : 623 Crédit : 623
LE CREDIT BAIL

TRAITEMENT COMPTABLE A LA FIN DU CONTRAT

NB : Lors du remboursement du dépôt de garantie

521

275
CAS West African Group (PAGE 360 DU LIVRE DE MABUDU)
LE CREDIT BAIL

Cas du retraitement simplifié :

 Pas d’entrée du bien dans le patrimoine ;

 Constatation des redevances ;

 Eclatement des redevances à la fin d’exercice (k = valeur


initiale du contrat/total des échéances).
Dotation aux amortissements = Redevance x k
Redevance
Intérêt = Redevance x (1 - k) = Redevance - Amortissement
LE CREDIT BAIL

NB : il est important de faire observer qu’ici, le retraitement a

un impact seulement sur les comptes de gestion.

Un compte de bilan notamment celui de l’immobilisation sera

mouvement que lors de la levée d’option.


LE CREDIT BAIL
Traduction comptable

68
672

623

A la levée d’option

2..
4451

481/5.
CAS Sisbail (PAGE 367) DU LIVRE DE MABUDU
CONTRAT PLURI-EXERCICES OU CONTRAT A LONG TERME

FICHE 17
CONTRATS PLURI-EXERCICES OU CONTRATS A LONG TERME

 NOTION : C’est un contrat portant sur la réalisation d’un


bien ou d’un service dont l’exécution s’étend sur au moins
deux exercices.
Exemples de secteurs : BTP, ingénierie informatique,
électronique civile ou militaire, construction navale, industrie
aéronautique et spatiale).
N’entrent pas dans cette catégorie, les contrats pour lesquels
les services rendus à l’arrêté des comptes peuvent facturés
(exemple :les contrats d'entretien, de maintenance ou
d'abonnement de services).
CONTRATS PLURI-EXERCICES OU CONTRATS A LONG TERME

 Approche méthodologique
Les méthodes retenues par le système comptable OHADA
pour le traitement comptable d’un tel contrat sont.
Les méthodes retenues pour le traitement comptable d’un
tel contrat sont :
Méthode à
Méthode à
l’avancement
l’achèvement

Méthode des
bénéfices nets
partiels à
l’inventaire
CONTRATS PLURI-EXERCICES OU CONTRATS A LONG TERME

 Approche méthodologique
 Méthode à l’achèvement (prise en compte du résultat total de
l'opération au cours de l'exercice de terminaison) ;
 Méthode à l’avancement (prise en compte du résultat au fur et
à mesure des exercices d'exécution) ;
NB : seule méthode retenue en IFRS et considérée comme méthode
préférentielle dans le PCG français.
 Méthode du bénéfice net partiel à l’inventaire (prise en
compte du bénéfice partiel en fin d'exercice seulement, si le
contrat global est
prévisionnellement bénéficiaire).
NB : cette méthode est rarement utilisée dans la pratique et a été
supprimée dans le PCG français depuis le 01/01/2000.
CONTRATS PLURI-EXERCICES OU CONTRATS A
LONG TERME
Méthode à l’achèvement

Principe : Le résultat du contrat est mis en évidence qu’à la fin du contrat.


A la fin de chaque exercice avant terminaison, un stock en cours est
comptabilisé.
Traduction comptable :
 A la clôture des exercices avant terminaison
Débit : 3……(somme des dépenses engagées au cours de l’exercice)
Crédit : 73
NB : Réajustement à la clôture des exercices suivants avant terminaison.
 A la fin du contrat : constatation de la vente et annulation du stock
Vente : Annulation du stock :
Débit : 411 Débit : 73
Crédit : 70 Crédit : 3
Crédit : 443
Application

Un contrat à long terme présente les caractéristiques suivantes :


 Coût de production total prévisionnel = 1000
 Chiffre d’affaires global = 1200
 Somme des dépenses engagées au cours de l’exercice N = 600
 Fin des travaux le 01 avril N+1 et facturation au client.

Mission :
1) Quelle est la nature de ce contrat ?
2) Passer les écritures nécessaires selon la méthode à l’achèvement
en supposant que les charges ont été déjà enregistrées au cours de
l’exercice par nature.
 Corrigé:
1) Nature de ce contrat
Résultat du contrat = 1200 – 1000 = 200.
Il s’agit d’un contrat bénéficiaire.

Ecritures comptables
Au 31/12/N

31/12/N

3 Stock 600
73 Variations de stock 600
 Corrigé:

Extrait du compte de résultat à la clôture de l’exercice N

CHARGES PRODUITS

Classe 6 : 600 Compte de produit 73 : 600

RESULTAT = 600 – 600 = 0


 Corrigé:

Au 01/04/N+1

01/04/N+1
411 Client 1416
70 Ventes 1200
433 TVA collectée 216

01/04/N+1

73 Variations de stocks 600


3 Stock 600

NB : L’écriture d’annulation du stock peut être passée qu’à


la fin de l’exercice N+1 lors des travaux d’inventaire.
 Corrigé:

Extrait du compte de résultat à la clôture de l’exercice N+1

CHARGES PRODUITS
Classe 6 : 400 (1000-600) Compte de produit 70 : 1200
Compte de produit 73 : -600
RESULTAT = (1200 – 600) – 400 = 200

NB : on remarque bien que la méthode à l’achèvement permet de

mettre en évidence le résultat bénéficiaire du contrat d’une valeur de

200 qu’à la fin du contrat d’où l’expression « à l’achèvement »


CONTRATS PLURI-EXERCICES OU CONTRATS A LONG TERME

Méthode à l’avancement

Principe : le résultat du contrat est étalé sur la durée du contrat en fonction du degré
d’avancement du chiffre d’affaires.
Degré d’avancement = somme des dépenses engagées / coût total estimé du contrat
Ou encore mesure technique. A la fin de chaque exercice avant terminaison, on comptabilise un
chiffre d’affaire partiel.
Chiffre d’affaires partiel = chiffre d’affaires total x degré d’avancement
NB : Pour le chiffre d’affaires partiel des exercices suivants avant terminaison
CA partiel = CA total x degré d’avancement cumulé – CA partiel des exercices antérieurs
ou encore CA partiel = CA total x degré d’avancement de l’exercice
A la clôture (avant terminaison) A la fin du contrat : Annulation du 4181 :
Débit : 4181 Débit : 411 Débit :70
Crédit : 70 Crédit : 70 Débit : 4435
Crédit : 4435 Crédit : 4435 Crédit : 4181
Application

Un contrat à long terme présente les caractéristiques


suivantes :
 Coût de production total prévisionnel = 1000
 Chiffre d’affaires global = 1200
 Somme des dépenses engagées au cours de l’exercice N = 600
 Fin des travaux le 01 avril N+1 et facturation au client.

Mission :
1) Passer les écritures nécessaires selon la méthode à
l’avancement en supposant que les charges ont été déjà
enregistrées au cours de l’exercice par nature.
 Corrigé:
1) Au 31/12/N
Degré d’avancement = 600/1000 = 0,6 = 60%
Chiffre d’affaires partiel = 1200 x 60% = 720

Ecritures comptables
Au 31/12/N
01/04/N+1
4181 Clients, factures à établir 849,6

70 Ventes 720
4335 TVA sur facture à établir 129,6
01/04/N+1
 Corrigé:

Extrait du compte de résultat à la clôture de l’exercice N

CHARGES PRODUITS
Classe 6 : 600 Compte de produit 70 : 720
RESULTAT = 720 – 600 = 120 (200 x 60%)

NB : on remarque bien que la méthode à l’avancement permet de


mettre en évidence le résultat bénéficiaire du contrat d’une valeur
de 200 au fur et à mesure de l’avancement des travaux
(120 = 200 x 60%) d’où l’expression « à l’avancement »
 Corrigé:
1) Ecritures comptables
Au 01/04/N+1
01/04/N+1
411 Client 1416

70 Ventes 1200
433 TVA collectée 216

01/04/N+1
720
70 Ventes
4435 TVA sur factures à établir 129,6

4181 Clients, factures à établir 849,6


 Corrigé:
Extrait du compte de résultat à la clôture de l’exercice N+1

CHARGES PRODUITS
Classe 6 : 400 (1000-600) Compte de produit 70 : 1200
Compte de produit 70 : -720
RESULTAT = (1200 – 720) – 400 = 80

NB : A la fin des travaux, le résultat global du contrat s’élève à


200 (120+80).
Par cette méthode le résultat du contrat d’une valeur de 200 a été
étalé sur la durée du contrat e fonction du degré d’avancement.
CONTRATS PLURI-EXERCICES OU CONTRATS A LONG TERME

Méthode des bénéfices nets partiels

Principe : le résultat bénéficiaire du contrat est étalé sur la durée du contrat en fonction du
degré d’avancement et du bénéfice.
A la fin de chaque exercice avant terminaison : on comptabilise un stock en cours et
un bénéfice partiel. Bénéfice partiel = bénéfice total x degré d ‘avancement
NB : on peut observer que le stock constaté au coût de production + bénéfice partiel = CA partiel de la
méthode à l’avancement. Ce qui permet d’atteindre le même objectif d’étalement du résultat.
Constatation du stock en cours
Débit : 3….(somme des dépenses engagées)
Crédit : 73
Constatation d’une créance représentant le bénéfice net partiel
Débit : 475 (bénéfice partiel)
Crédit : 753
NB : Réajustement à la clôture de chaque exercice avant terminaison
A la fin du contrat :
 Facturation Annulation de la créance : Annulation du stock :
Débit : 411 Débit : 753/653 Débit :73
Crédit : 70 Crédit : 475 Crédit : 3
Crédit : 443
Application

Un contrat à long terme présente les caractéristiques


suivantes :
 Coût de production total prévisionnel = 1000
 Chiffre d’affaires global = 1200
 Somme des dépenses engagées au cours de l’exercice N = 600
 Fin des travaux le 01 avril N+1 et facturation au client.

Mission :
1) Passer les écritures nécessaires selon la méthode à
l’avancement en supposant que les charges ont été déjà
enregistrées au cours de l’exercice par nature.
 Corrigé:
1) Au 31/12/N
Degré d’avancement = 600/1000 = 0,6 = 60%
Bénéfice net partiel = (1200- 1000) x 60% = 120
Ecritures comptables
31/12/N

3 Stock 600
73 Variations de stock 600

01/04/N+1
475 Créances sur travaux non encore facturables 120
753 Quote part de résultat sur exécution partielle de 120
contrats
 Corrigé:
Extrait du compte de résultat à la clôture de l’exercice N

CHARGES PRODUITS
Classe 6 : 600 Compte de produit 73 : 600
Compte de produit 753 : 120
RESULTAT = (600 + 120) – 600 = 120 (200 x 60%)

NB : On remarque bien que la méthode du bénéfice net partiel


permet de mettre en évidence le résultat bénéficiaire du contrat
d’une valeur de 200 au fur et à mesure de l’avancement des travaux
(120 = 200 x 60%) comme la méthode à l’avancement.
 Corrigé:
1) Au 01/04/N+1
01/04/N+1
411 Client 1416

70 Ventes 1200
433 TVA collectée 216

01/04/N+1
653 Quote part de résultat sur exécution partielle de contrats 120
ou753
475 Créances sur travaux non encore facturables 120

73 Variations de stocks 600


3 Stock 600
 Corrigé:
Extrait du compte de résultat à la clôture de l’exercice N+1

CHARGES PRODUITS
Classe 6 : 400 (1000-600) Compte de produit 70 : 1200

Compte de produit 753 : -120

Compte de produit 73 : -600


RESULTAT = (1200 – 120- 600) – 400 = 80

NB : A la fin des travaux, le résultat global du contrat s’élève à


200 (120+80).
Par cette méthode le résultat du contrat d’une valeur de 200 a été
étalé sur la durée du contrat en fonction du degré d’avancement
comme pour la méthode à l’avancement.
CONTRATS PLURI-EXERCICES OU CONTRATS A LONG TERME

CAS PARTICULIERS
 Méthode à l’avancement
 Lorsque des factures intermédiaires ont été établies, il faut
en tenir compte dans la comptabilité du chiffre d’affaires
partiel.
 Lorsque le résultat du contrat ne peut être évalué de
façon fiable, il faut comptabiliser un chiffre d’affaires partiel (compte
70) d’un montant équivalent aux charges engagées au cours de
l’exercice (afin d’obtenir un résultat égal à 0).
CONTRATS PLURI-EXERCICES OU CONTRATS A LONG TERME

CAS PARTICULIERS

NB : Cette approche est différente de la méthode à l’achèvement


qui préconise la comptabilisation d’un stock en cours pour obtenir
un résultat égal à 0.

 Lorsque le cocontractant n’a pas accepté une partie des travaux

réalisés, seule la partie acceptée est enregistrée en chiffre


d’affaires partiel au compte 70.

La partie non acceptée est considérée comme étant un stock en

cours (compte 3 et 43).


CONTRATS PLURI-EXERCICES OU CONTRATS A LONG TERME

 RETENUE DE GARANTIE, AVANCE ET ACOMPTE:

Lorsqu’il y a des retenues de garantie et des avances,

les comptes 4117 et 4191 doivent être mouvementés.

 Pour la retenue de garantie (A la facturation)

411

4117

70

4431
CONTRAT PLURI-EXERCICES OU CONTRAT A LONG TERME

 RETENUE DE GARANTIE, AVANCE ET ACOMPTE


 Pour les avances et acomptes(A la réception de fonds et à la facturation)

5…

4191

4191
411
70
443
CAS Kabalan (PAGE 371) DU LIVRE DE MABUDU)
CAS DES CONTRATS DEFICITAIRES

Principe :
 Toute perte probable sur un contrat pluri-exercices
doit être provisionnée pour sa totalité.

La mise en œuvre des trois méthodes développées ne


change pas sauf qu’il faut rajouter la constitution
d’une provision pour perte par application du
principe de prudence.
CAS DES CONTRATS DEFICITAIRES

Modalités du calcul de la provision :

Provision totale = Résultat déficitaire

 Provision pour dépréciation (court terme)  Provision pour perte à terminaison (long terme)
Prov pour dépré = CA réalisé – coûts engagés Prov pour perte = CA à réaliser – coût restant
Ou encore Ou encore
Prov pour dépré = provision totale x degré Prov pour perte = prov totale – prov pr dépréc
d’avancement
CAS DES CONTRATS DEFICITAIRES

TRADUCTION COMPTABLE

Méthode à l’achèvement
Provision pour dépréciation de Méthode à l’avancement
stock : Seule la provision pour perte à
Débit : 6593 terminaison est enregistrée car ici,
Crédit : 39 il n’y a pas de stock à déprécier et
le compte de résultat à déjà mis
Provision pour perte à en évidence la perte consommée.
terminaison :
Débit : 6911 Débit : 6911
Crédit : 193 Crédit : 193

Méthode des bénéfices nets partiels


Non applicable
CAS Jean Lefebvre chantier B (PAGE 376) DU LIVRE DE
MABUDU
INVENTAIRE PERMANENT EN COMPTABILITE GENERALE

FICHE 18
INVENTAIRE PERMANENT EN COMPTABILITE GENERALE

TYPOLOGIE DES INVENTAIRES

 INVENTAIRE INTERMITTENT  INVENTAIRE PERMANENT


 Les mouvements de stocks ne sont  Constatation des mouvements de
pas enregistrées au cours de stocks au fur et à mesure des
l’exercice. transactions.
 Constatation du stock final à la fin  Constatation des différences
de la période (fin d’exercice). d’inventaire en fin d’exercice.
INVENTAIRE PERMANENT EN COMPTABILITE GENERALE

INVENTAIRE PERMANENT
 Achat :
60.
445.
401

3 Coût d’achat

603/73
INVENTAIRE PERMANENT EN COMPTABILITE GENERALE

INVENTAIRE PERMANENT
 Vente :
411

70.
443.

603/73
3 Coût d’achat
INVENTAIRE PERMANENT EN COMPTABILITE GENERALE

 La valorisation des sorties se fait selon les dispositions de l’article


44 pour les biens fongibles préconise :
FIFO
 Inventaire permanent
CUMP après chaque entrée

 Inventaire intermittent : CUMP sur la durée moyenne de


Stockage
Durée moyenne de stockage = Stock moyen x nombre de
mois ou de jours/ total des sorties de la période
Stock moyen : ( Stock initial + Stock final)/2

NB : le Système Comptable OHADA recommande de considérer le double de cette


durée.
INVENTAIRE PERMANENT EN COMPTABILITE GENERALE

En fin d’exercice, trois cas peuvent se présenter :

Stock final réel < au Stock final


théorique
Stock final réel = Stock final théorique
(Mali d’inventaire = diminution de stocks)
Pas d’écritures
Débit : 603/73 (différence d’inventaire)
Crédit : 3. (différence d’inventaire)

Stock final réel supérieur au stock final théorique


(Boni d’inventaire = augmentation de stocks)
Débit : 3. (différence d’inventaire)
Crédit : 603/73 (différence d’inventaire)
CAS SA DOREN (PAGE 337) DU LIVRE DE MABUDU
ABANDON DE CREANCES

FICHE 19
ABANDON DE CREANCES

On distingue deux (2) types


d’abandon de créances qui sont :

Abandon de créances à Abandon de créances à


caractère commercial caractère financier
ABANDON DE CREANCES

 Abandon de créances à caractère commercial

Principe : Il existe un lien commercial entre les parties

(distribution, approvisionnement).

 Analyse : Chez la société qui consent l’abandon, il s’agit d’une charge HAO

836
445 Eventuellement

411
ABANDON DE CREANCES

 Abandon de créances à caractère commercial

 Analyse : Chez la société qui bénéficie de l’abandon, il s’agit d’un produit HAO

401

846
443 Eventuellement
ABANDON DE CREANCES

 Mémo fiscal :

Impôt sur le bénéfice : charge déductible et produit

imposable.

TVA : tenir compte de la fiscalité locale.


ABANDON DE CREANCES

 Abandon de créances à caractère financier


Principe : Il existe un lien financier entre les parties (il s’agit souvent des
transactions entre société mère et filiale).
 Mémo fiscal :
Ici, il faut procéder à l’analyse fiscale de l’abandon en distinguant la part
déductible, de la part non déductible.
Part déductible = Situation nette négative + (montant de l’abandon –
Situation nette) x % des autres associés
Part non déductible = Montant de l’abandon – part déductible
( considérée comme un supplément d’apport)
ABANDON DE CREANCES

 Analyse comptable :

 Chez la société qui consent l’abandon (Société Mère)

836 Part déductible x


261/262 Part non déductible x

277 x
ABANDON DE CREANCES

 Analyse comptable :

 Chez la société bénéficiaire (Filiale)

181 x

846 x
ABANDON DE CREANCES

Application

La société mère détient 70% des parts de sa filiale qui a une

situation nette de (- 1000). La société mère procède à un

abandon de créance rattaché à des participations d’une

valeur de 1 500.

Mission : Procéder à l’analyse fiscale de l’opération et


passer les écritures chez les deux parties.
ABANDON DE CREANCES

 Corrigé:
Part déductible : 1 500 + (1 500 – 1000) x 30% = 1 150

Part non déductible : 1 500 – 1 150 = 350 (supplément

d’apport)
ABANDON DE CREANCES

  Corrigé:
 Chez la société qui consent l’abandon (Société Mère)

836 Part déductible 1150


261/262 Part non déductible 350

277 1500
ABANDON DE CREANCES

 Corrigé:
 Chez la société bénéficiaire (Filiale)

181 1500

846 1500
ABANDON DE CREANCES

Cas particuliers d’abandons multiples


Application

La société mère détient 70% des parts de sa filiale qui a une


situation nette de (- 1000). La société mère procède à un
abandon de créance rattaché à des participations d’une valeur
de 1 500. Un autre actionnaire de la filiale détenant 20%
abandonne aussi une créance de 500.
ABANDON DE CREANCES

 Corrigé:
Montant total de l’abandon = 1 500 + 500 = 2 000
% Mère = 1 500/2 000 = 75%
% Autres actionnaires = 500/2 000 = 25%
Part déductible totale = 1 000 + [(2 000 – 1 000) x 10%] = 1 100
Part déductible Mère = 1 100 x 75% = 825
Part déductible autres actionnaires = 1 100 x 25% = 275
Part non déductible totale = 2 000 – 1 100 = 900
Part non déductible Mère = 900 x 75% = 675
Part non déductible autres actionnaires = 900 x 25% = 225
OPERATIONS FAITES POUR LE COMPTE DE TIERS

FICHE 20
OPERATIONS FAITES POUR LE COMPTE DE TIERS

 Commissionnaire
 Mandataire Principe : Le commissionnaire est
Principe : Le mandataire représente le personnellement tenu à l'égard des
mandant et l'engage pour tous les actes acheteurs ou des vendeurs des obligations
accomplis avec les tiers pour son compte résultant des contrats d'achat et de vente
en le rendant personnellement débiteur qu'il conclut, même si le nom du
ou créancier envers ces tiers(compte 473, commettant pour lequel il agit, et auquel il
cf guide d’application SYSCOA). doit rendre compte, apparaît.
Traduction comptable Traduction comptable
Achat :
Débit : 473 Achat :
Crédit : 401 Débit : 601
Livraison au mandataire : Crédit : 401
Débit : 401 Livraison :
Crédit : 473 Débit : 411
Commission : Crédit : 701
Débit : 411
Crédit : 706 (si opération principale) La différence entre 701 et 601 représente la
Crédit : 707 (si opération accessoire) marge du commissionnaire et en même
temps sa commission.
commission
OPERATIONS FAITES POUR LE COMPTE DE TIERS

Application

Le 01/04/N, la société DUNOS achète de la marchandise


d’une valeur de 500 000 pour le compte de la société
BENOS. Le 05/04/N, la marchandise a été livrée à BENOS.
La commission de DUNOS s’élève à 10% du montant de la
transaction.
Mission: Passer les écritures nécessaires en considérant
que DUNOS est un mandataire (activité principale).
 Corrigé:

 Mandataire :
01/04/N
473 500 000
401 (achat de m/ses) 500 000

05/04/N

401 500 000


(livraison de
473 m/ses) 500 000

411 50 000

Commission
=
706 500 000x0,1 50 000
 Corrigé:

 Commissionnaire :

601 500 000

401 (achat de m/ses) 500 000

05/04/N

411 550 000


701 500000x1,1 550 000
CONTRAT DE CONCESSION DE SERVICE PUBLIC

FICHE 21
CONTRAT DE CONCESSION DE SERVICE PUBLIC

Définition :La concession est le contrat par lequel une

personne publique, le concédant, confie à un concessionnaire,

entreprise privée, le plus souvent (personne morale ou

physique), l'exécution d'un service public, à ses risques et

périls, pour une durée déterminée généralement longue, et

moyennant le droit de percevoir des redevances des usagers

du service public
CONTRAT DE CONCESSION DE SERVICE PUBLIC

Particularité : Absence de personnalité juridique de la


concession.
La mise en commun des biens, par le concédant et par le
concessionnaire, aboutit à la création d'une entité de gestion
qui n'a pas de personnalité juridique propre.
Dès lors, la description des opérations doit être faite dans le
cadre du patrimoine du concédant et dans celui du
concessionnaire.
CONTRAT DE CONCESSION DE SERVICE PUBLIC

Typologie des biens utilisés dans la concession


 Les biens "de retour" : biens mis en concession par le concédant et qui doivent lui

revenir en fin de concession;

 bien de "remise" : biens mis en concession par le concessionnaire, qui, selon les

contrats, doivent être remis gratuitement au concédant en fin de concession,

 biens de "reprise" : biens mis en concession par le concessionnaire qui doivent, ou

peuvent, être transférés au concédant en fin de concession contre indemnité.

 Les biens loués ou prêtés à la concession : ce sont les biens loués ou prêtés à la

concession qui appartiennent au concessionnaire et ne font jamais l'objet ni d'un retour,

ni d'une remise, ni d'une reprise.


CONTRAT DE CONCESSION DE SERVICE PUBLIC

Traduction comptable :

L’application du principe de la prééminence économique sur


l’apparence juridique conduit à inscrire à l’actif les biens mis à la
disposition du concessionnaire par le concédant avec comme
contrepartie le compte 1676 : Droits du concédant
exigibles en nature (la création d'une rubrique spécifique
dans le bilan, intermédiaire entre les Capitaux propres et les
Dettes financières : autres fonds propres).

2.

1676
CONTRAT DE CONCESSION DE SERVICE PUBLIC

 Pour le droit exclusif d'utilisation des biens ou d'exploitation d'un


service public
Le principe du coût historique conduit à ne pas comptabiliser ce droit à l'actif, en
l'absence de flux correspondant et des difficultés liées à son calcul, même si ce
droit a une valeur économique certaine.
Néanmoins l'existence de ce droit est à mentionner dans l'Etat annexé, avec la
durée résiduelle d'effet du contrat.
 Pour les redevances

636 Redevances versées au concédant x

44/5. x
CONTRAT DE CONCESSION DE SERVICE PUBLIC

En fin d’exercice :

 Pas d’amortissement de l’immobilisation reçue dans le cadre de la


concession

 En cas de renouvellement prévu à la fin, il faut constituer une provision


pour renouvellement de grosses réparations aux comptes 1982 et 1971

 Pour les biens acquis par le concessionnaire qui seront restitués au


concédant à la fin du contrat, on pratique un amortissement de caducité
qui n’est en réalité qu’un amortissement financier dont l’objectif est la
restitution des capitaux investis.
CONTRAT DE CONCESSION DE SERVICE PUBLIC

Application
L’Etat Béninois a concédé au Port Autonome de Cotonou un ensemble immobilier imposé
sur un terrain d’une valeur de 50 millions et d’un bâtiment de 100 millions le 02/01/N.

A la fin de chaque année, le PAC verse une redevance de 30 millions à l’Etat du Béninois. A
la fin de la durée de la concession qui est de 10 ans, le PAC doit engager des travaux de
rénovation évalués à 25 millions. Le PAC a acquis du matériel lourd au titre du contrat
de concession d’une valeur HT de 120 millions (durée probable d’utilisation : 10 ans) le
01/10/2013. Par ailleurs, à la même date, le PAC a acquis des matériels informatiques
hors concession d’une valeur de 45 millions HT (durée probable d’utilisation : 3 ans).

Mission: Passer les écritures nécessaires au titre de l’exercice N. TVA 18%

NB : le matériel lourd sera rétrocédé à l’Etat du Béninois à la fin du contrat..


 Corrigé:

Calculs annexes :

Amortissement de caducité du matériel lourd :

120 000 000 x 10% x 3/12 = 3 000 000

Amortissement des matériels informatiques :

45 000 000 / 3 x (3 / 12) = 3750 000

Dotation aux provisions pour rénovation :

25 000 000 x 1/10 = 2 500 000


 Corrigé:
02/01/N

223 Terrains bâtis 50 000 000


231 Bâtiments 100 000 000
1676 Droits du concédant exigibles en nature 150 000 000

01/10/N

2411 Matériel industriel 120 000 000


Matériel informatique
45 000 000
2442 TVA déductible sur immobilisation 29700 000

4451 4812 Fournisseurs d’investissement 194700 000


 Corrigé:
31/12/N
636 Redevances versées au concédant 30 000 000
521 Banque 30 000 000

31/12/N

31/12/N

Dotations aux provisions pour


69 amortissement de caducité 30 000 000
Ou 687
19 Provisions pour amortissement de caducité 30 000 000

31/12/N

6813 Dotations aux amortissements 3 750 000

28442 Amortissement du matériel informatique 3 750 000

31/12/N
69 Dotations aux provisions 2500 000

Provisions pour renouvellement des


1982 immobilisations 2500 000
REEVALUATION DES BILANS

FICHE 22
REEVALUATION DES BILANS

Principe :
Dans le souci d’obtenir une image fidèle, l’entreprise peut
déroger au principe du coût historique en procédant à une
réévaluation du bilan.
Champ d’application de la réévaluation :

 Immobilisations incorporelles (sauf fonds de commerce)

 Immobilisations corporelles
 Titres immobilisés et de participation
 Stocks…
REEVALUATION DES BILANS

TYPOLOGIE

Réévaluation libre
Réévaluation légale Le qualificatif "libre" signifie :
 qu'elle a la liberté de réévaluer ou
Le qualificatif "légal signifie : de conserver les valeurs
à une date déterminée (clôture historiques ;
de l'exercice donné, en  qu'elle utilise un référentiel de
principe) ; valeurs actuelles à déterminer
selon des modalités techniques sous sa responsabilité ;
précisées, avec, le plus souvent,  qu'elle se conforme aux
recours à un ou des indices de conditions définies par les
réévaluation indiqués par les autorités compétentes et par les
autorités compétentes. articles 62 à 65 ;
Exemple : réévaluation suite à la  qu'elle peut, en général, effectuer
la réévaluation à la clôture de
dévaluation du francs CFA l'exercice de son choix.
REEVALUATION DES BILANS

 Tableau de bord de la réévaluation légale :


La valeur réévaluée retenue est la valeur la plus petite entre :
- Valeur indiciaire = VNC x indice de réévaluation indiqué par les autorités compétentes

- Valeur actuelle = Valeur aux dires d’expert (valeur économique)

 Lorsque la valeur actuelle est retenue, il est possible de calculer un indice définitif par le
rapport :Valeur actuelle/VNC.

 Ecart de réévaluation = Valeur réévaluée – VNC

 La réévaluation légale porte à la fois sur la valeur d’origine et la somme des


amortissements.

 La date de prise d’effet de la réévaluation est soit en début d’exercice ou soit en fin
d’exercice.

NB : l’écart de réévaluation n’est pas distribuable, mais il peut être incorporé au capital.
REEVALUATION DES BILANS

Traduction comptable
 Pour les biens non amortissables

2. Montant de l’écart

1061 Ecart de réévaluation légale

 Pour les biens amortissables

2. Ecart sur valeur d’origine


28 Ecart sur somme des amortissements
1061 Ecart sur VNC
REEVALUATION DES BILANS

Traduction comptable

 Si date de prise d’effet (début d’exercice) : supplément


d’amortissement de l’exercice
Les dotations aux amortissements ultérieures sont calculées

sur la durée restante à courir.

68 Montant de l’écart x

28 x
Application

Au 31/12/N, on a :
Terrain : 10 000 000
VO : 25 000 000
Bâtiment Somme d’amortissement : 10 000 000
VNC : 15 000 0000
Indice de réévaluation = 1,2
Terrain : 15 000 000
Valeur actuelle
Bâtiment : 16 000 000
Date de prise d’effet = 31/12/N

Mission:
Procéder à la réévaluation légale et passer les écritures nécessaires.
 Corrigé:
Poste Valeur Valeur réévaluée Ecart de
comptable réévaluation
Valeur indiciaire : 10 000 000 x 1,2 = 12 000 000
Terrain 10 000 000 Valeur actuelle : 15 000 000 2 000 000
Valeur réévaluée : 12 000 000
VO : 25 000 000 x 1,2 = 30 000 000
VO : 25M Amort : 10 000 000 x 1,2 = 12 000 000
Bâtiment Am : 10M VNC : 15 000 000 x 1,2 = 18 000 000
VNC : 15M Valeur actuelle = 16 000 000
Valeur réévaluée : 16 000 000
Indice définitif = 16 000 000/15 000 000 = 16/15
Réévaluation définitive :
VO : 25 000 000 x 16/15 = 26 666 667 1 666 667
Amort : 10 000 000 x 16/15 = 10 666 667 666 667
VNC : 26 666 667 – 10 666 667 = 16 000 000 1 000 000
 Corrigé:

Traduction comptable :

22 2 000 000

1061 2 000 000

23 1 666 667
28 666 667
1061 1 000 000
CAS REGALUS (PAGE 384) DU LIVRE DE MABUDU
REEVALUATION DES BILANS

Tableau de bord de la réévaluation libre :


 Valeur réévaluée = Valeur actuelle
 La réévaluation porte seulement sur la VNC, les amortissements ne sont
pas réévalués comme en réévaluation légale.
 Ecart de réévaluation = Valeur réévaluée – VNC
Base = valeur réévaluée
 Amortissement après réévaluation
Durée = durée restante à courir
 Sort de l’écart de réévaluation : non distribuable, mais incorporable au
capital.
REEVALUATION DES BILANS

Traduction comptable

2. Montant de l’écart

1062 Ecart de réévaluation libre


CAS LIBRUS (PAGE 389) DU LIVRE DE MABUDU
CHARGES D’EMPRUNT

FICHE 23
CHARGES D’ EMPRUNTS

Nature des charges incorporables

Les intérêts des emprunts proprement dits et des


avances reçueslintérêts proprement dits des emprunts et
Les intérêts inclus avances
dans lesreçues
redevances de crédit-
bail

Les intérêts sur découverts bancaires

Les amortissements des primes de


remboursements d’emprunts

Les amortissements des frais d’émission


d’emprunt

Les différences de change sur emprunts en


devises en devises dans la mesure où elles sont
assimilables à un complément de charges
d’intérêts
CHARGES D’ EMPRUNTS

Coûts susceptibles d'être majorés par des charges


d’emprunts

Les coûts d'achat de marchandises ou


Les coûts de production
d'immobilisations,

Dans la mesure où le processus de production Lorsque le processus d'achat s'étend


sur une durée de même ordre que ci-
est relativement long, de l'ordre de cinq à six dessus, durée qui s'entend de la date
des premières dépenses d'achat
mois ou plus ; cette durée s'entend de la date (avances et acomptes notamment)
d'acquisition des matières premières à la date jusqu'à la date d'entrée en magasin

d'achèvement du bien ;
CHARGES D’ EMPRUNTS

Lien direct avec le processus d'achat


Durée du processus d'achat ou
ou de production
de production

Les charges d'emprunts sont à incorporer au Pour éviter d'alourdir les travaux

coût si l'emprunt se rattache directement à comptables des entreprises, l'incorporation

n'est à opérer que si les montants en cause


l'opération d'achat ou à la production
sont significatifs. Or, le montant des intérêts
Obligation d'incorporation
incorporables est proportionnel :
lorsque les conditions sont réunies,
à la durée du cycle d'achat ou de production ;
l'incorporation des intérêts d'emprunts
au taux d'intérêt moyen subi par l'entreprise ;
doit être faite, dans la mesure où
l'incidence de cette incorporation est
significative
CHARGES D’ EMPRUNTS
CAS Pratique
CHARGES D’ EMPRUNTS

Une entreprise a contracté trois emprunts remboursables en intégralité au


31/12/N pour la construction d'un immeuble destiné à devenir un hangar de
stockage.
El: 200 000à 4% le 1er janvier N.
E2: 400 000 à 5% le 1er mars N.
E3 : 600 000 à 6 % le 1er mai N.
La construction débute le 1er avril N pour s'achever le 15 décembre N. Le
montant total de la construction s'élève à 500 000.
N'ayant pas eu à débloquer l'intégralité des fonds immédiatement, l'entreprise
effectue des placements temporaires de trésorerie générant les revenus
financiers suivants:
P1 : du 01/01 au 3l/03: 1500.
P2 : du 0 l/04 au 15/12 : 4250.
P3 : du 15/12 au 31/12 : 250.
CHARGES D’ EMPRUNTS

Mission :

1. Quel est le montant dû au titre des intérêts d'emprunt pour l'année N?


Remplissez le tableau ci-dessous (arrondir les nombres décimaux à l‘unité la plus
proche) :
Emprunts Nominal Taux d'intérêt intérêts de N
E1 200000 4%
E2 400000 5%
E3 600000 6%
Total

2. Quel est le montant incorporable des seuls coûts d'emprunt?


3. Quel est le montant à déduire au titre des intérêts de Placement?
4. Quel est enfin le montant à incorporer au coût de l'actif .
CHARGES D’ EMPRUNTS

CORRIGE

1. Le montant dû au titre des intérêts d'emprunt pour l'année N est le suivant :

Emprunts Nominal Taux d'intérêt intérêts de N


E1 200 000 4% 8 000
E2 400 000 5% 16 667
E3 600 000 6% 24 000
Total 48667

Les intérêts sont calculés en fonction du nombre de mois sur lequel courent les
intérêts.
Ex: Pour E2 = 400 000 x 5 % x 10/12 = 16 667.
CHARGES D’ EMPRUNTS

CORRIGE
2. La période de construction débute le 1er avril et s'achève le 15
décembre, soit 8,5 mois. L'emprunt E3 est contracté un mois après
le début de la construction.
El: 200 000 x 4% x 8,5/12 = 5667
E2: 400 000 x 5% x 8,5/12 = 14167
E3: 600 000 x 6% x 7,5/12 = 22500
Soit un total de 42334.
CHARGES D’ EMPRUNTS

CORRIGE
3. Le montant à déduire au titre des intérêts de placement est de
4 250 (placements sur la période de construction); les autres
placements ont été réalisés avant et après cette période.
4. Le montant à incorporer au coût de l'actif est le suivant:
Intérêts incorporables au titre du remboursement de l'emprunt:
42 334.
Produits financiers à déduire au titre du placement des sommes
non immédiatement engagées 4250.
Soit un total de 42 334 – 4 250 = 38084.
GROUPEMENT D’INTERET ECONOMIQUE (GIE)

FICHE 24
GROUPEMENT D’INTERET ECONOMIQUE (GIE)

Définition : Le G.I.E. est établi par contrat écrit entre deux ou

plusieurs personnes physiques ou morales qui constituent entre

elles, pour une durée déterminée, un cadre juridique en vue de

mettre en œuvre tous les moyens propres à faciliter ou à

développer l'activité économique des membres, à améliorer ou à

accroître les résultats de cette activité


GROUPEMENT D’INTERET ECONOMIQUE (GIE)

Principe :
 Le G.I.E. a la personnalité juridique et ses règles de fonctionnement sont celles qui
régissent les sociétés de personnes.

 Les membres du groupement sont tenus des dettes de celui-ci sur leur patrimoine
propre, car le G.I.E. peut être constitué sans capital minimal légal, son financement
étant assuré par les cotisations des membres.

 Le G.I.E. ne donne pas lieu pour lui-même à réalisation et partage des bénéfices.

En principe, le G.I.E. ne peut avoir pour but exclusif la recherche de bénéfices pour

lui-même, mais seulement pour ses membres. Les bénéfices devront donc être répartis

entre eux et non conservés dans le G.I.E.


GROUPEMENT D’INTERET ECONOMIQUE (GIE)

OPERATIONS Chez le GIE Chez les membres


Apport en capital à la Débit : 5. Débit : 266 Parts dans les GIE
constitution Crédit : 101Capital social Crédit : 5.
Avances stables (long terme) Débit : 5. Débit : 2774 Avances à des GIE
Crédit : 168 Autres emprunts et dettes Crédit : 5.
Avances de trésorerie (court Débit : 5. Débit : 46
terme Crédit : 46 Associés et groupe Crédit : 5.
Cotisations Débit : 5. Débit : 621 Sous traitance
Crédit : 706 Services vendus Crédit : 5.
Débit : 131 Résultat net : Bénéfice Débit : 46
Affectation de bénéfice Crédit : 46 Crédit : 772 Revenus de participations
Débit : 129 Report à nouveau débiteur NEANT
Crédit : 139 Résultat net : Perte Lorsque la quote-part dans la situation
nette du GIE devient inférieur à la valeur
comptable de la participation, il faut
constituer une provision dans l’ordre et
dans la limite de leur montant :
Affectation de perte  Compte 266
 Compte 267
 Compte 46 .
Le surplus est comptabilisé en
provision pour risque
GROUPEMENT D’INTERET ECONOMIQUE (GIE)

Apurement d’une perte Débit : 5. Débit : 277


non définitive Crédit : 168 Crédit : 5.

Apurement d’une perte Débit : 5 Débit : 621 Sous traitance


définitive Crédit : 706 Crédit : 5.

Achat d’un GIE pour le Débit : 46 Débit : 60


compte et au nom des Crédit : 47 Crédit : 46
membres

Vente d’un GIE pour le Débit : 471 Débit : 46


compte et au nom des Crédit : 46 Crédit : 70
membres
GROUPEMENT D’INTERET ECONOMIQUE (GIE)

 NB : Si les cotisations sont versées sous forme


d’abonnement, une régularisation est effectuée en
fin d’exercice par l’intermédiaire du compte 4618
ou 477 pour les produits du côté du GIE ou 476 du
compte des membres.