Vous êtes sur la page 1sur 21

République Algérienne Démocratique & Populaire

Conseil de l’ordre national des experts comptables, commissaires aux comptes & comptables
agrées

Rapport de stage N° : 03

CONTRÖLE INTERNE
&
AUDIT INTERNE

Présente par :
Mr : KHUOMERI ALI
COMMISSAIRE AUX COMPTES Stagiaire Maître de stage :
JAMEL SOUKEUR
COMMISSAIRE AUX COMPTES

SOMMAIRE
SOMMAIRE 1
Introduction 2
I – Contrôle interne dans l’entreprise 2
1 – Définition et objectifs : 2
2 - Les principes de base du contrôle interne : 2
II - L’AUDIT INTERNE 4
1 – Définition : 5
2 – Place de l’auditeur interne dans l’organisation : 5
3 – Objectifs de l’audit interne : 5
III - Les principes comptables généralement admis 6
1 - Postulats de base : 6
2 - les principes comptables : 7
IV – Méthodologie de l’audit interne 8
A – Méthodologie : 8
1 – Audit interne et organisation : 8
2 - Droits et obligations des parties : 8
3 – Programme de la fonction d’audit interne : 9
B – Les méthodes d’approches. 10
C - Questionnaire d’audit interne : 11
1 – Système ventes / clients : 11
2– Système encaissements : 12
3– Système achat / fournisseurs : 12
4– Système décaissements : 12
5– Système production / stocks : 12
6– Système paie : 12
7– Système investissements : 12
Conclusion 13
Appréciation du maître de stage 14

Introduction

Le contrôle interne c’est d’une manière générale, l’organisation et les procédures en

œuvrent dans une entreprise, pour lui assurer un déroulement normal de son activité. Et l’audit

interne comprend l’examen et l’évaluation de la suffisance et de la réalité du système de contrôle

interne de l’entreprise, ainsi que la qualité de l’action dans la mise à exécution des

responsabilités assignées.

La base de l’audit interne est et reste le contrôle, mais de quel contrôle s’agit il ?
A ce sujet je présente mon 3ème rapport qui consiste les étapes suivantes :

- Contrôle interne dans l’entreprise.


- L’audit interne.
- Méthodologie de l’audit interne.

I – Contrôle interne dans l’entreprise


1 – Définition et objectifs :

Le contrôle interne est constitué par l’ensemble des mesures de contrôle comptable et

autres que la définit, applique et surveille sous sa responsabilité afin d’assures :

La protection du patrimoine.
La régularité et la sincérité des enregistrements comptables et des comptes annuels qui en
résultent.
La conduite ordonnée et efficace des opérations de l’entreprise.
La conformité des décisions avec la politiques de la direction.

Le contrôle interne présente deux aspects essentiels différents selon qu’il a ou qu’il n’a pas
d’incidence directe sur les comptes.

a – il a une incidence directe sur les comptes lorsque l’objectif est assuré :

La protection des actifs, du patrimoine et des ressources de l’entreprise.


La fiabilité et la qualité des informations d’ordre comptable dont dépend la régularité et

la sincérité des enregistrements, source d’élaboration des comptes annuels.

b – il n’a pas d’incidence où a une incidence indirecte sur les comptes annuels lorsque l’objectif
est d’assurer :

Le respect de la politique de la direction et le contrôle de l’application de ses instructions.


L’amélioration des performances et de l’efficacité opérationnelle.
2 - Les principes de base du contrôle interne :

De ces deux grands aspects fondement de toute organisation qui se respecte, découlent

cinq règles primordiales, dont le respect conditionne de manière fondamentale, le système de


contrôle interne.

1er règle : la preuve écrite :


La comptabilité ne peut prendre en charge un enregistrement sans que celui-ci ne soit

appuyé par des justificatifs écrits, servant de preuve, en cas de contrôle, le code civile dans son

article 323 précise : « le créancier doit apporter la preuve de l’obligation et le débiteur celle de la

libération ».

Le code de commerce stipule dans son article 12 que « les livres et documents … doivent

être conservés pendant dix (10) ans, les correspondances reçus et les copies de lettres envoyées

doivent être classées et conservées pendant le même délai ». Et pour servir de preuve et donc de

base à l’enregistrement des faits comptables, un document doit réunir au moins quatre conditions

1 – Etre établi sur imprimé prévu à cet effet.


2 – Etre signé lisiblement par un responsable habilité par la charte des responsabilités de
l’entreprise.
3 – Etre daté.
4 – Etre rédigé sans rature si surcharge de manière lisible et en offrant le plus de détail possible
afin d’éviter les confusions.

2ème règle : Enregistrement rapide et chronologie des faits prouvés


L’enregistrement chronologique exige une rapidité de l’enregistrement, de manière à

parvenir à ce que chaque jour soit effectivement saisi dans les livres et journaux comptables,

évitant de laisser traîner des faits comptables, sans leur transcription dans les livres et documents

légaux.

L’utilisation des moyens informatiques permet, quand la saisie et l traitement sont faits en

temps réels, de procéder aux corrections nécessaires sur l’écran même avant l’édition des
documents comptables.

3ème règle : division du travail et contrôle mutuel :


En principe, aucune personne ou aucun département ne doit avoir la complète

responsabilité pour la gestion de l’ensemble des phases d’une transaction, et si possible la

division des responsabilités, doit distinguer :

Les opérations de gestion.


Les opérations de conservation.
Les opérations comptables.

Ce principe fondamental dans la mise en œuvre du contrôle interne repose sur un

organigramme détaillé, ramifié, délimitant avec précision les tâches de chaque échelon de même

que ses propres responsabilités.

La séparation des fonctions devrait à chaque fois que possible distinguer les trois phases d’une
transaction :

1 – L’autorisation de la transaction.
2 – L’enregistrement de la transaction.
3 – La conservation des actifs objet de la transaction.

4ème règle : spécialisation et contrôle du personnel :


Le personnel de l’entreprise devra être au poste de travail occupé, par une politique de formation
spécifique.

1 – Un personnel qualifié :

Dans la pratique, ce principe est souvent oublié et bien des infractions sont commises par

incompétence, en plus de la compétence « technique » ce personnel doit avoir à sa disposition

toute la documentation nécessaire et toutes les procédures de travail existantes, d’un autre côté,

le personnel exerçant au niveau des fonctions sensibles doit être souvent réuni et sensibilité à

l’importance de sa tâche et la vigilance constante dont il doit faire preuve.


2 – Des protections matérielles sûres :

Tous les biens appartenant à l’unité doivent être protégés :

Les magasins.
Les ateliers.
Les bureaux.
Le local utilisé conne caisse de l’unité.
L’unité de façon plus générale.

3 – Une saine maîtrise des risques : en place de toutes les sécurités juridiques et contractuelles
possibles :

Les transports de fonds importants doivent être couverts par une assurance et autant que possible
escortés.
Les différentes assurances « incendie, responsabilité civile » doivent être établies.

4 – Organisation des documents de travail : les documents annulés doivent être conserves

et classés pour qu’ils puissent faire l’objet d’un contrôle ou d’une vérification.

Un contrôle régulier de séquence chronologique est un moyen de dissuasion et de vérification


efficace.

5ème règle : introduction de l’information :


L’expansion de l’information envahit progressivement tout le domaine de l’auditeur interne.

Il s’agit donc d’une mutation que l’on ne peut pas ignorer, les vieilles méthodes sont en

train de disparaître, les nouvelles sont en place et ne se prêtent pas aux habitudes acquises.

La mise en œuvre d’un système informatique dans l’entreprise prévoie la conception d’un plan
de contrôle adéquat :

L’existence des moyens de contrôle appropriés pour assure la sécurité de l’outil informatique et
la prévention des accidents.
Etablissement d’un rapprochement des fichiers de base.
Prévision de correction après défaillances du matériel ou de la programmation.
Code d’indentification et d’autorisation relatifs à la personne utilisant le système.
Limitation des terminaux permettant des changements ou des extractions d’informations.
Chargement des codes d’identifications lorsque les employés quittent l’entreprise.

II - L’AUDIT INTERNE

1 – Définition :

L’audit interne est une activité indépendante d’appréciation, dans le cadre d’une

entreprise ou d’une organisation, qui porte sur l’examen des opérations comptables, financières

et autres, l’ensemble conçu dans une perspective de services destinés, principalement à la

direction, c’est un contrôle qui a pour fonction d’analyser et d’évaluer l’efficience des autres

contrôles.

Le travail d’audit sera subdivisé en fonction des différents départements et services

opérationnels, l’audit interne examinera les opérations des différentes fonctions pour provoquer

des améliorations et conduire à l’application stricte des politiques et des procédures instituées

dans l’entreprise.

2 – Place de l’auditeur interne dans l’organisation :

L’audit interne constitue une responsabilité fonctionnelle plutôt qu’une responsabilité

opérationnelle, l’auditeur interne n’exerce pas une autorité directe sur les autres personnes de

l’organisation et dont il contrôle les travaux.

L’auditeur interne doit être libre de passer en revue et d’apprécier les politiques, les plans, les
procédures et les enregistrements.

L’indépendance est essentielle pour l’efficacité du programme d’audit interne, cette


indépendance a deux aspects majeurs :

1 – Le statut dans l’organisation de l’audit interne et l’appel qui lui est donné par la
direction sont des éléments déterminants de l’étendue et de la valeur des services que fournira la

structure d’audit.

2 – Les auditeurs internes ne doivent pas élaborer et mettre en place des procédures

préparer des documents et s’engager dans aucune autre activité où ils sont appelés à assurer le

contrôle et l’appréciation.

3 – Objectifs de l’audit interne :

Nous pouvons résumer les objectifs de l’audit à trois tâches principales à savoir, la vérification,
l’évaluation et le contrôle de conformité :

3.1 – L’évaluation :
Il ne s’agit plus de vérifier, a postériorité, des documents comptables, il s’agit de

rechercher les remèdes à toutes les faiblesses constatées dont la manière dont étaient préparés les

documents et rapports, ainsi l’évaluation des procédures comptables et devenue la principale

tâche de l’audite interne.

L’évaluation consiste en :

a – l’appréciation du contrôle interne afin de déterminer si le système comptable est bien adapté
pour :

Fournir une information précise et appropriée.


Assurer la protection des ressources contre des pertes dues au vol, aux détournements ou aux
négligences.

b – appréciation de l’efficacité administrative et comptable dans le domaine tels que :

L’efficacité des procédures.


L’utilisation des équipements.

3.2 – La vérification :
L’activité de l’auditeur interne qui se rapporte aux vérifications comprend deux domaines

: Les enregistrements comptables et les rapports correspondant et d’autre part, les éléments
d’actifs, les éléments passifs et les résultats d’exploitation, les activités typiques d’audit interne

en matière de vérification des actifs incluront le décompte clients, la comparaison des stocks en

inventaire résultant des documents détailles d’inventaire, par rapport aux quantités effectives

découlant du comptage physique etc.

3.3 – Le contrôle de conformité :


L’auditeur interne doit s’intéresser à toutes les activité dans les quelles il peut être utile à

la direction, il est concerné par des tâche d’évaluation, de contrôle de conformité et de

vérification.

L’objectif général de services orientés vers la direction inclut les activités suivantes :

La vérification du degré de mise en œuvre des politiques, des plans et des procédures institués
par l’entreprise.
La vérification du degré de mise en œuvre des politiques des plans et des procédures institue
par l’entreprise.
La vérification du degré avec lequel les différents biens de l’entreprise sont comptabilises et
sauvegardes contre les pertes de toute nature.
La vérification du degré de confiance qui s‘attache aux renseignements comptables élabores
dans le cadre de l’entreprise.
L’appréciation de la qualité, avec laquelle sont remplies les différentes responsabilités déléguées
dans le cadre de l’organisation de l’entreprise.

III - Les principes comptables généralement admis

Ces principes, généralement admis sont au nombre de huit (8) reposant sur quatre postulats de
base :

1 - Postulats de base :

1-1 Postulat d’entité :


Il est admis, que le patrimoine d’une entreprise, constitue une entité .a cet effet, la

comptabilité ne devra retracer que le patrimoine, les charges et les produits de cette entreprise à

l’exclusion de tout autre situation ne revenant pas.


Ainsi la comptabilité ne s’intéresse qu’à ce qui concerne l’entreprise.

L’entreprise en tant que personne morale est au centre des préoccupations du système de
comptabilité générale.

Et le code civil définit la personne morale : « la personne morale, jouit dans les limites

déterminées par la loi, de tous le droit à l’exclusion de ceux qui sont propos à la personne

physique, elle a notamment :

Un patrimoine : une capacité dans les limites déterminée dans l’acte constitutif ou établies par la
loi…..
Un domicile qui est le lieu où se trouve le siège de sont administration.
Un représentant pour exprimer sa volonté. Le droit d’ester en justice ».

1-2- postulat de continuité :


Il est généralement admis de considérer que l’entreprise poursuit son activité dans un avenir
prévisible.

1-3- postulat de mesure monétaire :


La comptabilité ne saisit et n’intègre que transactions susceptibles d’être quantifiées
monétairement.

1-4- postulat d’autonomie des exercices :


A chaque exercice devra être rattaches ses charge et ses produits ci- à- dire chaque exercice
supporte ses charges et se voit affecter ses produits.

2 - les principes comptables :

Les principes qui s’édifient sur ces postulats sont également généraux, et viennent préciser les
contours théoriques de la doctrine comptable.

2.1 – Coût historique :


La comptabilité enregistre les transactions au coût qui est le leur au moment de leur survenance.

La valeur avec laquelle elle doit être saisie est la valeur actuelle, la valeur du moment de sont
appréhension.

2.2 – La réalisation :
D’une façon générale, une charge ou un produit sont réalisés quand la livraison de la
marchandise, ou la fourniture du service a été effectuée.

La facture de la transaction sert de base à la saisie comptable, et non l’encaissement ou le

décaissement qui sont de simples opérations de trésorerie, et financières.

2.3 – Objectivité :
Toute écriture comptable doit être appuyée par un document justificative qui afin de

faciliter la vérification des faits enregistrés, comporte la date, le montant, la nature du faut

élémentaire.

2.4 – Information complètes :


Pour ne laisser place à aucune ambiguïté, ni prêter à confusion les documents à la base de

la saisie comptable doivent être clairement établis et supporter au besoin, des commentaires ou

des notes explicatives.

2.5 – Cohérence :
Le principe de cohérence oblige les comptables à indiquer tout chargement dans les

procédures d’une année sur l’autre dans une note annexe aux comptes, ainsi qu’à présenter

l’information telle qu’elle aurait été si on avait appliqué le procédure de l’année précédente.

2.6 – Importance relative :


Les états financiers doivent relever toutes les opérations dont l’importance peut affecter

les évaluations et les décisions, si un élément est négligeable dans son contexte, il n’est pas

nécessaire d’en tenir compte, les règles comptables et leur application sont d’autant plus

inflexibles que le montant à un caractère significatif.

2.7 – Correspondance :
Pour déterminer les bénéfices, il est indispensable de ne déduire de l’exercice que les
dépenses et les coûts correspondent à ces ventes, les charges du résultat représentent les coûts

des produits vendus ou les coûts de période.

2.8 – Prudence :
Il ne faut pas risquer de présenter une situation surévaluer de l’entreprise de nombreuses

opérations comportent inévitablement des incertitude il faut donc faire preuve de prudence pour

enregistrer un fait comptable qui peut se trouver infirmer par la suite.

Il en résulté traitement comptable différent des charges et des produits :


Un produit ne doit pas être comptabilisé que s’il est réalisé.
Une charge doit être prise en compte dés lors que sa réalisation et probable.

IV – Méthodologie de l’audit interne

A – Méthodologie :
1 – Audit interne et organisation :
La direction devra clairement établir la responsabilité de l’audit interne dans ses interventions en
matière d’organisation.
L’indépendance indispensable de la fonction d’audit interne, de même que l’objectivité

entraînent une neutralité de la fonction dans l’élaboration et la mise en œuvre des procédures.

Les auditeurs au cours de leur contrôle, ne peuvent manquer de remarquer certains

défauts d’organisation et de les signaler, l’un des critères de réussite d’un service d’audit

consiste, en effet à repérer les problèmes dans tous secteurs de l’entreprise avant qu’ils

n’entraînent des conséquences graves, par contre il n’est pas de la responsabilité du service

d’audit d’étudier et de rechercher la meilleur solution, c’est le travail des services d’organisation.

L’audit formule son avis quant aux solutions envisagées, deux bonnes raisons au moins le

conduiront à éviter, autant que possible de faire le travail des services organisation.

Etant directement impliqué dans les décisions de gestion, l’audit interne risque de perdre son
indépendance.
Réduite très souvent, l’équipe d’audit risque d’être détournée de son objectif initial.
2 - Droits et obligations des parties :
L’auditeur interne est en contact le travail avec les responsables des structures auditées,

pour un bon déroulement de la mission d’audit, le principe de droits et obligations doit être bien

respecté.

2.1– Obligations des responsables et droits des auditeurs internes :


Au cours de la mission d’audit, l’auditeur a la droit d’accès à tout les documents qu’elle

demande, et qui sont susceptibles de faciliter son travail, pour cette raison, les responsables de

l’entreprise ou de l’unité auditée sont tenus de mettre à la disposition de l’auditeur tous

documents et pièces justificatives demandés et réclamés.

L’auditeur à travers les différents documents qu’il demande est non pas pour divulguer

des informations confidentielles, mais au contraire de mise à disposition d’éléments nécessaires à

l’exercice de sa fonction.

Par ailleurs, l’auditeur ne constitue pas un moyen pour réprimer ou nuire aux carrières

des responsables, au contraire, cette fonction doit être considérée comme un outil d’assistance

qui travaille pour et avec les gestionnaires, dans la recherche des solutions à leurs préoccupations

et à la résolution de leurs problèmes.

2.2– Obligations des auditeurs et droits de responsables :


Les auditeurs internes sont également astreints à certaines obligations.

Toute information recueillie ou constatation remarquée reçoit le caractère de confidentiel,

donc à circulation très limitée au sein de l’entreprise elle doit être consignée dans un rapport

objectif.
L’autre obligation de la fonction d’audit consiste à travailler de façon disciplinée, sans

introduire dans les services audits de désorganisation et de mélanges de dossiers et de pièces,

mais au contraire, une grande partie de sa crédibilité est tirée de sa manière d’intervenir.

3 – Programme de la fonction d’audit interne :


Pour chaque intervention sur le terrain, la fonction d’audit élabore un programme qui

prévoit le déroulement séquentiel de son activité au sein des structures auditées, ce programme

prévoit également la durée des différentes phases.

3.1 – Méthodes d’interventions :


Les méthodes d’interventions de l’audit interne apparaissent sous trois formes :

Les contrôles inopinés.


Les contrôles planifiés.
Les contrôles à la demande des gestionnaires.

a – Les contrôles inopinés :


Ces contrôles interviennent suite à des situations particulières, notamment suite aux

travaux d’autres structures qui signalent des anomalies, le contrôle inopiné est effectué sans

information préalable des structures auditées.

b – les contrôles planifiés :


Ces contrôles doivent tenir compte de deux aspects :
Le temps.
La portion de gestion à auditer.

Un planning de la fonction audit devra être effectué sur toute l’année, prévoyant les activités à
auditer et la durée à leur consacrer.

c – Les contrôles à la demande :


Les gestionnaires peuvent faire appel aux auditeurs internes à chaque fois qu’il le jugent

nécessaire, afin d’éclaircir un point particulier, une demande être transmise par écrit, en précisant

la nature des interventions souhaitées.


3.2 – Durées des interventions :
Il n’existe pas de durée standard la durée est fonction du but recherché et de l’étendue des
contrôles à effectuer.

Si la fonction d’audit est planifiée tout au long de l’année, ses interventions sont en général de
courtes durées.

3.3 – Le rapport d’audit interne :

L’auditeur a la fin de leur mission, rédigé un rapport détaillé les :

Les différentes phases de l’opération.


L’énumération des anomalies, erreurs, et actes délictueux constatés.
La description des causes ou événements à l’origine de ces faits, le rapport sera structuré de sorte
à faire apparaître.
Une évaluation des faiblesses et défaillances constatées.
Une impression générale du sujet traité.
Les recommandations et orientations suggérées pour remédier aux anomalies ou imperfections
constatées.

Les auditeurs, sont seuls habilités à rédiger le rapport final tant dans son contenu que

dans sa forme, la collaboration d’autres personnes est incompatible, notamment celle de l’organe

contrôlé.

Et en cas de découverte d’actes frauduleux, ou de nature à porter un grave préjudice à

l’entreprise, et dans la mesure où ces actes entraîneraient une action en justice, l’intervention de

la fonction juridique est nécessaire, principalement en vue de rédiger un rapport spécifique pour

l’enrôlement de l’affaire en justice.

Les procédures au sein de l’entreprise doivent indiquer les destinataires des rapports

d’audit confidentiels et la fonction auditée recevra une copie du rapport en même temps que la

direction de l’entreprise.
B – Les méthodes d’approches.
Pour faciliter les travaux de vérifications l’auditeur a sa disposition trois phases :

1er phase : prise de connaissance et orientation de la mission :

L’auditeur ou le chef de mission rassemblera le maximum d’informations sur les

politiques, les systèmes et les activités assujettis à la vérification, de même que les rapports et les

feuilles de travail des vérifications précédentes,

L’objectif de cette approche, est d’identifier les risques qui peuvent avoir une incidence

sur les comptes et conditionne ainsi la programmation initiale des contrôle et planifications de la

mission.

2ème phase : Exécution des travaux internes :

Pour évaluer la fiabilité des systèmes comptables de l’entreprise, l’auditeur doit identifier

les contrôles internes qui répondent à chaque critère assurant qualité des états financiers.

Ce système comptable contient deux types d’opérations :

Les données répétitives :

Qui représentent les opérations qui se répètent régulièrement devant toute l’année tel que

les ventes, les achats, les paies…etc, ces opérations sont généralement traitées de façon uniforme

selon le système adopté.

Les étapes à suivre sont :

Identification des systèmes.


Recherche des informations.
Description des systèmes.
Identification des contrôles internes.
Evaluation de l’efficacité des contrôles internes.
Teste de conformités du fonctionnement des contrôles internes.
Teste de validités.
Teste d’existences.

Les données non répétitives :


Qui sont des opérations :
Cycliques : Qui sont saisies à des intervalles de temps plus en moins réguliers « inventaires
physiques, provisions…. ».
Exceptionnelles : Qui sont des opérations ou décisions qui sortent du cadre de

l’exploitation courante «réévaluation des investissements, fusion, augmentation du capital ».

3ème phase : Exécution des travaux de clôture :

Cette phase représente le contrôle des comptes, et son objectif consiste à réunir les

éléments probants suffisants pour pouvoir exprimer une opinion motivée sur les comptes.

C - Questionnaire d’audit interne :


L’auditeur analyse les diagrammes de circulation de documents pour identifier les

documents clés qui servent aux enregistrements comptables et juger ainsi le système du contrôle

interne.

Il existe une diversité de questionnaires d’audit, adapté selon l’importance de l’entreprise et son
activité.

Les questionnaires se proposent de passer en revue de manière systématique, les faiblesses et les
points forts du contrôle interne de l’entreprise.

A partir de ces données, l’auditeur jugera les risques d’erreurs qui peuvent exister dans le

traitement des données et ainsi il pourra adapter son programme de travail à ces risques

identifiés.

Le questionnaire d’audit interne sera ainsi rédigé sur les points suivants :
1 – Système ventes / clients :
L’objectif de l’auditeur lorsqu’il contrôle les ventes et les comptes clients est de s’assurer
que l’entreprise facture au prix convenu des marchandises « ou des services » effectivement

livrées « ou rendus » à des clients solvables et enregistre ces ventes correctement et dans la

bonne période.

Pour atteindre cet objectif, l’auditeur doit effectuer un étude et un évaluation du contrôle

interne du système vente / clients qui doit couvrir la sécurité du traitement des données.

A titre d’exemple, si les ventes sont comptabilisées à partir d’un bordereau d’imputation

établi à partir des factures, il y a lieu de questionner le client, pour chaque objectif de contrôle

internes concerné couvrant les critères de qualité des états financières, sur les contrôles internes

qu’il a mis en place pour s’assurer :

Que tous les bordereaux d’imputation sont comptabilisés.


Que chaque bordereau d’imputations comptabilisées est :
Réel.
Correctement établi à partir des factures.
Enregistré dans la bonne période.
Correctement complété de la bonne imputation comptable.
Correctement totalisé.
Correctement enregistré et centralisé.
2– Système encaissements :
L’objectif de l’auditeur lorsqu’il contrôle les encaissements est de s’assurer que

l’entreprise remet en banque et enregistré promptement et correctement toutes les sommes

effectivement encaissées et correspondant à des créances réelles.

3– Système achat / fournisseurs :


L’audit devra à travers le questionnaire assurer que l’entreprise est facturée pas ses

fournisseurs aux prix convenus pour les marchandises « ou services » effectivement reçus « ou

rendus » en quantité et en qualité conformes à celles commandées et enregistre ses achats

correctement et dans la bonne période.


4– Système décaissements :
Cette partie de l’audit se propose à travers d’un questionnaire conçu pour le système

décaissements d’atteindre l’objectif de s’assurer que les décaissements correspondent à des

dettes de l’entreprise envers les fournisseurs et qu’ils sont enregistrés promptement et

correctement.

5– Système production / stocks :


Cet audit vise essentiellement à tester le système de contrôle interne et assurer que

l’entreprise enregistre dans l’inventaire comptable permanent toutes les quantités de biens et de

marchandises lui appartenant, valorisées au coût réel d’achat ou de production, et vérifie la

cohérence de ces stocks et en-cours avec les achats et les ventes comptabilisées.

6– Système paie :
A travers les questions posées le questionnaires assurer que l’entreprise verse à ses

employés et salariés les rémunérations, salaires, primes….etc, approuvés par la direction et

correspondant à un travail effectif, verse aux organisantes sociaux toutes les charges sociales y

afférentes et enregistre ces frais de personnel correctement et dans bonne période.

7– Système investissements :
L’audit devra à travers le questionnaires, s’assurer que l’entreprise enregistre en

investissements toutes ses dépenses d’éléments corporels et incorporels destinés à servir de façon

durable à son activité, à l’exploitation de toutes dépenses ayant le caractère de charges de

l’exercice et les amortit leur durée probable de vie.

Conclusion
L’audit interne, développé dans sa version moderniste, peut prendre aux yeux des

dirigeants une excessive, non pas qu’il interfère dans les décisions puisque cela n’est dans sa

nature, mais parce que, intervenant dans tous les secteurs et dans toutes les fonctions, il accumule

à la longue une somme d’informations considérable et en quelque sorte universelle que

jusqu’alors seuls ces dirigeants détiennent, sans y voir un risque de concurrence ou de contre-

pouvoir, ils ressentent néanmoins un certain malaise à savoir que d’autres savent aussi, malaise

que l’audit interne doit veiller à dissiper en s’abstenant de tout propos ou comportement qui

pourrait laisser penser qu’il veut abuser de sa situation privilégiée, sauf justement à ce que les

dirigeants souhaitent mettre à contribution cette science.

Appréciation du maître de stage

………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………

………………………………………………………………………………………