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LE E-MANAGEMENT DANS LES COMPAGNIES D'ASSURANCE : Gestion


Intégrée (ORASS) Cas d'étude : Assurance Automobile -CAAR-

Article · July 2018

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Mohamed Mouloud Belaid


Badji Mokhtar - Annaba University
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LE E-MANAGEMENT DANS LES COMPAGNIES D’ASSURANCE :
Gestion Intégrée (ORASS)
Cas d’étude : Assurance Automobile -CAAR-

Assia BELHOUCHETi et Mohamed Mouloud BELAIDii


Université BADJI MOKHTAR

Résume :

L’innovation, le développement technologique et la mondialisation, engendrent un


grand nombre de contrats d’assurance (toute catégorie confondue). La gestion de ces
derniers par des méthodes classiques n’est plus efficace, l’introduction des nouvelles
technologies dans la gestion des compagnies d’assurance est devenue nécessaire voir
vitale car elle contribue à améliorer les services et à garantir une qualité des produits.

La première compagnie à avoir suivi le changement en 2006 est la CAAR qui


utilise un progiciel ORASS puissant dans le domaine de l'assurance qui lui permet une
gestion décentralisée des opérations techniques d'assurance d'une façon continue. Le
progiciel ORASS gère tous les produits commercialisés par la compagnie selon un
référentiel unique pour l’ensemble du réseau de distribution.

Le but de ce travail est de démontrer l’importance de l’utilisation de ces moyens


technologique au sein des compagnies d’assurance par des indices évidents et
convaincants et la nécessité d’une transition (passage d’une gestion dite traditionnelle
a celle e-management).

Mots clés : Assurance, Assurance automobile, e-management, gestion électronique,


système d’information, ORASS.

Introduction :
Ces dernières années, l’arrivée d’une nouvelle génération de technologies a suscité
un regain d’intérêt pour l’informatisation des compagnies d’assurance, mais il reste de
nombreux défis à relever pour obtenir les bénéfices escomptés. Il est donc intéressant
d’analyser dans quelle mesure les assureurs optimisent leurs performances en
investissant dans les technologies de gestion et sur quels points ils doivent se focaliser
pour augmenter leurs chances de réussite.
Cette étude consiste à démontrer l’importance du e-mangement au sein des
compagnies d’assurance, une raison pour laquelle nous avons choisi ce thème de
recherche au niveau de la compagnie Algérienne d’assurance et de réassurance
« CAAR ».

i
Doctorante en Gestion des Organisation (Département de Gestion), E-mail: assia.belhochet@yahoo.fr
ii Doctorant en Gestion des Organisation (Département de Gestion), E-mail: belaid_mohamed@hotmail.fr
Problématique :

 Comment peut-on intégrer les nouvelles technologies de gestion dans l’activité


des compagnies d’assurance?

I. Les compagnies d’assurance en Algérie :


La première partie introductive de cet article est consacrée à présenter le secteur de
l’assurance en Algérie et mettre en avant l’assurance automobile objet de notre étude.
I.1. Historiques du marché algérien des assurances :
Le marché des assurances occupe une place importante dans l’économie algérienne,
notamment ces cinq dernières années où il a connu une évolution considérable.
Le secteur financier est affecté par les tendances économiques choisies par les
dirigeants, c’est pourquoi le marche algérien des assurances s’est développé en
fonction des caractéristiques de chaque période.
Dans cette partie, on va essayer de présenter les différentes étapes de l’évolution de
ce marché(1).
Le secteur des assurances était régit au départ, autrement dit au lendemain de
l’indépendance par les textes préexistants dans la mesure le législateur algérien a
reconduit tous les textes déjà existants, (par la loi 62-157 du 21 décembre 1962) en
attendant la mise en place d’une réglementation nouvelle pour tenir compte des
intérêts du pays.
Mais des l’indépendance, obligation est faite aux compagnies d’assurances
étrangères de céder 10% de leur portefeuille au profit de la CAAR crée en 1963.
En 1964 et en plus de la CAAR doyenne des sociétés nationales d’assurances seule
la société algérienne d’assurances, la SAA, alors société algéro-egyptiene a continué
d’exercer ses activités avec la compagnie tunisienne STAAR au cotés de deux
mutules d’assurances, l’une pour les risques agricoles et l’autre pour l’enseignement.
En 1966 l’Algérie indépendante institue le monopole de l’Etat sur les opérations
d’assurances (ordonnance N°6/127 du 27 mai 1966). Les entreprises publiques
nationalisées étaient : la CAAR spécialisée dans les risques transport et industriels et
la SAA (après rachat des parts égyptiennes) dans les risques automobiles assurances
de personnes et risques simples durant la période a lent de 1973 à 1989.
A partir de 1973 un nouveau type d’assurance voit le jour avec la création de la
Compagnie Centrale de Réassurance (CCR).
Le secteur des assurances se compose de(2):

- 20 compagnies d’assurances et de réassurances;


- 10 sociétés publiques;
- 8 sociétés privées et 2 mutuelles.

I.2. La situation actuelle du marché d’assurance algérien :


Selon l’origine des capitaux, le volume des sociétés à capitaux privés atteint 26,4%
au premier trimestre 2014. Leur chiffre d’affaires, d’un montant de 8,9 milliards de
dinars, connaît une hausse de 8,6% comparativement à la même période de 2013 soit
une valeur additive de 702 millions de DA.
Tableau n°1 : Production des assurances au 31/03/2014
Unité : milliers de dinars
Part de marché
Entreprises Entreprises Entreprises Total
Branches d'assurance des Sociétés à
Publiques Privées Mixtes marché
capitaux privés

Ass. Automobile 13 580 843 5 702 043 346 761 19 629 648 29,0%
RC 2 159 452 855 467 19 377 3 034 296 28,2%
Garanties facultatives 11 421 391 4 846 576 327 385 16 595 352 29,2%
Source : Note de conjoncture du marché des assurances 1er trimestre 2014, CNA, p.5
I.2.1.Evolution de la production :
Le chiffre d'affaires réalisé par le secteur durant le 1er trimestre 2014, est estime à
33,7 Milliards de dinars contre 31,4 milliards de dinars a la même période en 2013,
soit une progression de 7,2%.
En y ajoutant le montant des acceptations internationales de la CCR qui s’élève à
251,8 millions de dinars (en très forte progression de 1011,8% par rapport à la même
période de 2013), le chiffre d’affaires du secteur des assurances atteint, au premier
trimestre de l’année 2014, un montant global de 33,9 milliards de dinars.
Tableau n°2 : Production assurance dommages (Tl 2013/T1 2014)
Structure du Evolution Tl 2013/T1
Chiffre d’affaires marché 2014
Unité : milliers de DA T1 2014 Tl 2013 T1 2014 Tl 2013 en% en valeur

Assurances dommages 31 822 610 94,5% 94,6% 7,1% 2 114 184


29 708 427

Assurances de Personnes 1 869 004 1 709 868 5,5% 5,4% 9,3% 159 136
Marché direct 33 691 614 31 418 295 100% 100% 7,2% 12 273 319
Acceptations
1011,8% 229 167
Internationales 251 817 22 650
Total 33 943 431 31 440 945
Source : Note de conjoncture du marché des assurances 1er trimestre 2014, CNA, p.1
Le chiffre d’affaires réalisé par les sociétés d’assurance dommages durant le
premier trimestre 2014 a atteint 31,8 milliards de dinars contre 29,7 milliards de
dinars à la même période en 2013, soit une hausse de 7,1 % et une part de marché de
94,5%. Hormis le « crédit » qui enregistre une baisse de 8%, toutes les autres
branches affichent des hausses.
Tableau n°3 : Production du 1er trimestre 2014 (assurance automobile)
Unité: milliersdedinars

Structure du
Chiffre d’affaires
marché
Evolution Tl 2013/T1 2014
Branches T1 2014 Tl 2013 2 014 2 013 en % en valeur
Ass. Automobile 19 629 648 18 141 547 61,7% 61,1% 8,2% 1 488 101
RC 3 034 296 2 977 046 9,5 % 10% 1,9 % 57 250
Garanties facultatives 16 595 352 15 164 502 52,1 % 51% 9,4 % 1 430 850
Source : Note de conjoncture du marché des assurances 1er trimestre 2014, CNA, p.2
La branche automobile qui représente 61,7% de la production des assurances
dommages, enregistre une production totale de 19,6 milliards de dinars, en
progression de 8,2% par rapport au 1er trimestre 2013.
La garantie « responsabilité civile » progresse de 1,9% avec une part dans le
portefeuille automobile qui s’élève à 15,4%. Les garanties facultatives enregistrent
une hausse de 9,4% par rapport au premier trimestre 2013. La branche « automobile »
qui bénéficiait jusque-là d’une croissance solide (avec un taux d’évolution à deux
chiffres), amorce un ralentissement dû au recul des ventes dans le secteur automobile,
avec une régression des importations de véhicules de 22,94% par rapport à la même
période en 2013. La branche « automobile » reste donc, très sensible aux importations
et aux ventes de véhicules(3).
I.3. Assurance Automobile en Algérie :
L’automobile est le moyen de transport le plus répandu mais aussi le plus
dangereux. Les dégâts d’un accident peuvent s’avérer dramatiques sur tous les plans,
d’où la nécessité d’être bien assuré.
Figure n°01 : structure par branche au 31/03/2014

Source : Note de conjoncture du marché des assurances 1er trimestre 2014, CNA, p.4
I.3.1. Qu’est-ce que l'Assurance Automobile ?
Le contrat d’assurance automobile est proposé à tout propriétaire ou conducteur d’un
véhicule terrestre à moteur, sous forme de package comprenant obligatoirement la
garantie de responsabilité civile et une ou plusieurs autres garanties facultatives(4):

- Dommages au véhicule ;
- Dommages aux personnes transportées (les passagers) ;
- Défense et recours ou protection juridique ;
- Assistance.

I.3.2. Est-ce une obligation ? Quel est son intérêt ?


L’article 1er de l’ordonnance 74-15 du 30 janvier 1974 modifiée et complétée par
la loi n°88-31 du 19 juillet 1988 relative à l’obligation d’assurance des véhicules
automobiles et au régime d’indemnisation des dommages, oblige tout propriétaire de
véhicule automobile, avant même de le mettre en circulation, à souscrire une
assurance automobile, couvrant les conséquences pécuniaires de sa responsabilité
civile envers autrui(5).
Ainsi, en cas de survenue d’un sinistre dans la réalisation duquel, le véhicule assuré
est impliqué (accident, incendie ou explosion, chute...), l’assureur intervient pour
réparer les conséquences pécuniaires des dommages matériels et/ou corporels causés
aux tiers au sens de l’ordonnance 74-15 modifiée et complétée.
Seule la responsabilité civile (RC automobile) est obligatoire.

I.3.3. Quelles sont les garanties proposées ?


En complément de la garantie obligatoire de responsabilité civile, l’assureur
automobile propose d’autres garanties facultatives relatives aux dommages subis par
le véhicule ainsi que celles relatives aux personnes transportées à bord(6).
a. Dommages avec ou sans collision (D.A.S.C) :
Communément appelée « tous risques », cette garantie permet le remboursement des
dommages occasionnés au véhicule assuré en cas de :

- Collision avec un autre véhicule qu’il soit ou non identifié ;


- Choc contre un corps fixe ou mobile ;
- Renversement sans collision préalable du véhicule assuré ;

Dommages causés par :

- Hautes eaux ;
- Inondations ;
- Éboulements de rochers ;
- Chutes de pierres ;
- Glissement de terrain ;
- Grêle.

Cette garantie couvre (sous réserve des limites de garanties, cas de déchéances et
autres exclusions mentionnées dans les conditions générales du contrat) les dommages
précités, à concurrence de la valeur vénale du véhicule, sans tenir compte du niveau
de responsabilité et de l’existence ou non d’une partie adverse.
Cette garantie est disponible, selon les sociétés d’assurance, en plusieurs options
qui peuvent s’exprimer en pourcentage de la valeur du véhicule (100% ; 50% ;
25%…) ou en montant fixe (100.000 DA ; 200.000 DA…).
b. Dommages collision (DC) :
En cas de collision avec un autre véhicule, un motocycle, un piéton ou un animal
appartenant à un tiers identifié, la garantie dommages collision permet le
remboursement des dommages occasionnés au véhicule assuré , avant toute recherche
de responsabilité et dans la limite du plafond définit aux conditions particulières
variant de 5000 DA à la valeur vénale du véhicule.
La condition essentielle de mise en œuvre de cette garantie étant l’identification
du tiers, il est donc impératif de recueillir toutes les informations permettant
d’identifier la partie adverse, et de les communiquer à l’assureur.
c. Vol et incendie du véhicule (V.I.V) :
Ces deux garanties sont généralement jumelées :
c.1. En cas de vol :
Indemnisation dans la limite de la valeur assurée des :
- dommages résultant de la disparition du véhicule assuré, ainsi que des
pneumatiques, accessoires, et pièces de rechange (prévues dans le catalogue
du constructeur et livrées en même temps que le véhicule);
- dommages et détériorations résultants d’une tentative de vol.

c.2. En cas d’incendie et d’explosion :


À l’exclusion de ceux occasionnés par tout explosif transporté dans le véhicule
assuré, votre assureur dédommagera toute détérioration subie par votre véhicule, ses
accessoires et ses pièces de rechange (selon le catalogue du constructeur).
d. Bris de glace (BDG) :
L’assureur garantit l’assuré contre les dommages causés au pare-brise, à la lunette
arrière et aux glaces latérales du véhicule assuré, par projection de cailloux, de
gravillons, ou autres corps que le véhicule soit en mouvement ou en stationnement.
e. Défense et recours (DR) :
Permet :

- la prise en charge de la défense des intérêts de l’assuré devant les juridictions


concernées, chaque fois qu’il est mis en cause du fait de l’utilisation du
véhicule assuré ;
- l'exercice du recours contre le tiers responsable ou son assureur, pour
récupérer le remboursement des dommages subis par le véhicule assuré.

f. Personnes transportées (PT) :


Permet le paiement des indemnités prévues au contrat en cas de dommages
corporels (décès, IPP et frais médicaux) subis par les passagers du véhicule assuré.
g. Assistance automobile
Introduite depuis peu (avril 2007), l’assistance automobile est de plus en plus
proposée par les sociétés d’assurance en partenariat avec des sociétés d’assistance.
Cette garantie permet, en cas d’accident ou de panne et sur simple appel
téléphonique, la mise à la disposition de l’assuré et autres bénéficiaires d’une aide
matérielle immédiate :

- Dépannage ou remorquage du véhicule


- Séjour et déplacement des bénéficiaires à cause de l’immobilisation du
véhicule assuré …

Le cas échéant, le bénéficiaire doit communiquer par téléphone ou tout autre


moyen à la centrale d’alarme :

- Le numéro du contrat d’assistance ;


- Le nom et prénom ;
- L’endroit où il se trouve ;
- Le genre de service dont il a besoin ;
- Les coordonnées où il peut être joint.
II. Le e-management :
Le e-management, peut se définir par l’intégration dans l’ensemble des processus
de management, c’est-à-dire, la finalisation, l’organisation, l’animation, le contrôle,
des impacts et opportunités des nouvelles technologies de l’information et de la
communication (NTIC).
Le e-management recouvre à l’évidence ce que l’on appelle le e-business, c’est-à-
dire les stratégies de commercialisation via Internet, mais aussi, et on l’oublie trop
souvent, les implications organisationnelles de ces stratégies en termes de structure,
de gestion des ressources humaines, de système d’information et plus généralement de
fonctionnement d’entreprise(7).
Dans cet axe nous parlerons du e-management et de la contribution des nouvelles
technologies, éléments essentiels à la transition des entreprise du management dit
classique au e-management.
II.1. Historique :
Depuis la fin des années 70, un nombre croissant des entreprises ont recours à des
bureaux automatisés, des robots pour la production, des logiciels.
En 1999, le e-Management a vu le jour, il a pour origine le gouvernement fédéral
américain qui l’utilisé dans les domaines de : la planification, l'ingénierie des
infrastructures, le développement d'applications et de sécurité de l'information(8).
Aujourd’hui, vous obtenez ces informations presque immédiatement depuis votre
ordinateur, sachant qu’elles seront en outre personnalisées en fonction de vos besoins.
Le e-management est passé par deux étapes importantes(9) :
II.1.1. Du management au management de l’entreprise étendue :
Le management est un ensemble de quatre processus alimentés par un système, le
système d’information. Ces quatre processus sont :

- Processus de finalisation des objectifs de l’entreprise (missions, stratégie,


plans, budgets) ;
- Processus d’organisation (définition des structures et des mécanismes de
coordination) ;
- Processus d’animation des hommes (Gestion des Ressources Humaines, rôles
hiérarchiques,…) ;
- Processus de contrôle (du contrôle stratégique au contrôle de gestion).

Dans la notion d’entreprise étendue, la perspective est que les frontières juridiques
de l’entreprise ont une pertinence très faible dans la mesure où la création de valeur
de l’entreprise s’appuie sur des chaînes de valeur partenaires au travers de rations de
partenariats, coopérations, alliances. Le management devient donc un management
qui inclut la gestion de ces relations et leur intégration dans la création d’avantages
concurrentiels. Dès lors, aux quatre processus pré-cités viennent s’ajouter trois
processus : le Processus relations-clients, le Processus relations-fournisseurs et le
Processus relations-partenaires.
Figure n°02 : Le management dans l’entreprise étendue

Source : Henri Isaac, Introduction du management au e-management, Paris 2006, p.07


II.1.2. Du management de l’entreprise étendue au e-management.
En quoi les nouvelles technologies de l’information modifient le management de
l’entreprise étendue ? Pourquoi peut-on parler d’un e-management dans ce cas là ?
L’introduction des nouvelles technologies comme internet et la connexion aux
systèmes de production a facilité la collaboration entre l’entreprise dite étendue et ces
partenaires, c’est cette relation « entreprise étendue- partenaire » via moyens de
communications modernes que l’on appelle e-management qui s’est étendue avec le
temps au système de conception et de production, rendant l’entreprise plus flexible.
Figure n°03 : Le e-management et le système d’information

Source : Henri Isaac, Introduction du management au e-management, Paris 2006, p.07


II.2. Les principaux outils du e-management :
Certaines technologies ont rendu l’émergence du e-management plus facile, dont
principalement (Internet, Intranet, Extranet, EDI) ainsi que l’interconnexion des
systèmes de production et l’introduction des NTIC(10).

II.2.1. Internet, intranet et extranet :


Origines d’Internet (début des années 1990) mise en place de réseaux permettant
d’interconnecter des sites distants dans le but de mise en relation de communautés de
chercheurs partageant les mêmes préoccupations. Même logique pour l’entreprise qui
a besoin de se connaître pour mieux travailler ensemble et besoin de naviguer dans les
bases de connaissance de l’entreprise(11).
Figure n°04 : Une différenciation selon les cibles

Source : www.slideshare.net/AzddineSefriouiBenze/intranet-extranet-17426236
II.2.2. Les services sur Internet et informatiques:

- Courrier électronique ;
- FTP (File Transfer Protocol) ;
- Les forums de discussion (News groups) ;
- Le WWW ;
- Telnet, SSH ;
- Téléphonie sur l’Internet (via application Ios et android) ;
- Vidéo Conférence ;
- Vidéo ou radio au choix ;
- Logiciels ;
- Fax.

II.2.3. Autres outils :

- Gestion Electronique de Documents (GED): la gestion électronique a pour


rôle d’organiser et gérer des informations et des documents électroniques au
sein de l’entreprise. Ainsi qu’a dématérialiser, classer, gérer et stocke des
documents à partir d'applications informatiques dans le cadre normal des
activités de l'organisation(12).
- Knowledge management : c’est la gestion de connaissance qui organise,
partage et capitalise les connaissances de l'entreprise(13).
- La gestion de la chaine logistique : Améliore et automatise
l'approvisionnement en réduisant les stocks et les délais de livraison.

II.2.4. Le système d’information :


Quelle que soit sa taille ou son secteur d’activité, une entreprise doit avoir un
système d’information performant qui repose sur l’analyse de
l’environnement(14).
Figure n°05 : Le système d’information

Source : Henri Isaac et Robert Nickerson, technologie de l’information et management, documentation


paris dauphine, janvier 2004. p 27.

II.3. Les facettes du e-management :


II.3.1. E-commerce :
Le e-commerce résulte de l’application des TIC en tout point de la chaine
logistique et des processus qui y sont appliqués.
Grâce au commerce électronique, l’échange d’informations sans papiers, les
responsables peuvent améliorer les processus organisationnels, ce qui procure à
l’entreprise un avantage concurrentiel du fait de la réduction des couts, de
l’amélioration de la qualité et de l’accélération des livraisons.
Cette approche du commerce électronique met l’accent sur la nature des parties en
présence dans la transaction commerciale pour caractériser les différents types de
commerce électronique.
II.3.2. E-marketing :
La spécialité Marketing et TIC vise à former des spécialistes de la gestion de la
relation client. Ces derniers seront en mesure d'utiliser les TIC pour : Collecter,
exploiter et analyser les données commerciales Afin de concevoir et conduire des
actions marketing personnalisées et interactives permettant d’entretenir la relation
entre l’entreprise et ses clients.
II.3.3. E-GRH :
Les nouvelles technologies informatiques rendent possible un Management des
ressources humaines anticipateur, flexible, qualitatif et personnalisé dont les acteurs
sont non seulement la DRH mais toute la hiérarchie, voire chaque Salarié.
Elles facilitent l’adoption de nouvelles logiques : personnalisation, Adaptation,
mobilisation, partage, anticipation.
Les technologies de l’information apparaissent alors comme une source potentielle
d’avantage compétitif dans la fonction RH. Cependant, Elles influencent la
communication et les équilibres de pouvoir. Elles facilitent l’apparition de procédures
de management participatif(15).
II.4. L’e-management et les compagnies d’assurance :
Les sociétés d’assurance adoptent durant les années 90 une stratégie rompant avec
les modèles économiques traditionnels du secteur de l'assurance dans le but
d’identifier ce qui déplaisait le plus à leurs clients : retards, complexité des démarches
administratives pour obtenir un contrat ou déclarer un sinistre et les prix élevés.
Le projet mis en place permettait au personnel, assisté par l'informatique, d'accéder
aux contrats et de traiter les sinistres dans les quelques minutes suivant l'appel du
client. Ainsi, il y a eu comme répercussion sur les clients d’importantes réductions de
coûts du fait de la réduction des frais de gestion.
Dans la mise en place des nouvelles technologies :

- la première étape consiste en l’analyse des retards, la complexité pour obtenir


un contrat ou déclarer un sinistre, information du client en cas de
remboursement.
- Deuxième étape : Analyse de ce que peuvent apporter les nouvelles
technologies une innovation majeure sur les coûts unitaires, la réduction du
temps de mise sur le marché ou la différenciation par de nouveaux services
qui, bien gérés, pourraient faire progresser sensiblement la société dans la
réalisation de sa stratégie(16).

III. Gestion Intégrée ORASS et Assurance Automobile -CAAR- :


La présente étude s’est effectuée au niveau de la CAAR étant la compagnie leader
dans le marché de l’assurance non-vie en Algérie, de présenter son outil principal de
gestion (ORASS) et sa contribution au fonctionnement de la compagnie.
III.1. Présentation de la CAAR :
La compagnie a été créée en 1963 en tant que caisse d’assurance et de réassurance
dans le but de permettre à l’Etat algérien de contrôler le marché des assurances. Elle
est à ce titre la première compagnie algérienne de l’après indépendance.
Depuis les réformes économiques introduites par les lois de 1988, la CAAR a été
transformée en actions dont le ministère des finances est l’unique actionnaire. Le
capital social actuel est de 13 milliards de dinars entièrement libérée.
Depuis sa création, la CAAR a eu à assumer de multiples missions qui sont liées
entre autres :
- Au contrôle du marché des assurances par le biais de la cession légale.
- Au monopole de l’Etat sur les opérations d’assurances.
- A la cession de son portefeuille de réassurance à la CCR (Compagnie Centrale
de Réassurance) en 1975.
- A la cession de son portefeuille des assurances transport à la CAAT en 1985.
La CAAR conformément à l’agrément obtenu du ministère des finances, a été
habilitée à pratiquer des opérations d’assurances y compris la réassurance.
Dans le cadre de la concurrence et malgré les aléas du marché, la CARR a pu non
seulement avoir l’essentiel de son portefeuille mais également augmenter sa part du
marché qui s’est établi en 2010 à 15,86% du marché Algérien des assurances.
Les principaux produits d’assurance commercialisés sont :

- L’assurance des biens : automobile, risques industriels, habitation, petites et


moyennes commerce et transport ainsi que la responsabilité civile.
- L’assurance des personnes, prévoyance, décès, invalidité,…
- La réassurance qui concerne les gros risques.
- Les placements financiers (bons du trésor-marché boursier, participations au
capital,…).
Figure n° 06: Organigramme de la CAAR

Source : Document interne CAAR


III.2. Présentation du progiciel ORASS :
ORASS est un progiciel puissant dans le domaine de l'assurance qui permet une
gestion décentralisée des opérations techniques d'assurance d'une façon continue. il
gère tous les produits commercialisés par la compagnie d’une manière automatisée et
qui génère notamment des écritures comptables.
Adopté par la CAAR en 1998, et instauré au niveau de chaque succursale et agence
de la compagnie, l’ORASS est devenu ainsi un grand réseau de communication
national et à distance (inter-agences-succursales).
Figure n°07 : progiciel ORASS 5.1

Source : ORASS, Gestion intégrée, CAAR.


III.2.1. Présentation des différentes tâches assurées par ORASS :
Les compagnies d’assurance comme toutes autres institutions financières
accomplissent de nombreuses et différentes tâches, mais celles qui caractérisent le
plus l’activité assurancielle sont bien la production et la gestion des sinistre(17).
Figure n°08 : Principales activités d’assurance

Source : les métiers de l’indemnisation et du règlement des sinistres :de la rédaction à la télégestion,
publication de l’observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance, Mai 2001. P05
III.2.1.1. La production :
La production est le cœur d'une entreprise d'assurance, et doit classiquement passer
par les étapes suivantes :
- L'Accueil des clients ;
- La Souscription en assurance ;
- La Saisie des quittances ;
- La Saisie des attestations ;
- La recherche des dossiers aux archives ;
- Appeler les clients pour le renouvellement de leurs polices…etc.
L’ORASS permet à la CAAR de regrouper la majorité de ces taches comme
l’exprime la fenêtre suivante :
Figure n°09 : ORASS Production Assurance

Source : ORASS, Gestion intégrée, CAAR.


Le progiciel permet de gérer la souscription de nouvelles affaires collectant toutes
les informations qui concernent le client (Age, adresse, fonction…) ainsi que des
informations sur le bien en question (ex : type de voiture, puissance, garage…). Il
facilite ainsi l’enregistrement des clients (dans le volet nouvelles affaires) et le
stockage des informations (dans le volet production –consultation) utiles à la CAAR.
Le logiciel permet aussi de tarifier le bien à assurer selon les garanties choisies par
le client(18).
Figure n°10 : Numérotation automatique des affaires nouvelles

Source : ORASS, Gestion intégrée, CAAR.


Le logiciel permet aussi de tarifier le bien à assurer selon les garanties proposées au
client :
- responsabilité civile ;
- Dommages avec ou sans collision (DASC) ;
- Dommages collision (DC) ;
- Vol et incendie du véhicule (VIV) ;
- Bris de glace (BDG) ;
- Défense et recours (DR) ;
- Personnes transportées (PT) ;
- Assistance automobile.
Figure n°11 : Les garanties d’assurance

Source : ORASS, Gestion intégrée, CAAR.

III.2.1.1.1. Consultation :
Cette procédure permet de consulter toutes les polices validées en portefeuille,
facilitant ainsi aux assureurs de stocker et consulter simultanément leur bases de
données (contrats) si nécessaire(19).
Figure n°12 : La consultation police d’assurance

Source : ORASS, Gestion intégrée, CAAR.


III.2.1.1.2. Encaissement :
Cette transaction permet l’enregistrement des encaissements des quittances en
saisissant les éléments suivants :
- Date d’encaissement ;
- Mode de paiement, moyen de paiement en fonction de la table
correspondante ;
- Référence du règlement ;
- Montant du règlement, par défaut le système propose le montant en TTC de la
quittance.
Figure n°13 : Finalisation du contrat (encaissement)

Source : ORASS, Gestion intégrée, CAAR.


III.2.1.2. Sinistre:
Cette interface permet de gérer les sinistres dès la déclaration (par le client), elle
consiste à récolter toutes les informations du sinistre tel que (20):Numéro de police
sur laquelle porte le sinistre, Date du sinistre, Lieu, Type de couverture, Dégâts
constatés, Causes et circonstances du sinistre, Observations.
Figure n°14 : Les informations globales du sinistre

Source : ORASS, Gestion intégrée, CAAR.


La gestion des sinistres permet de traiter les informations suivantes : Les
caractéristiques du véhicule, Les informations concernant le conducteur, Le PV, Les
tires, Intervenants (experts, avocats, médecins…), L’évaluation du sinistre, Recours.
III.2.1.3. Règlement :
Cette rubrique concerne la validation d’indemnisation des clients après
évaluation(21).
Figure n°15 : Règlements des sinistres

Source : ORASS, Gestion intégrée, CAAR.


Le règlement des sinistres présente les informations suivantes :
- Numéro de règlement ;
- Nature règlement ;
- Date de règlement ;
- N° du sinistre et date du sinistre en question ;
- Bénéficiaire (nom et adresse).
-
Conclusion :
Les activités des compagnies d’assurance sont soumises à des pressions
importantes en raison d’un ensemble complexe de défis à relever, les gestionnaire
doivent également jongler entre les objectifs souvent contradictoires de répondre aux
exigences croissantes des clients d’un côté, et de réaliser des économies de temps et
d’argent de l’autre.
L’étude effectuée au niveau de la CAAR a démontré que les nouvelles technologies
jouent un rôle déterminant pour son développement et sa performance.
Le secteur de l’assurance est l’un des secteurs d’activité pour lequel la mise en
œuvre d’un système d’information devrait occuper une place centrale dans la stratégie
de croissance des compagnies au regard de la masse importante de données à traiter,
des flux d’informations à échanger avec la clientèle et les intermédiaires, et des
évolutions régulières de la règlementation.
Reference bibliographique:
(1) www.iefpedia.com (22/05/2014).
(2) Revue de l’assurance : N°1 /1er Semestre 2012 - Revue éditée par le Conseil
National des Assurances (CNA).
(3) Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes.
(4) www.cna.dz (05/06/2014).
(5) Loi n° 88-31 du 19 juillet 1988 modifiant et complétant l'ordonnance n° 74-15 du
30 janvier 1974 relative à l'obligation d'assurance des véhicules automobiles et au
régime d'indemnisation des dommages, p. 804.J.O.R.A. N° 29 DU 20/07/1988.
(6) Le secteur algérien des assurances automobiles en Algérie, Conseil National des
Assurances (CNA), 2013, p 3-4.
(7) Michel KALIKA, le management est mort vive le e-management – Revue
Française de Gestion. Volume 129, année 2000, p 02.
(8) fr.scribd.com/doc/64818816/E-Management-2 (22/05/2014)
(9) Henri Isaac, Introduction du management au e-management, Observatoire du e-
management Dauphine-Cegos, Université Paris dauphine, 2006, p 06.
(10) Pr. Abdeslam BENDIABDELLAH et Mr. Djilali BENABOU, La e-formation
dans le prolongement du e-management, Revue des économies d'Afrique du Nord,
numéro 03, Univ Chlef Décembre 2005, p 70.
(11) www.slideshare.net/AzddineSefriouiBenze/intranet-extranet-17426236
(06/06/2014)
(12) Céline BONNEAU, Mise en place d’une Gestion Électronique de Documents à
la SACD : participation à l’élaboration du cahier des charges, Montréal, juin 2007, p
29.
(13) René-Charles Tisseyre, Knowledge Management Théorie et pratique de la
gestion des connaissances, HERMES sciences publications, France 1999, p 04.
(14) Badr Benmammar, Le système d’information de l’entreprise, Publication hal,
cel-00662726, version 1, France, 24 Jan 2012, p 39.
(15) http://www.ensetmedia.ac.ma/cpa (12/06/2014)
(16) Taoufik BATEL, Communication: La formation en TIC et les Assurances, MGI
INTERNATIONAL, Alger, Mai 2007, p 07.
(17)(18)(19)(20)(21) Manuelle d’utilisation ORASS 5.1, CAAR.

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