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Compte rendu de lecture

Littérature VI, 2019-2

1. Nom et prénom de l’étudiante : Sánchez García Carolina


2. Période concernée : 1930-1955
3. Genre concerné : Poésie : Corps et biens
4. Référence bibliographique complète :
BOUQUET, Corentin. L’Aunonymie dans l’œuvre surréaliste de Robert Desnos. Lyon :
Université Lumière, 2018.
D’Arnoux et Courtz Olivier. « Corps et biens, étude de l’œuvre » Lettres ouvertes. Cosulté :
4 avril 2019. (pdf)
DESNOS, Robert. « Corps et biens » Bibliothèque numérique romande. (Livre
électronique)
Read, Peter. « Picasso et Robert Desnos, 1923 à 1945 : « une exigence de liberté » Pablo
Picasso. Paris : L’Herne, 2014. Pp. 285-299
5. Présentation générale :
L’écrivain Robert Desnos est né à Paris en 1900. Il a participé au mouvement surréaliste
avec André Breton qui était surpris de l’habilité de Desnos d’entrer dans un « état
poétique » je vais dire, où il commençait à réciter des poèmes, quelque fois il recitait un
état de demi sommeil, et selon les habitudes surréalistes il écrivait aussi dans un état de
demi-sommeil. Dans le recueil poétique Corps et biens il avait utilisé la technique appelé
« écriture automatique », il s’agit d’écrire sans intervenir consciemment, c’est une écriture
fluide. Desnos a écrit les poèmes de cette collection au loin de dix ans, et finalement il l’a
publié en 1930.
Une des inspirations du poète étaient les femmes qu’il avait aimées au loin de sa vie, dans
ses poèmes on reconnaît Yvonne George, son amour impossible, Youki Foujita, avec lequel
il a eu une relation, et à Rrose Sélavy, qui est la plus présente dans ce recueil. Il y a un
poème appelée comme elle, où il met ensemble différents mots qui lissent en voix haute
s’écoutent comme Rrose Sélavy, les jeux des homophones est très présente dans son œuvre.
Dans sa poésie il joue avec les différents sens, le poète a participé aussi dans les projets
musicaux, on trouve le disque « Poètes et chansons : Robert Desnos » dans Spotify, et en
prenant en compte son connaissance musical on comprend comme est-ce qu’il a réussi à
créer les divers effets sonores de ses poèmes.
Les thèmes qu’il abordait sur sa poésie étaient le voyage, l’érotisme, l’amour, le rêve, et la
poésie même, vue comme un aventure de reconnu par son pouvoir.
6. Raisons ayant fondé le choix de ce texte :
La manière de Desnos pour créer le surréalisme dans sa poésie, en plus des flous limites
entre la réalité, la rêverie et le sommeil, c’est à traves le langage édentement. L’aunonymie
était le nom que Desnos lui a donné à cette technique, l’utilisation des homonymes, avec
laquelle il jouait avec « les permutation sonores » et, « développe une réflexion plus
sémiotique sur l’usage de la langue » comme dit Corentin Bouquet dans son étude de
l’aumonymie. Par exemple dans le poème « Autant pour les crosses », il dit :
« gaieté/guetter », « épiler et piller épier », « joie/ j’ois », « j’entends j’antan », et d’une
façon encore plus interactive dans le poème « P’Oasis » il dit : « je vois les Pan C », c’est-
à-dire, je vois le pensée, ou « je vois le mains DCD », « je vois les pensée BC et les femmes
MÉ ».
C’est une manière consciente d’utiliser la langue et activer la polysémie de mots, quand on
entend quelque chose on peut entendre grâce au contexte, et après trouver les sens de ce
groupe de mots, au poème « Élégant cantique de Salomé Salomon » on voit un conflit entre
l’amour et la haine : « Aime haine/ Et n’aime/ haine aime/ aimai ne / M N/ N M/ M N » et à
travers de la contraposition des ses deux concepts, ou sons on comprend le dilemme et la
proximité entre ses deux idées contraries.
7. Éléments pour comprendre l’inscription du texte dans sa période historique :
Breton a dit « À notre époque, dans le domaine intellectuel seul, il existe à ma connaissance
trois fanatiques de première grandeur : Picasso, Freud et Desnos. […] Le SURRÉALISME
est l’ordre du jour et Desnos est son prophète » (Le Journal littéraire, 1924), donc on peut
dimensionner la taille et le poids de Desnos. Il a expérimenté beaucoup avec des états
altérés de la conscience. Un de ses pratiques plus particulières était le sommeil hypnotique.
Ce n’est pas gratuit que le nom de Freud apparait comme un grand fanatique au discours de
Breton, parce que grâce à son travail psychanalytique on a les termes sur l’ego, le super ego
et le ça, ou la conscience, la subconscience et la supraconscience. Freud a postulé aussi des
théories sur la signifiance des rêves où parfois on peut accéder au subconsciente et on
trouve les « pulsations » qu’on peut diriger inconsciemment.

8. Axes probables d’analyse :


Desnos utilisait des images oniriques pour te fait voyager dans la mer de l’inconscience, on
voit au poème  « L’Aumonyme » : « Le désert qui s’étendait autour de moi était peuplé
d’échos qui me mirent cruellement en présence de ma propre image reflétée dans le miroir
des mirages. ». J’imaginais l’ego, la « propre image », et la pensée, le « reflet » qui veulent
assemblés construire au « moi », mais ils blessent son essence quand il le juge, et comme
résultat le regardent cruellement. Je pense aussi qu’on peut relie cette perception des
niveaux de l’être consciente au désir de Desnos pour développer son écriture hors du champ
de la conscience, car la conscience l’encadre, et ainsi la limite.
9. Textes critiques permettant d’approfondir la lecture :
Bouquet, Corentin. L’Aunonymie dans l’œuvre surréaliste de Robert Desnos. Lyon :
Université Lumière, 2018.
D’Arnoux et Courtz Olivier. « Corps et biens, étude de l’œuvre » Lettres ouvertes.
Consulté : 4 avril 2019. (pdf)
http://lettres-ouvertes.enfa.fr/wp-content/uploads/sites/4/2011/05/Corps-et-biens-R-Desnos-
%C3%A9tude-de-loeuvre.pdf
Read, Peter. « Picasso et Robert Desnos, 1923 à 1945 : « une exigence de liberté » Pablo
Picasso. Paris : L’Herne, 2014. Pp. 285-299

10. Remarques personnelles:


Comme étudiante de la langue française, pour moi lire à Desnos était comme nager dans la
langue d’une façon que je ne l’avais pas faite avant, je veux dire que dans sa poésie la
langue plus qu’un outil linguistique c’est la matière même, et non seulement par la création
des recours picturaux, sinon par la plasticité de la langue, et son effet extrêmement
musicaux, on voit aussi dans le poème « Élégant cantique de Salomé Salomon » : « Mon
mal meurt mais mes mains miment/ Nœuds, nerfs non anneaux. Nul nord / Même amour
mol? mames mor/ Nus nénés nonne ni Nine. » et ainsi tout le poème change du son « N »
au son « M », et comme j’avais dit avant c’est aussi le jeu de « haine » et « aime ». Desnos
était un master de la langue.

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