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N° 344 ‫מסכת עירובין פ"א – פ"ז‬ TRAITE EIROUVIN 81 – 87 ‫ כ"ד כסלו תשס"ו‬,‫בס"ד‬

„ La pièce de l’hôte „ Où dépose-t-on le Eirouv des cours?


„ La promenade du Chabbat „ Une synagogue condamnée par le gouvernement
„ Les voyages en fin de semaine „ Les synagogues réformées
„ Qui est l’auteur du "Teroumat Hadéchen" ? „ Un pain cousu pour le Le'hem Michné

Page 81b, ‫בארבעה פרקים בשנה‬


La pièce de l’hôte Une véritable aspiration
Nous sommes en pleine période de ‘Hanouka, et nous allons nous intéressés à un sujet A l'occasion du repas de clôture
d'un traité étudié, un enseignant du
particulièrement animé de cette Guemara, qui a trait aux lois de cette fête.
Daf Hayomi raconta qu'il se sentait
"Un Akhssanaï", c'est-à-dire un invité, peut donner une "Perouta", une pièce de valeur dans l'obligation de remercier l'un
minime, à son hôte afin de se rendre quitte de la Mitsva de l'allumage des bougies de de ses élèves ; il lui avait appris
’Hanouka. Quelle est au juste la fonction de cette piécette ? A priori, cela semble évident : combien une volonté tenace était à
elle associe l’invité à son hôte sur une part de l’huile et des mèches de la Mitsva. même de parvenir à surmonter
Pourtant, les choses sont loin d’être aussi simples. toutes les difficultés dans une étude
Une Halakha bien connue a été fixée suivant l’opinion de Rabbi Yo’hanan (Baba Metsia aussi assidue que se doit d'être
47b) : Aux yeux de la Torah, l’argent peut réaliser une acquisition. C’est-à-dire que, lorsque celle du Daf Hayomi.
l’on effectue une transaction, le simple fait de déposer l’argent entre les mains du vendeur Dans son cours quotidien, se
trouvaient des Juifs merveilleux et
suffit pour concrétiser l’achat, sans qu’aucune action n’ait été effectuée sur l’objet acheté.
sensibles, qui étaient dans leurs
Néanmoins, les Sages ont établi que tant que cet objet n’a pas été "saisi" par l'acheteur, premiers pas dans leur retour vers
chacun d'entre eux peut se rétracter [malgré le serment énoncé à son encontre]. La raison de ce leur Créateur. L'un d'entre eux était
décret relève du risque que le vendeur dise à la partie adverse : « Tes grains de blé ont brûlé un jeune joueur de basket-ball, qui
dans mon grenier ». En d’autres termes, si un incendie se déclarait dans le domaine du s'était pris d'un engouement pour
vendeur, ce dernier ne s’empresserait pas d’aller sauver des flammes les biens déjà vendus, l'étude de la Torah, et avait pris la
du fait que leur prix aurait déjà été acquitté, le pauvre acheteur se retrouvant alors sans décision de connaître à la perfection
argent ni marchandise. Grâce à ce décret, les Sages ont obligé le vendeur à faire tout ce qui tous les traités étudiés dans ce
cours. Et de fait, il ne manquait sous
se trouve en son pouvoir pour sauver "les grains de blés", sans quoi il risquerait de se
aucun prétexte une heure de cours,
retrouver perdant. et même lorsque des matchs
Cette loi éveille immédiatement notre attention concernant l'invité d'un soir de 'Hanouka : débutaient juste après la fin de son
en quoi le fait de donner une pièce peut-il faire naître un droit d’acquisition dans l'huile des heure d'étude, il venait déjà habillé
bougies, après que les Sages aient instauré que ce procédé ne fonctionne plus en tant que en tenue, afin de ne pas perdre une
transaction commerciale ? Comment l’invité peut-il devenir associé sur la flamme de la seule précieuse minute. Un beau
Mitsva ? jour, on lui annonça qu'il devrait
Les étudiants de Daf Hayomi peuvent découvrir cette semaine une Michna qui pourra voyager avec son équipe à
apporter, selon de nombreux décisionnaires, une solution à ce problème. Nous pouvons y lire l'étranger, pour un tournoi qui
durerait deux semaines. Voyant qu'il
en effet que durant les veilles de fêtes, les Sages ont rétabli la loi telle que la Torah la
allait manquer à sa promesse, le
conçoit. De quoi s’agit-il ? Si une personne a acheté et payé pour les besoins de la fête, un jeune chercha un moyen de
quartier de viande sur une bête qui n’a pas encore été abattue, l’acquisition prend effet. Le résoudre ce problème, et se rendit
vendeur ne saurait ainsi se rétracter ni refuser d’abattre la bête, en prétendant qu’il n’a plus finalement chez son maître pour lui
d’autres acheteurs : la transaction s’est déjà concrétisée par la transmission de l’argent. exposer son projet : durant les deux
Le Maharil déduit de cette Michna une règle : « Pour tous les besoins d’une Mitsva, semaines précédant son voyage, il
l’argent concrétise les transactions ». Par exemple, celui qui verse une somme pour du vin de viendrait prendre le Rav chez lui un
Kiddouch l’acquiert immédiatement (Rama dans Choul'han Aroukh 199, 3 et cf. Peri bon moment avant le début du
cours, afin de prendre de l'avance
Méguadim O.H. 656, 1). Le Ketsot Ha’hochen (ibid. 2) ajoute que même celui qui achète des
dans leur étude et d'apprendre les
‘Hallot pour Chabbat les acquiert dès l'instant où l’argent est versé, du fait qu’il est possible quatorze pages qu'il manquerait.
de les utiliser pour réciter le Kiddouch. Le Peri Méguadim (ibid.) ainsi que Rabbi Akiva Iguer Tout cela afin de tenir sa promesse.
(O.H. 649, 2) considèrent de même que le simple fait de régler la valeur d’un Etrog pour Le dévouement de ce jeune
l’accomplissement de la Mitsva des quatre espèces suffit pour l’acquérir. homme, ajouta l'enseignant, nous
Dès lors, nous dit le Admour de Gour, l'auteur du "Imrei Emet", nous comprenons rappelle l'histoire d'un autre Juif, qui

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Traité Eirouvin 81 - 87 ‫ פ"ז‬-‫מסכת עירובין פ"א‬

était également dans ses débuts parfaitement en quoi l'association sur l'huile des bougies peut fonctionner grâce à une
dans le service du Saint béni soit-Il simple pièce. En effet, cela relève également d'une acquisition pour les besoins d'une
et avait comprit qu'une suite Mitsva, pour lesquels les Sages n'ont pas émis leur décret (Mikhtevei Torah, 12).
d'évènements n'étaient pas
Pourtant, en approfondissant notre Guemara, nous remarquerons que cette belle
simplement l'effet du hasard : Rabbi
Akiva. On raconte en effet à son
conclusion peut être complètement remise en question. La Guemara rapporte en effet
sujet (Avot Derabbi Natan 6, 2) que une discussion entre Rabbi Eliezer et les Sages sur la question de savoir si ce
lorsqu'il vit qu'un petit ruisseau d'eau procédé peut également fonctionner pour l'acquisition d'une part dans le Eirouv d'une
avait entamé un rocher, il fut cour. Rabbi Eliezer pense que cela s'applique également à ce cas, mais les Sages
fortement impressionné. Qu'avait-il considèrent qu'un simple échange d'argent n'est pas suffisant pour réaliser l'achat
vu par là ? Rabbi 'Haïm Chmoulevits d'une partie du Eirouv. Etant donné que la Halakha est fixée suivant l'avis des Sages,
expliqua que par cette observation, il nous faut en conclure qu'hormis les fêtes dont la Michna a parlé explicitement, il
Rabbi Akiva réalisa alors un n'est pas possible de se fonder sur une telle méthode d'acquisition, quel qu'en soit
phénomène très particulier : la
l'objet. Cette contradiction est relevée par le Maguen Avraham (Choul'han Aroukh
première goutte tombée sur ce
rocher n’avait en effet pas encore O.H. 369) : en quoi les décisionnaires ont-ils vu bon de trancher la Halakha dans notre
entamé le trou qui s’y était creusé. cas comme Rabbi Eliezer et non selon l'avis des Sages ?
La seconde goutte d’eau n’avait pas De nombreux décisionnaires se sont penchés sur cette question, et ont conclu que
non plus creusé quoi que ce soit ni les Sages ne se sont pas opposés fondamentalement à Rabbi Eliezer, en considérant
même la troisième. S’il en est ainsi, que les besoins d'une Mitsva ne s'achètent absolument pas avec de l'argent. Selon
comment ce trou s’est-il finalement eux, le Eirouv des cours n'est pas une Mitsva obligatoire comme le Kiddouch, et c'est
formé ? Il lui fallait forcément pourquoi il n'a pas été énoncé à son propos la possibilité d'effectuer son achat sans
admettre que la première goutte
avoir pris effectivement possession du repas concerné. En revanche, les Mitsvot
avait réellement eu un effet, ainsi
que la seconde et ainsi que toutes
définies comme telles peuvent parfaitement entrer dans le cadre des "achats réalisés
les gouttes suivantes. Rabbi Akiva par l'argent" (cf. Nétiv 'Haïm, Tossefete Chabbat, Peri Méguadim et Eliya Rabba sur le
comprit à cet instant que toute chose Choul'han Aroukh ibid.).
qu’un homme veut réaliser ne Il nous reste à présent à clarifier quelle pourrait être la valeur de la piécette de
dépend que de sa volonté et de sa l'invité selon les autres opinions, qui n'admettent pas de manière générale ce procédé
persévérance, sans lésiner ne serait- pour tous les besoins des Mitsvot. L'une des réponses les plus remarquables relève
ce qu’une petite goutte de son long d'une optique nouvelle sur le décret émis par les Sages, comme le propose Rav
chemin. Et à plus forte raison qu’il en Felman Chlita, dans son "Chalmei Toda" ('Hanouka 21). Ces commentateurs prouvent
va de même pour l’élévation
à partir des paroles de Rachi que les Sages n'ont pas totalement exclu par ce décret
spirituelle. C’est cette pensée qui le
transforma en un nouvel homme. la fonction des pièces d'argent. Selon eux, le processus d'acquisition réalisé par
Nous aussi, nous devons réaliser l'argent continue à fonctionner, tant que l'une des parties ne s'y oppose pas. En
que, malgré la difficulté de certains conséquence, si le vendeur aussi bien que l'acheteur approuvaient la transaction, les
passages, chaque page d’étude Sages n'auraient aucune raison d’annuler la valeur de cette méthode d'acquisition,
constitue une goutte dans l’immense comme la Torah la considère, et l'objet appartiendrait dès l'instant du règlement à
mer du Talmud, et possède la même l'acheteur (cf. Rachi Baba Metsia 48a et Rabbi Akiva Iguer ibid.). Donner une Perouta
importance qu’un traité complet. La à son hôte revient donc effectivement à acquérir, pour l'invité, une partie de l'huile et
persévérance seule nous aidera, si
des mèches des bougies de 'Hanouka.
D. veut, à acquérir des
connaissances et à nous élever
dans l’étude de la Torah. Page 82a, ‫אין מערבין אלא לדבר מצוה‬
La promenade le Chabbat est-elle une "Mitsva" ?
La promenade le Chabbat est-elle une "Mitsva" ? Avant de développer cette
question, il nous faut d’abord préciser que si la promenade du Chabbat était une
Mitsva, cela ne signifierait bien entendu pas qu'il s'agisse d'un commandement au
Page 85b, ‫והא מר הוא דאמר‬
« Mais c’est pourtant le Rav qui a
même titre que les Téfilines ou le Loulav. Nous entendons simplement par là que cet
dit par ailleurs… ». Lorsqu’il s’agit acte pourrait impliquer en lui un aspect de Mitsva, dans la mesure où une telle ballade
d’un élève qui contredit son maître pourrait entrer dans le cadre des réjouissances de Chabbat.
à partir d’une autre loi énoncée Venons-en aux faits. Notre Guemara stipule qu'il n'est permis de réaliser un Eirouv
ailleurs, il s’adresse à lui à la de T'houm que pour les besoins d'une Mitsva. En d'autres termes, une personne qui
troisième personne, du fait qu’il souhaiterait élargir les limites de son T'houm en effectuant un Eirouv ne pourrait le
n’est pas correct qu’un élève faire que s'il lui était nécessaire de se rendre dans un tel endroit pour les besoins
s’adresse à son maître à la d'une Mitsva.
seconde personne. En revanche,
Plusieurs autres lois comportent cette même condition. Nous trouvons par
un Amora qui questionne son égal,
ne l’appellera pas de cette manière exemple qu'il est interdit d'entamer un voyage en bateau moins de trois jours avant le
(cf. Tossefot Erekhin 5a, "Véha"). Chabbat. Néanmoins, lorsque ce voyage est effectué pour les besoins d'une Mitsva,
cela devient permis (Chabbat 19a). Ou encore, nous savons que l'interdiction de
Page 81a, ‫ חוץ מן המים‬...‫בכל מערבין‬ "Otsaa", de sortir des objets dans le domaine public, existe également pour les jours
‫והמלח‬ de fête. Il est néanmoins permis de le faire lorsqu'il s'agit d'un besoin quelconque, ne
Le sel et l'eau en signe de serait-ce que pour des "nécessités moindres" [celles qui ne sont pas pour les besoins d'un
malédiction repas], comme par exemple pour les besoins d'un "acte de Mitsva" (Beitsa 12a, Roch
Il est dit dans notre Michna que l'on ibid. 18, Tour et Choul'han Aroukh O.H. 518, 1).
peut réaliser un Eirouv avec toutes
sortes d'aliments, hormis "l'eau et le
De quel "acte de Mitsva" s'agit-il au juste ?
sel". Un voyage en fin de semaine : De fait, les Richonim (Mordékhaï Chabbat 258,
Il est expliqué dans le Talmud de Hagaot Mordékhaï Chabbat ch. 1, Raavia 198 et Agour 346) rapportent au nom de
Jérusalem que l'eau et le sel sont Rabbenou Tam, au sujet d’un voyage en fin de semaine, que même un voyage réalisé
des signes de malédictions : l'eau pour le commerce serait considéré comme faisant partie des besoins d’une Mitsva. De
durant le déluge et le sel lors de la même, le fait d’aller rendre visite à un ami entrerait également dans le cadre d’une
destruction de Sodome et Mitsva [les Sages ont en effet interdit de partir en bateau en fin de semaine, et même lorsqu’il
Gomorrhe (Pnei Moché). Le n’y aurait pas de risque d’infraction, du fait que la plupart des gens sont sensibles aux tangages
Traité Eirouvin 81 - 87 ‫ פ"ז‬-‫מסכת עירובין פ"א‬

des voyages en mer, et cela constituerait un manquement à la Mitsva de "se délecter le jour
du Chabbat". C’est pourquoi une Mitsva, même minime, est suffisante pour permettre ces commentaire "Chiyarei Korban"
voyages, cf. Michna Beroura fin d’introduction au chapitre 248]. De nombreux autres s'étonne de cette explication en
rapportant ce que nous voyons d'un
Richonim s’opposent toutefois à cette décision de Rabbenou Tam et considèrent
autre côté, que selon Rabbi Yehouda
qu’une visite rendue à un ami ne constitue pas une Mitsva (Rivach 101 et cf. Bet
(Berakhot ch. 6), on ne prononcera
Yossef O.H. 248 qui rapporte que telle est l’opinion de la majorité des Richonim et pas de bénédiction sur les fruits
cf. Tsits Eliezer tome IXX, 12). Néanmoins, le Rama rapporte l’avis de Rabbenou tombés de l'arbre avant d'être mûrs,
Tam et écrit à propos des communautés dans lesquelles on se fie à cette du fait qu'ils sont un symbole de
opinion qu’« il n’y a pas lieu de les blâmer, du fait qu’elles ont sur qui se malédiction. Selon cet avis, ne
reposer ». devrions-nous pas prononcer de
Porter un jour de fête : Concernant l'interdiction de porter des objets dans le bénédiction également sur le sel et
domaine public un jour de fête, le Roch (Beitsa ch. 1, 18 et Rabbenou Yerou’ham l'eau ?!
Netiv 4, 1 et cf. Tossefot Chabbat Beitsa 12a "Hakhi Garsinan") écrit au nom de Rabbi Baroukh Chimon Shnersohn,
Rabbenou Tam que s'il était nécessaire de porter par exemple un jeune enfant qui Roch Yéchiva de Tchébin, expliqua
ne sait pas marcher pour les besoins d'une promenade, il serait permis de le qu’il y avait lieu d’établir une distinction
prendre, dans la mesure où une promenade entre dans le cadre d'une Mitsva. concernant le Eirouv. Celui-ci vient en
Une promenade un jour de fête constituerait donc effectivement une Mitsva. effet fixer un lieu d’habitat pour les
Le Eirouv du T'houm : Un développement intéressant a vu le jour à la suite résidents d’un domaine, et le sel et
d’une décision du Teroumat Hadéchen (responsa 77). Il entame son explication l’eau ont été, chacun dans ses
par une question : « Si un homme possède un beau jardin en dehors des limites circonstances, justement des moyens
du T’houm et souhaite s’y rendre pendant un jour de fête en réalisant un Eirouv de destruction de lieux d’implantations.
C’est la raison pour laquelle ces deux
afin de s’y promener et de s’y distraire… serait-ce considéré comme un "acte de
aliments sont incompatibles
Mitsva" ou non ? ». En d’autres termes, effectuer un Eirouv afin d’aller se
précisément aux lois sur le Eirouv…
promener entre-t-il dans le cadre d’une Mitsva ? Comme il est dit, il s’agirait d’une (Tsefonot Tévet 5759).
promenade dans un bel endroit, dont la vue réjouit le cœur.
Le Teroumat Hadéchen répond que, de la même manière qu’une promenade Page 81b, ‫דבר תורה מעות קונות‬
est une raison valable pour permettre de porter dans le domaine public, elle l’est L’argent achète la Torah
également concernant l’interdiction du T’houm, afin de pouvoir se rendre dans un Rabbi Eliezer Yehouda Finkel de Mir
lieu agréable. avait pour habitude de payer argent
Le Rama, qui s’appuie très souvent sur l’avis du Teroumat Hadéchen, rapporte comptant toute parole de Torah qu’il
cette réponse de la manière suivante : « On ne réalisera de Eirouv de T’houm que entendait. Les étudiants avaient
pour les besoins d’une Mitsva, comme par exemple… si l’on souhaite se l’habitude de dire : « Selon la (ou
promener un jour de fête ou un Chabbat dans un jardin, ce qui constituerait une encore : les paroles de) Torah –
réjouissance et qui est aussi considéré comme une Mitsva (Teroumat Hadéchen l’argent acquiert »…
77) ». Le Rama, en faisant référence à ce responsa, y ajoute deux mots : « Ou un
Chabbat ». Il estime en effet que, bien que ce responsa n’ait été prononcé qu’à Page 82a, ‫ואלו הן הפסולין המשחק בקוביא‬
propos d’un jour de fête, il n’y aurait pas lieu de différencier ces deux jours : au Les jeux de cartes à ‘Hanouka
même titre qu'une promenade est une Mitsva un jour de fête, elle l'est également Une coutume ancienne voulait que l’on
pour le Chabbat. joue aux cartes à ‘Hanouka, mais l’on
trouve une certaine défiances à son
Qui est l'auteur des questions du "Teroumat Hadéchen" ? : Le Tossefet
sujet dans de nombreux livres.
Chabbat soulève cependant à ce sujet un problème lié à un aspect particulier de
On retrouve néanmoins dans le Taamei
ce livre de responsa. Contrairement à la majorité des reponsa dans lesquels sont Haminhaguim (fascicule adjoint 449, 5)
rassemblées les questions qui furent posés ainsi que les réponses données, dans une source à cette habitude. Dans le
le "Teroumat Hadéchen", les questions étaient proposées par l’auteur en passé, les jeux de cartes avaient été
personne ! C’est lui qui posait les questions et qui y répondait (cf. Chakh Y.D. 196, mis en anathème à cause de toutes les
9, Bet Chemouel E.A. 130, 20 et Chaar Efraïm 42). Telle est la tournure qu’il mauvaises tendances qu’ils
choisit pour rédiger son livre de Halakhot. S’il en avait été comme pour le restant représentent. Mais l’on craignait d’un
des responsa, demande le Tossefet Chabbat, on aurait effectivement pu autre côté que la mauvaise habitude
prétendre que le décisionnaire ne se soit intéressé qu’à la question précise qui lui l’emporte sur le décret émis, et il fut
fut posée, laquelle ne concernait que les jours de fête, et que la conclusion valait donc décidé de conserver une certaine
aussi pour le Chabbat. Mais à partir du moment où le Teroumat Hadéchen en dérogation : il resterait permis de jouer
personne écrivait les questions, le fait même qu’il ne se soit penché que sur le cas aux cartes à ‘Hanouka et à Pourim,
précis des jours de fête nous amène à conclure que selon lui, seuls ces jours sont "pour calmer le mauvais penchant". Il
concernés par cette permission. ajoute toutefois que malgré cela, cette
Une réjouissance ou une délectation : Un raisonnement appuie d’ailleurs pratique conserve "toutes les punitions
cette différence entre le Chabbat et les jours de fête. En effet, deux termes qui reviennent aux assemblées de
distincts ont été énoncés à propos de chacun de ces jours : le Chabbat nous moqueurs…"
devons nous "délecter" [‫]עונג‬, tandis que les jours de fête requièrent une véritable
Page 83a, ‫סאה ירושלמית‬
joie [‫( ]שמחה‬Taz 553). Une promenade pourrait donc effectivement être vue
‫אסקלב גודו‬
comme une joie requise pour les jours de fête, sans pour autant pouvoir être Un procédé mnémotechnique permet
considérée comme une "Mitsva" pour le jour du Chabbat… de retenir le rapport établi entre les
En conclusion, les décisionnaires ont toutefois retenu l'avis du Rama (cf. différentes mesures rapportées dans le
Aroukh Hachoul'han ibid. qui considère cela également comme un "Oneg" et Kaf Talmud : Asklav Goudou. Le premier
Ha'haïm ibid. 6). mot est constitué des initiales des
mesures : Eifa, Seah, Kav, Log et
Page 85b, ‫הנותן את עירובו בבתי שער‬ Beitsa, tandis que le second mot
Où doit-on déposer le Eirouv des cours ? indique le rapport existant entre
L’association des cours et des ruelles est usitée pour permettre le port chacune de ces mesures : ‫=ג‬3, ‫=ו‬6,
d’objets d’une maison vers la cour commune et inversement [Eirouv des cours], et ‫=ד‬4, ‫=ו‬6.
pour permettre de porter vers les impasses communes à ces cours [Chitouf des ‫ב‬ ‫ל‬ ‫ק‬ ‫ס‬ ‫א‬
‫ו‬ ‫ד‬ ‫ו‬ ‫ג‬
Traité Eirouvin 81 - 87 ‫ פ"ז‬-‫מסכת עירובין פ"א‬

C'est-à-dire qu'une Eifa est ruelles].


équivalente à trois Seah, Notre Guemara s’intéresse ici à la question de savoir où doit-on déposer le plat dédié à la
chaque Seah valant six Kavin, réalisation de ces deux catégories d’associations. Etant donné que le Eirouv des cours permet
le Kav est égale à quatre à tous les résidents d’une cour d’habiter en un seul endroit, il est indispensable de le déposer
Louguin et le Log à six Beitsim. dans un endroit qui soit considéré comme habitable aux yeux de la Halakha, sans quoi le
Ce système se retrouve déjà Eirouv ne saurait être validé. Contrairement à cela, le plat de l'association des ruelles [Chitouf
en partie dans le Maharam Chif Mévoot] peut être déposé dans un lieu inhabitable, dans la mesure où il n'a d'autre fonction
sur la Hagada. que celle d'associer les différentes cours de la ruelle, sans signifier une union entre les
habitants sur une seule et même demeure ; il suffit donc de le déposer en un endroit protégé,
Page 83a, ‫ראשית ערסותיכם‬ à l'intérieur de la ruelle.
Depuis le berceau Ces deux sortes de Eirouv se réalisent à l'aide d'un plat appartenant à l'ensemble des
Les 'Hassidim disaient : les résidents, qui "crée" une association entre eux. Lorsque l'on procède au Eirouv d'une ville
prémices du panier signifie entière ou d'un quartier, la coutume veut que l'on dépose le plat dans la synagogue locale,
également les prémices du comme l'indique le Rama (Choul'han Aroukh O.H. 366, 3) : « L’habitude de nos jours est de
berceau ; Il nous faut consacrer
déposer le Eirouv dans la synagogue, comme le faisait les anciens ». [Concernant l’interdiction
le nouveau-né au service de D.
de manger à l’intérieur d’une synagogue, ce qui pourrait invalider le Eirouv, nous traiterons si D. veut de
dès son plus jeune âge, dès le
ce problème dans notre prochain feuillet].
"début de vos berceaux" (Tel
De toute évidence, il doit obligatoirement être permis de se rendre à l’intérieur de cette
Orot).
synagogue durant le Chabbat, de la même manière que la nourriture avec laquelle on réalise
Page 86a, ‫פנו מקום לבן מאתיים מנה‬ ce Eirouv doit nécessairement être autorisée à la consommation le jour du Chabbat. En
Les riches et les érudits conséquence, si l’accès à la synagogue est impossible, lorsque sa porte d’entrée est fermée
Un grand érudit demanda un par exemple, et que le seul moyen d’y pénétrer impliquerait la transgression d’un travail
jour : comment se fait-il que les interdit par la Torah, le Eirouv ne serait pas valide (Choul'han Aroukh O.H. 394, 2).
érudits honorent plus les Une synagogue condamnée par le gouvernement : Suivant ce principe, il fut demandé
hommes riches que les à Rav Yé’hezkel Landau, l’auteur du "Noda Biyehouda" (O.H. 39), de donner son avis
hommes riches n’honorent les concernant une synagogue qui aurait été mise sous scellés par le gouvernement, pour non
érudits ? Et répondit que cela règlement des impôts redevables par la communauté. Les commissaires qui appliquèrent ce
provient du fait que les érudits décret ne se doutaient pas des répercussions halakhiques que cela pouvait engendrer ; en
connaissent la valeur de effet, derrière l’accès bloqué se trouvait le Eirouv de la ville, qui y était conservé à longueur
l’argent, tandis que les riches d’année. Les habitants de la ville se demandèrent donc si le fait de pouvoir briser ces verrous
ne connaissent pas la véritable serait un prétexte suffisant pour considérer le Eirouv accessible.
valeur de la sagesse… « Soyez réalistes » : Le Noda Biyehouda introduit sa réponse en affirmant que le problème
ne se pose pas au niveau de la transgression qu’impliquerait l’effraction d’un verrou ; en effet,
Page 86b, ‫פעם אחת שכחו ולא‬ seule la nécessité de réaliser un travail interdit par la Torah pour accéder au Eirouv rend celui-ci
‫הביאו ס"ת‬
invalide. Rompre un cadenas n’étant proscrit que par ordre des Sages, le Eirouv garderait toute
Ne pas manquer une lecture
sa validité. En revanche, dit-il, les habitants de cette ville se doivent d’être réalistes : « Qui parmi
de la Torah
Lors du mariage de Rav Its’hak vous irait briser les scellés fixés par l’envoyé du roi… » Hormis l’aspect halakhique, l’endroit
reste incontestablement inaccessible. Il conclut ses propos en écrivant : « Il me semble, à mon
de Volhozin, les prières furent
humble avis, qu’il faille se montrer rigoureux dans ce cas et déposer un nouvel Eirouv dans l’une
organisées dans un endroit
des maisons ».
éloigné, où il n’y avait pas de
On meurt rarement dans les synagogues : Notons que le Peri Meguadim (366,
Séfer Torah. Le père du marié,
Michbetsot Zahav 7 et 386, 2) rapporte à ce sujet une hypothèse intéressante pour expliquer
Rabbi ‘Haïm de Volozhin, l’origine de la coutume de déposer le Eirouv dans les synagogues. Si l’on déposait ce plat dans
voulut se rendre dans une ville la maison d’un particulier, dit-il, il se pourrait qu’une des personnes de la maison en vienne à
où l’on pourrait en trouver un, décéder, et la présence du mort interdirait aux Cohanim d’entrer dans cette demeure, invalidant
mais un vieux Rav présent de ce fait le Eirouv… En revanche, il arrive bien peu souvent que des personnes meurent dans
décréta que cela n’était pas les synagogues, du fait que les malades condamnés ne s’y rendent en général pas. Il ressort de
nécessaire, du fait que cela cette explication une opinion intéressante du Peri Meguadim : selon lui, lorsqu’une partie de la
relevait d’un cas de force population ne peut accéder au Eirouv, celui-ci se voit annulé. Néanmoins, plusieurs
majeure. Rabbi ‘Haïm se plia commentateurs considèrent qu’une telle situation n’est pas à même de détruire la valeur du
donc à son avis, par respect Eirouv, et seul un problème entravant directement la consommation du plat serait à même de
pour l’âge de ce Rav. En l’annuler (cf. Nétivot Chabbat, ch. 31, note 224).
rentrant chez lui, il découvrit que Un Eirouv déposé dans une synagogue réformée : Une question intéressante à ce sujet
son Séfer Torah avait entre a vu le jour dans les communautés hongroises, concernant un Eirouv qui aurait été déposé dans
temps été volé… "Son cœur une synagogue réformée. En effet, les Grands des générations ont émis un anathème très strict
était empli de reproches sur sa à l’encontre des réformés et ont interdit de la manière la plus formelle qui que ce soit de prier
faute [d'avoir délaissé une dans leur synagogue. La question se posa donc de savoir si cette interdiction défendait
lecture de la Torah], et il avoua également d’y entrer, ou simplement d’y prier ; si l’on ne peut se rendre en ces lieux, le Eirouv
que durant toute la période du également serait considéré comme inaccessible (cf. Maharam Chik O.H. 176, responsa Mahari
mariage, il n'avait eu d'autres Assad O.H. 39, Yessodei Yechouroun édition 5736, tome II, p. 328).
contrariétés que celle-ci",
racontèrent ses élèves. Il entra Page 86a, ‫תפרה בקיסם‬
sur place dans sa chambre pour Un pain cousu pour le "Lé'hem Michné"
se repentir de sa faute, jusqu'à « Cette loi est l’une des plus obscures qui soit » ; ainsi décrit le ‘Hatam Sofer un débat
ce qu'on vienne lui annoncer la intéressant qui a vu naissance dans les pages de cette Guemara.
bonne nouvelle : les rouleaux de Comme nous l’avons déjà vu, le Eirouv des cours doit être réalisé non seulement avec du
la Torah avaient été retrouvés… pain, mais avec une miche de pain entière. Etant donné que cette association est effectuée en
(Kéter Roch, Tefila 21). prélevant du pain de chacun des habitants, les Sages ont de ce fait décrété qu’il est essentiel
d’utiliser des miches entières uniquement, de crainte que l’un des "associés" ne donne qu'un
Traité Eirouvin 81 - 87 ‫ פ"ז‬-‫מסכת עירובין פ"א‬

petit morceau, auquel cas les autres voisins se verraient dans l'obligation de compléter la
mesure des "deux repas" prescrite. Cette situation risquant de créer une tension et de
l'animosité entre les résidents de la cour, il fut décidé que : "chaque voisin donne une
miche de pain entière". Notre Guemara ajoute cependant qu'il est également possible
d'utiliser à cette fin deux moitiés de pain que l'on aurait rassemblées à l'aide d'une tige de
bois, si cela leur donnait l'apparence d'un seul pain.
En étudiant ce passage ainsi que les commentaires des Richonim, le Rokéa'h (329,
rapporté par le Maguen Avraham O.H. 168, 4) aboutit à la conclusion que, dans la
Liste des cours du Daf mesure où les Sages ont établi qu'une miche assemblée constitue un pain entier, celle-ci
HaYomi en France : serait également valable pour le Lé'hem Michné, les deux pains entiers sur lesquels on
prononce la bénédiction de "Hamotsi" le Chabbat !
Paris Cependant, certains considèrent (Yéchouot Yaacov 366, 3 ainsi que le Béer Heitev
-Rav Seneor (rue pavée)
-Rav Cahen (Adath Yereïm)
168 qui rapporte au nom du Panim Méïrot une preuve que les Tossefot s’opposent à cela)
-Rav Rozenberg (Rue Cadet) que l’opinion du Rokéa’h n’est pas admise par tous, et que cette déduction reste
-Rav Abdellak incertaine ; un pain assemblé peut servir pour un Eirouv, mais pas nécessairement pour
-Rav Y. Ibgui (Neuilly) les besoins des pains de Chabbat.
-Communauté du Raincy Cette question relève en réalité de différentes manières de concevoir le décret de ne
-Rav Lumbroso-Roth (70, rue
s’associer que sur des pains entiers. S’il nous faut comprendre que les Sages ont stipulé
Crimée)
ème
-R. Zana (Av. F. Faure 15 ) que l’on doive utiliser un pain paraissant entier, il n’y aurait aucune conclusion à tirer des
pains du Eirouv, dans la mesure où ces pains ne doivent pas nécessairement être de
Marseille véritables pains entiers, ce qui n’est pas le cas des pains de Chabbat. Si en revanche on
-Rav Doukan (CDIM, rue du considère que les Sages ont prescrit, par crainte de provoquer une querelle, que chacun
Rouet) des résidents ne donne qu’une miche de pain réellement entière, cette indication pourrait
-Rav P. Cohen (Birkat Mordekhai)
-Rav Suissa (Collel) donc s’appliquer également pour le Lé’hem Michné. La Halakha a retenu l’avis du
-Rav Lasry (St. Loup) Rokéa’h (responsa ‘Hatam Sofer O.H. 46, Michna Beroura ibid. qui suit l’avis du Maguen
Avraham).
Nice Lorsque l’un des élèves du 'Hatam Sofer fut mis au courant qu’il serait permis
-Rav Mergui (CEJ) d’utiliser un "pain réparé" pour le Lé'hem Michné, il composa la question halakhique
Aix-en-provence
suivante, qu'il adressa ensuite à son maître : pourrions-nous étendre cette loi également
-Rav Nezri (Beth Hamidrash) pour des tranches de pain que l'on aurait réunies l'une à l'autre à l'aide d'une brindille de
bois ? Ou bien peut-être que nous ne pourrions appliquer cette loi qu'à deux morceaux de
Strasbourg pains, et pas plus ?
-R. Weill – R. Rozen C'est à cette question que le 'Hatam Sofer répondit que « cette loi est l’une des plus
-R. Szmerla (Adath Israël)
obscures qui soit », tout en posant une question pertinente sur les décisionnaires qui
-R. Schwartz (Ets Haïm)
-R. Benech (Collel) déduisirent de notre Guemara la possibilité d'utiliser un tel pain pour les deux pains des
repas de Chabbat.
Pour associer ou développer un Un Etrog sectionné et rassemblé : Il est rapporté dans une Tossefta, qui a
nouveau cours, prenez contact ! d’ailleurs été retenue par le Rambam et le Raavad (Toumat Okhlim ch. 6, 12), que la
Tel : 00 972 54 789 10 81 brindille avec laquelle on aurait réuni les deux morceaux d’un Etrog ne constitue pas une
Fax : 00 972 2 537 74 80
Mail : france@meorot.co.il attache estimable. On y traite des lois sur l’impureté, qui stipulent entre autres que tout
élément impur qui toucherait un objet rendrait celui-ci également impur dans sa totalité,
sans nécessairement avoir été en contact avec tous les côtés de cet objet.
En revanche, s’il s’agit d’un Etrog sectionné que l’on aurait ensuite rassemblé à l'aide
d’une brindille, l’impureté ne pourrait contaminer que la moitié du fruit qui a été
Assurez-vous de concrètement touchée. Ceci relève du fait que cet assemblage n’est pas considéré
comme tangible aux yeux de la Halakha, et il devrait a priori en aller de même pour les
recevoir ce feuillet pains du Chabbat, que l’on ne pourrait non plus utiliser lorsqu’ils ont été simplement
chaque semaine en rassemblés.
Un assemblage réalisé par la nature : Il existe cependant à cette question si
confirmant votre déroutante une réponse remarquable. Il y aurait en effet lieu de différencier le cas du
Etrog de celui des pains assemblés. Le fruit du cédrat a été créé et se développe sous
abonnement ! une forme simple et entière, sans que l’homme ne soit nullement intervenu. Une miche de
Si l'un des numéros ne pain en revanche prend forme grâce à la main de l’homme, qui lui donne son apparence
et la fabrique. Nous pouvons dès lors comprendre qu’un fruit qui a été sectionné ne
vous est pas parvenu, récupèrera jamais son apparence première, une brindille n’étant en aucun cas à même
n'hésitez pas à le de l’assembler comme il l’était lors de sa création. Le pain en revanche, qui était en
premier lieu un tas de farine, a été pétri et assemblé, pour ensuite être séparé à nouveau.
signaler à : Lorsque nous en venons à l’assembler à l’aide d’une brindille, elle ne sera évidemment
pas identique à son apparence réelle en sortant de la cuisson, mais elle sera néanmoins
france@meorot.co.il et nettement plus ressemblante à son apparence première que ne l’est le Etrog qui a été
nous vous l'enverrons recollé par la main de l’homme. Il nous sera toujours donné de considérer ce pain
semblable à celui réalisé par la main de l’homme (‘Hazon Na’houm et Bet Meïr, Ouktsin
dans les plus brefs délais ch. 30, et cf. Choël Ouméchiv, première édition tome I, 131) [cf. le développement rapporté à
ce sujet dans les notes sur le Rachba Eirouvin 81a – éditions du Rav Kook].

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