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2 TS-GM-P6 S.SOBHI
1. TRACTION- COMPRESSION SIMPLE

1.1. Définitions :
Une poutre est sollicitée en traction ou compression simple si elle est soumise à deux forces strictement
opposées qui tende à l’allonger ou la raccourcir dans des
conditions de sécurité́ bien déterminées. Le torseur de
cohésion au point G s’écrit sous la forme suivante :
⎧ !" ⎫ ⎪ N
⎧ 0 ⎫
⎪ R ⎪ ⎪
{τ coh } = {τ E2 → E1} = ⎨ !!!" ⎬ = ⎨ 0 0 ⎬
⎪⎩ M G ⎪⎭ ⎪ 0 0 ⎪ !!!
G ⎩ ⎭(G,x , y,z )

1.2. L'essai de traction


Essai le plus classique, il consiste à exercer sur une éprouvette normalisée (pièce de dimensions
normalisées fabriquée dans le matériau à tester),
cylindrique ou parallélépipédique (plate), deux
actions mécaniques et opposées qui vont la déformer
progressivement puis la rompre.
1.2. Courbes de contraintes et déformation
:
v Zone OA : c'est la zone des déformations
élastiques. Si l'on réduit la valeur de F jusqu'à une
valeur nulle, l'éprouvette retrouve sa longueur
initiale. Dans cette zone, l'allongement est
proportionnel à l'effort d'extension. Des essais
effectues avec des éprouvettes de dimensions
différentes permettent de constater que pour un
même matériau, l'allongement unitaire ( 𝑙/𝑙# ) est
proportionnel à l'effort unitaire (𝐹 / 𝑆# ).
Les sections droites et planes de l'éprouvette restent
droites et planes pendant l'essai.
v Zone ABCD : c'est la zone des déformations
permanentes. Si l'on réduit la valeur de 𝐅 jusqu'à une valeur nulle, l'éprouvette ne retrouve pas sa longueur
initiale.
On ne s'intéressera (pour l’instant) qu'à la zone des déformations élastiques.

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1.2. Caractéristiques mécaniques :


N
- Limite élastique : Re = σ e = e
So
Il s’agit de la plus grande contrainte compatible avec une élasticité parfaite.

Allongement relatif A% Coefficient de striction Z%


L − Lo S −S
A% = 100 * Z% = 100 × 0 1
Lo S0

v L1 = longueur avant rupture v S1 = section après rupture


v L0 = Longueur initiale v S0 = section initiale
A% : Il donne des indications sur la ductilité et la fragilité ; compris entre 0 et 30% suivant nuances
et traitements.

1.3. Etude de contraintes et de déformations :


1.3. Contraintes :
Dans les deux sollicitations, traction et compression, elles s'expriment de la même façon : (Dans le cas
d’une répartition uniforme des contraintes)
• = contrainte normale en Mpa

• N = effort normal en N
Avec • S = aire de la section droite en mm
Traction: N>0, Compression: N<0,
1.3. Déformations :
ΔL
L’allongement est proportionnel aux dimensions initiales On a : ε=
l0
ε = allongement relatif sans unités
1.3. Loi de Hooke :

D’après la loi de Hooke σ = E × ε

N
Avec : s= contrainte normale
S
N DL
On peut écrire : = E´ Soit
S l0

1.3. Condition de résistance


On vérifie que la contrainte de traction s est inférieure à la contrainte admissible spe définie à partir de
se : limite élastique spe est aussi appelée résistance pratique à l’extension.
s = coefficient de sécurité
R σ Re = contrainte pratique à l’extension
σ pe = e = e N = effort normal (N)
s s

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Condition de résistance : La poutre sollicitée en traction ou en compression doit pouvoir résister en toute
sécurité.
En fonction des caractéristiques du matériau ( limite élastique 𝜎e ) et de la sécurité désirée ( coefficient de
sécurité s), on fixe une valeur que la contrainte normale 𝜎 ne doit pas dépasser. Cette valeur minimale est
appelée contrainte admissible (𝜎ad). la condition de résistance s'écrit donc :
N
σ= ≤ σ pe
S
1.3. condition de rigidité
Pour de raisons structurelles, l’allongement ∆𝐿 doit rester inférieur à une valeur limite
N.L
Δl = ≤ Δllim
S.E
1.3. Concentration de contraintes :
Toute variation de section provoque une concentration de contrainte au voisinage de cette variation, la
valeur de 𝝈 n’est pas égale à 𝝈𝒎𝒂𝒙,on définit alors un coefficient de concentration de contrainte kc pour
avoir :
𝝈𝒓é𝒆𝒍𝒍𝒆 =𝒌𝒄𝝈𝒎𝒂𝒙

Condition de résistance : 𝝈𝒓é𝒆𝒍𝒍𝒆 ≤ 𝝈𝒑𝒆

Exemple : Déterminons omaxi près de l’épaulement, au niveau de la section S, pour la i, pièce proposée.

Filetage triangulair

Le coefficient de concentration de contraintes k = 2,5

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TD. TRACTION-COMPRESSION
Exercice N°1:

Le fer H, repéré 1 sur la figure, supporte un effort de


compression de 50 000 daN. Le fer est soudé sur un plat carré
en acier de coté b repéré 2. L’ensemble repose sur un support
circulaire 3 en béton de diamètre d posé à même le sol.

1. Calculer la section du fer H si la contrainte


admissible de l’acier est de 10 daN.mm-2.

 2. Déterminer le coté b du carré 2 si la contrainte admissible
en compression du béton est de 0,4 daN.mm-2.

3. Calculer le diamètre d du socle si la
contrainte admissible à l’écrasement du sol est de 2,5 daN.cm

rep : 1) S=5000mm -2) b=354mm 3)d=160cm


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Exercice N°2:

Deux tronçons (1) et (2) en matière plastique sont collés comme l’indique la figure. La résistance à la
rupture par traction de la colle est de 235 MPa pour
des températures comprises entre - 60 °C et 120 °C.
Si la section collée est rectangulaire et mesure 50mm

- déterminer l’effort de traction admissible par


le joint collé ?(rep : 8 225daN )

Exercice N°3:
Une poutre tubulaire (diamètre extérieur 400 mm, épaisseur e) en acier (limite à la rupture Rr = 380 MPa ;
limite élastique Re = 240 MPa), appartenant à la charpente métallique du Centre Pompidou à Paris,
supporte un effort de traction de 400 kN. Le coefficient de sécurité adopté, par rapport à Re, est égal à 6.
a) Déterminer l’épaisseure minimale admissible pour la construction.
b) La longueur de la partie tubulaire de la poutre est de 3,5 m ; déterminer son allongement si E = 200
GPa.

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Exercices 4:

Le boulon rep. 1 assure le maintien d’une rallonge rep. 4


sur 2 tubes (rep. 2 et 3).
1-On demande de calculer le diamètre du boulon sachant
que l’effort de traction est de 2000 N et que la contrainte
admissible est de 140 Mpa.
2- Calculer l’allongement du boulon sachant qu’il a une
longueur initiale de 2m et que E = 200 000 Mpa.

Exercices 5:
Un élément d’arbre de machine AD en
acier peut-être représenté par la figure
3.1.
 Il repose sur deux paliers P1 et P2.
En A il est soumis à une action de la
partie de l’arbre situé à gauche, en B à
l’action d’une butée à billes non
représentée, en C à l’action
longitudinale d’une vis de réducteur à
vis tangente, non représentée, en D à
une action de la partie de l’arbre située à
droite En A l’arbre est soumis à une
action de la partie de l’arbre situé à
gauche, en B à l’action d’une butée à billes non représentée, en C à l’action longitudinale d’une vis de
réducteur à vis tangente, non représentée, en D à une action de la partie de l’arbre située à droite
1) Combien de coupures faut-il réaliser pour déterminer le torseur des efforts intérieurs ?
2) Déterminer le torseur des efforts intérieurs pour chaque tronçon et identifier
 la nature des
sollicitations.
3) Tracer, en fonction de l’abscisse x de l’arbre, les diagrammes des composantes
non nulles du torseur des efforts intérieurs.

4) En déduire les valeurs des contraintes pour chaque partie de l’arbre.

6) Déterminer le coefficient de sécurité (rapport entre la limite pratique d’élasticité Rp et la contrainte
normale en traction) pour les nuances d’acier suivantes :

S185 : Rp = 185 MPa, S235 : Rp = 235 MPa, E360 : Rp = 360 MPa et C55 : Rp = 420 MPa Applications
numériques d1 = 30 mm, d2 = 45 mm, d3 = 35 mm

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Exercices 6:
Deux tiges cylindriques, l’une en acier (ABC) et l’autre en aluminium (CD), sont soudées ensemble et
sont soumises aux efforts axiaux indiqués sur la figure ci-dessous. On donne :
AB : Section creuse BC : Section pleine Diamètre = 50 mm
Diamètre extérieur = 50 mm CD : Section pleine Diamètre = 25 mm
Diamètre intérieur = 25 mm
1. Tracez le diagramme des efforts normaux;
2. Tracez le diagramme des contrainte saxiales;
3. Calculez le déplacement au point D.

Exercices 7:
Diverses pièces rectilignes, à section constantes, fixées à gauche dans un encastrement, libres à droite, sont sollicitées par des
forces axiales concentrées ou réparties uniformément dans le sens de la longueur. Les dimensions géométriques sont en mm.
1.1.1 Charge : forces de 40 kN, 36 kN et 25 kN.
1.1.2 Charge : forces de 40 kN, - 55 kN, 32 kN.
1.1.3 Charge : force concentrée de 40 kN et charge répartie longitudinalement 100 kN/m.. Déterminez dans chaque cas : 1.
L’équilibre de la pièce. 2. Le diagramme des efforts normaux.

Exercices 8 :

Dans le systeme ci contre une masse M est suspendue a deux tige 1 et 2 constituées de modules
E =210GPa et E =70GPa et de sections S =2mm2 et S =2,5mm2.On a mesuré l’allongement de la tige 1
1 2 1 2

∆𝑙8 = 0,32mm
1. Quelle est la masse M ?on prendra g=8,91m/s2
2. Quell est l’allongement ∆𝑙= de la tige 2 ?
3. Quel est l’angle formé par AD avec l’horizontale et quel est le déplacement vertical du point D?
Rép: M=60,9Kg ; ∆𝑙= = 1,28𝑚𝑚 ;𝛼 = 0,0,0688° ;DD’=1,76mm