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Chimie

Olivier MAURICE

7 juin 2009

Faisant suite aux deux premiers documents « brouillons » dans lesquels on évaluait
la faisabilité d'user de graphes ou représentations types circuits pour obtenir les
expressions de la mécanique quantique, on reprend ici cette approche mais en
explorant l'ensemble de la chimie pour éprouver ces modèles et confirmer ou
infirmer leur utilité. Ce travail permettra de plus de se familiariser avec toutes les
notions de la chimie, nécessaire pour comprendre les mécanismes de construction
des molécules, puis des cellules. Notre objectif final reste identique: comprendre en
profondeur les interactions entre champs et cellules.

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Table des matières
1.Introduction................................................................................................................................3
2.Eléments chimiques...................................................................................................................3
3.Loi des proportions définies.......................................................................................................4
4.Molécules....................................................................................................................................5
4.1 Rappel des terminologies.................................................................................................5
4.2 Périodicité des éléments...................................................................................................6
4.3 Comportement des ions....................................................................................................6
5. La réactivité chimique..............................................................................................................6
6.Aspects quantitatifs...................................................................................................................8
7.Propriétés des gaz......................................................................................................................8
7.1 Pression des mélanges gazeux.......................................................................................11
...............................................................................................................................................11
7.2 Distribution statistique des vitesses d'un gaz..............................................................11
8. Rappel du modèle établi.........................................................................................................12
9.Modes sphériques.....................................................................................................................16

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1.Introduction
L'ouvrage qui sert de base à notre relecture de la chimie est l'ouvrage « chimie
générale » de Mc Quarrie/Rock1. Cet ouvrage rappelle en introduction que la chimie
est avant tout une science expérimentale. Je voudrais dans cet exposé arriver à me
doter d'une approche qui me permette de retrouver les résultats expérimentaux pour
les prédire dans un deuxième temps.

2.Eléments chimiques
La plupart des substances que l'on rencontre dans la nature sont le résultat de
compositions de divers éléments purs. On appelle élément une substance qui ne peut
être décomposée à son tour en éléments plus simples. Les principaux éléments de la
croûte terrestre sont:

l'Oxygène

le Silicium

l'Aluminium

le Fer

le Calcium

le Sodium

le Potassium

le Magnésium

l'Hydrogène

le Titane

le Chlore

le Carbone

Les autres éléments représentent 0,56% de la masse des éléments. Les éléments sont
classés en deux catégories: les métaux et les non métaux. Les éléments métalliques

1 CHIMIE GENERALE de Mc Quarrie/Rock.3° édition, chez De Boeck Université


– ISBN 2-8041-1496-1

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sont de bons conducteurs de la chaleur et de l'électricité, ils sont malléables et
ductiles. Ils sont des éléments purs et monoatomique. Les non métaux au contraire
sont de mauvais conducteurs et sont non malléables ni ductiles. Certains d'entre eux
sont des molécules diatomique.

3.Loi des proportions définies


Le pourcentage massique des éléments dans une substance composée est invariable.
Lorsque l'on réalise un mélange, si l'un des éléments est en proportion trop
importante, un résidu subsistera pour respecter la loi des proportions définies. Cette
loi des proportions paraît logique si l'on se rappelle les mécanismes de construction
des molécules sur lesquels nous allons revenir incessamment.

Par exemple (en reprenant l'exemple de l'ouvrage1) le pourcentage massique du


calcium dans le sulfure de calcium pur est toujours égal à 55,6%. Ce pourcentage
correspond au rapport de la masse du calcium sur la masse du sulfure de calcium
dans le mélange réalisé.

Ce constat des proportions invariantes est en partie à l'origine des premières


réflexions atomistiques de John Dalton2.

De la loi des proportions définies on peut déduire les masses relatives des composés.
Par exemple (toujours en suivant) pour le sulfure de calcium, le calcium est en

masse calcium 55,6


= =1,25
masse souffre 44,4

1

proportion de 55,6% et le souffre de 44,4%. On en déduit immédiatement le rapport


des masses du calcium et du souffre:

Comme les proportions définies sont invariantes, elles restent valables pour 1 atome
de chaque élément. Le rapport des masses obtenu est donc le rapport des masses des
atomes. Des proportions définies on a déduit les rapports de masses atomiques. C'est
ainsi que l'on peut construire une échelle relative des masses des atomes en prenant

2 John Dalton, 1766 - 1844

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un élément comme référence. Dés lors l'unité peut être gardée relative. On parle
d'unité de masse atomique [u]. L'échelle communément employée aujourd'hui est
basée sur le carbone.

4.Molécules
Un assemblage d'atomes constitue une molécule. Les formules donnent une
représentation de l'agencement des atomes dans la molécule. Au cours d'une réaction
chimique, les molécules se réarrangent et la nature des produits peut complètement
changer. Ainsi, avec deux gaz, de l'hydrogène et de l'oxygène, on peut produire de
l'eau. Les composés chimiques suivent dans leur nomination une nomenclature bien
définie. Pour les composés binaires par exemples (faits de deux éléments), lorsque
l'un des deux composés est métallique et l'autre non métallique, le nom est donné en
commençant par le non métal dont la terminaison est remplacée par « ure ». Par
exemple on parle du sulfure de calcium. Lorsque les deux composés sont non
métalliques, on fait appel à des préfixes grecs: par exemple, Dioxyde de soufre.

4.1 Rappel des terminologies


Le numéro atomique indique le nombre de protons dans l'atome. La masse atomique
étant la somme des protons et neutrons. Un isotope est alors un atome de même
numéro atomique mais de masse atomique différente. La perte d'équilibre de charges
par ajout (anion) ou perte (cation) d'électron crée un ion.

Une réaction chimique est représentée par une équation où apparaissent à gauche les
composés et à droite le produit. Par exemple la formation de chlorure de sodium
s'écrit:
NaCl 2 2NaCl
 2

Dans une équation chimique le nombre d'atomes des réactifs et des produits doit être
identique. On équilibre éventuellement le nombre de chaque composé ou molécule
pour atteindre cet équilibre. On obtient suivant ce principe:

2Li2H 2 O  2LiOHH 2
3

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4.2 Périodicité des éléments
La classification périodique des éléments de Mendeleïev classe les éléments en
ligne, suivant les nombres atomiques croissants, redonnant en colonne un ensemble
d'éléments aux propriétés chimiques similaires. Nous allons sur ce point étudier les
similitudes entre des ions et des gaz rares.

4.3 Comportement des ions


Les réactions chimiques tendent à montrer l'attirance naturelle qu'ont les ions
opposés en signes. Un atome qui a une tendance naturelle à perdre un électron
réagira ainsi avec un autre atome qui a une tendance naturelle à en gagner un. On
peut se demander comment peut se traduire cette propension à gagner ou perdre un
électron? L'impédance caractéristique de la ligne équivalente entre un électron du
cortège du noyau et le noyau sera d'autant plus élevée que l'électron sera loin du
centre atomique. Si cette impédance est élevée, le rapprochement d'un autre atome
va d'autant dériver l'énergie de la ligne que son impédance en regard sera faible.
Cette idée sous-tend qu'il existe une valeur optimum pour la ligne. De même que
dans l'électromagnétisme classique il existe une valeur optimale en-deçà de laquelle
en regard d'autres atomes, une ligne aura tendance à capter ou perdre une onde.
Nous verrons s'il est possible de définir simplement la valeur optimum. La présence
de l'électron dans un système à deux atomes doit apparaître comme majoritaire du
côté d'un atome, mais non nulle proche du premier atome.

5. La réactivité chimique
L'ensemble des réactions chimiques peut être divisé en deux types:

1. les réactions au cours desquelles des électrons sont échangés;

2. les réactions au cours desquelles aucun électron n'est échangé.

Lorsque des électrons sont transférés d'une espèce chimique à une autre, on parle de
réaction d'oxydoréduction.

Un exemple simple de réaction d'oxydoréduction, et celle faisant interagir le sodium


(un métal) avec du souffre (un non métal). Cette réaction s'écrit:

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2 Na sS  s Na 2 S s 
 4

Nous indiquons entre parenthèses l'état du composé (s: solide, aq: aqueux, g:
gazeux).

Le sodium comporte 11 électrons, ce qui est déjà conséquent du point de vue


modèle. Mais on doit pouvoir étudier les interactions portant sur les dernières
couches, en modélisant le reste du cortège électronique et le noyau comme une
charge positive réduite. Mais nous détaillerons plus loin ce point, en abordant la
structure générale des molécules.

Le nombre d'oxydation est la charge ionique fictive intervenant dans la réaction


d'oxydoréaction. On assimile la réaction à l'appariement des ions. Dans les deux cas,
l'équilibre des charges misent en jeu est assuré.

Dans le cas d'entités polyatomiques, les règles suivantes permettent de déterminer


les nombres d'oxydation:

1. on donne aux atomes à l'état élémentaire le nombre d'oxydation 0;

2. la somme des nombres d'oxydation présents dans les atomes d'une espèce
doit redonner la charge portée par l'espèce;

3. les métaux alcalins (Li, Na, K, Rb, Cs) ont un nombre d'oxydation égal à 1;

4. le fluor a un nombre d'oxydation égal à -1;

5. les métaux alcalino-terreux ont un nombre d'oxydation égal à +2 (Be, Mg,


Ca, Sr, Ba, Ra, Zn, Cd);

6. l'hydrogène a un nombre d'oxydation égal à +1, sauf dans les hydrures où


son nombre est de -1;

7. l'oxygène a généralement un nombre égal à -2, sauf dans le cas des


peroxydes où son nombre vaut -1.

Les différentes réactions chimiques qui peuvent arriver entre des composés
aboutissent à des décompositions des éléments de départ, ou des recompositions
(substitutions). Il y a des réactions de double déplacements ou cations (+) et anions
(-) permutent, ce qui aboutit à la formation de nouveaux composés.

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6.Aspects quantitatifs
Certains atomes étant plus lourds que d'autres, un même nombre d'atomes de
substances pures pèse différemment suivant les atomes de ces substance. Les masses
des atomes pour l'instant ont été définies en relatif. Ainsi x atomes de Carbone
pèsent 3 fois plus lourd que x atomes d'Hélium. Le raisonnement peut être appliqué
aux molécules. Il faut alors définir une référence pour une molécule. On définit la
masse molaire comme la masse obtenue en calculant la somme des masses relative
des atomes qui composent la molécule. On montre alors qu'une mole d'atomes
contient 6,022x1023 atomes. A partir de la constante d'Avogadro on peut alors
connaître la masse d'un seul atome ou d'une seule molécule (puisque le concept
s'étend tant aux atomes qu'aux molécules). Cette valeur est la masse molaire divisée
par la constante d'Avogadro. Par exemple pour l'Azote on obtient:

masse d'une molécule d'Azote = masse molaire/nbre d'Avogadro = 4,653x10-23


g/molécule.

In en découle que les coefficients qui apparaissent dans les équations chimiques
peuvent être compris comme s'ils indiquaient le nombre de moles.

Ces constats montrent de nouveau qu'il faut une certaine quantité des substances
pour observer une réaction. Ces quantité ne correspondant pas à des nombres
élémentaires d'atomes. Par contre par les proportions définies dans ces équations
chimiques et en usant de la constante d'Avogadro, on peut en déduire les masses des
atomes élémentaires.

En pratique de plus, les réactions chimiques ont des rendements inférieurs à 1.

7.Propriétés des gaz


La matière existe sous trois formes:

➢ solide, où les molécules sont agencées suivant un crystal bien défini en


organisation spatiale;

➢ liquide où le volume total est bien défini mais où l'arrangement des


molécules n'est pas bien défini. Elles « roulent » les unes sur les autres;

➢ gazeuse, où ni le volume ni l'agencement ne sont bien définis.

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Les gaz utilisent le maximum de volume possible. Même dans les réseaux solides, la
distance entre atomes est déjà très importante. C'est d'ailleurs du fait de cette
propriété que l'on peut réduire les schémas équivalents des atomes même complexes
dans leurs interactions au sein du réseau.

La pression d'un gaz exprime les forces exercées sur une surface donnée par les
particules du gaz qui choquent cette surface suivant leur énergie cinétique. Un
moyen de mesurer cette pressions est de regarder quelle hauteur, donc masse d'un
liquide, le gaz arrive à « pousser ». On usant au départ du mercure qui est peu réactif
et dense. Ainsi fut définie l'unité du torr, par Torr! La pression atmosphérique
déplace 760 mm de hauteur de mercure. Soit environ 1bar (le mot a pour origine
« baromètre »).

Comme les particules du gaz occupent tout l'espace disponible, on peut en déduire
que le volume est inversement proportionnel à la pression du gaz. En effet si l'on
augmente le volume, on augmente l'angle solide parce que l'on augmente par
exemple le rayon d'un volume sphérique. Augmentant l'angle solide on augmente la
surface sur laquelle s'exerce la force résultant des chocs des particules. A iso force
de ces chocs, la pression qui est la force divisée par la surface, décroît.

Illustration 1

L'illustration 1 montre le processus discuté. Nous montrons par ce raisonnement que


la pression est inversement proportionnelle au volume.

La force est, par la loi de Newton, égale à la dérivée de l'impulsion. Si l'on augmente
la température, on augmente la vitesse moyenne des particules. Il s'agit de particules
« libres », de fait en augmentant la température, c'est à dire la densité de photons

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thermiques dans le milieu, on augmente le nombre d'interactions entre les particules
et le bain de photons. Leur vitesse moyenne doit s'accroître puisqu'elles ne peuvent
pas augmenter l'énergie potentielle mais seulement leur énergie cinétique. En
reprenant le raisonnement précédent: si les particules augmentent leur vitesse, elles
augmentent la force qu'elles exercent sur la surface. A iso surface, la pression va
donc augmenter.

De nos deux raisonnements on déduit la loi suivante si p est la pression, V le volume


et T la température:

De cette loi empirique, issue des réflexions de Boyle, Charles et Gay-Lussac on va


pouvoir déduire la loi des gaz parfaits. Mais il nous faut d'abord comprendre l'apport
de Gay-Lussac.

Il existe dans les réactions entre gaz une propriété remarquable: on retrouve les
proportions des volumes des réactifs et du produit en partant du nombre de
molécules de chaque réactif. Ainsi faisons réagir 1 molécule d'hydrogène et 1
molécule de chlore, on obtient 2 molécules de chlorure d'hydrogène pour respecter
l'équation chimique:

On voit sur cette équation qu'il nous faut 1 mole d'Hydrogène ajoutée à 1 mole de
Chlore pour obtenir 2 moles de chlorure d'Hydrogène. Regardons la nouvelle
équation:

Ici, 3 moles d'Hydrogènes ajoutées à 1 mole d'Azote donnent 2 moles d'Ammoniac.


On peut ensuite remplacer chaque mole par un volume d'Avogadro. La loi des
volumes suit donc celle des moles. On en déduit aussi comme Avogadro que des
volumes égaux de gaz contiennent un nombre égal de moles. Le volume est donc
proportionnel au nombre n de moles. De cette nouvelle réflexion on peut déduire la
loi des gaz parfaits:

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R est appelée constante des gaz parfaits.

7.1 Pression des mélanges gazeux


Définition:
La pression totale d'un mélange de gaz idéaux est égale à la somme des pressions
partielles de chacun des gaz dont est constitué le mélange.

{
3H 2g N 2g   300 atm  2NH3g 
500 °C
9

Considérons une réaction chimique gazeuse:

En remplaçant chaque gaz par son équation de Dalton on retrouve la définition: la


masse volumique du mélange est la somme des masses volumiques séparées.

n1 RT n2 RT RT
 = n1n2 
V V V
10

7.2 Distribution statistique des vitesses d'un gaz

L'énergie cinétique est une propriété fondamentale d'un corps en mouvement.


L'énergie cinétique correspondant à une mole de molécule se déplaçant à la vitesse v
est:

1
E c= M v2
2
11

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Avec cette expression on obtient une énergie par quantité de molécule, en Joule par
mole de gaz. Reprenons le raisonnement qui a conduit à la relation entre vitesse
moyenne et température.

1. Le nombre de colisions est proportionnelle à la quantité de molécules


présentes. On traduit cela en rendant proportionnelles la pression et la
densité volumique de nombre: P=αN/V;

2. La fréquence des collisions des molécules sur les parois est directement liée
à la vitesse des molécules: P=αv;

3. la pression exercée sur les parois est proportionnelle à la quantité de


mouvement des molécules: P=α(mv).

De ces trois proportionnalité on déduit la relation entre vitesse moyenne et


température:

1 3
m〈 v 〉 2= kT
2 2
12

Ces premières notions redonne les grandes lignes de la chimie classique. Essayons
maintenant de retrouver ces comportements à partir de nos modèles.

8. Rappel du modèle établi


On doit partir de la description de la projection sur une sphère de l'amplitude de
probabilité. On repère cette amplitude suivant deux angles et un repère orthonormé
local. La figure 1 présente les projections réalisées.

Les modes observées pour les molécules donnent lieu à des diagrammes de
rayonnement traduisant les probabilités de présence de l'électron (des électrons)
intervenant dans les réactions chimiques. Nous détaillerons les différents cas
possibles ultérieurement, mais on veut ici voir dans le cas général comment se
traduiront ces différentes possibilités aux niveaux des projections.

On part d'expression de fonctions normalisées redonnant les diagrammes de


probabilités observés, puis on remonte par des décompositions en fonctions
exponentielles à des établissements d'ondes stationnaires et des diagrammes de
rayonnement envisageables pour des « antennes équivalentes ».

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Figure 1

Profitant de tous nos résultats précédents l'idée est la suivante:

à partir de raisonnements sur la répartition mécanique de la charge autour du noyau,


on peut en déduire une répartition de l'énergie W. On projette cette répartition sur un
plan (a,b). Les modes possibles sur ce plan vont être déterminés par les quatre
nombre quantiques. L'énergie fondamentale qui est la valeur moyenne de qV(a,b) est
liée au nombre n. La répartition autour de cette moyenne d'ondulation est provoquée
par le nombre l qui détermine des moments d'inertie, c'est l'énergie de rotation. Ces
modifications dans la continuité de répartition de V provoque de fait des moments
magnétiques dont l'énergie d'interaction est traduite par le produit MB. Enfin, le spin
de l'électron, nombre quantique ms, agit comme variateur supplémentaire dans la
répartition et l'amplitude de l'énergie, provenant d'un produit d'interaction iA.

La répartition de l'énergie rayonnée suivant les angles sphériques a et b doit résulter


de la transformée de Fourier (TF) de moments électriques (dipôles vibrants), en
utilisant le fait qu'un dipôle magnétique peut être ramené à un dipôle électrique
(équivalence entre l'antenne cadre et l'antenne demi-onde). Celle de qV résulte d'une
répartition de charges (dipôles statiques). Celle suivant le produit MB doit résulter
d'une répartition de moments magnétiques.

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Le niveau fondamental est un système oscillant non polarisé. Son graphe est une
ligne résonant en demi onde ou un oscillateur (ce qui est équivalent). Seul, la
transformée de Fourier est celle d'un oscillateur, une sinusoïde pure qui doit
redonner l'énergie principale de l'atome.

Le niveau l traduit une déviation du niveau fondamental où la répartition du


potentiel en a ou b n'est pas constante, et où le déplacement s'effectue sur un plan
unique. Ce sont les couches s, p, d, f, …

Pour trouver les fonctions d'ondes qui peuvent traduire les niveaux d'énergie
observés, il faut se remémorer la série de Fourier en deux dimensions. On peut avoir
une vibration suivant les trois axes de la sphère. Imaginons un niveau fondamental
non polarisé (m=0). On note dorénavant les 4 nombres quantiques: n, l, m, s. Ce
niveau peut être déterminé en regardant la vision que l'on peut avoir pour ce niveau
de la vibration en énergie sur les trois axes. La fonction d'onde doit pouvoir s'écrire
vu d'un plan particulier sous la forme:

i
H0t
=e ℏ
13

L'énergie moyenne issu de cette fonction d'onde s'obtient immédiatement en


calculant:

v xyz
1 ℏ 1
〈 w0 〉= ∭ dv * ∂ = ∭ dxdydz H 0
2v 0 i ∂t 2v 0
14 

Cette énergie se retrouve dans la description de rayon discret pour l'électron autour
du noyau. L'énergie Ho doit être égale au produit de la charge par le potentiel du
noyau. Développons:

1 1
2v
∭ ⋅
dv q E r = ∭ dv f⋅r
2v
14

L'énergie est le produit de la force de Coulomb par la distance au noyau. On peut


exprimer la fréquence propre à ce niveau d'énergie par le terme spectral et la

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constante de Rydberg. Le produit qV est égal au travail de la force ou à h que l'on
remplace par son expression avec cette constante:

2
R R 1 R 4  0 r n
h =h  T =h 2 r n=h 2 =h 2
n n 2f n 2n 2 q 2
15

On trouve que les niveaux d'énergie traduisent le rayon moyen au sens de Bohr. En
effet:

q2 n 2
r n=
hR8 0
16

On trouve un rayon pour l'hydrogène (R=3,29 1015) de l'ordre de 510-11 m.

Si l'électron tourne sur un plan particulier, l'amplitude d'énergie dépend de l'angle.


L'énergie peut ensuite avoir une expression où le facteur d'amplitude n'est plus une
constante, du type:

i
H t
ℏ 0
Cos  a e
17

La fonction cosinusoïdale (éventuellement additionnée d'un terme pour rendre


compte d'un déport arrière autour du centre atomique) doit être retrouvée comme
onde stationnaire, somme de termes exponentiels. On considère ici que la probabilité
de présence équivaut à l'intensité d'un champ quantique. Si ce champ se réparti
isotropiquement autour du centre-noyau, son moment de rayonnement est nul, il ne
peut induire aucun moment cinétique ni moment magnétique. Dès lors que le champ
se réparti sur un plan unique, un moment magnétique peut apparaître, résultant de la
circulation non nulle du champ. Ce moment est aligné sur l'axe « z » par rapport au
plan « x,y » du champ. Le moment cinétique est égal au produit du rayon par
l'impulsion. L'énergie principale n est quantifiée pour avoir une onde stationnaire
d'orbitale. Pour un rayon r donné, suivant la valeur d'impulsion l'électron développe
ou non un moment d'inertie rp. Ce moment développe une énergie intégrée sur le
temps, homogène à Ht. Suivant la direction de l'impulsion, les orbitales qui s'en

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déduisent vont être orientées suivant les axes x, y ou z. ces orbitales vont présenter
un moment magnétique qui, suivant l'orientation du plan de l'orbitale avec l'axe
magnétique, va présenter des valeurs discrètes. En dernier lieu, le sens de rotation de
l'électron en tant qu'oscillateur va déterminer l'énergie de spin.

L'orbitale l va intervenir comme exposant de la fonction d'onde remplaçant le


produit rp dans certaines directions d'espace. Ainsi on peut écrire que la fonction
totale résulte d'une expression du type:

= exp ℏi [Ht −p⋅r ]


18
L'énergie étant stationnaire, elle est équivalente à une particule piégée dans une boîte
sphérique de dimensions déterminées. La modulation apportée par l'impulsion tend à
privilégier certains modes dans cette boîte. On retrouve tout à fait la similitude avec
les modes dans une cavité. Simplement, la cavité ici est sphérique. Pour généraliser
notre approche, il nous faut finalement déterminer les modes d'une cavité sphérique.

9. Modes sphériques
Je donne ici mes réflexions en incluant tout le travail précédent et en cherchant à
trouver les liens entre les expressions ondulateur et géométrique. Le lecteur ne doit
pas être dérouté par le fait que je n'hésites pas à écrire des choses fausses! Relatant
pas à pas mes raisonnements. Mais si tout se passe bien, on doit finir par converger
vers un modèle adéquat!

Considérons une sphère excitée en un point. La figure 2 représente une coupe en


deux dimensions des réflexions du champ qui vont donner les expressions des
modes possibles.

Sur la coupe présentée figure 2 on voit que parmi les modes de propagation
possibles, certains vont agir en tant que retardateur, d'autres en tant que propagateur.
L'onde résultante est sphérique concentrique puis excentrique. Supposons que la
source est polarisée suivant la normale au plan de coupe. La figure 3 montre les
plans de phase des ondes provenant de la source.

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Figure 2: modes en coupe

Dans le premier hémisphère, les ondes qui partent le plus sur le côté sont en retard
par rapport à celle qui partent avec un angle élevé. Au niveau de l'équateur, l'onde
est sphérique concave. Par contre, une fois passé cet équateur, si l'on regarde les
ondes au niveau des points a et b par exemple, l'onde en b arrive plus tard que l'onde
en a. La sphéricité de l'onde devient convexe (excentrique).

Figure 3: ondes sphériques

L'onde résultante en tout point de la cavité peut être obtenue en sommant deux
ondes, une venant de la source et une provenant de la cible, retardée. On ne
considère pas pour l'instant de mode vertical qui proviendrait d'émissions dans les
hémisphères supérieur et inférieur. L'onde sphérique d'émission se propage donc en
deux dimensions sur une pseudo-ligne dont il faut étudier les propriétés de

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propagation. De plus, seuls certains modes particulier peuvent se propager dans la
structure. Notre cavité est à condition limite ouverte. Ce qui signifie que très proche
de la source, seule la composante scalaire du champ persiste. Ce qui est cohérent
avec le fait que l'on se rapproche de l'électron.

Les conditions limites imposent des longueurs d'onde du champ. Ainsi le mode
représenté par le parcours direct présente une première résonance quand la demi
longueur d'onde correspond au diamètre. Pour le mode représenté par le chemin 2, il
faut que la demi longueur d'onde corresponde à la racine de deux multipliée par le
rayon. On voit que plus on considère des modes élevés (des ordres de chemin
élevés) et plus les conditions limites imposent une longueur d'onde courte.

Concernant la cavité atomique, le mode principal est la répartition du champ scalaire


autour du noyau. Le nombre quantique n représente la longueur d'onde, donc
l'énergie de l'électron autour du noyau. Quand cette énergie est assez élevée,
plusieurs couches apparaissent, sous la forme de plusieurs piques de résonances.
Chacun de ces pics est repéré par un identifiant: s, p, d, f, etc. Ce sont les ordres du
nombre quantique L. Si l'orbite est décentrée, une impulsion justifie de l'ellipsitée de
l'orbite. Cette impulsion se traduit par l'apparition de modes plus complexes,
obtenus par l'émission de sources périphériques, traduisant le rayonnement du dipôle
électron – noyau.

Cette description ne me convient pas encore.

n est l'énergie principale. Il correspond à une « trajectoire » circulaire ou une onde


centrée d'ordre n. n est lié à la longueur d'onde qui traduit l'énergie H du couple
électron – noyau. Si une impulsion provenant d'un effet supplémentaire intervient, la
« trajectoire » devient décentrée. Chaque niveau d'énergie intermédiaire est repéré
par le nombre l. Cette trajectoire « polarisée » va induire un moment magnétique
repérée par m. Pour un décentrage donné, m augmente le nombre de ventre de
probabilité sur la trajectoire. Enfin l'électron a une énergie magnétique propre: le
spin, s.

Le système proton – électron se comporte bien comme un dipôle avec une énergie
potentielle donnée par le nombre n, si on l'assimile à une cavité ouverte, ce nombre
détermine la dimension principale de la cavité. Le nombre L est son associé m
déterminent l'ordre du mode dans une direction imposée par un champ magnétique.
L'énergie (donc la fréquence) est diminuée pour les modes supérieurs. Ainsi pour
L=1, 2, n-1, la fréquence est moindre que pour L=0. Par contre, plus L est grand,

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plus le moment magnétique de l'atome est grand. Le nombre m est l'image de ce
moment qui peut être orienté dans deux directions normales au plan de circulation
des ondes. De fait, m va de -L à +L. Le nombre quantique magnétique m est obtenu
par passage dans l'espace de la maille des circulations.

Les énergies propres, potentielles et de spin sont déterminées par les matrices de
Dirac et les quadrivecteurs (i,A) comme nous l'avons vu au tome II. Il ne reste qu'à
ajouter l'énergie de couplage magnétique µB. Suivant ces modèles de champ,
l'énergie qV vient de l'interaction coulombienne dans l'espace des branches, µB des
flux magnétostatiques dans l'espace des flux et iA de l'espace des moments
électriques. Or l'énergie potentielle de branche est liée au mode principal n de la
cavité atome, le flux µB provenant des modes excentrés d'ordre L et signe m, le
moment rajouté iA étant désigné par s (nombre quantique de spin). Notre modèle se
construit finalement avec les équivalences suivantes:

Nombre quantique Modèle équivalent


n Mode 0 d'une cavité (ligne ouverte)
L Modes secondaires : ligne rallongée
suivant les temps de propagation des
modes sphériques d'ordres > 0
m Maille et moment lié en fonction du
mode L
s Moment radiatif de l'électron: A

Le calcul des différents termes doit émaner des expressions de la fonction d'onde
quantique.

C'est sur la base de cette compréhension que nous allons recommencer la


comparaison calculs mesure sur différents cas dans le tome IV.

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