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Année académique 2019-2020

ISPP ANNEE DE MASTER

MODULE D’ANALYSE DES ETATS


FINANCIERS

Chargé du cours : Moussa Tertius ILBOUDO


Ministère de l’Economie, des Finances et du développement
Administrateur des services financiers
Diplômé d’études supérieures bancaire
et financière (DESBF)/BCEAO siège/Dakar
Directeur de l’Administration et des Finances (DAF)
Spécialiste en finances publiques
Consultant

Année académique 2019-2020


INTRODUCTION

INTRODUCTION
Les états financiers constituent l’élément de base de tout diagnostic financier. Il
importe donc, non seulement d’en connaître le contenu et les règles d’établissement
mais aussi et surtout de pouvoir en expliquer les différentes variations qui surviennent
et éventuellement apporter des mesures correctives qui s’imposent.
Ce module n’a pas pour ambition d’être un cours complet et détaillé sur les questions
de technique d’analyse relatives aux états financiers. Il vise simplement à décrire le
contenu de ces documents de synthèse, rappeler les principaux agrégats et à faire un
diagnostic conduisant à résoudre un problème, contrôler une activité ou prendre une
décision.
En suivant une méthodologie précise, l’essentiel de la démarche de l’analyse des états
financiers sera développé à travers les chapitres suivants:

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INTRODUCTION

1 Les principes comptables


2 Etude et analyse du compte de résultats
3 Etude et analyse des bilans (comptable, fonctionnel et
financier)
4 Etude et analyse du tableau des flux de trésorerie
5 Etude et analyse du tableau des flux de trésorerie
6 Etude et analyse des notes annexes
7 Analyse par les ratios
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CHAPITRE I : LES PRINCIPES COMPTABLES

DEFINITION
Les principes comptables se définissent comme étant l’ensemble de normes et
règles de base à respecter en comptabilité, afin de garantir la qualité et la légalité
de cette dernière. Ils ont pour vocation de transmettre une information
économique et financière fiable et cohérente.
Il existe dix principes comptables essentiels regroupés:
 en cinq (5) postulats
 et en cinq (5) conventions

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CHAPITRE I : LES PRINCIPES COMPTABLES

Les postulats
le postulat de l’entité ;
le postulat de la spécialisation des exercices ;
le postulat de la permanence des méthodes ;
le postulat de la comptabilité d'engagement ;
le postulat de la comptabilité d'engagement.
Les conventions
convention de prudence ;
convention du coût historique ;
convention de l’intangibilité des bilans ;
convention de l’importance significative
convention de régularité et de la transparence

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CHAPITRE I : LES PRINCIPES COMPTABLES

Les postulats
Le postulat de l’entité
Selon ce principe, chaque entreprise est considérée comme une entité distincte de
ses propriétaires, membres ou partenaires économiques.
Dans le cas d’une entreprise sous forme sociétaire, celle-ci a généralement en droit
une personnalité juridique distincte des personnes physiques ou morales qui en
sont les « propriétaires ». Les états financiers présentent une image de cette entité
indépendante de ceux-ci.
Dans le cas d’une entreprise individuelle, son patrimoine se confond avec celui de
l’entrepreneur, mais la comptabilité tendra à isoler le patrimoine et les résultats
professionnels de ce dernier.

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CHAPITRE I : LES PRINCIPES COMPTABLES

Les postulats
Le postulat de la spécialisation des exercices
Aussi appelé principe d’autonomie ou d’indépendance des exercices, ce
principe stipule que le résultat de chaque exercice doit être indépendant de
celui qui le précède et de celui qui le suit. A chaque exercice sont rattachés
exclusivement les charges et les produits qui le concernent.
En effet, le principe de la spécialisation des exercices exige que les charges et
les produits de chaque exercice comptable soient imputés à la période au
cours de laquelle ils ont pris naissance, à savoir, pour les produits, lorsqu’ils
sont acquis et non seulement encaissés ; pour les charges, lorsqu’elles sont
engagées et non seulement décaissées.

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CHAPITRE I : LES PRINCIPES COMPTABLES

Les postulats
Le postulat de la permanence des méthodes
En vertu du principe de permanence des méthodes, l’’entité établit ses états
financiers en appliquant les mêmes règles d'évaluation et de présentation d'un
exercice à l'autre.
L’’entité ne peut introduire de changement dans ses méthodes et règles
d'évaluation et de présentation que dans des cas exceptionnels.
Dans ces circonstances, les modifications intervenues dans les méthodes et
règles habituelles sont précisées et justifiées, dans l'état des informations
complémentaires, avec indication de leur influence sur le patrimoine, la
situation financière et les résultats.

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CHAPITRE I : LES PRINCIPES COMPTABLES

Les postulats
Le postulat de la prééminence de la réalité sur l’apparence juridique
Ce principe impose d’enregistrer et de présenter les opérations de l’entité conformément à
leur nature financière sans tenir compte de leur apparence juridique. Il n’est pas retenu par les
normes comptables de l’OHADA sans doute en raison des divergences que peut susciter son
interprétation au plan pratique. Toutefois, son application est recommandée pour des cas bien
définis dans le référentiel. Il s’agit :
Inscription à l’actif du bilan comme si l’entreprise en était propriétaire des biens détenus
avec réserve de propriété ainsi que des biens mis à la disposition du concessionnaire par le
concédant (dans le bilan du concessionnaire) ;
Inscription à l’actif du bilan du preneur des biens utilisés dans le cadre d’un contrat de crédit-
bail ;
Inscription à l’actif du bilan des effets remis à l’escompte et non encore échus ou honorés ;
Inscription dans les charges du personnel, du personnel facturé par d’autres entreprises.
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CHAPITRE I : LES PRINCIPES COMPTABLES

Les postulats
Le postulat de la comptabilité d'engagement
Selon ce postulat, la comptabilité doit enregistrer les dettes et les créances d'une
entité au moment où elles se forment, sans attendre qu'elles se manifestent par un
encaissement ou un décaissement :

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CHAPITRE I : LES PRINCIPES COMPTABLES

Les postulats
Le postulat de la comptabilité d'engagement
Selon ce postulat, la comptabilité doit enregistrer les dettes et les créances d'une
entité au moment où elles se forment, sans attendre qu'elles se manifestent par un
encaissement ou un décaissement :

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CHAPITRE I : LES PRINCIPES COMPTABLES

Les conventions
La convention de prudence
En vertu de cette convention, les incertitudes présentes susceptibles d'entraîner un
accroissement des charges ou une diminution des produits de l'exercice doivent être
prises en considération dans le calcul du résultat de cet exercice. Ce principe évite de
transférer sur des exercices ultérieurs ces charges ou ces minorations de produits, qui
doivent grever le résultat de l'exercice présent.
En application de ce principe, les produits ne sont pris en compte que s'ils sont certains et
définitivement acquis à l’entité ; en revanche, les charges sont à prendre en compte dès
lors qu'elles sont probables.

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CHAPITRE I : LES PRINCIPES COMPTABLES

Les conventions
La convention du coût historique
La détermination de la valeur des avoirs d’une entité peut se faire en adoptant
différents critères de valorisation comme le prix d’achat historique, le coût de
production du bien, la valeur de revente, la juste valeur
Le critère retenu pour évaluer un élément est généralement son coût historique, qui
se définit comme son coût d’acquisition (dans le cas d’un achat) ou son coût de
production (s’il est fabriqué par l’entité), exprimé en unités monétaires du moment
où il est entré dans le patrimoine de l’entité.

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CHAPITRE I : LES PRINCIPES COMPTABLES

Les conventions
La convention de l’intangibilité des bilans
Appelé aussi correspondance bilan de clôture et du bilan d’ouverture, ce principe
dispose que le bilan d’ouverture d’un exercice doit correspondre au bilan de clôture
de l’exercice précédent. En d’autres termes, les comptes de bilan de clôture d’un
exercice doivent être reportés à l’ouverture de l’exercice suivant.

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CHAPITRE I : LES PRINCIPES COMPTABLES

Les conventions
La convention de l’intangibilité des bilans
Appelé aussi correspondance bilan de clôture et du bilan d’ouverture, ce principe
dispose que le bilan d’ouverture d’un exercice doit correspondre au bilan de clôture
de l’exercice précédent. En d’autres termes, les comptes de bilan de clôture d’un
exercice doivent être reportés à l’ouverture de l’exercice suivant.

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CHAPITRE I : LES PRINCIPES COMPTABLES

Les conventions
La convention de régularité et de la transparence
Appelé également principe de la clarté, de la bonne information et de la sincérité, ce
principe vise une information loyale qui respecte :
Le référentiel comptable en vigueur ;
La présentation de l’information sans intention de dissimiler la réalité des
opérations ;
Le respect de la règle de non compensation, dont l’inobservation entraineraient des
confusions juridiques et économiques et fausserait l’image que doivent donner les
états financiers annuels.

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CHAPITRE I : LES PRINCIPES COMPTABLES

L’IMAGE FIDELE
A l’instar des normes juridiques et comptables internationales, le SYSCOHADA assigne aux
états financiers un objectif primordial ; donner une image fidèle du patrimoine, de la
situation financière et du résultat de l’entité.
L’image fidèle ne constitue pas un principe comptable supplémentaire, s’ajoutant aux
neuf précédemment retenus. C’est du patrimoine, de la situation financière et du résultat
de l’ l’entité que les états financiers doivent donner une image fidèle et non pas de
l’entité.
En conclusion, l’image fidèle est la résultante de la correcte application des principes
comptables, de l’application de bonne foi des règles et des procédures du système
comptable OHADA en fonction de la connaissance que les responsables des comptes
doivent normalement avoir de la réalité et de l’importance des opérations, des
événements et des situations.
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CHAPITRE I : LES PRINCIPES COMPTABLES

FIN DU CHAPITRE

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

DÉFINITION
Document comportant toutes les informations de caractère significatif, qui permet au
lecteur des comptes d'apprécier correctement le patrimoine, la situation financière
et le résultat de l’entreprise.
Formant un tout indissociable, ils comprennent bilan, l'état de résultat, le tableau de
flux de trésorerie et les notes annexes.

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

LE BILAN
Définition
Le bilan décrit le patrimoine (actif et passif) de l’entreprise à une date donnée : le
dernier jour de l’exercice comptable.
Ainsi, contrairement au compte de résultat, on parle du bilan « au 31/12/2018 » et
non pas « de l’année 2018 ».
Par définition, le montant des éléments dont dispose l’entreprise (actif) est égal au
montant des ressources qui ont permis leur acquisition (passif).
L’égalité ACTIF = PASSIF sera donc toujours vérifiée.

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

l’ actif
Nouvelle définition: Un actif est un élément identifiable, économique contrôlé par
l’entité, provenant d’événements passés qui sont susceptibles de lui procurer des
avantages économiques futurs
Les éléments de l’actif sont classés par ordre croissant de liquidité et comprennent:
 l’actif immobilisé : il regroupe les actifs durables de l’entreprise: les immobilisations
incorporelles, immobilisations corporelles et immobilisations financières;
 l’actif circulant: il regroupe les éléments qui ont vocation à se transformer rapidement
en argent : stocks, créances clients, …
 la trésorerie-actif : Ensemble des liquidités de l’entreprise: argent en banque ou en
caisse, placements de trésorerie à court-terme.

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

le passif: Le passif représente l’ensemble des ressources de l’entité


Les éléments du passif sont classés par origine et par ordre croissant d’exigibilité. Ils
comprennent:
 les capitaux propres et les ressources assimilées : ils représentent les ressources mises à la
disposition de l’entreprise par ses actionnaires et/ou générées par l’exploitation. Capital,
réserves, des reports à nouveaux, du résultat net de l’exercice, les subvention
d’investissement....
 les dettes financières et les ressources assimilées : Cette rubrique comprend les dettes
d’emprunts, les dettes de crédit bail, les provisions financières;
 le passif circulant : Cette rubrique représente l’ensemble des dettes d’exploitation et HAO:
Les avances et acomptes reçus, les fournisseurs d’exploitation, les dettes fiscales, les dettes
sociales....
la trésorerie-passif : Il s’agit des crédits à court terme accordés par les banques à
l’entreprise : les crédits d’escompte, les crédits de trésorerie, les découverts…
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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

SCHEMA DU BILAN

ACTIF PASSIF
 Actif immobilisé  Capitaux propres et les
 Actif circulant ressources assimilées
Trésorerie-actif  Dettes financières et les
ressources assimilées
 Passif circulant
Trésorerie-passif.

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

LE COMPTE DE RESULTAT
Définition
Le compte de résultat est l’état qui retrace la formation du résultat de l’exercice
(bénéfice ou perte).
Ainsi on parle du compte de résultat « de l’année 2016 » et non pas « au 31/12/2018
».
Il récapitule les produits et les charges de la période et, par différence, détermine le
résultat de l’entreprise :

- bénéfice si produits > charges,


-perte si charges > produits

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

Les charges et les produits sont regroupés dans le compte de résultat selon trois
niveaux d’analyse: niveau d’exploitation, niveau financier, niveau hors activité
ordinaire.

CHARGES PRODUITS
Charges d’exploitation Produits d’exploitation
Charges financières Produits financiers
Charges HAO Produits HAO

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

LE COMPTE DE RESULTAT: LES SOLDES INTERMEDIAIRES DE GESTION

Les SIG sont destinés à montrer les mutations successives du résultat par différentes
étapes de création de la valeur dans l’entreprise.
Huit (8) niveaux de calcul du résultat répartis par type d’activité:
 Activités d’exploitation: la marge commerciale, la valeur ajoutée, l’excédent brut
d’exploitation et le résultat d’exploitation;
 Activités financières: le résultat financier
 Résultat des activités ordinaires;
 Hors activités ordinaires : Résultat HAO
Activité globale : Résultat net

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

D 132. Marge commerciale C


601 701
± 6031

D 133: Valeur ajoutée C


602 132.
±6032 702
604 703
605 704
608 705
±6033 706
61 707
62 71
63 72
64 ±73
65 75

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

D 134: Excédent brut d’exploitation C


66 133

D 135: Résultat d’exploitation C


681 134
691 791
798
799

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

D 136: Résultat financier C


67 77
687 787
697 797

D 137: Résultat des AO C


135
136

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

D 138: Résultat HAO C


81 82
83 84
85 86
88
D 131: Résultat net C
87 137
89 138

Résultat fiscal = Résultat comptable brut + Réintégrations fiscales – Déductions


fiscales.
Impôt sur le résultat = Résultat fiscal (arrondi au millier de francs inférieur) x taux
d’impôt (27,5%)
Participation des travailleurs (P) = ½{(Bénéfice net – 5% du total des capitaux
propres} x Salaires/valeur ajoutée.
Résultat net (131) = Résultat comptable brut – {impôt de l’exercice (891) +
participation
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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

LE TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE (TFT)


Définition
Le TFT est l’une des composantes des états financiers du système normal
d’imposition. C’est un instrument d’analyse stratégique de développement d’entité et
de diagnostic. Il révèle sa politique de financement (propre et étranger) et
d’investissement et vient combler les insuffisances du bilan en expliquant la
formation des « stocks » à travers ses différentes variations (stocks proprement dit,
créances, dettes, trésorerie, besoin de financement, fonds de roulement etc.). Il
explique également la formation des différents flux de trésorerie obtenus au cours de
l’exercice.

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

LE TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE (TFT)


Détermination des différents flux
L’établissement du TFT implique la maîtrise du compte de résultat et du bilan. Il met
en évidence trois flux :
les flux liés aux activités opérationnelles ;
les flux liés aux activités d’investissement ;
les flux liés aux activités de financement
les flux liés aux activités opérationnelles
Ce sont des activités qui génèrent des produits et toutes les activités autres que
celles d’investissement et de financement. La détermination de ces flux nécessite la
connaissance d’un certains d’éléments comptables que sont:

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

LE TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE (TFT)


l’excédent brut d’exploitation (EBE): comme indiqué dans le compte de résultat,
l’EBE est la ressource que l’entité tire de son exploitation après avoir rémunéré le
facteur travail. Il mesure la performance économique de l’entité indépendamment de
son mode de financement.
la capacité d’autofinancement globale (CAFG) : elle est calculée à partir de l’EBE
par addition des produits « encaissables » et soustraction des charges
« décaissables » restants après l’EBE . Il s’agit d’une capacité d’autofinancement
globale, après impôt.

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

la variation de l’actif circulant HAO (situation de l’année N- situation de l’année N-1)
la variation des stocks et encours (situation de l’année N- situation de l’année N-1)
la variation des créances et emplois assimilés et des intérêts courus des
immobilisations financières (situation de l’année N- situation de l’année N-1)
la variation du passif circulant et des intérêts des emprunts et dettes financières
courus (situation de l’année N- situation de l’année N-1)
Ces variations sont calculées directement à partir des montants nets des postes des
deux bilans successifs N et N-1.

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

les flux liés aux activités d’investissement


Ces flux sont déterminés par la formule suivante :
Décaissements liés aux acquisitions d’immobilisations (corporelles, incorporelles et
financières)
-Encaissements liés aux cessions d’immobilisations (corporelles, incorporelles et
financières)

les flux liés aux activités de financement


Ces flux déterminent les ressources de financement dégagées ou obtenues par l’entité au
cours de l’exercice comptable. Ils comprennent deux blocs : les flux de trésorerie
provenant des capitaux propres et les flux de trésorerie provenant des capitaux étrangers

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

les flux de trésorerie provenant des capitaux propres : C’est le recours de l’entité à
de nouveaux capitaux propres par augmentation de capital et obtention de nouvelles
subventions d’investissement. Toutefois, les prélèvements opérés sur le capital, et les
dividendes distribués sont soustraits des capitaux propres.
Flux de trésorerie provenant des capitaux propres = Augmentation de capital par
apports nouveaux
+Subventions d’investissement
-Prélèvements sur le capital
-Distribution des dividendes

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

les flux de trésorerie provenant des capitaux étrangers : C’est le recours de l’entité à
de nouveaux emprunts enregistrés au poste « emprunts » ou « autres dettes
financières » desquels sont déduits les remboursements anticipés d’emprunts
antérieurs. En effet, les remboursements anticipés, fortement corrélés à de nouveaux
emprunts (notamment, en cas de restructuration des emprunts pour baisse des taux)
sont inscrits en emplois, en parallèle avec les nouveaux emprunts (ressources).
Flux de trésorerie provenant des capitaux étrangers = Emprunts
+ Autres dettes financières
-Remboursements des emprunts et autres
dettes financières
Flux provenant des activités de financement
Flux de trésorerie provenant des capitaux propres
+Flux de trésorerie provenant des capitaux étrangers
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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

Détermination de la variation de la trésorerie nette de la période


La variation de la trésorerie nette de la période est obtenue par l’addition des flux liés aux
activités opérationnelles ; des flux liés aux activités d’investissement et des flux liés aux
activités de financement.
Détermination de la trésorerie nette au 31 décembre
La trésorerie nette en fin de période est obtenue par addition de la trésorerie nette en début
de période (1er janvier) et la variation de la trésorerie nette de la période. Elle assure
l’équilibre de flux :
un solde négatif traduit un dégonflement de la trésorerie, un recours aux crédits de trésorerie
pour combler l’insuffisance de ressources de financement ; la trésorerie joue dans ce cas en
tant que ressource ;
un solde positif traduit une amélioration de la trésorerie, grâce à l’excédent de ressource de
financement ; la trésorerie joue dans ce cas en tant qu’emploi, augmentation de la trésorerie
nette.
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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

Un contrôle à vocation « pédagogique »


Le SYSCOHADA propose un second contrôle à la suite du tableau, qui s’opère à partir de la
trésorerie-actif et la trésorerie-passif de la période.
Contrôle : Trésorerie-actif N - Trésorerie-passif N
Ainsi, le résultat obtenu au point D doit égal à celui obtenu au point E

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

LES NOTES ANNEXES


Ils expliquent les trois autres états financiers énoncés ci-dessus. La forme et le fond
de ce composant des états financiers ont été revues afin que les informations
complémentaires relatives aux autres états financiers jouent pleinement leurs rôles,
à savoir donner des informations nécessaires et indispensables aux utilisations pour
une meilleure compréhension des états financiers.
Quarante six (46) modèles de notes ont prévus numérotés de 1 à 36 :
Note 1 : Dettes garanties par suretés réelles ;
Note 2 : Informations obligatoires

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

Note 3 : elle subdivisée en 5 notes


note 3A : Immobilisations brutes
note 3B : Biens pris en location acquisition
note 3C : Immobilisations : amortissements
note 3D : Immobilisations : plus values et moins values de cession
note 3E : Informations sur les réévaluations effectuées par l’entité.
Note 4 : Immobilisations financières
Note 5 : Actifs circulant HAO
Note 6 : Stocks et encours
Note 7 : Clients produits à recevoir

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

Note 8 : Elle est subdivisée en 2 notes


note 8: Autres créances à corriger
note 8A: Tableau d’étalement des charges immobilisées
Note 9 : Titres de placement
Note 10 : Valeurs à encaisser
Note 11 : Disponibilités
Note 12 : Ecarts de conversion
Note 13 : Valeur nominale des actions ou parts sociales
Note 14 : Primes et réserves
Note 15 : elle subdivisée en 2 notes
note 15A : Subventions et provisions règlementées
note 15B : Autres fonds propres

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

Note 16 : elle est subdivisée en 4 notes.


note 16A : Dettes financières et ressources assimilées
note 16B : Engagements de retraite et avantages assimilés (méthode
actuarielle)
note 16Bis : Engagements de retraite et avantages assimilés (méthode
actuarielle)
note 16C : Actifs et passifs éventuels
Note 17 : Fournisseurs d’exploitation (méthode actuarielle)
Note 18 : Dettes sociales et fiscales
Note 19 : Autres dettes et provisions pour risques à court terme
Note 20 : Banques, crédits d’escompte et de trésorerie

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

Note 21 : Chiffre d’affaires et autres produits


Note 22 : Achats
Note 23 : Transport
Note 24 : Services extérieurs
Note 25 : Impôts et taxes
Note 26 : Autres charges
Note 27 : elle est subdivisée en 2 notes.
note 27A Charges de personnel
note 27B : Effectifs, masse salariale et personnel extérieur
Note 28 : Provisions et dépréciations inscrites au bilan
Note 29 : Charges et revenus financiers
Note 30 : Autres charges et produits HAO

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

Note 31 : Répartition du résultat et autres éléments caractéristiques des cinq


derniers exercices
Note 32 : Production de l’exercice
Note 33 : Achats destinés à la production
Note 34 : Fiche de synthèse des principaux indicateurs financiers
Note 35 : Liste des informations sociales, environnementales et sociétales à fournir
Note 36 : Tableau des codes

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CHAPITRE II : LES ETATS FINANCIERS

FIN DU CHAPITRE

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CHAPITRE III : APPROCHES FONCTIONNELLE ET FINANCIERE DU
BILAN : LE BILAN FONCTIONNEL ET LE BILAN FINANCIER

LE BILAN FONCTIONNEL
DEFINITION
La présentation fonctionnelle du bilan permet de dégager les grandes masses du bilan en
mettant en évidence leurs rôles, leurs fonctions, leurs dimensions économiques : emplois
et ressources stables, actifs et passifs hors exploitation, disponibilités et trésorerie
négative. Le bilan fonctionnel permet de répondre aux deux questions suivantes :
d’où est venu l’argent ? (de ressources stables ? de dettes fournisseurs non encore
payées ? d’une trésorerie négative ?, …) ;
où est il allé ? (pour financer des actifs stables ? pour financer des actifs
d’exploitation ?, …).
C’est un bilan condensé qui donne une vision de l’entité en termes d’emplois et de
ressources. Il permet de déterminer quelles ont été les politiques d’investissement et
de financement des années passées.
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CHAPITRE III : APPROCHES FONCTIONNELLE ET FINANCIERE DU
BILAN : LE BILAN FONCTIONNEL ET LE BILAN FINANCIER

Dans un bilan fonctionnel, les ressources et les emplois sont classés selon le cycle
(investissement, financement ou exploitation) auquel appartient leur recette ou dépense
d’origine.
Le bilan fonctionnel repose sur la distinction entre cycles courts et cycles longs.
Les cycles longs d’investissement et de financement : la décision de constituer le capital ou de
contracter un emprunt assure le financement de l’entité pour plusieurs années. Le capital et
les emprunts sont donc des ressources durables (capitaux stables). La réalisation d’un
investissement (immobilisation) fixe pour longtemps l’équipement de l’entité. L’investissement
est donc un emploi durable (actif stable). Les emplois durables doivent être financés par des
ressources stables.
Le cycle court d’exploitation : C’est un cycle court de quelques semaines. Toute décision
affectant ce cycle engage l’entité à court terme (volume des stocks, durée du crédit consenti
aux clients ou celui consenti par les fournisseurs...). L’actif circulant (stocks, créances clients...)
doit être financé par les dettes circulantes (dettes fournisseurs, …).
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CHAPITRE III : APPROCHES FONCTIONNELLE ET FINANCIERE DU
BILAN : LE BILAN FONCTIONNEL ET LE BILAN FINANCIER

PRESENTATION

Actif Passif
Emplois durables Ressources stables

Actif circulant Passif circulant

Trésorerie active Trésorerie passive

Une telle réorganisation du bilan comptable permet alors d'analyser l'équilibre


financier de l’entité en faisant apparaître d'une part le Fond de roulement de
l'entreprise ainsi que son besoin en fond de roulement ou Besoin de financement.

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CHAPITRE III : APPROCHES FONCTIONNELLE ET FINANCIERE DU
BILAN : LE BILAN FONCTIONNEL ET LE BILAN FINANCIER

EQUILIBRES FONCTIONNELS DU BILAN


L'élaboration du bilan fonctionnel permet une meilleure évaluation de la situation
financière d'une entité.
La première étape dans l'analyse de la situation financière d'une entité passe par la
détermination du Fond de roulement de l'entreprise.
la notion de fonds de roulement
Le fond de roulement représente donc l'excédent des ressources stables sur le total des
dépenses d'investissement d'une entité et qui va permettre de financer une partie des
besoins à court terme de l’entité appelés autrement besoins en fond de roulement ou
besoin de financement.
Fond de roulement = Ressources stables - emplois stables.

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CHAPITRE III : APPROCHES FONCTIONNELLE ET FINANCIERE DU
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la notion de besoin en fonds de roulement


Le besoin en fonds de roulements résulte donc des décalages temporels entre les
décaissements et les encaissements des flux liés à l'activité de production de l’entité.
BFR = Emplois d'exploitation - Ressources d'exploitation
Ou d'un point de vue comptable :
BFR = actif circulant - passif circulant
L’existence du BFE est issue des constats suivants :
L’exploitation génère des emplois destinés à rester peu de temps dans l’entité (exemples ;
stocks, créances commerciales).
L’exploitation engendre des ressources de courte durée (exemples : dettes fournisseurs, des
dettes sociales ou fiscales). Ces ressources permettent ainsi de financer les emplois nécessités
par l’exploitation. Il existe un besoin net de financement si les emplois sont supérieurs aux
ressources. Dans le cas contraire, on a une ressource nette de financement.

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CHAPITRE III : APPROCHES FONCTIONNELLE ET FINANCIERE DU
BILAN : LE BILAN FONCTIONNEL ET LE BILAN FINANCIER

la notion de trésorerie
La Trésorerie d'une entreprise peut s'évaluer de deux manières différentes selon
l'approche retenue.
Tout d'abord, la Trésorerie d'une entité correspond à la différence entre ses besoins
et ses ressources de financement.
Si les besoins excédent les ressources, alors la Trésorerie de l’entité sera négative (au
passif du bilan), alors que si les ressources sont supérieures aux besoins, la Trésorerie
sera positive (à l'actif du bilan).
Trésorerie = Fond de roulement - Besoin en Fonds de roulement

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CHAPITRE III : APPROCHES FONCTIONNELLE ET FINANCIERE DU
BILAN : LE BILAN FONCTIONNEL ET LE BILAN FINANCIER

Mais, la Trésorerie d'une entité représente aussi l'ensemble de ses disponibilités qui
lui permettront de financer ses dépenses à court terme. Dans ce cas, la Trésorerie
nette d'une entité se calcule en faisant la différence entre sa Trésorerie d'actif et sa
Trésorerie de passif.
Calcul par le "haut de bilan :
Calcul par le "bas de bilan" :
Trésorerie = Trésorerie d'actif - Trésorerie du passif

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CHAPITRE III : APPROCHES FONCTIONNELLE ET FINANCIERE DU
BILAN : LE BILAN FONCTIONNEL ET LE BILAN FINANCIER

LE BILAN FINANCIER
DEFINITION
Si l’on souhaite mesurer les risques encourus par l’entité eu égard aux dettes et
créances et à leurs échéances, il importe d’envisager le bilan sous un aspect
financier.
L’objectif du bilan financier ou bilan liquidité est de faire apparaître le patrimoine réel
de l’entité et d’évaluer le risque de non liquidité de celle-ci. Par liquidité, il faut
entendre la capacité de l’entité à faire face à ses dettes à moins d’un an à l’aide de
son actif circulant (à moins d’un an).

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CHAPITRE III : APPROCHES FONCTIONNELLE ET FINANCIERE DU
BILAN : LE BILAN FONCTIONNEL ET LE BILAN FINANCIER

NOTION DE SOLVABILITE ET DE LIQUIDITE DE L’ENTITE


Solvabilité de l’entité
La solvabilité de l’entité est son aptitude à faire face à ses engagements financiers,
d’une manière générale et notamment en cas de liquidation. En d’autres termes, il
s’agit de la capacité de celle-ci à rembourser ses dettes.
La solvabilité dépend donc de la valeur réelle du patrimoine mesuré par l’actif net.
L’actif net est égal à la différence entre les avoirs réels de l’entité et ses dettes.
Il peut être obtenu de deux façons :
Actif net = Actif réel – Dettes
Actif net = Capitaux propres – Actif fictif
Le concept de solvabilité de l’entité doit être complété par la notion de « solvabilité à
échéance » mise en évidence par la liquidité de l’entité.

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CHAPITRE III : APPROCHES FONCTIONNELLE ET FINANCIERE DU
BILAN : LE BILAN FONCTIONNEL ET LE BILAN FINANCIER

Liquidité financière de l’entité


Il est important pour une entité de pouvoir faire face à ses échéances, c’est- à- dire
de disposer de liquidités pour payer les dettes qui viennent à échéance. Il ne sert à
rien pour la survie d’une entité d’être solvable si une faible liquidité financière résulte
d’une rupture de trésorerie qui la conduit à un état de cessation de paiement
pouvant entraîner sa disparition.
L’établissement du bilan financier doit donc tenir compte de nouveaux critères de
classification pour juger du degré de liquidité financière de l’entité.
les éléments d’actif sont à classer par ordre de liquidité croissante. La liquidité
pouvant se définir par l’aptitude d’un élément à être transformé en disponibilités.
les éléments du passif sont à classer par ordre d’exigibilité croissante. L’exigibilité
pouvant se définir par la proximité du terme auquel une dette doit être réglée.

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CHAPITRE III : APPROCHES FONCTIONNELLE ET FINANCIERE DU
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PRESENTATION

ACTIF PASSIF
Actif à plus d’1 an Capitaux permanents
* Actif immobilisé * Capitaux propres
* Créances à plus d’1 an * Dettes à plus d’1 an
(dettes à LMT)
Actif à moins d’un an Dettes à moins d’un an)
* Stocks
* Créances à moins d’1 an
* Disponibilités

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CHAPITRE III : APPROCHES FONCTIONNELLE ET FINANCIERE DU
BILAN : LE BILAN FONCTIONNEL ET LE BILAN FINANCIER

FIN DU CHAPITRE

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

GENERALITES SUR LES RATIOS


DEFINITION
La méthode des ratios constitue vraisemblablement la technique la plus répandue d’analyse
des états financiers. Le ratio peut se définir comme le « rapport entre deux grandeurs
caractéristiques de l’activité de l’entité, de sa situation économique ou de ses performances».
Pour être significative, l’analyse en termes de ratios doit respecter un certain nombre de
principes :
 les ratios utilisés doivent être peu nombreux mais assez significatifs ;
 il faut les présenter de manière croissante afin de pouvoir suivre l’évolution de l’entité à
travers un certain nombre de ratios ;
 il faut éviter les jugements en valeurs absolues des ratios ou leur donner une portée future
très importante puisqu’ils ont été construits sur les bases de données passées.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

INTERET DE L’ANALYSE PAR RATIOS

L’analyse par ratios permet au responsable financier de suivre les progrès de son
entité et de situer l’image qu’elle offre aux tiers intéressés tels que les actionnaires,
les banquiers, les clients, les fournisseurs et le personnel. Rappelons qu’il s’agit là
d’une vision à posteriori. En effet, pour une entité, le fait d’avoir de « bons » ratios à
la clôture de l’exercice, n’implique pas forcément un avenir immédiat favorable.
L’objectif fondamental de la méthode des ratios consiste à mieux connaître l’entité et
à évaluer précisément l’importance de ses qualités et de ses défauts.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

CRITERES DE CHOIX
En matière d’analyse par les ratios, le choix doit se faire en fonction de deux
principes :
Le principe de pertinence : la batterie de ratios choisis doit être conforme à
l’objectif poursuivi par l’analyste : le banquier choisira des ratios de solvabilité ou de
couverture du service de la dette, par exemple, alors que l’actionnaire s’intéressera
d’abord à la rentabilité, au rendement ou à l’autonomie financière ;
Le principe de cohérence : dans la conception ou la construction du ratio, l’on
prendra soin de mettre en rapport des éléments (numérateur et dénominateur)
homogènes : un ratio de rotation de stock par rapport au chiffre d’affaires
considèrera celui-ci HT (hors Taxes), car le stock non vendu exclue la TVA.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

METHODES D’UTILISATION DES RATIOS


Les ratios sont généralement utilisés de trois manières complémentaires :
utilisation tendancielle: pour une même entité, les ratios sont calculés sur plusieurs
périodes consécutives de 3 à 5 ans (de manière rétrospective et prospective). En
procédant ainsi, l’on cherche à dégager une tendance, en comparant l’entité par
rapport à elle-même dans le temps. L’entité a ainsi le reflet de sa propre image de
manière progressive. Avec cette perspective en évolution, on observe l’amélioration
ou la dégradation des indicateurs.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

utilisation normative (ou relative, comparative): l’entité est comparée à son


secteur, à travers les indicateurs moyens (la moyenne étant la « norme »). Cette
approche dans l’espace est sans doute plus significative et plus objective que
l’approche dans le temps, car elle permet de relativiser les performances (ou les
contre-performances) à l’aune d‘un étalon externe. Cette méthode suppose que l’on
puisse disposer d’une base de données exhaustive, fiable et actualisée en
permanence.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Utilisation statistique: c’est la combinaison ou la synthèse des deux précédentes : le


temps et l’espace. Cette méthode fait obligatoirement appel à l’outil mathématique :
analyse de corrélation, régressions simples et multiples, typologie, analyse de
correspondance, analyse discriminante en composantes principales, etc. Elle
suppose, à grande échelle, de puissants moyens de traitement de l’information.
Les différents ratios calculés forment ainsi une série d’indicateurs de gestion et
d’outils de comparaison qui constituent autant de critères d’appréciation des
performances réalisées et des situations constatées et dont certains, en cas
d’orientation défavorable, peuvent jouer un rôle de signaux d’alerte.
.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

TYPES DE RATIOS
Généralement les ratios sont divisés en trois types :
les ratios de structure,
Les ratios d’activité ou de gestion
les ratios de rentabilité.
Les ratios de structure
Les ratios de structure font intervenir, dans la quasi-totalité des cas, deux grandeurs
du bilan.
L’étude de la structure doit être envisagée sous deux angles : la structure financière
et la structure économique.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Analyse de la structure financière


La structure financière d’une entité est une notion très utilisée dans le langage financier.
Elle intéresse tous les analystes et surtout les banquiers. L’étude de la structure
financière se concentre sur le passif du bilan et plus précisément sur l’endettement et le
choix des modes de financement. Or, les choix entre les modes de financement
disponibles à l’entreprise se situent à deux niveaux:
le choix entre le financement propre (apports des actionnaires) et le financement
externe (emprunts) ;
 le choix parmi les financements internes, entre les apports en capital et
l’autofinancement.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

La structure financière de l’entreprise dépend directement de la nature et du niveau


d’activité de cette dernière, qui déterminent de façon directe l’importance :
du capital économique investi dans l’exploitation,
 de la valeur ajoutée,
des équipements,
et de la main d’œuvre.
Les ratios de structure financière sont de plusieurs natures. Toutefois, dans un souci
d’efficacité nous présentons dans le cadre de ce sous paragraphe les ratios les plus
significatifs:

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Ratio d’autonomie financière ( R1) - Ratio d’autonomie financière à terme (R2) )

Plus est élevé, plus faible est l’endettement total relatif, et donc meilleure est la
possibilité de recours à des crédits extérieurs. Il n’existe pas de règle en la matière,
mais l’orthodoxie financière et les normes bancaires recommandent un rapport
supérieur 1.
Le ratio qui situe l’indépendance financière de l’entité, doit, selon les banquiers être
supérieur ou égal à 50 % pour que l’entité puisse bénéficier d’un prêt.
L’autonomie financière peut être également mesurée par le ratio suivant : Il s’agit de
la mesure de l’autonomie globale du financement.
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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Le ratio d’indépendance globale de financement indique la part des capitaux


propres dans le total des ressources de l’entité et constitue un élément
d’appréciation du risque de faillite.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Taux d’endettement et délai de remboursement des dettes


Taux d’endettement
Avant de parler de capacité de remboursement, il convient de parler de capacité
d’endettement de l’entité.
La comparaison entre les capitaux empruntés (capitaux empruntés à terme,
concours bancaires, crédits de trésorerie et comptes d’associés créditeurs) et les
capitaux propres nous renseigne sur le taux ou la capacité d’endettement de
l’entreprise et sur son degré de dépendance vis-à-vis des tiers.
Ce ratio est un indicateur à suivre régulièrement afin de contrôler la dépendance de
l’entité vis-à-vis de l’extérieur. Il se calcule comme suit.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Sa détermination est utile pour en tirer des indications sur :


La capacité de l’entité à résister aux aléas : l’importance des capitaux propres
conditionne en effet, pour une large part, sa capacité à supporter des chocs
exogènes qui provoquent des pertes (défaillance des clients importants, perte de
marché…)
Le degré de dépendance de l’entité à l’égard des tiers prêteurs de fonds qui, par le
truchement du coût des capitaux empruntés, a une influence directe sur la
rentabilité financière, à travers l’effet de levier.
Les normes bancaires recommandent que ce ratio soit ≤ 75%.
Si le rapport est supérieur à 1, la situation de l’entreprise est jugée inquiétante.
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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

délai de remboursement des dettes


Afin de pouvoir inspirer confiance de ses partenaires financiers, l’entité doit disposer
d’une capacité d’endettement et en même temps d’une capacité de remboursement. La
mesure de cette capacité de remboursement se fait à travers une comparaison entre les
dettes à long et moyen terme et les flux de revenus générés par l’entreprise.

Ce ratio mesure, en nombre d’années, le délai théorique minimum nécessaire pour


rembourser les capitaux empruntés. Ce délai théorique doit être largement inférieur au
délai de remboursement des emprunts en question. Cependant l’orthodoxie financière
et les normes bancaires recommandent que ce délai généralement exprimé en année se
dépasse pas 4 ans.
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Les ratios de liquidité ou de trésorerie


La liquidité de l’entreprise exprime sa capacité à faire face à ses dettes sans heurt, par les
moyens dont elle dispose en actif. L’analyse de la liquidité suppose un rapprochement
entre les éléments de l’actif circulant y compris la trésorerie et les éléments du passif
circulant y compris la trésorerie.
Trois types de ratios sont à calculer :
Ratio de la trésorerie immédiate

Ce ratio caractérise la liquidité « à vue » de l’entité.


Il est pratiquement toujours inférieur à 1 compte tenu des échéances échelonnées des
dettes à moins d’un an. Une valeur trop élevée indique une trésorerie trop abondante.
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Ratio de liquidité réduite ou restreinte

Ratio de liquidité globale ou ratio de liquidité générale.

Ce ratio caractérise la liquidité de l’entité à court terme. En général, s’il est supérieur
à 1, il peut être considéré comme satisfaisant.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

On peut également calculer le ratio de solvabilité ; la solvabilité étant la possibilité


pour l’entité de rembourser ses dettes en liquidant l’ensemble de ses actifs. Une
entité peut être solvable mais non liquide.
La solvabilité est mesurée par le ratio.

Si ce ratio > 1, l’entité est susceptible de payer ses dettes en admettant que les
valeurs servant de base au calcul correspondent à des valeurs réelles ;
Un ratio nettement >1 indique que l’entité peut emprunter (sous réserve
cependant d’avoir la capacité de dégager des bénéfices) ;
Si ce ratio <1, l’entité n’est pas en mesure de rembourser ses dettes et par
conséquent, ne peut bénéficier d’un autre prêt.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Les ratios d’équilibre financier


Les ratios d’équilibre financier découlent de la relation fondamentale qui existe entre le
fonds de roulement, le besoin de financement global et la trésorerie nette. Ceci dit
qu’une situation d’équilibre financier de l’entreprise veut que le fonds de roulement soit
positif et supérieur au besoin de financement global, ce qui dégage une trésorerie
positive.
Le ratio de fonds de roulement
Ce ratio exprime le taux de couverture des emplois stables par les ressources stables et
exprime également le niveau de fonds de roulement.
Il peut être exprimé de deux façons selon l’approche d’analyse adoptée.
Au niveau de l’approche financière, ce ratio est exprimé par le rapport suivant :

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Lorsque le rapport est supérieur à un, le ratio exprime un fonds de roulement positif.
Cependant, lorsque ce dernier est inférieur à un, il atteste d’une insuffisance en ressources
permanentes et une insuffisance en fonds de roulement.
Une autre manière d’apprécier l’équilibre financier de l’entité passe à travers le ratio suivant,
appelé ratio de couverture des capitaux investis :

Selon l’approche financière adoptée, on prend les masses à leurs valeurs brutes ou nettes.
Lorsque ce ratio est inférieur à 1 et le ratio précédent est supérieur à 1, l’entité doit en
principe recourir à des concours bancaires en vue de faire face à l’excédent des besoins de
financement d’exploitation sur les ressources durables.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Les autres ratios de structure financière


Le ratio de couverture des emplois stables (ou ratio de financement de l’immobilisation)

De façon générale, la couverture des emplois par les ressources doit être assurée (ratio >1),
d’autant plus que les BFG liés à l’exploitation sont élevés. Dans le cas contraire, l’entreprise est
en évidente fragilité, sauf si les BFG liés à l’exploitation sont structurellement négatifs (ce qui
correspondrait à une ressource durable).
L’augmentation de la valeur de ce ratio correspond, théoriquement, à une amélioration des
structures de financement. Au contraire, une diminution du ratio correspond à une
détérioration de la situation, sauf si elle est volontaire et due à un assainissement des
structures financières (réduction de capitaux propres initialement trop élevés,
remboursement d’emprunts inutilisés,…).

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Le ratio de financement des investissements peut être également exprimé par :

L’analyse du financement des investissements, ne présentant d’intérêt pour l’entité que dans
le cadre d’une continuité d’activité, mieux vaut considérer un ratio fonctionnel (valeurs
brutes).

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Analyse de la structure économique


Calcul de quelques moyens économiques
Le Capital investi dans l’exploitation
Il désigne l’ensemble des éléments nécessaires en permanence à l’exercice de l’activité
courante: potentiel productif et besoin de financement de l’exploitation (capitaux immobilisés
dans l’exploitation)..
Potentiel Productif
Le potentiel productif est mesuré par la valeur brute des immobilisations corporelles inscrites
au bilan de l’entité :
dont il faut exclure la valeur brute des immobilisations en cours et celle des immobilisations
H.A.O. (ces deux éléments n’étant pas considérés comme des immobilisations productives) ;
et à laquelle il faut rajouter la valeur brute des brevets, licences et logiciels car ils constituent
une source de la valeur ajoutée de l’entité lorsqu’ils sont exploités par elle ou donnent lieu à
des produits de services provenant de leur utilisation par des tiers.
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Le potentiel productif se calcule comme suit :


Potentiel productif = Immobilisations corporelles
- Immobilisations en cours
- Immobilisations HAO
+Brevets, licences, logiciels
Les ratios de structure économique proprement dits
Les principaux ratios de structure économique ou ratios de moyens d’exploitation mis en
œuvre sont surtout :
L’intensité de l’investissement
Elle est mesurée par le ratio suivant :

Ce ratio permet de juger l’effort d’investissement de l'entité.

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La productivité de l’investissement
Elle est mesurée par le ratio suivant :

Ou

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La productivité du travail
Elle est mesurée par le ratio suivant :

L’intensité de la mécanisation
Elle est mesurée par le ratio

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Part du personnel dans la valeur ajoutée

Ce ratio mesure la rémunération du facteur « travail ». S’il diminue, on peut


imaginer que la productivité s’améliore ; s’il augmente, des questions méritent
d’être éclaircies sur la répartition des tâches ou le fonctionnement des équipes.

Le ratio de vétusté des immobilisations


Il est exprimé par le rapport :

Ce ratio mesure le taux d’obsolescence des immobilisations.

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Les ratios de gestion ou d'activité


De façon générale, les ratios d’activité mesurent les performances réalisées par
l'entité sur plusieurs exercices.
L’activité sera évaluée grâce au chiffre d’affaires, seul porteur de recettes de
trésorerie, et grâce à la valeur ajoutée, seule apte à mesurer la richesse créée.
Il est nécessaire de neutraliser l’incidence de l’inflation dans le calcul de la variation
de l’activité, soit en faisant appel à des statistiques en volume, soit en corrigeant les
chiffres d’affaires et les valeurs ajoutées de l’érosion monétaire ; car une progression
annuelle apparente de 10 % peut correspondre à une activité stagnante ou du moins
à une stabilité du produit (Volume X Prix).
Les principaux ratios de mesure de l’activité de l'entité sont :

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Les ratios de rotation


délais d'écoulement des stocks
La rotation des stocks est mesurée par la vitesse d'écoulement des stocks (V.E.S) ou
vitesse de rotation des stocks (VRS) qui est égale à :

A la place du CAHT, on peut avoir le coût d'achat s'il s'agit de calculer la VRS de
matières premières ou bien la consommation de la période (SI + Entrées – SF =
Achats + ΔS). Nous pouvons aussi avoir à la place du CAHT, le coût de production s'il
s'agit de calculer la VRS de produits finis ou semi finis.
Cette vitesse nous indique combien de fois le stock a été renouvelé pendant
l'exercice.
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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Il nous permet de déterminer le ratio « délai de rotation » (DR) ou « délai


d'écoulement » (DE) qui sera égal à :

c'est-à-dire

Ce ratio délai d'écoulement des stocks nous donne approximativement le nombre de


jours de renouvellement des stocks. Toute diminution de la VRS est donc une
augmentation du DR ou du DE des stocks et cela exige des explications de la part de
la direction technique (de la direction de la production s'il s'agit de matières
premières) ou de la direction commerciale (stocks de produits finis).

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Cependant l'étude de ces ratios doit être menée avec prudence et tenir compte de
l'activité de l'entité. Une diminution de la rotation des stocks peut s'expliquer par
une mévente de la production, par une mauvaise gestion des stocks et même par la
présence dans les stocks de produits obsolètes. Cette augmentation des délais
d'écoulement des stocks peut aussi être due à une décision volontaire de l'entité en
anticipation d'une hausse prochaine des prix. Ainsi il faut toujours considérer dans
une entité séparément les stocks de matières premières, de produits finis, de
produits semi finis et tenir compte de la nature des produits, de la saisonnalité, du
conditionnement.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Le ratio délai crédits-clients (RDCC)


Il est appelé ratio d'écoulement des créances commerciales. Ce ration est égal à :

Ce ratio ne donnera qu'une indication partielle de la durée moyenne des délais accordés
à la clientèle. Plus il est petit, plus le client règle rapidement l'entité.
S'il y a accroissement des délais crédits accordés sans qu'il y ait progression des ventes,
cela peut être le signe d'une dégradation de la situation de l'entité qui est contrainte de
changer alors sa politique de crédit à la clientèle. Il se pose alors un problème de
compétitivité des produits, mais cela peut aussi signifier que les clients ont des
difficultés de paiement notamment en période de conjoncture défavorable.
.
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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

S'il y a diminution des délais accordés aux clients, cela peut traduire une amélioration de la
gestion des crédits clients par une bonne politique de recouvrement; cela peut aussi traduire
un changement de politique de crédit client et enfin cela peut se traduire par un recours à
l'affacturage ou le factoring, c'est-à-dire le transfert de la créance vers un organisme spécialisé
appelé factor.

Le ratio délai crédit - fournisseurs (RDCF)

Ce ratio fait apparaître en nombre de jours les délais moyens de règlement accordés par les
fournisseurs. Rapproché du temps de fabrication ou de commercialisation d'une part, de la
durée moyenne de crédits-clients d'autres part, il peut fournir des justifications aux crédits
bancaires à court terme dont l'entité dispose pour le financement de son activité.
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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Analyse de la rentabilité
La rentabilité de l’entreprise est une composante de la performance globale de l'entité.
En fait, la rentabilité d’une entreprise peut être définie comme sa capacité à dégager des
résultats (bénéficiaires) à partir des capitaux investis. Compte tenu des différents niveaux de
résultat, il y a trois niveaux d’analyse de la rentabilité d’une entité: la rentabilité d’exploitation,
la rentabilité économique et la rentabilité financière.
Les ratios de rentabilité mesurent à cet égard les résultats par rapport :
à l’activité : on parle de rentabilité d’exploitation ;
aux moyens de production ou aux investissements: on parle de rentabilité économique ;
et aux moyens financiers: on parle de rentabilité financière.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

La rentabilité d’exploitation
A l’instar des autres ratios de rentabilité, les ratios de rentabilité ayant une relation
avec l’exploitation concernent des résultats bénéficiaires, car on ne peut parler de
ratios de rentabilité avec des résultats déficitaires.
Les principaux ratios de mesure de la rentabilité d’exploitation sont surtout :
Le ratio de marge commerciale ou taux de marge commerciale
Il est égal à :

Le taux de marge ou le ratio de marge commerciale concerne les entités ayant une
activité commerciale. L’examen de ce ratio permet d’apprécier le taux de marge
commerciale de l'entité et par conséquent sa stratégie commerciale.
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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Le ratio de VA ou taux de VA
Il est exprimé par le rapport :

Ce ratio est l’instrument de mesure du degré d’intégration d’une entité et est


surtout utilisé dans les entités industrielles car son évolution permet d’apprécier la
stratégie industrielle de l'entité. Son affaiblissement peut signifier un recours plus
massif à la sous-traitance, ou un gaspillage dans l’utilisation des facteurs de
production externes.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Le taux d’Excédent Brut d’Exploitation ou taux d’Excédent Brut d’Exploitation

Ce ratio est égal à :

Il mesure le niveau relatif du résultat, indépendamment de la politique financière, de la

politique d’investissement, de l’incidence de la fiscalité, et de l’incidence des éléments HAO. Il

indique la rentabilité commerciale de l'entité.

Une amélioration de ce ratio traduit une augmentation de la productivité, si elle n’est pas la

simple conséquence d’un accroissement du taux de marge brute.

Une chute de ce ratio (ou celui de VA) face à un taux de marge brute stable, témoigne d’un

alourdissement relatif des coûts d’exploitation.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Le ratio de rentabilité d’exploitation ou taux de rentabilité d’exploitation

Ce ratio s’exprime par le rapport :

Il mesure le niveau de résultat d’exploitation dégagé par chaque 100 F de chiffre


d’affaires, avant toute incidence de la politique financière de l'entité, des éléments
non courants et de la fiscalité.
L’analyse de la structure des produits et des charges d’exploitation permet d’affiner
l’étude de la rentabilité de l’entreprise par l’explication des écarts constatés.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Le taux de rentabilité commerciale


Le dernier ratio de cette famille est celui qui détermine le niveau de résultat net
dégagé pour chaque 100 F de chiffre d’affaires. Il s’exprime par le rapport :

Appelé également le taux de marge bénéficiaire, ce ratio constitue une composante


du ratio de rentabilité financière.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

La rentabilité économique
Les ratios de mesure de la rentabilité économique permettent de juger de la capacité de
l'entité à dégager des résultats (bénéficiaires) en mobilisant juste les capitaux nécessaires
à l’exercice de son activité
La rentabilité économique compare donc un résultat économique annuel obtenu par
l'entité (profits réalisés avant paiement des intérêts sur les emprunts) aux capitaux
engagés dans la production, quelle que soit leur origine (un capital économique) : fonds
propres ou /et capitaux empruntés (les fonds propres constituent les ressources internes
à l'entreprise : liquidités apportées par les actionnaires et profits non distribués
accumulés). Il s'agit ici de mesurer la performance de la mise en œuvre des capitaux
indépendamment de leur mode de financement.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Les principaux ratios de mesure de la rentabilité économique sont :


Le ratio de rentabilité économique brute
Il mesure l’aptitude du capital économique à assurer son renouvellement et sa
rémunération c’est-à-dire la rentabilité brute des capitaux engagés dans
l’exploitation. Il s’exprime par le rapport :

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

La rentabilité financière
La rentabilité financière s'intéresse au revenu conservé par le propriétaire de l'entité
(profits réalisés après paiement des intérêts sur les emprunts) rapporté aux fonds
propres engagés dans la production. Elle est la confrontation entre l'enrichissement
annuel de l'actionnariat et les capitaux apportés ou laissés à la disposition de
l’entreprise par celui-ci.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

On remarque à ce niveau que ce ratio peut augmenter ou diminuer lorsque l'entité


s'endette : c'est l'effet de levier.
Il convient de ne pas confondre rentabilité et productivité : il faut rappeler que la
productivité est une mesure de l'efficacité du processus productif, c’est à dire du rapport
entre le niveau de la production et les facteurs (travail, capital, notamment) mis en
œuvre pour la réaliser ; elle renvoie donc à une meilleure utilisation des facteurs de
production.
La rentabilité résulte à la fois des évolutions de productivité et des variations de prix.
Autrement dit, la rentabilité d'une entité peut baisser même si sa productivité a
augmenté ; et la rentabilité des uns peut découler de la productivité des autres (la
meilleure productivité d’un fournisseur peut lui permettre de vendre moins cher, ce qui
accroît la rentabilité de l'entité client grâce à une baisse du prix de ses consommations
intermédiaires…)

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

L’effet de levier
Définition
Pour financer son activité, l’entreprise peut recourir à l’emprunt (endettement).
La décomposition de la rentabilité financière montre que celle-ci dépend non
seulement de la rentabilité économique, mais aussi du niveau d’endettement de
l’entreprise et donc de la structure de financement qui apparaît au passif du bilan.
Les fonds propres et les fonds d’emprunt sont ainsi investis dans les actifs qui
dégageront un résultat économique.
L’effet de levier explique comment il est possible de réaliser une rentabilité des
capitaux propres qui soit supérieure à la rentabilité de l’ensemble des fonds investis.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Formule
Le capital investi (encore appelé actif économique ou capitaux mis en œuvre dans
l’exploitation) est financé, en partie par des fonds propres et pour le reste par de la dette
financière. Or, de même que la rentabilité économique s’apprécie en rapportant le résultat
d’exploitation au capital investi, il paraît logique de mettre en relation :
D’un côté, les frais financiers et la dette financière pour mesurer le coût de la dette ;
D’autre part, le résultat net courant et les capitaux propres pour mesurer la rentabilité du
capital investi par les actionnaires.
La relation entre la rentabilité économique (Re), le coût de la dette (i) et la rentabilité
financière (Rf), peut formalisée de la façon suivante :
RE= Résultat d’exploitation; FF= Frais Financiers
CI= Capital investi; D= Dettes financières
CP= Capitaux propres; t =Taux d’imposition des bénéfices
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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

On a: FF= Dxi

Le résultat revenant aux actionnaires est égal à :

(RE-FF)(1-t) = (RE-D x i)(1-t)


Donc la rentabilité financière est égale à :

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Sachant que CI=D+CP

On en déduit que

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

La différence entre la rentabilité économique et le taux d’intérêt des capitaux empruntés,


mesure l’effet de levier.
Lorsque l’effet de levier est positif, c’est que la rentabilité économique est supérieure au taux
d’intérêt. Dans ce cas, la rentabilité financière s’améliore grâce à la dette. Il est donc
intéressant pour l'entité de s’endetter afin de pouvoir investir. Donc dans le cas où la
rentabilité économique d’un projet est supérieure au coût des capitaux empruntés pour le
financer, la rentabilité financière est démultipliée.
Lorsque l’effet de levier est négatif, c’est que la rentabilité économique est inférieure au taux
d’intérêt. Dans ce cas, la rentabilité financière se détériore à cause de la dette. Il est donc
beaucoup moins intéressant pour l'entité de s’endetter afin de pouvoir investir.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

Remarques:
La formule de l’effet de levier peut donner lieu à une interprétation erronée dans la mesure
où elle ne tient pas compte explicitement du risque. Ainsi, une lecture hâtive de la formule
pourrait conduire à trouver dans l’élévation du poids de la dette () une solution à la faiblesse
endémique de la rentabilité d’une entité. Or toute augmentation du poids de la dette au sein
de la structure financière s’accompagne d’une élévation du risque, qui entraine une élévation
concomitante de la rémunération attendue par les apporteurs de capitaux. En effet, toutes les
entités, quelle que soit leur structure financière, supportent un risque économique lié à la
mise ne œuvre d’un actif dans un univers incertain, ce qui exprime notamment la volatilité du
résultat d’exploitation. Ce pendant, en s’endettant, les entités supportent un risque
supplémentaire (le risque financier) qui tient au fait que l’endettement génère un supplément
de charges fixes induit par les frais financiers.

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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

De ce fait, l’amélioration de rentabilité financière due à l’effet de levier ne fait que compenser
l’élévation de la rémunération attendue par les apporteurs de capitaux. Economiquement, il n
ya pas amélioration du niveau de performance de l'entité.
Quand le poids relatif des capitaux propres est faible, la rentabilité financière, de part son
mode de calcul, s’en trouve automatiquement améliorée. Ce biais mathématique doit
conduire à apprécier le niveau de rentabilité financière à la lumière d’un niveau de capitaux
propres jugé « normal » au regard de l’activité ;
L’endettement a un effet d’amplification de la rentabilité financière qui joue favorablement ou
défavorablement selon les circonstances. En effet, la dispersion du résultat courant augmente
fortement avec le risque d’endettement ; il en va de même de la rentabilité financière. Ainsi,
quand le niveau de rentabilité économique chute, l'entité qui se finance largement par
capitaux propres se trouve dans une situation défavorable devant le risque d’un effet de levier
négatif. Une structure financière faiblement endettée permet de supporter les récessions
d’activité et les baisses de rentabilité économique qui les accompagnent.
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CHAPITRE IV : LA METHODE DES RATIOS

FIN DU CHAPITRE

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FIN

JE VOUS REMERCIE DE VOTRE AIMABLE ATTENTION

Année académique 2018-2019