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Groupe des écoles EIER-ETSHER

Département Infrastructures et Sciences des Matériaux (I.S.M.)


01 BP 594 Ouagadougou 01 Burkina Faso
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Email : etsher@etsher.org Fax : (226) 31 92 34

ELEMENTS
DE TECHNOLOGIE de CONSTRUCTION
BATIMENT - GROS OEUVRE
La Fondation d’un ouvrage................................................................... 2

Les Fondations superficielles ............................................................... 5

Les joints constructifs .................................................................... 12

Les murs ................................................................................... 16

Mise en œuvre des maçonneries .......................................................... 19

Les éléments de façade ................................................................... 21

Le chaînage d’un bâtiment ................................................................ 25

Les enduits de façade..................................................................... 30

Le béton armé ............................................................................. 31

Les planchers .............................................................................. 37

Les poutres ................................................................................ 41

Les Escaliers ............................................................................... 42

Les Ouvertures (porte&fenêtre) .......................................................... 44

Les charpentes............................................................................. 47

Les fermes de charpente ................................................................. 48

Les Couvertures............................................................................ 51

Les toitures terrasses .................................................................... 55

photos chantier Léo p60

M. CALLAUD juillet 2002


Mise à jour : dec 05
Samy LEBELLE

1
LA FONDATION D’UN OUVRAGE

Fondation : Attention à l’adaptation au sol ([GB] : base, Foundation)

Se renseigner au préalable :
Avant de choisir un parti de fondations, il convient de se renseigner sur la
configuration et la nature du terrain.
9 Visite sur place
Cette visite a pour objet de recenser les risques : terrain marécageux ou
inondable, terrain dans une cuvette, traces de glissements, présence
d'anciennes carrières ou d'anciennes décharges publiques, état des
constructions voisines, etc.
9 Consultation des services compétents
Se renseigner auprès des Services Techniques de la commune pour
savoir si le terrain a été concerné par des activités antérieures, et
connaître, le cas échéant, la fréquence et le niveau des crues.
9 Consultation des documents relatifs au site
La consultation des cartes géologiques et, éventuellement, des atlas des
carrières permet de se faire une idée approximative des risques
encourus.

Reconnaître le sol : ([GB] : Soil survey)

Si l'enquête précédente n'a pas permis d'acquérir une connaissance


suffisante du terrain de fondation, ou si elle a mis en évidence des risques
potentiels, il convient d’effectuer une reconnaissance de sol.
Parmi les renseignements fournis par cette reconnaissance de sol doivent
figurer le niveau de l'eau et, si possible, ses variations.

Choisir un type de fondation adapté :


En fonction des indications fournies par la reconnaissance de sol (nature,
épaisseur, résistance mécanique et compressibilité des diverses couches de
terrain rencontrées, niveau de l'eau, etc.), il conviendra de choisir le mode
de fondations le plus adapté pour limiter l'amplitude des tassements:
rigoles en gros béton, semelles en béton armé rigidifiées ou non par des
longrines, radier (les fondations profondes par pieux ou puits sont
réservées aux bâtiments plus lourds que les maisons individuelles). Le bon
comportement du bâtiment peut nécessiter une adaptation de la structure
(en général rigidification).

2
Avant propos-Définition

Les différents types de fondations – Définition

([GB] : Shallow foundation)

([GB] : Deep foundation)

Le présent cours ne traite que des fondations superficielles

Les différents types d’excavation de terre - Définition ([GB] : Length)

([GB] :
Foundation trench)
([GB] : depth of excavation)

([GB] : Lined
excavation)

([GB] : Excavation) ([GB] :Width)

A noter :
Au sujet des fouilles : question de sécurité
Il est important de noter que selon :
ƒ La nature du sol,
ƒ Sa cohésion (si sable blindage obligatoire quelque soit la profondeur de fouille),
ƒ La présence d’eau ou non,
ƒ La présence de charge importante à proximité ou non (cas des routes, talus de déblais)
⇒ on détermine la nécessité ou non d’un blindage (au Burkina, c’est très rare...).

3
Blindage à boisage horizontal ([GB] : Earthwork support ⇔ action de blindage
Timbering ⇔ action de faire un blindage et résultat lui-même)

Blindage à boisage vertical

4
LES FONDATIONS SUPERFICIELLES
([GB] : Shallow foundation)

Fondation par semelle continue ([GB] : Founded by a continuous footing)

([GB] : Eccentric reinforced concrete trip footing)

Famille des semelles continues en Béton armé

Semelle continue en BA Semelle continue en BA Semelle continue en BA


([GB] : Continuous reinforced concrete footing)
avec glacis avec armature renforcée

([GB] : Detailing provisions)


Dispositions constructives usuelle pour les semelles continues en béton armé :
♦ Si la charge linéaire à supporter est P , et la contrainte admissible du sol est σ : il faut
P
σ ≥
B
alors avoir
♦ La hauteur des semelles est au moins égale à :
B − bx
ht = 5 cm + x (la semelle est dite alors rigide)
4
♦ Enfin la hauteur e doit être telle que e ≥ 6.φ + 6 cm Armature porteuse
avec φ diamètre de l’armature porteuse (prendre 1 cm en pratique)

5
Famille des semelles continue en gros béton (cas des constructions légères)
([GB] : Continuous mass concrete footing ⇔ semelle continue en gros béton; Cyclopean concrete ⇔ béton cyclopéen)

Fondation de plus en plus rigide


([GB] : Footing more and more rigid)

Fondation par semelle isolée ([GB] : Individual footing/pad footing ⇔ semelle isolée)

Mise en oeuvre

([US] : Layout)

([GB] : Earthwork)

([GB] : Bedding concrete ⇔ béton de propreté)

Exemples de semelles isolée

6
A noter :

([GB] : Detailing provisions)


Dispositions constructives usuelle pour les semelles :

1. Autant que possible, les sections de l’élément porté (poteau a×b) et l’élément porteur doivent être
A B
homothétiques, soit : =
a b
2. Si la charge à supporter est P, la contrainte admissible du sol est σ : il faut alors avoir
P
σ ≥
A× B
B−b
3. La hauteur des semelles est au moins égale à : h = 5 cm + (la semelle est dite alors rigide)
4

Fonctionnement d’une semelle de fondation superficielle en béton armé ([GB] : Working of a reinforced concrete pad footin

7
Mode de fonctionnement :
9 La transmission des charges
verticales qui agissent à la
partie supérieure de la semelle
est assurée par des « bielles de
compression », symétriques
par rapport à l’axe.
Cas des semelles continues armées
9 Les bielles obliques ont
tendance à provoquer un effort
de traction sur le béton à la Barres porteuse selon X
partie inférieure de la semelle.
9 L’armature transversale de la
semelle a pour fonction
d’équilibrer les efforts de
traction dans le béton

Barres porteuse selon Y

Cas des semelles


isolées armées
A noter :
([GB] : Design of the loads distribution under the reinforced concrete footing according to the nature of the soil and the footing rigidity itself)

Modélisation de la diffusion des efforts sous la semelle en béton armé selon la nature du sol et la
rigidité de la semelle elle-même

Le ferraillage à associer pour les armatures porteuses d’une semelle de fondation est fonction :
9 De la rigidité ou non de la semelle dans le sens considéré,
9 De la cohérence ou non du sol.
Sur sol cohérent, une semelle flexible est préférable à une semelle rigide (meilleure utilisation du sol)
Sur sol pulvérulents, une semelle rigide est préférable à une semelle flexible (meilleur utilisation du sol)

Exercice d’application :
Considérons une semelle continue.
1. Quelle est la largeur B de semelle à choisir pour supporter 30 000 daN/ml (charge ultime soit 30
000 daN/ml = 1,35.G + 1,5 Q, cf. cours de dimensionnement des éléments de structure), sachant
que la contrainte admissible pour le sol est de σ = 2 daN/cm2 ? (σ = Contrainte de calcul qu
divisée par 2, cf. cours de géotechnique)
2. En fonction de la largeur de semelle B juste calculé ci-avant, et en sachant que b = 30 cm, calculer
la hauteur de semelle ht nécessaire pour obtenir une semelle rigide
3. Quel est la section d’acier nécessaire pour supporter la charge de 30 000 daN/ml avec B = 150 cm,
b = 30 cm, ht = 35 cm , d = 5 cm et fe = 400 (on suppose donc que pour cette largeur B, le sol est
suffisamment porteur). Le sol est considéré comme cohérent.
4. Quelle est alors la section d’acier de répartition ?
5. Est-il possible de remplacer cette semelle filante en semelle en gros béton non armé et sous quelles
conditions ?
6. Le prix du gros béton est de 80 000 CFA/m3 ; le prix du béton armé de 100 000 CFA/m3. Quel est
le partie le plus économique entre une semelle filante en gros béton ou en béton armé dans notre
contexte ?
8
([GB] : Foundation tie beam <=> longrine de fondation)

Les longrines (cas des bâtiments posés sur fondations ponctuelles et dallage porté)

([GB] : Layout)
([GB] : Operating condition)

([GB] : earthwok)

9
Les murs de soutènements ([GB] : Retaining wall ⇔ mur de soutènement ; Supporting structure ⇔ ouvrage de soutènement)

Ce sont des ouvrages indépendants fondés presque toujours superficiellement et dont la seule fonction est
de reprendre la poussée des terres.

Détails sur murs de soutènement (variantes) ([GB] : Retaining wall details - alternative)

([GB] : Gravity retaining wall made in form concrete, or built with full concrete blocks or stone blocks)

A noter :
Attention à ne pas oublier les barbacanes si nécessaire

B pour barbacanes
(écoulement de l’eau)
([GB] :Weephole)

10
([GB] : Drain ⇔ drain
L’eau et les fondations Drain sand ⇔ drain de sable
Subsoil drain ⇔ drain profond
Drainage ⇔ drainage
Drainage basin ⇔ basin de drainage
Surface drainage ⇔ drainage de surface
Drainage pipe ⇔ tuyau de drainage
Filter bed ⇔ lit filtrant)

Les bas de murs

([GB] : Sand 0/3)


Sable 0/3

([GB] : Capillarity cut)


15 cm mini

([GB] : Waterproof
([GB] : Gravel 5/15) coating)
Gravier 5/15

([GB] : Stone 30/60) Cailloux


30/60
([GB] : Capillarity cut)
Coupure de capillarité

([GB] : Grain size class ⇔ classe granulaire


Grain size distribution ⇔ granulométrie) Drainage de sol en pied de mur (cas général)
([GB] : Coating ⇔ revêtement d’un sol ou d’un mur intérieur
Cladding ⇔ revêtement d’un mur extrieur ou d’une toiture
Surfacing ⇔ revêtement d’un sol extérieur)
Les dallages ([GB] : Ground slab)

([GB] : Sand layer)

([GB] : Bed)

([GB] : Stone bedding)

([GB] : Leveled natural soil)

Détail constructif d’un hérisson (sous couche drainante sous dallage, route, …)

11
LES JOINTS CONSTRUCTIFS([GB] : Construction joint)
Définitions

([GB] : Expansion joint)

([GB] : Movement joint)

Les joints de rupture sont indispensables lorsque :


ƒ Deux bâtiments/ouvrages sont de nature différentes (poids propre, charge d’exploitation),
ƒ Il existe des terrains avec changement brusque de compression
ƒ Un nouveaux bâtiment est accolé à un ancien (tassement du bâtiment le plus récent).

Joint de rupture sur fondation


([GB] : Footing movement joint)

A noter :
([GB] : Footing expansion joint) La fondation d’un nouveau bâtiment accolé à un
Joint de dilatation ancien, se met toujours à la même profondeur
sur fondation
que celle du bâtiment ancien.

En Afrique : joint de dilatation tous les 20 m

12
Traitement des joints (cas les plus courants)

Joint simple

Joint étanche ([GB] : Leak-proof joint, ou encore Seal joint)

Couvre joint
([GB] : Cover plate)

La fissure ([GB] : crack)

La fissure est l’expression d’un joint qui a été


oublié quelque part.

Le traitement de ce joint particulier nécessite


d’abords que la cause en soit maîtrisée.

Il existe deux types de fissure :


ƒ Fissure morte (retrait, tassement)
ƒ Fissure vivante (dilatation thermique
ou hydrique)

Traitement d’une fissure morte

([GB] : Terrace ⇔ Terre-plein pour le bâtiment


Reservation ⇔ Terre-plein pour la route)
13
Cas des dallages sur terre plein (ou encore dallage non porté)

Sur un dallage on rencontre : ([GB] : Ground slab under terrace ⇔ Dallage sur terre plein)

Joint de dilatation (A) ([GB] : Expansion joint)


Il reprend la dilatation du dallage ; il traverse le dallage sur toute son épaisseur.
Joint de désolidarisation (B) ([GB] : Dissociating joint)
Il permet les mouvements différentiels du dallage par rapport à des points fixes et assure une
isolation acoustique; il traverse le dallage sur toute son épaisseur.
Joint de retrait (C) ([GB] : Shrinkage joint)
Il canalise la fissure de retrait lié au séchage du dallage ; il ne traverse pas l’épaisseur du dallage
(1/4 seulement de son épaisseur).
Joint d’exécution (D) ([GB] : Execution joint)
Il résulte du travail en bandes ou en panneaux ou de l’arrêt de travail en fin de journée ; il traverse
le dallage sur toute son épaisseur.
Joint de structure (E) ([GB] : Movement joint)
Il correspond à des interruptions de continuité/changement de portance du support (exemple
passage du terre plein à la semelle de fondation) ; il ne traverse pas l’épaisseur du dallage (1/4
seulement de son épaisseur).

Exemple

1 = joint de désolidarisation
2 = poteau/longrine/mur
3 = caniveau technique (par exemple)

A noter :
Un dallage sur terre plein est en béton armé de 8 à 15 cm (maison individuelle : 8 cm mini et conseillé 10
cm ; dallage industriel 12 cm mini et 15 cm conseillé). Il se calcul en appliquant la théorie des plaques.
La dalle est armée à l’aide d’un treillis soudé dont le diamètre des armatures est toujours ≤ h/10
L’écartement entre acier St est de :
ƒ Charge répartie : St ≤ 3,5.H Densité d’armature usuelle : 1,10 Kg/m2
(charge d’exploitation 250 Kg/m2)
ƒ Charge concentrée : St ≤ 2.H

14
([GB] : Shrinkage joint - Construction)
Joint de retrait – Mise en oeuvre
1 = joint de retrait
2 = dallage
3 = bombement possible par gradient thermique
(mise en charge) ⇒
systématiquement un joint de dilatation en
périphérie des murs (pour éviter la mise en charge)

Vue de dessus d’un dallage : joint d’exécution et de retrait

Retrait

A noter :
Dans tous les cas les joints de
Exécution

retrait doivent être en vis-à-vis.

Maillage des joints de retrait :


5x5 à 8x8 m2

Coulage par bandes

Joint de structure - Mise en oeuvre ([GB] : Movement joint - Construction)

Vue de dessus autour du poteau

15
LES MURS
([GB] : Elevation wall)

Désignation des murs selon leur position ou leur fonction

([GB] : Gable wall)

([GB] : Elevation wall)

([GB] : Underground wall)


([GB] : Boundary wall)

16
Classement des murs de façade en fonction de leur résistance à la pluie

On distingue 4 types de murs selon l'importance du rôle dévolu à la paroi de maçonnerie dans l'étanchéité
du mur complet à la pluie.

Mur du type I

Un mur du type I est un mur ne comportant :


ƒ Ni revêtement étanche sur son parement extérieur,
ƒ Ni coupure de capillarité dans son épaisseur.

Exemples de murs du type I : matériau plein

Exemples de murs du type I : bloc creux avec côté extérieur par un enduit ou un revêtement adhérent

17
Murs du type II

Un mur du type II est un mur ne comportant aucun revêtement étanche sur son parement extérieur
mais comportant, dans son épaisseur, une coupure de capillarité continue.

Suivant le mode de réalisation de cette coupure de capillarité, le type II se divise en deux catégories.

Murs du type III

Les murs du type III sont des murs dans lesquels la paroi extérieure en maçonnerie, non protégée
par un revêtement étanche, est doublée par une seconde paroi séparée de la première par une lame
d'air continue à la base de laquelle sont prévus des dispositifs de collecte et d'évacuation vers
l'extérieur des eaux d'infiltration éventuelles.

Mur du type IV

Un mur du type IV est un mur dont l'étanchéité à la pluie est assurée par un revêtement étanche
situé en avant de la paroi en maçonnerie.

Critères pour choisir un mur

En résumé les types de mur extérieurs sont :


([GB] : Air space)

([GB] : Waterproof
coating)

Le choix est fonction :


([GB] : Cladding ⇔ bardage)
ƒ De l’exposition à la pluie (façade abrité ou au vent),
ƒ Du vent (Région, site, hauteur du bâtiment, …⇒ Voir NV66.)

18
MISE EN ŒUVRE DES MAÇONNERIES
([GB] : Placing masonry)

Avant-propos

Cloison intérieure
([GB] : Interior wall)

Harpage de maçonnerie ([GB] : Toothing of brick or stone masonry)

Harpage formant tête de mur Harpage formant chaînage verticale


de refend ou séparatif

Les joints de maçonnerie ([GB] : Masonry joint)

Epaisseur des Joints


Les joints verticaux et horizontaux sont en
moyenne de 10 à 15 mm d’épaisseur. Ils ne
devront jamais dépassés :
8 mm < e < 20 mm.

([GB] : Joint layout ⇔ disposition des joints ou encore « calepinage »)

19
Disposition des joints

1/2 1/3

Appui ou trumeau&Maçonnerie

Appui = 20 cm
i i

Appui sur au moins 0,80


m ou 2 x la longueur d’un

Parements de pose

Parement boutisse (pose) Parement panneresse (pose)

Pose de briques sur chant (autorisé uniquement en cloison intérieure)

20
LES ELEMENTS DE FAÇADE
([GB] : Elevation wall parts)

Baies et encadrements - Vocabulaire

([GB] : Lintel)
([GB] : Ceilling drop ⇔ retombée de baie (porte ou fenêtre)
Beam drop ⇔ retombée de poutre)
Beam ⇔ poutre

([GB] : Reveal)

([GB] : waterdrop)

([GB] : Breast)

21
Différents types de linteaux ([GB] : Different kind of lintels)

Différents types de linteaux préfabriqués ([GB] : Different kind of precast lintels)

22
Les balcons ([GB] : Balcony)

Les planelles (traitement des liaisons façade/plancher) ([GB] : Slipblock ⇔ planelle)

Utilisation d’une brique planelle en nez de dallage pour prévenir la fissure horizontale (lieux
d’infiltration d’eau)

Pièce massive en façade ⇒ désordres (fissures


entre chainage&mur , puis infiltrations d’eau en 9 OK
cas de pluie)

23
Sorties de secours des Etablissements Recevant du Publics – Unité de passage

Largeur des unités de passage (Textes Généraux Sécurité Incendie – Articles CO) :

1 unité : 0,80 m ([GB] : Emergency exit ⇔ sortie de secours


2 unités : 1,40 m Width emergency exit ratio ⇔ unité de passage)

3 unités : 1,80 m
n unités nx0,60 m n ≥ 3

A noter :
Il s’agit ici des dispositions réglementaires Françaises. En la matière vous devez vous soumettre à la
réglementation en vigueur du pays où vous construisez. A défaut consulter les compagnies
d’assurance locales (les exigences de l’assureur).
([GB] : Insurer ⇔ Assureur ; Construction Insurance ⇔ Assurance Construction
Premium ⇔ prime d’assurance ; Fire insurance ⇔ assurance contre l’incendie)
Nombre de sorties et unités de passage en fonction du nombre de personnes pouvant être reçues dans
un local :

EFFECTIF NOMBRE MINIMAL D’ISSUES DIMENSIONS


20 à 50 2 1 unité chaque
51 à 100 2 1 unité chaque ou 2 unités +
sortie accessoire de 0,60 m
101 à 200 2 1 unité + 2 unités
201 à 300 2 2 unités chaque
301 à 400 2 2 unités + 3 unités
401 500 2 2 unités + 4 unités
ou
3 unités + 3 unité

Distances maximales à parcourir


ƒ 40 mètres si le choix existe entre plusieurs sorties,
ƒ 30 mètres dans le cas contraire.

A noter :
En ce qui concerne la position des sorties les unes par rapport aux autres, le bon sens est de rigueur.
Une sortie d’un ERP s’ouvre toujours vers l’extérieur.

24
LE CHAINAGE D’UN BATIMENT
Les chaînages horizontaux ([GB] : Tie ⇔ chaînage de façon générale ⇔ le « principe »
Brick/stone tie ⇔ brique/pierre de chaînage
Ring beam ⇔ poutre de chaînage
Chaînage horizontal des maçonneries Clamping wall ⇔ mur de chaînage)

([GB] : Honrizontal tie ⇔ chaînage horizontal


Vertical tie ⇔ chaînage vertical
([GB] : ring beam) Peripheral tie ⇔ chaînage périphérique)

Chaînage horizontal d’un mur en pierre taillé


avec blocage

([GB] : Stone pier )

Les chaînage horizontaux en béton armé


Dispositions constructives minimal pour les chaînages horizontaux en BA (Fe 400)

([GB] : Hatched area ⇔ section hachurée)

25
Détail au droit des angles : bien assurer la continuité du chaînage

Les chaînage horizontaux et leurs liaisons entre plancher/façade

Mauvais : fissure horizontale

([GB] : Horizontal crack ⇔ fissure horizontale)

9 Bon car utilisation d’une planelle


avec A ≥ 2/3 de l’épaisseur du mur porteur

([GB] : Slipblock ⇔ planelle


Wall thickness ⇔ épaisseur du mur)
A

A noter :
1. Dans la pratique l’absence de planelle est tolérée pour une hauteur de chaînage/plancher
inférieure ou égale à 15 cm. Un traitement dans l’épaisseur d’enduit par addition d’un
grillage est alors à prévoir.
2. La profondeur d’appui d’un plancher doit être d’au moins égale au 2/3 de l’épaisseur
du mur porteur.

26
Cas particulier d’un chaînage horizontal haut fait dans l’épaisseur de la corniche

([GB] : Cornice ⇔ Corniche)

Cas des corniches, créées à partir d’un chaînage horizontal à la suite d’un plancher

Eviter les pièces massives


⇒ désordres

([GB] : Reinforcement ⇔ ferraillage)


Avec pour ferraillage de la corniche (Fe 400) :

27
([GB] : Tie ⇔ chaînage de façon générale ⇔ le « principe » ; de manière exacte
tie,, dans ce contexte, veut dire « liaison » ;
Les chaînages verticaux Brick/stone tie ⇔ brique/pierre de chaînage
Ring beam ⇔ poutre de chaînage
Chaînage vertical plein mur et d’angle Clamping wall ⇔ mur de chaînage)

([GB] : Horizontal ties ⇔ chaînage horizontal


Vertical ties ⇔ chaînage vertical
Peripheral ties ⇔ chaînage périphérique)

([GB] : Vertical ties ⇔ chaînage vertical


Minimal percentage of reinforcement ⇔ section minimale d’armatures
Stiffener column ⇔ poteau raidisseur)

Le chaînage vertical est indispensable lorsque :


ƒ Il est nécessaire de raidir le mur (poteau raidisseur)
ƒ Le dernier plancher est en béton armé (exemple : toiture-terrasse)
ƒ Le terrain sur lequel est construit le bâtiment est de très mauvaise qualité

Pour réaliser un chaînage vertical ou poteau raidisseur on pourra le faire à raison de la section
minimale de 1,6 cm2 (FE 400 , Cf. DTU, soit 2 φ 10 et épingles φ 6 espacés 20 cm, ou encore 4 HA
8 et étrier φ 6 espacés 15 cm).

([GB] : A minimal percentage of 1,6 cm² reinforcement is required to carry out a vertical tie such as a stiffener column ⇔ Pour
réaliser un chaînage vertical ou poteau raidisseur, on pourra le faire à raison de la section minimale de 1,6 cm2)

28
La distance entre chaînage verticaux ([GB] : Length between two vertical ties ⇔ distance entre chaînage verticaux)

Cette distance est fonction de la hauteur du mur, de son épaisseur et s’il est tenu en tête ou non. On
peut utiliser les formules suivantes, en supposant que le mur est tenu en tête :

d
H

‰ Disposition minimale, quelque soit le cas :


h
ƒ L ≤ 5 m ; S ≤ 20 m2 (surface du mur) ; ≤ 20 (élancement du mur)
e

‰ Dispositions particulière selon le matériaux utilisé :


⎧e ≥ 10 cm
Murs en éléménts pleins ou BA ⎨
ƒ ⎩d ≤ 40.e

⎧e ≥ 20 cm A noter :
Murs en éléménts creux ⎨
ƒ ⎩d ≤ 25.e E = épaisseur totale du mur
(parpaing+enduit par exemple, soit
un parpaing de 15 cm enduit 2 faces
en enduit traditionnel)
Exercices

1. Distance entre deux raidisseurs pour un mur en parpaing creux de 15 enduit 2 face et de 3 m
de hauteur ?

2. Hauteur autorisée pour un mur de clôture en pierre maçonnée de 14 cm avec raidisseurs tous
les 3 m ?

3. Hauteur autorisée pour un mur de clôture en parpaing de 15 cm sans enduit avec raidisseurs
tous les 3 m ?

29
LES ENDUITS DE FAÇADE
Dosage progressif des couches de mortier pour l’enduit
([GB] : Façade coating ⇔ enduit extérieur de façon générale ; on trouve aussi par facilité de langage rendering
Smoothing coat ⇔ enduit de ragréage
Three coat work ⇔ enduit traditionnelle, ou encore dit «enduit 3 couches » : c’est le type d’enduit ici décrit sur cette page
Single coat plaster ⇔ enduit monocouche : rarement utilisé en Afrique, c’est une technique par contre très utilisée en Europe, possible grâce à un enduit de
composition spéciale avec hydrofuge et résine pré mélangés à la poudre sèche : il faut par ailleurs une machine spéciale pour l’appliquer)

GOBETIS ([GB] : Brown coat)

Fonction : Couche mince d’accrochage au support


Temps d’application : une fois le tassement du bâtiment fait (1 mois au moins
après la maçonerie)
Epaisseur : 2 à 5 mm
Dossage en ciment : 500 à 600 Kg de ciment de la classe 35 par m3 de sable sec
Granulométrie du sable : 0,25/3,15
Particularité : humidification du support avant application indispensable
SUPPORT = Bloc de béton ou de terre cuite, moellons, etc ..

CORPS DE L’ENDUIT ([GB] : Thick coat ⇔ littéralement se traduit en anglais par « couche épaisse », ce qui
est bien le cas !)

Fonction : Couche épaisse dressée, pour l’imperméabilisation et planitude


Temps d’application : 48 h minimum après le gobetis
Epaisseur : 8 à 12 mm
Dossage en ciment : 400 à 500 Kg de ciment de la classe 35 par m3 de sable sec
Granulométrie du sable : 0,1/3,15
Particularité : Sensible à un séchage trop rapide (soleil et surtout vent)

COUCHE DE FINITION ([GB] : Finish coat)

Fonction : Couche de parement pour la décoration et protection de surface


Temps d’application : 4 à 7 jours après le corps d’enduit
Epaisseur : 5 à 7 mm
Dossage en ciment : 300 à 400 Kg de ciment de la classe 35 par m3 de sable sec
Granulométrie du sable : 0,1/0,2
Particularité : humidification du support avant application indispensable

∑ épaisseur = 20 à 25 mm

30
LE BETON ARME
([GB] : Reinforced concrete)

Les Armatures à béton ([GB] : Bar ⇔ fer à béton)

Principaux éléments

([GB] : Bar)

([GB] : Link)
([GB] : Hooked tie bar)
([GB] : Binder)

([GB] : Welded fabric reinforcement ⇔ Treillis soudé


Mesh reinforcement ⇔ Treillis d’armature ⇔
ce que l’on trouve le plus souvent en Afrique,
c’est à dire un treillis fait sur le chantier même
avec des armatures droites ligaturées ensembles)

Les différents types de fer à béton Haute Adhérence (fer HA) ([GB] : Ribbed bar ⇔ fer à béton haute adhérence)

A noter :
En Afrique la section réelle des barres HA est souvent inférieure à la section annoncée par le
commerçant !!
En effet l’épaisseur des cannelures ne doivent pas êtres comprises dans le calcul pour la
détermination de la section nominale de la barre.

31
Utilisation des armatures : vocabulaire

Etrier d’armature du béton ([GB] : Binder ⇔ étrier)

Epingle (d’armature de béton)


([GB] : Hooked tie bar ⇔ épingle)

Ligature d’armature
([GB] : Tie wire)

Cadre
d’armature

Armature en attente ([GB] : Starter bar ⇔ acier en attente)

Les treillis soudé ([GB] : Mesh reinforcement)

32
Composition type des mortiers et bétons

Mortiers ([GB] : Mortar)

Désignation des mortiers masse de ciment pour 1000 litres de


sables
Mortier n°1 : maçonnerie, hourdage, 300 kg / classe 45

Mortier n° 2 : enduits extérieurs et intérieurs 300 à 500 kg (selon couche)/ classe 35

Mortier n°3 : chape ordinaire, jointoiement 250 kg / classe 35

Mortier n°4 : scellements 750 kg / classe 45

Bétons ([GB] : Concret)

Dosage en Dosage en Dosage en ciment par


Désignation des bétons gravier sable m3 de béton en place
(5/25) (0/5)
Béton n°1 : (propreté) 800 Litres 400 Litres 150 Kg / classe 45

Béton n°2 : (gros béton de fondation) 800 Litres 400 Litres 250 Kg / classe 45

Béton n°3 : (forme de sols, agglomérés 800 Litres 400 Litres 250 Kg / classe 45
Ù chapes et parpaings)

Béton n°4 : (béton armé) 800 Litres 400 Litres 350 Kg / classe 45

Mortiers spéciaux pour maçonnerie en BTC

Dosage en ciment en % de
Désignation du mortier BTC Poids de terre latéritique

Mortier BTC Le double du dosage utilisé


pour la fabrication du bloc
BTC

A noter :
1. Il existe dans la pratique trois types de BTC :
9 BTC pour maçonnerie intérieure : dosage en ciment = 6 %
9 BTC pour maçonnerie extérieure : dosage en ciment = 8 %
9 BTC pour maçonnerie extérieure façade exposée (à l’eau) : dosage en ciment = 12 %
, d’où le dosage du mortier de pose.
2. En Afrique le poids réel par sac de ciment est souvent inférieur au poids écrit sur le sac (par
exemple 50 Kg écrit, pour en réalité 46 Kg …..)

33
([GB] : Concrete vibrator ⇔ vibrateur à béton (aiguille vibrante)
Vibration and implementation of concretes ⇔ vibration et mise en oeuvre des bétons)

Vibration et mise en œuvre des bétons

Couler par passe (hauteur) de 0,3 à 0,8 m


Ne jamais dépasser 1,80 m de chute
(ségrégation du béton)

Rayon d’action d’une aiguille vibrante

Vitesse de bétonnage à ne pas dépasser pour


un béton courant

Utilisation de l’aiguille vibrante

34
Pathologie des bétons : la corrosion des armatures

Le béton est un matériau basique, dont le Ph, tout au moins aux premiers âges, se situe entre 12 et 14.
C'est aussi un matériau relativement étanche qui joue un rôle de barrière vis à vis de l'environnement.
La protection des armatures est donc à la fois chimique (du fait de l'alcalinité de la solution interstitielle
et de la passivité de l'acier dans ce milieu) et physique (par l'enrobage).

Sous l'action d'un certain nombre d'agents extérieurs,


atmosphériques et chimiques, le béton entame un
processus de carbonatation et perd petit à petit son
caractère basique, de sorte que son Ph peut
descendre au dessous de 10.
La protection de l'acier n'est plus assurée et la
corrosion devient donc possible.
Le béton se trouve alors soumis à des contraintes
très importantes qui résultent du gonflement des
armatures sous l'effet de la rouille (le volume d'une
armature peut quadrupler sous l'effet de l'oxydation),
ce qui se traduit par une poussée au vide qui conduit
à l'éclatement du béton au droit de l'armature qui se
trouve ainsi mise à nu.

Ce phénomène est particulièrement visible dans le


cas des nez de balcons, des bandeaux et dans
certains voiles de façades dans lesquels les
armatures ne sont pas correctement positionnées,
ainsi que dans des ouvrages soumis à l'action des
embruns ou de sels.

D’où l’enrobage des armatures, à savoir : (Texte de référence :Règles BAEL 91 modifiées additif 1999)
([GB] : Reinforcement cover ⇔ enrobage des aciers)

35
Les cales d’enrobage

Utilisation de cale d’enrobage


([GB] : Reinforcement spacer ⇔ cale d’enrobage)

36
LES PLANCHERS

Plancher Bois traditionnel

Platelage bois sur solives Plancher sahélien

Les Planchers en béton armé ([GB] : Floor ⇔ plancher/étage , de façon générale


Slab ⇔ plancher en béton
Decking ⇔ plancher en bois)

Plancher coffré et coulé à dalle pleine sur coffrage

37
Plancher à hourdis + poutrelles préfabriquées

([GB] : Filler block⇔ hourdis


Beam ⇔ poutre, de façon générale indépendamment du matériau
Joist ⇔ poutrelle, de façon générale indépendamment du matériau
Prestressed concrete beam ⇔ poutre en béton précontrainte
Prestressed concrete joist ⇔ poutrelle en béton précontrainte
Precast concrete joist ⇔ poutrelle en béton préfabriquée
Beam ⇔ poutre en bois ou encore « poutre » de façon générale
Girder ⇔ poutre en métal
Concrete beam ⇔ poutre en béton
Steel joist ⇔ poutrelle métallique
Concrete joist ⇔ poutrelle en béton)

Différent type de poutrelle

([GB] : Filler block ⇔ hourdis

38
Les différents types d’Hourdis

Les dispositions constructives des plancher poutrelles+ hourdis

39
Plancher à pré-dalles ([GB] : Shuttering floor slab ⇔ plancher à pré-dalle )

Les différents types de pré-dalle ([GB] : Different kind of Shuttering floor slabs)

40
LES POUTRES
Vocabulaire

Portée ([GB] : Span) Retombée de poutre ([GB] : Spring beam)

([GB] : Beam ⇔ poutre, de façon générale indépendamment du matériau


Beam ⇔ poutre en bois ou encore « poutre » de façon générale
Girder ⇔ poutre en métal
Concrete beam ⇔ poutre en béton
Main beam ⇔ poutre maîtresse)

Les Poutres bois

Les Poutres métallique ([GB] : Girder ⇔ poutre métallique)

([GB] : H girber ⇔ poutre métallique en H


I girger ⇔ Poutre métal en I
T beam ⇔ poutre en T béton)

([GB] : Box girder ⇔ poutre caisson)


([GB] : Truss girder ⇔ poutre treillis)

41
LES ESCALIERS
([GB] : Stair)

Définition & vocabulaire

([GB] : Step ⇔ marche)

Formule de BLONDEL
2.H + G = 60 à 64 cm
(avec G entre 25 et 32 cm ; 28 cm en générale)

([GB] : Landing ⇔ palier)

W = Echappé : prendre 2,10 m au


minimum

W
L

Prendre pour largeur de palier ou de repos L=1,2 E


(E largeur de l’escalier = emmarchement)
Exemple d’escaliers

42
Les escaliers suspendus

Les escaliers à vis

([GB] : Escape staircase ⇔ escalier de secours


Service staircase ⇔ escalier de service
Winding staircase ⇔ escalier tournant
Staircase ⇔ escalier droit
Elevator ⇔ ascenseur
Ladder ⇔ échelle)

43
LES OUVERTURES (PORTE&FENETRE)
([GB] : window ⇔ fenêtre
Fenêtres
Door ⇔ porte)

à la Française, à l’anglaise pivotante

Détails constructifs ([GB] : Detailing provisions ⇔ dispositions constructive)

Feuillures et contre-feuillures

([GB] : Door frame⇔ huisserie d’une porte ; Window frame ⇔ huisserie d’une fenêtre)

44
Huisserie (dormant)

Porte et sens d’ouverture

45
Cas particulier de portes

Porte va-et-vient Porte coulissante


(ici à deux vantaux)

([GB] : Sliding Door ⇔ porte coulissante)

Constitution d’une porte (ouvrant)

Porte isoplane ([GB] : Flush Door) Porte pleine

46
LES CHARPENTES
([GB] : Timber frame ⇔ charpente en bois traditionnelle
Steel framework ⇔ charpente métallique
Charpentes traditionnelles Concrete framework ⇔ charpente en béton
Framework ⇔ charpente, au sens générale)

Charpente industrialisé légère (dit à fermette) ([GB] : Prefabricated trussed rafter)

([GB] : Temporary wind bracing)

47
LES FERMES DE CHARPENTE
([GB] : Roof truss ⇔ ferme de charpente
Truss ⇔ ferme )
Quelle ferme pour quel type de charge

Il existe deux grandes familles de fermes

Fermes avec entrait Fermes sans entrait


Ces fermes sont non courantes et posent des
Ces fermes sont courantes et leur mise en œuvre problèmes de calcul complexes (attaches au droit
présente peu de difficultés. L’entrait ayant pour des noeuds, point d’appui, stabilité ...) Leur
conséquence de “ refermer ” les forces sur la emploi est donc réserver à des cas particuliers et
ferme. Elles transmettent des efforts horizontaux aux professionnels.
réduits à ses appui et facilite ainsi l’étude et la
réalisation des ancrages Ferme de combles habitables en “ A ”
Ce type de ferme soumet le plancher à une
Ferme en “ W ” légère traction et nécessite des appuis bloqués.
La plus courante

Ferme en double W
Elle est équilibrée et convient aux grandes
portées et aux charges importantes Ferme de combles habitables à encuvement
Ce type de ferme soumet le mur porteur à une
traction considérable. Ces fermes nécessitent
des ancrages très résistants (chevilles à
expansion, scellement) fixés sur un support
renforcé (ferraillage du béton support).
Ferme monopente

Ferme en “ M ”
Elle convient aux plafonds lourds et aux
Ferme “ boiteuse ” pour chien assis
couvertures légères
Le mur soutenant l’appui supérieur de la ferme
ne peut généralement pas encaisser à lui seul
la poussée horizontale importante de ce type de
ferme. Une poutre de poussée est généralement
nécessaire.
Ferme en éventail Poutre
Poutre dede
poussée
Elle convient aux plafonds légers et aux
couvertures lourdes

48
Détail de fermes ([GB] : Detailing provisions of a roof truss ⇔ dispositions constructive d’une ferme)

Exemples d’assemblages ([GB] : Detailing provisions of different type of connections)

49
Détails grille porteuse secondaire pour couverture en petit éléments

panne

([GB] : Purlin ⇔ panne


Rafter ⇔ chevron
Roof lath ⇔ latte/volige)

Détail sur faîtage

Lisse de faîtage

([GB] : Ridge ligne ⇔ ligne de faîtage


Ridge purling ⇔ panne faîtière
Ridge board ⇔ Lisse de faîtage
Ridge clapping tile ⇔ tuile faîtière de couverture)

50
LES COUVERTURES
([GB] : Roofing ⇔ couverture)

Couverture en grand éléments ([GB] : Self-supporting roofing ⇔ couverture autoportante)

Tôle nervuré (alu ou acier)


Tôle ondulée

On peut citer en particulier :


ƒ Fibre-ciment
ƒ Onduline (carton/bitume)
([GB] : Corrugated sheet ⇔ plaque ondulée
Asbestos-cement corrugated sheet ⇔ plaque ondulée fibre-ciment
Plastic translucent corrugated sheet : ⇔ plaque ondulée en plastique)

Fixation et pose ([GB] : Fastener and laying ⇔ fixation et pose)

([GB] : Wind ⇔ vent ([GB] : Steel section ⇔ profilé métallique)


Downwind ⇔ sous le vent
Windward : ⇔ au vent
([GB] : Sidelap ⇔ Recouvrement latéral
Main wind ⇔ vent dominant)
Overlapping ⇔ en recouvrement)

51
Couvertures en petits éléments

Tuiles plates ([GB] : Tile ⇔ tuile)

Définition des recouvrements

Nomenclature :
R Ù Recouvrement
F Ù Faux-pureau
P Ù Pureau

A noter :
Les valeurs de recouvrement (en cm, entre 6 et 15 cm ) sont fonctions :
ƒ Du type de tuile,
ƒ De la pente de la couverture,
ƒ De la région, site et exposition
ƒ De la longueur du rampant de couverture

52
Tuiles canal

Tuiles à emboîtement

53
Tuiles à glissement

Les bardeaux d’asphalte ([GB] : Shingle)

A noter :
La pose se fait nécessairement
sur volige ou panneau bois.
Jamais sur tasseau.

Exemple de volige

54
LES TOITURES TERRASSES

Paramètres d’une toiture-terrasse ([GB] : Flat roof ⇔ toiture terrasse)

([GB] : Waterproofing Work ⇔ étanchéité dans le sens d’ouvarge/travaux d’étanchéité)

La pente ([GB] : Corresponding Slope⇔pente correspondante)

La pente conduit à la stagnation de


Appellation de la toiture Pente correspondante Classe I
l’eau et permet une protection lourde.
Toiture-terrasse à 0 % (tolérance de planéité : 2 cm) La pente permet l’écoulement de l’eau
pente nulle Classe II
et une protection lourde.
1 à 5 % sur béton et bois La pente permet l’écoulement de l’eau,
Toiture-terrasse plate Classe III
1 à 3 % sur acier mais pas de protection lourde.
5 à 15 % sur béton et bois La pente impose des mesures particulières
Toiture rampante Classe IV lors de la mise en œuvre.
3 à 7 % sur acier

Toiture inclinée ≥ 15 % sur béton et bois


≥ 7 % sur acier - Classification des pentes des toitures-terrasses selon
les directives UEAtc.
Nota : Les valeurs limites sont incluses dans chaque catégorie, sauf les
limites inférieures de 3 % et 7 % sur acier.

- Classification, selon les DTU, des pentes des toitures-terrasses.

Le revêtement d’étanchéité (dit


L’accessibilité « étanchéité »)
Classification selon les Classification selon les
directives UEAtc DTU 43.1 à 43.4
Architecturales Inaccessibles
Accessibles à l’entretien Inaccessibles La protection de l’étanchéité
Accessibles aux piétons Piétons
Accessibles aux véhicules Parc VL ou PL
Spéciales Jardins
Techniques
Classification de l’accessibilité des toitures-terrasses.
Le Liaisonnement du revêtement au
support d’étanchéité
Classification selon les Classification selon les
Directives UEAtc DTU 43.1 à 43.4
Adhérence Adhérence
L’élément porteur ([GB] : Load Bearing component)
Adhérence partielle Semi-indépendance
Fixation mécanique Semi-indépendance
Collage et fixation Semi-indépendance
Le support d’étanchéité
Indépendance avec lestage Indépendance

Modes de liaisonnement du revêtement d’étanchéité


au support.

55
Exemple de toiture-terrasse
([GB] : Proofness : étanchéité)

([GB] : Load Bearing component : élément porteur)

([GB] : Vapour barrier : pare-vapeur)

([GB] : Insulating material : isolant)

Les revêtements d’étanchéité en feuille de bitume – mise en oeuvre

([GB] :Built-up roofing : étanchéité multicouche)

56
Les toitures terrasses et leur isolation thermique

La position de l’isolant par rapport à l’étanchéité

La pose de l’isolant - dispositions usuelles

Bon

Le calpinage des panneaux isolant

Il existe 4 modes de pose de l’isolant :


ƒ Pose collée (panneau collé au support par du bitume chaud ; uniquement réservée pour les isolants
type laine de roche ou verre cellulaire, soit ayant une faible dilatation),
ƒ La pose semi-indépendante (panneau collé par point ; réservée aux isolants en matière plastique,
de type polyuréthane),
ƒ La pose en indépendance (réservée aux isolants type polystyrène ou polyuréthane),
ƒ La pose fixée mécaniquement (principalement pour les couvertures en pente).
120 cm

A noter :
« Plus l’isolant bouge (sensible à la dilatation
thermique) plus il faut le désolidariser de son
60 cm

support »
Le polystyrène est un isolant nécessitant
obligatoirement une pose en indépendance.

Fixation des panneaux isolant


57
Les protections rapportées sur toiture-terrasse piétonne

Protection Schéma Constitution Fractionnement


Asphalte ƒ Asphalte gravillonné (20
mm)

Chape ou dallage ƒ Carrelage 10x10 (1 cm) Tous les 6 m :


ƒ Mortier de pose (3 cm ƒ Joints souples (2 cm)
avec carrelage mini ; pose scellée) Tous les 3 m :
(pose scellée ou Ou si pose collée ƒ Joints secs
collée) ƒ Mortier colle (1 cm )+
support mortier ou béton
ƒ Papier Kraft
ƒ Sable ( 2 cm)

Dalles sur plots ƒ Dalettes 40 à 50 cm Entre dalettes :


ƒ Plots h > 5 cm ƒ 1 cm (0,5 si S > 30 cm2)
(sur chape ou dallage) S = 100 cm2 Dans le dallage :
R = 250 à 500 daN ƒ Voir ci-dessus
ƒ Mortier ou béton sur
papier Kraft
ƒ Sable ( 2 cm)

Dalles sur plots ƒ Dalettes 40 à 50 cm Entre dallettes : 1 cm


ƒ Plots h > 5 cm
(sur asphalte type P) S = 100 cm2 (haut)
S = 300 cm2 (bas)
P = 0.2 bar

Dallettes ƒ Dallettes 25 à 50 (4 cm) Entre dallettes :


ƒ Sable ou gravier (3 cm) ƒ Mortier (1 cm)
préfabriquées (+ mortier maigre si joint Ou
sec) ƒ Joints secs

Briques de pavage ƒ Briques Entre brique (0,5 à 1 cm) :


ƒ Sable (3 cm) stabilisé ƒ Sable fin
ƒ Papier Kraft Ou
ƒ Sable stabilisé
Ou
ƒ mortier

Pavés ƒ Pavés (6 cm)


ƒ Sable (4 cm) Au pourtour

A noter :
Vous avez ici en enlevant l’étanchéité, les dispositions constructives pour créer un pavage piéton
(trottoir).

([GB] :Ballast : protection lourde ; en général une épaisseur de 5 cm de cailloux)

58
Détails constructifs au droit des relevés d’étanchéité sur maçonnerie ou béton

([GB] :Upstand flashing : relevé d’étanchéité)

Relief de terrasse accessible

Les principaux dispositifs de


protection des hauts de relevé

Relief de terrasse à pente nulle


Pathologie des bandeaux rapporté
en béton
59
Theses photos were taken in Léo in November 2005 :
construction of an industrial building for the transformation of the shea butter

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