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Ileri Dalia Ben Khadem

Cours de méthodologie
M El Oifi
m.eloifi@gmail.com

Sujet :

Facebook et la démocratie naissante en Tunisie

Répondez, en 10 pages maximum, aux questions suivantes sur la recherche que vous êtes en train
d’entreprendre en vue de la rédaction de votre mémoire de fin d’étude.

1- Dites à quel sujet vous pensez consacrer votre mémoire et précisez quel est le problème de
science politique ou de relations internationales que l’étude permettra, sinon de résoudre, du
moins d’aborder ?

Mon mémoire de recherche a comme sujet, la contribution des usages des technologies de l’information
et de la communication dans le processus de démocratisation d’une société en utilisant des nouvelles
formes de participation et de pratiques sociopolitiques dans un contexte postrévolutionnaire en Tunisie.
Une attention particulière est portée aux médias sociaux numériques Facebook et à leur utilisation par
la communauté Internet à laquelle appartient la « jeunesse » tunisienne. Mon mémoire décrira dans
quelle mesure les médias socio-numériques peuvent être porteurs de participation sociale et politique et
quels nouveaux rapports entre citoyen, société et Etat sont issus de ces usages.

2- Votre objet est-il un objet «à observer», constituant par nature un tout autonome et bien délimité,
ou vous sera-t-il nécessaire d’opérer par vous-même le «découpage» de l’objet dans le
continuum des faits sociaux, ou bien cette question est-elle sans signification pour vous ?

Cette recherche vise à déterminer les usages sociaux et politiques de Facebook en Tunisie après la
révolution. Mon mémoire s’inscrit dans le champ de la sociologie des usages des réseaux sociaux. Je
m’intéresse bien précisément aux pratiques politiques par le biais de l’électronique, soit Facebook.

3- Quels matériaux empiriques aurez-vous à réunir, et pour répondre à quelles questions ?


Comment procèderez-vous pour réunir les matériaux ?

Je vais réaliser une recherche exploratoire. J’opte pour un mémoire qui met en avant la compréhension
des usages politiques sur Facebook, ainsi la stratégie de ma recherche que je vais effectuer pour répondre
a la problématique relève de l’approche qualitative parce qu’elle accorde une place importante à la
quotidienneté, aux comportements et aux perceptions des individus sur phénomène donné. Et pour le
collecte de donnés je vais utilisé la technique de l’entretien semi-dirigé, qui est un outil qui vise a
recueillir des informations et à apporter des éléments de compréhension qui contribuent a l’avancée de
la recherche.

4- Prenez-vous à votre compte, au moins partiellement, une des problématiques mises en œuvre
actuellement dans les sciences sociales, ou préférez-vous aborder votre sujet hors d’un cadre
conceptuel préétabli ?

La portée sociale et politique d’Internet est une problématique a menée a la création du terme sociologie
d’internet. L’analyse de réseaux est un champ de recherche en plein essor qui prend appui sur un
ensemble d’études et de méthodes développées depuis plus de 50 ans. Elle est actuellement de plus en
plus présente dans de nombreuses disciplines des sciences humaines et sociales. La sociologie des
réseaux sociaux a connu des développements depuis les années 90. Ces travaux ont contribué a la
connaissance de ses usages en sciences sociales. Cette recherche est une partie des études menée sur la
sociologie politique des réseaux sociaux.

5- Etes-vous capable de dire au moins brièvement quelle est l’histoire de la recherche dans votre
domaine d’étude et de faire un tableau des travaux portant sur votre sujet en les classant selon
la nature des problématiques mises en œuvres ?

L’analyse du rôle des médias sociales et numériques dans un contexte sociopolitique est un champ de
recherche vaste que je peux étudier sous plusieurs et multiples facettes et approches. Il y a des nombreux
chercheurs qui se sont penchés sur la question de la contestation politique en ligne lors du printemps
arabe tels que Riadh Ferjani, Samia Mihoub, Johanne Kubler et beaucoup d’autres. Dans la période post
révolution, les tunisiens seraient de plus en plus investis dans les pratiques démocratiques. Ces pratiques
passeraient par la conquête de Facebook. Ce serait donc par le biais de cette plateforme numérique que
les tunisiens défont leur nouvelle vie politique. La question principale a la quelle je cherche de répondre
est Comment, les jeunes tunisiens qui utilisent Facebook, perçoivent-ils leurs usages dans leurs pratiques
politiques dans le contexte postrévolutionnaire tunisien ? du point de vue des jeunes internautes
tunisiens, quelle est l’utilité sociale et politique de Facebook ? quelles actions politiques les jeunes
internautes relient-ils a leur utilisation de Facebook ?

6- Vous est-il possible de dire, en début de recherche, quels sont les résultats que vous préféreriez
voir démontrés par votre travail ?

De par ma proximité avec l’objet de recherche, la subjectivité constitue un enjeu important dans le
mémoire que je suis entrain de traiter. Je tente d’observer la subjectivité naturelle entre moi-même et le
monde du phénomène. En tant que Tunisienne, j’envisage de ne pas mettre nos valeurs de coté, mais
plutôt de les reconnaitre comme partie prenante de la recherche. Je vais travailler a utiliser mon
appartenance à ce pays comme un avantage qui permettra d’assurer une meilleure compréhension du
contexte, de la culture, des mentalités et des valeurs en Tunisie. J’ai une connaissance certaine de mon
terrain et cela me permettrai de déceler les éléments les plus pertinents lors de la collecte de données.
De plus, ma maitrise de la langue arabe sera aussi l’occasion de faciliter les échanges avec nos
interlocuteurs. Alors je n’ai pas des résultats pour le moment de ma recherche. Je vais essayer d’être
objective et de conclure et avoir mon résultat a la fin de la recherche.
7- Y a-t-il une interférence spécifique, s’agissant de votre sujet, entre votre travail scientifique et
votre système de valeurs ? Comment comptez-vous «gérer» cette interférence ?

Avant de commencer ce Master 1, j’ai travaillé a Transparency International en Tunisie et j’ai été chargé
d’un projet qui a pour but de aider les usagers de Facebook a faire le tri des informations qui circulent
et aujourd’hui je suis l’un des fondateurs de la plateforme et la page Facebook Falso qui a pour but la
vérification des informations qui circulent sur Facebook et qui dénonce les fake-news donc cette
recherche me semble une opportunité pour présenter les menaces que ce réseau social porte pour la
démocratie naissante en Tunisie mais aussi le rôle que joue ce même réseau dans la phase
postrévolutionnaire dans ce Pays.

8- En quoi est-il important, scientifiquement et socialement, qu’une recherche soit consacrée au


sujet que vous avez choisi ?

Début 2018, Facebook compte 7,2 millions utilisateurs actifs par mois en Tunisie voire 81% des 7,8
millions utilisateurs d’internet. L’espace public traditionnel se voit être confronté à un nouvel espace
numérique de socialisation virtuel dans lequel les internautes-citoyens pourront débattre, s’informer et
se mobiliser. Il est nécessaire après considérer Facebook comme étant un des facteurs de la révolution
principale, je trouve que nous devons étudier le rôle jouer par le réseau social dans la phase
postrévolutionnaire parce que aujourd’hui dans ce pays il est considéré comme la première source de
l’information et l’étude de cette relation entre les citoyens et le Facebook peut aider a étudier la rupture
entre le peuple tunisien et la média nationale.

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