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Humanisme et culture numériques 

Dalia Ben Khadem

Intelligence artificielle (IA) : le rôle de l’Union Européenne

 L’intelligence artificielle est la capacité a concevoir des machines capables de


reproduire des comportements humains. Dernièrement, les discussions sur
l’importance de l’IA dans nos vies ont pris énormément d’ampleur.
 Un débat est toujours en cours sur les effets positifs et négatifs de cette
technologie vis-à-vis de l’humanité. Le but principal de l’IA est d’améliorer et de
faciliter le confort et la vie des humains. La base pour une intelligence artificielle
c’est le cerveau humain, puis la machine.
 L’objectif de l’intelligence artificielle est la création d’un système qui serait capable
de faire preuve d’intelligence, de comprendre mais aussi d’apprendre à se
comporter comme des humains par exemple la technologie SIRI ou ALEXA qui
disposent d’une énorme base de données, mais qui finalement n’est pas en mesure
d’imiter un être humain.
 Le développement de l’IA est lié à l’informatique, la technologie et la science mais
aussi la psychologie, la linguistique et les mathématiques. Les domaines de
l’application de l’IA sont variés aussi ; le secteur industriel, militaire, le domaine
médical, et même le domaine de la domotique. Les usages sont donc multiples, et
les enjeux économiques sont énormes. Il y a aujourd’hui un véritable marché de
l’IA. Rien qu’en France il existe un peu plus de 270 startups dédiées à l’IA qui se
sont crées depuis 2010. Facebook a installé à Paris son centre de recherche
européen dédié à l’IA. Pour accélérer ce mouvement, l’Etat va même investir 1,5
milliards d’euro pour ce domaine. Cela permettrait à la France d’accroitre sa
compétitivité. Le sujet de l’IA est pris très au sérieux, notamment a travers le
rapport de Cédric Villani datant de 2018, celui-ci préconise l’amélioration de
l’attractivité du territoire nationale, l’amélioration des salaires des chercheurs et
surtout l’amélioration des moyens de dotation dans les laboratoires et les instituts
de recherche.
 Thierry Breton, le nouveau commissaire européen au marché intérieur a demandé
la rédaction d’un livre blanc sur l’intelligence artificielle. L’utilité de cet outil est de
cadrer l’approche européenne en IA. Ce texte est essentiellement basé sur 3 axes
qui sont ; volonté de préserver le leadership technologique de l’union européenne,
fondé sur les valeurs communes de l’Union Européenne et suivant une approche
en termes de régulation et d’investissement.
 La commission réclame les conditions d’utilisations et le niveau de précision sur
tous les systèmes d’IA actifs en Europe. La commission a établi que l’IA ne peut
être utiliser a des fins d’identifications biométrique à distance que lorsque cette
utilisation est dûment justifiée, proportionnée et assortie de garanties adéquates.
 Pour les autres applications ou services ayant recours à l’IA mais pas considérés
comme « haut risque » par Bruxelles, un label de qualité non obligatoire va voir le
jour, le produit ou le service devra être digne de confiance et respecter une
conformité de critères étendue a l’échelle de l’Union Européenne.
 L’adversaire du projet sont multiples autant a l’intérieur de la communauté qu’a
l’extérieur. Les chercheurs s’alarment sur les fonds qui seront mis a disposition de
la réglementation de l’IA. L’Union Européenne est en retard par rapport a ses
homologues américains et chinois en ce qui concerne l’IA. Le document a le mérite
de reconnaitre le besoin de rattraper, avec 3,2 Euro investis dans l’IA en Europe
depuis 2016.

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