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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


UNIVERSITE KASDI MERBAH OUARGLA
Faculté Des Sciences Appliquées

Département De Génie Mécanique

Mémoire
Pour obtenir le Diplôme de MASTER ACADEMIQUE
Domaine : Sciences et techniques
Option : Génie Mécanique
Spécialité : Génie Energétique
Présenté Par :
Kaoudja khaled
Zergoune abd elhakim
-Thème-

Amélioration d’un cycle de réfrigération


tritherme (cycle à éjecteur)

Soutenu Publiquement
Le : 30 / 05 / 2016
Devant le jury :
Mr. KHAMA. R Président UKM Ouargla
Mr. BOUNOUIA .A. S. Examinateur UKM Ouargla
Mr. DERGHOUT. Z Encadreur UKM Ouargla

Promotion : 2016 N° ordre : . . . . . ..


Remerciement

Louange à DIEU le tout puissant, de nous avoir aidé à réaliser ce modeste

projet.

Nous tenons à témoigner de nous gratitude à nos chers parents pour

leurs aides financières et morale durant nos études.

Nous remerciements vont tout particulièrement à notre encadreur

Monsieur Derghout zoheir pour son suivi durant la période de

préparation de notre mémoire, son aide et ses conseils qui nos ont été très

précieux.

Nous tenons à remercier profondément tous les enseignants du

département de génie mécanique de l’UKMO.


Dédicace
Je dédie ce travail à :

Ma très chère mère,

Mon cher père,

Mes très chers frères et sœurs,

Toute ma famille KAOUDJA,

Et tous mes amis,

Et toute la promotion de mécanique énergétique (2016).

KAOUDJA KHALED.
Dédicace
Je dédie ce travail à :

Ma très chère mère,

Mon cher père,

Mes très chers frères et sœurs,

Toute ma famille ZERGOUNE,

Et tous mes amis,

Et toute la promotion de mécanique énergétique (2016).

ZERGOUNE ABDELHAKIM.
Résume

Le besoin croissant de confort thermique provoque une augmentation remarquable de


l'utilisation des systèmes de refroidissement et climatisation, par conséquent, la demande
d'électricité pour les systèmes de climatisation dans les bâtiments. Le système de réfrigération
à éjecteur semble être une alternative prometteuse aux technologies de réfrigérations
traditionnelles afin de réduire la consommation d'énergie.

Ce mémoire présente un analysé de la technologie de l’éjecteur et l’influence des


propriétés du fluide frigorigène et de leur influence sur la performance du cycle a l'éjecteur.
Un programme informatique et de ses sous-programmes par langue FORTRAN sont
compilés, qui l'introduction d'un ensemble des équations de conservation masse, l'énergie et
de mouvement pour analyser la caractéristique thermo physique et géométrique des différents
points de l'éjecteur

Dans cette étude on a également évalué les effets du rapport d’entraînement optimal et
l’influence de trois paramètres principaux : générateur, condenseur, évaporateur sur le
coefficient de performance. Parle changement des températures des trois fluides étudiés pour
l’évaporateur entre 273K et 285K, de condenseur entre 297K et 309K, et de bouilleur entre
335K et 360K. Finalement on a fait une évaluation entre l’évolution du Uopt et de l’efficacité
frigorifique des trois fluides étudiés (R11, R134a, R717).

Mots clés : éjecteur, cycle frigorifique, tuyère, COP, entrainement, fluide frigorifique.

Abstract

The growing necessity for thermal comfort has led to a quick enlarge in the use of
refrigeration and air conditioning systems, therefore, require for electricity for air
conditioning systems in buildings. Ejector refrigeration systems come in sight to be a giving
ground of hope alternative to traditional refrigeration technologies for decreasing the power
consumption.

This work presents the fluid nature influence on the performance of the ejector, also
the influence of the sources temperatures. A computer program and its subroutines by
FORTRAN language are compiled, which introducing a set of mass, energy and movement
‫‪conservation equations to analyze the thermo physical and geometric characteristic of‬‬
‫‪different points of the ejector‬‬

‫‪In this study was also evaluated the effects of the optimal entrainment ratio and the‬‬
‫‪influence of the three major parameters: generator, condenser, evaporator on coefficient of‬‬
‫‪performance by changing the temperatures for three fluids studied. The evaporator‬‬
‫‪temperature between 273K and 285K, the condenser between 297K and 309K and the boiler‬‬
‫‪between 335K and 360K, we finally made an assessment between the evolution of Uopt and‬‬
‫‪refrigeration efficiencies of the three studied fluids (R11, R134a, R717).‬‬

‫‪Key Words: ejector, refrigeration cycle, nozzle, COP, entrainment, refrigerant.‬‬

‫ﻣﻠﺨﺺ‬

‫أدى ﺗﺰاﯾﺪ اﻟﺤﺎﺟﺔ إﻟﻰ اﻟﺮاﺣﺔ اﻟﺤﺮارﯾﺔ إﻟﻰ زﯾﺎدة ﺳﺮﯾﻌﺔ ﻓﻲ اﺳﺘﺨﺪام أﻧﻈﻤﺔ اﻟﺘﺒﺮﯾﺪ وﺗﻜﯿﯿﻒ اﻟﮭﻮاء‪ ،‬وﺑﺎﻟﺘﺎﻟﻲ زﯾﺎدة‬
‫اﻟﻄﻠﺐ ﻋﻠﻰ اﻟﻄﺎﻗﺔ اﻟﻜﮭﺮﺑﺎﺋﯿﺔ ﻷﻧﻈﻤﺔ ﺗﻜﯿﯿﻒ اﻟﮭﻮاء ﻓﻲ اﻟﻤﺒﺎﻧﻲ ‪.‬وﺗﻌﺘﺒﺮ أﻧﻈﻤﺔ اﻟﺘﺒﺮﯾﺪ ﺑﺎﻟﻘﺎذف ﺑﺪﯾﻼ واﻋﺪا ﻟﺘﻜﻨﻮﻟﻮﺟﯿﺎت‬
‫اﻟﺘﺒﺮﯾﺪ اﻟﺘﻘﻠﯿﺪﯾﺔ ﻟﻠﺤﺪ ﻣﻦ اﺳﺘﮭﻼك اﻟﻄﺎﻗﺔ‪.‬‬

‫وﻗﺪ ﻋﺎﻟﺠﺖ ھﺬه اﻟﻤﺬﻛﺮة ﺗﻜﻨﻮﻟﻮﺟﯿﺎ اﻟﻘﺎذف وأداءه‪ ،‬وﺧﺼﺎﺋﺺ ﺳﻮاﺋﻞ اﻟﺘﺒﺮﯾﺪ وﺗﺄﺛﯿﺮھﺎ ﻋﻠﻰ أداء اﻟﻘﺎذف وأداء‬
‫ﺟﮭﺎز اﻟﺘﺒﺮﯾﺪ ﺑﺎﺳﺘﺨﺪام اﻟﻘﺎذف‪ .‬وذﻟﻚ ﺑﺘﺠﻤﯿﻊ ﺑﺮﻧﺎﻣﺞ ﻛﻤﺒﯿﻮﺗﺮ ووظﺎﺋﻔﮫ اﻟﻔﺮﻋﯿﺔ ﻣﻦ ﺧﻼل ﻟﻐﺔ ‪ ،FORTRAN‬ﺑﺈدﺧﺎل‬
‫ﻣﺠﻤﻮﻋﺔ ﻣﻦ ﻣﻌﺎدﻻت اﻟﺤﻔﺎظ ﻋﻠﻰ اﻟﻜﺘﻠﺔ واﻟﻄﺎﻗﺔ واﻟﺤﺮﻛﺔ ﻟﺘﺤﻠﯿﻞ اﻟﺨﺼﺎﺋﺺ اﻟﺤﺮارﯾﺔ اﻟﻔﯿﺰﯾﺎﺋﯿﺔ واﻟﮭﻨﺪﺳﯿﺔ ﻓﻲ ﻧﻘﺎط‬
‫ﻣﺨﺘﻠﻔﺔ ﻣﻦ اﻟﻘﺎذف‬

‫ﻓﻲ ھﺬه اﻟﺪراﺳﺔ اﻟﻨﻈﺮﯾﺔ ﻗﻤﻨﺎ ﺑﺘﻘﯿﯿﻢ اﻵﺛﺎر اﻟﻤﺘﺮﺗﺒﺔ ﻋﻠﻰ ﺗﻐﯿﯿﺮ ﻧﺴﺒﺔ ﺗﺪﻓﻖ ﺳﺎﺋﻞ اﻟﺘﺒﺮﯾﺪ ﺑﺪﻻﻟﺔ ﺗﻐﯿﺮ درﺟﺔ ﺣﺮارة‬
‫اﻟﻤﺼﺎدر اﻟﺮﺋﯿﺴﯿﺔ اﻟﺜﻼث ‪:‬ﻣﻮﻟﺪ اﻟﺤﺮارة‪ ،‬اﻟﻤﻜﺜﻒ‪ ،‬واﻟﻤﺒﺨﺮ ﻋﻠﻰ ﻣﻌﺎﻣﻞ اﻟﺠﻮدة ﻋﻦ طﺮﯾﻖ ﺗﻐﯿﯿﺮ درﺟﺔ ﺣﺮارة اﻟﻤﻨﺎﺑﻊ‬
‫اﻟﺤﺮارﯾﺔ اﻟﺜﻼﺛﺔ‪ :‬اﻟﻤﺒﺨﺮ ﺑﯿﻦ‪ 273K‬و ‪ ، 285K‬اﻟﻤﻜﺜﻒ ﺑﯿﻦ ‪ 297K‬و ‪ ، 309K‬وﻣﻮﻟﺪ اﻟﺤﺮارة ﺑﯿﻦ ‪ 335K‬و ‪، 360K‬‬
‫و أﺧﯿﺮا ﻗﺪﻣﻨﺎ ﺗﻘﯿﯿﻢ ﻟﺘﻄﻮر ﻧﺴﺒﺔ اﻟﺘﺪﻓﻖ اﻟﻤﺜﺎﻟﯿﺔ وﻣﻌﺎﻣﻞ اﻟﺠﻮدة ﻟﻠﺴﻮاﺋﻞ اﻟﺜﻼث)‪(R717, R11, R134a‬‬

‫اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﻤﻔﺘﺎﺣﯿﺔ‪ :‬اﻟﻘﺎذف‪ ،‬دورة اﻟﺘﺒﺮﯾﺪ‪ ،‬ﻓﻮھﺔ‪ ،‬ﻣﻌﺎﻣﻞ اﻟﺠﻮدة‪ ،‬اﻟﺘﺪﻓﻖ‪ ،‬ﺳﺎﺋﻞ اﻟﺘﺒﺮﯾﺪ‪.‬‬
Sommaire
Remerciement
Dédicace
Résumé
Liste des figures
Liste Des Tableaux
Nomenclature
Introduction Générale 1

Chapitre I : Recherche bibliographique


I.1. Introduction 3
I.2. Cycle frigorifique a ejecto-compresseur 3
I.3. L’ÉJECTEUR 4
I.4. Le principe de fonctionnement 5
I.5. L’application de l'éjecteur 6
I.5.1. Mise sous vide 6
I.5.2. Transport de diverses matières solides 7
I.5.3. Séparation de matières 7
I.5.4. Mélange des fluides 7
I.5.5. Production de froid 8
I.5.6. Applications en aéronautique 8
I.5.7. Les piles à combustibles 9
I.5.8. Le boosting 9
I.5.9. Le dessalement de l’eau 9
I.5.10. Le chauffage 9
I.6. Fluides de travail dans le système de réfrigération d'éjecteur 9
I.7. Critères de sélection fluide de frigorigène pour le système de réfrigération à
10
éjecteur
I.7.1. Effet environnemental 10
I.7.2. Les problèmes de sécurité 10
I.7.3. Economie et disponibilité 11
I.8. Coefficient de Performance d'une machine frigorifique avec éjecteur 12
I.8.1. Critères de performance des éjecteurs 12
I.8.1.1. Capacité d'aspiration 12
I.8.1.2. Capacité d'entrainement 13
I.8.1.3. Capacité de mélange 13

Chapitre II : Modèle de l’éjecteur

II.1. Description de l’éjecteur 14


II.2. Le fonctionnement de l’éjecteur 14
II.3. Description du modèle de l’écoulement dans la tuyère primaire 15
II.4. Les ondes de choc dans la chambre de mélange 18
II.5. Equations fondamentales pour les chocs droits 19
II.6. Relations du modèle complet tuyère motrice et la chambre de mélange 22
II.7. Organigramme développé pour le calcul des caractéristiques 24
II.8. Exemple de calcul 25
II.8.1. Les données choisies 25
II.8.2. Les résultats obtenus à partir le programme de l’éjecteur 27
II.8.3. Discutions sur les résultats de tableau 27

Chapitre III : Analyse Du Cycle


III.1. Description du cycle a éjection 28
III.1.a. La boucle frigorifique BF parcourue par le fluide frigorigène et
28
comportant
III.1.b. La « boucle motrice » BM parcourue par le fluide moteur actif et
28
comportant
III.2. Coefficient de performance 31
III.3. Résultats et discussion 31
III.3.1.1. Variation du taux d’entraînement optimal en fonction de la
32
température du bouilleur
III.3.1.2. Variation du taux d’entraînement optimal en fonction de la 32
température de l’évaporateur
III.3.1.3. Variation du taux d’entraînement optimal en fonction de la 33
température du Condenseur
III.3.2.1. Variation du COP en fonction de la température de l’évaporateur 35
III.3.2.2. Variation du COP en fonction de la température du bouilleur 36
III.3.2.3. Variation du COP en fonction de la température du condenseur 37
Conclusion 39
Recommandation 41
Bibliographie
Liste Des Tableaux

Tableaux Titre Pages


Les fluides frigorigènes utilisent dans le system réfrigération
Tableaux : 1.1 à éjecteur
10
Tableaux : 1.2 Caractéristiques des fluides étudiés 12
Les caractéristique thermo- physique et géométrique de
Tableaux : 2.1 différents points de l’éjecteur 27
Liste des figures

Figures Titre Pages


Figure :1.1 Représentation d’un cycle tritherme à éjection 4
Figure :1.2 Représentation d’éjecteur 4
Figure :2.1 Schéma de différentes parties de l’éjecteur 14
Figure :2.2 Variation de la pression et de la vitesse à l’intérieur de l’éjecteur 15
Figure :2.3 Choc droit dans une tuyère 18
Figure :2.4 Les différents points de l’éjecteur 22
Figure :2.5 Organigramme développé pour le calcul des caractéristiques 24
Schéma de circuit où l’on distingue les boucles motrice BM et
Figure :3.1 29
boucle frigorifique BF
Figure :3.2 Diagramme enthalpique (lg p – h) du cycle 29
Variation du taux d’entraînement optimal en fonction de la
Figure :3.3 32
température du bouilleur
Variation du taux d’entraînement optimal en fonction de la
Figure :3.4 33
température du l’évaporateur
Variation taux d’entraînement optimal en fonction de la
Figure :3.5 34
température du Condenseur
Variation du rapport des différences enthalpies ∆hE/∆hB variation
Figure :3.6 35
en fonction de la température du l’évaporateur
Figure :3.7 Variation du COP en fonction de la température du l’évaporateur 35
Variation du rapport des différences enthalpies ∆hE/∆hB en
Figure :3.8 36
fonction de la température du bouilleur
Figure :3.9 Variation du COP en fonction de la température du bouilleur 37
Variation du rapport des différences enthalpies ∆hE/∆hB en
Figure :3.10 37
fonction de la température du Condenseur
Figure :3.11 Variation du COP en fonction de la température du condenseur 38
Nomenclature
Symboles Description Unités
A Section m2
T Température K
P Pression kPa
H Enthalpie spécifique (kJ/kg
Masse volumique kg/m3
R Constante universelle des gaz parfait J/mol.K
M Nombre de Mach /
V Vitesse m/s
C Vitesse du son m/s
S Entropie kj/K
C Chaleur spécifique à pression constante J/kg. K
C Chaleur spécifique à volume constant J/kg. K
γ Indice isentropique
ṁ Débit massique kg/s
COP Coefficient de performance /
U Facteur d’entraînement /
Q Puissance calorifique W
R Taux de compression Pc/Pe
δ Rapport moteur Pb/Pc
∆ Relatif à la variation d’un paramètre /
E Énergie interne kJ/kg
ε Efficacité frigorifique /
Wp Puissance de pompe W
3
V Volume massique m /Kg
b Bouilleur /
c Condenseur /
e Évaporateur /
s1 Sortie de la tuyère secondaire /
1 Sortie de la tuyère motrice /
2 Entrée de la chambre de mélange /
3 Sortie de la chambre de mélange /
p Entrée de la tuyère motrice /
s Entrée de la tuyère secondaire /
INTRODUCTION GENERALE

Introduction générale

L'évolution de l’industrie et l'augmentation de la population et du niveau de vie ont


causé une grande demande d'énergie, et par conséquent pénurie d'énergie et des tarifs plus
élevés, ainsi que les problèmes environnementaux mondiaux. Cela oblige les chercheurs
tourner vers les énergies renouvelables et soulève des voix pour recherche d'approches de
l'utilisation des énergies à faible cout. Dans le domaine de la réfrigération, les systèmes de
réfrigération avec éjecteur fournissent un moyen prometteur de produire le froid par la
chaleur, cette chaleur provient de déchets du processus industriel et de l'automobile ou de
l'utilisation des énergies renouvelables, telles que le rayonnement solaire et l'énergie
géothermique qui fait ces systèmes attractifs.

Certes la technologie des machines à éjecto-compression est encore un objet de


recherche et peine à s’imposer par rapport aux autres technologies usuellement déployées
pour la production de froid, la machine à éjecto-compresseur présente un intérêt certain en
raison de sa simplicité de conception dans le cas d'une utilisation d'énergie gratuite (énergie
solaire, rejets thermiques ou énergie géothermique, etc.)[1], En effet, la plupart des procédés
industriels génèrent des rejets énergétiques qui sont disponibles à un très bas cout et certains
de ces procédés ont aussi des besoins en réfrigération. On pourrait donc envisager de valoriser
cette énergie perdue pour la production de froid in situ. Cette technique de faire du froid par
du chaud est une des voies prometteuses en ce qui concerne la valorisation des rejets
thermiques. Dans ce cadre-là, plusieurs technologies existent d’ores et déjà sur le marché avec
des degrés de développement et de performance différents, comme les machines frigorifiques
à compression, les pompe à chaleur et les machines frigorifiques à sorption (ab et ad), mais
dans cette mémoire nous allons parler des systèmes de réfrigération avec éjecteur.

En effet, la technologie de réfrigération avec éjecteur est plus attractive que la


technologie conventionnelle, car elle est moins couteuse [2] et ne nécessite pas d’apport
d’énergie fossile ou électrique pour entrainer le compresseur. En général, les cycles de
réfrigération à éjecteurs utilisent l’énergie gratuit comme source de chaleur dans la gamme de
+60°C à +150°C pour produire un froid positif à des niveaux compris entre 0°C et +20°C.

L'objectif de ce mémoire est de calculer la performance du système de réfrigération a


éjecteur pour plusieurs conditions de travail et avec l’utilisation de différents fluides.

1
INTRODUCTION GENERALE

 Dans le premier chapitre nous faisons une étude bibliographique de l’application de


l’éjecteur et leur principe de fonctionnement.
 Le deuxième chapitre a pour but de faire une étude sur le comportement de
l’écoulement du fluide primaire (fluide motrice) et secondaire (frigorigène) et l’écoulement
dans la chambre de mélanges, ainsi la relation entre les différents paramètres géométriques
et thermodynamiques pour avoir le fonctionnement optimal de l’éjecteur.
 Dans le troisième chapitre nous analysons la variation du taux d’entrainement
optimale en fonction des températures des trois sources (l’évaporateur, condenseur,
bouilleur), et étude la variation du COP en fonction des températures des sources et les
influences du taux d’entraînement et le rapport des différences d’enthalpies ∆he/∆hb.

2
CHAPITRE I

RECHERCHE
BIBLIOGRAPHIQUE
RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE CHAPITRE I

I.1. Introduction :
Ce chapitre présente Une étude bibliographique courte des éjecteurs, non exhaustive, en
particulier de leur principe de fonctionnement et de leurs principales applications et les
critères de sélection des fluides frigorigène. Cette étude bibliographique nous permettrons de
dégager les grandes orientations de cette mémoire.
I.2. Cycle frigorifique a ejecto-compresseur
Contrairement aux installations frigorifiques courantes à compression, les machines
frigorifiques à éjection de vapeur ne possèdent pas de compresseur mécanique mais un
compresseur à éjection de vapeur. Pour cette raison, il est possible d'utiliser différentes
sources de chaleur pour la production du froid. De telles sources peuvent être par exemple
l'énergie solaire ou la chaleur perdue provenant de différents process.
L'installation comprend deux circuits : un premier circuit sert à la production du froid
(cycle frigorifique), l'autre circuit sert à la production de vapeur d'entraînement (cycle de
vapeur).
Un cycle frigorifique à éjecteur (et sans compresseur) se présente comme suit (figure 1.1) :
- en sortie de condenseur, une partie du débit est dirigé vers une pompe qui comprime le
liquide, au prix d'un travail très faible.
- le liquide sous pression est vaporisé dans un générateur à relativement haute température
(environ 100 °C), et éventuellement surchauffé, d'une valeur dépendant des propriétés
thermodynamiques du fluide. L'énergie thermique fournie au générateur est une énergie
payante (ou issu de rejets et donc potentiellement gratuite).
- cette vapeur surchauffée est ensuite utilisée comme fluide moteur dans l'éjecteur.
- la partie du liquide qui n'a pas été reprise par la pompe est détendue dans l'évaporateur, puis
dirigée vers l'éjecteur, comme fluide secondaire.
- le mélange sortant de l'éjecteur est condensé dans le condenseur, et le cycle est bouclé.

3
RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE CHAPITRE I

Figure I.1 : Représentation d’un cycle tritherme à éjection

L'intérêt de ce cycle est de remplacer l’énergie consommée par un compresseur par une
énergie beaucoup plus petite consommée par la pompe, et par une chaleur fournie au
générateur à moyenne ou haute température.

I.3. L’ÉJECTEUR

L’éjecteur est un appareil de compression thermique qui convertit l'énergie de pression


du fluide en énergie cinétique et crée une zone de basse pression (fluide primaire) qui aspire
et entraîne un fluide d'aspiration (fluide secondaire). Après leur passage (mélange) à travers
du l’éjecteur, la pression de mélange fluide augmenter et la vitesse diminue, ce qui entraîne la
conversion de l'énergie cinétique en énergie de pression. L'éjecteur est plus avantageux que
les pompes classiques en termes de certaines caractéristiques, notamment pas de pièces
mobiles, aucune alimentation externe nécessaire, faible coût de maintenance, simple, compact
et facile à installer.

Figure I.2 : représentation d’éjecteur

4
RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE CHAPITRE I

I.4. Le principe de fonctionnement

Les principes de fonctionnement de l'éjecteur ont été initialement trouvés dans XVIe
siècle. Zeumen en 1860 ont été fondées Les théories de conception de base de l'éjecteur selon
la loi de conservation du mouvement, alors Zeumen et Runkin ont été développées et
améliorées ces théories, cependant, leurs théories ont échoué à résoudre certains problèmes en
ce qui concerne la conception de l'éjecteur, tels que la forme de section appropriée et la
dimension axiale de l'éjecteur. En 1940, Keenan a étudié théoriquement et
expérimentalement les caractéristiques d'un éjecteur sans diffuseur, avec utilisé l'air comme
fluide frigorigène. Les résultats montrent que les courbes de performance déduite par analyse
théorique accordent bien avec ceux obtenus par des expériences [3]. Ensuite, ces théories ont
été améliorées par eux-mêmes et deux méthodes de calcul pratiques ont été proposées, à
savoir le mélange à section constante et mélange à pression constante [4]. En 1977, Munday
et Bagster propose une nouvelle théorie de l'éjecteur avec une référence particulière aux
fluides performances du réfrigérateur à jet, qui était basée sur l'hypothèse que deux flux-le
discrets flux mobile et l'évaporation de la vapeur maintien de leur identité dans le conduit
convergeant du diffuseur. Dans ce cas, il a été supposé que les fluides secondaires atteindre
une vitesse sonique et par conséquent effectivement choqué à une certaine section
transversale de l'éjecteur. Les résultats indiquent que jet de vapeur Appareils de réfrigération
doivent être conçus pour les conditions le plus souvent en générale, plutôt que les plus
sévères, pour atteindre une plus grande efficacité globale [5]. Eames et al. (1995) ont modifié
le modèle de Keenan (Keenan et al. 1950) en introduisant trois efficacités dans la tuyère, la
chambre de mélange, et le diffuseur, respectivement [6]. Huang et al. (1999) a développé un
modèle d'éjecteur à une dimension plus sophistiquée de la théorie de Munday et Bagster
(Munday et Bagster, 1977) pour prédire la mode de performance critique d'éjecteur à
condition de fonctionnement [7]. Le double flux étouffé dans l'éjecteur était bien dérivé du
modèle. Chou et al. (2001) a proposé qu'il y avait un troisième écoulement étranglé dans le
flux entièrement mixte qui a eu lieu avant le diffuseur [8]. Ils ont concentré sur le
développement d'une couche de cisaillement de mélange pour formuler l’écoulement étranglé
secondaire à la gorge "hypothétique". Ce modèle a permis de déterminer le rapport
d'entraînement maximal de l'éjecteur. Cependant, les processus ont été supposés être
isentropiques. Kumar et Ooi (2014) présenté Un modèle développé à partir de Huang et al.
(1999) d'une manière d'appliquer le concept de flux Fanno pour capturer le flux compressible
de friction dans la chambre de mélange et la moyenne du rapport spécifique de capacité

5
RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE CHAPITRE I

thermique pour améliorer la précision des prévisions [9]. Chen et al. (2013a) ont proposé un
modèle d'éjecteur pour prédire la performance d'éjection à des modes de fonctionnement
critiques ou sous-critiques [10].

Les modèles mentionnés ci-dessus sont le modèle de mélange à pression constante. Le


modèle de mélange à section constant n'a pas été largement étudié. Grazzini et Mariani
(1998) ont utilisé le modèle de mélange à section constante dans un éjecteur en deux phases
pour obtenir un taux de compression plus grande [11]. Addy et al. (1981) a proposé une
méthode unidimensionnelle pour analyser un éjecteur constant section sans diffuseur[12].
Yapici et Ersoy (2005) incorporés un diffuseur dans le modèle de Addy (Addy et al., 1981)
pour déterminer le COP optimal du système et la rapport section optimal [13]. Le rendement
de la tuyère et l'efficacité du diffuseur sont ainsi prises en considération dans le modèle.

I.5. L’application de l'éjecteur :

Les éjecteurs présentent plusieurs intérêts dont le plus important est l’absence de
pièces mécaniques mobiles. L’absence de piston ou d’élément rotatif offre un système fiable
qui nécessite peu d’entretien ou de maintenance particulière [14].

Les éjecteurs trouvent des applications dans de nombreux domaines. De manière non
exhaustive, nous pouvons citer :

I.5.1. Mise sous vide

Les éjecteurs peuvent être utilisés comme pompes à vide. Ils se prêtent en effet très bien à des
applications qui ne nécessitent pas des vides pousses, par exemple, pour l'empaquetage de
certains produits alimentaires. Le vide crée est sans impureté ou projection d'huile. II est
même possible d'atteindre, avec des éjecteurs multi-étages, des pressions relativement basses
(de l'ordre de 10 mbar). Les pompes à vide par éjecteur s'avèrent également particulièrement
intéressantes pour l'extraction de fluides agressifs et corrosifs.

Le principe de création de vide par éjecteur est également utilise pour la manutention de
pièces par le biais de manipulateurs ventouses. Pour les industries disposant généralement
d'un circuit d'air sous pression, ce type de pompe à vide représente un investissement mineur.
Il est possible d’utiliser des éjecteurs multi-étagés comme dans le procédé de désodorisation
des huiles comestibles par exemple [15].

6
RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE CHAPITRE I

On notera également l'application des éjecteurs dans des systèmes de dessalement de l'eau de
mer [16], l’éjecteur de vapeur pour le système de décharge hydraulique désigné par
spiridonow [17],

I.5.2. Transport de diverses matières solides

Les éjecteurs sont parfois employés dans l'industrie alimentaire ou pharmaceutique pour
transporter des matières solides telles que poudres ou granules. Grace à leur fiabilité et leur
robustesse, les éjecteurs sont en effet souvent préférés a d'autres systèmes mécaniques qui
risquent de s'encrasser et de tomber en panne. L’éjecteur pour la transmission pneumatique de
Ding [18],

I.5.3. Séparation de matières

Les éjecteurs sont également rencontres lors de certaines opérations de filtrage et de


séparation de matières. Leur fonctionnement repose sur le principe de séparation par effet
inertiel de matières de densité et de propriétés mécaniques différentes. A titre d'exemple, le
processus de traitement du sable souille par du pétrole utilisant un système a éjecteur (système
GENFLO-EUROPE SA).

Par ailleurs, il est possible de citer dans le cadre de la lutte contre la pollution, l'utilisation de
filtres à particules bases sur la technique des éjecteurs, ainsi que l'emploi d'éjecteurs dans les
processus de dissociation et de distribution de particules de graisse dans des fluides
alimentaires [19].

I.5.4. Mélange des fluides

Les éjecteurs sont souvent utilisés pour leur propriété à mélanger des fluides primaires et
secondaires. L'éjecteur reste alors de configuration classique, seules les caractéristiques des
fluides moteurs et aspires changent : fluides à saturation, chaud, froid, liquide, gaz, ... Suivant
l'application et la nature des fluides utilises, il est possible de distinguer des utilisations en tant
que laveurs de gaz, désurchauffeurs ou encore thermo-compresseurs.

Les éjecteurs s'avèrent très intéressants pour ces opérations de mélange, car ils permettent
d'obtenir aisément la concentration ou la température désirée en intervenant sur les débits
primaires et/ou secondaire.

7
RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE CHAPITRE I

Parmi les industries faisant appel aux éjecteurs en tant que mélangeurs, on peut citer
l’industrie chimique. Le mélange de fluides réactifs a notamment été étudié par HU [20].

Les capacités de mélange des éjecteurs sont également utilisées en aéronautique pour le
mélange air-carburant dans les chambres de combustion ou encore pour la réduction de la
signature thermique par dilution [21,22].

I.5.5. Production de froid

L’utilisation du principe de l’éjecto-compression dans un cycle frigorifique tri-therme


remonte au début du 20ème siècle [23,24]. On rencontre également les éjecteurs dans le
domaine de la production de froid dans le rôle de thermo-compresseurs assurant une partie de
la compression du fluide frigorigène [25,26]. Ces systèmes frigorifiques sont tri-thermes et
présentent comme principal avantage de pouvoir tirer profit d'une source de chaleur gratuite
telle que le soleil [27,28], ou de la récupération de chaleur de machines dans les complexes
industriels [29]. Cette source de chaleur assure l'élévation en température et en pression d'une
partie du fluide frigorigène destiné à alimenter la tuyère motrice de l'éjecteur et à entrainer
une autre partie du fluide frigorigène a basse pression provenant de l'évaporateur.

De tels systèmes offrent toutefois des coefficients de performance bien inférieurs à ceux
d'installations plus classiques avec compresseur mécanique.

I.5.6. Applications en aéronautique

Le secteur de l’aéronautique est un grand utilisateur d'éjecteurs. Des éjecteurs ont ainsi été
utilisés pour simuler des altitudes élevées lors de tests de moteurs fusées.

Ils servent à simuler le fonctionnement des propulseurs destines à évoluer à très hautes
altitudes, donc a basses pressions environnantes [30].

Le développement d'engins à décollage vertical a également eu recours à l'emploi d'éjecteurs


supersoniques. Ceux-ci s'avèrent particulièrement efficaces comme moyen d'augmentation de
poussée pour des avions de types V/STOL (avions à décollage court et atterrissage vertical).

De manière générale, dans les applications aéronautiques, l’apport d'un débit massique
secondaire par le biais d'un éjecteur a flux induit présente plusieurs intérêts. II produit bien sur
une augmentation de la poussée [31] qui peut être amplifiée par l'utilisation de tuyères de

8
RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE CHAPITRE I

géométries évolues (forme lobée ou a pétales) [32]. Le flux induit peut également permettre
d'atténuer les bruits produits et ainsi de réduire les nuisances sonores [33] et la signature
infrarouge d'un propulseur ou d'un conduit d'échappement [34]. Le l'éjecteur du système de
gestion thermique pour l'application d’aéronautique [35].

I.5.7. Les piles à combustibles :

Les éjecteurs peuvent être utilisés en remplacement de la pompe dédiée à la récupération de


l’hydrogène non consommé dans un système pile à combustibles. L’intégration de l’éjecteur
sur le circuit d’alimentation en hydrogène permet la réduction de la consommation
d’électricité et donc l’amélioration du rendement global de la pile [36].

I.5.8. Le boosting :

Le boosting des gaz est utilisé pour l’acheminement du gaz naturel dans les pipelines. Les
éjecteurs servent alors à renforcer ce processus en utilisant le gaz sortant à haute pression pour
entraîner le gaz `a faible pression sans faire appel à des compresseurs trop gourmands en
énergie [37].

I.5.9. Le dessalement de l’eau :

On rencontre également les éjecteurs dans des systèmes solaires de dessalement de l’eau de
mer où ils contribuent au processus de recompression de la vapeur destinée à être condensée
en eau distillée [38].

I.5.10. Le chauffage :

L'application de l'éjecteur dans le système de chauffage centralisé a aussi attiré certaine


attention, comme l’application de la pompe à jet d'eau dans le système immeuble de grande
hauteur directe connectée [39],

I.6. Les fluides de travail dans le système de réfrigération d'éjecteur

Un avantage de system réfrigération a éjecteur est que divers réfrigérants peuvent être utilisés.
La sélection d'un fluide de travail approprié joue un rôle indispensable dans les system
réfrigération à éjecteur que différents frigorigènes effectuent différemment. Un réfrigérant
approprié doit non seulement fournir une bonne performance du système, mais aussi apporter
des défaillances du système moins, supprimer ou réduire d'autres problèmes, comme les
9
RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE CHAPITRE I

problèmes environnementaux, les préoccupations de sécurité, etc. Le tableau 1.1 résume les
fluides de travail trouvés dans la littérature qui ont été étudiés pour une utilisation dans les
éjecteurs vapeur dans system réfrigération à éjecteur.
Halocarbures Hydrocarbure Autres frigorigènes
R11,R12,R113,R114, Eau (R718),
R123,R134a ,R141b, Ammoniac (R717),
Propane(R290),
Frigorigènes purs R142b,R143a,R152a, diméthyléther (RE170)
Butane(R600),
R21,R227ea,R236fa, acétaldéhyde,
Isobutane(R600a)
R245ca,R245fa,RC318, Méthanol,
R365mfC méthylamine
R500,R22,/RC318,R22/R142b,R22/R124,R22/R152,R22/R134,
Mélanges
R134A/R142b,R152a/R142B,R134a/R152a,R32/R134a,R32/R152a,
réfrigérants
R290/R600a,R600a/R600;R600/DME(RE170),R290/DME
Tableau 1.1: les fluides frigorigènes utilisent dans le system réfrigération à éjecteur

I.7. Critères de sélection fluide de frigorigène pour le système de réfrigération à éjecteur

Pridasawas (2006) a abordé certaines exigences générales lors du choix d'un fluide de travail
pour le système de réfrigération [40] :

I.7.1. Effet environnemental :

Ozone Déplétion Potentiel (ODP) est la quantité relative de la dégradation de la couche


d'ozone, par rapport à R11 qui est fixé à un ODP de 1,0. Potentiel de réchauffement global
(GWP) est une mesure de l'impact du réchauffement de la planète par rapport au CO2 sur une
période de temps définie (habituellement une centaine d'années). Selon le protocole de
Montréal et d'autres réglementations internationales, certains réfrigérant suggéré dans le
tableau 1-1 sont désormais interdits, tels que R11, R12, R113, R114, R141b, R21. Les HCFC
doivent être totalement éliminés en 2030 dans les pays développés et en 2040 dans les pays en
développement.

I.7.2. Les problèmes de sécurité :

La sécurité est principalement sur la toxicité, l'inflammabilité et les risques physiques. La


majeure partie du fluide frigorigène dans le tableau 1.1 ont été identifiées comme étant non
toxique, à l'exception R717. Certains fluides frigorigènes sont inflammables, comme R152a,
R32, R365mfc, R290, R600, R600a et R717. En outre, la compatibilité des matériaux pourrait
conduire à certains problèmes, comme un court-circuit électrique si l'isolation du moteur est

10
RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE CHAPITRE I

détériorée, et les fuites dues à la destruction des sceaux. Ces réfrigérants nécessitent une
attention particulière en ce qui concerne les problèmes de sécurité.

I.7.3. Economie et disponibilité :

Le fluide de travail devrait être faible coût et disponible sur le marché. R134a est le fluide
frigorigène la plus courante sur le marché. R600a et R717 sont les réfrigérants courants dans
les réfrigérateurs domestiques et le système de réfrigération industrielle, respectivement.
R290 devrait être plus populaire dans un avenir proche. Beaucoup de fluides de travail dans le
tableau 1.1 ne sont pas actuellement largement utilisés comme réfrigérants, ils ont d'autres
applications.

Plus considérations spécifiques doivent être prises en considération lors du choix d'un
fluide de travail pour les ERS. Selon Chunnanond et Aphornratana (2004) [41], les
propriétés thermodynamiques souhaitables devraient être :

1. Chaleur latente élevée et faible volume massique


2. Pression d'évaporation supérieure à la pression atmosphérique à la température TE et
pression de condensation peu élevée à la température TC. (Le rapport de compression
PC/PE doit être faible)
3. Le coefficient de compression adiabatique le plus proche possible de 1.
4. Température critique la plus haut possible
5. Capacité thermique spécifique du liquide (Cp) la plus faible possible
6. Titre en vapeur (x) après détente le plus faible possible (environ 20% maximum)
7. Stabilité aux températures du cycle
8. Non inflammables et non explosifs
9. Pas de corrosion sur le matériel en contact
10. Pas de réaction avec les constituants de l'air atmosphérique
11. Pas d’influence sur la couche d’ozone.
12. fable GWP (global warming potential)

Donc nous choisirons trois fluides R11 fluide classique, R134a fluide transition et R717 fluide
naturel.

11
RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE CHAPITRE I

Fluide Formule chimique Température critique (K) ODP GWP

R11 CCL3 F 471.11 1 4600

R134a CH2F.CF3 374,1 0 1300

R717 CF3.CHF.CF3 408,3 0 0

Tableaux 1.2: caractéristiques des fluides étudiés

I.8. Coefficient de Performance d'une machine frigorifique avec éjecteur

Le coefficient de performance est un facteur qualitatif qui caractérise les machines


thermodynamiques. Il constitue un critère important sur lequel on peut juger la fiabilité de la
machine [42]. Dans la machine tritherme à éjecteur, il existe deux cycles thermiques :

- le cycle moteur : assure l'entraînement et la compression du fluide aspiré de l'évaporateur, en


créant une basse pression dans ce dernier.

- Le cycle froid : semblable au cycle frigorifique classique produisant l'effet frigorifique


souhaité.

I.8.1. Critères de performance des éjecteurs

Suivant leur utilisation, les performances des éjecteurs sont généralement caractérisées par
leur capacité a :

 Créer le vide ;
 Entrainer un fluide secondaire ;
 Mélanger deux fluides.

Ces performances dépendent naturellement du mode de fonctionnement de l'éjecteur (avec


ou sans flux induit), de sa géométrie, des conditions de pression mais également du régime
d'écoulement qui s'installe dans l'éjecteur.

I.8.1.1. Capacité d'aspiration

La création du vide implique que l'éjecteur fonctionne avec un flux secondaire faible voire
nul. La détente du jet primaire dans la tuyère motrice provoque une succion et, par équilibre
de pression, une dépression dans la chambre de tranquillisation de l'éjecteur. Plusieurs auteurs

12
RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE CHAPITRE I

se sont attachés à étudier le comportement de l'éjecteur dans ces conditions de fonctionnement


[43,44].

I.8.1.2. Capacité d'entrainement

Le mode de fonctionnement avec entrainement de flux est le mode de fonctionnement des


éjecteurs le plus fréquemment rencontre et étudie [44,45,46,47]. Dans ce cas, le jet primaire
supersonique aspire par succion et entraine par effets visqueux un flux secondaire. Les valeurs
de dépression sont moins importantes que lors d'un fonctionnement sans flux induit et le
paramètre caractéristique des performances est alors le débit m2 de fluide induit (ou le taux
d'entrainement U).

I.8.1.3. Capacité de mélange

La capacité d'un éjecteur à mélanger les fluides primaire et secondaire est une propriété
difficilement mesurable. La simple observation des grandeurs classiques telles que les
pressions et les débits est insuffisante. L'obtention d'informations supplémentaires permettant
de caractériser un mélange de fluides passe souvent par 1'utilisation de techniques
expérimentales de visualisation d'écoulement. Parmi ces méthodes, se retrouvent l’imagerie
par fluorescence induite par laser (LIF), qui renseigne sur la distribution des scalaires par le
biais de traceurs fluorescents [48], les méthodes de visualisation par diffusion lumineuse
utilisant l'imagerie de Mie [49] ou encore les méthodes de visualisation par variation d'indice.
Les visualisations de l’écoulement peuvent être compléter par des mesures de vitesse ou de
pression statique afin de déterminer certains paramètres nécessaires à la quantification de la
qualité des mélanges.

13
CHAPITRE II

Modèle de l’éjecteur
MODELE DE L’EJECTEUR CHAPITRE II

II.1. Description de l’éjecteur :

Figure 2.1 : schéma de différentes parties de l’éjecteur

L’éjecteur est l’élément essentiel de l’installation frigorifique à éjecto-compression il


comporte trois éléments principaux :

1. Tuyère primaire : permet de fluide moteur de la conversion de son enthalpie en


énergie cinétique pour entraîner le fluide secondaire.
2. Tuyère secondaire : porte du vapeur qui vienne de l’évaporateur pour être entraîné
et aspiré par le fluide moteur (fluide primaire).
3. Chambre de mélange : après la décompression du fluide moteur dans la tuyère
motrice et l’aspiration du fluide secondaire par le fluide primaire, les deux fluides se
mélangent dans la chambre de mélange (dans le convergent) et ensuite ce dernier se
comprime à travers le diffuseur [50].

II.2. Le fonctionnement de l’éjecteur :

Dans l'éjecteur, le débit à haute pression du générateur (p) s'accélère dans la tuyère
primaire cotée convergente de l'éjecteur (i). Ceci crée une basse pression à la sortie du coté
divergente de cette tuyère (ii). Cette pression est inférieure à la pression de l’évaporateur (s).
Le résultat est un entraînement de la vapeur à partir de l’évaporateur. Dans la zone de
mélange (iii), à la fin de la section convergente, les deux débits sont mélangés. Après cette

14
MODELE DE L’EJECTEUR CHAPITRE II

opération, la vitesse du mélange devient supersonique. Un choc se produit le long de la zone à


surface constante entre les deux sections (iv) et (vi) : ceci pour équilibrer la différence de
pression du générateur et de l’évaporateur. Après le choc, la vitesse du mélange devient
subsonique, dans le diffuseur secondaire, alors la pression augmente pour s’adapter avec la
pression du condenseur. (vii)

Figure 2.2 : variation de la pression et de la vitesse à l’intérieur de l’éjecteur

II.3. Description du modèle de l’écoulement dans la tuyère primaire :

Les hypothèses utilisées dans cette analyse sont les suivantes :

1. L’écoulement est isentropique.


2. Le fluide considéré comme gaz parfait et la variation du k est négligeable pour le
même fluide.
3. Les frottements sont négligeables.

15
MODELE DE L’EJECTEUR CHAPITRE II

4. La pression de mélange est identique pour les fluides (primaire et secondaire).


5. Le mélange est complet (les deux fluides forme un fluide homogène).
6. Il n’y a pas des ondes de choc oblique.

Les équations d’un gaz parfait ont pour forme :

= et h = C T (2.1)

On peut aussi facilement déduire l’expression suivante pour l’entropie :

p
= Cv ln( γ) ou P = ρ e (2.2)
ρ

Dans une évolution isentropique d’un gaz parfait, on a donc :

constante et en utilisant

La célérité sonore est dans ce cas :

C = = γρ e (2.3)

Soit : C = = γRT (2.4)

Nous allons maintenant exprimer toutes les variables de l’écoulement en fonction du


nombre de Mach local et des conditions d’arrêt isentropique. Considérons à présent l’équation
de l’énergie pour les écoulements adiabatique :

h =h+ (2.5)

En peut remplacer hi et h par Cp Ti et Cp T

C T = C T+ (2.6)

Puis diviser les deux membres par CpT. Cette équation donne :

( ) ( )
= = = M (2.7)

16
MODELE DE L’EJECTEUR CHAPITRE II

Le rapport prend alors la forme :

= (2.8)

En peut déduire des relations isentropiques

=( ) =( ) (2.9)

et :

=( ) =( ) (2.10)

ρ
Les trois rapports , , sont ainsi déterminés en fonctions du nombre de mach
ρ

local (M = ) Les température et pression d’arrêt T0 et P0 sont constantes en écoulement

isentropique, et pour cette raison, il est commode d’exprimer le débit masse en fonction de
ces deux quantités, de la section A et du nombre de Mach local. Pour cela nous partons de la
définition du débit massique :

ṁ = ρAV

En substituant ρ = et = MC = M(γRT) , cette expression devient :

( )
ṁ = (2.11)

On peut encore écrire : ṁ = AMP( ) (2.12)

Puis faire apparaître les rapports ,

ṁ = AMP ( )( ) (2.13)

En utilisant les expressions de , en fonction du nombre de Mach, on obtient :

17
MODELE DE L’EJECTEUR CHAPITRE II

( )
ṁ = AMP ( )( ) ( ) (2.14)

On peut d’abord exprimer le débit dans la section critique (M = 1) :

( )
ṁ ∗ = A∗ P ( )( ) ( ) (2.15)

L’expression de ∗ est alors obtenue en égalent les expressions de ṁ ∗ et ṁ

( )
( )
∗ = (1 + M ) (2.16)

II.4. Les ondes de choc dans la chambre de mélange :

De nombreuses expériences montrent que les écoulements compressibles à grande


vitesse peuvent subir des variations très rapides de leurs caractéristiques sur des distances très
faibles.

Les changements de densité, de vitesse, de pression et de température correspondants


s’effectuent sur une distance extrêmement courte, de telle sorte que l’onde de choc apparaît
comme une discontinuité séparant des écoulements amont et aval continus.

Figure 2.3 : Choc droit dans une tuyère

18
MODELE DE L’EJECTEUR CHAPITRE II

II.5. Equations fondamentales pour les chocs droits :

Les hypothèses utilisées dans cette analyse sont les suivants :

1. Le fluide utilisé est considéré comme un gaz parfait


2. Les forces de frottements dans le volume de contrôle entourant l’onde de choc sont
négligeables.
3. Le processus de choc est effectué à section constante, les lignes de courant restant
parallèles entre elles et perpendiculaire à la surface de choc.
4. L’écoulement est adiabatique et il n’y a pas de travail extérieur sur le volume de
contrôle considéré.
5. Les force de volume son négligeables.
6. L’écoulement s’effectué en l’absence de réaction chimique et le fluide reste en
équilibre thermodynamique.

Désignant par P1, ρ1, h1, V1 les pression, densité, enthalpie, vitesse en amont du choc, et
par P2, ρ2, h2 ,V2 les quantités correspondantes en aval. Dans certains cas, on connaît l’état
de l’écoulement en amont du choc et on souhaite déterminer l’état du fluide en aval. Dans
d’autres situations, les conditions aval sont connues et il s’agit d’obtenir les caractéristiques
de l’écoulement en amont du choc. On rencontre aussi, très souvent, des problèmes mixtes
dans lesquels certains paramètres sont connus en amont et d’autres sont disponibles en aval.

Pour résoudre ces problèmes, on dispose des équations de conservation de la masse, de la


quantité de mouvement, de l’énergie et des équations de l’état du fluide :

 Equations de conservation de la masse : L’écoulement est unidimensionnel,


permanant et la conservation de la masse s’exprime sous La forme :

ṁ = ρ V A = ρ V A = Constante (2.17)

 Equation de conservation de quantité de mouvement : Le fluide est en écoulement


stationnaire, les forces de volume et de frottement sont Négligées. La variation de quantité de
mouvement entre les sections 1 et 2 est associée aux Forces de pression agissant sur le fluide
situé dans le volume de contrôle :

ṁ V − ṁ V = P A − P A (2.18)

19
MODELE DE L’EJECTEUR CHAPITRE II

 Equation de conservation de l’énergie : L’écoulement est permanent, il n’y a pas de


travail extérieur w = 0, l’écoulement est adiabatique Q = 0 est les forces de volume sont
négligeables :

h + = h + = h = Constante (2.19)

L’énergie interne et l’enthalpie h sont reliées par : h = e + et on peut encore écrire

l’équation sous la forme :

e + + =e + + = Constante (2.20)

 Equations d’état : Les équations d’état peuvent être écrites sous les formes
génériques :

S = S(P, ρ) , h = h(P, ρ)

 Equations fondamentales des ondes de choc droites dans les gaz parfaits : Pour un
gaz parfait, les équations d’état peuvent s’écrire sous la forme :

P = ρRT et h = C T

Les équations des chocs droits stationnaires deviennent dans ce cas :

a) Conservation de la masse :

ρ V =ρ V (2.21)

b) Conservation de la quantité de mouvement :

P +ρ V = P +ρ V (2.22)

c) L’équation de l’énergie :

C T + =C T + (2.23)

Il est commode de faire apparaître dans ces trois relations les nombres de Mach M1,
M2 des Écoulement amont et aval. Une fois ces expressions obtenues, nous pourrons établir
une Relation entre Mach amont M1 et le Mach M2. Il sera ensuite possible de représenter tous

20
MODELE DE L’EJECTEUR CHAPITRE II

ρ
les rapports des paramètres amont et aval comme , ,ρ , en fonction de l’un ou l’autre

de nombre de Mach. Les expressions déduites suivant cette procédure sont utilisées pour
calculer les caractéristiques de l’écoulement en amont et en aval du choc. Considérons
d’abord l’équation de l’énergie. Le premier membre de cette équation s’écrit sou la forme :

C T + = C T (1 + ) (2.24)

Soit C T + = C T (1 + M ) (2.25)

Une opération analogue peut être effectuée sur le second membre et l’équation devient :

T 1+ M = T (1 + M ) (2.26)

Soit encore:

= (2.27)

Considérons maintenant l’équation de conservation de la quantité de mouvement. Le premier


nombre de cette équation peut être mis sous la forme :

P + ρ V = P (1 + ) (2.28)

En notant que C = En notant qu’on qu’aussi écrire :

P + ρ V = P (1 + γM ) (2.29)

Le second membre de l’équation peut être transformé de la même manière et l’équation


devient :

P (1 + γM ) = P (1 + γM ) (2.30)

Ou encore:

= (2.31)
( )

21
MODELE DE L’EJECTEUR CHAPITRE II

On peut maintenant passer à l’équation de conservation de la masse. Une première


opération Consiste à remplacer les vitesses V1 et V2 avec Mc1 et Mc2

= = (2.32)

II.6. Relations de modèle complet tuyère motrice et la chambre de mélange :

Figure2.4 : les différents points de l’éjecteur

Quand la pression de mélange est constante :

= =

L’équation de la conservation de la masse :

ṁ = ṁ + ṁ (2.33)

Facteur d’entraînement U donné par :

̇
U= (2.34)
̇

Avec ṁ et ṁ les débits respectifs des fluides secondaire et primaire.

22
MODELE DE L’EJECTEUR CHAPITRE II

Le volume de contrôle dans la chambre de mélange :

P A + ṁ V + ṁ V = P A + (ṁ + ṁ )V (2.35)

En vertu du principe de conservation de la quantité de mouvement, la vitesse V du mélange


est déterminée par :

= + (2.36)
( ) ( )

La température T2 du mélange est calculée à partir de l’équation de conservation de l’énergie :

C + + C + = ̇ (1 + ) C + (2.37)

= + − (2.38)
̇ ( ) ̇ ( )

Le nombre de Mach correspondant est alors :

= (2.39)
γ

23
MODELE DE L’EJECTEUR CHAPITRE II

II.7. Organigramme développé pour le calcul des caractéristiques :

Début

γ, C , R

, ,ρ ,

Calcul des caractéristiques suivantes :

, ,ρ ,

Calcul des caractéristiques suivantes :

Calcul des caractéristiques suivantes :

24
MODELE DE L’EJECTEUR CHAPITRE II

Calcul des caractéristiques suivantes :

Affichage les résultats du calcul

Fin

Figure 2.5 : Organigramme développé pour le calcul des caractéristiques

II.8. Exemple de calcul :

II.8.1. Les données choisies

R134a est le fluide choisi

La température du bouilleur est 365 K, l’évaporateur à 295 K, La pression du bouilleur est


23.6 Bar, l’évaporateur à 4.15 Bar

C = 963.62

Cv= 837.93

= C − Cv (2.40)

= 963.62 − 837.93 = 95

γ= (2.41)

963.62
γ= = 1.15
837.93

On suppose que la chaleur absorbée par le fluide primaire au bouilleur est égale 10000W

25
MODELE DE L’EJECTEUR CHAPITRE II

Q Q 10
̇ = = = = 0.06kg/s
∆h h −h 414.33 − 248.76

Les études théoriques et expérimentales qui ont été réalisées sur cette machine au
Centre de thermique de l’INSA de Lyon ont permis de modéliser le fonctionnement de
l’éjecteur [42].

En particulier, pour un fonctionnement optimal, et quel que soit le fluide, la relation


suivante permet de déterminer le taux d’entraînement optimal [42] :

. .
= 3.32 1− (2.425)

= = 2.13

= = 2.66

= 0.20

̇ ̇
= → ̇ =
̇

̇ = 0.20 × 0.06 = 0.3 kg/s

Tuyère secondaire :

= 4.15 [bar]

= 295 [K]

ρ = 19.13 [ / ] (Logiciel Cool Pack)

̇ = 0.06 [ / ]

Tuyère primaire :

= 23.6 [bar]

= 365[K]
26
MODELE DE L’EJECTEUR CHAPITRE II

ρ = 110.25[ / ] (Logiciel Cool Pack)

̇ = 0.3 [ / ]

II.8.2.1 Les résultats obtenus à partir le programme de l’éjecteur :

[bar] [K] ρ[ / ] [m ] [m/s]

Tuyère secondaire 1 2.38 274.41 11.81 2.39 × 10 212

Tuyère primaire 2.15 2.38 270 15.01 4.39× 10 454.87

Chambre de mélange 1.95 2.38 271.28 12.79 6.78× 10 414.39

Diffuseur 0.54 9.61 341.75 40.99 6.78× 10 129.36

Tableau 2.1 : Les caractéristique thermo- physique et géométrique de différents points de


l’éjecteur

II.8.2.2 Discutions sur les résultats de tableau 2.1

Le fluide primaire est accéléré dans un tuyère convergent-divergent, créant une baisse
de pression dans la zone de mélange, ce qui a pour effet d’aspirer le fluide secondaire. Les
deux fluides sont alors mélangés et une onde choc peut prendre dans place dans la zone
suivante. Il en résulte une augmentation de la pression du mélange et une baisse de sa vitesse,
qui devient subsonique. Le diffuseur permet de convertir la vitesse résiduelle en augmentation
de pression.

27
CHAPITRE III

Analyse de cycle
ANALYSE DE CYCLE CHAPITRE III

III.1. Description du cycle a éjecteur :

La figure (3.1) représente schématiquement le circuit du système à éjecteur le plus


simple qui soit, à un seul étage d’éjecteur. Il est formé de deux boucles :

a) La boucle frigorifique BF parcourue par le fluide frigorigène et


comportant :
1. L’éjecteur qui aspire la vapeur issue de l’évaporateur et la comprime avant son
introduction dans le condenseur.
2. Le condenseur qui liquéfie la vapeur de frigorigène.
3. Le détendeur qui règle l’apport de liquide frigorigène dans l’évaporateur.
4. L’évaporateur, où s’effectue la production de froid par vaporisation du liquide
frigorigène cet échangeur thermique est placé dans l’enceinte à refroidir.
b) La « boucle motrice » BM parcourue par le fluide moteur actif et
comportant :
1. L’éjecteur où l’énergie cinétique du jet de vapeur de fluide actif, qui pénètre dans
l’éjecteur, sert à assurer la circulation du frigorigène dans la boucle frigorifique BF.
2. Le condenseur qui liquéfie la vapeur de fluide actif sortant de l’éjecteur.
3. La pompe qui alimente le bouilleur en liquide à vaporiser.
4. Le bouilleur « chaudière » qui reçoit l’énergie thermique alimentant la machine, sous
l’action du chauffage, le liquide se vaporise et la vapeur formée de surchauffe avant de
pénétrer dans l’injecteur de l’éjecteur.

Comme on le voit, si l’on distingue parfaitement les deux boucles, il apparaît clairement
qu’elles ne sont pas séparables. Le c en question est bien intégré ou non dissociable :
l’éjecteur, qui joue ici un double rôle (à la fois « moteur thermique » pour la boucle motrice et
« compresseur » pour la boucle frigorifique), le condenseur est commun aux deux boucles.
Ici, c’est la même substance qui est utilisée comme frigorigène et comme fluide moteur ; il en
est généralement ainsi.

28
ANALYSE DE CYCLE CHAPITRE III

Figure 3.1 : Schéma de circuit où l’on distingue les boucles motrice BM et boucle
frigorifique BF

Figure 3.2 : Diagramme enthalpique (p,h) du cycle

29
ANALYSE DE CYCLE CHAPITRE III

La figure (3.2) représente le tracé dans le diagramme enthalpique (lg p- h) de l’ensemble des
cycles combinés frigorifique et moteur que ce système met en œuvré :

De 1 à 2 : le fluide moteur au niveau du bouilleur est en état liquide à pression constante Pb et


à la température Tb

De 2 à 3 : le fluide moteur soumis au changement de phase de l’état liquide à l’état gaz au


point 3 à la sortie du bouilleur (le point de surchauffe).

De 3 à 4 : après une chute de pression le fluide primaire rentre au diffuseur de la tuyère


primaire au niveau de l’éjecteur.

De 4 à 5 : le fluide moteur passe dans la tuyère primaire et sort avec un nombre de mach égale
à un (écoulement sonique) se qui entrainé le fluide secondaire venu de l’évaporateur.

De 8 à 9 : le frigorigène se vaporise dans l’évaporateur, sous la pression constante Pe et à la


température (Te) en produisant le froid utile (on suppose ici que la vapeur quitte l’évaporateur
à l’état saturé).

De 9 à 5 : la vapeur se réchauffe dans la conduite d’aspiration de l’éjecteur.

De 5 à 6 : à l’entrée de la deuxième tuyère les deux fluides (moteur, frigorigène) ils se


mélangent à condition qu’ont la même pression pour assurer l’homogénéité, puis ils se
passent dans la chambre de mélange et sortent à une pression proche ou égale à Pc pour entrer
dans le condenseur

De 6 à 7 : la vapeur issue de l’éjecteur est, sous la pression constante Pc, désurchauffée puis
condensée à Tc. Le liquide formé est légèrement sous-refroidi de 4 à 5, le fluide utilisé comme
frigorigène est détendu de Pc à Pe dans l’organe de détente (détendeur), Cette détente est
irréversible, est isenthalpique.

De 7 à 1 : la pompe comprime le fluide moteur de Pc à Pb.

 Du cycle frigorifique CF (7-8-9-5-6-7), décrit dans le sens inverse des aiguilles d'une
montre (cycle consommateur d'énergie mécanique).
 Du cycle moteur CM( 1-2-3-4-5-6-7-1), décrit dans le sens des aiguilles d'une montre
(cycle producteur d'énergie mécanique)

30
ANALYSE DE CYCLE CHAPITRE III

III.2. Coefficient de performance :

Il représente le rapport de production frigorifique au niveau de l'évaporateur à la


puissance calorifique du bouilleur. Pour le cycle à éjecto-compression, l'efficacité frigorifique
est donnée comme suit [42] :

= (3.1)

Où, et sont les quantités de chaleur fournie à l’évaporateur et utile pour le bouilleur,
respectivement. est la puissance de la pompe, en négligeant le travail de la pompe on peut
écrire:

= (3.2)

En désignant par (∆ℎ ) et (∆ℎ ) les variations des enthalpies massiques du fluide dans
le bouilleur et dans l’évaporateur, le coefficient de performance (ou efficacité frigorifique)
réel, devient :

̇ ∆ ∆
= = ×∆ = ×∆ (3.3)
̇

Pour le calcul du COP on utilise la relation du taux d’entraînement optimal [42] :

.
1 1.12
= 3.32 1−

Avec r est le taux de compression de la partie génératrice et le rapport moteur de

l’éjecteur.

III.3. Résultats et discussion :

Le taux d’entrainement c’est un rapport des débits massiques (d’évaporateur par


apport au bouilleur), et d’après la formule précédente du Uopt, sa calcul est basé sur la
connaissance des différents pressions (bouilleur, condenseur, et l’évaporateur) grâce à le
logiciel Cool Pack.

31
ANALYSE DE CYCLE CHAPITRE III

III.3.1. 1. Variation du taux d’entraînement optimal en fonction de la température du


bouilleur :

L’évolution du taux d’entrainement (Uopt) se fait en fonction de la température du


Bouilleur, lorsque Te=278 K et Tc=300 K ayant des valeurs constantes avec une plage de
température du bouilleur varié entre 335 K et 360 K.

Figure 3.3 : variation du taux d’entraînement optimal en fonction de la température du


bouilleur

D’après la courbe d’évolution du taux d’entrainement optimale, on constate qu’il


augmente avec l’augmentation de température de bouilleur.

III.3.1.2. Variation du taux d’entraînement optimal en fonction de la température de


l’évaporateur :

L’évolution du taux d’entrainement (Uopt) se fait en fonction de la température du


l’évaporateur, lorsque Tb=355 K et Tc=300 K ayant des valeurs constantes avec une plage de
température du l’évaporateur varié entre 273K et 285 K.

32
ANALYSE DE CYCLE CHAPITRE III

Figure 3.4: variation du taux d’entraînement optimal en fonction de la température du


l’évaporateur

D’après la courbe d’évolution du taux d’entrainement optimale, on constate qu’il


augmente avec l’augmentation de température de l’évaporateur.

III.3.1.3. Variation du taux d’entraînement optimal en fonction de la température du


Condenseur :

L’évolution du taux d’entrainement (Uopt) se fait en fonction de la température du


Condenseur, lorsque Tb=300 K et Te=278 K ayant des valeurs constantes avec une plage de
température du bouilleur varié entre 297K et 309 K.

33
ANALYSE DE CYCLE CHAPITRE III

Figure3.5 : variation taux d’entraînement optimal en fonction de la température du


Condenseur
D’après les courbes d’évolution du taux d’entrainement optimale, on constate qu’il diminue
avec l’augmentation de température de l’évaporateur.

À travers les résultats, nous constatons que les gaz R134a et R717 sont les meilleurs en
termes de taux d’entraînement optimal, à cause de leurs hautes pressions

34
ANALYSE DE CYCLE CHAPITRE III

III.3.2.1. Variation du COP en fonction de la température de l’évaporateur :

Ensuite on va faire la comparaison de COP pour les trois fluides en fonction de la


température d’évaporateur avec (Tc=300K et Tb=355K) on aura :

Figure 3.6: variation du rapport des différences enthalpies ∆hE/∆hB, variation en fonction de
la température du l’évaporateur

Figure 3.7 : Variation du COP en fonction de la température du l’évaporateur


35
ANALYSE DE CYCLE CHAPITRE III

D’après les courbes de la variation du COP suivant la variation de la température du


l’évaporateur on constate que l’augmentation de la température de la source froide conduira à
une augmentation du COP, et on peut dire aussi que cette variation est très sensible parce que
les variations du taux d’entraînement optimal et le rapport d’enthalpie he/ hb sont très
sensibles à la variation de la température de la source froide (l’évaporateur) et comme COP =
Uopt.( he / hb) donc cette sensibilité de variation du COP est logique. Le choix de la
température de bouilleur suivant l’enceinte à refroidir (climatisation ou congélation )

Donc par conséquent quand on vaudrait d’augmenter le COP en fonction de température de


l’évaporateur le R717 est le meilleur choix.

III.3.2.2. Variation du COP en fonction de la température du bouilleur :

Maintenant la variation de coefficient de la performance dans une plage des températures du


bouilleur varie entre 335.15K et 360.15K de même manière, on garde les températures des
autres deux sources fixes (Tc=300.15K, Te=278.15K) on aura les résultats suivants :

Figure 3.8 : variation du rapport des différences enthalpies ∆hE/∆hB en fonction de la


température du bouilleur

36
ANALYSE DE CYCLE CHAPITRE III

Figure 3.9 : Variation du COP en fonction de la température du bouilleur


Les courbes de la variation du coefficient de performance indiquent que le COP augmente
avec l’augmentation de la température du bouilleur,

Le choix de la température de bouilleur suivant la source d’énergie disponible.

III.3.2.3. Variation du COP en fonction de la température du condenseur :

Figure 3.10 : variation du rapport des différences enthalpies ∆he/∆hb en fonction de la


température du Condenseur

37
ANALYSE DE CYCLE CHAPITRE III

Figure 3.11 : Variation du COP en fonction de la température du condenseur

Les valeurs du COP diminuent avec l’augmentation de la température du condenseur à


cause d’augmentation de température au milieu extérieur qu’influence à la COP.

Le choix de la température de bouilleur suivant les zones climatiques.

38
CONCLUSION GENERALE ET RECOMMANDATION

Conclusion

Les résultats de la prédiction du modèle proposé sont validation quand les éjecteurs
fonctionnent à leurs conditions de fonctionnement optimales, la prédiction est moins
favorable pour les éjecteurs à géométrie fixe sous de larges gammes de conditions de
fonctionnement avec des variations d'éjection remarquable.

Le rapport d’entraînement de l'éjecteur augmente avec l'augmentation de la


température de la température du bouilleur et l'évaporateur, comme prévu. Pourtant, une
augmentation de la température du condenseur conduit à une diminution progressive du
rapport d'entraînement, au lieu d'une chute brutale observée dans un éjecteur à géométrie fixe
avec une pression de condenseur critique. En effet, le rapport de section d'éjecteur doit être
ajustée pour fournir une section de passage suffisante pour que l'écoulement se développer,
mélanger et comprimer, le rapport d'entraînement optimal à atteindre, et de l'adapter aux
différentes conditions de fonctionnement afin de maintenir une performance optimale. Le
rapport d'entraînement de l’éjecteur, le rapport de la section de mélange et la pression sont
plus fortement influencés par la température du condenseur que par les températures de
bouilleur et la température de l'évaporateur.

Les efficacités d'éjecteurs constituent des paramètres essentiels dans le modèle actuel.
Le rapport d'entraînement d'éjecteur augmente considérablement avec l'augmentation de l'une
quelconque des trois rapports de pression des sources. Le rapport de section d'éjecteur
calculée est plus sensible influencée par la tuyère et l'efficacité de mélange. La pression de
mélange est plus étroitement liée à l'efficacité du diffuseur puisque le processus de
compression est réalisé par un choc normal et une récupération supplémentaire de pression
dans le diffuseur. L'étude de cette efficacité est d'une extrême importance pour la conception
d'éjecteur et de l'évaluation de la performance.

Pour les paramètres de l’éjecteur, une température du bouilleur et de l'évaporateur plus


élevée et une température du condenseur faible à stimuler toujours la performance d'éjecteur
en augmentant les rapports d'entraînement idéaux. En raison des propriétés différentes des
trois réfrigérants. Le COP du système, le rapport de section d'éjecteur, et la destruction de
l'énergie liée au processus de choc sont indépendants des surchauffes du flux primaire et le
flux secondaire. En conséquence, les surchauffes du flux primaire ou flux secondaire ne sont

39
CONCLUSION GENERALE ET RECOMMANDATION

pas économiquement justifiables pour les fluides secs. Concernant les paramètres d’éjecteur,
les efficacités d'éjecteurs ont des effets considérables sur COP du système.

La quantification basée sur des données expérimentales de la littérature montre les


paramètres d'éjecteurs sont étroitement liés. Les conditions de fonctionnement et les rapports
de section d'éjecteur ont un grand impact sur l'efficacité d'éjecteurs, et ces paramètres
géométriques d'éjecteurs à son tour une influence significative sur le COP du système. Une
attention particulière est toujours nécessaire pour traiter cette efficacité.

Un modèle d'éjecteur a été développé pour évaluer la performance d'éjecteur et le


rapport de section d'éjecteur requise correspondante. Le modèle peut également être utilisé
pour quantifier l'efficacité d'éjecteur en le couplant à des données établies. L'application de la
loi des gaz parfaits dans le modèle d'éjecteur a été vérifiée pour être efficace et valable.

40
CONCLUSION GENERALE ET RECOMMANDATION

Recommandations

 Mis au point pour étudier l'effet des conditions d'opération sur les autres géométries
d'éjecteur,
 À réaliser une étude expérimentale afin qu'on puisse trouver des résultats réels et
faire une comparaison avec les résultats théoriques
 L’utilisation des nouveaux Fluides frigorigènes avec ce type d'installations.
 Utilisation des machines à éjecteur, dans la climatisation

41
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