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Section 1 Le lieu du contrôle fiscal

Les principes diffèrent selon la nature du contrôle (A) .La loi interdit par ailleurs , l’emport des
documents comptables (B).

A-Les principes

Indépendamment des garanties qui s’attachent aux vérifications approfondies (notamment l’envoi
d’un avis de vérification),cesvérifications et les contrôles sur piècesobéissent à deux localisations
différentes. Ces contrôles s’effectuent, soit au sein de l’entreprise (1) soit dans les bureaux de
l’administration (2)

1-Les contrôles s’effectuent au sein de l’entreprise

Les contrôles s’effectuent au sein de l’entreprise concernent les vérifications de comptabilité.Selon


l’alinéa 4 de l’article 15 du LPF,ils ont lieu chez le contribuable ou au siège social de l’entreprise. Les
livres et documents devant être consultés sur place, les vérificationscomptabilité peuvent se dérouler
également au lieu du principal établissement ou dans les succursales si des livres et documents y
sont conservés. Ce principe a été aussi affirmé en France par le Conseil d’Etat dans une décision du
13 mars 19671 dans laquelle la Haute Juridiction a estimé que l’objet de vérification de comptabilité
et les garanties dont elle est entourée (notamment la faculté de se faire assister d’un conseil au cours
des opérations de vérification ) impliquent que les opérations de contrôle aient lieu à l’endroit où le
contribuable exerce son activité professionnelle ou au siège de l’entreprise , là où se trouve la
comptabilité dont le contribuable , qui en est le propriétaire peut seul en disposer et ou se déroule
normalement le débat oral et contradictoire entre le contribuable et le vérificateur.

L’article 15, al 4 du LPF présente un double avantage pour le contribuable. L’exercice du contrôle sur
place ……….un dialogue, si possible constructif avec l’administration fiscale .Le déroulement du
contrôle au siège de l’entreprise doit également permettre au contribuable de suivre ces opérations
au vérificateur d’apprécier les conditions de fonctionnement de l’entreprise.

Toutefois, ledéroulement des opérations de contrôle a l’extérieur par exemple chez l’expert –
comptable de l’entreprise, peut êtreadmis, soit avec l’accord du contribuable ou à sa demande, soit
lorsque les circonstances le justifient et si le contribuable ne s’y oppose pas, dans un lieu offrant
toutes garanties pour lui.

En cas de déménagement de l’entreprise ou de cessation d’activité, la vérification peut se dérouler,à


la demande expresse du contribuable, soit au domicile du dirigeant, soit au cabinet du comptable. La
comptabilité d’un contribuable peut être consultée dans les bureaux personnels du comptable de
l’entreprise sans que ce dernier ait présenté un mandat écrit du contribuable, l’habilitant à agir en
son nom.

Le conseil d’Etat en France a estimé régulière la procédure de vérification, notamment dans les cas
suivants :

1
- examen de la comptabilité d’une société chez l’ancien comptable de
l’entreprise,conformément au vœu exprimé par le gérant qui a assisté au dépouillement des
documents, et auquel la possibilité d’un débat oral a été offert 2
- vérification commencée au siège de l’entreprise et poursuivie dans le cabinet de l’expert-
comptable ou se trouvaient les documents à vérifier, l’exigence du débat oral et
contradictoire avait été satisfaite ; plusieurs entrevues, eneffet, avaient eu lieu entre le
vérificateur et le gérant de la société, assisté de son comptable 3
- vérification effectuée pour l’essentiel non au siège ,mais à la demande du vérificateur , au
cabinet du comptable qui détenait une partie des livres comptables ,des lors que le
contribuable n’avait ni demandé que les livres soient rapportés au siège au siège de
l’exploitation,ni refusé d’apporter chez le comptable les pièces comptables détenues audit
siège ,et qu’ayant participé à la quasi-totalité des réunions tenues au cabinet du comptable
,il ne pouvait être regardé comme ayant été privé de la possibilité d’un débat oral et
contradictoire avec le vérificateur 4
Lorsque la vérification fiscale s’est déroulée à l’extérieur, par exemple chez le comptable,il
appartient au contribuable d’apporter la preuve de la privation d’une garantie que la loi lui
accorde ou lui reconnait.

2-Les contrôles s’effectuent dans les locaux de l’administration

A la différence de la vérification de comptabilité qui, en application de l’article 15 al4 du LPF, se


déroule au sein de l’entreprise sauf demande contraire du contribuable, la VASFE et le contrôle sur
les pièces ont lieu dans les locaux de l’administration fiscale.

L’article 15, al 5 du LPF prévoitqu’en cas de VASFE, l’avis précise les documents pièces et actes que le
contribuable doit présenter au bureau du vérificateur.Le contribuable est par conséquent tenu
d’apporter ces documents et piècesnécessaires au contrôle, notamment les relèves de ses comptes
bancaires et financiers dans les locaux du service de vérification.Toutefois, une VASFE qui se déroule
non dans les locaux administratifs mais chez le conseil du contribuable, au siège de son entreprise ou
à son domicile,n’est pas entachée d’irrégularité si le contribuable a formulé une demande en ce sens
de façon expresse.Dans une décision du 6 avril 1987, le conseil d’Etat en France a conclu à la
régularité d’une VASFE qui s’était dérouléeà la demande du vérificateursiège de l’entreprise dirigée
par le contribuable des lors que celui-ci ne s’était pas opposé à cette démarche.Cette dernière
situation doit, en tout état de cause, conserver un caractère exceptionnel.

Le principe du contrôle dans les locaux de l’administration s’applique en matière de contrôle sur
pièces.

Nous rappelons que l’administration a le droit de contrôler les déclarations qui lui sont remises en
vue d’en vérifier l’exactitude et la sincérité (article 4 du LPF).Il est interdit, dans le cadre du contrôle
sur pièces,de consulter sur place des documents comptables.Le rapprochement des déclarations
souscrites des écritures comptables s’analyse en une vérification de comptabilité dont la régularité
est subordonnée à l’envoi préalable d’un avis de vérification, ne peut intervenir que pour les besoins
de l’instructiond’uneréclamation contentieuse ou gracieuse présentée par le contribuable.C’est

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àjuste titre que le directeur général des impôts, dans sa note du 17 juillet 2000 5 sur l’organisation du
contrôle fiscal précise ceci : « Un certain nombre de procédures sont susceptibles d’être annulées
des lors que des interventionssur place avec examen des pièces comptables (ou de convocation du
contribuable pour mettre à disposition la comptabilité, ce qui revient au même) sont effectués au
cours d’un contrôle sur pièces.Le contrôle sur pièces est en effet strictement limité aux travaux de
cabinet au cours desquels le service procède à l’examen de cohérence et à l’étude critique des
déclarations et renseignements détenus dans le dossier du contribuable, notamment des
informations communiquées par d’autres Administrations et des tiers.Par conséquent, ce type de
contrôle exclut formellement toute intervention sur place comportant l’examen de tout document
comptable… »

Cette garantie accordée au contribuable par le législateur n’est toutefois pas toujours respectée.
Eneffet, les limites entre le contrôle sur pièces et la vérification de comptabilité n’étant pas toujours
bien perçues par les agents des impôts.Il arrive fréquemment, dans le cadre des contrôles sur pièces,
que des pièces comptables soient demandées et analysées par le contrôle fiscal. Il arrive également
qu’au défaut de déclarations ou en cas d’insuffisance d’information, l’agent des impôts interviennent
sur place pour reconstituer les informations ou vérifier leur sincérité ou exactitude .Ce
rapprochement des écritures comptables avec les déclarations souscrites par le contribuable est une
vérification de comptabilité. Les limites du contrôle sur piècesétantfranchies, la procédure devrait
êtreannulée parce qu’elle prive le contribuable des garanties que lui accorde la loi du 25 avril 1997 6

Le principe du contrôle sur place pose le problème de l’emport de documents.

B- L’emport des documents comptables

En matière de vérification de comptabilité , le contrôle a lieu chez le contribuable ou au siège social


de l’entreprise .Selon les dispositions de l’article 15 al 4 du LPF , le contribuable n’est pas tenu
d’apporter des livres et documents comptables au bureau du vérificateur .Le non-respect du
principe énoncé (1) rend l’emport irrégulier (2).

1-Le principe

Le contrôle fiscal se déroulant sur place , la comptabilité tenue par l’entreprise doit , par
conséquent , êtreprésentée sur place .L’expression présenter la comptabilité consiste à mettre
physiquement entre les mains du vérificateurs les documents obligatoires, c’est-à-dire : le livre
journal, le grand livre d’inventaire , les comptes annuels , le livre des salaires, assortis de toutes
pièces justificatives des opérations commerciales transcrites dans la comptabilité ( factures clients et
fournisseurs ,comptes bancaires, baux commerciaux, états financiers,contrats,etc.) Présenter la
comptabilité consiste également à expliquer au vérificateur les méthodes comptables qui ont été
appliquées.

Les droits du contribuable réside dans le fait qu’il n’est pas tenu d’apporter ses livres et documents
comptables au bureau du vérificateur.

Défense est donc faite au vérificateur d’emporter des documents comptables dans les bureaux de
l’Administration car il prive le contribuable d’une possibilité de dialoguer, le dialogue doit être
constant entre les deux parties avec l’assistance, en cas de besoin du conseil du contribuable

3
Une limite est toutefois apportéeà ce principe. En effet, le contribuable peut souhaiter, pour des
raisons qu’il n’a pas àdonner, que l’examen de ses documents comptables soit effectué dans le
bureau du vérificateur.Cette possibilité est conçue non comme un service rendu au vérificateur, mais
comme une commodité pour le contribuable dont les locaux ne permettraientpas, sansgêne, la
présence prolongée des agents de l’administration. Aussi, le contribuable doit-il formuler une
demande d’emport de ses documents comptables et non pas seulement autoriser l’emport.

Le vérificateurétablis un reçudétaille des pièces comptables emportées dont l’administration devient


alors dépositaire(article 15, al.4 du LPF)

En fait, il se peut que le vérificateursuggère au contribuable l’emport des documents. Mais sur le plan
formel, il faut absolument que la demande emmène du contribuable .L’emport doit demeurer
exceptionnel.Les dispositions de l’article 15, al.4 du LPF ne devraient trouver qu’à s’appliquer que
dans les entreprises de petite dimensionsqui n’ont pas toujours la possibilité matériel d’accueillir
pendant une périodeexcédant parfois plusieurs semaines. L’agent des impôts chargé de procéder à
l’examen de leur situation ……L’emport des documents comptables en dehors des locaux de
l’entreprise ne doit pas avoir pour effet de priver le contribuable vérifié de la garantie du débat
contradictoire ou de l’assistance d’un conseil.

Ces pièces comptables doivent êtrerestituées au comptable avant l’envoi d’une notification de
redressements7.Le contribuable en délivredécharge lors de la restitution des documents.

Concernant le reçu que doit délivrer le vérificateur et qui porte sur les piècesàemporter, il doit être
signé à la fois par le contribuable et le vérificateur.

Toutefois, le Conseil d’Etat8considère que la demande d’emport formulée par écrit par le
contribuable et comportant une liste précise des documents rend inutile la délivranced’unreçu par
le vérificateur.Il a égalementdécidé9 que la circonstance selon laquelle le vérificateur n’a pas délivré
le reçu dont il avait demandé la production au contribuable (relevés de comptes bancaires), ni exigé
de décharge lors de leur restitution,n’est pas de nature à vicier la procédure de VASFE.Notons qu’en
matière de vérification de comptabilité, l’emport de documents comptables par le vérificateur sans
l’accord du contribuable er sans délivrance de reçu rend la procédureirrégulière 10.Le Conseil d’Etat
considère que cette règle n’est pas transposable en matière de VASFE qui, à la différence de la
vérificationde comptabilité, ne se déroule pas chez le contribuable. Il a relevé en outre que le
vérificateur avait restitué les documents au contribuable avant de lui envoyer une demande de
justification. On rappelle enfin que selon la jurisprudence du Conseil d’Etat, le contribuable
n’estlégalement tenu ni de produire ni de fournir les renseignements.

L’emport des documents comptables doit remplir les exigences de l’article 15, al.4 du LPF.A défaut, il
devient irrégulier.

2-L’emport irrégulier des documents par le vérificateur

La demande d’emport des documents comptables par levérificateur doit émaner du contribuable.
Laprocédure de vérification de comptabilité ne peut êtreconsidérée comme irrégulière lorsque le
7

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contribuable n’apporte aucune preuve à l’appui de ses allégations selon lesquellesle vérificateur
aurait emporté certains documents comptables 11

Le Conseil d’Etat a également rendu plusieurs décisionsdans lesquelles, l’emport a été


déclaréirrégulier.C’est le cas où le vérificateur a spontanément et sans délivrer de reçu, emporté
certains documents et ne les a pas restitués 12

Est irrégulière la déclaration de comptabilité au cours de laquelle le vérificateura, sans demande


écrite du contribuable et sans délivrer un reçudétaillé, emporté des relevés de comptes bancaires qui
constituaient des pièces justificatives des opérations professionnelles du redevable et avaient ainsi
le caractère des documents comptables,même s’ils retraçaientégalement des opérations
personnelles13.

En fait, l’emport d’un document non comptable ne vicie pas la régularité d’une vérification, sauf si ce
documentn’est pas étranger a l’objet de la vérification, qu’il a été utilisé par le vérificateur pour
l’accomplissement de sa mission et qu’il a effectivement servi à l’établissement de l’impôt.

En emportant, sans demande écrite du contribuable et sans lui en délivrerreçu, un document


comptable (en l’espèce, l’inventaire des stocks), levérificateur commet une irrégularitésusceptible de
priver le contribuable des possibilités d’un débat oral et contradictoire .Il en résulte la nullité de tous
les redressements qui trouvent leur source dans cette vérification de comptabilité irrégulière 14

L’administration française a commenté les solutions jurisprudentielles relativesà l’emport de


documents en appelant spécialement l’attention de ses agents sur la nécessité d’une demande
écritepréalable et de la remise d’un reçudétaillé ,ainsi que sur l’obligation de restituer contre
décharge15les documents avant la dernière intervention sur place, et aussi de veiller tout
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particulièrement à ne pas priver le contribuable de la possibilité d’undébat oral et contradictoire

La nullité de la vérification est encourue même si le déplacement de pièces n’a porté que sur des
élémentsfragmentaires, tel le tableau des amortissements tenu par l’entreprise 17, et tels sont aussi
un bail commercial et un projet de révision de ce bail qui doiventêtre regardés comme des pièces
justificatives de la comptabilité. En emportant ces documents sans demande écrite du contribuable
et sans lui en délivrerreçu, le vérificateur commet une irrégularité entrainant la nullité de tous les
redressements qui procèdent de la vérificationmême sur l’examen des documents emportés 18.

Le caractère de documents comptables a été également reconnu à des relevés de comptes


bancaires, sans s’arrêterà l’objection selon laquelle ces relevés auraient retracé également des
opérationsétrangères à l’activité professionnelle du contribuable vérifié qui exerçait la profession de
conseil en publicité19 .

La question se pose au niveau de l’emport des photocopies.L’administration a le droit de procéder a


l’emport des photocopies, des lors que ces copies ne constituent pas en fait, des piècesoriginales,
pour le contribuable et que le contribuable ne soit pas privé des possibilités de débat contradictoire
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avec le vérificateur20.En toute hypothèse, un vérificateur ne saurait emporter des documents
comptables pour les faire photocopier à l’extérieur sans se mettre en situation irrégulière

Le contrôle fiscal, certes doit se dérouler au sein de l’entreprise ou dans les locaux de
l’Administration mais il doit aussi obéirà une exigence de durée pour ne pas perturber le
fonctionnement normal de l’entreprise.

paragraphe La durée du contrôle fiscale

Le législateur a entendu dans certaines hypothèses, limiter la durée des vérifications (A) afin que
l’exercice de cette prérogative ne débouche pas sur une paralysie de l’entreprise. Le non-respect du
délai de contrôle entraine la nullité de la procédure de vérification et partant, des impositions
supplémentaires (articles 6 et 20 du LPF).Le délai de vérification peut être prorogé dans les cas
prévus par la loi du 25 avril 1997 (B).

A-La limitation de la durée des vérifications

Une note de service en date du 2 juin 1992 limitait la durée des vérifications à trois mois .Il s’agissait
d’une note externe a l’Administration destinée à assurer un meilleur rendement au service des
enquêtes et vérifications d’alors. Aujourd’hui,l’ensemble de la règlementation tenant à la durée du
contrôle est codifié aux articles 6 et 20 du LPF.

La durée varie selon que le contrôle fiscal est une vérification de comptabilité (1), une VASFE ou un
contrôle sur pièces (2).

1- La limitation de la durée de ka vérification de compatiblité

En vertu del’article 20-1 du lpf , sous peine de nullité de l’imposition, la vérification


sur pièces des livres et documents comptables ne peut s’etendre sur un durée supérieure a 6
mois . ce délai peut être prorogé de toris mois lorsqu’à la demande du contribuable, et sous
reserve de l’accord préalable de l’administarion , la vérification a été suspendue. Cette
limitation de durée du cintrole conerne les entreprises relevant du régime normal dont le
chiffre d’affaire annuel excede 500 millions de franc toute taxes comprises (An.fisc.2015).
Le contrôle est également prorogé de trois mois en cas de recours à l’assisatnce
administrative aupres d’un Etat étranger . le contribuable en est informé par écrit (articles 20-
1 in fine LPF). La prorogation de la durée de ve=érification commence à courir à compter de
la date de réception de la lettre d’information adressée au contribuable.
Pour les entreprises relevant du régime simplifié en matiere de bénéfice indutriels et
commerciaux ou de taxe sur la veleur ajoutée, le scontribuables relevant de l’impôt
synthétioque et de l’impôt sur les bénéfices non commerciaux, les entreprises relevant du
régime réel normal dont le chiffre d’affaires annuel n’excede pas 500 millions de franc toutte
taxes comprises, le délai de vérification est limité à trois mois, prorogé éventuellement de
quarante cinq jours en cas de suspension de la vérifiactoin (articles 20-2 du LPF).

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En cas de vérification ponctuelles, le delai de vérification sur place ne peut s’étendre sur
un durée supérieure à quinze jours ouvrables (articles 20-3 du LPF). Ce d élai s’applique àa
tous les contribuables quel que soit leur régime d’imposition et quel que soit le montant de
leur chiffre d’affaire annuel. Le délai de quinze jours peut être prorogé de dix jours lorsque ka
vérification a été suspendue. La demande de suspension peut provenir du contribuable ou de
l’administration (An.fisc.2015).
Une vérification est dire ponctuelle lorsqu’elle ne porte pas sur l’ensemble des impôts et
taxes exigibles au titre de la période vérifiée ou lorsqu’elle est limitée à des opérations
déterminées.
Le chiffre d’affaire à prendre en considération est le chiffre d’affaires total de chacun
des exercices vérifiés, compte tenu des omissions ou insuffisances qui peuvent être relevées.
En dehors des vérifications ponctuelles, si le chiffre d’affaires ou les recettes de l’un des
exercices vérifiés excède les limites , le contrôle peut s’étendre sur undurée supérieure comme
prévu par les dispositions de l’article 20 du LPF. Toutefois, il n’ya pas lieu de tnir compte des
créances ou recettes provenant d’opérations exceptionelles, telles que les ventes des éléments
de l’actif immobilisé.
La vérification sur place commence le joiur indiqué par l’avis de vérification ou, en cas
de contrôle inopiné, le jour où le vérificateur se présente pour la premiere fois en annoncant
son intention de proceder à la vérification de la compatabilité. Elle se termine lke jour de la
dernière interventtion précédant l’envoi de la ,notification de redressments ou de lavis
d’absence de redressements. Si la vérification commence effectivement apres la date
initialement prévu par l’avis de vérification en raison d’une demande du contribuable, le délai
du contrôle a pouir point de depart le début effectif de la vérification tel qu’il ressort dui
second avis de vérification adressé entre-temps au contribuable. Si le contribuable na pas recu
d’avis de vérificaiton rectificatif, le délai de contrôle a également pour point de départ le
début effectif de la vérifiaction, dès lors qu’aucun texte n’impose à m’administration une telle
obligation.
Si une opération de vérification est internevenue après l’expiration du délai prévu par
la ;loi pour ce type de contrôle, c’est au contribuable d’en établir l’existence.
Ainsi , en matière de vérification pnctuelle lorsque l’examen des livres et documents
comptables a débuté le 02 janvier 2015 et qu’une reunion s’est tenu à la demande du
vérificateur le 20 janvier 2015 pour examiner des documents dont l’administration n’établit
pas qu’ils étaient étrangers à l’activité professionnelle du contribuable, la vérification de
comptablilité a excédé la durée legale de quinze jours prévue à l’article 20-3 du LPF.
En revanche, lorsqu’il résulte de l’instruction que la vérification de compatbilité dont le
contribuable a fait l’objet, n’a pas dépassé le délai légal, ce moyen doit être rejeté. La durée
d’une vérificaion est détenrminée en faisant abstraction des interventions préablables relevant
de l’exercice du droit de communication. Les interventions sur place se rattachant à l’exercice
du droit de communication ou ayant pour objet d’opérer des oconstatations matérielles ne
neccessitant aucun examen des écritures , ne sauraient faire courir le délai légal. Un exemple
est fourni par un arrêt du conseil d’Etat du 30 juin 1972. La vérification dont la société
intéressée avait été régulièrement avisée, s’était déroulé du 19 juin au 12 septembre 1967.
Antérieurement à cette vérification, des agents de l’administratoin avaient recherché, entre le
21 avril et le 02 mai 1967, dans les livres de la société, de srneseignements realatif à la
situation des clients de la société et s’étaient bornés, à cette occasion, à numéroter les pages et
à viser le cahier où la société avait déclaré avoir enregistré des ventes occultes à ses clients.

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Mais ce sopérarions entraient dans le cadre du droit de la communicatio, et on ne pouvait
donc considérer que la vérificarion avait commencé le 21 avril 1967.
Comme en matière de vérificaiton de comptabilité ; le legislateur a prevu un delai pouir
la VASFE. Le contrôle sur pièces n’est soumis à aucune durée.

2 – la limitation de la durée de la VASFE

A l’instar de la vérification de la comptabilité, l’article 6, al 1er du LPF prévoit que sous


peine de nullité de l’imposition, une vérification approfondie de la situation fiscale
d’ensemble des personnes physiques ne peut s’étendre sur une période supérieure à douze
mois à compter de la réception de l’avis de vérification. Ce délai peut, dans certains être
rallongé. La durée a pour point de départ la date de réception ou de remise au contribuable de
l’avis de vérification, et pour point d’arrivée, l’envoi de la notification de redressement qui
cloture la procédure de contrôle.
Contraiement à la vérification de la comptabilité et à la VASFE, le contrôle sur pièce
n’est pas enfermé dans un délai. Aucune disoposition législative ou réglementaire n’a prévue
de durée. Aussi l’administration peut elle entreprendre un contrôle sur pièces sans se soucier
d’unne quelconque nullité, du fait d’une limitation de durée. La non-prévision de durée pour
ce type de contrôle s’explique par le fait que le contrôle sur pièces respectant la double
localisation, c'est-à-dire le bureau de l’agent des impôts et le dossier fiscal détenu dans le
service des impôts, le contirbubable ne subit pas les pertubations et la gêne que pourrait
entraîner une présence effective du controleur dans l’entreprise.
Il convient de rappeler concernant les délais des controles approfondies qu’il ya des cas
d’innoposablitié à l’administraiton. Ainsi, pour l’instruction des observaations ou de srequêtes
présentées par le contribuable après l’achèvement des opérations de vérification, ces délais ne
sont pas opposables à l’administration. Ils n’ont pas non plus a etre observés pour les
observations sur place restant dans les limites du droit de communication faites en vue de
recceuillir tous éléments permettant de reconstituer, par exemple, le bébéfice d’un
contribuable qui s’est abstenu de produire le livre des achats appuyés de factures. En cas de
vérification successives de chaque catégorie d’impôts ou taxes (impôts sur le revenu, taxes sur
le chiffre d’affaires, droits d’enregistrements, ect.), chaque contrôleur dispose du délai prévu
pour vérifier les impôts relevant de la compétence. Dans le cas où la vérification de
comptabilité se prolonge par une vérification approfondie de la situation fiscale d’ensemble
de spersonnes physiques, les investigations opéré par le service des impôts à cette occasion ne
peuvent porter sur les documents comptables consultés lors de la vérification de comptabilité.
Dans le même sens, en recourant, après l’achèvement d’une vérification de comptabilité, à la
procédure de la demande d’éclaircissements et de jusitification en vue de reunir des éléments
d’information autres que comptables, de nature à permettre une plus juste appréciation des
bénéfices commerciaux réalisés par le contribuable, il n’ya eu niseconde vérification, ni
prolongation de la vérification déjà faite au-delà du délai légal prévu, quand celui-ci
s’applique.
Le législateur a prévu des cas de prorogation de la durée de VASFE.

B – la prorogation de la durée de la VASFE

1) Les demandes de justifications et de production de relevés bancaires

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Selon les dispositions de l’article 6, al. 2 du LPF, le délai légal est prorogé du
délai supplémentaire accordé, le cas échéant, au contribuable et à la demande
de celui-ci, pour répondre aux demandes d’éclaircissements ou de
justifications.
Le législateur n’a pas fixé le délai de prorogation. Le délai de douze mois est
prorogé d’un délai qui a pour point de départ, le lendemain de la date
d’expiration du délai légal et pour point d’arrivée la date fixée par le service
fiscal et indiquée au contribuable.
La période de douze mois est également prorogée du délai de quinze jours
prévu à l’article 11 du LPF (article 6, al.3 du LPF). Il s’agit de cas de réponse
insuffisante du contribuable. En effet, l’article 11 du LPF dispose que lorsque le
contribuable s’est abstenu de répondre à une demande écrite, l’Administration
arrête d’office les bases d’imposition, sans qu’il soit nécessaire d ‘adressé une
mise en demeure. Lorsque la réponse faite a cette demande est équivalent à un
refus de répondre sur tout ou partie des points à éclaircir, notamment en
raison de son degré élevé de généralité, l’Administration lui adresse une mise
en demeure d’avoir à compléter sa réponse dans un délai de quinze jours en
précisant les points sur lesquels une réponse est demandée.
Le délai de douze mois est aussi prorogé des délais nécessaires à
l’Administration pour obtenir les relevés de comptes (article6, al.3 du LPF).
Par exemple, le contribuable a été invité dans l’avis de vérification à produire
ses relevés de comptes dans un délai de soixante jours. Le point de départ du
délai est la date de réception de l’avis de vérification, le soixantième jour est le
point d’arrivée. Le délai est décompté comme un délai franc : il est donc fait
abstraction du jour du point de départ et du jours d’échéance du délai. Selon la
suite donnée à cette invitation à laquelle le contribuable n’est pas tenu de
déférer, il convient d’opérer les distinctions suivantes :
- si le contribuable fournit ses relevés incomplets dans les soixante jours,
le délai de douze mois ne peut être prorogé sauf découverte ultérieure
de comptes dont les relevés auraient dû être produits et sous réserve
des autres cas de prorogation ;
- si le contribuable fournit des relevés incomplets dans le délai de soixante
jours, trois cas sont à envisager :
1) Le contribuable produit les relevés manquants dans le initial de
soixante jours, il n’y a pas lieu à prorogation de délai ;
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2) Le contribuable produit les relevés manquants après l’expiration du
délai initial de soixante jours, le délai de douze mois est alors prorogé
d’un délai qui court du soixante et unième jours de la demande
initiale à la réception des relevés par le service des impôts ;
3) Le contribuable ne produit pas les relevés manquants, le délai est
prorogé du délai nécessaire à l’Administration pour obtenir les dits
relevés en usants de son droits de communication auprès des teneurs
de comptes ; ce délai de prorogation court de la date d’exercice du
droit de communication auprès des teneurs de comptes à celle de
mise à disposition des relevés par ces derniers ;
- si le contribuable ne fournit aucun relevé dans les soixante jours, il y a
lieu de distinguer selon que le contribuable a signalé lui-même les
comptes dont il est titulaire ou que ses comptes qui ont été découvert au
court du contrôle :
+ Dans la première hypothèse, la durée du contrôle est éventuellement
prorogé du délai nécessaire à l’Administration pour obtenir les relevé de
comptes par l’exercice du droit de communication auprès du teneurs de
compte ;
+ Dans la seconde hypothèse, le délai de prorogation est égal au délai qui
a été nécessaire pour découvrir l’existence et les références des comptes
non revelés par le contribuable, augmenté du délai utile à
l’Administration pour se procurer ces relevés , soit auprès du
contribuable, soit auprès du teneurs de compte. Il commence à courir le
soixante et unième Jourde la demande initiale et s’achève à la date de
réception des relevés.
La prorogation du délai légal a été prévue également en matière
d’assistance administrative et en cas de découverte d’activité occulte ou
clandestine.

2) L’assistance administrative et l’activité occulte


La période de douze mois est prorogée des délais nécessaires
l’Administration pour recevoir les renseignements demandés aux autorités
étrangères lorsque le contribuable a pu disposer de revenus a l’étranger ou
en provenance directe de l’étranger, ou lorsqu’il possède à l’étranger des
biens mobiliers ou immobiliers (article6 al. 3 du LPF). L’Administration
fiscale met en œuvre l’assistance administrative prévue par les conventions

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fiscales internationales. Pour que le délai de contrôle soit prorogé, trois
conditions doivent être réunies :
1) il doit y avoir présomption de disposition de revenus de source
étrangère ou en provenance de l’étranger ;
2) il doit y avoir une convention fiscale avec l’Etat concerné qui
comprend une clause relative à l’assistance administrative ;
3) l’Administration doit adresser une demande d’assistance avant
l’expiration du délai de douze mois.
La prorogation est égale à la durée nécessaire à l’Administration pour
recevoir une réponse de l’autorité étrangère. Le point de départ de ce
délai est la date de l’envoi de cette demande et l’échéance est la date de
réception de la réponse, même si cette dernière fait état de
l’impossibilité de donner suite à la demande.
Le délai de douze mois est porté à deux ans en cas de découverte, au
cours du contrôle d’une activité occulte, à condition que l’Administration
notifie par écrit au contribuable, avant l’expiration du délai légal de
douze mois, qu’elle entend proroger la période de vérification et en
indiquant le motif de cette prorogation (article 6, al. 4 du LPF). La
question se pose au niveau de la définition de l’activité occulte. Il doit
s’agir d’activités clandestines, c’est-à-dire des activités non déclaré au
greffe du tribunal de commerce et qui n’ont pas donnés lieu à la
souscription des déclarations fiscale et a échappé du fait du contribuable
à l’accomplissement des formalités légale obligatoire.

La découverte de cette activité doit avoir lieu au cours du contrôle, c’est-


à-dire dans le délai de douze mois éventuellement prorogé. Cette
découverte résulte de divers événement tels que la reconnaissance par le
contribuable, la révélation par un tiers, l’exercice du droit de
communication, la constatation sur les comptes des recettes tirées de
cette activité, etc. Toutefois, ces dispositions ne sont pas applicables a la
requalification d’un revenu déclaré dans une mauvaise catégorie (BNC au
lieu de BIC par exemple).
D’une façon générale, les délais de contrôle prévus aux articles 6 et 20 du
LPF sont assez longs pour permettre à l’Administration d’exercer, dans
des conditions non précipitées, son droit de reprise. Ils peuvent

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éventuellement être prorogés. L’Administration ne se trouvera que
rarement dans un cas de nullité du fait de non-respect des délais légaux.
Cet allongement de délais renforce considérablement le pouvoir de
reprise de l’Administration fiscale.
Le droit de reprise de l’Administration ne s’exerce pas de façon
permanente. Il se prescrit au bout d’un certain temps.

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