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Albert Camus, dans son essai philosophique Le mythe de Sisyphe écrit : « Je juge que le sens

de la vie est la plus pressante des questions ». Il écrit aussi : « Il n’y a qu’un problème
philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine

d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie ».

Albert Camus compare l’homme à Sisyphe, ce personnage de la mythologie grecque, qui a

été condamné à rouler une pierre en haut d’une montagne, sachant qu’elle allait débouler
une fois arrivée au sommet. Et il dit que « l’homme est un aveugle qui désire voir et qui sait

que la nuit n’a pas de fin ».

Sommes-nous condamnés à cela ? Sommes-nous condamnés à penser comme le chanteur

français Damien Saez, qui dit dans sa chanson Jeune et con : « Ici rien n’a de sens, alors,
allons danser, faire semblant d’être heureux » ?

Si beaucoup de personnes ne trouvent pas le sens de la vie, c’est qu’elles ne


cherchent pas au bon endroit. Elles cherchent le sens de la vie dans l’Homme au lieu

de regarder à Dieu, elles cherchent le sens de la vie dans les choses créées au lieu de
regarder au Créateur. Mais si nous écoutons ce que Dieu nous dit, nous savons d’où

nous venons, où nous allons et que faire entre les deux. Et cela donne un sens à la
vie.

Dieu nous donne des galaxies à explorer, une nature à prendre soin, une humanité à servir
et un monde à sauver, et cela est enthousiasmant. Les croyants participent à un projet de

vie qui est grandiose, qui les dépasse et il s’agit de vivre en l’honneur de la Personne la
plus importante de l’univers.

Nous trouvons un sens à la vie du moment que nous inscrivons notre projet dans le
projet de Dieu, car c’est pour Lui que nous avons été créés. Alors, que nous soyons

hommes ou femmes, grands, petits, malades, bien portants, ingénieurs, balayeurs,


infirmiers, boulangers, la vie de tous a un sens du moment qu’elle s’inscrit dans le

plan que Dieu a pour nous.