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Liaisons complètes 2 SOLUTIONS USUELLES

Objectifs du document : Cette liste rassemble quelques solutions très répandues. Il faut comprendre et
- la connaissance des solutions les plus courantes savoir dessiner tout ce qui y est évoqué.
- la maîtrise du vocabulaire associé
2.1 Réalisation des liaisons complètes
- la compréhension des principes de fonctionnement
Les séances de TD à partir du 24 octobre 2016 donneront lieu à des mini-
examens écrits basés sur ce document : questions de cours ou analyse de
MiP : Appui plan + centrage court
montages par exemple.
MaP : éléments filetés
La séance de cours du 20 octobre 2016 sera l'occasion de discuter des points
problématiques, et d'approfondir ces connaissances. Il est donc nécessaire de
s'approprier le contenu de ce document AVANT LA SEANCE DE COURS.
Figure 1
1 CONSIDERATIONS THEORIQUES
1.1 MiP et MaP
On distingue la fonction « Mise en Position » (MiP) MiP : Appui plan +
de la fonction « Maintien en Position » (MaP). 2 pions de centrage
MaP : éléments filetés
La fonction première de la MiP est d'assurer une PRECISION DE
POSITIONNEMENT suffisante pour le fonctionnement du système.
La qualité d'usinage est souvent liée à la précision souhaitée.
En ce qui concerne le MaP, et particulièrement la transmission de couple,
on distingue les solutions « par adhérence » des solutions « par obstacle ». Figure 2

1.2 Les grandes classes de solutions technologiques


Solutions indémontables ou difficilement démontables, par exemple :
soudage, placement d'inserts au moulage, collage, frettage MiP : Portée cylindrique + goupille
MaP : goupille élastique ou frettage
Solutions démontables, par exemple :
avec MaP par éléments filetés (vis, boulons, pièces taraudées, etc.),
avec MaP par éléments déformables (circlips, goupille élastique, pincement…)
Figure 3
1.3 Critères de performance
Critères de performance les plus classiques des liaisons :
- les efforts transmissibles et la fiabilité MiP : emmanchement conique
- l'encombrement et la masse MaP : élément fileté en général
- la précision de positionnement
- le coût (difficile à prévoir ; certains choix sont faits en fonction du volume :
unitaire / petite série / grande série) Figure 4
- la facilité de montage / démontage pour la fabrication et la maintenance
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MiP : appui plan + centrage court A COMPRENDRE :
MaP : emmanchement avec interférence « centrage long » signifie « centrage prépondérant ».
(appelé aussi montage serré, frettage, « centrage court » signifie en général « appui plan prépondérant ».
montage à la presse, emmanchement en force)
2.2 Systèmes anti-dévissage
Dans la majorité des cas, un écrou ou une vis ne se dévisse pas
« spontanément » si serré suffisamment.Cependant, certaines situations
comme un environnement vibratoire sévère peuvent conduire au dévissage
Figure 5 spontané.
Les solutions suivantes sont les plus utilisées :
MiP : centrage long - différents types de rondelles, par ex. « Grower »
MaP : pincement - collage au frein-filet : ex. colle méthacrylate type Loctite 243
- écrou auto-freiné (type « Nylstop »)
Figure 6 - écrou crénelé + goupille ou agrafe : à trouver dans le Doc. 1
- écrou à encoche + rondelle à languettes : à trouver dans Doc 3 (écrou SKF)

MiP : centrage + épaulement d'arrêt axial 3 ANALYSE D'EXEMPLES


MaP : vis de pression Pour chaque cas étudié, adoptez la démarche suivante :
 faites une lecture du plan de mécanisme ;
utilisez des couleurs pour distinguer les différents ensembles cinématiques
Figure 7  identifiez la liaison à analyser, et répondez sur papier aux questions
posées ; si besoin, utilisez de la documentation, « Guide du Dessinateur
MaP : collage Industriel » par exemple.
 comparez vos réponses aux éléments de réponse donnés.

Figure 8 3.1 Chapeau de montage de roulements


Doc. 1, liaison 3-24
Q1. Comment sont réalisés MiP et MaP ?
MiP : cannelures
Q2. Pour quelle raison faut-il un positionnement précis ?
Q3. Quel est le nom de la contrainte géométrique correspondante ?
Q4. Quel ordre de grandeur de la tolérance acceptable d'après votre livre ?
Q5. Quelle conséquence sur le choix de l'ajustement de la liaison 3 – 24 ?

MiP : clavette
Figure 9

Figure 10
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R1. MiP = appui plan + centrage court ;
MaP = par vis situées hors du plan de coupe 3.3 Liaison entre morceaux de carters
R2. le joint à lèvre exige un assez bon centrage chapeau / arbre
Doc. 1, liaison 1 – 3
R3. contrainte de coaxialité entre le chapeau et l'arbre Q1. Comment sont réalisés MiP et MaP ?
R4. de l'ordre du dixième de millimètre (cf. livre) Q2. Que peut-on dire de l'isostatisme de la MiP ?
R5. la précision du centrage chapeau/carter n'est qu'une des causes de Q3. A quelle condition géométrique cela correspond-il ?
défaut de coaxialité chapeau/arbre ; la somme de tous les défauts en
question doit être au maximum de l'ordre du dixième ; l'ajustement Q4. Avec quelle précision peut-on espérer valider cette condition ?
devra donc être plus précis que 0,1mm. Q5. Quelle condition géométrique doit-on avoir entre le plan et chaque
Pratiquement, on pourra trouver un ajustement H8g7 par exemple. perçage ?
Q6. Donner un moyen simple d'assurer cette condition en usinage
3.2 Jante sur axe de roue Q7. Quel type d'outil est généralement utilisé pour réaliser un logement de
pion ?
Doc. 1, liaison 7 – 8
Q1. Comment sont réalisés MiP et MaP ?
R1. MiP : appui plan + 2 pions de centrage
Q2. Que peut-on dire des conditions de foncionnement par rapport à 3.1 ?
MaP : probablement éléments filetés en dehors du plan de coupe
Q3. Comment peut-on décomposer les efforts transmis par cette liaison ?
R2. La MiP est hyperstatique d'ordre 1 (en faisant l'hypothèse que chaque
Q4. Que peut-on dire de la transmission du couple « moteur » dans cette pion réalise une liaison type linéaire annulaire)
liaison ?
R3. Cet hyperstatisme correspond à la condition d'égalité d'entraxe :
Q5. Que cela implique-t'il au niveau des vis de fixation ? l'entraxe des perçages sur 1 doit être le même que sur 3
Q6. Comment pourrait-on augmenter le couple transmissible de cette liaison ? R4. En usinant évidemment les deux perçages dans la même phase, par
exemple sur une fraiseuse conventionnelle, on peut espérer éxécuter
R1. Idem 3.1 ; attention, l'axe s'arrête au niveau du chanfrein : l'entraxe avec une précision de l'ordre du centième de millimètre, sur
centrage sur  ext. chaque pièce.
L'égalité d'entraxe sera donc réalisable avec une tolérance de quelques
R2. Cette liaison transmet des charges « élevées » centièmes de millimètre.
R3. Essentiellement : Le montage sera aisé si les jeux sont supérieurs à l'erreur sur l'entraxe.
- un effort radial, correspondant à une part du poids de la machine R5. Contrainte de perpendicularité
- un moment dit « moment de déversement », dû au porte-à-faux du
premier R6. Usiner les perçages et le plan dans la même phase suffit généralement
- le couple « moteur » transmis de l'axe à la roue R7. Précision dimensionnelle faible : perçage au foret (qualité 11 à 9)
R4. Le couple « moteur » est transmis par adhérence Précision bonne : perçage au foret + alésage à l'alésoir (qualité 8 à 6)
R5. Les vis doivent être suffisamment serrées, sinon on aura glissement et
les vis seront sollicitées en cisaillement : une des causes de problèmes
avec les vis.
R6. Ajouter des pions de cisaillement par exemple ;
le collage peut être une alternative avantageuse.

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3.4 Pignon sur son axe 3.6 Roue dentée sur son arbre
Doc. 2, liaison pignon 35 – arbre 3 Doc. 1, liaison roue dentée 14 – arbre intermédiaire 4
Q1. Qualifier MiP et MaP Q1. Expliquer le MaP
Q2. Quels sont les types de goupilles les plus courants ? Q2. Tracer le chemin des efforts de serrage de l'écrou
Q3. Combien de jeu peut-on avoir entre la goupille et l'axe ?
Et entre la goupille et le pignon ? R1. MaP réalisé par l'écrou en bout d'arbre.

R1. MiP : portée cylindrique + goupille 3.7 Pignon conique sur son arbre
MaP : par la goupille Doc. 1, liaison pignon 15 – arbre du moteur électrique
R2. Goupille cylindrique et goupille élastique (encore appelée Q1. Faire un croquis à échelle plus élevée qui montre clairement les formes
« Mécanindus ») : voir documentation et voir fournisseur (ex. de la pièce 15 et les jeux axiaux entre le pignon et l'arbre, ainsi qu'entre la
shop.hpceurope.com) rondelle et l'arbre
R3. Généralement les goupilles sont montées avec ajustement serré afin
de les bloquer. C'est vrai avec la goupille élastique de ce mécanisme. R1. La rondelle doit être en appui sur le pignon, pas sur l'arbre.
Idem, le pignon doit être en appui sur la bague intérieure du roulement.
L'alésage du pignon ne comporte des cannelures que sur sa partie
3.5 Liaison volant de manoeuvre – arbre de réglage inférieure, car la partie utilisable des cannelures sur l'arbre mesure
Doc. 3, liaison entre « axe du système de variation de débit » et le volant de approximativement 4mm.
manoeuvre
Q1. Qualifier MiP et MaP 3.8 Poulie sur son arbre
Q2. Que peut-on dire de la précision de positionnement espérée ?
Doc. 4, liaison poulie – arbre de roue
Q3. Comment fabrique-t'on en général les rainures de clavettes sur arbres ? Q1. Quel peuvent être les avantages de cette solution par rapport à l'ajout
Q4. Et dans les alésages ? d'un arrêt par obstacle sur l'arbre de roue (par exemple : goupille, ou
Q5. Comment faut-il ajuster les clavettes ? encore épaulement+circlips+clavette) ?

R1. MiP : appui plan + centrage + clavette R1. Le positionnement axial roue / arbre est ajustable lors du montage ;
MaP : anneau élastique sur l'axe (circlips) cela permet de positionner facilement cette poulie dans le plan de la
R2. Une précision de positionnement médiocre suffit ici. poulie motrice
On aurait d'ailleurs de la difficulté à choisir entre
« appui plan prépondérant » ou « guidage cylindrique prépondérant ».
R3. En usinage conventionnel : fraisage, soit avec un outil type « fraise
disque », soit avec un outil type « fraise 2 tailles » en mode « usinage en
bout ».
N.B. : connaître ces outils et les conséquences sur les formes usinées et
l'encombrement nécessaire
R4. A discuter à l'atelier !
R5. Voir livres pour les dimensions de section et les ajustements

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Q4. S'agissant d'emmanchement conique : pourquoi réduire l'angle de conicité
4 QUESTIONS OUVERTES permet-il d'augmenter les efforts transmissibles avant décollement ?

Q1. Le centrage de la Figure 7 est-il plutôt « long » ou « court » ?

Q2. Pourquoi « appui plan + centrage court » est-il très souvent préferable à Q5. Le schéma ci-dessous, volontairement barré, présente un MaP par 3 vis
« centrage long + appui ponctuel » ? (non représentées) fondamentalement mauvais.
Pourquoi ces vis placées « radialement » ne sont-elles pas
satisfaisantes ?

Q3. Classer les solutions suivantes par ordre de « couple transmissible » :


◦ collage
◦ vis de pression
◦ cannelures
◦ emmanchement conique
◦ clavette
◦ goupille

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